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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    Mes yeux ME sont rendus (en partie), mes yeux VOUS sont rendus (en partie aussi) et moi avec. C'était chouette cette expérience, de vous envoyer un comm depuis "mon lit de douleur", la veille de l'intervention. Après, mes visites réelles me lisaient mes visites virtuelles et ça aussi c'était chouette. J'aurais voulu répondre moi-même mais c'était trop demander à mes yeux encore encombrés de larmes bien réelles. Maintenant je peux dire merci, lire les liens, la rose bellevue (merci street), c'est ça le stupre et atmosphère (philetmont), et tous vos voeux et encouragements. Et les dédicaces. Bizarrement j'ai eu beaucoup de dédicaces, dont certaines réitérées, comme si vous m'entouriez de votre réelle affection .... C'est chouette pcc !

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    Ah, ce qu’on se marre, quand même, en ces temps de crise et de disette (et de gabelle). « On hésite entre Dallas et le théâtre de guignol » sourit dans sa barbe un leader de parti extrême anciennement énarque de gauche. C’est quand même marrant. L’ancien premier parti du pays coupé en deux parts complètement égales et deux postulants qui s’autosacrent nouveaux rois. Genre remake de "Un fauteuil pour deux". Bref, la mouise ne peut pas être plus dense. Tout se délabre, les noms d’oiseaux s’échangent en public au grand plaisir des journalistes qui n’en attendaient pas tant. Enfin du spectacle et de l’imprévu. Heureusement, comme dans tout foutoir, il y a des juges de paix. Dans ce carnage médiatique, c’est la Cocoe qui élague. La Cocoe ? C’est l’acronyme compliqué et un peu communisant d’une instance de neuf personnes qui est chargée en principe d’organiser la consultation puis d’assurer son service après-vente (imagine-t-on un client assurer lui-même le service après-vente ?). Neuf ? Ah non, quatre, car cinq ont dû démissionner au cours de l’été, sous prétexte qu’ils étaient un peu proches des postulants. Surtout d’un des deux postulants. Le plus impétueux, le plus bonapartiste, le plus brumairien, pourrait-on dire. Parmi ces démissionnaires, la jeune Camille qu’on peut voir régulièrement dans des débats sur les banlieues, les jeunes, la famille, l’éducation et la sécurité et qui est une permanente de son parti. La Cocoe est donc l’instance suprême. Enfin, non, car il y a aussi une commission nationale des recours, composée de neuf membres, dont une majorité proche du jeune impétueux. C’est elle qui statue s’il y a contestation de la Cocoe, mais seulement à titre différé. Cela veut dire que le gagnant proclamé par la Cocoe a les clefs du bureau du boss, même s’il y a contestation. Les travaux ont dû s’arrêter au milieu de la nuit du dimanche au lundi et ont repris à dix heures et l’instance a délibéré le lundi soir. Il faut dire qu’il y a tout plein de départements, c’est fou tout ça. Plein de bulletins, d’enveloppes, de listes, de signatures, pfff… Ce sont forcément des littéraires, pas à l’aise avec les chiffres (ça fout quand même la trouille rétrospectivement : être en charge d’un budget de plusieurs centaines de milliards d’euros et ne pas savoir compter). La commission a proclamé les résultats le lundi dans la soirée. Elle a mis un temps fou à accoucher. Enfin, non, là, c’était plutôt à pondre. Cotcotcot codec. Le gagnant est le fils de Sarko et Juju (premier enfant d'un couple gai). Au fait, savez-vous quelle est la profession du président de la Cocoe ? L’équivalent à gauche pour la primaire était un avocat très réputé (et en fin de carrière). Là, le président est un sénateur, mais avant tout, lui aussi, un juriste chevronné. Et savez-vous de quoi il est le spécialiste ? Cela ne s’invente pas. Du droit soviétique ! Elle est cocasse, cette Cocoe !

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    Claude lelouche est un personnage contrasste mais le film qui m a marqué de lui c "la belle histoire ; peut etre a cause du titre prémonitoire ou de la longueur du film qui filmé a "la lellouch" ressemble à la longueur de la vie ; plusieurs caracteres, sentiments, colère, amour, guerre, paix, police, bandit, préhistoire, histoire, réincarnation, tout s'enrechoque à la vitesse "lelouch" et des sentiments ressemblant à la longueur d une vie.

