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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    D'abord, c'est vrai, chacun(e) baise comme il(le) veut. L'égalité des droits est une évidence. Une nécessité. C'est pour cela que nous avons soutenu le Pacs. Et chacun a droit au respect. Mais le mariage est principalement un symbole et il n'y a pas de 'droit aux symboles'. Selon un discours général, on serait "homo" "hétéro" quasiment de naissance. Un peu comme garçon ou fille. Cela ne semble pas très probable. Enfin, moi ça ne ressemble pas au monde que j'ai vu. Depuis tout le temps je sais reconnaître une fille d'un garçon, souvent au premier coup d'oeil. Mais un(e) homo d'un(e) hétéro ? En vrai, il y a eu plein de sociétés humaines, et des attitudes très différentes vis à vis du sexe. Je crois plutôt que nos orientations sexuelles sont construites avec des symboles. Des fantasmes, des histoires qu'on se raconte. (bien sûr à la base, il y a cette universelle pulsion sexuelle) Je suis hétéro parce que la société m'a dit que c'était le meilleur choix. Ca me convenait bien mais si on m'avait conseillé d'être homo, j'aurais pu l'être. Je me suis posé la question. Et finalement, je regrette pas ce choix hétéro. Je pense que l'homosexualité et l'hétérosexualité ne sont pas équivalente. Chacun vit comme il veut. Mais tout n'est pas pareil. Et il n'y a pas de droit à utiliser le symbole du mariage pour dire le contraire. En revanche, ce débat a fait émerger une question dont j'avais peu conscience. Il s'agit des problèmes de filiation. Du droit des adultes responsables d'un enfant. Du droit des enfants ... Mais pourquoi lier cela à l'homosexualité ? Je ne connais pas tellement le sujet mais s'il s'agit d'un problème de droit, concret, réel, cela touche aussi probablement de nombreux hétéros, non ? Sinon, c'est pas si grave cette affaire, pas de quoi se fâcher. ............ ... probablement le temps vous donnera raison.

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  • 12/24/12--01:45: à toute ! par Ameno
  • Laves en ciel et vivre ça qui aura nom le tant à toi mémoires et lent la marche le vivre et là ce par quoi livre en voix accomplis l'oeuvre en premier & dernier résolvant de ce suivre le dessin de qui nié a su trouver la faille par devers notre joie mesure des arpenteurs et voyageur du lieu au seul situé le vivre et par delà les cieux qui était et qui vient sera le seul au coeur du temps abolissant son épreuve en songeur sinon que du Haut Maître un milieu au midi signe le vivre en jour mais en guise de nuit un peu du rêve feu qui moi m'a déserté aboli en chair ivre au delà des étés Au seul poëte qui a été vu A.A OEUVRE & servir !

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    Le discours de cet homme avait su me convaincre de le rencontrer. Il me lançait quelquefois des p’tits mots doux par commentaires interposés : « Lola, oh ma Lola quand tu fronces les sourcils tu m’ fous la trique », J’en conclus qu’il aimait les femmes qui avaient la ride du lion bien prononcée et ça ma foi c’était pas banal ! alors je rugis de plaisir quand il m’annonça : Mon amour « tâchons d’éviter la chaude- pisse » je lui dis « OK mon Abi sale, mais si tu ne veux pas choper ma blenno et te retrouver au fond du gouffre, le seul contact possible sera celui de nos lèvres ! » Il me répondit « tope là ma poule, je suis le roi de la pelle ! Il me donna rendez-vous dans un parc et m’accueillit avec un grand sourire. Il n’eut dès lors aucun besoin de me décocher des flèches, son arc de Cupidon me fit comprendre instantanément qu’il n’avait pas menti ! ses lèvres était une promesse avant, pendant et après l'aube. Je m’approchais de lui en contractant chaque rides de mon visage et glissais mes mains dans les poches de son baggy pour m’assurer que mes signes de vieillesse accentuée tendaient sa bite inexorablement vers les cieux. Il s’écria « Ciel je bande ! et pourtant quand je pense à lulu là je ne bande plus mais quand je te vois ma lola je ne pense qu’à ça ! » Je lui chuchotais : « mon Abi cynique si tu veux me faire voyager, cesse de gloser et tourne sept fois ta langue dans ma bouche » Il obtempéra et je sus que désormais, dans n'importe quelles circonstances je ne dirai plus de conneries, sa langue se chargerait à jamais de me faire réfléchir avant de l’ouvrir. Après plusieurs patins en règle, et quelques fuites sous mon kilt, je récupérais ma langue meurtrie et ma peau lisse comme à 20 ans, et lui déclarais : « Oh mon Abi j’ai trop peur que tu m’Abimes, je te quitte pendant qu’il en est encore temps. » Son érection retomba illico comme un soufflé mal cuit mais sa bouche toujours prompte à l’échange me murmura à l’oreille, « la prochaine fois si tu me montres la peau de ton cou, je te jure que je te ferais jouir à en mourir. » Aussi je me dis que finalement il fallait mieux garder cet amant détonnant qui aimait les vieilles peaux et que succomber pendue aux lèvres de ce Cupidon serait une bien belle façon de rejoindre Anubis !

