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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    Je me suis vu sortir, et j’ai attendu que quelque chose se passe. J’ai attendu et j'ai écrit le fait d'attendre ; d'attendre mon bon vouloir, ma réapparition, la gueule enfarinée... Ou bien ma disparition, définitive si possible, ça m'aurait fait des vacances d’un nouveau genre, plus appréciées, plus reposantes. Alors, pour la première fois j’ai cru écrire quelque chose de vraiment personnel. J'ai cru écrire quelque chose de personnel, c'est à dire précisément le fait de m’attendre moi-même et je pensais qu'il était suffisant de noter « je » ou de dire « moi » une seule fois pour sembler dire de mon intimité. C’est pourquoi je raye tout ça d'une épaisse trace de marqueur, puisque rien n’est intime pour qui s’observe de cette façon. A force de m’attendre, j’ai fini par m’utiliser comme exutoire, me prenant pour seul objet de défoulement. Je me suis amusé à me dessiner dans toute ma vérité, à me raffiner à la sanguine. Je me suis découvert de nouvelles platitudes, de nouvelles absences d’ombre, des lignes faciles, des creux insoupçonnés. Puis j’ai relu ce que j’avais écrit de moi-même, j'ai relu pour y trouver quelque chose de fort et d'indéniablement caractéristique, ce qui m'a contraint, par devoir envers les sciences humaines, à raffiner encore plus la mise en forme de mes contours. Comme j'étais sorti depuis longtemps et que je n'y trouvais là qu'une défroque relativement inconsistante, je fus pris finalement d’un rire si considérable, si démesuré, que mon état physique en a été altéré plusieurs minutes. Je me suis lu et j’ai vu mes lubies, mes accès d’authenticité infantile, mes tournures qui semblent supplier la sympathie - une façon faussement naïve de jouer à l’amuseur public, mon semblant d’érudition décontractée, de « bon aloi », bref toutes ces sécrétions de vermine qui peuvent me donner la nausée et parfois l’irrépressible envie d’écraser à pleines mains mon insupportable face de courge. Je me suis lu et j’ai pu me confirmer à moi-même avec une satisfaction béate, que je n'étais qu’un petit fonctionnaire, oui, un tout petit fonctionnaire de l’existence. Je me suis vu sortir, et j’ai attendu que quelque chose se passe. J’ai attendu et j'ai écrit le fait de m'attendre. Rien n’est gratuit. Pour qui s’observe s’absenter de lui-même, tout se paye au prix fort.

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    Un tout petit temps juste le temps de prendre le temps, recoudre un bouton d’ambre à la manchette de l’avenir, écrire sur l’enveloppe à l’adresse des dates indéfinies, voir s’épanouir ce feu d’allumette sur une cigarette, une ride sur l’eau du lac avant que le mal attaque, un geste sûr et lent devant le levant, voir naître l’oiseau mourir la rémige dans le coin du ciel. regarder mourir une bougie naître le jour dans la fête de l'âme. Au cadran de l’héritage de ce matin, je dessine l’âme miroir de ton oeil, et le moindre sépale de la fleur. Qu’on me laisse le temps de comprendre l’amour qui me porte d’enfant que fus-je vers dernier soupir je serai. Juste le temps l’heure de la lune la minute de vérité la seconde d’une éternité cèdre, camper à la lisière d’une horloge patinée par les ans, suspendue à l’aiguille des secondes, voyager sur ce tempo poivré. un mois pour moi. deux mois de silence. trois mois de distance. cette barque sur cette mer d’huile ou dans l’oeil des tempêtes, en écoper l’eau du temps pour au large, regarder ces littoraux d’ambiguïtés, ces côtes d’aspérités, s’éloigner vos chaînes, éclater le temps : au temps y revenir -//dédié à tous ceux que j'aime--

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    — "Avec une fraise ?" — Fichtre oui, avec une fraise, c'est si gentiment proposé ! mais si j'osais... Oui, oui, ramenez votre fraise (je devine vos airs gourmands) évidemment ! Et je vous rendrai vos bécots mais si j'osais une demande... (je suis gourmande) ...avec aussi un abricot ? http://www.youtube.com/watch?v=cIy7_DRR6kg ps : pourrait pas y avoir une rubrique "poste restante" ?

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  • 12/03/12--10:16: processus vital par Elena21
  • tes yeux ne me regardent pas ils regardent la vitre qui me renvoie tes yeux en reflets interdits de longues années enroulé dans le rêve tantôt allongé tantôt à rôder aux coins des quatre pièces enfilées de notre appartement tu pleurais souvent pourtant nous allions vers l’été enfin une nuit tu voulus sortir il faisait sec étoilé presque doux des fragments de nuages rapides et colorés tissaient un quotidien où le temps semblait passer tranquillement on s’y engouffra territoire nouveau il fallut prendre un peu de hauteur et jouer avec les ombres du décor les rendre familières se remplir se remplir d’urgence une ébauche de plainte l'écriture blanche advint doucement le deuil sans mot sans cri

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    C vraiment le genre de film ou tu rentre dans l histoire ou pas ; pour ma part c en voyant ce film que g compris la duxième guerre mondiale ; j avais 15 ans et c images étaient difficile mais je crois m ont fait grandir d un seul coup ; l enfant qui refuse de grandir pour etre du coté des plus faible me parlé ; meme si je ne comprenais pas tout c ce qu on comprend inconsciement qui nous fait avancer ; g aussi compris le role des femmes qui peuvent jouer avec leur seduction et jusqu où ils peuvent aller pour sauver leur enfant ; g aussi compris la famine (la scene ou elle se gave de sardines est crue mais émouvante ; g compris aussi le mal que l on peut faire meme si notre corps eest amoindri ; et que la guerre vu par des yeux d 'enfant c toujours la guerre