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  • 11/21/12--08:15: Halte ! ! ! par Cypou
  • Envie de crier ! Alors puisque pour me protéger la seule solution a été de me terrer et de me taire pendant trois longue années je vais le faire par écrit ……ultime sursaut avant que je ne tourne définitivement cette page triste et la plus éprouvante de ma vie. Enfin arrivé au bout du tunnel, celui du harcèlement, et comme je ne reprendrai pas le boulot à mon grand soulagement, j’ai décidé hier d’aller vider mes deux placards, nominativement affectés au vestiaire, de mes effets perso….pour peu que reste quelque chose m’appartenant car je n’ai pas remis les pieds sur les lieux depuis ce jour ou j’ai claqué la porte…..plutôt que de claquer autre chose. Quelle n’a pas été ma surprise de les voir, toujours nominativement différenciés des autres, fermés avec deux cadenas qui ne sont plus les miens ; je suis resté un peu abasourdi avec mes deux clefs dans les mains… Le viol aura duré jusqu’au bout ; commandité très vraisemblablement par ce chefaillon, mes deux cadenas ont été enlevés et remplacés par deux autres. Aucune raison ne pourra justifier cet ultime viol Monsieur ; la place dont vous disposez vous permettant de ranger mes seules bouses et pantalons qui étaient au lavage et si vous dûtes récupérer les propres enfermés dans les deux armoires ( ce qui semble fort peu probable puisque je suis encore officiellement en poste, l’identification des armoires m’indiquant que celles-ci me sont encore affectées….) il eu été convenable de me prévenir afin que je vienne ouvrir les cadenas plutôt que de les sectionner. Vous avez d’ailleurs su le faire pour que je restitue sans rechigner les clefs du mobilier de bureau que j’occupai … Le soulagement, suite à décision entérinée, de ne plus me conduire en ces lieux ne m’empêchera pas de vous dire que trop c’est trop ! ! ! !.... Je n’aurai très vraisemblablement pas expédié en haut lieu, sans passer par votre voie il en va de soi, certaines pages manuscrites, relatant de l’infamie de votre comportement, peut être oublié sur place… Je vous laisse à votre entreprise ou le rapport de force en faveur du supérieur hiérarchique ou j’ai du plier ne m’intéresse pas ; mes valeurs sont ailleurs…. Plier n’est pas un vain mot ; maintenant je dois me redresser ; ce sera sans vous Monsieur ni vous chers collègues qui avaient fait le constat de la perversité à mon égard (et en général) sans lever le petit doigt pour ménager votre carrière comme si, de la fonction publique faisant partie, vous risquiez de vous retrouver à la rue… Je pense ce jour à l’épouse et aux enfants de celui qui, alors que tout le monde savait, n’est plus la… Cher PCCistes, dont pas mal me connaissent pas seulement en virtuel, je veux vous remercier du soutien que vous m’avez apporté ainsi qu’à toi particulièrement en ces jours, toi qui aujourd’hui Népala mais a su me comprendre ainsi que vous mes proches (toi princesse, toi frangine…. ) Je n’ai pas pour habitude d’étaler mes états d’âme alors j’écris d’ordinaire qui me délasse en vous enlaçant ; pardonnez moi pour ce jour sans qui me fait me souvenir de certains d’entre vous dans la même situation…..… Je ne vais pas terminer sans vous souhaiter le meilleur ; bien heureusement cela se conjugue avec Amour sans quoi j’aurai très vraisemblablement eu beaucoup de mal pour affronter l’ignominie. Cypou le 21/11/2012

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    Stay on your island, miss ye too Don't answer me : Ainsi que l'eau qui ourse la voie lactée devers le seul désir aussi peu fin que le début des temps accordé aux empires Rien de neuf en le triple en neuf résolutions si peu de vivre aussi que le simple plus hip fait l'ivresse des unions Toi sais lire et la mienne est ainsi tes tropes sont écluses Moi sait pire et l'antienne est aussi en ton terme l'échuse Un tapis toi ton voeu m'a parlé ainsi je le sais il est resté petite madeleine en son bréviaire aux cieux ta violence est hantée Total Recall ? Pense à ceci : Patiente est douceur de toutes âmes vraies, soeur de mon courage au bal de tes bulles ... aucune icône à craindre ni pour toi ni pour moi , et même le diviseur sera opéré. Un transport en commun, c'est certain ... Ah ?

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    Chut, non mais CHUUUTTTTTTT !!!!!!.... Non mais c'est quoi ce site ? On est là pour chuchoter susurrer tâtonner par claviers interposés et puis sélectionner sur fiche technique nos affinités communes.... fébrilement ...celui-ci , non, celui-là.... Dessous, plus bas j'entend des rires étouffés, des grands éclats, des tac tac tac tac tac.... pffffffffffffff Je regarde d'où ça vient et voilà. Je me met à lire vos commmmmmmmm ils sont faits pour être lus je le vois bien ! Y'a des tirades d'enfer, de la crituque polituque -je la laisse celle-là à m'plait. J'ai lu les débuts d'une actrice future journaliste du Vendée Globe, des textes touchants, vu une boutique des coeurs ( j'ai oublié de demander si y'en avait un avec du poil autour -je cherche coeur de lion !), Dimanche matin j'ai failli être malade sur des mirages et des lignes qui se croisaient. J'ai acheté le dernier Arthur H et le Djian............ Et pour répondre dans les temps faut s'accrocher... Y'a du répondant. C'est pas facile d'en placer une :-)))) Vous pouvez m'dire à quelle heure sortent les fournées ? Parce qu'avant je voudrais juste aller chercher du pain promener le chien aller au toilette prendre une bouteille d'eau ou autres selon l'heure sortir le dico mettre mon 2e ordi sur you tube me maquiller et mettre du parfum... D'attaque quoi ! L'autre jour j'avais fait un beau petit comm "sur les épaules de Darwin" (j'adore) et plouf, rien, est disparu dans les méandres de l'informatique... Et comme une bleue je l'avais écris directe sans copie. Sur le coup, ça m'a dépitée... Mais je m'y reprendrai. Au plaisir les PCCistes

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    J'ai relu et copié chacun de vos messages puis j'ai parcouru les miens et me voilà chahuté par la tentation térébrante de vous poser toute une kyrielle de questions mais comment les formuler, les écrire en les ciselant au mieux afin qu'elles n'aillent pas manquer leurs cibles? Je repense à l'un de vos messages à propos de votre écriture: "Je la voudrais vivante, avec toutes les imperfections de la vie. Pas glacée comme le papier, pas lisse comme la peau de marbre d'une statue.C'est un long combat que d'échapper à l'amidon des mots." N'avez-vous jamais expérimenté d'autres niveaux de langue, d'autres écritures?... Depuis l'adolescence, je crois bien n'avoir jamais cessé de chercher non pas une mais des écritures afin de pouvoir m'exprimer en étant au plus proche d'un vécu instantané... Association d'idées: trouver une écriture du jour, une écriture fraîche comme le sont les fruits et légumes venant d'être cueillis ou récoltés... Casser l'amidon... Atomiser le figé, le pétrifié... Briser pas à pas la guangue qui enserre et étouffe l'enfoui. Cela ne va pas sans un danger majeur: l'isolement, la rupture avec celles et ceux qui fortifient leurs remparts et défenses...