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    Il lui avait demandé. Alors.. Oh, ce n'était pas grand chose! Trois fois rien, un petit truc.. ça tombait bien, c'était son truc à elle! Elle ne savait rien faire que ça, des petits trucs. Ah, la plume...! Elle ne chercherait même pas dans quoi s'encrer: c'était trouvé. ça commençait toujours par du papier plié. Un origami rituel qui consistait à réduire la page de moitié. Elle y voyait deux avantages: circonscrire l'angoisse de ne pas produire ou pas assez, et se créer l'illusion, sous la forme d'un livret, d'une belle histoire à commencer. Il y aurait donc une page 1 qui ne serait pas forcément un début et une page 4 qui ne serait pas forcément une fin en soie. Elle commencerait au milieu, cette histoire. On se foutrait du résumé, du pourquoi, du comment. ça tomberait dessus comme quand on touche à Colin Maillard, comme un hasard en quête de distinction ou de reconnaissance. Un chaud-froid, un tu-brûles, des petits tours au petit jour, à tour de bras, des facéties, de l'éloquence, des mines de rien ou affectées, des sujets, des sujets d'attention sans objet, tout et n'importe quoi. Chercher des prises inutiles ? La belle affaire! De circonstances! Petit théâtre d'émotions, corps de texte posthume, trois petits tours et puis... ? Un siphon. http://www.dailymotion.com/video/x17wzz_franck-monnet-j-adore-t-ecrire_music

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  • 12/26/12--13:05: trou normand par Quhomchou
  • Noël seul. Noël à jeun. Noël à l'écoute du monde. Noël rien ne coûte. Noël veille ou lendemain. Noël sans son père sans tirer sur sa barbe et tendre l'élastique de l'entourloupette. Noël sans l son bateau et tous ses animaux. Noël prise d'otages syndrome de Stockholm. Noël la fête la défaite. Noël l'arrivée du Messie mais non mais si mais si. Noël tant de vases à remplir des mets les plus prisés. Noël du don ou du pardon. Noël vide sur l'encensoir. Et puis ?

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  • 12/27/12--07:24: Un coeur qui bat par Axhelle
  • Parce qu'un jour, je me suis retournée pour voir qui me suivait, je fus changée en statue de sel. Égérie érigée aussitôt au-dessus de ma grandeur, effigie frappée, au dos, sur le revers, idole aux attributs changeants, prisonnière des fantasmes du vulgaire, convenable, icône admirable et tributaire, aimable, j'ai durci comme ça. A l'intérieur, je palpite à l'abri, sans bruit. http://youtu.be/LHL1X9V1-Cw

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  • 12/28/12--13:57: Classic Slave par Axhelle
  • Sourde à tous les motifs de ton absurde absence J'absous tes fautes, défauts, tes manques de présence Je t'acquitte de ma peine perdue aux horizons Changeants, confins lointains, convoités sans raison. Le fantôme embelli de ton corps qui balance Au bout du nœud coulant, au gré des circonstances Ma tête qui dit non, ma bouche qui dit oui Je tiens la dragée haute à mon ego meurtri Et tranche à la faveur d’un heureux dénouement Ton cou, là, je m’y pends, potence-dévouement. http://youtu.be/p_6GYfSea5Y http://youtu.be/WZGdcRLBAfI ;-)

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  • 12/28/12--13:54: Désunion par Cyn0484
  • Pour peu que l'on ait été témoin des évènements de ce jour givré, on craint pour soi et l'on se vérifie régulièrement le cou. Une tête s’est détachée et se balade toute seule. Elle fait figure de tête, travaillée à l’humaine, ni plus, ni moins. Entêtée dans son errance, elle affiche un détachement insolent. Diable, c’est un spectacle bien étrange, que cette tête parcourant les rues pavées, dévalant les allées mouillées ! Les passants ahuris n’osent l’arrêter, ne pensent même pas à essayer de la rattraper. Elle leur glisserait sûrement des doigts, les mordrait peut-être! Dans son obstination, qui sait de quoi la frondeuse serait capable… Idiote, petite tête réduite à toi-même, le reste te cherche, te hèle, se débat à l’aveuglette dans un pitoyable corps à corps avec le vide ! Vois ces bras de funambule ivre, qui te supplient de leur rendre leur dignité ! On lui prédit un avenir médiocre, une existence amputée, mais rien ne la ramène à la raison. Tu fuis ? " Non, je cherche ! " " A vrai dire, ..." (la tête choisit ses mots, elle veut paraître claire) " L'affaire est sérieuse : Je désire la force, tandis que l'autre, guère plus efficace, force son désir. " Toute fière de sa sortie la tête tourne sur elle-même, perd l'équilibre et reprend son chemin tout de travers. Paf ! Au détour du premier coin de rue, collision. Le corps en tombe à la renverse. La fugueuse rentrée au port, il la frotte, mi-douleur mi-tendresse. - Etait-ce bien la peine...Franchement, le débat est dépassé, tu ne trouves pas ? Et as-tu seulement pensé...de quoi ai-je l'air ?! La tête ne répond pas : elle réfléchit, à en irradier le tout de son espoir esthète.