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    Les femmes viennent de Vénus, les hommes de Mars a dit un vendeur de formules toutes faites. Mais d'autres viennent de beaucoup plus loin, de la planète Terre par exemple. En tout cas, ils sont morts ici dans les rues de nos villes, sur les places de nos villages, au bout des parkings, au bord des eaux froides, sous les bois. Partout où les humains sont et vont au gré des choses de la vie d'ici bas. Douce France chante la chanson, pays maudit pour les plus faibles, les plus démunis. Parce qu'en vous honorant, nous agissons aussi pour les vivants, hommage vous est rendu les morts. Michel-Ange Vincent. Le 29 juillet 2008, Clinique de la Verrière à Versailles Guillaume Tourne, 33 ans. Le 10 janvier 2010 sur une toiture à Bayonne Gabriela Walco-Belane, 54 ans. Le 11 janvier 2012 chez elle, à Strasbourg Claude Tondy, " Jack ". En janvier 2010 à Versailles Emmanuel Boyer, « Manus ». En janvier 2010 à Versailles Patrick Dabon. En 2010 à Magnanville Marek Walawender, 52 ans En décembre 2011 dans une pension de famille à Paris 10e Patinat, 71 ans. En 2012 à Nantes Vincent Legaux, 35 ans. A l'hôpital de Beauvais Cédric Bigot, 37 ans. Le 9 février 2012, chez lui à Beauvais Jacky Devaux, 63 ans. Le 15 février 2012, dans un squat à Rouen Bruno. Le 13 mars 2012, à Strasbourg Arif. Le 13 mars 2012 dans le canal, à Strasbourg Serge Caron, 53 ans. Le 21 avril 2012, à Créteil Alain Erdl, 45 à 50 ans. Le 8 mai 2012 dans un hôpital de Paris 14e Georges Anzil, 64 ans. Le 15 mai 2012 depuis peu chez lui, à Lyon 7e Seny Camara, 68 ans. Le 20 mai 2012, en réanimation à Paris 12e Ramatou Marou-Garba. Femme de 39 ans. Le 21 mai 2012 dans un foyer de Paris Un homme, 43 ans. Le 22 mai2012 dans un canal de Perpignan Denis Garcia, " Nounours ", 57 ans Le 24 mai 2012, aux urgences, à Paris André Boissière, 52 ans. Le 25 mai 2012 dans un hébergement à Paris Randhir Singh. Le 27 mai 2012 dans un hôpital de Paris 12e Olivier, 58 ans. En 2012 à Nantes « Mamadou Kone », 47 ans. Le 27 mai 2012 dans le canal de l'Ourcq à Paris 19e Abadallah Nasr, 62 ans. Le 28 mai 2012 dans un hôpital de Paris Oragos Blanariu, 46 ans. Le 1er juin 2012 dans un hôpital de Sevran René Michaud, 68 ans. Le 2 juin 2012, dans un hôpital de Rouen Raymond Vinel, 87 ans. Le 2 juin 2012 en maison de retraite à Strasbourg Hans Zurbriggen. 68 ans. Le 5juin 2012 dans un hôpital de Clichy Roland Mottin, 78 ans. Le 9 juin 2012, à l'hôpital de Rouen Emmanuel, 41 ans. En 2012 à Nantes Georges Grancher, 61 ans. Le 9 juin 2012 à l'hôpital de Rouen Christian Numa, 52 ans. Le 12 juin 2012 dans une rue de Saint Denis de la Réunion Karim, 42 ans. Le 14 juin 2012 boulevard de la Croix Rousse à Lyon Christophe M., « Mémé » ou « Le Tof ». 36 ans. Le 16 juin 2012 dans un squat d'Epernay Flavien Vidmar, 54 ans. Le 19 juin 2012 après 22 ans de galère à Paris Didier Lacointe, 51 ans. Le 20 juin 2012, à Rouen Un homme. Le 25 juin 2012. Gare de Lyon à Paris 12e Laurent, 44 ans. En 2012 à Nantes Dominique Descors, « Domi », 39 ans. Le 25 juin 2012 à l'hôpital de Tarbes Ahcen Guehtari, 53 ans. Le 27 juin 2012 à Lyon. Michel Itème. 50 ans environ. Le 29 juin 2012 à l'hôpital de Versailles Sylviane Clou, 40 à 50 ans. Début juin 2012 à Neuilly Laurent. En juin 2012 à Septeuillans Un homme. Enjuin 2012 à Aurillac Karim Wecxsteen, 42 ans. En Juin 2012 à Lyon Jean le bourg, 61 ans. En juin 2012 à l'hôpital, à Marseille Claude, 60 ans. En juin ou juillet 2012 à Lyon Ibrahim C., 15 ans. Le 2 juillet 2012 dans la Marne. A Meaux Un homme, 60 ans environ. Le 2 juillet 2012 dans le port de Nice Lionel Lefebvre, 53 ans. Le 4 Juillet 2012 à Aix en Provence Un homme, 42 ans. Le 7 juillet 2012 chez un ami à Béthune Un homme non identifié. 60 ans environ. Le 8 juillet 2012 dans le métro Goncourt à Paris 11e André, 80 ans. En 2012 à Nantes Igor Schleine, 41 ans. Le 10 juillet 2012 dans un squat de la rue Solferino, à Lille Un homme, 30 à 40 ans. Le 10 juillet 2012 dans le Lez à Montpellier Passat Haouman. 56 ans. Inhumé le 10 juillet 2012 à Nanterre Eddy Tessier, 50 ans. Le 10 juillet 2012 à Pans 19e Un homme, 50 ans environ. Le 13 juillet 2012 dans un bosquet à Ajaccio Un homme. 39 ans. Le 14 juillet 2012 sur un pont ferroviaire à Lanester Un homme, 44 ans. Le 14 juillet 2012 aussi sur le pont ferroviaire de Lanester Une femme, 48 ans. Le 16 juillet 2012 dans le squat avenue de la Grande Armée à Ajaccio Franck Aubertin, 40 ans. Le 16 juillet 2012 dans une bâche à Rosnay l'Hôpital Olivier Franck, 34 ans. Le 16 juillet 2012 à Paris 18e Roeland Van-Geertsom, « Roland », 50 ans. Le 17 juillet 2012, rue Le Tellier à Paris 15e Un homme, 38 ans. Le 19 juillet 2012 dans l'eau, entre Indre et Indret, à Nantes Un homme, 40 ans. Le 20 Juillet 2012 dans un abribus, place Saint-Charles à Nimes Un homme non identifié, 35 à 45 ans. Le 21 juillet 2011 dans un hôpital de Paris 15e Joël Massuard, 65 ans. Le 22 juillet 2012 dans un hôtel de Paris 16e Gérard Demare, 64 ans. Le 24 juillet 2012 dans un hôpital à Paris Un homme, 57 ans. Le 26 juillet 2012 dans un square près de la place Luton à Reims Thierry Laroche, 51 ans. Le 3 août 2012 en Seine à Paris 13e Jérôme, 28 ans. Le 4 août 2012 en bord de voie ferrée à Alès Christophe, 45 ans. Le 4 août 2012 en bord de voie ferrée à Alès Wilfried Mesnard, 38 ans. Le 5 août 2012 plage de la route des Sanguinaires à Ajaccio Un homme, 27 ans. Le 6 août 2012 sur un palier rue Nationale à Marseille 1e Un homme, 36 ans. Le 9 août 2012 dans un hôtel de police à Douai Jean-Claude Balsier, 57 ans. Le 11 août 2012 à Lyon Jerry Charles, 41 ans. Le 12 août 2012 à l'hôpital aux Abymes à Pointe-à-Pitre Un homme, 29 ans. Le 13 août 2012 esplanade Charles de Gaulle à Bordeaux Un homme non identifié, 58 ans. Le 14 août 2012 Allée des Corsaires à Bourg-lès-Valence Férenc, 79 ans. En 2012 à Nantes Abdelkader Chemmam, 44 ans. Le 22 août 2012 devant le musée d'Art Moderne de Nice « Doudou Emilio Pacheco », 50 ans environ. Le 24 août 2012 dans une rue de Paris Marc Torres, « Petit Marc », 37 ans. Le 24 août à Salon de Provence Laurent Marchal, 44 ans. Le 26 août 2012 au bord de la rivière L'Aix à Grézolles François Hars, 55 ans. Le 27 août 2012. A Capelle la Grande Un homme, 40 ans. Le 30 août 2012 à Saint-Benoît, près de Poitiers François Sevcuj, « Tchequo ", 65 ans. Le 31 août 2012 dans un hôpital de Paris 10e Gaël Avenet, 32 ans. Le 31 août 2012 dans le bassin parallèle à l'Isle à Périgueux Noël Descours, 61 ans. Le 31 août 2012 à Lyon Un homme, 25 ans. En août 2012 dans un squat de Fontenay-le-Comte David Bellan, 41 ans. En août 2012 sur une voie ferrée de Saint-Quentin Pascal Ridel, 47 ans. En août 2012, à Rouen Un homme, 40 ans environ. Le 1er septembre 2012 dans le canal du Midi à Toulouse Wilfried Quiniou, 43 ans. Le 1er septembre 2012 en soins palliatifs à Paris 19e Un homme, 39 ans. Le 2 septembre 2012 sous le pont Napoléon, dans le Tarn à Moissac Un homme, 72 ans. Le 3 septembre 2012 dans une maison abandonnée de Saint-Denis-de-la-Réunion Laurent, 45 ans. En 2012 à Strasbourg Leszek Ler, 50 ans. Le 5 septembre 2012 à l'hôpital, Paris 10e William, 45 ans. Le 6 septembre 2012, dans un hôpital de Rennes Pierre Lamare, 59 ans. Le 6 septembre 2012 dans un hôpital de Beauvais Un homme. Le 7 septembre 2012 sur le chemin de la gare d'Aubazine à Dampniat Philippe, 50 ans. Le 7 septembre 2012, dans une clinique de Rennes Somsack Phiabao, « Sam », 50 ans. Le 7 septembre 2012, 3 jours avant d'intégrer un appartement, sous le pont Proudhon de Bercy à Paris 12e André D, 57 ans. Le 9 septembre 2012, à Toulouse Un homme, 50 ans. Le 10 septembre 2012 trouvé le matin près de la médiathèque à Lille Un homme, 50 ans environ. Le 10 septembre 2012 sous la tente à Roventin-Vaugris André, 60 ans. Le 10 septembre 2012 à Toulouse Jean-Louis Kowalzyk, 58 ans. Le 12 septembre 2012 dans le marais de Tasdon à La Rochelle Roland Péon, 57 ans. Le 17 septembre 2012 dans une pension de famille à Paris 10e Eddie Costentin, 43 ans. Le 19 septembre dans une rue de Cayenne Un homme, 52 ans. Le 20 septembre 2012 près du Conseil Général de Haute Normandie à Rouen Ingrid, 38 ans. En 2012 à Nantes Yves Thiellet, « David », 63 ans. Le 24 septembre 2012 dans un hôpital de Paris 15e Marie~Noëlle, 43 ans. Le 25 septembre 2012 chez un ami à Elancourt Florian Arsip, 36 ans. Le 25 septembre 2012 rue Michelle Comte à Paris 3e Un homme. Le 27 septembre 2012 dans un commissariat de Cayenne-Guyane Un homme. Le 28 septembre 2012, dans les bois à Savigny sur Orges Marcel Grimois, 84 ans. Mort le 28 septembre 2012. Vivait dans les rues de Cergy Alain Bouzet, 77 ans. Le 30 septembre 2012 dans le centre de Marseille Marcel Bretagne, 76 ans. Le 30 septembre 2012 à Marseille Ludwig Amann, 59 ans. Le 30 septembre 2012 près de la place Sadi Carnot à Marseille Francis Voile, 68 ans. Le 30 septembre 2012, dans un hôpital de Paris 10e Hedi Mzoughi, 54 ans. Fin septembre 2012 à l'hôpital de Bondy Philippe Libois, 52 ans. En septembre retrouvé au niveau du 2 rue Helder à Paris 9e Philippe Bomo, 52 ans. En septembre 2012 à Istres Michel Seygnat, 60 ans environ. Le 1er octobre 2012 en centre de soins à Ferolles-Attily Evelyn Ogdebor, 27 ans. Le 1er octobre 2012 dans la Seine, à Rouen Damien Fourmeaux, 46 ans. Le 2 octobre 2012 à l'hôpital à Paris 14e Stanislaw Tomczyk, 54 ans. Le 2 octobre 2012 à l'hôpital à Strasbourg Sylvain Van Gaver, 47 ans. Dans un poste d'essence de Beauvais Un homme, 28 ans. Le 5 octobre 2012 dans un squat de Belfort Dominique Choblet, 54 ans. Dans un hôtel de Boulogne-Billancourt Fabien Descomps, 41 ans. Le 5 octobre 2012, à Paris 14e Didier, 54 ans. En 2012 à Nantes Michaël Ducroq, 38 ans. Le 7 octobre 2012 dans une rue de Beauvais Pascal S., 40 ans environ. Le 10 octobre 2012 à Paris ou Fontenay sous Bois Jeyaseelan Rasiah, « Seelan », 53 ans. Le 11 octobre 2012, vivait rue des Batignolles à Paris 17e Krzysztof Wysocki, 26 ans. Le 11 octobre 2012 à Paris Un homme. le 15 octobre 2012. Allée de la liberté, près du pott, Cannes Alain, 45 ans. Le 15 octobre 2012, sur les marches de la cathédrale de Versailles Francis, En 2012 à Strasbourg Jean-Louis Cendra, 55 ans. Le 17 octobre 2012, à l'hôpital de Compiègne Romualde Kreywicki, 64 ans mort le 17 octobre 2012. Vivait dans les rues de Cergy Didier, 60 ans. Le 18 octobre 2012 à Lille Jérémy, « Grand Jerem », 33 ans. Le 18 octobre 2012, dans une rue de Reims Loïc, 22 ans. Le 21 octobre 2012 dans un squat de Montpellier Michel Vrignot, 69 ans. Le 22 octobre 2012, dans un hôpital à Paris 12e Maurice, 78 ans. En 2012 à Nantes Louis, 40 ans. En 2012 à Nantes Radu B., 61 ans. Le 24 octobre 2012, dans un hôpital parisien Bernard Barres « le Légionnaire », 59 ans. Rue Jacques kellner à Paris 17e Un homme. Le 29 octobre 2012. 4 rue Pessicart, à Nice Jacques Trémet. Le 29 octobre 2012 à l'hôpital. Vivait dans le bois de Vincennes Michel Paul, 52 ans. Octobre 2012 à Rouen Roland leingang. En 2012 à Strasbourg Raymond Dietrich, 78 ans. En maison de retraite, en 2012 à Strasbourg Emmanuel Schapacher, 44 ans En 2012 à Strasbourg Un homme, 42 ans. Retrouvé le 31 octobre 2012 dans le Rhône au barrage de Pierre Bénite Virgile Zeres, 63 ans. Mort le 4 novembre à l'hôpital, à Paris 10e Chantal Galay, 64 ans. Morte le 5 novembre 2012, vivait dans les rues de Paris

