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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    C’est l’histoire d’un type rigolo. Tellement rigolo qu’il a traversé la guerre en rigolant. Enfin, en rigolant au futur antérieur, car ce n’était pas rigolo tout le temps. Il avait d’autres choses à faire que d’aller sur le front. Ses compétences étaient précieuses, alors, on le protégeait, on le cajolait un peu. En réparant la mécanique, il assurait la victoire. Si tu le croises, il saura te la raconter une dixième fois s’il le faut. Pas par manque de mémoire, mais par comique de répétition. Pas avec un sourire, mais avec un large rire. Un grand rire, celui du comique troupier. Il s’était retrouvé à voyager en train. À l’époque, pas de première classe, c’est un wagon à bétail. À la guerre comme à la guerre. La phrase n’est pas sortie du contexte, elle est même très justifiée. Donc, promiscuité et inconfort certain. Et voici qu’une courante se déclencha. Il n’y avait ni toilettes ni signal d’arrêt d’urgence. Alors, ses copains n’ont pas fait une ni deux. Ils ont ouvert la grande porte coulissante. Il s’est placé de dos à la porte. Ils l’ont tenu par les deux bras. Et… Bon, je te passe les détails, mais lui, non, cela l’a marqué. Au point de la raconter une fois encore, l’air complètement hilare. Soixante-treize ans plus tard. C’est simple, c’était mon premier témoignage de guerre. Témoignage de première main, je veux dire. Sans intermédiaire. Directement relié avec la réalité historique. Bon, c’est vrai, tu as raison, c’est un peu scatologique. Mais justement, le comique troupier, c’est un choix de vie. Un art de vivre. Un art de vivre toujours en joie. Et pourtant, il en a connu, de la mouise. Des pépins, des aspérités dans toute cette existence. Mais la vie, tu comprends, la vie, c’est plus fort que tout. Peut-être que ses camarades qui l’ont aidé sont morts quelques jours après. Peut-être qu’ils ont sauté sur une mine. Peut-être que la merde a gagné. Quand on talquait ses petites fesses très roses, l’archiduc continuait tranquillement à savourer ses cigares. Il n’imaginait que sa propre fin engloutirait le monde dans deux guerres mondiales où la puanteur idéologique rivaliserait avec la cruauté humaine. Mais les Balkans commençaient déjà à grabuger. Il savait déjà marcher que les députés français n’avaient pas encore voté l’impôt sur le revenu (après sept années de débats). Son secret ? Il n’en a pas. Il a juste le sens de l’humour. De l’autodérision. De l’humour potache. Parfois grossier, ou, du moins, un peu dragueur sexiste. Gentiment. Jamais méchamment. Juste pour le rire, juste pour le sourire. Juste pour la complicité. La complicité, c’est important quand tu veux vivre. Chapeau ! Il était séculier. Il est maintenant séculaire. HBTY Champagne ! http://www.youtube.com/watch?v=dGyj0eHsC8E

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    Chère amie, - Blanc, blanc, blanc, blanc, blanc, blanc, blanc… qu’est-ce qu’elle boit la vache ? - Du lait. Un épais brouillard floconneux colmate depuis des jours toute perspective. On vit dans les nuages. Une toile de Turner peinte en altitude, voilà l’univers. Du fauteuil à oreilles j’ai essayé d’en restituer un équivalent littéraire. C’est à ce moment que j’ai compris que la magie de l’écriture me quittait. Ou peut-être suis-je en train d’en atteindre les cimes : l’air raréfié du laconisme le plus pur ? Exemple : « En face : rien En haut, à droite : presque rien, une vague forme diluée (un tout aussi vague royaume, mythique, inaccessible) En haut, à gauche : 3 fois rien, 3 mini tâches d’un vert -gris sombre. C’est un alignement rigoureux de mélèzes enseveli graduellement par la neige, à l’assaut d’un pic rocheux (ou une cordée d’alpinistes menée par un petit enfant). En bas, à droite et à gauche : rien (et s’il n’y a rien, n’y a-t-il rien à en dire ? Evidemment non : ça se saurait… mais en dire quoi ?) » A l’heure habituelle, la patronne m’a demandé de la couvrir. Je lui ai tendu mon plaid, mais elle a fait « non » en dodelinant sa grosse tête. Alors seulement j’ai compris. Il m’est venu une épouvantable vision contre-nature : les Alpes, Hannibal chevauchant un éléphant. Pourtant je me suis exécuté. Je suis prêt à m’aplatir au plus vite face à de nouvelles habitudes, des heures fixes, des repères, des sensations toujours pareilles, prêt à tout accepter pour éviter les angoisses. La fin du molosse fut horrible. La patronne le gavait de sucre, il est devenu aveugle, il n’a pu voir les chenilles de la dameuse qui l’ont laminé. Moi, on me force à rester à l’intérieur. Ça me convient, c’est plus prudent. J’évite aussi de trop me gaver du bon miel des montagnes. - Blanc, blanc, blanc, blanc, blanc, blanc, blanc… qu’est-ce qu’elle boit la vache ? - La neige.