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    Le temps que ça soit modéré, ça devrait être en temps et en heure ce que je vous souhaite. Alors, prêt pour en rajouter une de plus? A cueillir des trèfles à 4 feuilles en effeuillant des marguerites? A galoper sur des hipporoutes sans freiner des 4 fers cavalièrement? A agiter des fleurs de muguet sans se sentir cloche(ette, selon le genre)? A filer dans la nuit sans craindre de désastre? A serrer la patte des lapins plutôt que de les poser n'importe où? A caresser les chats (selon le genre aussi) mêmes noirs, même gris la nuit et faire pattes de velours. A boire les verres de bons vins blanc plutôt que les casser sans avoir peur des déboires ? (ou alors c'est que vous avez trop bu...) A imaginer des trucs rouge à pois sans chercher la petite bête stupidement? A trouver une autre peau que la sienne à toucher au lieu de bois ?(encore moins ceux des périphéries parisiennes) A éviter de jeter des pièces dans l'eau quand elle permettent de s'offrir mutuellement des plaisirs ? A s'émerveiller toujours d'un arc en ciel même si du coup on s'est pris la saucée avant ? (Sortez couverts, on ne sait jamais...) A mettre autre chose que des pétales de roses sur votre lit ? (et dedans bien sûr) A croiser des amis, à s'unir comme les doigts d'une main que l'on prend, que l'on donne, plutôt qu'à rester les doigts emmêlés tout seul dans son coin? (En plus pour taper sur un clavier c'est franchement malcommode!) Voilà, kit de survie pour les superstitieux ! Na!

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  • 01/02/13--12:22: Pauvre Honnête ! par Ameno
  • Des fous et des devins estiment notre heure absente par devers le jour con des psalmodies virides absolvent en l'épouvante le bréviaire de nos dons mais vrai si toutes et tous perdus devant cette aube qui sera seule là même au jour des jour verrons le vrai nom des immondes qui parfument la daube je ne suis pas très fier de mon humanité mais j'avoue que je l'aime toi l'Adèle en blanc sec et rire en liberté et voilà le poème - en merci à un père et à un univers, & " aux Vivants qui sont restés vivants " comme dirait un prolétaire jadis roi de toujours Amen ! 02.01.12. 19 : 30 dédié aux Etats Unis des Peuples d'Europe

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    " Quoi de neuf, mise à part l'ironie?" Dimoné Terrieu http://youtu.be/9mZ-TXt6wSA Comme tout l'monde J'écoute mon corps quand il me parle Comme tout l'monde J'écoute mon coeur quand on lui parle Comme tout l'monde Je suis quelqu'un de responsable Comme tout l'monde Mon confort n'est pas confortable Comme tout l'monde Je soigne plus petit que moi Comme tout l'monde Je n'envie pas l'or des pachas Comme tout l'monde Je choisis qui me manipule Comme tout l'monde Je contourne bien la censure Comme tout l'monde Mon parcours n'est pas tout tracé Comme tout l'monde J'ai aussi mes propres idées Et comme tout l'monde Je ne trouve pas ça compliqué. Comme tout l'monde... http://youtu.be/8ztysQs7vY4 ( Les mêmes)

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    Oulalala 2 ! - la mission on m’a tordu le cou à moscou j’ai un œil au beurre noir dans la forêt noire on m’a fracassé le nez en nouvelle guinée j’ai perdu toutes mes dents au soudan je me suis pris une déroute à beyrouth allègrement on me bastonne à boston on m’a poussé du haut d’un pont au japon et je suis tombée dans l’eau à porto velho on m’a donné un coup de boule à istanbul et un grand coup dans le dos à bordeaux trois ou quatre coups dans les reins à turin et puis plein de coups de rangers dans le gers j’étais près de l’agonie en patagonie j’ai x fois risqué ma vie en bolivie j’ai souvent frôlé la mort aux comores et en danger est ma vie à varsovie oulalalala ! oulalalala ! je ne comprend pas ce qu’il m’arrive oulalala ! oulalala ! il faut que j’arrête tout ça j’ai été torturée sur l’île de ré j’ai subi la charia au nigeria on m’a fait boire de l’éther à basse-terre on m’a bien corrigée à angers on m’a gavée de pal au népal de félix, de friskies aux îles marquises de ronron au piranha au kenya de whiskas au boa à bora bora maintenant j’en ai trop marre à montélimar je me suis évadée du cap verde je me suis vite barrée en corée je me suis échappée sur cassiopée je suis rentrée dans les rangs à téhéran et je me suis entraînée au vésinet j’ai fait des exercices à cassis des pompes et du footing en amérique latine oulalala ! oulalala ! il ne fallait pas me faire ça oulalala ! oulalala ! je sens que ça va barder je ne les ai pas ratés à trieste j’ai foncé dans tous les tas à jakarta je leur ai fait la misère à val d’isère et je leur ai fait la peau à pau ils ont bouffé de la terre en angleterre des cailloux, des orties à tahiti de la boue, du fumier à coulommiers du sable et des écorces en corse j’ai joué de ma grande lance à valence et de mes grosses tatanes dans le yucatan j’ai crevé pas mal d’yeux à l’île d’yeu j’ai défoncé des nez en nouvelle guinée ils n’ont pas pris du bon temps au kazakhstan je les ai tous bien calmés à saint-mamet je me suis bien vengée à alger je les ai eus tous ces tebés à kobe oulalala ! oulalala ! il ne fallait pas me faire ça oulalala ! oulalala ! je vous l’avais bien dit ils ont tous eu les boules à kaboul ils n’ont plus rien à dire à agadir ils m’ont lâché les bask’ au pays basque ils ne reviendront pas de sitôt à quito je ne les vois plus du tout au vanuatu je ne sais pas où ils sont partis des îles bounty jamais plus je ne les entend au bouthan si ça se trouve ils sont tous morts chez les maures je suis bien décidée à yaoundé jamais plus on ne me fera ça à lhassa de leçon, ça leur a servi en moldavie et de leçon, ça leur servira à la pointe du raz je ne veux plus que ça m’arrive à tananarive et ils l’ont tous bien compris à capri me revoilà bien tranquille au désert danakil bien relax me revoilà au guatemala oulalala ! oulalala ! c’est bien fait pour leur gueule oulalala ! oulalala ! il ne fallait pas me faire ça premier épisode : http://www.pointscommuns.com/houla-la-commentaire-musique-102211.html

