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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    _______________________________________ C'est la nuit L'aube blanche suit la nuit blanche et mat sur la diagonale visions claires et idées noires échec et mat vive tension ! je me lève c'est l'heure... un lit... une porte... un couloir... c'est la nuit ! dans le silence je bois un café du Pérou j'allume l'halogène les ombres naissent dans une ambiance diaphane rien à faire pour cet amour jamais dire toujours jamais dire jamais ne rien dire ! durant la longue nuit dans le silence et dans le bruit comme un lego avec des dents ne rien dire ! Donnés en pensées mes mots s’entremêlent... Donnés à penser ouatés et pêle-mêle ! Mes synapses déconnectent mon portable est en veille j’abrégerais ce tête-à-tête si ce matin blanc sans soleil soudain cassait ce silence Dans une longue somnolence je suis figé où est la gaieté Comme un insolant prisonnier je refuse ce matin morose je marcherai où que soit la beauté La beauté provocante et soignée fabuleuse beauté cachée et sans limite ! Je vis hors de toute loi La tension s’est calmée lentement sans chanson Mes pensées glissent sur la soie je les vendrai à la criée... aux beaux lecteurs passants ! Et le ciel a l’air d’une voûte de pierre... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . http://www.youtube.com/watch?v=AU0huZKigNQ . . . . . . . . . M .

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    Jeu "les 10 Mots" proposé par des membres de ce site. Il s'agit de rédiger un commentaire incluant les mots suivants : char bonbon irréversible babalitos butiner résonance mezzo fresque écouvillon échanson. Le "dur" n'est pas en gare ce matin. Mon copain Lafresque non plus. Avec toute cette neige, il est peut-être resté à butiner au lit avec un échanson qu'il aurait rencontré la veille au Babalitos, cette boîte transgenre qui s'est ouverte il y a peu. A moins qu'il n'ait regardé Mezzo jusque tard dans la nuit (je ne sais pas comment il peut passer des nuits devant cette chaîne, je déteste l'opéra). Ou alors c'est son char qui n'a pas voulu démarrer ! Par ce temps, c'est irréversible, ni mon train ni mon copain ne viendront. Qu'ouis-je ? Est-ce mon train loin là bas à l'horizon ? Non ce n'est que la résonance du moteur d'une pelleteuse essayant de déblayer la neige aux alentours de la gare. C'est certain, ce n'est pas avec un écouvillon qu'ils vont y arriver. Déjà avec une pelleteuse !? Heureusement, j'ai des bonbons dans ma poche. Tel Rimbaud dans "Ma bohème" je vais m'en aller les poings dans mes poches -pas crevées-, mon paletot sur le dos et en suçant ces bonbons, sous le ciel neigeux vert-de-gris, par les rails, essayer de rejoindre mon idéal... Bonjour. Je n'avais pas vu qu'il y avait un nouveau jeu. C'est Voltuan qui me l'a révélé avec son île grecque de rêve et ses propos amoureux (elle doit avoir de la chance sa copine). Bravo à toutes et à tous pour vos "petits trains" que je n'ai pas encore tous lus et trouvés.

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  • 03/14/13--01:48: LE PETIT TRAIN ! par Voltuan
  • ( suite du Jeu "les 10 Mots" proposé par des membres de ce site. Il s'agit de rédiger un commentaire incluant les mots suivants : char bonbon irréversible babalitos butiner résonance mezzo fresque écouvillon échanson ) En vacances avec ma dulcinée sur l'île grecque de Babalitos ( dernier "wagon" d'un archipel baptisé "Le Petit train" ), je me prenais pour Ulysse, tandis que ma Circé adorée s'amusait à transformer tout autre homme passant par là en échanson ! Chacune des victimes de mon adorée, se voyait ainsi obligé de la servir à n'importe quelle heure du jour et de la nuit...Tel, en lui apportant des chaussons....Tel autre lui chantant une chanson...Personnellement, je n'y voyais rien à redire du moment que ces valets-là ne ramenaient pas leur char et ne cherchaient pas à butiner ma Souveraine avec leur écouvillon turgescent de désir ardent ! Notre île ressemblait à un bonbon, un berlingot, pointu, et ventru, déployant ses saveurs ineffables en nous à chaque pas...Les alizés jouaient mezzo ( parfois mezza voce ) , caressant les cheveux, la peau de ma divine Gertrude avec passion, si bien que nous étions d'accord tous deux, pour qualifier notre présence sur cette île paradisiaque d'irréversible ! A l'horizon dansaient des nuages colorés semblables à des navires géants...Une telle fresque nous plongeait Gertrude et moi dans des rêves insensés, nos deux corps faisant l'amour à l'unisson de cette Nature fabuleuse, dictant sa résonance en nos coeurs épris de beauté intense !

