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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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  • 01/30/13--09:04: Amour Vinum par Alma-dies
  • On aura beau me présenter de capiteuses fiasques  Je ne me griserai pas cette fois, assez des frasques! Par excès de chaptalisation des flasques Je me suis déjà grisée plusieurs fois  et cela n'est pas bon pour mon foie  Se dégriser c'est bon pour les gamma GT Car quand le breuvage est soit madérisé  soit , sur, ou chargé voire bouchonné  Il faut malgré sa soif ,décliner l'invitation à trinquer J'aimerai m'enivrer en mode modéré, d'un breuvage corsé Tout en rondeur. Délicat, charnu en bouche,loyal et étoffé  Un beau vin gouleyant.Viril, bien charpenté et équilibré Savoir mieux savourer, bien décanter, et la dégustation étoffer  Avant de chambrer un sommelier au rubis tanin  Il faudra en décanter des tonneaux, fûts, et tonnelets pleins Alors en foudre reviendra le foulage et éclateront les grains  libérant le jus des nouvelles vendanges pour millésime divin 

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    Passé simple, imparfait ou présent Peu nous importe le temps que j'emploie Puisque c'était juste entre toi et moi Qu' est née l'émotion de cet instant Cogne, cogne mon cœur et étouffe ma voix Saigne mon cœur car tu emplis mes bras Cherchent mes yeux car je ne bouge pas Tremble mon corps avant que je ne te vois Cogne, cogne mon cœur et étouffe ma voix Saigne mon cœur jusqu'au bout de mes doigts La foule me saoule et m'ôte mes forces M'amenuise, me vide et m'écorce Cogne, cogne mon cœur et étouffe ma voix Parmi toutes ces silhouettes sans toi Je me recueille de l'espoir fou de toi Que ce hall de gare te livre à moi Cogne, cogne mon cœur et étouffe ma voix Saigne, saigne mon cœur car tu emplis mes bras Glisse, glisse mon pas car soudain je te vois Tremble, tremble mon corps de joie et d' émoi Pleure, pleure mon cœur et étouffe ma voix Nos corps se bercent plus qu'ils ne s'étreignent Nos corps balancent, dansent en un seul chœur Comme la marée emporte les nageurs Tes yeux, ton visage, tes mains, ton cœur Mes yeux, mon visage, mes mains, mon cœur Terre, Mer tournent au dessus des clameurs Gare, port, c'était notre temps et notre heure Passé simple, imparfait, ou présent Peu nous importe le temps que j'emploie Puisque le souvenir vit au présent. A toi. V.V

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    D'abord, ça m'a surprise. Que vous pensiez à moi, en somme. Que vous vous interrogiez, sur moi, sur nous — sur pas nous, plus exactement. Et de vous faire cet effet-là. Surprise, d'abord, puis embêtée. Quelque chose entre un peu triste, et un peu agacée. Et de suite après : perplexe. J'en suis restée muette de longs jours, tournant et retournant le truc. Je me disais que ça appelait une réponse, mais quoi ? J'avais pas le temps d'y réfléchir vraiment, du boulot, tout un tas de données foisonnantes à tenter d'organiser dans ma tête, puis sur le papier. Mais de temps en temps, quand je décrochais un peu, la tête en l'air, l'œil vague sur la fenêtre, la colline, le ciel, ou à me dégourdir les jambes, rentrer quelque bûches, étendre mon linge, vaquer à deux trois choses simples qui laissent l'esprit libre, là ça me revenait, perplexe. Qu'est-ce qui peut bien l'intimider, en moi ? Intimidante, moi ? (dit comme ça, c'est encore pire. Non, non, non. Je vous intimide, soit, c'est votre affaire, mais pas question d'essentialiser la chose, d'en faire un attribut de moi-même personnellement. Pas question. D'ailleurs, vous ne le faites pas, vous assumez l'affaire, sans me la coller sur la pomme : "vous m'intimidez") Mais va te faire fiche, la question est là : si je vous intimide, moi, et pas les autres (les autres en général ? les autres femmes ? hum. Je ne crois pas que vous soyez tellement timide avec les femmes. Quoi que…), si je vous intimide c'est que je dois avoir quelque chose d'intimidant. Pour vous. Pour vous seul, ou pour d'autres ? Mais plus je tourne et je retourne le truc, plus ça part en biberine : en fin de compte, je sais même pas ce que ça signifie, "être intimidé". J'ose pas imaginer que c'est du côté étymologique, qu'il faut chercher : qu'est-ce qu'on pourrait bien avoir à craindre de moi ? Vous, en particulier ? Depuis le temps vous avez pu vous rendre compte que je suis pas méchante… Je suppute un truc du genre "je vous prête un pouvoir que vous n'avez pas". C'est ça qui m'attriste, et m'agace. M'agace : je m'y retrouve pas. M'attriste : cette distance que ça met entre nous. Comme si la géographie suffisait pas. Bon. Hier j'ai eu une journée crevante, aujourd'hui je suis ramollo, j'ai passé deux heures vautrée sous la couette avec une bouillotte à regarder des séries connes en replay, en mâchonnant des boules de gomme à la réglisse. Ce soir, j'irai peut-être taper le carton chez la baronne, qui me houspille quand je réfléchis trop longtemps et se fout de moi quand je loupe une impasse. Je suis pas la fille intimidante, en vrai : tout ce qu'on risque avec moi, c'est de s'emmerder un peu, à la longue, et de me trouver un brin gonflante quand je pars en vrille sur mes fixettes du moment (en ce moment, c'est la politique agricole, commune ou pas, et les illusions de toute puissance des technocrates et des élus.). Ou ridicule, quand je gâtise avec crapouillette, qui veut sortir, qui veut rentrer, qui veut le fauteuil, qui veut son foie de volaille, qui veut que je fasse du feu et que j'arrête ce foutu vent qui fait grincer les volets (tiens, j'aurais pourtant cru qu'il avait un accent circonflexe quelque part, çui-là. Sans correcteur d'orthographe je serais certainement moins intimidante, on the web.) Voilà. Osez dire que je vous intimide ? Cépatoussa, si vous veniez un de ces quatre, siroter un petit marc (ma voisine en distille un fameux) au coin du feu ?