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    « Ne serait-il pas Plus simple alors pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d'en élire un autre «  Berthold Brecht, « La solution », 1953 (en exergue du chapitre dix-huit) Tombé de ma chaise. Personne n'a commenté ce livre à caler les bancales opinions et commodes raccourcis du citoyen lambda, armoire, en quête d'un sens à toute cette agitation, telle, que l'on en reste interdit. Parce que ce qui nous reste aujourd'hui, ou presque, de levier sur le monde terrestre réside dans nos attitudes consommatrices, car par là je cautionne, je justifie, ou non, l'existence du produit, renvoyé dans les cordes sensibles de mon for intérieur, ou de mon faible, selon. N'est-on pas plus proche d'une hypothétique guérison à la découverte des racines du mal et dans la compréhension du processus de somatisation ? Tout ça pour ça pour dire que ce livre fait le même effet concernant l'histoire géopolitique mondiale contemporaine. On s'en retrouve les cheveux tout hérissés les deux doigts dans la prise de conscience, pas indemne mais bien au courant des ressorts de la prestidigitation, informé des secrets des tours de passe-passe et au final avec une idée précise de la planification hautement préméditée de notre condition. C'est un livre qui se termine debout, un peu groggy face au chaos (delà à ce que nos jours soient comptés...), mais debout, puis totalement révolté, prêt à en découdre pour que tout cela cesse, urgemment, et sans les gants.

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  • 12/06/12--03:26: La corde par Peponide
  • Je suis en classe de CM1, j’ai donc 9 ans passés si je n’m’abuse. Très bonne élève, j’excelle dans toutes les matières, sauf le sport… Je suis de celles qu’on ne choisit pas dans son équipe. Je ne suis pas très à l’aise avec mon corps. Beaucoup trop timide, je ne parviens pas à m’en extirper pour le manipuler avec aise. Arrive le trimestre de la gymnastique. Nous prenons le bus et arrivons dans une immense salle où les bruits n’en finissent pas de mourir sur les gigantesques parois du gymnase. Il y a de larges rais de lumière qui strient le sol plastifié. Je n’aime pas ce lieu, je me sens toute petite, il y fait froid. Les équipements ont été installés à l’avance : le cheval d’arçon, la poutre, les barres parallèles, la corde… Un à un, je les observe comme autant d’instruments de torture… Des tapis de sol sont disposés près des agrès pour amortir d’éventuelles chutes. Je ne suis pas rassurée. Il va falloir être courageuse ! Advienne que pourra... ...C'est une interminable corde. Elle est solidement fixée au plafond. Le but à atteindre ne laisse aucun doute : y monter à mains nues. Un adhésif rouge marque la hauteur idéale. C’est très, très haut ! Mon Dieu ! Notre maîtresse nous explique la technique : enrouler la corde autour d’un pied, la bloquer avec l’autre et à la force des bras, se hisser… Et ainsi de suite, jusqu’au trait. Les garçons sont très forts. Ce sont les premiers à s’essayer. Nous les admirons. Vient mon tour… Je suis très impressionnée. Je saisis la corde d’une main, la soupèse. Elle est lourde et rêche entre mes doigts… torsadée très serrée comme mon cœur à cet instant. Je la devine rebelle. Je tente l’ascension, c’est parti ! Je suis très concentrée, je prends un léger élan et mes mains empoignent la corde suffisamment haut, il ne me reste plus qu’à la bloquer avec mes pieds. Impossible ! Lorsque j’arrive à la maintenir, elle vient s’écraser trop douloureusement sur la fine toile de mes chaussons. Je renonce. Mais je ne m’avoue pas vaincue, je réessaye. Un petit élan et hop je saisis à bout de bras la corde et la bloque entre mes cuisses. Ça marche ! De nouveau, mes mains se retrouvent bien au-dessus de ma tête et par la force des bras aidée par un mouvement du bassin, la corde vient se coincer tout naturellement dans le creux de mon entrejambe. Je suis encore loin du but, mes mouvements se répètent assez péniblement, une fois, deux fois, trois fois et bientôt je ne compte plus… Je ne sens plus la fatigue. Mon souffle s’accélère… Aussi quelque chose se trame dans mon corps, quelque chose d’indéfinissable se passe dans le bas de mon ventre et me pousse à continuer l’ascension malgré la douleur de l’effort et mes mains lacérées par la corde … Je ne peux plus et ne veux plus m’arrêter. Le trait rouge est à portée de main, bientôt dépassé... Et c’est une explosion de sensations auto-centrées qui irradient mon corps entier. J’étrangle la corde encore un peu plus, m’y frotte, mes yeux se plissent. Je me lie à elle avec dévotion, je la fais mienne éperdument... Enfin, je reprends mes esprits et regarde au sol, je suis beaucoup trop haut, j’ai le tournis… Et à bout de forces, je me laisse couler par saccades le long de la corde, ma nouvelle amie, jusqu’en bas. J’ai les jambes coupées, la respiration haletante, je me rassois parmi mes camarades qui me fixent du regard. Je constate que mes mains sont écarlates tout autant que mes joues imaginé-je. Depuis ce jour, les cours de gymnastique me sont devenus indispensables. Pour rien au monde, je ne les aurais ratés ! Le trimestre terminé, me voici prise au dépourvu… J’ai dû parler à la maison de ma nouvelle passion à plusieurs reprises car peu de temps après, papa est rentré un soir du travail avec une magnifique corde qu’il accrocha à une solide branche d’un grand pin au fond du jardin. Il travaillait à cette époque près du port autonome de Marseille. Quelle chance ! J’ai pu m’adonner au plaisir de grimper à toute heure de la journée autant de fois que je le désirais. Je me souviens, ma sœur a eu la même passion que moi… Et en redescendant, on se disait la même chose : « Han ! Qu'est-ce que ça fait du bien ! » Inutile de dire que la corde est restée accrochée longtemps dans le jardin. Plusieurs années… Et puis un jour, j’ai compris toute seule et à l’abri des regards ce qu'était cette indéfinissable explosion de sensations auto-centrées… Et j’ai souri. Je ne remercierai jamais assez mes pieds et leur peau si délicate.