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    Une fille, ma fille Tu es à l'orée de ton chemin de vie. Celui de tous les dangers, mais aussi de tous les possibles. Tu n'en es pas convaincue, et pourtant ... J'ai envie de te dire des choses, plein de choses. Tellement qu'il a fallu que je me restreigne, et que je choisisse ce qui me semblait essentiel. J'ai surtout eu envie de te parler d'un mot, tellement galvaudé actuellement. Et pourtant, ce mot, liberté, ne l'oublie jamais. Ce sera le garant de la réussite de ta vie. Je ne te parle pas de la liberté d'un peuple distinct en particulier, ni même de celle d'un quelconque pays de général. J'ai envie de te parler de la liberté quotidienne, ordinaire. Je voudrais juste te parler de la liberté de choisir qui aimer et qui ignorer. De la liberté de fixer tes tolérances. De la liberté de partir et de revenir. De celle de disposer de ton coeur et de ton corps, de ta tête et de tes pieds, de ta tendresse. Je te parle de la liberté d'être complètement soi, d'être soie ou coton ! Je te parle de la liberté qu'on gagne, de la liberté donnée par la connaissance, de la liberté reçue de l'expérience et du travail, de celle de l'entière possession de soi. A l'adolescence, la liberté, c'est l'amour. Et à l'âge adulte, l'amour, c'est la liberté. Il t'a suffi de naître dans une société où l'éducation reçue te donne tous les possibles pour être femme et libre. Il te faudra une vie pour le rester, et ce sera cela, finalement, le plus difficile. Mais la femme que je suis devenue fonde de grands espoirs en toi.

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    A celles qui ont aimé mes poèmes .... Elles vont, toujours elles vont Bateaux chargés d’orgueil Sur la mer inconnue, originelle Source de naissance, inépuisable vie. Elles vont, toujours elles vont, Pied ferme sur la terre ennemie Où la folie trace les frontières Où trouve l’amour son étrange nourriture. Elles vont, toujours elles vont, Pied furtif dans la saison complice, La nature tresse de fleurs leurs couronnes Et les parfums donnent des ailes aux hommes. Elles vont, toujours elles vont, Alizés paisibles porteurs de baumes, Tempêtes tropicales ou forêts brûlantes, Comblant le vide, rallumant la jalousie. Elles vont, toujours elles vont plus belles : La blessure est guérie, l’homme est vivant Par cette vague obstinée et femelle Sans cesse cognant contre le temps. Elles vont, toujours elles vont, faisant mouche ! Heureux les hommes les suivant au fil des rues Où les rivières creusent d’étranges lits en crues Heureux les hommes s’allongeant sur leur couche.

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    Sandro était bourré de charme. Et pourtant ! Mal coiffé et souvent mal rasé, habillé sans y penser, parfois ayant même oublié de se laver tant et si bien qu’elle se mettait à pousser des cris d’orfraie lorsqu’il s’approchait d’elle, il avait ce quelque chose dans l’œil et dans l’allure qui le rendait irrésistible. Une décontraction ou plutôt un je m’en foutisme absolu qui confinait au sublime. Et à côté de ça (et de manière totalement incompréhensible pour Fleur Bleue), des idées à ne plus savoir qu’en faire. Avec lui le samedi était une tornade d’activités, de défis à relever, de rires souvent fous car il possédait un sens de la dérision et de l’autodérision très marqué, rires qui étaient souvent suivis d’engueulades sans conséquences mais aussi de virages à 180°. Ah ça oui il fallait le suivre, « Tiens si on allait louer un bateau et filer sur la Seine et l’Oise... Non pas envie de filer, je veux profiter du paysage, canoter plutôt et le bruit dérange les poissons et les oiseaux... Ahh ahhh j’avais oublié que ton deuxième nom c’était Ecologica ... Et toi c’est Speederman, heureusement que je suis là pour calmer tes ardeurs... Mes ardeurs qu’est ce que t’as à redire des mes ardeurs ? » In petto il montait sur ses grands chevaux et la culbutait sur le lit même pas encore fait et ça recommençait comme en l’an quarante, surtout quand il se mettait à lui susurrer des mots câlins dans l’oreille... en italien. Elle soupirait, pas çaaaaa... il persistait : Siiiiii Io Otto Tu Jane, ce qui la faisait éclater de rire et d’autre chose et l’après midi pouvait se terminer à canoter dans le grand lit à moins qu’il ne s’écrie soudainement : Eve, lève-toi, la Seine nous attend ! Au début elle avait craint que ses voltes-faces permanentes et son souci exacerbé de toujours plaire compromettent leur histoire (mais en fait ce n’était pas un souci, c’était juste un don car il arrivait à plaire tout naturellement et sans efforts apparents à n’importe qui : femme, bébé, vieillard, grincheux, animal, il aurait séduit un lion enragé comme Blandine qu’elle n’aurait pas été étonnée ). Et puis elle s’était rendue compte que Sandro sous ses dehors, je suis une pirouette gigolette toupie ambulante qui fait tourner toute les têtes et en particulier la mienne, était avant tout un garçon absolument gentil sans la moindre once de méchanceté. Et d’ailleurs, il n'en était pas à une contradiction près puisqu'il n’allait pas toujours à 100 à l’heure, elle était parfois très surprise de sa capacité à se taire et à se poser pour écouter son interlocuteur. Et d’émettre des remarques plus que pertinentes sur ce qu’il venait d’entendre. A sa façon et cette fois-ci avec brio, il lui confirmait encore une fois qu’il ne faut jamais se fier aux apparences.