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    Jamais je n'ai été autant émue par quelqu'un que par B. Et sa voix. Sa voix grave et mélodieuse. Pour B. sa voix était son outil de travail. Il était acteur. La première fois que je le vis, c'était à la télévision et j'ignorai que le rencontrerai quelques années plus tard. B. était d'une beauté incendiaire. Il ne draguait jamais une femme. Il était cultivé. A défaut d'être drôle, il était sensible à l'humour... Bref. Toutes les femmes l'adoraient. Je sais qu'à la Comédie Française où il resta quelques temps, il fit battre bien des cœurs. Evidemment, je le trouvais très beau. Comme acteur, je le trouvais un peu trop prévisible. Mais, un soir, je l'entendis dans une fiction sur France Culture. Lisant. Non interprétant un texte de Pierre-Jean Jouve. Trente ans après je me souviens encore du trouble que j'ai éprouvé. Sa voix était plus belle encore que son apparence. La voix de B. m'a faite rêver. J'ai rencontré B. au cours d'un travail que j'effectuais sur les archives de la Comédie Française. Nous sommes restés un après-midi chez lui à discuter. Munie d'un magnéto, je l'ai écouté et questionné à propos de la Grande Maison. Je buvais les paroles de B. pendant que lui n'arrêtait pas de siroter un Bordeaux. Il tenait le cap. J'ai compris qu'il avait l'habitude de boire. Trop. Il avait 40 ans. Il était toujours magnifique mais sa beauté commençait à se faner. Il travaillait moins, commençait à être moins sollicité. Voulant voler de ses propres ailes, B. avait quitté la Comédie Française. Cet immense risque n'avait pas "payé. Il faisait de la synchro, domaine qui me passionne depuis ma prime jeunesse. A la fin de ce long entretien, le charme était rompu. Certes j'étais sous le charme mais plus réellement de cet homme mais surtout de sa voix. J'ai décidé de prendre de la distance avec B. Je crois avoir bien fait d'autant que les évènements qui suivirent semblent me donner raison. J'ai moi même connu les affres de l'alcool. Très longtemps. Je m'en suis sortie après douze années de lutte avec moi-même. En mai prochain, je célèbrerai mes dix ans de sobriété avec du Perrier. Mais B. n'a pas eu cette chance. Il a continué. Il devenu énorme et empâté. Son visage était bouffi. Je savais par son entourage qu'il était tout le temps dans le déni. B. est tombé gravement malade. Il est mort il y a cinq ans. Un évènement étrange s'est produit après son décès : j'étais chez moi, occupée à cuisiner quand, j'entendis la voix de B. dans le poste de radio. C'était une rediffusion d'une vieille émission. Je ne m'attendais pas à entendre sa voix. J'ai laissé tomber les assiettes qui se sont brisées. Depuis, il m'est arrivé de l'entendre à nouveau en regardant de vieux films ou séries télé. Etrange. A l'instar de "Dalila" dans l'opéra de Camille Saint Saens, je peux dire qu'encore maintenant "Mon cœur s'ouvre à ta voix comme s'ouvre les fleurs". J'ai conservé l'enregistrement que j'avais effectué avec lui. Je l'écoute parfois, toujours émue aux larmes. J'ai trouvé par le biais de l'INA, Youtube, des séquences où je le vois et l'entends. Tous ces souvenirs sont dans ma "chambre verte", là où je rassemble ceux des êtres que j'ai aimés. Le pouvoir de la voix est réel. La voix permet de s'exprimer et de faire rêver, de suggérer parfois plus que de dire. Et lorsqu'il s'agit d'un acteur, sa voix est conservée à tout jamais. Merci à vous, cher B. de me faire toujours rêver. So long...

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    Pour s'adonner à la solitude attitude Nul besoin de prétextes...Foultitude La solitude devient souvent une "douce" habitude par lassitude et par sensation aiguë d'incomplétude D'inaptitude au monde ,et de sa réalite, l'inquiétude Solitude... Es tu nécessaire vicissitude ? S'envelopper du silence pour retrouver la quiétude Afin de pouvoir juguler la multitude de platitude et la souffrance, quand notre vie devient trop rude La solitude n'est pas un prélude à la béatitude c'est juste une pause, un soupir, un nécessaire interlude Un besoin de se recroqueviller un temps, avec mansuétude Temps pour nommer et affronter,nos peurs et incertitudes La solitude n'est pas une fatale assuétude... Elle est un temps suspendu dans notre infinitude Elle nous renvoit vers la vie, nous offrant une nouvelle amplitude Car la vie n'a pas d'ingratitude envers nos incessantes magnitudes Nous lui devons pour sa patience une infinie gratitude

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    Un arbre et une rivière se sont aimés. Elle était la fluidité, le courant, l'énergie débordante. Il était enraciné, immuable et patient. Le clapotis d'une vaguelette avait-il caressé l'écorce des racines ? Ou était-ce une feuille un peu jaunie qui avait virevolté un instant puis s'était posée sur l'onde claire ? Nul ne s'en souvient, mais ils s'étaient assurément rencontrés sur la berge. L'arbre s'était mis à rêver : il se voyait enfin arracher ses racines, tomber dans le lit de la rivière, voguer, flotter. Léger, emporté. Transporté. La rivière voulait dévier son cours, pour qu'il épouse les contours de l'arbre et que chacune de ses gouttes s'imprègne de l'essence du bois. L'arbre aurait été ruisselant d'eau limpide, la rivière parfumée par l'écorce rare. Ils auraient façonné, tous les deux, leur mangrove secrète, en bordure d'une lagune, où rien n'aurait distingué les flots de la terre et des racines. A part eux, seule la brise aurait pu connaître cet endroit. Mais un éclair a crevé le ciel, l'orage a grondé et la tempête a soufflé. L'arbre y a perdu quelques branches, de la boue a raviné, dissolvant les essences, troublant les eaux. La rivière a coulé, plus fort, plus mal, d'un courant sombre de désespoir et de colère. L'arbre a épaissi son écorce, enfoncé ses racines plus profondément dans la boue, à la recherche de la terre. De la limpidité de cette rivière et de la pulpe de cet arbre, ne reste qu'une pâte, à la surface poreuse. On a troublé la rivière, on a défibré l'arbre, mais du mélange de leurs peines est né ce papier, presque blanc, au filigrane délicat. Presque vierge, hormis ces quelques mots, à l'encre noire, qui racontent leur histoire.

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    Toi déesse de l’Amour Nul n’a d’envies s’il n’a de besoins. N’en est il pas ainsi du besoin de manger comme de celui d’aimer ? D’ailleurs je ne m’étonne pas que tu ais envie de te confondre en de plurielles étreintes câlines. N’est ce pas normal que d’avoir besoin d’amour ? Alors pourquoi te juger femme fatale ou facile ? Pourquoi juger d’ailleurs ? N’aurais tu pas le droit à ce qui nous est permis ? Enivre-toi de cette douceur de vivre que t’apporte nos bras parfois maladroits. Si demain ils ont oublié ta tendresse c’est qu’ils n’ont rien compris. Qui peut prétendre que tu es en détresse ? Celle qui te jalouse ou n’ose céder à ses désirs ? Ne te retourne pas mon amante; Je pense à toi. Il y a longtemps j’ai été comme toi et personne n’a dit mot. Je me suis arrêté un jour ; il était une fois. Miracle de l’amour : c’est aujourd’hui encore cadeau. Cypou le 1/02/2013

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  • 02/02/13--04:30: paroles par Barioline
  • Ali a dit c'est vrai elle fait rien que maigrir et crier des fois elle mange elle mange notre pain et quand elle retourne là-bas ça va mon père veut la jeter elle m'a donné la vie Ali a dit j'ai pas demandé à vivre les oiseaux jouent avec les fleurs et le soleil les poissons tournent dans l'océan vermeil moi mes quatre murs sont tous pareils il y avait l'école Ali a dit j'irai plus à l'école le maître a dit c'est toi qui voles toi toi encore toi oui je vole mais pas à l'école on vole à qui a de quoi oui je vole et pourquoi pas ceux qui ont tout moi j'en rigole je lui donne à manger et quand elle retourne là-bas ça va elle m'a donné la vie plus jamais d'école mon maître y m'aime pas devant un tel désespoir j'ai dit et les copains ? Ali n'a rien dit.