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    Il était une fois, Ô Roi du Temps, un sultan qui avait une fille. Et cette princesse était parée de toutes les vertus issues de sa haute lignée. Une taille plus élevée que les filles du peuple, une silhouette gracile de biche aux attaches fines, un pas léger, gracieux et précis de danseuse, une peau de satin, lait et roses mêlés, un visage à l'ovale parfait, une bouche pleine et moelleuse, un nez petit et droit et des yeux dodus, malicieux et brillants du plus pur vert de jade. Ainsi Boudoul Troubour, perle des perles, faisait l'orgueil de son père qui la savait parfaitement belle en tous points quoique d'un caractère volontiers ombrageux, difficile et susceptible. Soignée, soucieuse des soins de sa personne, un jour qu'elle peignait sa longue chevelure d'ambre et d'or flottante, sa main distraite accrocha un pou. « Pouh ! » s'écria-t' elle, «  comment oses-tu, odieuse créature, immonde vermine, misérable parasite, ainsi visiter la tête d'une souveraine ? Quelle folle audace, il faut donc que tu sois un mâle, quelque prince ensorcelé ! Maudit soit le sort qui ainsi te contrefait ! Que tu es noir et laid !" Mais la princesse fière, solitaire, rêveuse et volontiers aimante s'éprit d'une douce affection et nourrit le plus secret des espoirs : que ce minuscule parasite retrouva son apparence première, celle d' un prince beau et tendre comme l'étoile du soir. Elle l'observait avec douceur, l'entretenait avec patience et le caressait comme le précieux objet de ses plus amoureux desseins. « Tu vivras ici, avec moi, dans ce palais, caché aux yeux de tous jusqu'à ta révélation, ton accomplissement, ton être éclos à ta véritable splendeur. J'attendrai cette issue avec la plus humble ferveur » Elle alla donc au cellier des provisions où les grandes jarres d'huiles, de beurre et de miel se serraient ordonnées, fraîches et scellées. Elle élut la plus grande jarre d'huile éloignée des autres en raison de sa taille, et des fines ciselures qui l'ornaient, l'ouvrit, déposa délicatement le pou à la surface de l'huile, scella à nouveau le couvercle, murmura quelques paroles d'espérance et s'en alla. «  Inch Allah ! » Les jours, les mois, les années s'écoulèrent tandis que Boudoul Troubour devint jeune femme, aima, fut aimée et entra doucement dans la maturité de son âge. Refusant vaguement mais certainement mariages comme enfantements, elle persistait à vivre seule en harmonie avec les animaux qui la charmaient. Chats, chattes, oiseaux bariolés, timides girafes aux longs cils roux comme les étamines des lys, lévriers, levrettes long jambés comme des moustiques à taille de guêpe, fennecs aux oreilles en longs triangles dardés, s'ébrouaient gaiement dans les jardins embaumés, sommeillaient entre jasmins, belles-de-nuit, citronniers, orangers et autres merveilles. Boudoul Troubour dansait, chantait, et écrivait des histoires que son esprit malicieux, élégant, esthète se plaisait à distiller. La princesse avait, depuis longtemps, oublié le pou aimé, le pou rêvé, l'époux idéal tel qu'elle avait pu l'imaginer à son âge tendre. Nul rêve ne semblait évoquer cette créature. Cependant le pou avait forci, grandi et grossi. De la taille d'un rat, au fil des ans, il avait atteint celle, considérable, d'un buffle du Nil, les cornes vernies et les yeux noirs, fibrillés de sang, proéminents comme ceux d'un crapaud . Furieux d'un aussi long emprisonnement, il avait d'abord rompu la jarre, dévoré tout ce que contenait le cellier, terrifié le gardien du cellier, épouvanté les cuisinières, renversé, bouleversé, encorné, mis à sac les cuisines et dépendances et enfin s'était réfugié puis endormi dans le grand lit de Boudoul Troubour. La princesse, la nuit venue, quitta les jardins et s'en alla dormir. Glissée dans le grand lit, elle s'endormit aussitôt comme avalée dans un rêve. Un monstre étrange la baisait à la bouche, enserrait tout ensemble, ses jambes, ses cuisses, ses hanches, sa taille, sa poitrine, son cou, parcourait tout son corps d'étreintes dévorantes. Haletante, enfiévrée, Boudoul Troubour vagissait, s'entrouvrait, ardente. Sa chair intime explorée, sondée habilement accueillait, retenait le dard profond. Son ventre se soulevait en rythme, voilier dans la houle. Tout son corps ondulait en vagues, écume autour de l'éperon. Elle soufflait extasiée, criait faiblement quelques mots qui se confondaient avec le vent du large : « Pouh, pouh, pouh, ah, hou, hou ! » Boudoul Troubour délira, éprise, bien prise jusqu'au lever du jour. Le soleil entrait dans la chambre et jouait sur les paupières mi-closes du pou éveillé tandis que la princesse étirait tous ses membres rompus mais ravis. « De quel savant démon, par ma foi, est-ce l’œuvre ? » interrogea-t' elle à mi voix. Une patte noire griffue se posa sur ses lèvres. Boudoul Troubour se retourna et souffla doucement « Pouh, pouh, ma foi comme tu es doux ! ». Le pou rassuré, se délecta d'elle un mois durant. V.V