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    2013 année du pèze, de la baise, et des fraises … fais ton choix !!! Je te présente mes meilleurs vœux les plus sincères pour l’année qui s’annonce. Si tu es grande et très femme, j'ai la réciproque : grand et très homme. j'espère que tu as au moins un commentaire ou que tu en mettra plein au long de l'année qui vient que je puisse lire comment tu écris trop bien avec tes petits doigts. Et puis j'arrête avec mes bons voeux de niais, on va finir par croire que j'écris une lettre au père Noel. Néanmoins si tu es sa fille ca peut s'arranger entre nous ! A tout bientôt

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    Sous vos pieds le sol se dérobe une fissure prend naissance, la faille se propage loin devant vous et revient vous encercler, vous êtes pris au piège. L'explosion des maux se produit devant vous, fait irruption du macadam et vous arrache à votre quotidien. La rage est une onde de choc qui vous tire les tripes du sommeil, la banlieue vous gagne, sa complainte commence à débiter un trop plein de paroles en prêt à porter, L'oreille esquisse l'amorçage d’un dévidoir à désespoirs, la mélopée perce le tympan, le marteau se joue de l'enclume, avant de mettre le pied à l’étrier le tempo ciselé à la hache vous pénètre par tous les orifices d'une overdose assourdissante. La société défile, la bienpensante rédemptrice d'un mâle qui y pense et vous viole vos sentiments protecteurs d’une conscience inconsciente de la splendeur des dégâts. L'infra son n'est pas encore un collapsus, mais l'étau ressert la boite à regrets et digère une insoumission devenue adulte. Point d'espoir dans l'ordre de barbaries, le chant du cygne nous interpelle et de vous à moi il n'y a que du tu, le temps de pause n'est qu'un CDD qui accouche de silences non-dits. Pour nos rêves de générations préconçues à la révolte adolescente, je beuglais de l'anti social qui n'était qu'un cri pour un Trust qui s’évanouissait dans le vide cocooné à la fin des trente glorieuses. La musique est un cri qui vient de l'intérieur, alors le rap doit venir des enfers artificiels nés dans les OGM de générations verticalisées dans l’insalubrité de notre force obscure. Ses traces lapidaires se taguent sur le béton qui s'enivre de ses phrases vitrifiées par le karcher de la Marianne. Pauvre petite Marie de ma rue, les étoiles entre elles ne parlent plus de toi, trop loin de la vie des banlieues ton adolescence se fait le porte-drapeau de cette vague sans concession qui hurle son mal être, et nous dessine un no futur aux frontières qui regagnent le terrain perdu sur la terre de leurs anciens. Lcm Orelsan « suicide social » http://www.youtube.com/watch?v=B2kvtRprvkk&feature=player_detailpage#t=28s Doc Gyneco « Dans ma rue » http://www.youtube.com/watch?v=EeF-xqz6pPs&feature=player_detailpage#t=55s Soprano « Inaya » http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=9H2ylcKc7oQ#t=82s Trust « Anti social » http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=8KfolsHSPEs#t=64s

