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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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  • 03/19/13--03:25: Les dix maux par Bonobo_girl
  • Le coup de foudre d’Olympe pour Carole Bouquet lorsqu’elle vît « Cet obscur objet du désir » de Bunuel avait été impulsif. Sa classe, son port de tête unique, sa beauté lisse, sa froideur contenue l’avait subjuguée. Subconsciemment ou consciemment elle fît tout pour lui ressembler. A l’atelier des petites mains de la rue Saint-Augustin où elle travaillait en équipe et où son savoir faire était reconnu, elle faisait perruque (après les heures réglementaires pour être en règle vis-à-vis de ses collègues) afin de se confectionner des tenues identiques à celles de Carole. Mais voilà, elle n’avait pas ses cachets pour acquérir les accessoires assortis et ad hoc et se payer esthéticienne, coiffeur et tout le tralala. Alors elle bascula dans l’illégalité. Incognito elle prit des photos des modèles de « sa » maison de haute couture pour les revendre à des concurrents moyennant finances sonnantes et trébuchantes. Son petit ami la sermonna pour tenter de la protéger contre d’éventuelles représailles et poursuites. Aussi, pour lui, c’était prendre des risques sans fondement, Carole Bouquet ne le faisait pas particulièrement fantasmer, il préférait –comme pas mal de mâles de ma connaissance- Monica Bellucci ! Olympe continua et se fit prendre. En prison elle mourut de chagrin. Son petit ami l’avait laissé tomber et n’était jamais venu la voir. De plus, elle ne pouvait plus contempler son idole dans les magazines de mode, à la télévision ou au cinéma. Moralité, ceci n’est pas un cas unique, jeunes filles et femmes ne tombez pas dans le narcissisme des magazines dits féminins. Vous perdrez votre vie (au figuré comme parfois au propre) à essayer de ressembler aux photos sur papier glacé de nymphettes et autres peoples, vous n’y arriverez pas et vos hommes s’en balanceront. Ils préféreront fantasmer (eux aussi) sur l’original plutôt que sur la copie. Allez savoir à qui ils pensent quand ils nous font zag-zag et nous mettent la praline en délire ?!

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    ( Jeu des 10 mots / Rédiger un commentaire comprenant les dix mots suivants : atelier, bouquet, cachet, coup de foudre, unique, vis-à-vis, voilà, savoir-faire, protéger, équipe ) Comment se protéger d'un coup de foudre, se disait-il souvent en lui-même, qu'il soit dans son atelier ou dans son lit ! Orages, ô déversoirs de l'amour, noyant son corps, son être entier de frissons ardents ! Jour et nuit, des femmes le hantaient, le poursuivaient de leurs regards, de leurs gestes touchants, émouvants, mais comment s'en prémunir ? Impossible d'être indifférent à une femme, à moins d'être un eunuque et encore ! Il existait bien le paratonnerre de l'indifférence, oui mais voilà, il n'avait pas le savoir-faire pour le mettre en place à demeure, si bien que des averses douces de voix féminines, des tornades de chevelures, des alizés de robes en mouvement, innervaient constamment son coeur de sentiments romantiques. Il ne trouvait le repos, le calme le soir qu'en prenant un cachet de saule et de cyprès, qui au bout d'un moment faisait disparaitre ses migraines et l'installait petit à petit dans les bras de Morphée. Ses rêves étaient remplis de naïades, d'ondines, de sylphides croisées au fil des jours, lui ayant souri, tant et si bien que leurs lèvres tels des bouquets d'oiseaux, butinaient son coeur rendu à merci, son corps nu offert à leurs empressements...A l'aube, il se réveillait exténué, mais l'esprit habité par toutes ces femmes, si bien que pour ne pas les perdre, ne pas trahir leur confiance, il se faisait fort de les représenter toutes sur ses toiles ! A travers toutes ces femmes, il aurait voulu qu'apparaisse celle, l'unique, à qui il aurait voué sa vie d'homme, d'artiste; mais comme dans la réalité d'une journée, il ne savait déjà pas s'y prendre pour aller vers celle qui le surprendrait pas sa grâce, sa sensualité, sa magie profonde, comment un tel miracle aurait-il pu arriver ? Pas question pour lui en effet de faire appel un coach relationnel ou de s'inscrire sur un site de rencontre, moyens les plus rébarbatifs qui soient pour un artiste dans l'âme de trouver l'âme soeur. Comment trouver enfin son vis-à-vis bouleversant, passionnant, réjouissant, autrement qu'en laissant faire la Nature, ses esprits fondateurs, les arbres, les rivières, les montagnes, les animaux bien sûr tout autant ! La devise de cet homme était : "Qui ne dit mot consent..." Or, ne pas s'exprimer par exemple, lors de soirées entre amis, pour dire à telle ou telle femme, ce qu'il éprouvait en sa présence, signifiait profondément pour lui, consentir au pouvoir mystérieux de l'amour divin entre un homme et une femme. Plutôt qu'une équipe de rabatteurs, faite de membres de la famille ou d'amis, il préférait depuis toujours donner sa confiance aux pouvoirs des saisons, du vent, de l'eau, de la terre et du feu... On se trouvait aujourd'hui même, à l'orée d'un printemps prometteur, distribuant ses effluves, ses énergies fécondes à l'envi et cet homme se disait au fond de lui, que rien n'étant dû au hasard mais à une attention fondamentale envers toute vie si précieuse, tout s'accorderait sans doute bientôt, afin de l'amener sur le chemin sauvage et bienfaiteur d'un amour insensé !