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    Char irréversible mezzo babalitos bonbon fresque écouvillon butiner résonance échanson C’était une petite frappe, beau comme un ange qui n’aimait rien tant que butiner de filles en filles. Une vraie gueule d’amour, comme dans une chanson d’Edith Piaf. Le travail, ce n’était pas pour lui, trop fatigant, trop salissant. Trop tout ! ou pas assez. Alors il vivotait de petits larcins et se faisait l’échanson des cadors du commerce illicite. Tantôt grand seigneur, quelques fois moins mais jamais désargenté car il bénéficiait toujours, dans les périodes peu fastes, des largesses des femmes de la famille, coupables sœurs et maman. Je tentais de lui parler de droit chemin, d’argent honnêtement gagné et il me riait au nez ‘’arrête ton char, tu me vois sur les chantiers ? ‘’ Ce dont il avait envie de me causer, c’est, en vrac, de ce qu’il aimait : Les belles bagnoles, les petites blondes peu farouches, les babalitos au rhum, les vacances à la mer, les bonbons à la réglisse, Jacques Brel et Jane Rhodes, la fameuse mezzo-soprano (là je ne crois pas que c’est sa voix qui le chavirait, mais une photo d’elle qu’il avait vue… sa plastique irréprochable. Ne disait-on pas qu’elle était la Bardot de l’opéra ? ). Ce qui devait arriver, arriva. Les gendarmes étaient venus l’arrêter. Il est resté un mois en prison. Le jour de son retour, je l'observais derrière la vitre de mon bureau, je ressentis la résonance de funestes augures. Tous les hommes s’étaient donné rendez-vous là, dans ce terrain vague, l’espace pas vert de la cité. Et que je te congratule, et que je te complimente. Mohamed, en héros du jour, saluait comme sur une pathétique scène de théâtre. Nous reprîmes nos conversations quotidiennes, il me racontait la taule comme une grande fresque. En peu de temps, il avait beaucoup appris, il était devenu plus dur. Un jour je ne l’ai plus vu. Il était tombé, encore, de nouveau, inéluctablement. Son séjour à l’ombre a duré plus longtemps ; les histoires de carnets de chèque volés, ça ne pardonne pas. Je ne l’ai pas revu. Il est mort le jour de sa libération, l’irréversible était arrivé. Sa mère était inconsolable, je lui rendais visite chaque jour et chaque jour je voyais la folie la gagner. Son fils avait été assassiné ! Démunie face à ce fantasme, à cours de paroles apaisantes et ne doutant de rien du haut de mes 25 ans, j’avais écrit à l’Elysée, Monsieur le Président de la République… Contre toute attente, mon courrier avait voyagé, au Ministère de la Justice puis à la prison d’Aurillac. C’est ainsi qu’un jour je reçus, de là-bas, l’appel d’une assistante sociale qui m’expliqua qu’un document très circonstancié avait été remis à la famille. Nous l’avons beaucoup cherché. Dans tous les tiroirs, de tous les meubles, et nous l’avons trouvé dans le buffet de la salle à manger, au milieu d’un incroyable bric à braque, papiers d’identité, factures, boite de henné, écouvillons de toutes tailles, dessins d’enfant… un rapport relié noir où tout était raconté… la voiture volée, juste passé le porche de la prison, et le crash à peine 800 mètres plus loin, l’ivresse de la liberté. Tous les détails étaient consignés , l’après-midi a passé vite à expliquer cette tragédie à cette maman. Elle a beaucoup pleuré, je l’ai beaucoup embrassée. Mais je crois qu’elle en fut apaisée et qu’enfin son deuil, elle put le faire. Depuis elle a rejoint son fils, Paix à leur âme !

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    LE PETIT TRAIN Je ne sais plus, je n’en peux plus, je ne te comprends plus. Tu avais dit, « on partagera tout dans le petit train de la vie », les contingences mezzo/mezzo. J’y avais cru, les yeux dans les étoiles, je trouvais ça joliment dit. Ce foutu train, c’est devenu du train-train, tout confort pour toi ! Quand tu es arrivé au bout de ton chômage, je t’ai rassuré, c’est pas grave, on peut travailler chacun son tour, ça peut être chouette. Mais ça fait combien de temps que c’est toujours le mien, de tour ? Moi aussi, j’aurais bien aimé essayer autre chose, me reconvertir, changer d’air, « développer ma créativité »… J’aurais surtout voulu que tu m’aides et me soutiennes, mais tu n’as rien entendu. A moi les galères et la fatigue. Quand j’ai obtenu le feu vert de la Mairie pour mes nouveaux projets du Centre social, je t’ai proposé de t’embaucher, huit mois, et bien payés, quand même ! en plus je te donnais le choix entre la fresque du mur pignon ou le documentaire « Tenir les murs », ou encore le mix théâtre, danse, musique, que les mômes avaient déjà appelé « Résonances ». Encadrer des ados, les aider à s'exprimer, à organiser et à réaliser leurs idées, c’était gâcher ton talent, pas assez bien pour quelqu'un de ta mesure. Démesure, oui, dans ta tête… Tu as préféré « découvrir un nouvel univers » chez ton pote viticulteur. Maintenant tu transformes la cave, tu y passes ta vie, tu ne me parles plus que pour me demander quelque chose, genre « qu'as-tu fais de l’écouvillon ? » Et puis quoi, encore ? tu peux pas dire goupillon comme tout le monde, non ? Tu es est devenu précieux. Bientôt tu me demanderas de te servir à boire habillée en échanson, si ça se trouve … Là, vois-tu, c’est la fois de trop ! Marre, marre, marre d’être seule à bosser, tu te moques vraiment de moi. Tu vois, ça aurait duré un an, deux, voire trois … j’aurais même pu trouver ça normal, mais ça fait bientôt HUIT ! que je me débrouille toute seule pour nous faire vivre. Et oui, je compte le temps, moi. Tu trouves ça mesquin ? Morte de rire, pour ne pas pleurer. Je me casse, pour de bon, cette fois-ci c’est irréversible. Quelqu'un d’autre ? Je rêve, tu trouves que ça ne suffit pas comme raisons ? Ah ça non, pas question ! J’vais m’balader, j’vais t’les butiner, les mecs, comme une fleur, juste pour le fun, après j’les jette. Bon, soyons pratiques. J’envoie demain la lettre au proprio, je paierai les trois mois de préavis, après quoi, faudra te débrouiller sans moi. Je garde le char, j’en ai trop besoin pour bosser. Et puis ça me rappelle de bons souvenirs, quand on avait pu se payer ce voyage au Québec. On avait deux salaires, à l’époque… OK, OK, j’arrête, je suis fatiguée moi aussi. Je reviendrai chercher mes disques et mes livres, je te laisse le reste. Ce soir, je n’emporte que ma brosse à dents et un sac de fringues. Et aussi les bocaux de babalitos et les bonbons de miel de ma grand-mère. Je vais avoir besoin de sucre dans les jours qui viennent. _____________________________________________________________________________ « Le jeu des dix mots » décidé à « La fresque » le 1er mars 2013. Titre : Le petit train Mots : babalitos, bonbon, butiner, char, échanson, écouvillon, fresque, irréversible, mezzo, résonance. Je suis en avance sur la règle imaginée, mais comme je ne suis pas la seule... :-) _____________________________________________________________________________ Je ne ne pourrai pas réagir avant plusieurs jours aux réactions, je pars demain à l'aube pour mon île, ce n'était pas prévu, peut-être connaissez-vous l'importance, symbolique et réelle, des enterrements en méditerranée ? Impossible d'y échapper. Et pour ceux qui restent, c'est bien d'être là, tout simplement.