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    Je suis baignée de silence...Au loin, derrière les vitres j’entends vaguement l’écho de la vie du village... C’est la bibliothèque…J’œuvre comme une fourmi solitaire, parmi les livres muets mais tellement présents, semblables à une chaleur amie. Des tintements de voix s’amplifient dans l’escalier. Je les reconnais bien ces sonorités-là, ce sont celles des enfants…… C’est joyeux. C’est l’époque de Noël et des fêtes. Les vacances ! Par étapes plusieurs parents et enfants arrivent…….. Allez, je propose aux enfants, ce qu’ils aiment : une lecture (animée). J'adore jouer, me mouvoir, m'émouvoir, me contorsionner, faire la statue, habiter les voix des personnages, monter sur une chaise, bouger, me déplacer. Loin même parfois au bout de la pièce… Là c’est le silence qui s’installe. J’ai choisi une histoire de sorcière : Cornebidouille ! "Quand il était petit, Pierre ne voulait pas manger sa soupe, et ça faisait des tas d’histoires avec sa famille. (Surtout avec son père) -Pierre ! Mange ta soupe ! -Nan, j’veux pas ! - Et tu sais ce qui arrive aux petits garçons qui ne veulent pas manger leur soupe ? lui disait son père. - Nan, j' sais pas ! - Et bien, à minuit, la sorcière Cornebidouille vient les voir dans leur chambre, et elle leur fait tellement peur que le lendemain, non seulement ils mangent leur soupe, mais ils avalent la soupière avec." - M’ en fiche, j'y crois pas aux sorcières ! -A minuit la sorcière arrive. ( On rit si fort, que je me demande si c’est à cause de mes pitreries ou de l’histoire s'ils sont tordus de rires)… - Elle est laide, elle ne sent pas bon, elle a du poil au menton. -Alors comme ça petit drôle, on ne veut pas manger sa soupe ? dit la sorcière ! - Nan j’ veux pas ! - Et tu sais ce que je leur fais-moi, aux loustics d'en ton genre ? - Ouais, papa m’ la dit tout à l’heure ! Mais m’en fiche, j’ai même pas peur ! Et puis vous ne sentez pas bon ! - Comment ! ? ! ? ! - Et vous avez un gros bidon ! - Comment ? ! ! ! ! - Et le nez en tire bouchon - Comment ! : ! : ! : ! : ? ? ? Cornebidouille est furieuse, Elle se met à grandir, grandir, sa tête touche le plafond. Et maintenant petit casse-tête, est-ce que je te fais peur ? - Nan, mais vous sentez le gruyère ! - Quoixeu ? ! ! - Et le vieux camembert ! - KOUIRGE ? ? ! : ! : ! - Et les chaussettes de mon père ! - Kantangeu ? ? ! : ! : ! Elle est tellement furieuse la sorcière, qu’elle crève le plafond ! - Alors, crotte de fourmi, est-ce que je te fais peur ? - Nan, mais vous avez un gros derrière ! - Comment ? - Une langue de vipère ! - Kexecxa ? ? ! ! ! ? : ? ! ! ! - Le nez plein de vers de terre ! - Arghhhh, c'en est trooooooppp !!! Alors là, Cornebidouille devient complètement cramoisie...! J'avoue, ils connaissent cette histoire par cœur, alors ils reprennent en chœur avec moi : COMMMENT ! ! ! ! ! ! :) :) :) Ah, pauvre sorcière, c’est Pierre le petit garçon qui va la piéger et du coup : plus de soupe, plus de sorcière !!!! Voilà l’histoire est terminée ouf, ils sont hilares, les mères ont des pépites d’amour dans les yeux pour leur progéniture. N’empêche que j’ai eu le trac devant les parents………. Pour calmer tout le monde, je leur demande ce qu’ils ont reçu à Noël. Tao : Eh bien, j’ai eu des chaussons, des BD : Gaston, Mafalda, Les petits diables, et un roman, «Les chevaliers à l’armure rouillée» super roman fantastique ! Puis quelques jeux de sociétés : Les records 2012 le Cluedo, Uno, SOS Ouistiti, La bonne paye !!! Chacun, chacune y va des merveilles tant espérées, avec tant d'effets de surprises et de moments magiques près du sapin et de la lune, des étoiles, semblant s'approcher parfois de nos fenêtres ! Chouette Noël tout de même !! Entre mères on discute...Il y a eu des produits de beauté, des livres dont : "Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire." de Jonas-Jonasson, et puis d’autres, évidemment. Un enfant tout fier dit : Mon papy il a eu un gros dictionnaire d’espagnol pour lire des romans en espagnol ! Colline me demande : et toi qu’as-tu reçu en cadeau ? Je les cite, sauf un. Puis je m’explique : J’en ai reçu un par la poste, d’un ami qui vit loin, c’est un écrivain, et ce qu’il écrit est très beau, j’aime infiniment ! Ah bon, c’est qui ? Il parle de quoi dans son livre ? Toute l’assemblée est attentive à ma réponse. Une lueur me traverse... J'ai le livre avec moi, voulez vous écouter des poèmes ? C’est un "Oui", unanime de l’assemblée. Je respire, là ma voix devient légère et je lis : "La rivière" Elle promène en laisse les prés De ses rubans noués et moirés En toute véhémence Elle retient le soleil par ses chevilles Et se fait une tunique de reflets Ses cailloux sont des îles chaudes Qu’elle gifle tendrement Elle cache dans ses replis des pétales de roses Son corps attire les pollens allègres Il y a un arbre sur la berge qui lui dit de rester Des feux mouillés prennent sans arrêt Entre ses flancs ailés Ce sont ses cheveux qu’elle peigne constamment. Je feuillette le livre