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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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  • 11/07/12--15:55: QUI ES TU ? par Sollythere
  • C'est la joie d'un retour captivant revenu du lointain,d'autres cieux, comme le cri d' un cœur vivant, ce mystère qui veut clamer ses doux aveux. Qui es-tu ,toi,dont l'image m'approche, glissant sur mes heures étonnées et plaintives brandissant ce regard qui m'accroche, de ses vagues bleues submergeant ma rive? le 05/11/2012

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    Nourrir l'incandescence de nos sens jusqu'à l'outrance Se foutre de indécence et ...d'aux règles, l'obéissance Se moquer de ce que l'on nous pardonne nos offenses Qu'elle domine l'envie qu'impérieusement réclament nos sens Qu'elle se dépense la vie, pour de nos corps, calmer l'impatience Combustion encens... Nous deux en partance, pour l' orgasme fulgurance Double combustion jouissance, repends en moi ta substance Étreignons nous en transe . Inondons nous du plaisir exubérance Douce Petite mort partagée... Toute en alliance concordance

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    Hé Marie-Ange, quelles sont les nouvelles du pays des morts ? Comment tes jours s’écoulent là-bas sans alcool, sans ligne de coke, sans bento au repas du midi ? Sans défonce, tes matins ont-ils enfin un goût de miel ? Tes lunes de fiel ont-elles toujours la parole ? Toujours à baratiner peut-être ? Et la chair des hommes te dévore autant qu'avant ? Petite tueuse tu étais, mais je ne saurai jamais combien de fois les cornes m'ont poussé, ni comment ni où tu écartais les cuisses, et c'est mieux ainsi merci. Ton nouvel amoureux sait-il danser sur le fil fragile du quotidien ? Il s'occupe bien de toi j'espère, de ton linge, de ta vaisselle, de renouveler les fleurs, d'appeler le docteur ? Mais ton nombril le bougre, il te secoue encore l'esprit ? Parce que devenu l'ombre de ton chien, je me demande encore où est passé l'enfant qui pleurait au fond de toi ? Tu sais, ici sur PCC, j'ai raconté notre rencontre dans le train du Tactatatoum et ta noyade volontaire dans l'Océan. Rappelle-toi Marie Ange, il pleuvait sans cesse sur… "Le train traverse la campagne sous la pluie glacée. Nous voici dans un de ses compartiments, à l'abri, bien au chaud. Une dame occupe la banquette en face. Elle porte un pull-over à col roulé, un pull de laine noire qui lui moule sa poitrine. Ses seins tressautent au rythme du tatactatoum tatactatoum... Elle a les seins lourds, des seins d'abondance pour affamé. Des seins magnifiquement dessinés dans la laine, des seins de long séjour. Ils se régalent aux yeux des vivants, ils pointent fort sous le désir. Des gros seins fermes aux larges aréoles certainement. Des seins d'un autre monde. Ses yeux par contre, ils ne bougent pas d'un pouce, ignorant ainsi le tatactatoum du train sous la pluie. Ils me fixent, me transpercent jusqu'au fond de l'âme. Ils sont verts comme le bleu de la mer. On y voit les nuages en balade. Sa bouche est ronde, rouge carmin. Brûlante comme un défi, avec un goût de miel et de meurtre, à se croire sur un bateau ballotté par les flots. Tatactatoum tatactatoum... Tout au long du trajet, elle dit des conneries parfois et invente souvent des formules enchantées complètement inutiles aujourd'hui. Elle compte les moutons aussi, chante des chansons d'amour et connaît par cœur la poésie de François Villon. Elle est belle comme le jour. Elle a dans ses poches un soleil de rechange et sur le cœur un profil d'archange. Elle a sous la main mon arbre voyageur, aller-retour d'une si douce longueur. Avant elle, je n'avais pour âmes sœurs que la prostituée, le prolo, le clochard, l'enfant malade et l'analphabète. Et si je dis vrai c'est parce que je mens. Il faut accepter l'envol d'un cheval ou le désordre des peintres, la licorne dans le pré ou les seins de l'hirondelle. Tatactatoum tatactatoum... Elle aime partir en voyage avec son homme. Elle aime s'abandonner dans les tunnels avec son amoureux, embuer les vitres, la banquette, tout le compartiment. Elle m'aime à la folie. Elle s'appelle Marie-Ange et c'est la femme de ma vie. Et si je mens c'est aussi parce que je dis vrai. Le train traversait la campagne sous la pluie glacée. Ta... " "Elle voulait voir la mer, Marie-Ange c'était son truc, sa réplique favorite. Hiver comme été, jour et nuit, encore, elle voulait voir la mer. Et le bleu, et le vert. Flux et reflux. Obsession. Mission... J'ai enfin compris une fois arrivé sur les bords de l'océan au soleil couchant. Incendie involontaire allumé sur les eaux salées. Le soleil rouge descendait lentement, il s'enfonçait là-bas au loin, solitaire. Marie-Ange avait plongé droit devant, illuminée, presque embrassée rejoindre l'horizon, l'astre flamboyant qui doucement changeait d'atmosphère. De profundis en latin. Et c'est sur ce fond d'or façon peinture qu'elle se noya volontaire. Je veux voir la mer qu'elle disait sans cesse. Alors voilà, c'est fait ! J'ai aimé Marie-Ange comme on aime un enfant, envers et contre tout. Tout autour d'elle, j'avais dressé des remparts pour la protéger des ennuis de la vie d'ici. Un édifice bien fragile pourtant, remparts de brindilles en fait, que le souffle du temps a dispersé au vent mauvais. Et puis d'abord, la protéger de quoi ? Qui suis-je pour tenter d'inverser le cours des choses ? Les fleuves vont à la mer, inexorablement. Et les amoureux n'ont que leurs yeux pour pleurer. Mais ça, tout le monde le sait. On aime parfois une femme plus fort que les nuages dans le ciel ou le bleu de la mer. C'est un feu qui brûle toujours. À la source de nos pensées, notre amour occupe ainsi l'espace en entier, au profond. Alors noyée, Marie-Ange marche sur mes eaux alcoolisées. Morte, elle vit autant qu'avant au-dedans. Et tant pis si je mens pour dire la vérité. On fait comme on peut, désolé. " Cela fait une éternité que tu es partie Marie-Ange et le manque fait toujours son effet. C'est drôle comment beaucoup d'hommes n'arrivent pas à finir les histoires. Ils sont toujours en amour bien des années plus tard. Les femmes elles, souvent, sont passées ailleurs. Qu'en dit le docteur Freud de ce truc ? Est-ce que tu m'aimes encore un peu ou plus du tout ? Est-ce que tu rêves encore d'être la femme qui n'existait pas ? Oui tu vois, beaucoup de questions et si peu de réponses hélas... Peut-être que nos lecteurs voudront participer à la chose. Qu'ils ne se gênent pas surtout. Les morts sont l'affaire des vivants. Toi, tu t'en fous forcément ! Et moi, je suis fatigué maintenant, très fatigué de mentir pour de vrai.