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    Ca allait mezzo-mezzo* ce vendredi soir… pas l’âme à butiner*, j’en avais mon char* de cette énergie déployée à chercher un nouveau job. C’était irréversible*, je m’étais engagée à accueillir notre « invitée surprise », et puis… j’allais retrouver des potes Pccistes, et de nouvelles têtes que j’avais bien envie de rencontrer. Cette lassitude m’a vite quittée, pour laisser place aux premiers échanges de regards et de sourires qui faisaient résonnance*. Peu importe que des amitiés se nouent ou pas… c’est un moment fort, chacun ayant fait le choix de converger vers la rencontre. La soirée s’est déroulée dans la bonne humeur et le plaisir d’être ensemble, et même si l’échange n’est pas toujours très facile quand on est une dizaine autour d’une table… une posture, un regard.. en disent assez long pour susciter l’envie de faire connaissance. L’idée de ce com, que l’on doit à Toulesbatos m’a valu un fou-rire mémorable, imaginant l’échanson* ébahit, l’écouvillon* à la main, n’en croyant pas ses yeux.. à l’idée saugrenue de 10 Pccistes, heureux de s’être rencontrés et qui avaient décidé après un bon repas et la distribution de bonbons* , de cheminer tel un petit train pour sortir de la Fresque*, tels des babalitos* en plein délire ! Ca vous fait envie ? alors… à vos agendas, le picky-nique devrait avoir lieu le 19 mai – week end de la Pentecôte.

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    Il fait totalement noir, non pas entièrement, des petites lueurs tremblotantes apparaissent par intermittence. J'avance. Sous ma main droite, des surfaces lisses et froides, sous la gauche du bois et du métal, un couloir. Ce bruit répétitif, roulement de tambour étouffé mezzo* ou plus grave, un léger tangage...Un tortillard qui bringuebale, petit train, où t'en vas-tu? Des portes de compartiments fermées, personne ne sait ce qui s'y fait, de vagues lueurs roses ou bleues qui butinent*, aucune voix audible à moins qu'il me faille un écouvillon* pour me déboucher les oreilles! Là, le sas, et de la lumière enfin, enfin.. plutôt des globes éclairant des visages, des personnes assises? Non juste un diner de têtes, d'ailleurs un décapité me fait signe de déposer la mienne auprès des autres, j'espère que ce n'est pas irréversible* bien qu'elle ne fonctionne pas toujours très bien, j'y suis accoutumée. Derrière la table une vaste fresque*, on y voit des machines à se compliquer la vie actionnées par nos jambes qui pédalent, marchent ou courent pour faire avancer le convoi, tandis que nos mains tapent sur des touches frénétiquement, c'est donc cela tout cette résonance*, cet écho familier et étrange! Cela fait comme une bande dessinée qui raconte l'histoire de ce point de couplage commun (PCC), situé sur le réseau de distribution, auquel d’autres wagons sont raccordés. Des fantômes y montent toujours de temps à autres, d'autres en descendent et restent à quai à jamais, reverra-t-on une autre fois passer des trains comme celui-là? La tête de l'échanson* passe au centre de la grande tablée, il déclame du René Char* : Hâte-toi de transmettre Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance. Effectivement tu es en retard sur la vie La vie inexprimable La seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de t’unir. Celle qui t’est refusée chaque jour par les êtres et par les choses Dont tu obtiens péniblement de-ci de-là quelques fragments décharnés Au bout de combats sans merci. En guise des mets de ce banquet, passent des nuages de douceurs, un suroît de babalitos*, un grain de bonbons*, un zéphyr de framboise, mais un vent d'autan à la guimauve s'affronte avec un mistral de citron, soudain toutes les têtes roulent au sol... Il fait totalement noir, non pas entièrement, des petites lueurs tremblotantes apparaissent par intermittence. J'avance. http://www.youtube.com/watch?v=SHEwFoo_KA0

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  • 03/10/13--23:53: Le petit train par Sablaise1
  • Assis dans le petit train TER qui relie Nantes aux Sables d’Olonne, il trompait le temps en suçant un bonbon à la menthe. Il se maudissait d’avoir choisi pour destination de vacances cette station familiale où il allait s’ennuyer à mourir mais maintenant ce choix était irréversible. A quarante ans bientôt, alors que tous ses amis vivaient en couple, il se retrouvait seul après avoir butiné d’une fille à l’autre. Et dire qu’il lui aurait suffi de quelques concessions pour être encore avec sa dernière compagne, une grande brune à la voix de mezzo… Même son métier de sommelier avait cessé de le passionner. D’ailleurs, faute de clients et malgré le titre pompeux d’échanson dont son chef étoilé le gratifiait, il se retrouvait plus souvent à nettoyer les carafes du restaurant avec un écouvillon qu’à conseiller des vins aux clients. Quelle idée ce choix de vacances…Il allait passer des heures interminables seul sur la plage à regarder passer les chars à voile, entouré d’enfants dessinant des fresques sur le sable. Et ce dans le meilleur des cas, parce qu’il pouvait tout aussi bien pleuvoir pendant toute la durée du séjour… Finalement il fit très beau et le dernier jour, comme il descendait vers la mer une serviette de bain sur l’épaule, il entendit l’incroyable résonance d’une musique rythmée accompagnée de cris enthousiastes. Il déboucha sur la plage et vit des centaines de danseurs qui se déhanchaient devant le célèbre groupe cubain Los Babalitos. Le lendemain, assis dans le petit train TER qui relie les Sables d’Olonne à Nantes, il revoyait le moment où il n’avait pu s’empêcher de s’essayer lui-même à la salsa, provoquant l’hilarité d’une petite blonde à la voix de soprano qui s’était avérée sympa et parisienne comme lui. Dans sa poche il gardait précieusement le papier où elle avait inscrit son nom et son téléphone. (Dans l’ordre bonbon, irréversible, butiné, mezzo, échanson, écouvillon, chars, fresques, résonance, babalitos) NB Le festival « Salsa del mar » a lieu tous les étés aux Sables d’Olonne et permet aux vacanciers de danser le jour sur la plage et le soir sur la promenade.