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    Lorsqu’il a passé la porte du magasin, tu t’es dit que sans être beau il avait du cachet, de l’allure, et puis il t’a regardée bien en face et tu es tombée sous le charme de ses yeux à la couleur indéfinissable, unique. C’était bien la peine de proclamer qu’on ne t’y reprendrait plus, que tu étais fermement décidée à te protéger, puisque tu es incapable de résister au coup de foudre. Il examine attentivement les bouquets les uns après les autres, il veut être sûr de son choix et tu te dis qu’il y a une femme quelque part qui ne connaît pas sa chance. Tu voudrais lui dire que pour chacun de ces bouquets tu as longuement travaillé dans ton atelier seule, sans équipe, avec tout ton savoir-faire et ton amour des fleurs mais tu sais qu’il s’en ficherait, qu’il pense seulement à la surprise de son aimée lorsqu’elle recevra le cadeau. Voilà, il a choisi. Il se tient en vis-à-vis de l’autre côté de la caisse et te montre ce bouquet que tu as voulu un peu désordonné, un peu sauvage, celui que tu préfères. Il sourit et dit « Celui-ci est très original, très naturel, parfait pour mon écolo de mère. Ils sont magnifiques vos bouquets, vous les faites vous-même? " A toi maintenant... (Dans l’ordre cachet, unique, protéger, coup de foudre, bouquets, atelier, équipe, savoir-faire, voilà, vis-à-vis)

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    Voilà*, tu es retournée dans ton atelier*, tu as ressorti tes pinceaux, tu t'es souvenu de ton savoir-faire*, en préparant le bouquet* composé de la délicate huile d’œillet alliée à celle de lin et broyé les pigments. Sur la toile en vis-à-vis*, tes deux mains forment cette étrange équipe* ; elles tracent les lignes, mêlent les couleurs pour produire des images avec ce cachet* unique* qui leur appartient. Elles seules savent te protéger* des orages de colères, des pluies de larmes, des coups de foudre* où tu te brûles. Vois, en un tour de main, née du néant, sortie de l'absence, la trace que tu peux suivre sans t'égarer. Là, tu n'as plus besoin de tourner en rond pour affronter tes ombres, de t'emmêler les pieds en trébuchant sur les sentiers du souvenir, de parer aux coups du sort, de te décomposer en morceaux dissonants et de broyer du noir. Sur la toile nette et blanche se déforme cette envie de vie, de perdre la tête, de prendre tes jambes à ton cou, de courir à corps perdu ; par petites touches déliées. Peut-être est-ce de nouveau ton tour d'avoir à te lier jusqu'au bout à cette quête, à cette course aux trésors cachés, où revient par à coups ce désir fou d'un roi protecteur, malgré les échecs ; mais aujourd'hui tu n'as plus d'avis, tu ne vises pas plus loin que le bout de ce fond uni et mat, tu étales la peinture doucement comme une caresse. Et qui peut dire comment cela tournera, qui peut savoir ce qui en sortira, et qu'est-ce que cela peut faire? Toi, tu n'en sais rien, tu ne dis mot et tu souris. Et un peu de ziq : http://www.youtube.com/watch?v=iF8kJvgp0_Q