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    Que veux-tu....-ce n’est pas une question, c’est un soupir. Je te dis « que veux-tu » comme je pourrais aussi bien dire on ne peut rien.- Le mal est fait, c’est comme ça. On ne peut rien. Non, on n’y pourra rien changer. Les choses sont ce qu’elles sont. Une bonne fois pour toutes, tu dois bien rentrer ça dans ta caboche, petit ! les choses sont ce qu’elles sont. Elles ne nous appartiennent pas et nous n’avons sur elles aucun pouvoir, et d’aucune sorte. Combien de fois encore faudra-t-il te le répéter ? Les choses sont bien là autour de nous. Elles vont, elles viennent, un peu au hasard, parfois juste assez organisées en apparence pour qu’on y croit, pour qu’on les croit vraies. Alors que tout n’est qu’illusion. Tu le sais bien que les choses ne suivent que leur penchant à elles. Il y a le réveil qui n’a pas sonné. La tartine de pain beurrée tombée forcément du mauvais côté. Le bus qui démarre devant toi. Les portes de l’ascenseur qui se referment sous ton nez. La voiture emportée par la fourrière alors que tu avais enfin dégoté une petite place pénarde (que tu croyais !) et ton portable disparu corps et biens depuis deux jours. Tous ces objets perdus ou évanouis comme dans un trou noir, au fil du temps...que tu ne retrouveras jamais. Ou bien si, peut-être, un jour, par hasard .....Sans parler de ton –doublement- cher ordinateur qui tire le rideau la veille du jour où tu dois sans délai rendre un rapport d’importance ! Non décidément, tu ne dois pas compter sur les choses ! Elles ne sont pas fiables. C’est comme ça. Ah ton air étonné et abattu de victime innocente. Tu sembles découvrir à chaque nouvel incident l’indépendance et la rébellion des objets. Ils n’en font qu’à leur tête et alors ? Si ça se trouve, eux-mêmes sont soumis. A dieu sait quelle force supérieure ou champ magnétique qui les déplace, les pousse, les change de place, les corrompt et les manipule ? Sans doute les choses ne sont-elles pas plus autonomes que nous-mêmes ? Elles s’interrogent peut-être même sur le fait que toi tu les abandonnes ? Va savoir..... Mais quand même ! A y bien réfléchir....Tu veux que je te dise ? Ce que je pense en vérité c’est que « les objets n'ont pas d'autre existence que celle que nous leur donnons » » Les objets n'ont pas d'âme, mais nous passons notre temps à leur en donner. » Regarde, cet amour, cet attachement du bébé au Doudou, de l'épousée à son anneau, et le tien, obsessionnel, à ta voiture même ! Ta peur de les perdre. Ta fébrilité à les retrouver. Cette passion que tu y mets ! Tu n’as qu’à te regarder faire avec ta nouvelle tablette ou ton tout dernier e-machin, ils sont devenus comme le prolongement de toi-même, pauvre de toi, avec eux, tu trompes ton angoisse et ta solitude, tu te crois relié au monde, tu te prendrais même pour dieu que cela ne m’étonnerait pas ! En bref, tu colmates tes angoisses avec tous ces objets, tu règles tes conflits. Elle est bien là, l’âme des objets, en toi tout bonnement ! Et tu peux les rendre ordinaires ou les poétiser -déjà Lamartine s'interrogeait, souviens-toi, "Objets inanimés avez-vous donc une âme" -selon ton choix ! C’est toi le peintre, en somme... de ton propre tableau ! Allez, redescends donc sur terre petit ! ..... et si tu nous racontais plutôt l’histoire de ce fauteuil à bascule* qui appartenait à ton père, et tout ce que tu y as mis dedans ? Ce serait vraiment de ton histoire à toi ..... et de ton âme... dont tu nous parlerais... Ton "Rosebud" secret .... * (celui du père de Sablaise par exemple ...et au hasard)

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    Ca se chamaille dans les mailles ? On se joue les fakes ? Ca me fait plutôt rire. J'imagine des doublons partout qui se répondent à eux-mêmes. Écho écho... Qui vote pour l'autre lui-même, un abonné l'autre pas, s'envoyant des dédicaces, se draguant entre doublon et doublonne du même lui-même. Et au final, dans le site y'a plus qu'une personne.... Avec un sacré problème d'identité.... Oui c'est pratique, quand y'en a un soi-même qui dérange ou qui plait pas, on le zappe, on le supprime et c'est reparti pour une nouvelle vie. On peut tout gommer, on se photoshopise, relifté(e) plus jeune, plus grand(e), plus mince, plus blond(e), brun(e), rousse, chauve... Ou pas compliqué, on laisse tout "?" en 1 clic. C'est vrai qu'ici c'est gratuit, pourquoi on s'en priverait... Ou alors pour se glisser dans la peau de l'autre sexe.... Oh ça devient glissant tout ça... Virtuellement s'entend. Pour narguer ? pour être dragué(e)? pour savoir comment les autres draguent ? Ben alors ! Pour avoir la preuve qu'il y a des connard(e)s, des timides, des gens biens, des tout ronds, des tout cuits... ? Pas besoin de faire tout ça pour le savoir ! Ah, m.... Je pense à autre chose, une autre expérience.... Ah c'est ça, une homosexualité non assumée ou... Au contraire assumée mais qui cherche un(e) autre qui ne l'assumerait pas ....mais l'autre c'est lui-même..... Oh la la quel tête à queue ! Et des fakes y'en a partout, même au bar, alors...