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    D'une soirée improvisée jetée par texto, j'ai dit oui. Comme parfois, je dis oui sans trop réfléchir pour sortir partir découvrir, j'ai dit oui. A contre temps j'ai dit oui, par avance j'ai dit oui. En novembre, pour ce début mars, sous chapeau d'un "Cirque en chantier" sans cortège et sans char*. J'ai dit : oui. Je l'entend vocaliser sur FIP. S'accrocher à mon oreille et ça ne m'émeut pas plus que ça.... pas dispo.... Atypique, unique, oui... mais pas fan. J'ai donc dit oui, pour "voir" l'artiste. J'ai dit oui et me suis rendue disponible, perméable. Et j'ai "ouï" traversée par une fresque* vocale. Enveloppée dans cet univers sonore, je me love. Bjork est ponctuée par ce choeur de 25 islandaises aux voix cristallines, chrysalides tout en blondeur. Des voix des voix des voix des voix des sons limpides... électriques... éclectiques... organiques.... incongrus... inattendus... perlent sur ma peau. Et Elle. Irréversible*. En concert, moi qui aime les sons lourds qui se fracassent par paquets sur ma cage thoracique, qui s'imposent à moi, me dominent... Sa voix jaillit une musique intérieure étonnamment puissante et forte comme un volcan. Fine mais incisive. Biophilia, échanson* de la musique expérimentale, instruments insolites, nouvelles technologies, création servent cette personnalité exacerbée. Pluie soleil orage atome.... univers du vivant, Gaïa sur un Mezzi mezzo* chorégraphique en piste centrale. Brillance des champs blonds et jeux de lumières ... danse des atomes, pousse des fleurs... Chaos, harmonie, symétrie, de dos, de face, de profils, dos à dos, face à face, rythmes et mises en scène s'enchainent exploitant la rondeur de la piste du chapiteau... à 20 mètres de moi.... Et Elle. Irrésistible. Bonbon* chevelu orange et vert vêtue d'une robe écailles de poisson, elle traverse, danse, se mélange au champ blond. Capteuse de rêves et de lumière. Ce n'est pas spécialement une bête de scène, c'est sa voix qui butine* le coeur des Hommes et joue les feux follets. Et Elle. Résonance* entêtante A écouter au casque, allongé d'un double babalithos* et sans écouvillon* http://minilien.fr/a0m7hg Liste des 10 mots Char irréversible mezzo babalitos bonbon fresque écouvillon butiner résonance échanson PS1 Mon séjour à Paris fut agréablement coloré de roses et bleus MERCI les PCC PS2 N'ai pu m'empêcher dans le métro de regarder la danse des pieds pressés distraits maquillés coiffés vernis usés sans esquisser un sourire ... au vieux qui puait la pisse :-)

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    - T’es babalitos toi !? - Et ben quoi, tu serais pas un peu mezzo, non avec tes leçons de morales à deux bonbons ? Prends ton char et va peindre ta fresque à l’écouvillon, n’oublie pas les œufs à tempera sinon le fiasco sera irréversible, mais quelle abeille m’a donc piqué pour que j’aille butiner le breuvage d’un médiocre échanson qui ne provoque aucune résonance dans ma tête déjà trop pleine. - T'es nul. - C’est tout ce que tu trouves à dire ? Le début était plus prometteur. Dégonflé ! - Tu ferais bien de t’occuper de ton petit train, il déraille là. - Tiens, c’est vrai. Merci. - De rien, t’as beau être un fumiste un bonbon trop vantard, tu sais bien que les babalitos, ça marche par paire. A mezzo, mezzo et demi… - Arrête de recommencer !!!

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    . []-> Serait il possible que...? Moi, personnellement, j'ai des doûtes... Et des doutes, vous en avez aussi?... ;) . http://youtu.be/0DbN2czUT9A . . Un Extrait [ Part. 1. ] de: . Rainer Maria Rilke . Les cahiers de Malte Laurids Brigge p. 27-28 . Récits /Points . . So... . C'est ridicule. Je suis assis dans ma petite chambre, moi, Brigge, âgé de 28 ans, et qui ne suis connu de personne. Je suis assis ici et ne suis rien. Et cependant, ce néant se met à penser et, à son cinquième étage, par cette grise après midi parisienne, pense ceci: Est il possible, pense-t-il, qu'on n'ait encore rien vu, reconnu et dit de vivant? Est il possible qu'on ait des millénaires pour observer, réfléchir et écrire, et qu'on ait laissé passer ces millénaires, comme une récréation pendant laquelle on mange sa tartine et une pomme? Oui, c'est possible. Est il possible que, malgré inventions et progrès, malgré la culture, la religion et la connaissance de l'univers, l'on soit resté à la surface de la vie? Est-il possible que l'on ait même recouvert cette surface - qui après tout eût encore été quelque chose - qu'on l'ait recouverte d'une étoffe indiciblement ennuyeuse, qui la fait ressembler à des meubles de salon pendant les vacances d'été? Oui, c'est possible. Est-il possible que toute l'histoire de l'univers ait été mal comprise? Est-il possible que l'image du passé soit fausse, parce qu'on a toujours parlé de ses foules comme si l'on ne racontait jamais que des réunions d'hommes, au lieu de parler de celui autour de qui ils s'assemblaient, parce qu'il était étranger ou mourant? Oui, c'est possible. Est-il possible que nous croyions rattraper ce qui est arrivé avant que nous soyons nés? Est-il possible qu'il faille rappeler à tous, l'un après l'autre, qu'ils sont nés des anciens, qu'ils contiennent par conséquent ce passé, et qu'ils n'ont rien à apprendre . . [ Fin de l'Extrait, Part. 1 ]-> . . Source: . Rainer Maria Rilke . Les cahiers de Malte Laurids Brigge p. 27-28 . Récits /Points . .