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    Je suis propre "comme un sou neuf" rire Les 10 premières minutes dans la salle de bain ont été difficiles mais vous étiez là.. Pardonnez moi mais j'ai du vous inviter dans ma salle de bain...rien d'érotique, je vous rassure.. Juste une présence...vous m'avez frotté le dos de façon très professionnelle, ma tâte a cessé de chavirer...Merci!!!ça sert à ça aussi les amis!!!sourire Deuxième étape: retourner dans cet endroit me sécher les cheveux et habiller mon regard.. Oui, je sais..suis volubile...je bouge..je vais et je viens! Vous savez L..Je n'ai envie de vous séduire(je pensais à ça dans ma salle de bain), c'est plus reposant...j'aime cette amitié, elle me permet de tout vous dire...et à priori, j'en ai des choses à dire.. Je ne saurais vous être poétique...j'ai décidé d'être honnête avec vous et avec moi..c'est bien non?? Je me demande quand même si mes parents n'ont pas essayé de me noyer dans une baignoire!!!^^ Bizarre ces malaises? Je n'étais pas une enfant désirée..juste un accident..ma mère m'a aimé pourtant... Je suis la sixième et dernière enfant de deux fratries (3X2), j'ai été gâtée si on peut dire..ma mère était une femme câline et j'ai passé du temps dans ses bras...ils étaient doux, un peu mou..les bras d'une mère âgée..j'aimais sa peau, sa douceur.. Voyez L.., je suis étonnée d'écrire tant, c'est décousu...je ne me relierai pas..ne me renierai pas non plus..j'écris au fur et à mesure de mes pensées..comme une urgence... Merci de m'avoir permis cela..c'était votre idée! Je pleure...comme ça fait du bien de pleurer "ses morts"..j'en m'en suis gardée..j'ai même pour être tout à fait honnête avec vous, moi et eux..pensé être soulagée de leurs disparitions...On ne se construit pas sur les ruines d'une famille comme la mienne... il m'aurait fallu partir loin..oublier..faire ailleurs (ferrailleur!!...blagounette pour détendre l'atmosphère!!^^) Est ce que vous connaissez la psychogénéalogie??? Oui, sans doute!!! Incroyable miracle!! J'écris, je parle, je vous raconte des choses enfouies...je croyais ne plus me souvenir.. Je pensais avoir été seulement spectatrice de cette vie..cette enfance tordue..ce mauvais film La petite aux yeux tristes, c'est moi!! Vous avez raison L.., je dois écrire tout ça...pêle-mêle...sans plan précis..juste pour moi et vous.. Vous serez le gardien de mon secret...c'est douloureux aussi!! IL est 12H30, je dois manger!! Pas faim, juste le ventre vide... J'ai toujours su que je devais écrire..petite, j'écrivais des poèmes (un peu cucu d'ailleurs, comme le font les enfants) La solitude...se retrouver sans se perdre.. J'y retourne.. à bientôt de vous lire...

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    Brèves de solitude.. 10/08/2009 Au petit matin du 1er jour L.., Finalement, je crois que j'aime les petits espaces..l'amour peut être concentré dans une seule pièce et pas dispersé... J'ai souvent dispensé de l'amour à qui en voulait, sans me demander si j'aimais... Vous connaissez ce poème de Prévert.. "j'aime celui qui m'aime...est ce ma faute à moi,si ce n'est pas le même que j'aime à chaque fois.." Rien à voir!!!!sourire J'ai déposé des mouchoirs parfumés(de Cholet) ça et là, pour qu'on les ramasse, vous aussi...J'ai trouvé le vôtre, il était délicieusement parfumé, tissé de fil de douceur.. Il fait beau! de ma fenêtre, je vois un jet d'eau, des milliards de gouttelettes qui me font des signes, j'irai m'y promener tout à l'heure. J'écoute Goran Bregovic..."Ederlezi"quel miracle...ces chœurs d'hommes et de femmes...il faut du cœur pour chanter comme cela! Je ne vous ai pas raconté ma folle rencontre avec un homme de lettre..une belle rencontre littéraire, nous avons échangé 270 mails, plus beaux et poétiques les uns que les autres...une débauche de poésie et d'érotisme.. Un peu comme avec vous..je me suis laissée entrainer sur le fil de cette poésie..j'y trouve du plaisir..même si parfois, je suis funambule..je fais attention de ne pas tomber.. voyez je suis prudente L..! Très vite, nous avons senti une attirance l'un pour l'autre..le besoin de se voir ..de savoir.. J'ai malgré mes principes et ce que je savais de sa vie (marié et très soutenu par son épouse dans l'épreuve de la maladie) rencontré cet homme, une rencontre insolite... Rendez vous fût pris dans une magnifique cathédrale( joli pied de nez à mon éducation judéo machin-truc) Je ne vous ennuie pas L..?? Je vais aller faire mon lit et je reviens dans 15 mn...j'ai besoin d'ordre et d'organisation de mon temps..nouvelle vie, je dois rythmer cet espace temps de geste de la vie quotidienne.. A+ Voilà, c'est fait, je poursuis.. La rencontre fût magique...c'était lui, celui que j'avais lu..regardé (en vidéos, photos) mais en mieux...charmant. Nous avons été comme des adolescents maladroits...émus..émouvants..nous nous sommes cherchés dans la pénombre de cette grande cathédrale..j'étais habillée de noir..je n'ai jamais été aussi "femme" que ce jour là.. Était ce vraiment moi?? J'avais planté le décor..je voulais une rivière, des arbres centenaires, de l'herbe, des oiseaux pour le fond musical et l'eau....nous avons passé vingt minutes à trouver l'endroit idéal...bucolique comme il convenait.. Je deviens exigeante ou quoi??sourire J'ai mis une jolie jupe..je veux un bel endroit pour la poser dans l'herbe!! Pourquoi est ce que je vous raconte ça L..??? Parce que vous êtes mon Ami, sans doute!!! Je n'avais pas prévu d'étaler autant de mots sur le papier...je reviendrais plus tard sur cet épisode.. Je vais tenter de prendre une douche..je dis "tenter" car la salle de bain est un endroit redoutable.. J'ai des vertiges..il semble que ce soit des chutes de tensions, rien de grave..mais très angoissant..j'ai peur de mourir et c'est encore un défi qui me pousse à vivre seule et à affronter mes démons... Je passe ma vie à défier mes peurs..méthodes cognitives, poussée par la rage que j'ai de ne pas me laisser aller à cette saloperie d'angoisse qui me bouffe la vie.. Je suis heureuse....j'écris et je pleure!! Bisous ..à toute! Suite au prochain épisode.....