et je continue : "L'humanité est mon enfant" Ô mon Humanité, que j'ai toujours aimée Comme un seul être Toi que je prends en moi sans détours Ô comme ton cœur bat en moi, ses nuits, ses jours Ô cher enfant que je porte en moi ! Je tiens tes pieds innocents entre mes mains Mais, qu'a-t-on fait de toi, de nous? Le crime, l'horreur, l'oubli, la mort N'auraient jamais dû sévir Pourquoi avoir nié l'autre, humain, animal De toute éternité ? Tant et si bien que l'on ne peut évoquer que son reflet Face au poids des méfaits de toute l'histoire humaine On ne peut plus que s'attacher A creuser le souvenir des temps perdus Volés aux êtres Comment vivre sur les os et le sang De tant de peuples, humains et animaux Tellement de civilisations humanimales gisent au fond de soi Ô mon humanité, ô ma sœur ! Toi que l'on a égarée, perdue Depuis le premier acte vil, la première trahison Ô mon humanité que j'aime, ô mon enfant ! Sais-tu à quel point je te mets au monde A travers chacun de mes actes Depuis toute mémoire d'amour Attentif à l'accomplissement de ta félicité Mais que le temps semble long mon Amour, que le temps semble long ! Plantes et animaux, se révèlent plus aimants que toi Qui dialoguent avec les saisons Délestés du poids de la raison et de toute trahison Ils sont au monde avec transparence Le coeur à vivre, plein d'ardeur Caressants Au-delà de toute tentative humaine. Devant les enfants attentifs et les mamans tout autant, je poursuis ma lecture : "Ma sœur, mon amour" Dès l’aube de ton premier geste Cloué depuis toujours au fond de ma mémoire J’ai eu peur de te suivre Refusant de te livrer aux coutumes guerrières Ces amours qu'on égorge pour une simple aubaine O ma forêt, ma sœur, mon amour ! Le sais–tu ? Le sais-tu ? J’ai cousu mes lèvres au bord du chemin, Pour te taire Les fruits murs de tes pieds écrasaient ma poitrine ! Le sais-tu ? Le sais-tu ? Les couples de cerises que l’on pend aux oreilles Craignaient mes doigts fragiles Le sais-tu ? Le sais-tu ? Je t’ai aimée tant de fois au bois farouches Chaque pli de ta robe suscitait le désir de vivre Ô ma forêt aux yeux maquillés d'écorce Ma soeur, mon amour ! Je regarde les enfants et les mamans toujours aussi concentrés, silencieux, à l'écoute et je termine par le poème suivant, de cet ami : "Paroles d'ange" Sens-tu le ciel sur ta peau Depuis toujours cette chaleur Caresses d'azur toujours nouveau Quelle que soit l'heure ! C'est mon corps contre ton corps Toi ma soeur, toi mon frère D'où que tu viennes Qui que tu sois Animal, arbre ou humain Je vais vers toi Le coeur étoilé de lumière En toute mémoire de toi Nos vies sont solidaires À chaque oiseau qui s'envole Je m'élance vers toi Pour des rencontres solaires Je me fais ruisseau entre tes doigts Je te le dis tout bas : -L'amour est éternel Des arcs-en- ciels naissent au rythme de nos pas Un champ étend son linge près du bois La mer chante dans nos cheveux Le temps est amoureux Baisant nos lèvres D'une tendresse sans défaut Les sources parmi nous précisent leurs mystères Avec le merle, nous jardinons le monde Fécondé par nos louanges Viens, dans mes paysages À tout moment, dévoile mon visage Les clairières de l'innocence Je ne vis que par ta présence Désirée saison après saison Aussi fidèlement que la terre Ouvre ses sillons Au fond de moi tu trouveras Les fruits les plus purs Toute vie si précieuse. Voilà les enfants, les ados, les parents bougent doucement, vibrent avec moi, murmurent et ressentent mon émotion. J’entends chuchoter : c’est beau, comment fait-il pour écrire ainsi ? Je termine en leur disant : - Voilà, vous connaissez Jean- Baptiste, c’est un ami de longue date, Il organise des lectures avec ses amis, j’ai été à l’une d’elle. D’ailleurs à cette occasion, il a offert un livre dédicacé aux villageois, pour notre bibliothèque, vous pouvez l’emprunter. Par ailleurs, il laisse tout le bénéfice des ventes de ses livres aux libraires, afin de les soutenir contre la grande distribution. L'important pour lui n'est pas de vendre ses livres ( même s'il en vend durant ses signatures ), mais qu'ils soient inscrits régulièrement dans les bibliothèques et ils le sont ( même à l'étranger ). Et puis il aime un poète romantique : SHELLEY et approuve de tout son cœur cette belle pensée de ce poète : "L'œuvre d’un seul est l’œuvre de tous". Nous nous sommes tous quittés dans un envol de partages de mots, et de joie. J’ai fermé la porte...Il y a de ces instants magiques, où les vibrations intenses demeurent éternelles……… C’est le ciel bleu, le vent tourne autour de mon corps...Balancée, heureuse je suis repartie, avec mon cadeau, reçu un jour où il faisait si sombre au fond de moi………… La porte est lumière. Post-Scriptum : Quoi de plus naturel, de plus symbolique aussi de tourner la page d'une année pour aller vers l'autre, à travers les pages d'un livre....Les pages de l'amitié, de la beauté à vivre, de la mémoire, de l'amour, du partage, perpétués ! Une Merveilleuse Nouvelle Année à toutes et tous, que tous vos voeux se réalisent !