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    Dialogue en demi-teinte, avec moi-même Du mi-cuit, mi-figue mi-raisin Nouvelle étape de ma vie Période d'interrogations De quel côté va pencher la balance ? Vers un connu bricolé, rafistolé qui laisse peu d'avenir, mais qui attire encore beaucoup Ou un inconnu lointain, incertain, peut-être plein de promesses... Un choix à faire, certainement Est-ce le bon moment ? Laisser couver, laisser décanter, murir Ne pas brusquer les choses Laisser les événements s'installer d'eux-mêmes Ne pas forcer le destin Mais aussi peut-être reprendre son destin en main... ? Après l'hiver froid, gris et noir, Le printemps doux, blanc et rose Après la pluie, le beau temps... Mais la météo n'est sûre qu'à cinq jours ! Essayer encore d'y croire Quand tout n'a été que désillusions ! Il me vient souvent à penser Que tous les êtres ne sont pas forcément faits pour le bonheur Mais au fait, c'est quoi le bonheur ? Ce peut être différent pour chacun d'entre nous... Je ne suis pas certaine d'avoir la réponse, Pourtant, il serait grand temps !

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  • 03/12/13--01:04: LE PETIT TRAIN par Feudouce
  • Les bonbons, c'était pas son truc. Elle préférait le salé au sucré , du piquant , de l'amer. Des trucs poivrés même , qui arrachent et qui la surprennent. Ce choix était irréversible. De même qu'elle préférait les visages butinés par le vent et le soleil, aux visages poupons et roses qui fleurissaient aux beaux jours. Parfois elle fermait les yeux, pour mieux écouter les voix. Une voix de mezzo parlant dans la foule, ou dans l'échanson. elle voyait des bouteilles à la mer s'échouer sur les plages, avec des messages roulés qu'elle ne prenait plus la peine de lire et que l'écouvillon délogeait , pour les remplacer par des poésies plus délicates. Cela ne servait plus à rien de lui faire du char: elle préférait découvrir les fresques souterraines et sombres, pleines de résonance.. La seule exception qui aurait pu la faire sortir de sa réserve, c'était un babalitos .. Mais cela ne courait pas les rues, et encore moins les fresques souterraines ... bonbon, irréversible, butiné, mezzo, échanson, écouvillon, chars, fresques, résonance, babalitos Top chrono en 3Minutes

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    C'est une histoire de piano, une toute petite histoire faite de trois notes. Elle pique une noire une blanche ici ou là, allant sur la pointe des pieds avant de s'échapper par l'autre bout du clavier. Un flibustier de musicien, son apprenti moussaillon et peut-être non loin dans la brume, un trois-quarts-de-queue encore indompté. - T'as pas peur qu'un piano te tombe sur la tête ? "Mais non..." Il grommelle. "Pas peur." Tire sur sa pipe, esquisse à peine un sourire dans sa barbe de plusieurs jours. - Et euh... t'as déjà vu un piano qui roule à toute allure? ... -Passque moi, j'en ai vu hein tu sais: là-bas ! (Petit bras tendu vers un objectif lointain et incertain). Et même, il allait tellement vite qu'il renversait tout sur son passage ! "Ah bon..." Le petit attend, hausse un sourcil, le regarde par en-dessous. - Mais t'as vu quoi alors? (Moue sceptique). "J'ai vu un piano algues ! Tout recou-vert, traînant sa carcasse de piano le long des rivages! Nom d'un ptit bonhomme c'que c'était beau !" "J'ai vu un piano fumant aussi. Lui avançait à la vapeur, son pianiste pédalait de tout son soûl, la nuit comme le jour, à en perdre la raison. Celui-là mon gars, il en laissait plus d'un baba sur son chemin..." "Mais le plus captivant si j'y pense, c'était le piano mirage, qui prenait ses virages si vite..." Le vieux loup de mer se tait et redevient songeur.... Le piano sauvage, ce n'est pas un marin d'eau douce qui en jouerait, ça non... Le petit règle son tabouret. Timide, il reprend ses gammes. Un jour, je do ré mi fa solerai.

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    http://www.printempsdespoetes.com/index.php?rub=1&ssrub=1&page=81 du 9 au 24 mars c'est la quinzième édition du Printemps des Poètes ! c'est peut-être une occasion ... ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ quand tu t’y mets poésie ! --------------------------------- les images foisonnent ça déraisonne ça décloisonne il y a comme un échange naturel de substances dans cette zone sensible d’émotions de troubles et de double vision quel étrange mélange quand soudain un silence se fait un espace se crée un mot s’y met rien ne peut arrêter désormais cette formidable subversion de l’instant E.