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    Pour varier les genres, voici une dictée à troutrous: - Remplissez les trous (ici ce sont des BLANCS, parce que allez faire des trous sur l'écran, vous!) par les mots qui vous semblent le plus appropriés (une petite toilette et hop, vous les fourrez dans les trous). - Relisez le texte obtenu. - Évaluez-vous grâce à la liste des mots donnés à la fin du texte. Mise en garde: les tricheurs qui voudraient se servir des mots fournis en fin de page et les raieraient au fur et à mesure de leur insertion dans la dictée ne pourront plus lire le texte ! Qu'ils n'aillent pas barbouiller partout ou alors qu'ils se servent d'une règle et d'un crayon à encre effaçable! - ON COMMENCE : L’animal étend son territoire sur l’ensemble des continents ; Son aspect physique varie selon son lieu de vie d’origine. Ce bipède évolue également aisément par reptations lorsque son intérêt est en jeu. Il possède une reproduction sexuée ; c’est la femelle qui met bas plusieurs portées au cours de sa maturité sexuelle qui couvre une quarantaine d’ . . . . . . environ. L’appariement de l’espèce n’a cependant pas seule vocation reproductrice. Les parades nuptiales sont propres à l’espèce et en font un . . . . . . qui échappe à toute classification. Elles consistent en des manœuvres de séduction afin d’obtenir l’avantage sexuel d’un ou de plusieurs partenaires, mais aussi comme moyen de manipulation ou encore de réparation à des blessures narcissiques. Elles sont tant le fait des sujets mâles que des sujets . . . . . . . . . Ce ne sont pas les caractéristiques physiques qui sont les plus attractives mais leur vigueur à parader. Au cours de l’évolution de l’espèce, les ornements physiques ont été transférés hors du corps vers l’élaboration de structures externes utilisées pour attirer les partenaires . . . . . . . . Il s'apparente à la famille des chamaeleonidae ou caméléons (à ne pas confondre avec les chlamydia) pour leur langue protractile qui leur permet d'attraper leurs proies à distance, de même que pour leur capacité à changer rapidement de . . . . . . . . Leur dimorphisme sexuel les différencie cependant de l'animal dont il est question ici. En effet, les sujets mâles et sujets femelles des chamaeleonidae se distinguent quant à eux nettement dans leur apparence . L'animal s'étend depuis quelques années dans le champ virtuel. Cette nouvelle tendance, forte, peut avoir un effet délétère sur les sujets eux-mêmes comme sur ceux qui en sont la proie. Quoique virtuels en effet, leurs jeux s’avoisinent à ceux rencontrés naguère dans les cours de récréation d’école, élémentaire et collège, ou encore à des parties de poker où le bluffe est de règle. Certains peuvent atteindre un niveau semblable aux stratégies de Sun Zi durant la période des royaumes guerriers en Chine. Il s’agit de jeux extrêmement codifiés. Les dégâts psychologiques sur l’intégrité du . . . . . pourchassé sont importants et irrémédiables parfois. La sagesse . . . . . . . . . s’est emparée déjà depuis longtemps de ce thème : Pèle mêle : - La faim justifie les moyens. - La loi du plus fort est toujours la meilleure. - On ne gagne que si on a fait perdre à autrui. Mots à intégrer : - sexuels – années - sujet – animal – femelles - populaire - couleur

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    Oui ils avaient manqué une sacrée belle occasion ! Alors que les télévisions de chez nous, les civilisés, diffusaient à longueur de temps, des émissions faussement qualifiées de « télé-réalité » avec pour principes, primo l’enfermement dans un loft ou sur une île d’un groupe d’individus évidemment tous différents qui ne se connaissent pas, et secundo, la provocation organisée par une (Big) voix off pour faire surgir des comportements plus ou moins conflictuels de compétitivité et de haine, ou d’amour c’est selon, il est indéniable que les FARC* auraient eu un succès fou s’ils avaient eu l’idée de programmer , en direct et chaud-bouillant, la réalité de leurs camps de vacances forcées, du fin fond de l’Amazonie, jour après jour, d’heure en heure, sur les chaînes de télévision du monde entier. Les amuseurs de Koh-Lanta n’auraient plus eu qu’à aller se rhabiller !. Ils -les rebelles- auraient pu ainsi s’expliquer, justifier leur action, informer sur ce qui se tramait dans la coulisse du gouvernement, et du côté de l’armée colombienne ou préciser le rôle des Etat-Unis, démontrer enfin que leurs revendications avaient du sens. Ils auraient ainsi profité de (re-)raconter au monde l’histoire de la Colombie, de toute l’Amérique Latine, à vrai dire, à travers leur histoire à eux, les FARC. Ils nous auraient rafraichi la mémoire sur l’histoire de la colonisation espagnole, avec l’arrivée glorieuse de Christophe Colomb, -merci 1492- de l’évangélisation systématique, -merci l’Eglise catholique- sur la violence qu’ont subi les peuples d’Amérique du Sud, sur leurs terres volées et tout le sang versé. Cela n’aurait pas été inutile. Ni vain. C’aurait été un devoir de Mémoire. Une juste revanche. Les FARC auraient interrogé ainsi notre bonne conscience : ils auraient pu dénoncer à voix haute le crime majeur perpétré, depuis des décennies contre l’Amazonie et ses forêts, poumons et « oxygène vert » comme on dit, de la planète terre, Amazonie asphyxiée aujourd’hui et exangue. Ils auraient montré d'un doigt vengeur les descendants des colons, exploitants-exploiteurs, assassins, criminels. La politique de la Table Rase n’est pas que communiste, ni le fait des Indiens, elle est le choix d’un capitalisme effréné, d’une Barbarie sans nom. Le fait d’une politique déterminée : celle du fric ! Ils auraient pu, les FARC. L’occasion était si belle ! Au lieu de quoi, ils ont laissé l’héroïne principale de leur télé-réalité à eux, ils ont laissé leur otage « préférée », celle qui valait de l’or, celle dont la captivité pendant six années au fond de la jungle, a tenu en haleine –jusqu’à les exaspérer- les spectateurs du monde entier, les associations pour la libération des prisonniers, et certain(s) chef(s) d’état soucieux de redorer une image, et de se recomposer à peu de frais, (les contribuables ont bien sûr contribué !!) le personnage prestigieux de Zorro le cavalier masqué ! Oui, ils –les FARC- ont laissé la petite bourgeoise riche qui au départ singulièrement, par souci de justice, pensait comme eux, partageait avec eux leurs analyses et leurs accusations contre le système économique et politique de leur pays, la Colombie , ils l’ont laissée et elle seule, car « Même le silence a une fin »**, prendre la parole, et dans un rapport de sa détention, un pavé de 700 pages, édité dans toutes les langues, deux ans après sa libération, ils l’ont laissée dire et parler à leur place, et raconter avec force détails et sans complaisance le récit terrible et terrifiant de la vie et de la sur-vie quotidienne dans ces camps de la mort. « Dans sa parole, Ingrid Betancourt réduit les FARC à ce qu'ils furent pour elle dans cette détention : des hommes, des femmes, armés, souvent durs, cruels, dangereux, et c'est tout. « Cela laisse un drôle de goût après la lecture....Comme cela a laissé une drôle d’impression de la voir sortir amaigrie certes mais d’aucuns diront plutôt "pimpante", de la Jungle, après ces six saisons en Enfer ...Le trop-c’est-trop battage médiatique autour de son seul nom aura contribué à excéder la plupart d’entre nous , et à la rendre antipathique, malgré l’horreur qu’elle a vécue avec ses camarades, occultés et quasiment oubliés quant à eux, dans les geôles des FARC. « Ses sorties médiatiques en Madone des temps modernes en ont agacé plus d’un, ses caprices et son égocentrisme décrit par Clara Rojas et les trois ex-otages américains ont écorné son image de victime à sauver, tout comme ses déboires avec son ex-mari colombien… Mais tout cela n’est que broutilles quand on plonge dans le livre d’Ingrid Betancourt qui nous fait toucher du doigt ce qu’il faut avoir vivre pour vraiment le comprendre. Impossible en effet pour nous, êtres civilisés vivant dans le confort et la sécurité, de ressentir le fait de n’être plus traité comme un être humain, mais comme une bête et une simple monnaie d’échange qui peut mourir à chaque instant ». J’avais trouvé sur mon chevet, dans la chambre, chez une amie qui m’hébergeait, ce gros bouquin que jamais au grand jamais je n’aurais ni acheté ni lu a priori, tellement comme vous, cette aventure si médiatisée me donnait la nausée, C’est pourtant allongée dans un hamac, cosy comme dans une amande, entre deux arbres fruitiers, début septembre, face aux Alpes magnifiques, et à plus de 1500 mètres, que je suis rentrée légère et court vêtue dans la Jungle amazonienne....sur les traces des otages. (Et de l'insigne Ingrid Betancourt.***) Je n’en suis plus jamais sortie. Une part de moi-même est restée là-bas, Dans cette forêt bruissante, étouffante, où jamais la lumière du soleil ne perce....L’antichambre de la mort sans doute. « Le livre d'Ingrid Betancourt étonne. Il s'inscrit au sein de cette littérature puissante qui traite d'une expérience extrême d'enfermement. La nature humaine est bien au cœur de ce gros livre. «Je suis devenue un être complexe. Je n'arrive plus à sentir une émotion à la fois, je suis partagée entre des contraires qui m'habitent et me secouent. Je suis maîtresse de moi-même mais petite et fragile, humble car trop consciente de ma vulnérabilité et de mon inconséquence. Et ma solitude me repose. Je suis seule comptable de mes contradictions. Sans avoir à me cacher, sans le poids de celui qui se moque, qui aboie ou qui mord.» Tout au long des sept cents pages, Ingrid Betancourt ne cesse de s'interroger sur les effets d'une telle épreuve. Elle évite l'écueil du règlement de comptes en s'autoanalysant. Elle est au centre du propos: une femme sûre d'elle-même, un «véritable cyclone» qui devient brutalement un être perdu, portant son identité comme un boulet, une femme que des ravisseurs qui ont l'âge de ses enfants appellent «la vieille». » Il m’a fallu tout ce temps depuis septembre pour venir ici en parler. Cela s’avère toujours aussi difficile. La tentation est si forte de juger. D’être soudain sévère à l’égard de cette victime « spéciale », qui s’est elle-même attribué un rôle quasiment christique, sacrificiel, aux dépens de ses compagnons de captivité, envie de désavouer cette figure publique emblématique et dérangeante ! Je ne saurais même pas dire pourquoi cette Femme est dérangeante justement. Ce que je sais c’est qu’à la lire, elle, « Ingrid » m’est apparue « hors du commun » et c’est bien cela qui m’agace je crois ! La fascination exercée par ces individus remarquables, intelligents, courageux, têtus, qui forcent l’admiration .....en dépit de leur caractère fâcheux, de leur égoïsme, de leur orgueil démesuré et leur soif d’éternité ! C’ est hélas et surtout en ce sens, qu’ ils me ressemblent. Et leur inimaginable et surprenante lâcheté pourrait soudain être la mienne. C’est cela qui me trouble. Je crois. Petite Précision de taille : j'ai choisi de ne pas mettre le titre en exergue parce que je devine que la hargne contre l'auteur est encore si vive, que beaucoup ne se risqueraient pas à lire ni le com ni le livre. ....Or, on se doit de s'interroger sur les zones d'ombre, sur la face cachée de cette organisation révolutionnaire, sur la situation de la Colombie, sur la mort et la dilapidation de la plus grande forêt du monde, réflexion principale qui ne sera pas tout à fait et pour cause l'objet de la réflexion d' Ingrid Betancourt sur l'histoire des FARC. On peut comprendre. Et il ne s'agit pas non plus d'absoudre les révolutionnaires même si leur cause peut être justifiée. La violence n'est et ne sera jamais la solution. Ni les prises d'otages. Mais alors ? Quel autre choix ? Que de crier dans le désert.... * Les Forces armées révolutionnaires de Colombie - Armée du peuple (espagnol : Fuerzas armadas revolucionarias de Colombia – Ejército del Pueblo, généralement appelées FARC, l'acronyme exact étant FARC-EP), sont la principale guérilla communiste colombienne impliquée dans le conflit armé colombien. (Des "terroristes" en somme et pour vraiment résumer.....en lutte contre l'injustice, l'exploitation et le vol de leurs terres, entre autres ) ** "Même le silence a une fin" titre de l'ouvrage d'Ingrid Betancourt inspiré d'un vers de Pablo Neruda *** Betancourt : Avec un seul T. Et un A. C'est utile de le préciser pour éviter à la Magistrature confusions et polémiques baveuses lors des procès (cf Sarkozy toujours lui). Mais ceci est une autre histoire.