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    Romain Gary, de son vrai nom Roman Kacew, écrivain connu tant par ses oeuvres littéraires, que par sa personnalité à multiples facettes. Roman Kacew est né le 8 mai 1914 à Vilna (gouvernement de Wilna Empire Russe) devenue Vilnius en Lithuanie. Il est d'origine Juive ashkénaze. Au cours de sa vie, il empruntera plusieurs pseudonymes : Fosco Sinibaldi, Shatan Bogat, Emile Ajar. Il est élevé par sa mère, son père les ayant abandonnés en 1925. Tous deux s'installent à Varsovie en Pologne qu'ils quittent en 1928 pour la France. A l'âge de 14 ans, il arrive avec sa mère à Nice où elle prend la direction d'un hôtel, la Pension Mermonts ; il règne alors, dans toute l'Europe, un climat d'antisémitisme et de xénophobie. Il reçoit une éducation de sa mère dont les valeurs sont le respect et l'amour de la Fance. Roman étudie au lycée de Nice où il remporte des prix de composition française, en 1931-1932, sinon c'est un élève médiocre dans les autres matières. Puis il déménage à Paris pour y "faire son droit". Il obtient une licence en 1938 tout en suivant une formation militaire. Il passe beaucoup de temps à écrire. Il est naturalisé français en 1935. Il fait son service militaire. Il entre dans la Résistance en 1938 auprès des Forces Aériennes Françaises Libres pendant la deuxième guerre mondiale, deux ans plus tard. Il devient Compagnon de la Libération. Puis, en 1945, il embrasse une carrière diplomatique pendant laquelle il voyage beaucoup. Il écrit Les Racines du Ciel (Prix Goncourt en 1956), les Cerfs Volants ; son écriture est libre, vivante et ironique. Mais aussi, Les Oiseaux vont mourir au Pérou dont le roman sera adapté au cinéma. Il épouse en premières noces une romancière anglaise dont il divorcera quelques années après. Il rencontre Jean Seberg, actrice américaine d'origine suédoise, qui a marqué par ses films la Nouvelle Vague au cinéma. Elle fait essentiellement une carrière en France où elle incarne l'idéal féminin pour toute une génération. Elle est célèbre grâce à sa fraîcheur, sa beauté et sa spontanéité. Elle a tourné, déjà, plusieurs films d'Otto Preminger, Jeanne d'Arc en 1957, Bonjour Tristesse de Sagan, A Bout de Souffle de Godard, avec Belmondo en 1960. Elle mène une vie tumultueuse avec Romain Gary de 24 ans son aîné. Ils se marient en 1960. Elle prend, très tôt, des engagements politiques au sein des Black Panthers pour faire entendre la voix des noirs américains alors opprimés. En 1962, un fils, Alexandre Diego, naît de leur union mais elle ne l'élèvera pas. Elle se retrouve enceinte une seconde fois mais le bébé, une fille, mourra à sept mois de grossesse et à ce moment là, une descente aux enfers s'amorce pour Jean Seberg qui s'abîme dans la drogue, l'alcool et les médicaments. En 1970, elle divorce de Romain Gary Elle meurt en 1979, à l'âge de 40 ans, d'une mort non élucidée. Son corps est retrouvé dix jours après sa disparition, enroulé dans une couverture à l'arrière de sa voiture... Romain Gary, dans un roman intitulé Chien Blanc, parle des difficultés de son couple. Un an après, le 2 décembre 1980, il se suicide, à Paris, d'une balle tirée dans la bouche. Romain Gary obtiendra deux Prix Goncourt : le premier en 1956, pour les Racines du Ciel, sous le nom de Romain Gary, le second en 1975, pour la Vie devant Soi, sous le nom d'Emile Ajar. Quelques-unes de ses citations : Sans imagination, l'amour n'a aucune chance Il ne faut pas avoir peur du bonheur. C'est seulement un bon moment à passer S'il y a quelque chose d'impardonnable, c'est de ne pas pardonner Les hommes vieillissent toujours mal quand ils restent jeunes Et pour expliquer une certaine ambiguïté de son personnage : Mettez le caméléon sur une couverture à carreaux multicolores, il explose...

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    Totale addiction aux composition olfactives! Adolescente sans argent ,je chipais celui de maman ... J'embarquais alors en Canoë de Dana, moi ne pouvait me payer qu'une Eau Jeune ou parfois une ô de lancôme Pour la petite chérie,  pas d'espoir de Shalimar ! Anaïs Anaïs rêve de Mitsouko ou de Mystère de Rochas Mais pour elle ce n'est pas Byzance... Son cœur bat la Chamade devant la vitrine du numéro 19 Elle se voit dèja en Diva qui vit la Dolce Vita sur la rive gauche Cinéma ! Cabotine... Pour Le vol de nuit à l heure bleue,c'est... Ce Soir, ou Jamais! Dans une calèche qui fleure bon le cuir de Russie Je Reviens, à belle Allure vers Chergui Cristalle, In love again dans un jardin sur le Nil M'asperger à L'Eau d'Hadrien sur la Dune Escale à Pondichéry aux senteurs d' Aromatics Elixir  Emplie d'émanations de Réminiscences d' Opium Imbibée d'odorante Féminité du Bois M'arroser encore de gouttes d'Eau d'Issey au Jardin de Bagatelle  Prête à un Trésor de l'instant à Paris au 24 Faubourg