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    On connait la chanson : dix mots et un titre . Cette fois-ci , la mise en train commençait au "Père tranquille" , avec escale prévue à "La fresque" ... babalitos, bonbon, butiner, char, échanson, écouvillon, fresque, irréversible, mezzo, résonance . ... .................^................................?............ Tac-tagada , tac-tagada , tagada-tac , tougoudouc , tougoudouc , tougoudoug , Le p'tit train , le p'tit train s'en va dans la montagne *, … Le p'tit … bloub-bloub-bloub , schhhhhh … blob , gro-gro-gro blob clac ! Mal au crâne , insomnie , sommeil cassé ; que d'pression dans les bars – personne te pousse à boire* ; j'connais l'échanson* ... Ah oui , la bouilloire . Je sortais à peine de chez Maurice , de Nice , un peu parti un peu naze ; histoire d'oublier un peu*. Maudit carnaval ! Le char des Babalitos passait sa chanson en boucle dans mes circuits niqués* : « tu m'embrasses et je fonds … A-ficionado , A-ficionado , ouvre les yeux* » . Merde , la bouilloire ! Y'a un truc qui fait masse , l'courant peut plus passer , y'a du y'avoir des fuites ; c'est irréversible. Et cette machine dans ma tête , machine sourde et tempête … Et cette machine dans ma tête*, qui fait caisse de résonance , et les images qui passent en boucle et , poupées psychédéliques* , se déploient en fresque grotesque . Et je suis rentré comment ? Je me souviens vraiment pas de c'qui s'est passé ! Ché pu où chu rendu . J´ai été au sud du sud , au soleil . Et j´ai fait une chute , une kriss de chute en parachute !* Je me rue dans la salle de bain et je deviens paralytique* . Sous la douche y a un éléphant qui me regarde tendrement en me demandant des bonbons. Il a foutu de la flotte partout . J'explose ! J'étais pas du genre tatillon Savon, serpillère, écouvillon J'étais pas maniaque Éponge, ammoniaque C'était pas en stock dans mes rayons *, mais là , c'est bon , ça va ! S'il est d'humeur à butiner , moi non ! La colère me dégrise , tout me revient . Ce soir-là , j'étais assis à côté d'une fille , elle m'a proposé un transport dans son char , on a parlé d'aller partager le meilleur strawberry sundae des Champs Elysées ; elle m'a dit : t'es ok , t'es bath , t'es in*, j'aime bien ta french touch ... Et on a roulé longtemps , longtemps ; à l'aube , c'était pas Paris , c'était le carnaval de Venise . Nous nous sommes faufilés dans un palais ; nous avons traversé le grand salon - le portego di mezzo - et , de la loggia , nous avons vu le soleil monter dans le ciel … C'était ... il y a un an , un siècle , une éternité*. Au train où vont les choses … http://musique-de-films.blogspot.fr/2011/04/la-chanson-dune-nuit-1933.html Le petit train-interlude http://minilien.fr/a0m73m *Rita Mitsouko http://minilien.fr/a0m70l et http://minilien.fr/a0m70m *Chagrin d'amour http://minilien.fr/a0m70n *Alain Resnais http://minilien.fr/a0m73s *Michel Jonasz http://minilien.fr/a0m73t *Alain Bashung http://minilien.fr/a0m73u *BB Brunes http://minilien.fr/a0m73v *Axel Bauer http://minilien.fr/a0m73w *Thierry Hazard http://minilien.fr/a0m73x *Robert Charlebois http://minilien.fr/a0m70k *Brigitte Fontaine http://minilien.fr/a0m73y *Bernard Joyet par les Courants d'air ( ...) http://minilien.fr/a0m73z *Ottawan http://minilien.fr/a0m73k *Joe Dassin http://minilien.fr/a0m73l

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    Je voudrais des jours qui n'en finissent pas. Mais sans trouver le temps long. Parce que faudrait tuer le temps. Et j'veux pas tuer le temps. Un temps péri. Amen. Enfin pas maintenant. Parce que à ce qu'il paraît, c'est con de mourir au printemps. C'est bientôt le printemps et chuis pas prête. Ça tombe bien. Sûrement que ceux qui l'ont vécu en sont revenus. On pourra pas dire qu'on n'a pas été prévenus. Y'a plus d'saison vous m'direz. J'voudrais m'claquer sous la langue des groseilles à maquereaux. A m'en pétiller l'acide et m'tordre la grimace. Des bien vertes avec la peau toute tendue et qui brille. Juteuses comme des petites cerises. Mais c'est pas la saison. Ce sont des grossulariacées. Là tout d'suite j'ai plus envie. J'voudrais dégonfler les pneus d'ma voisine Monique. Elle me refile toujours des cerises de son jardin, Mais là, c'est quand c'est la saison. Elles sont toutes petites et crispées. Pt'être à cause des doigts d'Monique. Juste parce qu'elle sait que j'voudrais m'pétiller des groseilles à maquereaux, Et que ses cerises elles sont acides tout pareil. C'est une grossulariacée aussi Monique. J'pourrai plus jamais manger des groseilles à maquereaux sans penser à Monique. Elle casse les mythes Monique. J'voudrais des choses sans importance, sans raison, sans apparence, des choses qui n'arrivent jamais. Mais pas Monique. Elle, elle arrive toujours. Et j'voudrais pas non plus qu'ma chandelle meure, sinon j'serais obligée d'aller chez Monique. L'oisiveté est mère de tous les vices. Me demande bien à quoi ressemblait la mère de Monique. La femme est l'avenir de l'homme qui n'a pas connu la mère de Monique. La vie a rendu Monique presbyte. J'ai fait le stock de chandelles. Je suis contente de pas être un voisin. Les virages que je prends ont généralement la fâcheuse manie de m’attendre au tournant. Mieux vaut alors sauter le pas sur une route pavée de bonnes intentions. Surtout entre Paris et Monique. J'voudrais plus qu'Monique elle me tutoie, Ou qu'elle me dise "elle", quand elle sait plus comment pas me tutoyer. "Elle a reçu ses annuaires. Elle les prend maintenant ?". J'voudrais qu'Monique elle me récolte plus mes annuaires, J'voudrais qu'Monique elle sache que la Légion d'honneur, c'est pas pour les annuaires. Même pas pour des cerises Napoléon. J'voudrais plus qu'Monique elle me questionne, "Y'était pas Français hein, son copain ?" ................................. Monique présente une aptitude avantageusement supérieure à décevoir les espérances. Avec Monique, tu cherches plus, t'as déjà un stock de chandelles. Au trader repenti, Monique dit qu'il faut de grandes vertus pour soutenir la bourse. Les économies de bouts d'chandelle, c'est pas son truc, mais il est content aussi de pas être son voisin. Monique est spirituelle. Oh non ! j'voudrais pas non plus qu'un jour Monique, elle sucre les fraises, non ! Elle a pas appris avec les cerises. Mais j'voudrais plus penser à Monique, Plus voir Monique à ma porte. A la sienne non plus. Plus chercher Monique à quatorze heures. Ce matin c'est week-end. Il fait un temps de Monique. Un week-end avec Pascal, c’est cloche, mais pas que ! Bin oui, t'as compris, y'a Monique. Avoir un nom à coucher dehors avec Monique, ça aussi c'est con. Surtout en cette saison. Y'a plus d'saison. J'voudrais oublier Monique. J'veux déménager.