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    Lui et moi entretenions une relation charnelle. Il m’est difficile de dire, même huit années plus tard, si nous étions amis. Des amis sont supposés être à l’écoute l’un de l’autre, n’est-ce pas ? Nous étions attentifs à nos désirs. Pour le reste, si j’ai été une oreille patiente dans certains moments délicats de sa vie, je ne me souviens pas qu’il ait jamais manifesté une inquiétude à mon sujet. Le désir est une éponge qui absorbe toutes les aspérités. Il se passa quelque chose. C’était l’hiver. Je n’arrivais pas à percevoir si cela provenait de lui ou de moi, simplement la relation prenait froid. Me vinrent des hypothèses bancales, des élucubrations qui me tirèrent vers la sortie, peut-être par dépit. « Laisse-le » répétait ma petite voix intérieure, « Sauve-toi doucement, sur les pointes, prends garde à ne pas éveiller les regrets et surtout ne cherche plus son ombre à l’aune du réverbère. » Ses mille et une promesses sans réalité se dévidèrent sans éclat ou s’envolèrent comme des bombyx mûris dans la soie. Quand il dit vouloir me rappeler ou me voir pour en définitive ne pas le faire, à la longue cela ne me toucha plus, je n’y prêtai guère attention ou affichai un sourire tranquille. « Je te rappelle dans une seconde » cela voulait dire « Je mets un terme à cette conversation », ni plus, ni moins. Je me suis demandé pourquoi il éprouvait ce besoin de dire quelque chose qui ne correspondait en rien à la réalité de ses projets. Quel en était le ressort? Quel sens détourné fallait-il décrypter ? Était-ce une manie comme une phrase tic ? Une incapacité à dire les choses dans leur réalité ou bien se mentait-il autant qu’il voulait me tromper ? Était-ce une manière de se débarrasser d’une situation dont il n’avait plus envie ? Était-il tout simplement cynique ? Quand je me risquai à le lui demander, il répondit : « Je suis dans le présent, je vis le présent » avec la conviction maladroite d’un champignon à la Saint-Exupéry « Je suis un homme sérieux, je suis un homme sérieux… » Après un Noël, il ne se manifesta presque plus. Le fil se distendit, perdit de son élasticité, de sa capacité à broder de rouge, de vert, de violet ou de blanc irisé les marbrures de la chair et les envolées se raréfièrent. Un truc s’était usé, la potion s’était-elle éventée ? L’inventé dans sa bouche n’eut bientôt plus que le relief du mensonge, son imagination, auparavant si fantasque, singea le grotesque se prolongeant en soupirs clownesques qui flirtaient avec un rire de trépassé. Un jour, il me noya derechef dans un flot d’images scabreuses, qui déclenchèrent mon hilarité, il repoussa mes rires, redoubla d’une énergie paillarde, je m’accrochai à mon esquif, je n’en décrochai pas, ne sombrai qu’en simulacre, je dissimulai et il poursuivit l’ascension, escalada la lubricité, je le regardai forcer des portes brûlantes, frotter compulsivement son désir comme une lampe à huile, restant aussi désespérément mutique qu’une toile cirée. Il pataugea dans la bauge sans voir que je ne le suivais plus. Rivé à sa bandaison comme elle me fut un hameçon dans l’oeil, il fit apparaître des marionnettes démembrées, des personnages taillés à coup de serpe, la grosse bertha et son artillerie décomplexée, il l’anima d’un rôle de blonde et je la vis comme une grossière Gretel qui bourre son boyau. Il l’emmancha d’un vieil Hansel craquelé, pain d’épices mouillé et il aurait voulu que ces images m’émoustillent alors que je me noyais dans l’eau grasse, submergée, il me devenait étranger. Je ne bus pas la tasse, je restai sur ma barge à fleur d’eau, les bras autour des genoux, je dégouttai. Que venaient faire ces figures de papier mâché encore humides de vernis bon marché ? Pourquoi les introduire dans notre cour carrée sans même m’en alerter, on aurait dit un couple en goguette rencontré au comptoir et ramené à dîner. Il me vit faire le nez. Mais il voulait toujours tenir la barre, courir le guilledou jusqu’au bout. Il changea de cap, vira l’image des pochetrons fanés et fit émerger un autre décor : « la Plage », rancie d’avoir trop servi de lupanar, comme un poster mural où le cocotier fait office de mât de cocagne, « Pour qui ce joli panier garni ? » Saucisse et Saucisson comme deux larrons en foire, deux qu’il fit grandir sous mon nez quand mon désir se ratatinait lamentablement en me disant « Tu n’entends rien à mon silence, tu n’entends que ces mensonges qui s’essoufflent à botter en touche. Qu’on en finisse !» Je connaissais toutes les ficelles qui le menaient au petit sommeil. Je battis le rappel des vocalises chuchotées, piaulements, vagissements, jappements, anhélation. « L’as-tu cru mon petit loup ? » Je n’en étais pas si sûre, mais sa respiration s’emballa, hoqueta, éructa, en fin mourut en quinte comme un décrochement de falaise. Il expectorait plus qu’il ne jutait. J’aurais cherché longtemps, trop cherché, trop longtemps, trop attendu l’émergence. Mais rien ne vint, j’eus beau planter, bêcher, retourner la terre, rien ne poussa sur ce terreau que le tombeau qu’il y creusait. Mon impuissance, fleurie de mandragores, s’éloigna de son lopin de narcisses en chantant : « Nous n’irons plus au bois, les lauriers sont coupés, la belle que voilà ira les ramasser, entrez dans la danse, voyez comme on danse, sautez, dansez, embrassez qui vous voudrez. »