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    « Dis-moi , Mère-grand , pourquoi ici , en Bretagne , les coquillages sont-ils gorgés diodes ? - - - - - - C'est pour mieux te VOIR mon enfant ! ! ! « Dis-moi , Mère-grand , pourquoi ici , en Bretagne , les musiciens soufflent-ils dans des anches-wa brunes ? - - - - - - C'est pour mieux t' ENTENDRE mon enfant ! ! ! « Dis-moi , Mère-grand , pourquoi ici , en Bretagne , dans les terres voit-on tant d'élevages de ports ? - - - - - - C'est pour mieux te SENTIR mon enfant ! ! ! « Dis-moi , Mère-grand , pourquoi ici , en Bretagne , la recette que l'on fait pour les petits est-elle le phare ? - - - - - - C'est pour mieux te MANGER mon enfant ! ! ! ! ! ! ! « Ha ! Ha ! Ha ! (cris de terreur) Au loup , au loup ! - - - - - - Non mon enfant , ici , en Bretagne , on crie : Au bar, au bar ! . . .

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    Ils sont partis les bateaux du Vendée Globe. Les uns après les autres leurs hauts mâts ont échappé à notre vue. Près de trois mois vont s’écouler avant que le premier d’entre eux se redessine comme un trait fin sur l’horizon. Comment ne pas se sentir émus en pensant à la longueur de la course et aux terribles difficultés qui attendent ces vingt navigateurs dans les mers du sud. Nous étions plusieurs centaines de milliers massés le long des quais pour leur dire au revoir. Levés aux aurores, nous avons assisté au défilé des bateaux de légende dont le Suhaili avec lequel Robin Knox-Johnston réussit en 1968 le premier tour du monde en solitaire sans escale et le Joshua avec lequel Bernard Moitessier parcourut la même année sa « longue route ». Ensuite deux heures durant, sous une pluie battante, nous avons ovationné les vingt bateaux du Vendée Globe 2012/2013 passant devant nous dans le chenal pour gagner la ligne de départ, dans une cohue indescriptible, toutes les embarcations petites et grandes sortant du port en même temps pour escorter les solitaires sous le ballet des hélicoptères. Les concurrents ont toujours une façon très personnelle de vivre le moment du départ. Certains, notamment les « récidivistes », sont exubérants et se joignent avec enthousiasme à la liesse populaire. D’autres sont dans la retenue et se contentent de saluer discrètement le public, tout à leur concentration mêlée d’appréhension. Mais tous sans exception savent dire à l’occasion combien la ferveur du public sablais les touche. J’ai regardé passer ma chouchoute, la petite Samantha Davies arrivée quatrième en 2008/2009 et seule femme en course cette année. Elle m’a semblé plus grave et moins exubérante que la dernière fois. J’ai pensé qu’elle était aujourd’hui maman d’un petit bonhomme d’un peu plus d’un an et que pour elle le départ devait être moins facile. Ils ont gagné la ligne de départ à quelques kilomètres au large des Sables d’Olonne. C’est une des grandes difficultés de la course car ils doivent éviter une collision avec les innombrables embarcations d’escorte et les autres concurrents en attendant le signal du départ. Lors de sa conférence de presse on a demandé à Samantha Davies ce qu’elle redoutait le plus dans cette course de l’extrême et elle a répondu sans hésiter, contre toute attente, « la sortie du chenal des Sables d’Olonne » ! Enfin, à treize heures deux exactement, le top du départ les a libérés. Ils ont retrouvé avec un bonheur immense leur tête-à-tête avec la nature et l’excitation de la course . Maintenant le premier passage périlleux est le Golfe de Gascogne, où les dépressions sont nombreuses en novembre. Chaque année les bateaux y subissent des dégâts matériels et en 1992 un Britannique, Nigel Burgess, y a perdu la vie. Il n’est pas rare qu’un ou deux concurrents remontent alors aux Sables d’Olonne pour réparer avant de repartir. Lors de la dernière édition mon favori était Kito de Pavant, je trouvais que son nom avait du panache et j’aimais bien son bateau rouge « La vache qui rit » dont j’avais d’ailleurs monté la petite maquette en carton prédécoupé. (Il ne faut jamais renier sa part d’enfance). Il a démâté lors d’une tempête dans le Golfe de Gascogne et il a dû revenir aux Sables d’Olonne, bateau et rêve brisés. J’ai vu les images de son arrivée au ponton, je l’ai vu essayer de répondre bravement à un journaliste puis s’effondrer brusquement et rester à sangloter prostré sur le plancher. Quatre années à chercher des sponsors et parfois à s’endetter, à équiper le bateau, à se préparer physiquement et moralement et se retrouver hors course un jour après le départ, quelle immense désillusion… Désolée d’avoir perdu Kito de Pavant j’ai découvert au hasard des vidéos la merveilleuse Samantha Davies alors âgée de 34 ans, aussi drôle et sympathique que talentueuse navigatrice, et l’ai suivie au quotidien tout au long de la course. Je ferai de même cette année. Que la course lui soit belle ainsi qu’à tous les autres concurrents et qu’elle revienne saine et sauve auprès de ses deux hommes, son compagnon navigateur et son tout petit moussaillon! (Bientôt les photos du départ dans ma galerie)