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    Au fil du temps la plume se fait gracile et vole, s'envole et vole dans les plumes, elle égratigne et rature mais n'impressionne pas le papier. Elle laisse des traces et de l'amertume, guide et tire des lignes met des points de suspension à son vol, la page se gondole et reste blanche. Intellectuaile, planeuse et vaniteuse rarement vertueuse la formule ne peut se réduire à être simple, le grain à la page ne s'encre pas de cette folie. Le monde est fou, ambitieux, démoniaque, monarque, esclavagiste et assassin, de son sang rouge il marque à jamais les sillons de sa terre. Toutes ces lettres haineuses forment des maux nourriciers de mépris et de vaines querelles, l'homme sera toujours son propre fléau. No solution http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=G0v2JvNVbDc#t=55s

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    Ce matin, c’était jour d’abondance, abondance d’usagers dans le métro. A croire que toute la ville de Lyon avait abandonné ses RTT. Collée serrée comme une sardine dans sa boîte (cliché), Je ne me ferai jamais à cette promiscuité obligée, quand on ne sait pas si les mains sont baladeuses ou juste là, à défaut de pouvoir être autre part. Ce matin, à cette joyeuseté s’ajouta une odeur, eh oui, Alma chérie, les odeurs ne sont pas que fragrances délicates ou sophistiquées, propices à faire naître en nous la réminiscence de nos plus jolis et enfouis souvenirs… Mon nez à hauteur d’une bouche, que dis je, d’une bouche d’égout ou peut-être d’une des sept portes de l’enfer, je dus supporter dix minutes durant des effluves entre soufre et œuf punais, avec même une petite nuance d’arôme de toilettes bouchées, en note de cœur bien présente. J’avais beau tourner la tête, seule latitude offerte par ce lieu exigu, à chaque souffle du jeune homme, mes narines frémissaient d’horreur. Dieu, que j’eusse aimé être charmée par un bouquet phéromonal … rougeur à mes joues, douce chaleur m’inondant, frissons dans le ventre … Mais à mon âge, rattrapée par la triviale quotidienne réalité, il n’est plus temps de croire aux contes de fée ! C’est avec bonheur que j'ai quitté ce cloaque et retrouvé l’air, libre, frais, que je respirais à grandes goulées. L’après midi fut agréable. La veille encore, c’était froidure et poudre de neige sur les prés. Mais le printemps sans conteste s’imposait (je n’ai pas encore dit que j’ai le privilège d’avoir un bureau qui ouvre sur une terrasse de 80m2) et je m’octroyais alors une longue pause cigarette au soleil à contempler deux pigeons qui s’aimaient d’amour tendre. Je les voyais depuis quelques jours déjà, se charmer, se bécoter, se faire mille courbettes. Maniifestement Monsieur était en forme, fin prêt à honorer et prestement grimpa sur Madame. Mais sur le bec de Madame il n’était pas marqué pigeon, je pense que les préliminaires avaient été de trop courte durée, un peu bâclés en quelque sorte… Avec vivacité elle s'est dégagée et envolée. Pauvre pigeon pigeonné, Je l’observai longuement, rester la queue basse et le bec dans l’eau. Puis enfin sonna le temps du week end. Je formais des vœux pour l’union prochaine de ces deux amoureux, espérant toutefois pouvoir observer cette scène licencieuse. Oui, je suis un tantinet voyeuse !

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    Prologue : Un écrivain en peine d’inspiration se souvient qu’il a entamé jadis l’écriture d’un très bon bouquin, très original. Chapitre 1 Pas de Chapitre 1 Chapitre 2 Le bouquin devrait commencer mais le chapitre 1 a disparu : constat et digressions sur cette disparition. L’écrivain part à la recherche de son chapitre 1 : il erre un peu partout à la recherche de cette part de lui-même (éventuellement descriptions des « un peu partout »). Chapitre 3 L’écrivain retrouve le chapitre 1 (et croit retrouver cette part de lui-même par la même occasion). Chapitre 4 L’écrivain écrit ce chapitre 1 : c’est l’histoire d’un bouquin dont le chapitre 1 a disparu. Epilogue : L’écrivain constate que son bouquin est déjà fini et très mauvais. (S’il veut conclure sur un effet de vis sans fin, et se donner l’apparence de la profondeur et du vertige, il peut écrire maintenant le prologue issu de l'épilogue d’un bouquin très mauvais où un écrivain en peine d’inspiration se souvient qu’il avait entamé jadis… etc.) *** Variante Prologue, Chapitre 1, Chapitre 2 : pareil Chapitre 3 L’écrivain ne retrouve pas le chapitre 1. Sachant qu’il est inutile de commencer par le chapitre 2, commencement n’ayant pas d’objet puisque le chapitre 1 n’a pas été retrouvé, l’écrivain indique au lecteur qu’il renonce au chapitre 2, puis écrit sur la souffrance de se sentir amputé d’une part de lui-même (le chapitre 1) ainsi que d’une seconde part de lui-même (le chapitre 2). Les chapitres 4, 5, 6, et suivants, potentiellement infinis, sont des variations sur les errances d’un écrivain à la recherche d’autant de parts de lui-même. Dans les meilleurs des cas on pourra aboutir à des oeuvres potentiellement infinies comme les essais de Montaigne, le château de Kafka, la recherche du temps perdu…