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    Lamentable cette bataille de chiffonier des François !!!!! Elle me réjouis en partie (le FN) lorgne sur une scicion ou bien un éclatement révéléteur de deux hommes politique, Jean François Copé et François Fillon dont il s'agit et que tout oppose, trait de caractère et leur alter-égo révélateur des discordes au sein de leur partie politique de l'UMP ! Monsieur Copé ayant trouvé sa ligne de bonne conduite (pactiser avec le FN) par hypocrisie et fébrilité, l'appanache de certains grands hommes politique en soulignant l'un des faits divers, allusion aux pains au chocolat soustrait au "bon" blanc par le "méchant" Musulman pratiquant le Ramadan !!! .....Cette anecdote idiote, m'amène à conclure que cet homme politique en occurence Monsieur Copé, qui possède un Q I, le triple AAA n'est pas loin, en lachant les Dom-Tom qui n'ont aucune importance à ses yeux !!!.....Quand à Monsieur Fillon, ancien premier ministre de l'ancien président Français qui a un rendez avec la justice ce jeudi 22 novembre 2012,est l'ombre de celui-ci, l'ombre se rebelle-t-elle ?....Il y a la gauche "molle" mais à mon point de vu au sujet de Monsieur Fillion qui incarne la droite "molle" donne cette image malgré son engagement sportif extrême dans les courses automobile de vitesse ! Alter-égo introvertie Monsieur Fllon ou bien piqué au vif, je pencherais pour celle-ci ? Bref lamentable aux yeux des adhérants et sympathisants de l'UMP mais aussi aux yeux du monde "civilisé" et surtout des pays émergeants qui doivent assister à un gag ou une nouvelle comédie Théatrale de ce grand pays qu'est la France ! François ou François, blanc bonnet, bonnet blanc, rien à foutre de leur querelle sauf que certains de leur adhérant ou sympathisant iront vers l'UDI partie centriste de Borloo sinon ce qui est le plus probable vers le FN, Marine le Pen, se frotte (si pique) les mains et ça c'est pas bon pour les "pains" aux chocolat !!! PS: En tout cas suite au prochain épisode tv !

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    Je suis une jeune femme de quarante ans d’origine martiniquaise. Je suis plutôt jolie et intelligente et j’ai réussi avec succès le début d’une carrière de journaliste dans l’audiovisuel. Je suis devenue une journaliste politique réputée dans deux chaînes de télévision, d’abord en présentant Soir 3 sur France 3 puis en sévissant sur iTélé, et j’ai pu ainsi rencontrer de nombreux hommes politiques parfois très attirants. En début 2010, j’ai annoncé ma liaison amoureuse avec un de mes clients, un moderniste de l’opposition contre le cumul mais qui était député et président d’un conseil général depuis 2008. Cela ne m’a pas empêché de continuer à progresser dans ma carrière et j’ai été embauché par le directeur de France Inter pour m’occuper de la matinale façon internationale en septembre de la même année. Lorsque mon Nono chéri s’est déclaré candidat à la présélection naturelle de la rose qu’il a lui-même organisée, on m’a mis dehors de la télévision et de la radio mais heureusement, en gardant mon salaire. On m’avait juste demandé de rester un peu discrète pour ne pas faire comme d’autres couples célèbres (au moins trois) où la femme journaliste (c’est toujours la femme) invitait dans son émission télévisée l’homme ministre. J’ai réussi néanmoins à revenir dans la vitrine médiatique en étant chargée de chroniquer chez Ruquier le samedi soir à partir de septembre 2011. Avec la forte audience et l’intensité des projecteurs, j’ai commencé à avoir la grosse tête et je suis devenue très fière de moi. Mais ce n’est pas de chance, mon Nono chéri a gagné l’élection présidentielle et est devienu un très important ministre du gouvernement en mai 2012. France Inter et France 2 m’ont alors renvoyée dans mes petits fours en attendant que mon compagnon se fît dégommer par les siens. Alors, vous comprendrez pourquoi j’ai choisi le dimanche 18 novembre 2012 vers vingt heures dix pour annoncer ma rupture avec Nono chéri. Je ne pouvais pas choisir mieux : toutes les télévisions de France étaient en transe pour le choix du futur Président (dans quatre ans et demi) et j’ai réussi mon coup beaucoup mieux que prévu. C’est devenu une info internationale, qui est passée bien avant les vingt-neuf morts de Gaza ou même avant les trente seins nus à la manifestation de cathos intégristes dont les images appétissantes permettaient aux téléspectateurs honnêtes de se rincer un peu l’œil sur fond de fabiuseries (alors celui-là, vraiment, il a vieilli !). Je me suis rendu compte que mes confrères considéraient que les informations sur leur propre monde était bien plus nécessaires que sur la détresse humaine. Je sais que ma vie privée ne regarde personne (et sûrement pas vous, lecteurs voyeurs) mais j’avais besoin de bien le dire au monde entier afin de poursuivre la phase ascendante de ma carrière, car vous avouerez que ce n’est pas rigolo de moisir à la direction des Inrockuptibles et que maintenant que je suis dans le groupe du jeune banquier millionnaire socialiste, je vais pouvoir peut-être conquérir Le Monde… Heureusement, Nono ne m’en veut pas. Il venait de fêter ses cinquante ans mais je ne lui en veux pas non plus. De toute façon, nous nous voyons toujours. Nous retrouvons même nos premiers émois de l’adolescence. Maintenant, nous couchons en cachette…