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    Que de conciliabules à l'automne des mots , L'automne se vêtit encore et toujours de ses parures aux douces fibres multicolores, les unes s'entremêlant aux autres, l'arbre se dépouillant de ses charmes estivaux, si propices au vagabondage des esprits et des corps, que de ramures espiègles qui s'enlaçaient tels les couples dont le sarment de vie est à l'apogée des mots... que de calme dans la quiétude du jour vespéral, que de biches, renards ou blaireaux qui se risquaient à l'orée des fourrés pour embrasser ces palettes diaphanes les cachant de nos regards attendris.. La source jaillissait dans la pénombre de ces futaies, son gazouillis emplissait l'atmosphère de sons cristallins tels ces préludes de Chopin, où la sensibilité de l'âme se conjugue à la maîtrise de ces doigts qui filent , filent pour ne plus s'interrompre que dans le délice de la nuit, ... La mélodie se mourrait lentement comme ces âmes qui s'en vont quand le corps se vide de ses tourments, la mélopée doucereuse donnait cette touche de mystère si longtemps oubliée par le bruit des bottes et des sabots... La faune se nourrissait de ces sons, ensemble tout se conjuguait, de limbes aux ramures , de fourmis aux cervidés plus coriaces , plus agiles mais plus craintifs, l'humus du temps se moquait de l'espace des humains, leur passage n'était que sons épars, et roulis indigestes pour ces infimes créatures , si légères à la quête d'un mirage d'azur... La campagne se gargarisait de ses mélopées, elle s'endormait plus malicieuse que jamais, des alentours les bruits de la ville ne parvenaient point à son écoute, et les méandres des sillons, qui jadis sentaient encore bon cette odeur de crottin, se coulaient à la lisière de ces bois qui enfermaient toujours les balbutiements de ces troupes qui de César, Clovis, Napoléon, Foch ont imprégné ces sentes de leurs cris sourds et étouffés par la harangue délétère de leurs chefs en manque de reconnaissance... Paisiblement, le refrain ténu se jouait des quelques rayons ensorceleurs , ceux- ci caressaient ma peau, leurs égratignures étaient comme ces stigmates du temps qui mélangeaient le mystère des rapports entre la providence divine et cette liberté humaine toujours en quête de cette métamorphose de l'esprit ... L'automne se riait du divin agencement des phénomènes, tout est méditation, tout est mystère dans cette promenade que l'âme embellit de ses myriades sur ce parchemin de vie... où l'initié vit en exil...

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    A l’atelier*, à 20h ! C’était un message du vieux, laconique mais péremptoire. L’atelier, c’est un atelier de feux d’artifice . Il appartient au vieux. Il est tout noir tout crasseux parce qu’un jour, une fusée lui a pété dans la main dans un bouquet *d’étoiles multicolores. Il avait vu 36 chandelles qu’il nous a dit, et perdu son bras. Faut croire que ce jour-là, son savoir-faire* avait pris la tangente. Un atelier au fond d’une impasse et qui ouvre sur une petite cour sans vis-à-vis*. Au fond de la cour, un rosier grimpe jusqu’en haut du mur borgne et donne un peu de cachet *au lieu. 20h ! le vieux est déjà là et Paulo arrive. Et le Gros ? « Viendra pas, depuis qu’il a rencontré sa souris, le Gros, il est plus bon à rien. Vous avez vu comme il lui mange dans la main, un vrai p’tit garçon. J’te lui en foutrais des coups de foudre *à son âge… Alors on arrête tout, je le sens pas le coup, ça pue, on sera pas prêts » Paulo a ouvert la bouche, l’a refermée aussi sec. Et moi non plus, j’ai rien dit. Qu’aurais je pu rétorquer au vieux (il est unique celui-là, pfff) , qui venait de nous jouer à la flûte le petit air de faut comprendre, mon équipe*, je veux la protéger*… Putain ! sacrée équipe de bras cassés, ouais ! Voilà* que d’un coup s’évanouissait mon rêve de ‘’soleil, de mer bleue, toute la vie toute la vie’’ (Claude Nougaro – Le Blue Rondo à la Turk). J’allais dire quoi à Mireille, moi ? Parce que moi aussi j’avais été foudroyé.

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  • 03/20/13--00:09: Une année... par Annainessa
  • Dépression d'un temps Orages de tourments Tu m'as laissé sur la grève Aussi pâle qu'un ancien rêve Ma gorge en lambeaux Ecorchait chaque mot Nulle trêve ne venait Dans cet hiver lourd et épais Je ne savais rien de cette traversée Ni ce que j'avais à y chercher Sans bonheur ni futilités J'avançais dans une éternité Mon corps en absence Rêvait d'un autre sens Longue et désemparée Mon année s'est étirée Aux abords de l'été Frêle et presque aveuglée J' happais cette lumière Qui luisait sur mes peines Sortir de l'eau vive Et rester sur la rive Fragile et damnée De fantômes clairsemée Je revenais à moi Sans plus d'autre effroi