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  • 03/17/13--04:49: R e f l e t s par Persone_sz
  • _______________________________________ R e f l e t s Sur la corde des nuages à la chute du soir glissent les anges qui s'enténèbrent dans le ciel de Mars par dessus la lutte des toits En un éclair leurs plumes muent ils apparaissent humains sentinelles de la nuit sous la lune teintée d'or pâle et fondent dans le monde... … Naissent dans l'obscur des déesses entourées de leurs lunes et légendes des déesses mi-lunes mi-légendes leur passage créé une vérité dans l'air pour ceux qui rêvent à l'ombre de la nuit... Dans le labyrinthe des voies vérités et mensonges en secret avec un sourire inoubliable déplacent des nuages de ruses... Ivres de rêves dans la lumière de la nuit les étoiles tombent autour du cou des passants ! M .

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    _______________________________________ Nulle autre que toi Nulle autre que toi n'en déplaise aux étoiles et aux solitudes dans le noir dans le soir ce sera ma mémoire... Nulle autre que toi ne poursuivra mon chemin je n'ai pas d'autre route ici dans cet hiver décoratif et d'ici peu dans ce printemps où les étoiles flotteront dans le vide ! Nulle autre que toi partie il y a plusieurs printemps tu es si loin que même ton ombre n'existe plus tu es si loin dans mon cœur qui cherche sa plage... Nulle autre que toi et j'ai nié le mensonge mais pas l'infidélité dans le tourment tournant sur lui-même dans le tunnel moi seul seul sur la plage face aux vents face à la mer ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . http://www.youtube.com/watch?v=4C8md0mlk-4 . . . . . . . . . M .

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    Au chômage venu, l'Auguste se trouva rapidement fort dépourvu car ses économies fondirent comme cachet d'aspirine tombé dans un verre d'eau. Mais le rongeait plus encore la solitude en laquelle l'enfermait le fait d'avoir du rompre avec un travail d'équipe qui avait toujours été le sien, équipe où il avait acquis estime et respect pour son savoir-faire tout à fait unique puisqu'en l'atelier culinaire Dubout et Dubout, il avait mis au point une incroyable recette de soupe aux chardons dont l'indicible bouquet recueillit l'unannime coup de foudre de toutes les tables aussi étoilées que Maréchaux de France ! Les Dubout et Dubout ayant également quelque appétit pour les recettes financières, ils s'empressèrent de déposer un brevet pour protéger la divine soupe mais comme leur estomac était plus de boeuf que de grenouille, ils eurent, vis à vis de notre Auguste, l'inélégance des goinfres et, sans préavis, le licencièrent afin de ne pas avoir à lui accorder les royalties qu'il méritait. Voilà une bien triste fin, me direz-vous, mais Auguste ayant plus d'un nez rouge dans sa besace, il concocta un breuvage qui se mariait souverainement avec sa célèbre soupe. Les carnassiers Dubout et Dubout ne tardèrent donc pas à lui acheter très cher cette nouvelle trouvaille mais sans se douter que l'Auguste, à la liste des ingrédients, avait généreusement et pour eux seuls, ajouté une plante aux vertus cachées, plante qui, avec effet retard, provoquait chez les convives de très inconfortables maux de ventre...Je vous laisse maintenant imaginer ce que fûrent promptes et réjouissantes suite et fin de la maison Dubout et Dubout.

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  • 03/16/13--06:48: J'adore !!!!! par Goodhope
  • Alors cette femme une voix magnifique dans la retenue une sorte d'écho dans les moment de grosse déprime ça fait vraiment du bien on va dire déprime amoureuse on se demande si l'amour est fait pour nous. J'écoute rarement Sade quand je suis heureuse bizarrement .....!!!!! J'aime l'écouter quand je suis seule car je suis détendu et je ressent mieux la musique , je ressent une sorte de frisson .... Je raconte un peu ma vie mais bon tant pis :) !!!!! Elle déchire !!!!!!!! Je remercie mon cousin !!!!!