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    Je revois Lara et Youri dans la maison perdue au milieu de cet univers blanc, et ce grand feu flambant dans la cheminée avait grand peine à les réchauffer... Même s'il ne manque pas de charme, je n'aime pas trop l'hiver. Il m'a trop agressé dans mon enfance... Je me souviens des soirs d'hiver quand en pension nous allions nous coucher dans ce dortoir mansardé et glacial. Le lit était glacé et il me fallait des heures pour me réchauffer... J ai gardé en mémoire le douloureux souvenir de ces froids qui vous pénétraient et ne vous laissaient que peu de temps pour savourer cette douce chaleur, jusqu'au moment ou il fallait quitter le lit, que j'avais eu tant de peine à chauffer... Au matin, nos respirations avaient fait scintiller murs et plafond de millions de cristaux de neige, et les fenêtres translucides et givrées par une couche de gel. J'ai gardé de cette époque un impérieux besoin de chaleur... Même dans le sud il peut faire froid, Quand la tramontane est passée, sur les premières neiges des Pyrénées... Ou que le Mistral en chassant les nuages...Nous rafraîchi un peu trop fort... Alors quand arrivent les premiers froids,... Branle-bas de combat pour cocooner dans le confort... Fini, juste le drap,... Pas encore la couette,... Mais les draps de flanelle et la couverture en mohair... Et un joli dessus de lit pour le coup d’œil... Un confort, je ne vous dis pas... Pas besoin de bouillotte,... Vous êtes enveloppé dans une douce chaleur... Et par la fenêtre ouverte, L'air frais de la nuit vous revigore,... Et le matin c'est la pleine forme... Même Chipie dans sa corbeille... s'est mise à l'heure d'hiver... Les jours se font plus courts, Les matins se font plus frisquets.. C'est le temps de vivre dans la maison... Un bon feu dans la cheminée... Le tas de bois a séché tout l'été... Quand viendront les jours de grands froids, Il sera tant de mettre la couette... Et de fermer la fenêtre... Capucine7434 09/11/2012

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  • 11/10/12--08:00: Prosit ! par Elena21
  • Chemin serein orée du soir dans un grand calme j’ai aimé voir qui sautillait dans le jardin sur ses ressorts à balançoire un p’tit lutin. Tout en gaîté il crépitait de sonorités de soubresauts et d’entrechats il m’insufflait son mot à mot et sifflait toujours plus haut il sculptait il décolletait il scindait au bas mot il me grisait de bavardages et m’enrôlait dans ses fous vagabondages. Aujourd’hui je me demande quel est parmi tous ses breuvages celui qui à la tienne sans déchanter à ma santé et à la sienne met tant d’ardeur et d’émotion à m’arracher de mes rivages. Moi qui avec passion mais sans dévotion ancienne n’ai désormais pour tout bagage qu’un simple pur et bon carré de cœur ne cessant plus de faire des ronds ……..

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    Je n'étais pas au rendez vous de l'amitié celle qui scelle les coeurs et nous rend aussi légers que les papillons baguenaudant, vibrant près des buddlias ! Baguenauder ce fut mon objectif vibrer sous le soleil quitter le froid polaire enfin, c'est relatif cette pluie intermittante dont chaque goutte devient sabre dans ce décor grisâtre, pire intrusif, vide de complaisance C'est ainsi que j'empruntai l'A6 Destination inconnue pays des plaqueminiers exportés à mon insu fruits d'automne, alléchant les rêves exotiques ! C'était sans compter sur la possibilité de vous rencontrer vous qui peuplez ma vie depuis longtemps déjà au rythme des soirées esseulées enfermée dans ma tour aux aguets d'une rencontre sans oser une soirée de douceur célébrée une soirée ennivrée sans pisco une soirée sucrée sans crumble aux abricots ( bon, je dois bien placer ces mots non ? ) Juste nous voir, nous rencontrer et savourer la douceur de l'amitié Nous redonner l'allure et la légéreté des gazelles, des vigognes chevauchant les sommets la verticalité Je n'étais pas au rendez vous de l'amitié et pourtant je vous AIME

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    Ils sont là, tout stoïques sur la grande place. Ils font gaffe. Ils se savent un peu épiés, un peu craints, un peu porteurs d’espoirs. On voudrait les aimer. Ils voudraient être aimés. Mais pour être aimés, il faudrait aussi un peu aimer, non ? Peut-être y aurait-il trop de clans ? Non, ça n’a rien à voir. On pourrait presque écrire "PCC pour les nuls". Mais on n’en a jamais eu l’occasion. On a toujours pensé que ceux qui ne savaient pas non seulement étaient nuls mais n’avaient pas droit de cité. Droit de citer. Forcément, ils sont donc discrets. "On" ne les écoute pas. C’est la rentrée des classes depuis jeudi. Les hommes en uniforme patrouillent régulièrement les lieux. La place est quadrillée. Elle est occupée. Ils ont la trouille. On a la trouille. Pas question de massacre car pas question de foule. La place est réservée aux grands. Aux hauts. À la classe dirigeante. À ceux qui décident. Toujours au nom du peuple. Car ils sont populaires. Ce sont des dirigeants populaires. Le joujou a déjà quatre-vingt-onze ans. Il nourrit la première puissance démographique au monde (et pourtant dans les dernières en taux de fécondité), la deuxième puissance économique mais ça deviendra bientôt la première, il a contribué à l’hégémonie des jouets, du textile, de l’électronique… et même des nems et du riz cantonais (bouh). Même un calendrier porte sa marque. La pièce se joue nombreux. C’est une sorte de grand théâtre. Une comédie de boulevard. Ou de place si vous préférez. Il y a un grand nombre de figurants. De personnages, du plus insipide aux plus démoniaques. Pour corser le tout, on y a inséré le virus sournois du clanisme. On voudrait surtout éviter la tragédie. Le scénario est déjà écrit. Longuement étudié, minutieusement préparé, il se déroule rondement, sans une bavure. La comparaison est sans concession. D’un côté, un peuple décide. Des individus peuvent se hisser, par l’argent ou les urnes. Ils peuvent arriver au sommet du monde. Ils peuvent être rouges ou verts, ânes ou éléphants, on s’en moque ; ce qui compte, ce n’est pas la diversité, c’est l’enrichissement qu’ils apportent aux autres par leurs différences. L’altérité enrichit. C’est le seul germe de l’Évolution. De l’autre, une nomenklatura chasse la précédente. On commence vieux dans ces parages, alors, quand on lâche prise, on est encore plus vieux. Forcément. Là, ce n’est pas la rumeur ni la fureur. C’est le calme plat. Le calme monolithique. L’âge de pierre. De la pierre rouge. Aux petites étoiles. On y cause plenum, comité central, bureau politique, comité permanente, république populaire. C’est PCC mais on n’y cause ni paix des braves, ni amour du prochain, ni amitié conviviale, ni chaleur humaine, ni espérance de vie, ni liberté d’expression… Non, on n’y cause pas. Tout simplement. Calme. Parce qu’il faut vous dire, cette fin de semaine, c’est la réunion du parti communiste chinois. Il congrésise un max. C’est du concret. C’est du sonnant. Bientôt, on remplace l’empereur du Chine. Le dernier empereur de Chine. À lever l’ancre. Le nouveau est un petit jeune, pas même soixante ans. Il était garde rouge. Il a même fait de la prison car c’était un zélateur de la révolution culturelle. Papa était un révolutionnaire. Cela fait cinq ans qu’il attend ce moment. Formé au génie des procédés, fils de ministre, époux d’une chanteuse populaire qui fut major générale dans l’armée (populaire elle aussi), et père d’une étudiante de vingt ans à Harvard. À la tête d’une fortune de trois cent millions d’euros. Immobilier, téléphones portables, mines. Retenez bien son nom. Xi Jinping, nouveau maître du monde ?