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    Un bus vient de sauter à Tel Aviv...Pas loin d'où tu vis , Menahem Je t 'imagine ,tremblant pour les tiens, te ruer malgré ton grand age ,vers le téléphone Essayer des les joindre... Leur parler , enfin ...Ils sont sains et saufs Rassuré , encore tremblant et épuisé, tu t'effondres dans un fauteuil Tu penses au chagrin de ceux qui ont perdu un proche,en ce nouveau jour de désespoir Et toi qui n'es pas croyant.Toi qui ne l'a plus jamais été après la Shoah A toi,l'incroyant , monte aux lèvres en hébreu, le kaddish, la prière des morts Chant pour te consoler. Pour te dire que cela finira bien un jour toutes ces atrocités Tu as vécu 85 ans , Menahem, et combien d'années de malheur as tu du supporter? Tu croyais tellement fort que ce serait fini ,en venant vivre ici... Menahem,je t ai rencontre voilà une dizaine d'années à Saint Martin Vesubie Tu étais venu d'Israël avec ton petit fils ,refaire la marche d'exode que tu avais accomplie à seize ans pour fuir les nazis qui allaient venir vider le petit village  de ses indésirables occupants ,les juifs assignés à résidence, dans ce bourg des alpes maritimes Tous les ans une marche est organisée à Saint Martin Vésubie en commémoration de cette marche terrible, qu'accomplirent les juifs ,les 8 et 9 septembre 1943. Tu étais venu d'Israël pour marcher à nouveau dans la montagne, refaire le chemin de la mémoire,vers le Col de Fenestre. Durant la Seconde Guerre mondiale les Alpes-Maritimes sont occupées par l'armée Italienne Les autorités Italiennes sont magnanimes et la zone d’occupation italienne est devenue un refuge pour des milliers de Juifs. Saint-Martin-Vésubie ,peuplé à l'époque de 1650 habitants, abrite 1200 juifs. Après l’armistice signée par l'Italie en septembre 1943, les allemands se ruent vers ces zones protegées et un millier des Juifs de Saint-Martin-Vésubie doit gravir la montagne pour se sauver en Italie. Les Juifs qui sont restés à Saint-Martin-Vésubie ont été arrêtés et déportés à Auschwitz. Jean Marie Le Clézio le raconte dans son livre Étoile errante  Femmes, enfants, personnes âgées...Terrible dénivelé, dur trop dur Beaucoup sont restés sur le chemin escarpé. Haletants,  épuisés , résignés. Les bourreaux les ont cueillis , trainés , emprisonnés, déportés, exterminés Toi, tu es passé de l'autre côté de la montagne en Italie, mais la souricière nazie s'est refermée sur vous. Ils vous attendaient patiemment en bas.... Ils vous ont incarcérés, dans l'attente d' un convoi disponible pour les camps Je ne me souviens plus comment ,mais tu as pu par miracle ,t évader Tu m as raconté ,avoir erré longtemps, affamé, mourant de peur d'être repris Cela t'a te gardé vivant. tu as survécu, Menahem. Je t'ai demandé... Qu'as tu voulu faire à la fin de la guerre? Tu n'avais plus personne...Famille , exterminée, réduite en cendre Tu m'as répondu...Partir , Aller en Israël Quitter cette Europe ou sévit la haine de miens ...Partir , me reconstruire là bas Construire...Oui essayer Je suis allée en Israël il y a trois ans J'ai passé le mur à pied vers la Palestine. j'ai vu comment les gens vivaient. J'ai parlé , chanté , ri avec des Palestiniens, aussi Sami chauffeur de taxi Palestinien , me conduisant au mont des oliviers me disait beaucoup ici ne souhaitent que vivre , élever leurs enfants et travailler en paix . Israéliens et Palestiniens L'entêtement , l'orgueil des gouvernants, et le fanatisme s'y opposent encore et toujours Puisse la terre commune de Menahem et de Sami être un jour délivrée de la haine et de l'intolérance Puissent ces deux peuples vivre en paix ,ils ont chacun trop souffert .C'en est assez!

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    Si tu veux comprendre les etats unis regarde "forestgump" ; lje n ai jamais vu un scenario aussi simple avec autant de bons sentiments ; je m explique : une personne assi sur un banc, raconte l histoire des etats unis et participe a tout avec un regard d enfant avec toutes ses qualites à fleur de peau sans jugement et c ca qui est beau dans ce film ; mais peut etre qu heureusement que c l histoire des etats unis parce que les americains n ont pas d histoire... mais forestgump a raison "la vie c comme une boite de chocolat ca depend sur quoi on tombe" et moi je me plains pas car vous etes toujours la

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    Le chemin serpentait en chaotiques ondulations. D’autres chemins, certains descendus du nord, d’autres se pressant vers le sud, le croisaient. Des routes, sorties de nulle part, vertigineuses, chargées de temps paradoxaux, s’affairaient là. Les unes porteuses de passé, les autres de futur.... Elles convergeaient dans le désordre et le bruit, et s’attardaient un peu, parallèles pour un instant, divergentes un peu plus loin.... Réseau serré de fines veines bleues qui couraient sous et sur la terre...Le monde s’était quadrillé. Nos pas, dans des allées parfaitement symétriques, suivaient d’abord une ligne droite, puis pénétraient enfin dans un cercle qui lentement sur nous se refermait. Au bout de nos doigts tendus, fouillant, comme des yeux vides, une mer sans balises, rien d’autre qu’une frontière, un barrage, une impasse. Dans ce petit périmètre clos, nous déambulions aveuglés par une brume dense, en évitant de trop nous heurter, de nous cogner aux murs lépreux, de nous déchirer aux barbelés, de nous faire prendre au piège d’une morne prison, ... de nous perdre dans des déserts accablants ... Nous marchions en silence. Sans boussole ni sextant. Sous un ciel bas qui pesait sur nos fronts. Nous traversions des villes obscures, peuplées de fantômes, d’ombres grimaçantes et de cris de chouettes. Parfois cependant, au détour d'un sentier plus amène, de ces brouillards épais, émergeaient en riant quelques silhouettes folles et dansantes, légères et un peu ivres. A voir s’agiter joyeuses ces figures en couleur, au milieu de la nuit, nous étions certains désormais que cette errance folle avait un sens. Et qu’elle valait la peine ....