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  • 03/17/13--15:58: Printemps par Mouniette
  • L’hiver avait été particulièrement rude. Pas tant à cause du temps, qui avait été plutôt clément…Non, rude pour ce qu’il fut, une longue traversée dans l’obscurité. Septembre vent glacial qui m’a saisi le ventre en te lisant. Pas tant à cause du ton, qui avait été plutôt prompt…Non, glacial pour ce qu’il disait, ce choix de désaimer pour se protéger. Les feuilles des arbres sont tombées, que je n’ai pas ramassées. Et cette colère rentrée, qui m’a bouché le nez ! Octobre se condense en gouttes humides qui coulent et s’évaporent dans un nuage de peine. Pas tant à cause à cause de toi, qui n’était plus là…..Non, goûte larmes au coin des lèvres, brouillard salé de ma soudaine vacuité. Sous les feuilles des arbres rien ne poussait, oublié de planter. Novembre déguise ses morts, j’habille la mienne de ce manteau épais pour me réchauffer le cœur. Pas tant à cause du trou, qui se refermait…..Non, pour aller simplement, et dehors et dedans, sans besoin de portant. Dans les poches il y avait des graines en sachets, en prévision de planter, que des petites mains avaient engrangées. Décembre a le gout de cannelle et l’odeur des bougies Janvier est une plaine glacée, je glisse, je m’arrime parfois. Février est passé Je sors du boulot avec l'équipe, l’air est doux. Je grince encore des dents en dormant, mais plus tout le temps. J’ai un message, je lis le poème sur mon portable, assise dans la voiture, en fumant une cigarette avant de démarrer. Je voudrais retrouver cet amour-là, ce coup de foudre, ce regard, cette envie de moi. Et pourtant Il ne me manque plus, je suis simplement contente de l’avoir vécu, cela m’a donné une force d’aimer terrible, sans besoin de me protéger. Je relis le poème, me nourrit de ces jolis mots écrits peut-être pour moi. Je souris en roulant sur les routes de ma campagne, il y des fleurs pour les bouquets maintenant dans les fossés. J’entre dans le village, je pense à cette maison dans laquelle j’habite, sans cachet et que je n’aime pas, à mes créanciers, à cette voiture que je ne peux pas remplacer. J’aimerais continuer tout droit vers l’Espagne, vivre dans une cabane en bois au soleil, utiliser tous les savoir-faire nécessaires pour ne dépendre de personne. Et pourtant Je longe l'atelier du menuisier, tourne à la pharmacie et rentre dans le lotissement. Je pense à mes enfants, ils grandissent tant ! Parfois je me sens si seule que j’aurais envie de jeter l’éponge, de trouver quelqu’un pour m’aider, de les laisser à leur père pour partir loin au soleil. Et pourtant Je souris en pensant à mes boulets. J’avance dans le quartier et je me gare. Je voudrais rentrer dans une maison immense et moderne, sans vis-à-vis, propre et rangée, claire et silencieuse. Et pourtant Je souris en poussant la porte. Une de mes filles fera le ménage, l’autre sortira les poubelles, elles le feront c’est sûr, demain, hein mamouniette que j’aime ? Je sais que mes joies sont plus fortes que mes peines maintenant. Voilà... J’ai gagné. dans le cadre de "Dis-moi dix mots semés au loin" et de "la bataille des dix mots" du 20 mars http://www.dismoidixmots.culture.fr/ C'est une longue pratique PCC, que de se lancer des défis de mots, alors à vos plumes pour participer ! les dix mots : ATELIER BOUQUET CACHET COUP DE FOUDRE ÉQUIPE PROTÉGER SAVOIR-FAIRE UNIQUE VIS-À-VIS VOILÀ