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    - Fleur ? - Musc ? - Nous en étions à… ? - Je te picorais la nuque, devant la porte de ton immeuble, uniquement à petits coups de dédicaces car nous n'avions pas d'abonnement sur pointscommuns. Alors, - Alors ? - Alors nous n’avons pas monté la torsade de ton bel escalier en nous donnant la main. - Et ensuite ? - Ensuite nous ne nous sommes pas enlacés sur le palier alors que tu t’apprêtais à ouvrir la porte ; et puis … - Et puis je n’ai pas caressé ton dos en respirant l’odeur de tes cheveux. - Et alors ? - Et alors tu ne m’as pas soulevée dans tes bras pour me porter jusqu’à la chambre. - Et ensuite ? - Ensuite nous ne nous sommes pas allongés et je n’ai pas senti tes lèvres sur le bout de mon nez, plusieurs fois, puis sur mes pommettes, plusieurs fois encore, tes baisers descendant lentement jusqu’aux commissures, imperceptiblement… - Et imperceptiblement tu n’as pas tourné ton visage, nos bouches ne se sont pas rencontrées au ralenti… - Alors je ne me suis pas serrée contre tes bras forts, qui m’auraient reçue, pleins de gratitude, tandis que… - Tandis que je n’ai pas senti le bout de ton pied caresser ma jambe, ni le bout de tes doigts déboutonner ma chemise, effleurer mon torse… - Ni moi tes mains remontant doucement de mes hanches vers mes seins. Alors… - Alors je ne t’ai pas déshabillée pour les frôler de la langue, en espérant que ça te plaise… - Mais comme je n’ai pu dire combien ça me plaisait, je ne me suis pas cambrée en soupirant, après ne pas avoir enserré ta taille de mes jambes… - Mais encore ? - Encore… - Mais après ? - Encore… (...) Tout peut-il être parfait ? Au cœur de la grande ville il fait nuit noire. Tout est calme. Les secondes, vidées de temps suspendu, ne sont pas mangées par des éclats d’éternité. Au cœur de la nuit noire deux êtres n’ont pu créer leur bulle d’amour et de pureté. Ils n’ont pas senti quelque chose se tordre en eux, quelque chose remontant du plus profond de leurs âmes et qui les aurait émus jusqu’aux larmes. Se seraient-ils découverts, devinés, compris parfaitement ? Oui, à ces instants, pour deux êtres qui se seraient trouvés totalement, tout aurait été parfait.

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    Dérobade heures d'envol  ... Chapardeurs, butinage maraudé ,sans antivol Ou nous planons à dix pieds du sol Tu décolles vers moi, en habit culpabilisé, de resquilleur Et j'atterris vers toi ,en costume délictueux de maraudeur Entre ces vols ,de longs courriers, nous nous adressons Et s'affole le fil de la hot line, sav de nos coeurs passion Trop épris, pris ,entre frictions et frissons Ne volons plus en charter j'ai le mal de l'air Ne volons plus de  souvenirs, doux amers Assez de décrochages éclair! Prenons la même ligne vers l'aurore boréale Envolons nous en meeting hélicoïdal Mettons nous en orbite sidérale Frôlons les constellations spatiales Évanouissons nous dans l'atmosphère tropicale Quittons le terre à terre amoral Libérons légère, notre âme voyagére initiale Embarquons pour le vol astral Carte d'embarquement très spéciale avec fortes turbulences collatérales Ne plus jamais avoir le bourdon spatial On a pas mal d'heures de vol! mais c'est égal Est ce mieux de se contempler avec de plus en plus de mal Chacun de son côte s' envoler vers sa vie autre terminal

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    J aurais bien aime avoir une vie aussi courte et compté comme cela dans mon siecle ; d abord comme musicien, jazzman, clarinetiste ; puis comme ecrivain décrivant deja le cancer d une facon tres poetique dans "l ecume des jours" ; puis son esprit vengeur, revendicatif dans "j irai cracher sur vos tombes" anti militarisme dans "le deserteur" ; cet homme a tout fait et s'est fait bien comprendre ou pas ; mais je le remercie d'avoir eu un esprit de liberté qui a été jusque dans nos tetes et etre aussi moderne encore aujourd hui.

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  • 12/10/12--10:44: je reviens ! par Piap
  • Je reviens doucement et patiemment ! tout me parvient par scimonie . oui, j'en suis sortie depuis des mois . Ca a été long et laborieux pour ceux que ça a été intéressant . Je suis prète à raconter mes déboires selon ce que l'on m'aura répondu . merci à ceux qui m'ont répondu ! merci à ceux qui m'ont comprise ! bises à tous PIAP

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    Celui-ci c'est un grand livre mais pas susceptible d'intéresser tout le monde et c'est pas de cela qu'il s'agit ici. Pas du tout et je n'en parlerai pas. Juste pour dire que je n'ai pas le temps en ce moment . Trivial. Mais pas le temps d'attendre indéfiniment ni le prince charmant (auquel je ne crois pas ni n'ai jamais cru, quoi que ce mythe soit fort intéressant à creuser) ni la patience d'explorer, si, à part les gags plus ou moins hilarants que permet ce site, le meilleur peut-être, avec les écrits d'écrivains de talent, il existe des supposés échanges culturels promis et les hommes qui vont avec, ce dont je doute quelque peur, hormis la drague minable. Pour se marrer, j'y pense, raconter les gags des rencontres ou simplement des échanges à mourir de rire jusqu'aux larmes tant c'est, comment dire... ? Une autre fois, là j'ai pas le temps. Juste un petit bonjour en passant comme y disent avec une imagination débordante sur des dédicaces aux ressources trop restreintes.