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    Nous avions eu des mots quand on a des mots, on ne peut plus se parler on se traite de tous les noms et ça ne peut plus guérir les langues de vipère fourchent le langues de chat fondent je n'allais pas les lui jeter tous à la figure j'en ai gardé un sur le bout de la langue je l'ai avalé par mégarde

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    C’était il y a deux ans – si peu ? Ça me semble si vieux – D’un bref coup de talon, j’ai brisé notre union. J’ai écrasé ton corps sans l’ombre d’un remords, Et plus jamais depuis, je n’ai goûté tes philtres. Ils m’avaient dit : « Quitte-la ! Sinon, tu vas mourir. » Je les ai écoutés, le corps fatigué Que mon cœur ne batte plus comme il l’aurait dû. Je leur ai répondu : « D’accord. Pour vivre, tuons la flamme. » Deux ans que j’ai perdu le goût blond de ta peau, Et que ta fumée blanche ne caresse plus mon corps. Deux ans que je n’ai pas pris ta tige en ma bouche Ni senti dans mes veines passer ta douce ivresse. Sans toi, mon corps s’est alourdi, Trop frustré pour, en sus, de douceurs se priver. Sans toi, mon crâne a rendu l’âme, et transformé mes rimes en piètres gargouillis. Tu manques à mes écrits, à mon humour aussi. J’ai perdu le sommeil et failli en mourir, Je pleure chaque nuit alors que j’aimais rire. Certes, je respire mieux, mais la vie m’est si fade. Alors, ami fumeur, si un jour tu me croises, Surtout ne va pas croire que ta fumée me gêne. Respirer tes volutes est mon dernier plaisir, De celui-là j’entends qu’on ne me prive pas.

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    Il est une une histoire qui voudrait tant être racontée. Joliment contée,surtout pas assemblée ,de briques et brocs par L'égo Hors! La  page sans cesse dégouline et déborde de mots d'orgueil en embuscade ,qui se pressent au taille crayon! Difficile de  contenir le rouleau imprimeur du je ephithète ,tant fort il démange la plume, qui se gratte à tout va. Il tente souvent le bougre ,de  prendre le dessus ,se rapportant avec imprudence au nom ou prénom pseudonyme Il fut  une fois ….Oui même il fut  disons plusieurs fois, ou un  méli- mélo de mots s'invita en pique assiette au comptoir du texte, se poussant,se bousculant ,pour figurer sur le devant de la cène! Mots Judas! Mots narcissiques de sale caractère .Velléité d'exister à tout prix sur la page ,parader et faire le beau mot! Vanité et peine perdue... L'histoire, la belle, la vraie, se dérobe ... et refuse fièrement de se coucher sur le papier Elle fait soudain mine de s'enfouir dans les méandres des textes morts nés puis magnanime revient et m'enjoint, d'être digne de la raconter en bannissant à jamais de ma prose , la cohorte des mots séducteurs. Hors de ces lignes, cortège de mots trompeurs ,racoleurs, mots mièvres et enjôleurs ! Foin de mots de fat verbiage et de beau ramage sur la virginale page! Dans quel but écrire complaisamment au kilomètre ...Aligner des lignes en longueur, sans largeur, et sans aucune épaisseur! Pour m'écrire et t'écrire ...Accorde enfin tes adjectifs en mode qualificatif limitatif . Sois toute en nuances de sobriété et sincérité Ecris une seule ligne, mais une ligne infinie de vie ,en profondeur,voici pour cette nouvelle année une belle gageure! Inspiré par un tag lu sur un mur de Madrid" "Si no puedo contarlo, no quiero amarla" Neorrabioso Bonne année 2013 ! Belle année d'écriture à vous! Wikipédia citation Dans le monde de la tauromachie, suerte, qui signifie littéralement « chance » ou « sort », est un mot qui désigne à la fois toutes les phases de la lidia, et aussi une technique particulière du torero lorsqu'elle est employée dans l'expression cargar la suerte. On parle également de suerte natural (« suerte naturelle ») lorsque la sortie du torero se fait vers la barrière. Le terme cargar la suerte a une valeur particulière en matière de technique de toreo. C'est une expression pratiquement intraduisible1. La traduction littérale « charger la suerte » a peu de sens. Il faut lui préférer appuyer ou imposer la passe ou encore forcer sur la charge .