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    On n'attrape pas les mouches avec du vinaigre , les souris encore moins ! Alors voilà , il y a quelques jours , sur une radio bien connue , les voix se sont faites plus ... caressantes pour évoquer ce sujet très scientifique : « Aurait-on découvert les neurones de la caresse ? » Le journaliste scientifique cite un article paru dans la revue « Nature » , dont se fait l'écho la revue « Pour la science » . ( Là , les courageux lisent , les autres peuvent se précipiter tout en bas , sur les liens ! ) En préambule , les auteurs de l'article rappellent que la « stimulation agréable de la peau » a d'importantes fonctions sociales chez les mammifères . Ils se réfèrent probablement à la notion de « grooming » , les soins d'épouillage , de toilettage qui favorisent des relations harmonieuses chez nos amies les bêtes … et la sécrétion d'endorphines . Dans l'espèce humaine, selon un autre chercheur , cela activerait des « zones émotionnelles » dans le cerveau , qui sont essentielles dans notre relation aux autres et dans notre vie en société , l'affaire ne se limitant pas qu'à l'intimité et aux draps soyeux ... Et pourtant … Pourtant la caresse aurait reçu moins d'attention de la part des neurobiologistes moléculaires que la réponse aux stimulations désagréables ou douloureuses … Bref , ces chercheurs américains , de Californie ( tiens donc ! ) - et d'ailleurs - ont identifié une sous-population très particulière parmi certains neurones qu'on appelle les fibres de type C . Cette sous-population réagit spécifiquement aux caresses . Evidemment , pour savoir cela , il a fallu procéder ex-pé-ri-mentalement … Et donc …   « Haha , Hummmm , ils ont caressé quoi , ils ont caressé qui ? » dit-il (rire dans la voix ) « Des volontaires, des volontaires  » dit-elle ( précipitamment)... « Ah , non , je vais vous décevoir , les neurobiologistes ont caressé … des souris de laboratoire . Hé oui , c'est très décevant » ! Pour cela , ils utilisent des petits pinceaux à poils fins qu'on promène délicatement sur la bestiole et ils ont observé sous la peau , grâce à l'injection d'un produit fluorescent qui brille quand ces neurones réagissent , les neurones qui s'activaient ! Avec une méthode d'imagerie très sophistiquée , les chercheurs ont donc montré que cette petite population de neurones sensoriels de la peau poilue (…) contient une molécule bien particulière : le MRGPRB4 . Oui . Encore un peu de courage : c'est une histoire de « récepteur couplé aux protéines G » - molécules qui ont valu en 2012 le prix Nobel à leurs découvreurs : le biochimiste Brian K. Kobilka , et le médecin-chercheur Robert J. Lefkowitz . En revanche, une population différente de fibres C , exprimant … MRGPRD11 a été activée par pincement, mais pas par les caresses : vous saisissez la différence ? Bon . Après ces indispensables préliminaires , venons-en maintenant au fait : Les biologistes ont trouvé un moyen d'activer ces fibres des caresses par des moyens chimiques . - « Et alors ? » « Alors ? Je vous laisse imaginer les effets ... » « hummmm hummmmm » , fait-elle , inspirée et songeuse «  ... les souris recevant une injection de cet élixir de caresse retournaient évidemment systématiquement dans le coin de la cage où elles l'avaient reçu ! Elles en voulaient encoooore » « holala , la pilule de la caresse » , dit-elle « ça c'est bien d'être souris de laboratoire dans ces cas-là » « dans ces cas-là , oui , c'est pas mal » , concède - t -elle Et pour finir : - « Alors là , on va évidemment chercher l'équivalent de ces fibres chez l'homme , maintenant , mais il faudrait peut-être rappeler une chose quand-même à nos auditeurs , c'est que le charme des caresses vient aussi du geste et de l'intention , et pas seulement de la molécule ! » Bon , je vous laisse tirer les conclusions utiles ; chaque détail a son importance . Pour les liens : http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actualite-les-neurones-des-caresses-31040.php http://www.nature.com/nature/journal/v493/n7434/full/nature11810.html celui-là vous explique tout en images ; à la fin , une démo avec Barbie : http://www.nature.com/nature/videoarchive/cats_stroking/index.html ici , c'est un exemple dans l'espèce humaine : http://www.youtube.com/watch?v=x02KTN4bSgQ musique ! http://www.youtube.com/watch?v=JTpoHR-agPI ah oui , la technique : http://www.nature.com/nature/images/stroking.jpg

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    Je lis énormément, et peu de livres me laissent une trace indélébile et me transforment profondément. Celui ci fait partie des récits les + profonds et percutants que j'ai lus ces 5 dernières années. J'ai aimé comment Emmanuel Carrère entrelace différents sujets au fil de son cheminement et de sa construction personnelle. Ces sujets sont fondamentaux : le deuil, la maladie, la mort, la relation à soi, la relation aux autres, comment on possède différentes facettes à sa personnalités qui trouvent écho dans des relations différentes et complémentaires (je pense à la profondeur de l'amitié complicité entre la belle soeur (? j'ai un doute sur le lien de parenté) et le juge "boiteux" qui se trouvent car ils ont traversé tous deux une grave épreuve dans la vie ; leur relation est magnifique, unique, et n'entache en rien l'amour qu'elle partage avec son mari). J'ai été très touchée par le personnage du mari, pudique, souffrant en silence que sa femme lui parle peu alors qu'elle se confie à un autre, père aimant, toujours présent, accompagnant sa femme dans la maladie avec prévenance, constance, et un respect inoui de qui elle est même si une partie d'elle lui échappe et échappe à sa compréhension. C'est un personnage magnifique de pudeur et de constance. J'ai enfin été très touchée par l'honnêteté de Carrère qui n'occulte pas ses "failles", ses zones d'ombre, entre autres sa difficulté à s'engager dans une relation amoureuse... Un livre fort, puissant, une leçon de vie et d'humilité qui fait écho en moi et qui continuera à m'accompagner dans mon cheminement personnel.