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  • 03/16/13--06:47: JEAN par Taupa_z
  • C’était un ami de la famille, du côté de ma tante maternelle. Artisan bohème, doué et touche à tout, il vivait de petits chantiers d’entretien – réfection – création que son réseau amical lui confiait. Il avait élu domicile chez sa mère pour la nuit et chez les autres le reste du temps. Il passait le soir chez les copains/copines, pour soi-disant prendre l’apéritif, mais en réalité pour se faire inviter à dîner. Un vrai coucou qui voletait de branche en branche, là où le ventre le poussait. Ça marchait à presque tous les coups. Il passait vers 19 heures, comme ça, prendre des nouvelles. On l’invitait à prendre l’apéritif et comme on allait passer à table, on le retenait. Et il ne se faisait pas prier, puisque c’était fait pour ... Parfois, il attendait jusqu’au dernier moment, faisant celui qui ne voyait pas qu’il dérangeait. Une seule fois il ne réussit pas son coup, nous avions déjà dîné ... Un jour qu’il devait aller chercher une terre d’alpage bien particulière pour le jardin d’un client, il m’emmena avec lui, avec la bénédiction familiale. C’était les vacances de février, on ne savait pas trop comment m’occuper. Je connaissais bien là où on devait aller, j’y avais déjà passé des vacances plus petit, à l’époque où la faculté de médecine préconisait au moins 15 jours d’été à au moins 1.000 mètres d’altitude pour bien passer l’hiver ensuite. Il faisait froid, même s’il y avait du soleil et dans l’ancienne école du bled où nous nous étions posés, il me manquait tous ces gens qui donnent cette chaleur humaine et cette joie de vivre si précieuses aux enfants. Le grand lit où nous allions dormir était froid aussi. Cette nuit-là, j’avais été réveillé à plusieurs reprises par de brefs soubresauts un peu violents que je ne comprenais pas bien. Au petit matin, tout d’un coup, il s’allonge sur moi, me fait des bisous sur les joues et me dit de ne pas bouger, de me laisser faire. Il se frotte contre mon pantalon de pyjama quelques instants, me serre très fort et se rallonge sur le dos, à côté de moi. Sur mon ventre il y avait une substance chaude et gluante qui coulait, je ne comprenais pas ce que c’était. En allant faire pipi, je me suis aperçu que j’en avais partout sur la veste du pyjama, c’était devenu gélatineux, je n’osais pas lui en parler, je ne savais pas ce que c’était. La seconde nuit comme les suivantes, j’ai beaucoup moins dormi. Il était venu plusieurs fois sur moi, et le lit tressautait aussi à plusieurs reprises. Le matin, tôt, je m’empressais de me lever, de m’habiller et d’attendre qu’il me prépare mon petit déjeuner. De temps en temps, la journée, on jouait ensemble, il me prenait dans ses bras et m’embrassait sur la bouche, puis on repartait jouer ... j’avais hâte que le séjour prenne fin. Aux vacances de Pâques de la même année, il avait fallu aller chercher du fumier dans le même endroit des Alpes. Et donc rebelote, il m’embarque ... Je ne voulais pas y aller, mais comment le dire, lui qui était si attentif et gentil avec moi. Tout le monde me le disait, il m’aimait comme un fils. Et on ne fait aucun mal à un petit garçon qu’on aime comme un fils, n’est-ce pas ? D’ailleurs, mon père ne trouvait pas non plus à redire, donc ... Je me souviens, dans la voiture, le soir tombant, nous étions vers Gap, il me demande ce que je voudrais manger et en profite pour glisser sa main dans mon pantalon et toucher mon sexe. Ça a duré quelques minutes, je me demandais comment le faire cesser. Au mois de juillet suivant, l’ami avait une amie, et ils avaient souhaité passer un peu de temps ensemble. Toutefois, il fallait la présence d’un tiers pour le respect des convenances et ce fut moi qui servis de chaperon. Nul ne pouvait imaginer qu’on se trompait de cible. Je m’étais dit que cette fois-ci, avec la copine, ça se passerait différemment. Elle était gentille, mignonne et très amoureuse. Mais ne savait pas s’occuper d’un enfant, ni d’un homme d’ailleurs. Donc le soir, nous dormions dans la même chambre, nos deux lits à deux places séparés par un paravent. Il allait lui souhaiter une bonne nuit en l’embrassant goulûment durant un bon quart d’heure, puis venait se coucher avec moi. Et la danse recommençait ... Je me souviens même comment une fois, il me tira de mon sommeil en attirant ma main sur son sexe tendu, comme si je savais quoi en faire. J’eus très peur et retira instantanément ma main comme si j’avais saisi un serpent froid et visqueux. La journée s’écoulait lentement, sous le soleil et un profond ennui. Ils passaient leur temps à s’embrasser, allongés sur l’herbe, et de temps en temps, il venait jouer cinq minutes avec moi. Nous marchions un peu, mangions beaucoup, ils buvaient autant, et le soir revenait, annonçant des activités nocturnes polluantes ... Mon pyjama était tâché de sperme, je ne savais plus par quel bout le prendre et cacher ces traces dont j’avais honte. Chaque nuit se déroulait comme la précédente. Il fallait que je « ne bouge pas » plusieurs fois dans la nuit, et au petit matin, je faisais comme si rien ne s’était passé ... la corvée dura 5 jours ... Je fis en sorte ensuite de ne plus jamais l’accompagner nulle part. La dernière fois, c’était chez ma tante. Je ne sais plus pourquoi j’y étais. Je ne sais plus pourquoi il avait mission de me garder. On jouait aux cartes, on buvait du coca, on mangeait des bonbons et de temps en temps, il m’empoignait, m’allongeait sur le canapé, déboutonnait son short, gardait son slip blanc et se frottait sur moi, m’embrassant sur la bouche, jusqu’à la pleine libération de la tension sexuelle. J’appris beaucoup plus tard qu’un autre petit garçon était aussi sa poupée gonflable. Je le connaissais, et avait entendu une nuit de vacances collectives cette fameuse injonction « ne bouge pas ». Je sus alors que je n’étais pas seul. Longtemps après, j’appris que le père de ce petit garçon s’en était aperçu et que ça c’était assez mal fini. Mais ça ne s’était jamais ébruité. Pour ma part, c’est mon ex qui l’avait deviné. Je n’ai jamais su comment. Elle le fit savoir un jour à son ex belle-famille, comme un cadeau empoisonné dont elle voulait se débarrasser. J’avais plus de cinquante ans alors. Nul n’a jamais réagi. J’avais dit à ma tante qu’elle n’était responsable de rien. Elle doit encore douter. Pour ma part, cette affaire est classée depuis longtemps, depuis ce jour où nous nous croisâmes dans un bar. Je buvais un café au comptoir, il venait acheter un paquet de cigarettes. Il me regarda, me reconnut malgré mon âge et ma barbe. Je vis bien qu’il attendait que je tourne la tête. Il n’insista pas, et sortit de ma vie. 15 MARS 2013