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    Il s'était senti dépassé, dépecé, inhibé dans cet échange...ça servait à quoi...c'était amer : je t'aime...est ce qu'on peut encore savoir ce que c'est? La haine : les hyènes hurlantes et ricanantes ...les museler, les attraper, les réduire au silence, les promener en laisse..... Cher Ami, un jour vous cesserez de recevoir mes messages, c'est que mon coeur aura rendu l'âme. Valparaiso Un bout de la nuit, c'était au bout de la route, il le savait, l'avait toujours su, avait attendu....il se demandait quand ce serait enfin terminé. Il s'était affalé dans un bar hors du temps avec ses banquettes de cuir brun usées de l'usure du temps...les hauts dossiers garantissaient un semblant de Privacy / tiens, il l'avait pensé en anglais...tout était sombre à l'intérieur, rien ne devait avoir changé depuis le siècle dernier, c'est du moins ce qui lui venait à l'esprit...au mur, punaisées quelques photos de politiques et de célébritées, chiures de mouches aussi.... Une odeur indéfinissable de sciure et de bière, de tabac froid... Il y eut dans sa mémoire brusquement ce flash back des semaines passées , celles qui avaient précédé son brusque départ : l'Aveu avait poussé la porte, et s'insinuait tel une marée de boue qu'il avait eu du mal à contenir...les détails foisonnaient jusqu'à l'écoeurement...il s'était appuyé au mur froid de sa chambre pour faire barrage à cette douleur pregnante qui s'insinuait dans sa chair comme un coup de rasoir dont il ne reste que la chaleur cuisante...il avait cru un instant voir son sang couler a terre, la flaque s'étaler , ses bords bien définis en une marée qui étouffait sa gorge...Clémence et Tempérence n'étaient pas là, il avait foncé sur la bouteille de Bourbon, une belle anesthésie de façade.... Derrière l'Aveu, il y avait la souffrance, l'incrédulité, les questions....son corps s'était recroquevillé dans un coin, tout heurtait surtout les articulations et les phalanges...mal partout! froidement, il analysait et ressentait les désagréments de son corps...il subissait sans rien pouvoir stopper. La porte était ouverte maintenant et la Haine entra : elle était belle, brulante et droite, sûre de son pouvoir, elle prenait tout l'espace...son doigt s'était insinué en lui jusqu'au coeur y plantant un ongle long et acéré...il était pris, happé, subjugué, inconsistant et si faible....elle prenait possession de sa bouche, de ses lèvres, le souffle court, il perdait les mots...elle était brulante et tentante..un emmêlement sans fin... Il avait ouvert la fenêtre sur la rue Paradis, comme il y avait si longtemps ou un jour de petit matin bleu et froid de l'hiver, il avait ressenti La Liberté...un café, une cigarette à la menthe, un refrain des Bee Gees.... Il regarda son verre vide, aperçu dans le reflet terni du miroir suranné l'arrête dure de sa pomette et se dit que demain, il prendrait peut-être la route 40 pour tâcher de remonter..... Pardon Amis lecteurs, c'est la première fois que j'écris au masculin..............N. Amis

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  • 11/18/12--10:59: Pour pleurer... par Kvinne
  • Le désert est la plage d'un océan géant ,d'une mer dormeuse ,du Bassin Levantin. Il parait à ce qu'il parait.Mentionné dans 3 des douze tablettes de l'Epopée de Gilgamesh . Je me couche sur le sable brûlant ,charmée par Khalil Gibran . J'attendrai pas l'hiver dans ce pays sombre pour pleurer.Je m'installe en Sahara ,couchage sous étoiles . Mon ami ( je sais pas ce qu'on est en effet ) ,m'appelle Bonjour rêveuse . Oui,je suis rêveuse et dormeuse à un point critique. Il dénonce les vices des gens ,c'est ce qu'il fait. Si rêver c'est vicieux ... Mais lui alors? Un braqueur de petites femmes aux yeux de chocolat qui vendent leur charme sur internet sous le nom Meringue . Il me harcèle avec sa philosophie bouddhiste il élève des fleurs carnivores et des corbeaux il cultive des fraises pour ses desserts et roule la langue dans la tarte aux fraises il est le président du fan club d'Obama . Hier,je n'ai pas dormi de la nuit ,je suis sortie me promener .Il était derrière la fenêtre de son salon ,comme un fantôme ,quand je suis rentrée au petit matin.On n'habite pas le même immeuble ,même pas la même ville mais parfois j'oublie . La journée,il se précipite derrière un arbre et m'espionne . M'aime t-il? Mais dans la vraie vie (pas celle de fantôme ,les fantômes me nuisent ,pourtant j'ai des échanges avec eux pour faire passer le temps ) , alors dans sa vraie vie il emporte l'air fantomatique mais les ailes repliées . Enfin, si on ose appeler ça une vie .