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    1. (25 septembre 2000) La lumière blanche inondant une pièce vide, son carrelage aseptisé, ses grandes vitres d’hôpital entre ciel et béton. Un homme debout incarnant simplement sa fonction d’hominidé, enveloppant de ses bras la vie qui, en retour, l’enveloppe de son édredon d’innocence. Fragilité indestructible, nous naissons l’un à l’autre. Le calme. L’évidence. La pensée en arrêt. Rien n’est (n’a été, ne sera) qu’une unique pulsation, un seul souffle. Atrottinette, bébé-bouillotte. 2. (un hiver) Seul en montagne, sur un chemin perdu descendant vers le village. Le vent est tombé, d’infimes sons mats deviennent perceptibles. Le torrent murmure doucement en bas des gorges. La voie s’encaisse entre des masses colossales qui me mangent progressivement. Lentement je me dissous. Enfin ne reste plus rien que la stupeur de la joie, son sourire béat et incrédule : cet arbre c’est moi, cette pierre loin là- bas c’est encore moi et, ce creux entre les roches, j’ai épousé sa forme pendant des milliers d’années. 3. (vers 18 ans) Partageant le jardin en deux longs rectangles, le chemin d’ardoise que je parcours en remontant vers l’escalier de la terrasse. Une sonnerie retentit. C’est la famille, père, mère, frères qui reviennent d’un là-bas. Des paquets de pluie se déversent. L’espace se liquéfie. Je m’apprête à monter la première marche. Les cloches de la 2è symphonie de Mahler - « Résurrection » - commencent alors à battre à pleine volée. J’ouvre grand la bouche, les yeux, me pétrifie. L’eau continue à ruisseler sur le crâne d’une statue. 4. (août 2005) Les arbres, la terre de la campagne. Figé dans l’ombre, en appui sur les notes étirées d’un râga, quelque chose de mental observe avec amour et bienveillance. Des gouttelettes suspendues dans l’air vibrent du plein été. Soleil, jeux d'eau, bataille de petite piscine, rire clair des enfants heureux. D’un coup, on appuie sur le déclencheur : photographie surexposée pour l’éternité. Pourtant amour et râga continuent doucement à se déployer. Serait-ce la coexistence d’évènements dans le temps et hors du temps, sur ces quelques mètres carrés de terre odorante, qui a fait naître ainsi cette sorte particulière d’extase ? 5. (à volonté) …par le poème d’Alexandre Scriabin, après que toutes les strates se soient mises à vibrer, et, qu’à grands coups de cordes, cuivres, bois, gong, cœur, cerveau, ciel et terre réunis aient explosés leurs matières – supernovae ou reproduction des oursins - vient apaisée, mi bémol-ré, la seconde descendante houlant comme une plainte, lente reptation vers une jouissance toujours recommencée, …ou par Mozart, les dernières minutes de son ultime symphonie, quand les entrées successives de tous les thèmes combinent un assemblage longtemps espéré, reflet d’un monde total, parfait, saturé de sens, débordant l’esprit de toute parts, bien que l’intuition le sache peut-être compréhensible, « c’est donc cela ? » « c’est donc possible ? » lorsque la fourmilière m’explose alors dans l’estomac, répandant à flot ses acides vers tous mes membres, que mon corps est presque devenu un au-delà physique, que la déraison frôle tous les bords de ma conscience, et que des larmes montent enfin.

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    . ()-> . . . Alors voilà... Connaissez-vous ce Jack Nicholson? Oui... Mais... Vous l'avez aimé dans: . Hum, vous savez le Road Movie où deux Bab's se payent un voyage jusque dans le Sud des USA avec deux motos... L'avocat improbable qui, à un moment les sort de taule et les joint finallement... C'est lui... Vous le saviez, mais là n'est pas mon propos. Ah, ça me revient: Easy Rider, c'est ça... . Et puis, y'a aussi Le Facteur sonne toujours deux fois" Ah, Jessica Lange... La scène dans la cuisine... ça a dû alimenter bien des scenarios de plaisirs solitaires pour ces messieurs... et, who knows [ probably... certaintly... ;) ] pour ces dames... ;) Bref... . Et puis tant d'autres... de films... Shining... Etc.. So what? Me direz-vous?... C'est simple: Allez à votre Médiathèque préférée, demandez à votre pourvoyeur(se) préféré(e) le DVD, Then... Enjoy yourself... Garanti... Remboursé si pas satisfait(e)... Dans le contexte actuel, ce film nous remue encore, sinon plus... Think about... ;-) . . . ()-> . http://youtu.be/2WSyJgydTsA . . ps: bonne journée, et... bonne soirée vidéo, if... . .

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    L'un contre l'autre, nous écoutons un Tango slave. Non pas que le compositeur soit ashkénaze mais plus simplement argentin. Le tango que nous écoutons est celui composé pour le film "Le Tango des Rashevski". Dans le salon de cet homme charmant, nous avons mis de la musique. Il sait que j'aime le tango et lui aussi. Il sait aussi que je le danse mal. Pas grave. L'important c'est d'aimer... d'aimer le tango, et particulièrement cet homme. Ma main droite dans sa main gauche. Ma main gauche sur son épaule et qui commence à lui caresser la nuque. Sa main droite est posée sur ma cambrure. Difficile de garder le rythme et de rester concentré sur le mouvement de nos jambes. Mieux vaut ne pas trop bouger. Fermer les yeux. Le tango est sensuel et propice aux mouvements naturels de deux corps. Nous dansons doucement. Nos jambes se frôlent, se croisent au rythme du bandonéon. Faisons attention tout de même à ne pas tomber. Nous nous regardons dans les yeux en souriant. Nous nous enlaçons davantage. Pour oublier. Oublier le tumulte de nos vies. Je veux tumultuer le temps qui me reste dans les bras de cet homme qui me plaît. Je ferme les yeux. Je sens le parfum de cet homme. Si la musique n'était pas aussi forte, je pourrai entendre sa respiration. Je sens que son cœur bat très vite. La musique s'est arrêtée. Nous restons l'un contre l'autre dans le même rythme. Ce tango est éternel. Nous n'avons plus besoin de musique pour nous comprendre. Une nuit ; peut-être un peu plus... pour qu'il oublie ses tracas. Que j'oublie la douleur et le souvenir de mon dernier amant que je me prends à aimer d'amour. Je dois oublier G., mon bel asiatique. Je fais rire cet homme en lui disant que je songe à délocaliser ma libido : j'ai remarqué que mes meilleurs amants sont d'origine étrangère. A l'instar de nos politiciens, je souhaite "consommer" Français. Mais le fait est que les hommes les plus généreux et sensuels que j'ai fréquenté ne sont pas d'origine française. Alors après avoir dansé ce tango avec ce nouvel homme, nous partons le danser à notre manière dans sa chambre. Nous n'avons plus besoin du tango pour éveiller nos sens.