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    "Un peu parti un peu naze Je descends dans la boite de jazz Histoire d'oublier un peu Le cours de ma vie…" Point de boite de jazz par ici mais un ciné pour commencer. Vendredi soir. Je me rends à mon cinéma préféré, un ancien temple transformé et ne diffusant que des films d'auteurs ou étrangers, d'art et d'essai… Bref, un petit encadré m'intrigue, je décide d'aller voir: "L'aventure du jazz" de Louis Panassié, présentation du documentaire en présence de son réalisateur. 20h30. J'arrive pile à l'heure, et l'on m'annonce que c'est complet "Ah bon?" et je n'ai pas de billet. Zut! Heureusement, l'Académie de Jazz offre quelques dernières places. Je m'installe donc là ou je peux après avoir tourné pendant cinq minutes: la salle est bondée. Un laché de cartes vermeilles semble-t-il, je regrette qu'il n'y ait personne de ma génération! ….Et je suis cueillie! Une pépite! Ce documentaire exceptionnel très rarement présenté, n'est pas distribué dans le circuit cinématographique traditionnel. Et Louis Panassié de nous expliquer que les musiciens ont offert leur prestation (incroyable à entendre aujourd'hui) et lui ont expressément demandé de ne pas exploiter ce film: don royal et maintenant irremplaçable témoignage! Après 40 ans, Monsieur honore toujours son contrat alors que les artistes ont quasiment tous disparus depuis. Tourné entre 1969 et 1972 aux USA et en France, on peut y voir et y entendre 120 grands maîtres du Jazz Classique au moment ou ils étaient au sommet de leur art. Parmi lesquels, les plus connus Louis Armstrong, Duke Ellington, Muddy Waters mais aussi Memphis Slim, Rosetta Tharpe, Zutty Singleton (ex batteur de Louis Armstrong), Willie Smith, Cliff Jackson, Cosy Cole (drummer favoris de nombreux jazzmen), Buck Clayton, John Lee Hooker, Milt Buckner et Jo Jones, l'orchestre de Buddy Tate, Les Panassié Stompers formé pour l'occasion et bien d'autres. Il y a plusieurs sortes de jazz nous dit-on. Cet art populaire que les musiciens auraient voulu appeler "musique populaire noire" mais trop tard, le mot Jazz est déjà bien répandu. Les spirituals et les blues sont à l'origine du jazz, le sait-on vraiment? Sans doute connaissez-vous The Sisters of Faith. Un autre petit exemple avec Rosetta Tharpe, émouvante chanteuse noire mais surtout guitariste exceptionnelle et unique en son genre. Hugues Panassié, grand critique de jazz nous fait (re)découvir le jazz et ses bases. "Ce qui fait le jazz, c'est le swing". Louis Armstrong, ami intime de ce dernier, interviewé, nous explique avec la banane que "le jazz vient du coeur et qu'il se joue avec l'âme"! Il nous parle de la nouvelle Orléans, parce que c'est là qu'on trouve les meilleurs "drummers", et sans bon batteur, le jazz n'est pas une musique. "Les meilleurs batteurs ne sont pas ceux qui ont leur baguettes en l'air mais toujours en action sur la batterie". Le jazz est-il né à la nouvelle Orleans? Grand débat... Memphis Slim, nous raconte à son tour qu'il y a plusieurs types de blues: "the sad and the happy one". Par exemple, "quand vous rentrez chez vous et qu'il n'y a personne pour vous attendre, vous êtes seul, c'est le blues triste. Lorsque vous rentrez chez vous, et qu'il n'y a personne pour vous attendre, que le lit est vide parce que votre femme a fait ses valises et est partie… This is the happy blues!" Et là, on ne peut s'empêcher de sourire et de battre la mesure à l'écoute du morceau. On enchaîne avec Louis qui vous chante à Capella "you better not play with your woman, or it will bounce on you!" toujours toutes dents dehors, et des tremolos dans la voix - j'en ai la chair de poule, quel bonheur! Ma découverte ce soir, Jo Jones, qui gagna la célébrité dans les rangs de Count Basie, incroyable batteur, capable de solos interminables qui vous feront aimer le jazz à n'en pas douter. L'auteur du bulletin du Hot Club de France, Hugues Panassié, appartient à la légende du jazz. "Il a su dégager et exprimer une essence commune à tous ces styles (…) pour y voir le génie de l’Amérique Noire… Or il avait vu juste, le be bop a bien été cette brisure dans la musique de jazz, le début et l'abandon de ses composantes fondamentales: le swing, le sens du blues, le jeu collectif, les sonorités chaleureuses…" Les médias ont fait l'impasse sur la transmission de ce jazz là aux USA comme une nouvelle ségrégation. Les jeunes n'ont pas voulu perpétuer cette musique par peur de ne pas trouver de boulot. Le be-bop accommodé d'influences européennes a modifié et fait évoluer le jazz dit classique… Ce doc reflète le crépuscule du mouvement, Louis Armstrong étant le premier a disparaitre (1971) peu de temps après le tournage, suivi d'autres et de Hugues Panassié (fin 1974). Son doc a révélé à l'Amérique tout un pan de sa culture, c'est le film "que les américains eux-mêmes n'ont jamais eu l'idée de faire en cent de jazz… comprenne qui pourra". Ce documentaire est rarement diffusé, il le sera à nouveau en version longue le 22 ou 23 janvier 2013 à Bayonne. Peut-être arrivera-t-il jusqu'à Marciac. L'âge d'or du jazz, ici retranscrit, à ne pas louper assurément, deux heures de pure bonheur! Swinguez-y vite, ça risque d'être complet!! Et pour le plaisir: Jo Jones: http://www.youtube.com/watch?v=eANTTBvIXmI&feature=related Cliff Jackson: http://www.youtube.com/watch?v=HVsTffJIfIk John Lee Hooker: http://www.youtube.com/watch?v=zYrVwGxlcFA Memphis Slim: http://www.youtube.com/watch?v=qy_H-1J4xWs And last but not least, Louis Armstrong: http://www.dailymotion.com/video/x28dnn_louis-armstrong-wonderful-world_music http://www.youtube.com/watch?v=kmfeKUNDDYs Voilà, j'espère que vous avez la banane aussi!