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    Soror, Tu m'embrouilles avec tes confusions et tes "mouillements de l'âme", comme disait Barthes. Je veux/Je ne veux plus. Je sais/Je ne sais plus. A moins que/ Mais peut-être que. Le désir, "nostalgie de l'étoile". Le désir "nostalgie désespérée". Pour exister, tu ne cesses de te mettre en grand tremblement et de tout conjuguer au présent tragique. Perdition, gouffre, déchirure, sans ces grands dangers à portée de vie, tu es persuadée de ne pas être dans la vérité. "Nous n'avons pour pire ennemi que nous-même" est un truisme et triturer l'égocosme avec une complaisance grandiloquente fait perdre tout sens des simples réalités de l'ici, là et maintenant. Les splendeurs de l'emphase m'emmerdent, c'est de la verroterie, de la pacotille pour nombrils en mal d'identité. Leurs clinquants scintillements ne font qu'obscurcir l'esprit et entretenir son insécurité et ses affres. J'ai fait un long et tortueux chemin avant de réussir à me débarrasser de ces oripeaux dont je m'affublais pour donner aux pensées qui m'occupaient une importance pourtant à jamais illusoire. Sur ces pas là, p'tite soeur, je ne reviendrai pas et jamais plus je ne me nimberais de cet "éclat bleu des diamants célestes" si cher à tes pupilles égarées. "Tes mots me bousculent et violentent comme personne n'a jamais su ou osé le faire. Ne change rien!" m'écrivais-tu par un matin pluvieux. Tu le vois, je n'ai en rien changé, ni pour te plaire, ni pour te déplaire. Je t'ai obéis, enfin, et je terminerais volontiers par un "Sourions!" Mais...

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    Il semble que les fleurs sur les eaux endormies, Flottent à l’unisson du silence allongé, Que les ajoncs épars - un crapaud a plongé -, Sirotent les reflets changeants des accalmies. Il semble qu’on entend, du vent, les chuchotis, Quand les tiges ; roseaux et les vasques ; bougies, Sur le calme miroir aux feuilles élargies, Bercent sans fin - le temps - au gré des clapotis. Il semble que le vert embrasse tout, s’étale, Caresse au bord du ciel, le blanc des Nymphéas, L’orange et les lotus, dansent, alinéas ; Enfants, au creux des nids, leur ronde végétale. Il semble que du fond, des linges et des draps Baillent et que leurs plis reposent sur les berges. Que dans le soir fané, se balancent des cierges Nimbés du bleu des nuits, des jaunes des cédrats.

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  • 11/24/12--06:43: Eveil par Art Kustal
  • Eveil Je retire un à un les pétales d'un pamplemousse Rose J'ai dessiné à la lame des latitudes Un équateur Des tropiques Des méridiens Des longitudes approximatives Je crée des origines A la Courbet ! Mes doigts grippent l'écorce J'écale ! Hors zeste Je crée deux hémisphères L'un est L'autre ouest ... J'émonde les tissus blancs La chair rosie s'étendre à la paume Mes ongles tremblent à peler la petite membrane Reste une pellicule Que j'écorche parfois La pulpe apparaît en larmes translucides Les chairs ont une blessure J'y pose la langue ! Acidité Des lèvres doubles d'une blonde Mes incisives s'y meuvent , délicates ! J'y croque A peine Une perle Un petit bouton érectile D'où source un ru qui m'inonde les papilles Un peu âpre Un peu sucré ... Mes lévres ont des gerçures Que mes glandes salivaires ne peuvent cicatriser Vite , un grand mangement De tartines beurrées De marmelade d'oranges et d'un peu de café ! J'ai faillit m'égarer ... Art Kustal

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    Courir, courir... pour qui, pour quoi, pour le défi, pour moi, pour le fun, pour la gloire, courir, courir, juste courir... Courir, tout court! Courir pour s'enfuir ou pour rattraper, pour l'espoir ou par désespoir, courir après les gens, après le temps, après la lune, une utopie? Une suite, une poursuite, une course poursuite, ah nous y sommes! Courir, courir... pour ne pas être en retard, pour attraper un train, courir pour fuir, échapper au quotidien. Non, ça c'est pour les citadins, pendez-les haut et court! Cours, Forrest, cours! Courir à travers champs, à perdre haleine, courir à toutes jambes, comme une dératée, course effrénée, toujours pressée entre rêve et réalité, Courir comme le lièvre - non, moi c'est la tortue! "- dit jolie tortue impromptue, l'air abattu et têtue fourbue tu seras, et courbatue!" Je cours, tu cours, il court, nous courons, vous courez, elles courent… Oui, elles courent "La Féminine", course folle, elles sont folles, mais où vont elles? Courir pardi! Phénomène courant? c'est selon! Cheval de course, cheval de course, cheval de course, course, course… Course à pied, course à pied, course à pied, pied, pied. Pied à terre…. terre de feu ou terre à terre, Courir... en courant, chaussures volantes, collant... très collant, tee-shirt respirant… et un dossard: ça alors! Cette manie d'étiqueter les gens! Un contre-la-montre? En bout de course à mi-course... Déjà? En fin de course, au pas de course... Chrono! Ne pas s'arrêter en pleine course. Tiens!? Et mes courses?...Laisse courir! C'est bon, je suis dans la course sans flâner, sans lanterner, sans traîner, -Tu fais la course? -Par les temps qui courent? Se lancer, s'engager, s'entraîner, marche à pied: pléonasme! Moi je joue, je mise, je parie. Zut! Je vais être à la traine, Pfff! On me file le train… Course à pied, course hippique, athlétique et cycliste (ah non pas encore!) J'inspire, j'expire…1, 4, 12… J'ai la tête qui tourne…. Course des nuages, des jours, du temps, l'air du temps, tant et si bien, bientôt haletant, mention très bien, bien à vous! Vous n'aurez pas l'Alsace-Lorraine! Reine d'Angleterre! Terre d'asile, asile de fou, puis c'est tout... Paire de chaussures, sûre de soi, soi-disant, sans façons, façon de parler... Ma tête va exploser! Vite, où est l'arrivée? Courage, je suis fatiguée, épuisée - vannée, vidée - lessivée Je glousse, je tousse, je pousse à la rescousse, la frousse! Et oui, c'est une course! Concurrents, étapes, résultats, Jogging, footing, running, Cross, trail, challenge Sprint! Scratch! (vous y comprenez quelque chose vous?) -T'as gratté? Ah ça!? ça commence à me courir!!