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    ...mais aussi suffisamment loin pour ne pas être dupe de ce que l'on voit." Il y a, ces jour-ci, à la cinémathèque de Paris, une rétrospective Guédiguian, et là, oui, là je regrette d'être si loin. Un déchirement, une nostalgie, la sensation que, à ce moment, la vraie vie est là-bas et que j'en suis séparée. Pareil que pour Godard à Beaubourg, il y a quelques années. Oui, ça me manque, des fois, dans mon bout du monde, le cinoche. Et les musées. Vivre en ville, descendre à pieds vers les Variétés, il y aura sûrement quelque chose de bien, ou pousser jusqu'au Breteuil, ou faire halte au musée Cantini, aux heures torrides, pour aller revoir et revoir ce Masson, ce Zao wou ki… À Lyon, dix fois, vingt fois ces "mangeurs de ricotta" de Vincenzo Campi au musée des Beaux-arts… fascinée : ce cadrage en plan rapproché, si moderne. On est avec eux, on est assis à leur table, on a en bouche le goût du fromage frais. Guédiguian aussi, dans ses films, ils les rends proches, ses personnages. Nous invite à leur table. Ascaride, Meylan, Daroussin et les autres, tant d'autres, Boudet, Roberts, Podalydès… Leur présence déborde des rôles, de la fiction, de l'écran, Guédiguian c'est "la rose pourpre de l'Estaque", tu sors de la salle comme d'un troquet où t'aurais passé la soirée à refaire le monde avec des potes de rencontre. De rencontre. Proches mais pas top : il te jette pas les gens à la figure, te colle pas le nez, de force, sur tel ou tel détail de leur anatomie, de leur pathos, non, il te les présente. Tu les vois rire, bouger, ils parlent, ils se taisent, ils dansent, ils font l'amour, ils disent plein de trucs qui font cogiter, il réfléchissent, sur eux, sur "la lutte des classes et la sexualité", l'essentiel quoi (Daroussin, dans quel film, je sais plus, "y a que deux choses importantes dans la vie…"). Parfois j'entends des trucs, "bluette", "mélo", "pittoresque", pffffff ! Il y a un gouffre, pourtant, entre Gérard Meylan et Raimu, entre la justesse et l'emphase, faut arrêter de croire qu'on a un pagnolade dès qu'un mec parle avec l'accent marseillais ! Mais j'ai fini par comprendre un truc : le "pittoresque", c'est le peuple. Le peuple résiste à la standardisation, il est partout différent, partout particulier. Ça pourrait être un brin de réponse à une question que Guédiguian se pose, nous pose, ici ou là : est-ce qu'on s'embourgeoise, en vieillissant, est-ce qu'on s'em-petit-bourgeoise, quand on s'installe dans sa vie, bon an mal an, avec cet air d'avoir renoncé à ses rêves adolescents ? Eux, non : ils résistent à cette fameuse "distinction" dont parle Bourdieu, dont le résultat, paradoxal, est de fondre cette diversité populaire dans la banalité bourgeoise. Ils résistent à cette "inclusion" (ces immortelles figées dans un bloc de plastique qui faisaient fureur dans les années 70), cette "inclusion" qu'on nous présente implicitement, un peu partout (au cinéma, au cinéma surtout !), comme la seule alternative à l'exclusion, comme s'il n'y avait plus, dans notre monde, que des "classes-moyennes" et des "SDF". Eux, non. Ils ne se laissent voler ni leur accent, ni leur parole. Ils se parlent, ils te parlent. Ascaride : "Si on se force à mettre l'intelligence et l'amour avant toute autre pensée, il n'y a pas de raison pour que le monde n'aille pas mieux". Elle te tient dans son regard. Bon sang, si vous avez la chance d'être à Paris, ratez pas ça. Allez caboter d'un film à un autre (il y en a une vingtaine), prenez la mer. Il y en a de tendres, de gais, de (presque) désespérés, de déchirants (ah Marie Jo, Marie Jo…), il y a des ruelles ombre et soleil, des jardins abandonnés, des cafés bruyants et chauds (ah, la bagarre générale au bistrot avec poissons, scène d'anthologie de Marius et Jeannette, morceau de bravoure, mêlée sublime, limite surréaliste, daliesque, un genre de "pêche au thon" en mouvement) il y a des piaules de célibataires, des maisons des années soixante et la grille qui grince, il y a l'usine, le port, la mer, les bateaux, la vie, la ville, les voix des gens, leurs corps toujours imparfaits, toujours beaux (grâce à ce regard qui embrasse, ce regard qui aime le geste, qui l'accueille) et tout ce qu'ils disent lorsqu'on prend le temps de les écouter. http://www.cinematheque.fr/fr/dans-salles/hommages-retrospectives/fiche-cycle/robert-diguian,488.html la citation du titre: http://www.lexpress.fr/culture/cinema/les-neiges-du-kilimandjaro-interview-de-robert-guediguian_1051363.html

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    Il lança un coup de pied dans l’arbre. - Aïe!, protesta le végétal. Haussant les épaules, remontant son col, il traversa la rue d’une pirouette sans se préoccuper de la circulation. Des injures pneumatiques crissèrent sur l’asphalte luisante, un tintamarre klaxonique retentit dans l’air mouillé du soir. Il poursuivit son chemin, chapeau enfoncé sous ses sourcils gras, yeux rivés sur le bout de ses chaussures trop grandes sous le vent sifflant dans le sourd brouhaha de la ville. Son pardessus râpé, cent fois rapiécé, battait ses cuisses au rythme de son pas dégingandé. Il lui fallait retrouver la piste… Il n’y avait plus de temps à perdre, il lui fallait retrouver SA piste… Il descendit sur le quai qu’il longea un moment. Plongeant la main dans sa poche, il sentit la présence métallique rassurante contre lui. Il la serra du bout des doigts dans le creux de sa paume… Il refréna pourtant cette impulsion de la sortir et de souffler dedans, conscient que pour le moment il devait rester encore transparent comme une ombre s’il voulait la trouver, la suivre, y entrer peut-être? Il cala alors la trompette au plus profond de la poche. Il jeta également la marguerite qui ornait sa boutonnière… La transparence d’une ombre… Quelques roulements de tambour vibraient au loin, une voix nasillait dans un haut-parleur. Il s’effaça par réflexe contre le mur, respiration suspendue, bouche pincée, yeux fixes. Des individus passèrent, certains pressés par la pluie, d’autres légers, formant tous un cordon distendu sur un même sillon; des couples, des groupes d’amis, des familles, quelques solitaires… Il tira bénéfice de l’enveloppe brumeuse du soir, personne ne remarqua sa silhouette collée au mur. La pluie redoubla et les derniers passants pressaient le pas. Ses yeux roulèrent dans leurs orbites, des rictus s’agitèrent sur sa face, sa respiration reprit; inspiration par le nez, expiration par la bouche, la ventrale celle des bébés, celle qui apaise, celle qui était devenue la sienne après toutes ces années. Regard à gauche, regard à droite; il profita de ce qu’il n’y avait plus de passants pour décoller du mur et suivre de loin la foule qui commençait à se réduire et qui l’amenait, c’était certain, vers elle. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La lumière devient vive, les sons assourdissants quand, , , les yeux aveuglés par les projecteurs, , , les oreilles saturées par la musique, il prend son élan, soulève le rideau et dans une culbute . . . entre , , sous un tonnerre d’applaudissements. * * * * * * * Sa vie recommençait… * * * * * * *