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    Bien sûr, comme tout le monde, il venait là pour qu’on le regarde. Ce qui était bien légitime car qui le regardait à présent ? Ni son chef de service, ni ses collègues de travail, ni ses quelques amis qui ne se souciaient de son existence que pour lui demander un service. Seul le regard de Madeleine… Madeleine c’était sa chatte, une chartreuse de gouttière qui, avec son regard vert d’eau, lui faisait croire qu’il était dieu sur terre. Une pleurésie foudroyante l’avait emportée, liquéfiée en moins de 48h. Alors l’absence prit consistance, le vide l’encombra, il ne cessa de se cogner dedans comme un jeune enfant aux meubles. Il se mit en quête de trouver un autre regard. Remplacer le vert envoutant de Madeleine. Il rédigea une annonce qu’il recommença vingt fois avant d’aller la punaiser sur le liège du tableau d’affichage de l’association, loi 1901, « Les Points Communs du Coin ». Il se disait amateur d’art depuis qu’il passait tous ses w.e. entre mai et octobre à écumer brocantes, vide-greniers, salles des ventes, et l’hiver il tournait les pages de rayonnages virtuels, eBay, le Bon coin, Tout y passe et tout son temps libre y passait. L’ampleur de sa bourse ne lui permettait pas d’acheter, mais regarder, faire mine de, s’intéresser, discuter le prix pour toujours finir par reposer l’objet sur l’étal en affichant une moue sans un mot de plus, parfois même un marchand lui courait après, révisant son offre à la baisse, mais il l’ignorait en bombant le torse dans une attitude de dandy outragé et cette pantomime aurait presque pu lui suffire comme si le paraître l’emportait définitivement sur l’avoir, s’il n’y avait eu ces longues soirées dans la semaine où il se sentait aussi invisible que ses quatre murs restaient muets. Elle téléphona un mardi soir, il s’en souvenait car le mardi il passait chez l’italien pour acheter des pâtes fraîches et comme elles étaient faites à la demande, il arrivait chez lui toujours un peu plus tard que d’habitude et ce mardi là, il entendit la sonnerie du téléphone alors que sur le palier il n’avait pas encore inséré la clef dans la serrure, cela provoqua chez lui une telle panique qu’il renversa le pochon et les spaghettis se répandirent sur le paillasson comme des alevins, il eut tout juste le temps d’ouvrir pour se ruer sur le combiné. « Allo ? … Lui-même… C’est exact… Entendu, voyons-nous… 19h, le Balto, la terrasse en face des Beaux Arts ? … C’est noté. Je vous remercie chère Madame… et moi Jean-Pierre… de même, oui, à vendredi Marie-Odile ! » Ses yeux souriaient comme deux nénuphars épanouis sur une marre taciturne. Son hameçon avait appâté. Marie-Odile avait dû arriver tôt au Balto s’il en croyait le cendrier sur la table où croupissaient une ribambelle de mini poissons blancs étêtés, bouts écrasés et carminés de rouge à lèvres comme les stigmates d’une lutte saignante. Un instant son esprit s’assombrit, il pensa à la concurrence : Marie-Odile avait-elle passé l’après-midi à effeuiller les rendez-vous avec des hommes en quête de regard comme lui ? Marie-Odile effaça cette sombre pensée : « Excusez-moi Jean-Pierre, ici c’est un peu mon bureau, j’y passe la journée pour travailler. Mais je vous en prie, installez-vous, le labeur est terminé » , elle éteignit son mobile d’une pichenette en le regardant droit dans les yeux. Ils discutèrent longuement, elle commanda un Chardonnay et lui un Bourgueil, les deux verres semblaient deux oiseaux face à face qui faisaient connaissance sur le marbre tandis qu’eux-mêmes gazouillaient. Elle insista pour payer la note, comme si son honneur en dépendait, puis ils rentrèrent chacun chez eux après s’être promis un prochain rendez-vous « plus constructif », comme elle avait dit. Marie-Odile le rappela une semaine plus tard, ils s’entendirent sur le jour et l’heure. Elle lui demanda de prévoir au moins trois heures devant lui, ce qui augurait du meilleur. Cette fois, une anguille sauta comme un sourire fugace entre les deux nénuphars rieurs. Le jour J, il se prépara avec soin, fit une toilette plus que méticuleuse, arracha les poils disgracieux qui embroussaillaient son visage, lima les ongles des mains et coupa ceux des pieds. Pris soin de choisir une cravate aux couleurs chatoyantes, puis s’aspergea d’eau de Cologne au vétiver. Marie-Odile le reçut dans une pièce bien chauffée et parée de lourdes tentures suspendues. Intimidé, il se sentit un peu engoncé. Compréhensive, elle lui prit le bras et l’attira vers le sofa recouvert de velours pourpre et sur lequel reposait un tartan mauve-anis. Elle l’encouragea d’un regard doux qui semblait dire « Mettez-vous à l’aise », ils n’avaient échangé qu’un bonjour et elle l’avait remercié d’être ponctuel. Elle lui demanda de l’excuser un instant et se déroba à ses yeux derrière une porte qu’elle tira à moitié, il pouvait l’entendre. Alors il entreprit de se déshabiller, déboutonna sa chemise, plia son pantalon sur la chaise, roula ses chaussettes et quand il fut totalement nu, il vit son reflet dans le psyché, un grand corps blanc ivoire, anguleux mais harmonieux. Il vit qu’elle le regardait aussi, elle s’adressa à son image dans le miroir : « Nous y allons ? » Il opina et s’allongea sur le sofa, étendit les jambes et ferma les yeux alors qu’elle s’activait à tirer les grands rideaux. Il entendit chuchotements, raclements de gorge, tintements métalliques et froissements de tissus…Puis il sentit la main chaude de Marie-Odile qui repoussa son pied droit jusqu’à plier son genoux, tira sa jambe gauche, déplaça sa main et la posa sous son sexe, il frissonna, doucement elle lui remit une mèche de cheveux en place, c’est ainsi qu’elle prenait soin de lui sans un mot et il sentait son souffle affairé sur sa peau, puis : « Nous sommes prêts Jean-Pierre, vous pouvez ouvrir les yeux. » Face à lui, une douzaine de regards le fixaient et autant de chevalets avec lesquels il partagerait ces regards attentifs durant toute la soirée.

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