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    Choisissez sur pcc une rose au hasard. Vous pouvez prendre n'importe laquelle, aucune n'est moins bien qu'une autre. La preuve elles sont toutes mieux les unes que les autres. Choisissez-là avec le plus grand soin, elle est fragile et pleine de délicatesse.Vous me direz c'est une rose comme une autre, ni mieux ni pire. Vous aurez raison. Pire il n'y a pas. Sur pcc bien sûr. Ailleurs il se peut qu'il y ait encore pire, nous y reviendrons si vous insistez. Mais alors il faudra insister vraiment sinon tout est à recommencer. Au risque de prendre telle rose pour telle ou telle autre. Ce qui serait fâcheux et, n'ayons pas peur des mots, inadéquate. Maintenant prenez toutes les autres roses de pcc. Vous me direz ça sent la rose. Vous aurez raison. Chèvrefeuille il n'y a pas. Sur pcc bien sûr. Ailleurs n'insistez pas sinon tout est à recommencer. Mais ça vous n'êtes pas censés l'ignorer. Vous êtes devant une ribambelle de roses et ça sent la rose. Patientez un peu et voilà les bleus Ils arrivent en rangs serrés. Ils ont l'art et la manière. La rose que vous avez choisie au hasard est au bord des larmes Comme toutes celles que vous n'avez pas choisies au hasard mais ça ne saurait tarder.La présence des bleus ne change rien à l'affaire, je dirais même, au risque de bifurquer, que leur présence n'est pas vraiment nécessaire. Faut faire avec. Sont là pour ça. Ailleurs ils ont un peu froid alors ils préfèrent rester là où ils sont. Bien au chaud. Jamais ils ne diront ''ça sent la rose''. C'est ça l'art et la manière. Tout le monde attend. Tout le temps. Tout le monde attend tout le temps. Sans parler de ceux qui ont arrêté d'attendre ici, pour aller attendre ailleurs. Grand bien leur fasse, s'ils croient qu'ailleurs l'herbe est plus herbue. Au moins sur pcc tout le monde est en bonne santé, tout le monde va bien, le parfum de la rose se stupre harmonieusement à, comment dire, celui (de parfum) du bleu. Une maladresse par-ci par-là, c'est normal, c'est la vie, même la vie virtuelle. La rose que vous avez choisie au hasard est au bord des larmes. Depuis deux ans et plus elle ne vous voit qu'à travers ses larmes. Une seule alternative : rester comme ça ou se faire opérer. Pendant deux ans elle n'a fait ni une ni deux et hop, ici, maintenant, dans sa vraie vie, elle est revenue à la maison. Paraîtrait que l'opération aurait réussi. Et le chirurgien, beau, mais beau, d'une beauté fulgurante, grand mais pas mince ... élancé, des yeux, mais des yeux, je vous dis juste bleu clair, et tout et tout, dommage qu'après elle ne le voyait plus .... Et qu'est-ce qu'elle a fait juste la veille de passer sur le billard ? Elle a posté un comm à ses amis de pcc. Roses et bleus en pleine commisération de bon aloi. Mais pas que. Elle sait qu'elle a eu passages discrets mais affectueux, réacs et dédicaces comme autant de reviens-nous-vite-on-t'aime. C'est ça pcc, tout va bien : présent, tout va pas trop bien : présent aussi. Elle connaît un peu Azerty mais c'est tout. Alors elle ne peut ni répondre ni remercier, mais comme on dit le cœur y est et à bon entendeur salut, et bon vent, et grand bien vous fasse, de l'herbe bien herbue il y en a aussi dans le pré carré //// stop//// c'est l'émotion.