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    G. et moi savons que je dois partir. Il est bientôt l'heure. Je ne sais pas si je vais le revoir. Nous venons de passer deux nuits ensemble. Je crois que je l'aime. Comment cela se peut-il ? Une dévoreuse d'homme ne devient pas "fleur bleue"... Notre dernier élan est triste. Nous sommes fatigués tous les deux. je caresse G. une dernière fois. J'ai envie de pleurer. Je sens la mort. Je regarde G. qui est heureux de mes caresses. Il ne faut pas qu'il sache que j'imagine le pire. Je ne veux plus aller à l'hôpital. J'en ai assez. G. s'est rhabillé. Toujours délicat et tendre, il voit que j'ai très mal. Je reste allongée. J'ai quelques comprimés pour atténuer provisoirement la douleur. Il prépare du café. Me propose un jus de fruits. Il insiste pour que je mange des tartines. Je n'ai pas faim. Je me contiens pour ne pas pleurer devant G. Nous ne nous regardons plus. Je crois qu'enfin il a compris ce à quoi je pense. Il m'a plusieurs fois interdit de penser à la mort. Je ne veux pas qu'il soit inquiet pour moi. Mon taxi va arriver. G. descend avec moi. Dans la rue en travaux, il fait très froid et humide. Nous échangeons des paroles très banales. Il ne va pas bien lui non plus. G. est déprimé depuis plusieurs mois et mon état ne lui fait pas du bien. Le taxi arrive enfin. Nous nous embrassons. Je tourne très vite la tête car je n'arrive plus à contenir mes larmes. Le chauffeur de taxi me demande si ça va. Il a derrière lui une femme qui sanglote. Je n'arrive presque pas à parler pour donner mon adresse. Pourquoi la vie m'a fait rencontrer seulement maintenant, à 50 ans, un homme comme G. ? Il est tout ce que j'aime : la gentillesse, l'humour, la fougue, la délicatesse. Il n'a qu'un seul "défaut" : il n'envisage de relation amoureuse qu'avec des femmes très différentes de ma petite personne. C'est mieux ainsi. Nous resterons amis, complices, quitte à, ce qu'il me dira plus tard, se revoir quelques nuits. Avant que le taxi arrive j'aurai voulu lui dire : "Je voudrai rester avec toi, mon chéri. Me blottir contre toi. Rester dans tes bras jusqu'à la fin de ma triste vie. Rire encore avec toi. Ecouter Led Zepplin durant des heures. Tu feras de moi tout ce que tu voudras. Je voudrai veiller sur toi. Te protéger de tes excès. Te rassurer lorsque tu es angoissé. Je voudrai te dire tellement de choses mon chéri. Il ne faut pas que je pleure devant toi. Tu as bien trop de soucis. Je ne veux pas te déranger. Je ne fais que passer dans ta vie. Hélas. Même si je t'aime". Le chauffeur de taxi semble consterné. Je ne suis plus qu'une pauvre chose qui chiale. Pourquoi les femmes pleurent autant ? J'ai l'impression d'être "La Femme qui Pleure'" de Picasso. Le chauffeur me fait la conversation ; j'essaie de lui répondre. En arrivant chez moi, il me propose de prendre un verre avec lui. Je crois mal comprendre... Je me dis que cet homme a pitié de moi. Je décline sa proposition. Je veux être chez moi. Personne ne me verra sangloter. Lorsque j'arrive G. me téléphone. Je prends un ton très détaché. Je fais de l'humour. Je plaisante. Je m'exprime avec lui d'une manière très leste à propos de nos prouesses. Je lui dit tout le contraire de ce que je ressens. G. mon tendre amour. Nous ne vieillirons pas ensemble. Tu mérites de connaître pleinement le bonheur. Ce ne sera pas avec moi. Dépêche-toi de profiter de la vie mon chéri. Je n'attends qu'une chose de toi : que tu me dises que es heureux.

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  • 02/06/13--10:20: venues par Magic one
  • A partir d’aujourd’hui ici « Venus » devient « Venues » Que les intégristes de l’art, de l’orthographe me pardonnent. Mais j’étais trop tenté de féminiser un peu plus ce nom. Pour toutes celles qui sont « Venues », qui représentent la grâce de ce site. Et aux autres qui viendront. ……………………………………,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,________V …………………………………...arbaces**)))))))))))________E …………………………………..avril90****)))))))))))________N …………………………………. .Neottie***)))))))))))))________U …………………………………... missk***))))))))))))))))_______S_ ………………………………….…...ellela**)))))))))))))))))))))_______ ……………………………………. enoracath))))))))))))))))))))_____ D ……………………………….. sandaganouk-, )))))))))))))))))______E …………………………….. quichotte- funambule-)))))))))))))_____V …………………………. janisjoplin-douce- katefor))))))))))))))))___I___ ………………………… lacdegarance-catamalo-xen)))))))))))))))))__E____ ……………………….. neuronekicoince-affiliante-la)))))))))))))))))))__N_ ………………………. scherazade-paradize-mystice)))))))))))))))))))))__T ……………………… bertille-teawhite-ellienad-mllm))))))))))))))))))))))))__ ……………………. pathofglory-jolicoquelicot-lilijane)))))))))))))))))))))))___ …………………….****.. tzigane-loustique-mvox))))))))))))))))))))))))))))___V_ …………………….****..miss.say-asanfroi-cantalou))))))))))))))))))))))))_____E_ ……………………****… blitis-ombrlumiere-lilif)))))))))))))))))))))))))))))_______N …………………….***…. mouniette-profilperdu-)))))))))))))))))))))))))))))_______U_ ……………………***…. capucine37-atropos-bertil))))))))))))))))))))))))))_______E__ ……………………***.…. stetoscope-marinette-jac)))))))))))))))))))))))))_______S_ ……………………***…. ashanika-vraiedevraie-mitoo)))))))))))))))))) ______________ ……………………***…. sweethome-merhappy-annai)))))))))))))____________C_____ ……………………… ***-phylisse-lotherien-ceylan-su))))))))))______________'____ …………………………. picky-paloma-capucine7434-))))))))))________________E__ …………………………. dalishanti-maroussia-14capt)))))) ___________________S …………………………. Commeuncoquelicot-garan))))______________________T ………………………….ce-francoisebe-ellive-jayad ____________________ ………………………… deva-nutopia-soizic- nutop__________________________L ………………………… ia-bissap-lolamalko-lyoko __________________________A ………………………….xio-mysti-hannah-viole ________________________ ………………………….tine-sablaise-annaco* _____________________________R ………………………… antinomie- blondie-* ______________________________E ………………………. speciale-clara-mary________________________________N ………………………. Usalome-walkin* __________________________________A …………………… chamalowette-bleu___________________________________I …………………. alma dies-haidelin ___________________________________S ……………….. aupaysdejuliette _____________________________________S ……………….. cyn-warikaduna ______________________________________A ……………… street-anais9-b________________________________________N ……………….riolin…douce*_________________________________________C ………………chev….ille***__________________________________________E …………….****.….****____________________________________ ……….******…..****_____________________________________ ……..******…….pieds____________________________________ ……******………*****__________________________________ ……..or……………....teils_________________________________ ………………………………__________________________________ _________________________________________________ Et bien d’autres … ******(d'après la naissance de Venus de botticelli) la renaissance de Venues par magic one

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