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    Elle avait à peine 16 ans. Seule fille avec 4 garçons adolescents aussi, elle avait, une nuit, passé la frontière au lieu-dit ''La porte de fatima''.Dans quel dessein ... l'histoire ne le dit pas. C'était après les massacres de Sabra et Chatila. Ils avaient facilement déjoué la surveillance de l'occupant et des collaborateurs pour parcourir ce sud martyrisé mais ne parvinrent pas à aller très avant en terre "ennemie". Arrêtée, elle fit le voyage de retour pour être jetée sans autre forme de procès dans cette forteresse qui surplombait les champs d'olivier à perte de vue. 8 ans ! Sans jugement. Nous déambulons à travers les couloirs étroits et j'entends son récit. Des mots, sur les images qui naissent sous mes yeux en me glaçant d'effroi. Mais je veux garder mon acuité, ne pas me laisser submerger par l'émotion. Etre à la hauteur de sa dignité. Elle me dit la promiscuité, à plusieurs dans cette cellule exigue dont le plafond est très haut, et rendue encore plus opressante par un second plafond grillagé à hauteur d'homme. Elle me dit le froid, intense ; la chaleur, etouffante ; le manque de vêtements et l'absence d'hygiène, la faim, l'isolement. Elle me dit la torture, l'électricité, un fils sur un doigt et l'autre sur la langue. Elle me montre dans une cour, au quartier des hommes, un poteau où le "rebelle" était attaché presque nu, été comme hiver et je le vois, sans visage, s'effondrer sous la brûlure du soleil ou la morsure du froid. Elle me dit l'humiliation, un seul regard jugé insolent et elle était enfermée dans une cage où elle ne pouvait se tenir qu'accroupie des heures durant, et se rappelle l'officier de l'ALS qui urinait sur elle. A-t-elle subi pire outrage ? je n'ai pas osé lui demander. Elle raconte ... ce qu'elle a envie ou peut livrer. Un sourire grave sur ses lèvres accompagne son récit, quelques fois je sens ses doigts se crisper sur mon bras. Mais elle me dit aussi l'espérance, la solidarité avec ses soeurs de captivité, la foi en la vie, la vie plus forte, la vie acharnée, la vie opiniâtre, la vie résistante ... et par la grâce d'un regard, cette étincelle d'Amour qui a jailli en elle ... pour lui. 8 ans. Puis sans autre forme de procès,encore, elle est sortie. Myriam l'a attendu, il a été libéré quelques années plus tard. ils se sont mariés partageant depuis un inépuisable amour mais aussi leurs pires cauchemars. Ils n'ont pas eu d'enfant.

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    Lu dans un journal : la poussière est composée de particules qui favorisent la bonne humeur . Dans un autre média :" la plupart des produits nettoyants, désodorisants sont cancérigènes . Bientôt on apprendra si ce n'est déjà dit , que trop de lavages abiment la peau qui devrait conserver sa sécrétion naturelle pendant quelques jours ; le sédum , (un nom a la consonance masculine) , que trop de shampoings font tomber et blanchissent les cheveux pour les mêmes raisons Allez savoir si les somnifères et autres anxiolytiques préfigurent la maladie d'Alzheimer . Mais c'est un tout autre motif qui m'incite a laisser les toiles d'araignées dans les toilettes si les : "vécés étaient fermés de l'intérieur "...et qu'il n'y avait plus de papiers .

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    Arrête ton char*, lubrique vieillard Et ne quémande plus ma clémence ! Qu'espères-tu de moi, vieux queutard ? Quelque sermon en mezzo*-tinto ? Quelque quartier, une demi-teinte ? « NON ! » Entends cette seule imprécation A ton endroit, salace barbon : « NON ! » Et quel non ! Un seul non, franc, massif et sans appel Un non irréversible* et sans pardon. Entends la résonance* de cette seule malédiction : « NON ! » Qu'as-tu fait de la fraîcheur de ces jeunes filles en fleur ? Qu'as-tu fait, vieux barbon, prévenant échanson* de ces jeunes cœurs assoiffés ? Aux portes de l'école, tu les attendais, souriant, parfaitement nu sous ton ample vêtement Tu disais entreprendre la fresque* de la jeune tendresse, célébrer la flèche d’Éros, l'aile de Cupidon ! Cupide dindon! Obscène Priape ! Immonde barbeau ! Tu épandais à flots sucrés tant et tant Bonbons*crémeux, babalitos* fondants Compliments alcoolisés et écœurants Caresses insinuantes et baisers mouillants Tu rêvais de palais roses de chair tendre tu salivais en imaginant ces rondes enfantines Ces lèvres d'innocence, entrouvertes, appliquées Abouchées à ton pauvre membre usé Ton écouvillon* déplumé, ton vit dévitalisé Eh bien, c'est bien fait ! Leur mère, précise, s'en est emparée Et d'un coup de dent l'a emporté Zigouillé net ton cher vit tout frais ! Quoi ? Je suis trop dure et tu ne l'es plus assez? Je sais, je sais ! Butiner*, encore butiner*s'il vous plaît ! Dans un siècle, bientôt je te le recoudrais. *Char, bonbon, butiner, irréversible, babalitos, résonance, mezzo, fresque, écouvillon, échanson V.V

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