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    La mode est parait il un éternel recommencement... Oui, mais... car il y a un mais. Je suis d'une époque où dans ma bonne ville d'Annecy au temps de ma jeunesse, seuls une petite douzaine de "grands-magasins" étaient au service du chaland... Quatre pour le prêt à porter et le linge de maison, deux bazars pour l'équipement de la maison et quelques boutiques plus spécialisées dans les vêtements chics, les vêtements de travail, les sous-vêtements et autres... On achetait le tissu dans des magasins croulants sous les rouleaux de tissus ... et on faisait confectionner par la couturière le modèle choisi sur les journaux de mode dont "Vogue" était le leader... Les Hommes faisait faire leur costume chez le tailleur,... souvent l'unique costume de leur vie... On achetait de la qualité, et il fallait faire durer le plus longtemps possible. Le long des rues fleurissaient les petits commerces pratiquement disparus aujourd'hui... Mercerie, bonneterie, corseterie, chapellerie, et bien d'autres indispensables à la bonne réalisation de ces tenues que nous faisions faire aux changements de saisons... Même le cordonnier faisait les sabots et les sandalettes... Vers la fin des années quarante, les démarcheurs des grands magasins parisiens comme "La Samaritaine", "Le bon marché" ou "Les Dames de France" sont venus nous solliciter pour nous proposer d'acheter sur catalogue... Bien sur, c'était tentant et pratique puisque livré à domicile, et je me souviens que j'ai équipé mon petit ménage, petit à petit, avec toujours une belle émotion quand je recevais mon colis... Je me souviens encore la première fois, c'était de la layette pour mon premier bébé...Deux douzaines de couches, deux parures de lit, et deux couvertures de laine de chez Linvosges... une folie ! Je l'avoue sans honte,... les couvertures existent toujours. Il y avait aussi les colis que nous faisions avec les timbres achetés semaine après semaine, au magasin du coin, que je collais sur un collecteur, et quand le collecteur était plein, je recevais mon colis... un vrai bonheur ! Mon premier service à gâteaux et à café en porcelaine décoré de "roses bleu", mes premiers draps en couleurs, pour remplacer ces gros draps en métis de mon trousseau, et cette magnifique batterie de cuisine en émail décoré de prunelles, sans oublier la ménagère complète en inox... et j'en passe ! Et puis est venue la mode des catalogues... Je n'y ai pas échappé, mais je n'achetais que du linge de maison le jour où m'est tombé sous les yeux un petit catalogue qui sortait de l'ordinaire et là, j'ai commencé à craquer pour des trousses de toilette et des sets de table en tissu matelassé, dans des imprimés pimpants, des parures fleuries pour mon lit , des nappes ravigotantes, des torchons rigolos et des draps de bains colorés... Je profitais des soldes pour me faire plaisir et faire le trousseau de mes trois garçons... d'ailleurs mes belles-filles ont bien apprécié, et moi je me faisais plaisir à offrir... Pendant des années, avec mes amies du mercredi soir, dès qu'arrivaient les catalogues, nous passions nos soirées à faire nos choix, puis comme nous étions fauchées, en fin de soirées nous les refermions et nous passions à autre chose... Je dois avouer que j'aime bien toucher ce que j'achète... Quand je suis venue vivre dans le sud avec Julio, j'ai remis le nez dans ce catalogue, pour équiper notre foyer, et c'est là que j'ai trouvé cette merveilleuse parure en flanelle qui fait de mon lit un véritable cocon... Le fond est bleu ciel avec des bleuets mauve et rose et le bord du revers est festonné de mauve vif... J'attend les soldes pour investir dans un second change... Je dois vous avouer que je suis une timbrée du beau linge... Capucine7434 11/11/2012

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  • 11/11/12--14:58: bravo a lui par Laurentdicap
  • Bonjour a tous ; normalement je suis quelqu'un de rééllement fidèle, mais cela fait un an est demi que je suis occupé avc mon livre "horizon intérieur" et je commence le deuxième "la défense de l'éléphant" pour tou ca je m'en excuse ; pendant ce temps ci, j'ai découvert un auteur qui avec des mots simples fait de veritables belles histoires ; par exemple, "la chute des géants" ; je l'ai lu au départ part curiosité parceque c'était sur la premiere guerre mondiale et pour etre a la mode avec ce triste mois de novembre ; et c'est veritablement une belle histoire d'amour bien documenté sur la première guerre mondiale ; aussi les pilliers de la terre ; grande histoire sur la construction et la déconstruction du monde ; ce n 'est pas une excuse ; rééllement vous m'avez manqué alors je reviens ; encore milles excuses ; laurent qui pense à vous

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    Aujourd'hui, j'auditionne : le "O quam tristis du stabat mater de Vivaldi". Un jour pas comme les autres. Une séance de yoga vient de précéder l'événement. Mais, au lieu de me réjouir, je me dis que mon prof. de chant va changer de métier, que G. vient de m'appeler pour me dire qu'il ne viendra sans doute pas car il a travaillé toute la nuit pour préparer son récital de piano. Malgré mon pessimisme et mon réalisme noirs, je me dis qu'il me faut rester dans une dynamique pour vivre. Un jour mon prof. de danse, tandis que je sautais de plus en plus haut à la fin du cours, m'avait dit : "vous allez finir comme Manon". Je lui ai demandé : "Elle est suicidée"? Il m'a répondu : "Elle est morte d'épuisement". C'était il y a une dizaine d'années.