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  • 12/10/12--15:28: ... par Novaplanet
  • - Tu connais les Deux Magots ? Certes, j’étais provinciale, mais il y avait dans son ton comme une sorte de condescendance. Cela aurait dû m’alerter. Au lieu d’écouter mon petit Milou-ange, qui me conseillait de laisser tomber, j’écoutais mon Milou-diable rouge qui m’engageait à aller au bout de cette rencontre. J’irai cliquer sur un A/R Province-Paris à mes dépenses, rien que pour rencontrer cette fille. La motivation première tenait à la fascination que ses mots exerçaient sur moi. Nous partagions nos écrits sur un site à vocation de rencontres de tout poil en s’appuyant sur le prétexte de l’écrit. Elle incarnait une sorte de liberté de dire qui m’était inaccessible. J’écrivais aussi. Mes textes me paraissaient toujours tenaillés dans un code de bonne conduite. Milou-rouge me disait, « Pffff, t’arriveras jamais à te libérer, laisse tomber le verbe ! » Milou-ange, lui, était plus nuancé sans être d’un vrai soutien, il laissait venir, s’exprimait peu sur la qualité de mon écriture, ce qui me poussait à la croire niaise en comparaison de celle de cette femme, qui, il faut bien l’avouer, m’impressionnait. On avait donc rdv aux Deux Magots. J’arrivais un peu avant à l’heure. Elle arriva une ½ h en retard. Finalement, même si elle était parisienne, il me sembla qu’il m’était plus facile d’arriver avec cinq minutes d’avance en venant de mon trou, qu’à elle en venant du 9éme. Je ne lui en voulus pas, et puis le cadre était suffisamment riche et les consommateurs caricaturaux pour me distraire durant cette attente. Elle ne s’excusa pas mais se plaignit des chauffeurs de taxis parisiens qui n’en font qu’à leur humeur et vous coûtent les yeux de la tête. Je la plaignis à mon tour d’habiter dans une telle cacophonie et puis la vie, oui, était si chère à Paris. Moi qui ne supportais plus les décibels depuis mon exil et vivais désormais sur un budget désespérément campé sur ses deux zéros. Bien mal m’en pris, car alors je vis son regard se raidir et son ton adopter ce ton méprisant en me jetant « Oui, évidemment, toi tu ne dois connaître que les bouchons à bétail ». Je ne relevais pas la pique et bien au contraire lui trouvais beaucoup d’esprit. Elle commanda un Perrier-rondelle après avoir parcouru avec concentration la carte des consommations comme s’il s’agissait d’un acte notarié. Très vite, la conversation s’orienta sur ce qui nous réunissait d’une certaine façon : les sites de rencontre. Elle était volubile sur le sujet et j’étais toute ouïe. Après en avoir fait une critique acerbe et désabusée, elle aborda par le menu le récit de ses aventures. - Tu ne vas pas me croire, mais tu sais qu’à Paris, les sites sont envahis de célébrités. Tiens, pas plus tard que la semaine dernière, j’ai passé une nuit incroyable dans un loft du 18ème, évidemment tu ne le sais pas, mais c’est le quartier des artistes… Elle avait serti d’un brouillard de diamants son intonation sur le mot artiste, si bien qu’il semblait de toute évidence briller d’une forte attente. Je ne fus capable que d’un désolant - Ah bon ? Mais il fut suffisant comme on tire le starter. Elle reprit avec gourmandise le cours de ses expériences. - J’ai rencontré Jaques H. sur meetic, tu le crois ça ? Nous avons échangé sur le « chat » et deux heures plus tard nous étions réunis dans son appartement avec vue imprenable sur les toits de Paris. - Ah bon ?! Mais Jacques H. ? Tu veux dire, le … - Oui, exactement lui !!! En même temps la semaine dernière j’ai passé une nuit magique avec G. M. - Gérard Majax ? - Mais non voyons, Guy M., Nestor au galurin ! Je ne voyais pas du tout, mais je ne voulais pas être en reste, je singeais un air entendu. Elle s’empara du crachoir comme s’il lui appartenait, je n’étais plus qu’une oreille. Je ne savais plus trop s’il s’agissait de la rubrique people chroniquée en direct par Karine Lemarchand ou d’un reader digest de Marie-Claire Maison. Elle mêlait les détails croustillants aux descriptions décoratives, si bien qu’au bout d’un moment je perdis le fil, noyée entre la une de Gala et les auto-collants de Valérie Damidot. En fait cette rencontre s’avérât être un grand moment de solitude et j’eus la sensation de voir passer le fantôme de Simone B. coiffée de couettes en robe lamée ras la moule assortie d’une French manucure. Après avoir passé en revue le tout Paris entre dance-floor du Baron jusqu'au Thé dansant du Parc Floral, elle finit par avoir soif. Elle attrapa la bouteille de Perrier à pleine main qu’elle portât à sa bouche dans un geste d’une absolue sensualité mâtiné de vulgarité qui me la rendit humaine. - Et toi ? Dans ta campagne, il doit s’en passer aussi ? - Oh ben, j’ai rencontré Mickey - Non ????!!! Mickey 3D ? Aux vieilles charrues ? - Euh… Mickey tout court. Exploitant agricole en Bio à Pontivy, chauve avec les oreilles de Simplet. Mais très sympathique et collectionneur de moulins à café Peugeot, je l’ai rencontré lors d’un vide-grenier. Il habite avec sa mère dans une ferme qui date du XVII ème, de la belle pierre. Ce que je n’ai pas osé dire, c’est que Mickey, il détourne les moulins à cafés pour en faire des instruments de musique et il a composé une symphonie pour mille moulins… Un truc de dingue ! Et pis d’un coup j’ai vu son regard se vider et je me suis sentie coupable et je ne sais pourquoi, mais j’ai entendu derrière, dans le fond de ma tête, j’ai entendu, je te jure, j’ai entendu Brel, http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=T4Mx8AN0GF4