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    Tout ce qui résume l'humanité est surhumain.Page 466du livre.Résumé ce roman ne l'est pas moins ainsi que cette année , an 2 de la République.93 c'est le souffle et la fièvre de la révolution qui s'empare de la France ;c'est surtout la guerre civile et son cortège de massacres d'innocents .Dans ce qu'il convient de qualifier de chef d'oeuvre, Hugo nous ressert et c'est avec plaisir ces thèmes favoris , l'enfance .Ici comme dans ses autres romans elle est ballotée et sans défense et bien evidemment la Nature ,omniprésente qui fait figure de personnage à part entière.Les hommes passent , la nature demeure , privilège de l'age .Debout toujours ,elle se tient altière quand les constructions humaines tombent en ruine. la tour Gauvain n'est plus qu'un vestige de l'ancien régime , comment ne pas y voir le symbole de la royauté qui fait place à la Républque triomphante qu'incarne Gauvin ,un noble converti aux idées de la révolution qui livre un duel fratricide avec son grand oncle le marquis de Lantenac ,incarnation de la royauté. Entre ces deux personnages s'interpose Cimourdain pretre en rupture de robe , il incarne la République implacable.Unique personnage féminin(la nature n'a pas de sexe) Michelle fléchard est une paysanne dont les enfants ont étè enlevés par les troupes royalistes . Cette femme c'est la france qui tombe et se relève , c'est surtout la mère , le symbole de la maternité. Elle est présentée d'emblée dans le roman donnant le sein à son fils.C'est aussi l'image de la douleur , une douleur qui enfante.De la République peut etre. Des personnages secondaire s'invitent dans ce roman , ils ont pour nom: Danton, Robespierre,Marat. Hugo écoute et regarde par le trou de la serrure ces trois monstre qui débattent du destin de la France . Jean d'Ormesson le plus médiatique de nos académiciens s'est livré dans un opuscule parut récemment à une tentative de restitution d'un dialogue entre Napoléon et JJ Régis de Cambacéres second consul. Il serait amusant de comparer les deux auteurs dans leur tentative de nous faire parvenir les mots de ces illustres personnages. 93, un roman qui tranche...et qui fera peut etre écho à 2013 an 2 de la révolution Arabe dite de Jasmin ou encore de révolution 2.0. Ainsi j'achève ce commentaire sur une réfèrence actuelle , Que 93 nous aide à appréhender la complèxité inhèrente à toute révolution. Ceci est un commentaire purement subjectif , soyez donc indulgent à l'endroit d'un lecteur que le style Hugolien a subjugué....