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    France, Pays de Loire, Loire-Atlantique. Nantes, Saint-Nazaire, Chateaubriant. ... Et puis, NOTRE DAME DES LANDES ! Notre Dame des Landes, village de bocage situé dans ce triangle d’agglomérations. Un bourg, mairie-église-poste-école communale-Shoppy, des terres agricoles, des prés tout autour. Au printemps, effervescence humaine, éclosion botanique, meuglement des vaches, gazouillis des oiseaux, ronflement des tracteurs et tutti quanti… Paysage bucolique ? ... Avant... -- Les faits : Dans les années 70, époque des supersoniques Concorde, les pouvoirs publics décident d’implanter un nouvel aéroport au beau milieu de ces terres. Dès lors, des groupes d’habitants et d’agriculteurs grossis par des militants de tout horizon s’y opposent. Cependant, la crise pétrolière de cette décennie met en veille le projet. Il est relancé en 2000 alors que JM Ayrault se trouve maire de la ville de Nantes, député et Président de la Communauté urbaine Nantes Métropole qu’il a créée. Le projet est alors surnommé le « Ayraultport » !!! Fin 2007 , sa construction est confirmée en dépit du Grenelle de l’Environnement annonçant « le gel de toute nouvelle structure aéroportuaire » , la déclaration d’utilité publique est publiée etc… L’opposition au projet grossit. -- Les arguments en faveur : -Donner à Nantes et à la région Grand Ouest une vocation internationale. -Transférer l’actuel aéroport (situé dans la proche banlieue de Nantes) afin de diminuer l’impact sur la population en termes de nuisances sonores et risques d’accidents. -- Les arguments contre le projet : - une zone aéroportuaire plus grande n’est plus d’utilité du fait du déclin depuis plusieurs années du transport aérien en général, généré par le coût du carburant et par la crise internationale. - le projet est contraire au Grenelle car : « détruit des terres agricoles à proximité d’une grande agglomération, impacte sur l’effet de serre, sous- utiliserait les autres aéroports et réseaux ferroviaires de la région, détruirait une zone de bocage préservée ». -- AUJOURD’HUI A NOTRE DAME DES LANDES : Sur la « Zone d’Aménagement Différée » rebaptisée ici en « Zone A Défendre », des agriculteurs continuent à exploiter leurs terres, d’autres se sont installé avec pour idée de vivre selon un mode de vie alternatif anticapitaliste; création d’une boulangerie, d’une chèvrerie, de potagers, d’ une forge, d’une éolienne, d’une radio, d’ un théâtre. En octobre 2011, l’opération César vise à les expulser. La résistance est telle que l’opération s’embourbe. 2012 , deux paysans entament en mars une grève de la faim. Les comités de résistance s’organisent et s’amplifient, des actions sont menées de Brest à Nancy, de Roubaix à Marseille, des personnalités de tout poil interviennent contre le projet. Le pays ressemble à un champ de bataille ; des barricades sont dressées chaque jour sur des lieux différents pour ralentir les forces de police et les engins de destruction. Dès qu’une maison est détruite, une autre est reconstruite aussitôt (maisons précaires en matériaux de récupération, cabanes dans les arbres, chapiteaux, barnums, cahuttes). Des cordons de véhicules de police barrent les routes, les affrontements sont journaliers, les lacrymo enfument les champs, les procès se succèdent etc… État de guerre… Les comités de résistance s’organisent et s’amplifient, des actions sont menées de Brest à Nancy, de Roubaix à Marseille, des personnalités de tout poil interviennent contre le projet . A l’heur, la région est en effervescence pour la préparation du rassemblement pour la réoccupation de la ZAD, ce SAMEDI 17 NOVEMBRE, préparation qui demande une logistique gigantesque au vu du nombre de participants attendu. … Voilà, c’était mon carnet de campagne… Je n’ai voulu ici me faire ni juge ni partie… simplement une passeuse… Quelques liens : - Réoccupation de la ZAD samedi 17 novembre 2012 : http://zad.nadir.org/spip.php?article548 - Article de Le Monde : http://transports.blog.lemonde.fr/2012/11/05/notre-dame-des-landes-un-choix-de-societe/ - Article de 24 Heures : http://www.france24.com/fr/20121109-france-bocage-nantais-deviendra-il-nouveau-larzac-aeroport-notre-dame-des-landes-anticapitaliste?ns_campaign=highlights&ns_source=google_news&ns_mchannel=autopromo&ns_fee=0&ns_linkname=20121109_france_bocage_nantais_deviendra_il_nouveau - Site du collectif à Notre Dame : http://zad.nadir.org/ - Lettre de Patrick Warin à F. Hollande : http://communiques-acipa.blogspot.fr/2012/10/lettre-ouverte-francois-hollande-par.html … et plein d’autres info sur le net…

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  • 11/13/12--08:56: A toi par Cypou
  • A TOI Comment le dire sans te l’écrire ? Pourquoi vouloir le dire alors que tout se mire ? Seulement le parfum du désir, envie de partager le plaisir. Plaisir d’écrire, plaisir de te lire, surtout quand tu es loin, pour moins en souffrir. Plaisir d’attendre comme ce fut le cas pour te séduire. Te le redire comme si demain à jamais tu devais t’enfuir. La nuit je t’emporte dans mes délires ; parfois je me réveille, est-ce ton soupir ? Je n’ose ouvrir les yeux ; un doute m’envahit ; le plaisir se partage à deux… Alors j’allonge doucement ma main. Fébrile comme un espoir sans lendemain elle frôle le bas de tes reins. Tu es là ; je suis serein…… Je perçois le frémissement de ce corps divin qui s’étire désormais contre le mien. Mon bras s’enroule de ton ventre sous ton sein ; ton soupir alors devient le mien. Lentement nous reprenons le chemin ; la nuit n’est pas longue quand tu deviens écrin. Hier soir c’était toi qui me couvrais, jasmin. La pointe de ton sein dans la paume de ma main me dit …….à demain. Plus belle nuit n’est pas que celle où je te devine avant que nos retrouvailles deviennent câlines. Sera ce demain matin ou plus tard ? Je t’imagine… Plus beau cadeau n’existe alors… Alors pourquoi ne pas l’écrire pour te le dire…..puisque tu dors Princesse ? Princesse de ma vie, depuis 30 ans aujourd’hui nous nous sommes compris… Princesses qui, de là-bas, me sourient ……… Comprenez vous !...... Princesse……JE T’AIME Cypou le 13/11/2012

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    Je mauve ce soir, c’est sans doute novembre qui fait ça. D’habitude je morose et c’est bien assez. Là je mauve grave. Je crispe et je crève. Mais ça ne se voit pas. Je rame complet en coulant mon regard rivière en direction de mon voisin de palier. Il écrevisse rouge en montant l’escalier en colimaçon et je trouve qu’on se consanguin un peu tous les deux. Sauf qu’il a les bras chargés de sacs alors que j’ai les sacs chariots de courses. Le plein de vivres. Pour vivre à plein. Tenir la semaine. Va faire glace. L’ont dit à la télévasion. Etre bien plein. Manquer de rien. Des mules. Mais on peine en montant de conserve l’escalier du coup. Sans se causer. D’ailleurs on ne se connait pas. Il s’essouffle. Je devrais lui prendre son panier. Un coup de main cela ne se refuse pas. Surtout quand on a les jambes coupées. Il décline. Il refuse mon aide. Tant peine pour lui. Il décline aussi je le vois bien, plus il monte plus je le vois se ratatiner. Après tout m’en fous de ce type. L’est pas même sympa. Pas même sourire. Ca coûte rien pourtant. Visage clos. Cadenassé. Quatrième étage. Il clef sa porte. Formica jaune table et petite chaise assortie, baromètre suspendu au-dessus du téléphone, il se bisou photo de maman je t’aime, lavande séchée et napperon carré...non, je ne me moque pas. Pareil chez moi. Cinquième étage. Je serrure aussi. Pain parterre, miettes partout, râlera balaiera demain la concierge. Je me cuisine poser sacs. Formicatable aussi mais rouge. Je me canapé vert. La photo de Marie. Un geste vers l’écran. Les zinfos. Mauves. Carré blanc. Puis Noir avec du sang. Un zeste de citron perrier. Je verre trinque seul. Comme d’habitude. A la santé du voisin pardi !