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  • 12/11/12--13:52: Vol de nuit par Loulette62
  • Je n'ai pas le moral, j'ai accompagné cette amie malade qui se battait contre cette saloperie de cancer du pancreas depuis 7 mois. elle a eu bien des misères. elle s'est battue , sans une plainte, a subi traitement , immobilisation, sans une rebellion. Elle etait depuis 15 jours en soins palliatifs et voici que son état s'est trés vite dégradé. en moins d'une semaine. elle a tellement faibli que jeudi nous ne pouvions plus comprendre ce qu'elle nous disait ou si mal, et pourtant elle n'arrêtait pas de vouloir communiquer. Elle avait soif, elle demandait des tas de choses. Samedi ce fut un jour funeste, nous l'avons retrouvé en agonie...Son visage était un masque blafard, elle avait pris 20 ans, elle gisait sans tonus sur son lit de souffrance mais elle était là, elle réagissait aux voix, au toucher. Pas facile, nous devions porter blouse, masque et gants, ça génère une barrière dont nous nous serions passées et on ne saura même jamais pourquoi il nous fut nécessaire de porter tout cela... Secret médical ... Le jeudi je lui avais dit quand même tu pousses là tu nous obliges à nous déguiser, mais qu'est ce qu'on ne ferait pas pour toi n'est ce pas...Pas facile de rester légère affublée de la sorte. Hier après midi, je l'ai trouvé fraîche et reposée, bien relevée dans son lit, bien coiffée. La tête un peu en avant elle dormait. Son après midi a été une alternance d'éveil, de pauses respiratoires, de râles... Sa famille était près d'elle. Nous somme revenus le soir, elle était seule contre toute attente et pas bien du tout. Prostrée, elle n'arrêtait pas de geindre, seule dans la chambre a peine éclairée, son visage livide était celui des dernières heures. Nous l'avons cajolé comme un petit enfant, caressé son visage ses cheveux, lui avons tenu la main, lui avons raconté notre journée, dans le monde, là dehors...elle adorait qu'on lui parle de la vie, celle qu'elle pensait n'avoir mis qu'en parenthèse. Elle avait tellement de mal à admettre que cette maladie allait avoir sa peau. Elle avait tellement combattu dans sa chienne de vie ou rien ne lui fut épargné que ça aussi elle pensait être assez forte pour le vaincre... Alors nous lui avons aussi redit qu'elle pouvait poser les armes, que cet ennemi là était bien trop fort, qu'il fallait partir, aller vers la Lumière.. Nous avons parlé de Chartres et de cette maie qui y était là faire brûler des cierges à sa demande et venait de lui rapporter une petite statuette de la Vierge Noire du Pilier. Nous lui avons mise dans la main, elle a serré sa main dessus...Elle était indéniablement toujours là. Ses pieds étaient glacés, l'oedeme ne les quittait plus mais nous avions apporté des chaussettes que le personnel ne lui avait pas remis. Il arrive un stade où l'on nous fait comprendre que "ça ne sert plus à rien" mais je refuse, rien est anodin dans ces moments là et trop de douceur ne saurait nuire. Moi je déteste avoir trés froid au pied, je ne parviens pas à m'endormir...C'était des chaussettes que l'on donne chez AF pour les longues distances, légères, chaudes, ne générant pas de compression, je les ai retrouvées et doucement je l'en chaussais sans savoir que ce vol de nuit dont elle gardait scellés derrière tes lèvres sèches le numéro et la destination, l'emporterait long de nous et qu'il ne fallait surtout pas qu'elle le rate. Sa respiration s'est calmé, elle avait en fait quasiment cessé de geindre dès que nous nous étions installées à ses côtés, appuyées sur les barrières comme sur les bords d'un improbable berceau . Il y eut un petit filet de souffle tranquille, tandis que mon amie continuait son doux monologue et que je lui caressais la main. comme si elle s'assoupissait doucement et puis, regards écarquillés et incrédules au dessus de nos masques...Plus de souffle, non...plus rien... Notre amie est morte comme s'endort un petit enfant. Entre ces deux copines qui quelques semaines auparavant encore auraient improvisé n'importe quoi pour la faire sourire...tout était bon pour apporter le rire et l'humour entre les murs tristes de sa chambre d'alors. Elle laisse une jeune fille de 19 ans qui ne connait pas son géniteur et se sent seule au monde, sa souffrance je ne saurais l'oublier, pas plus que ses cris, cette nuit dans l'anonymat du service ! Les cris de cette pauvre enfant ont déchiré la nuit et tout s'est figé ! Tous ceux qui sont là attendent la mort, le remue ménage les intriguaient, tout le monde était réveillé, qui grognant, couinant, râlant et là, ils ont compris. Un grand silence s'est abattu et c'était épouvantable, une toute petite fille hurlait et voulait qu'on lui rende sa maman... Le corps ne doit pas rester plus de deux heures dans la chambre post mortem. Il a fallu d'abord attendre le constat du médecin, puis le coup de fil à la famille et enfin la toilette avant de retrouver notre pauvre petit oiseau bien apprêté. Pendant tout ce temps ou nous ne pouvions l'approcher mon amie a été prise d'un fou rire incoercible et communicatif dans la cuisine dont nous avons fermé la porte. Nous venions de vivre quelque chose de doux et pourtant violent à la fois, les réactions sont parfois surprenantes et les nerfs tombent...Nous nous sommes calmées dans l'air glacial d'un parking où rodaient quelques chats, je les ai remarqués sans les voir, je m'en souviens maintenant. L'équipe de nuit a été vraiment gentille et a laissé du temps à la famille, pour se recueillir , souffler, pleurer, crier, boire un thé, revenir, prendre l'air, revenir encore...Ces gens là sont formés et vraiment ont été on ne peut plus empathiques. Puis ce fut le moment de la laisser partir pour la grande et froide soute où l'on range les candidats au long courrier sans retour. Pour tous bagages son linceul, on voyage léger dans cette compagnie là. Quant à ses affaires personnelles, nous avons du les regrouper sur le champ pour vider la chambre...pas facile de vivre tout ça en quelques heures... Le temps du retour, au pilote automatique, de tourner un peu en rond, se dire "waoooooo"...j'ai fermé les yeux vers 5h30 ! Ce soir je suis comme saoule, je ne sais plus, j'ai froid, je suis fatiguée, je manque de sommeil mais je n'arrive pas à fermer l'oeil. Pourtant je suis contente que cette amie soit partie apaisée avec nous et tout en sérénité, il était grand temps qu'elle accepte de partir. Je pense que elle m'a inconsciemment beaucoup pris d'énergie ses derniers temps, je n'étais pas étanche je le sais.Il faut que je récupère ! Je ne sais pas pourquoi je vous raconte tout ça...mais voilà ! En même temps pas envie de trop en parler pour de vrai, avec ma voix qui s'est brisée sur le froid de cette nuit...J'ai prévenu par email, par texto, je n'ai eu le courage que de répondre à de rares coups de fil d' ami-e-s communs. Quand je pense au commentaire sur les fakes, les fuck , aux funambules grimés de la toile, de gens qui se cachent derrière des pseudos parce que mon Dieu voyons voir pour dire des choses osées il vaut mieux etre un homme et pour connaitre les modes d'approches de mes prochains draguons sous un pseudo féminin, et que je t’embrouille et que comme personne ne me lit je me crée des clones qui m'autocensurent, m'autosatisfont, m'autoflagellent, m'autoencensent...et m'autodétruisent par tous ces mensongent qui m'autofarcissent la cervelle à suivre les fils... Que tout cela m'est étranger ! J'avance dans la vie avec mon coeur grand ouvert ... ça me vaut des griffes et quelques beignes...mais tellement, tellement d'émotions, d'instants précieux, de belles rencontres que pour rien au monde je ne changerais... Pour tout vous dire toute cette masturbation pseudo intellectuelle m'emmerde... Si vous saviez comment la vie est dure mais belle, mais dure mais BELLE... quand on la vit en vrai, sans faux semblants... Et que les putains d'expériences qui émaillent une vie digne de ce nom ne se font pas derrière un masque . Comme nous détestions toutes les deux l'hypocrisie et les faux semblants et comme tu me manques déjà Pascale ! Combien nous en aurions ri de ces réactions si futiles si tu avais encore été en état d'en rire ! Dans vol , il y a vol...Voler comme les oiseaux et voler comme dérober...Toi l'oiseau, nous les lésées... Ce soir tous les miroirs sont voilés, même ceux de mes yeux !

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    Sa musique continuera de vibrer en nous éternellement, comme un bienfait exquis, une jouvence à laquelle s'abreuver comme l'on goûte passionnément à telle ou telle mélodie venant du plus profond du coeur de tel humain, tel oiseau, tel vent, tel arbre, telle rivière, telle caresse du soleil sur les blés...:) Ravi Shankar vient de nous quitter ( de passer sur l'autre rive...) mais il nous laisse des trésors de douceurs vives et denses, à travers ses créations quotidiennes ! Très jeune il consacre un temps fou à explorer la musique classique. Sa rencontre avec le joueur de Sarod, Ustad Allaudin Khan - dit Baba - est déterminante. Ce dernier lui enseigne l'art de la musique classique indienne ( le Raga ). Mais écoutons Ravi Shankar nous parler de Baba : -"Quand j'ai rencontré Baba, je n'avais jamais connu quelqu'un autant enraciné dans le passé et la tradition. Il était plein de principes, doté d'un mauvais caractère mais aussi capable de plein d'amour. Il m'a fallu du temps pour l'apprécier. ( ... ) J'ai eu tant de chance d'avoir Baba. Aujourd'hui, quand je joue, je continue de rechercher sa bénédiction." Pendant sept ans et demi, Ravi suit l'enseignement de Baba ce qui l'amène à devenir virtuose du Sitar. C'est dès les années 50, que Ravi Shankar devient un musicien apprécié pour ses musiques de film ( pour le réalisateur Satyajit Ray, etc. ). Ravi devient l'ambassadeur de la musique hindoustanie en Occident. Il aime alors partager passionnément les arcanes des motifs mélodiques et rythmiques ancestraux. Il fait d'autres rencontres déterminantes, notamment se liant d'amitié avec Yehudi Menuhin et George Harrison dont il dit : "George était à la fois un ami, un fils et un disciple pour moi". Ravi Shankar ajoute : -"Dès le début, j'ai senti que George aimait profondément la culture et la philosophie indiennes". Aujourd'hui c'est l'une de ses filles, Anoushka, excellente joueuse de Sitar, qui continue son message, à sa façon, propageant la mémoire de la musique indienne traditionnelle. Son autre fille elle aussi artiste, a pour nom Norah Jones !

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