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    Parfois, le playboy de profession qui aime les filles de chez Castel traverse un trou d’air fatal, une mauvaise passe, il encaisse un putain d’uppercut dans le plexus solaire. Tu ne l’as pas forcément vu venir ; le râteau sait se montrer sournois. « Finally facing my Waterloo », te dis-tu, repensant aux deux icônes suédoises des 70’s qui ont bercé les prémisses de ta puberté. Sur ta gueule de vaincu, tu sens la pluie comme un été anglais… sans même entendre les notes d’une chanson lointaine, pour compenser. Tout devient gris. A l’heure où, ton verre moribond à la main, tu embrasses d’un regard hautain la morne plaine qui t’entoure, avant de te réfugier aux chiottes boire ta honte, tu essaies de comprendre les ressorts de la tragédie qui vient de se jouer. Sans doute pas nécessaire de chercher trop loin : le râteau prospère dans quelques cas d’espèces aussi ancestraux que le brame. - Tu t’es vu trop beau… Tu t’es laissé enivrer par une cote de popularité trop systématiquement favorable et c’est l’emballement funeste : tu te mets soudain à convoiter un poste pour lequel tu es dramatiquement sous-qualifié. L’accident bête, quoi. Impardonnable, tu as négligé l’une des maximes inviolables de ta confrérie : ne jamais oublier qu’on est toujours le con et / ou le moche de quelqu’un. Eh ouais, ce soir c’était toi, le bourricot lourdingue qui indisposait Svetlana, son double mètre de cuisses et son poitrail conquérant. - T’ as perdu l’instinct, le flair, l’œil du Tigre. T’as oublié tes fondamentaux, comme de muscler ton jeu dans le « money time »… Les soirs comme ça, tu te ferais étendre même pour un emploi de vigile au Super U de Lamotte-Beuvron. Rien d’autre à faire que le dos rond en attendant que ça passe. - « T’es mignon, t’es sympa… mais tu m’as pas vraiment l’air sincère !». Quand Agathe, Elodie ou Frédégonde te balance, tout doucement, cette crucifixion sommaire à deux centimètres du visage, en suçotant la paille de son whisky-Coca dans un nuage de Dolce&Gabana, t’as beau lui répondre que siiii, t’es OK, t’es bath, t’es in…, faut te rendre à l’évidence, mon vieux : ton pedigree de coyote commence à te précéder, t’es concrètement carbonisé sur ton aire de jeu, bref, va falloir songer à changer de crémerie, au moins provisoirement. - Là où ça devient positivement cruel, c’est lorsqu’on sombre à pieds joints dans l’inconcevable. Tout se passait pour le mieux, comme dans ces films de Lelouch où tout le monde finit toujours par se monter dessus comme des cafards. Elle t’a bombardé d’œillades sans équivoque, tu t’es retrouvé une demi douzaine de fois avec ses attributs mammaires échoués sur ton avant-bras et ta main fermement arrimée au creux de ses reins. T’as même réussi à la coincer pour un duo torride et endiablé sur Sheila et Nino Ferrer. Des trucs qui pardonnent pas, en temps normal… Et puis vlan ! promo sur les râteaux… Tout ça parce que cette aimable petite conne est mariée, qu’elle n’en finit pas de pleurer un surfeur bas du front parti explorer les contrées sauvages de l’étang de Moncontour… ou tout simplement parce qu’elle a eu un vague instant de lucidité… Comme dans toute situation critique à haut potentiel d’humiliation, l’essentiel est de soigner sa sortie avec un minimum de casse et, surtout, sans insulter l’avenir. Faut bien vivre, hein… A partir de là, t’as le choix entre différents partis-pris comportementaux : - « Avec les filles j’ai un succès fou ». Le plus classique, la valeur sûre. Tu dégaines tes gants blancs, c’est ton style, et ton meilleur sourire de beau joueur. Une panoplie de flegme blasé indiquant clairement qu’elle ne sait pas ce qu’elle perd, l’inconsciente créature… que tu en as vues et verras d’autres. Elle reviendra…, ou peut-être qu’elle te téléphonera. Si ce n’est pas elle, c’en sera une autre… Et pourquoi pas sa copine qui, réajustant subrepticement son soutien-gorge, te fait vaguement comprendre que la nuit sera encore longue… - « L’été s’ra chaud, dans les T-shirts dans les maillots ». OK, le printemps pue la défaite, mais demain est un autre jour. D’ici quelques semaines, ce sera Monaco, 28 degrés à l’ombre, mes mains brûlent ta peau et tes lèvres ont le goût d’un fruit sauvage. Tu materas pépère les filles qui marchent sur la plage, la poitrine gonflée par leur envie de vivre. Brutalement rasséréné par ces perspectives de gloire pelvienne en devenir, tu te ressers un double Jack-Perrier histoire de célébrer le retour de ta bonne humeur. Fais juste un peu gaffe à la bouée que tu es en train d’enfanter, à force d’usiner du Red Label durant tout l’hiver ; ça pourrait plomber ta parade d’été. - « Moi je veux mourir, fusillé de lasers devant une salle comble ». Le plus douloureux, avec les râteaux, c’est d’amortir le premier, après tout. Tant qu’à déglutir une poutre, autant soigner le mal par le mal en chargeant sabre au clair dans le poulailler ! Non seulement ça ne manque pas de panache, mais en ratissant bien large, ça peut finir par porter ses fruits…, à condition de pas être trop regardant sur le contrôle qualité. Evidemment, ça va te coûter une bouteille de vodka supplémentaire, pour bien consolider ton anesthésie générale au ridicule. - « Aaah laaa saaa-lope, va laver ton cul malpropre, car il n’est pas propre tire-lire.. ». Tsss, tsss… ça c’est tout de même à éviter… Certes, ça soulage sur le moment. Un peu comme si tu pissais, pour de vrai, sur les pompes du flicard borné qui persiste à t’allumer en double file quand tu sors de chez toi, hors d’haleine, cramoisi et une commode Louis XV sous le bras. Mais c’est rarement constructif, sur la durée…. surtout s’il y a beaucoup de témoins… - La thérapie idéale, c’est lorsque, sortie de nulle part, Kate Bush en personne vient soudainement te souffler « Don’t give up, you’re not the only one » dans le creux de l’oreille. T’as aussi la variante où Sade Adu enjambe le bar pour te susurrer, avec cette voix venue d’un autre monde, « I will be your friend, I’m here to make you smile »… Ou encore Winona Ryder choisissant d’oublier ce vieux beau de Dracula dans ton saloon, pour l’éternité et quelques heures. Mais bon, soyons honnêtes, ça ressemble plutôt au rêve que tu façonneras le lendemain matin, dans un demi sommeil où le supplice crânien le disputera aux aigreurs d’estomac... Bercé, pour la circonstance, par la mélopée réparatrice d'un Tricky ou d'un Craig Armstrong, ces stars d'un jour qui savaient si bien magnifier la voix doucement envoûtante des femmes et forment désormais la BO magique des lendemains cruels. « Such a shame… » - Talk Talk http://www.youtube.com/watch?v=zbZ9uCQW1Hk&feature=list_other&playnext=1&list=AL94UKMTqg-9BuJdx0CA2gaOmN6P5FB4Ov « Détective » - G. Presgurvic http://www.youtube.com/watch?v=NnkqNQ3BPDM&feature « Les playboys » - Dutronc http://www.youtube.com/watch?v=RoqM_nN0vt4&feature « Waterloo » - ABBA http://www.youtube.com/watch?v=3FsVeMz1F5c&feature « Fade to grey » - Visage http://www.youtube.com/watch?v=lp5o75ayU8k&feature « Eye of the tiger » - Survivor http://www.youtube.com/watch?v=VgSMxY6asoE&feature « T’es Ok” – Ottawan http://www.youtube.com/watch?v=8kAZ3EtQ9ew&feature « Les rois mages » - Sheila http://www.youtube.com/watch?v=vR1hHnRxhDY&feature « Les cornichons » - Nino Ferrer http://www.youtube.com/watch?v=f6sPrpEJfEk&feature « Succès fou » - Christophe http://www.youtube.com/watch?v=SbpVQtN7AQI&feature « L’été s’ra chaud » - Charden http://www.youtube.com/watch?v=RBRGiqeB2NA&feature « J’aime regarder les filles » - Patrick Coutin http://www.youtube.com/watch?v=qv-vEtTks40&feature « 28 degrés à l’ombre » - JF Maurice http://www.youtube.com/watch?v=-oI0x7JvudA&feature « Mourir sur scène » - Dalida http://www.youtube.com/watch?v=e-FfRmRjXZY « Don’t give up » - Kate Bush & Peter Gabriel http://www.youtube.com/watch?v=uiCRZLr9oRw&feature “I will be your friend” – Sade http://www.youtube.com/watch?v=MU6GdcbzJx4&feature “Dracula” – Annie Lennox http://www.youtube.com/watch?v=HMaZa1rR6fI&feature “This love” – Craig Armstrong http://www.youtube.com/watch?v=URvC-7lcrvI “Overcome” – Tricky http://www.youtube.com/watch?v=I73aqjm-XXA

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