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  • 11/14/12--01:03: À la prochaine par Topoli
  • Ce n'est qu'un "au revoir" mes frères et mes soeurs! J'ai décidé de quitter le bateau. Pour toujours? Aucune idée! Mais là maintenant. J'ai appris plein de choses avec vous, avec lui et j'en suis ravie Mais toute chose a sa fin c'était sans lendemain Le vieil arbre sur la plage a préféré partir à la nage et n'a laissé sur mon gouvernail que des traces de corail. Au revoir, chers pcciste je reviendrai sans doute quand mes sanglots moultes se seront épuisés dans le chiste de nos souvenirs tristes! Topoli

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  • 11/14/12--05:27: Au petit matin par Misty44
  • Il m’a dit Encore plus que la nuit J’aime le petit matin … Qu'y a t-il de si bien au petit matin ? Dis-moi, Toi d'abord, Je te dirai après… Au petit matin, Les rêves de la nuit Ont nettoyé mon esprit Je me sens propre et disponible Je sens mon sexe souvent ardent et simple Il me semble que la vie est devant moi La femme qui se trouve là près de moi Est chaude, animale, simple et superbe Et je sais que je vais la caresser, La prendre peut-être, boire un café avec elle, Et revenir en son lit. Rêveuse encore, Je lui ai dit Au petit matin Je ferme à-demi les yeux Je voudrais garder en moi Ce qu’il reste de la nuit, Le garder encore un peu. Il dort encore, il est là, Au bout de mes doigts, Doux, chaud et tranquille, Je voudrais avoir cette vie devant moi, Rien que ça, Ça longtemps, Souvent, Juste comme ça. Reculer à l’infini L’instant du jour qui se lève. Nous donner un peu d’éternité Dans des caresses inlassables, Nous faire revivre les petites morts de la nuit, Nos murmures rieurs et sérieux, Oublier les heures et les lieux. Je me penche vers lui, Ma main explore son corps, Un petit sourire moqueur, Un petit bonheur encore …

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    Fantaisies automnales , L'été se signait encore, les couleurs diaphanes du soir s'entrechoquaient timidement avec les reflets scintillants de ces illuminations parsemées au travers de ces contrées , où quelqu'âme insolite se reposait de sa journée de labeur.. Nous en fûmes, sur ces traces encore hantées par le bruit des cliquetis d'armes, de brodequins lourds imprégnés de cette terre de Champagne, aux rives des deux Vallées, là où l'Aisne patiemment suit son cours, s'octroie quelque divertissement en baignant ces villages , desquels il ne resta que ruines, que morts, que lenteur académique pour une reconstruction hâtive et insipide pour le restant des jours..... A l'orée de cette vallée, là où encore tinte ce carillon , où résonne encore et toujours, ces mélopées , ces sonates desquelles Ivris Gitlis fit couler ses larmes de joie et de paix , à ces êtres épris de culture, de savoir, de partage , le tout dans une forme de simplicité contagieuse, je m'en fus, Gentilhomme mon compagnon piaffait de joie , son regard embrassait l'horizon, son galop m'autorisait à le comparer à ces cavaliers prussiens, dont ni l'espace ni les lieux les faisaient reculer, la chevauchée des Walkyrie était encore en leur mémoire, celle - ci leur donnait cette fougue au passage des rivières, dont la couleur de ce bleu tiède se mélangeait à celle de ce sang abreuvant les berges et y déposant ces êtres de si peu de valeur eu égard ces nantis qui les haranguaient avec une véhémence injustifiée.. Dreyfus, Teilhard de Chardin, Giono dont " Les Grands Chemins " hante toujours mon esprit, Léon Werth avec " Le Soldat Clavel "... oui, nos pas se sont croisés, les sabots de Gentilhomme ont épousés leurs fines poussières que le temps n'ensevelira jamais, les routes vagabondaient au travers de bois épars, entrecoupés de ces creuttes où le repos était de rigueur , où le pansement des plaies béantes se faisaient, dans d'atroces souffrances, ces cris résonnent encore ici à Paissy , lieu de villégiature d'Alain , d'ici il embrassait ces collines douces, hantées par un passé dont les cicatrices jamais ne se fermeraient.. Le doux cheminement du temps se mariait à la chevauchée de Gentilhomme , je lui apprenais la lecture de l'horizon, là se signait encore Napoléon, fier sur son socle, embrassant le mémorial des Marie - Louise, Heurtebise, Oulches la Vallée, que de noms dont l'histoire n'effacera pas ces soupçons de vie, aujourd'hui de ces chaumières calfeutrées, recroquevillées sur elles -mêmes, quelques soubresauts égaient encore la moiteur vespérale .. Craonne nous fut de tout repos, le pas se fit lent, le regard plus aiguisé, les traces plus mystérieuses, plus enfouies dans la mansuétude de ces autochtones dont le seul espoir reste le bruit de la ville et de ses bottes... du passé, le vieux village surgissait, au croisement de ces artifices de culture, l'homme y inscrivit son passage, les pierres laissaient apparaître des portes cochères, des puits délabrés, des escaliers recouverts de mousse et sur lesquels l'astre dessinait quelques méandres de plaisir... Nous en fûmes sur cette sente à travers bois, là ,où dans ce vieux cimetière repose, cet ami de toujours, cet ami des Poilus, et dont la légendaire diatribe jamais ne s'oubliera , Yves Gibeau, humblement se conjugue au passé, à l'imparfait d'un temps agonisant, et au présent d'instants dont l'épaisseur des branches entrelacées recouvrant sa tombe laisse apparaître son regard éperdument beau de beauté...des fleurs , des myosotis égaient ce parchemin de vie... La douceur du soir, nous enveloppa, nous étions comme dans les limbes.. l'âme vagabondait à l'aune de ces jouissances dont seul l'esprit est amoureux... La fantaisie se fit automnale....

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