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    Ma sœur ainée m’a toujours aimée. Et protégée. Quand elle caressait mes cuisses d’une brassée d’orties, dans le petit passage entre les deux jardins, loin de l’atelier où peignait mon père, c’est qu’elle voulait que je sorte de ma léthargie nuageuse et elle le disait avec un bouquet. Je ne criais pas, personne ne m’aurait entendu. Même pas moi. Ces petits passages finirent par cloisonner notre quotidien : elle ne recevait pas les lettres que je lui envoyais, ce qui lui permettait, à juste titre, d’ameuter « la famille » sur mon peu de désir de communiquer avec elle, qui ne me voulait que du bien. Lorsqu’elle m’écrivit que jamais elle ne voudrait être comme moi, preuve de son exigence remarquable, admirable, unique, ou qu’elle ne pourrait pas me saquer jusqu’à sa mort, ou jusqu’à ma mort -car sa rhétorique est infinie et son savoir faire sans laisser aller - je compris, merci Freud, que le non n’existe pas dans l’inconscient, et qu’en fait c’était une déclaration d’amour. Avec les mails, plus tard, elle ne recevait jamais les messages que je lui envoyais, et se plaignait de mon silence toile d’araignée auprès des tiers non payants. Une équipe d’incapables s’opposaient farouchement à notre volonté réciproque de vis à vis. Alors, depuis, je lui envoie des papillons, de toutes les couleurs, les papillons, des bleus turquoise cerclés de noir, des jaunes citron ocellés, et des blancs, beaucoup de blanc. Le blanc de la page blanche de ce qu’on veut pas lire. Le blanc du cachet d’aspirine que je n’ai plus à ingérer, finies les migraines. Pas de date d’envoi, pas d’hésitation sur les mots qui pourraient fâcher, pas de temps perdu à rédiger, pas de justification à donner si elle n’a pas reçu, ni non plus d’attente impatiente ou de demande affective de sa part « ne joue pas ce petit jeu avec moi » pas de coup de bambou ni de coup de foudre, le blanc. En plus, c’est beau, les papillons. Voilà.

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    C'est en écrivant qu'on peut mettre en exergue certains défauts physiques de l’être vivant. le sourd ne veut rien voir l'aveugle ne veut plus entendre le saint refuse de parler l'assassin assiste l'enterrement de l'assassiné l'autre vend son singe et haie l'acheteur les animaux s'affolent les oiseaux refusent le vol la maman est une bonne de sa fille les mendiants,les nus et les bergers construisent des chalets et ne cessent de se venter. En Afrique de sud,des cyclistes nus(rose et bleu en plein boulevard. certes le passé récent se convertira au futur proche Alors le 12-12-2012 du passé ou un futur? ALORS: que le pauvre exploite et le riche travaille que les deux défendent le soldat que les trois payent le contribuable que les quatre font reposer le vagabond que les cinq laissent le poivrot boire que les six escroquent le banquier que les sept trompent l'avocat que les huit tuent le médecin que les neuf enterrent le croque-mort et que les dix vivent de la politique

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  • 03/16/13--06:47: Au coin du feu par Loumir
  • Un soir nous rentrions en écoutant Lenoir. Tindersticks ! - reconnais que c'est quand même autre chose que ces petits cons de Clap your hands say yeah (je déteste, je déteste !) - ça, c'est toi qui le dis. Mais les uns s'écoutent au coin du feu et les autres donnent envie de sauter partout. - bof, moi, ils ne me donnent pas envie - c'est peut-être juste parce que toi, tu n'as plus envie de sauter partout. Sur le coup, même si je ne l'ai pas montré, je me suis sentie un peu vexée. Mais à y réfléchir, c'est vrai qu'il y a déjà longtemps que je n'ai plus envie de sauter partout, même que je me suis endormie à un concert de Dyonisos ...Quelle honte ! j'imagine encore les mômes autour de moi, dire : à cette heure, les mamies sont au lit. C'est vrai, un coin de feu convient davantage à ma sereine maturité. Hum, et mieux encore, faire l'amour devant la cheminée en écoutant Tindersticks ... de la volupté ajoutée à la volupté. Il parait que leur musique est d'accès difficile et hermétique, foutaises ! Il suffit seulement d'écouter, se laisser emmener loin, là bas et quelque part ... mornes landes hivernales noyées de brumes et de tourments éthyliques, ou lacets de montagne, la neige à gros flocon ... fantastique, un genre de 4ième dimension, se laisser chavirer par Stuart Staples, sa voix d'homme triste, à la manière d'un Nick Cave mais en plus caverneuse, sa voix grave, capiteuse et dramatique qui s'évanouit dans un murmure, se laisser happer, en un plongeon intérieur, dans nos gouffres profonds où étrangement pourtant tout apparait limpide et lumineux. Il parait qu'ils ne se renouvellent pas. Chaque album est une non-surprise, oui, et je les aime ainsi creusant inlassablement le même sillon, à faire éclater le carcan de la pop song et offrir ces atmosphères ténébreuses toutes en panache et abandon ... Somptueux !!! Ecoutez Tindersticks ... au coin du feu.

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