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    Assis contre une colline, on regarde les étoiles, les vagues de nuages blancs qui filent vers l’est, on cherche des yeux des lucioles. Les heures passent à boire du thé, à fumer, à parler ou à se taire. Enfin c’est l’aube et les oiseaux s’ébrouent avant de s’envoler pour un nouveau rassemblement dans les arbres. Instant magique et de bonheur. Il faudra s’en souvenir. Les vergers croulent sous les pommes, mais les fruits sont inaccessibles. Des barrières bloquent l'entrée de la route qui traverse le champ, et un panneau prévient : «Stop, frontière ». Vingt mètres, pas plus, à courir entre les arbres fruitiers, quelques pas seulement pour quitter le pays et passer de l’autre côté. Vingt mètres déserts et écrasés de chaleur. Et cette musique qui nous ensorcelle, et nous prend aux tripes, et nous attirerait presque, nous aussi, là où flotte pourtant le drapeau « ennemi ». Pas question d’avancer, quelques uns ont déjà tenté, et ont été reçus : une pluie de pierres les a accueillis, et de bouteilles. « Cette semaine –d’ailleurs-, la frontière a, par endroits, été déplacée au moins cinq ou six fois, au gré des disputes. » . Il faut faire attention « car il suffit parfois d'un pas pour changer de territoire. » La règle c’est chacun chez soi. Les représentants de la Paix veillent. On nous a donc positionnés ici, sur la colline. Autour d’une tombe, que se disputent les deux camps, et que la frontière traverse de part en part. On ne sait plus vraiment de quelle sépulture il s’agit. Celle du rabbin Hamis ou du cheikh Amad ? « Il faudrait ouvrir pour savoir, mais, pour des raisons religieuses, les deux parties s'y refusent».. Alors, d'un côté de la tombe, nous faisons le guet, fusil en bandoulière. De l'autre, les autres, « parfois très jeunes, font les cent pas, rejoints souvent par des civils, femmes et enfants, brandissant leur drapeau ou s'agenouillant pour prier sur la sépulture. » Entre les deux, les soldats de la Paix attendent que le temps passe. Nous aussi. « Tous sont proches à se toucher. Personne ne se parle. Entre le vent qui souffle et le silence qui pèse, la tension est immense. » http://youtu.be/c3y03CGq3xg ça c'est pour Loumir.... D'après un vieil -mais toujours d'actualité- article (septembre 2000) d' Alexandra SCHWARTZBROD : "La tension monte de chaque côté du poste frontière." Frontière israélo-libanaise http://www.liberation.fr/monde/0101347432-israeliens-et-libanais-frappent-a-la-porte-de-fatima

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  • 03/19/13--06:19: Madame Maman par Cypou
  • Une montagne Face à nous une montagne se dresse, terrible. Le camp de base est installé. La température est encore clémente mais le ciel est encore par trop embrumé. De toute façon il va falloir attendre, attendre avant de prendre la piste. Dans cette expédition nous sommes trois. Les sherpas ont posé les vivres et sont redescendus au village. Quelques cartes trainent sur le sol; les voies sont tracées en pointillés.... comme pour signaler qu'il est hasardeux de les emprunter. Dans un coin de la tente, la tête entre les mains, tu songes incessamment comme pour palier le déficit en oxygène qui déjà se fait sentir. Gravir la pente pour retrouver l’oxygène.....paradoxe Tel est le défi ! Un défi insensé qui nous est opposé. Prendre la décision de quitter le camp de base où la tempête ne gronde plus .....alentour. Tout est redevenu calme; il n'y a plus d'urgence mais nous ne pouvons rester là. Tes pensées vagabondent autant que les nôtres; hier tu voulais vivre pour voir tes petits enfants et tes enfants: nous. Nous qui sommes là , impuissants. Le souffle de lucidité qui t'habite encore te fais parfois vaciller; il t’emporte vers une piste qui n’atteint pas le sommet.... En parler: voilà que j'ai cru déceler ce dont tu voulais parler alors nous en avons parlé..... Comment parler alors que jamais cette voie qui porte ton nom n'a jamais été empruntée? Rester sur place c'est se soumettre au caprice du temps; il faudra bien de toute façon lever le camp avant que l'hiver n'arrive; l'hiver qui irrémédiablement, dans ce cycle de la vie, fige la nature en un éternel glaçon . Le feu brûle encore au centre de la tente; nous allons entretenir la flamme jusqu'au bout des réserves pour qu'elle te réchauffe maman. Comment te dire autre chose que cela? Nous ne savons pas encore si tu seras capable d'attendre et le moment venu de prendre une décision. N'en point prendre en sera une.... Je n'avais jamais imaginé que dans la vie pareille situation pourrait arriver alors si tu ne peux pas maman en concertation avec celle que tu réclames chaque jour nous te délivrerons de ce fardeau.... Tu ne pourras me dire si tu as bien dormi car tu ne sais plus déjà, alors tout à l'heure, quand j'irai te voir, j'essaierai de deviner qui, du sommeil ou de cette flamme qui t'habite encore, révélera à mes yeux cette reine éblouissante ... toujours. Cypou le 19/03/2013

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    Chaque matin, je reprends le métier, le métier de vivre. Car la nuit a fait son œuvre, dispersé mes bouquets patiemment composés, troublé l'ordonnance précaire et fragile de l'instant de grâce. Chaque matin, s'ouvre ainsi mon bel atelier. Le savoir-faire n'y suffit pas puisqu'il s'agit de réaliser un tout neuf savoir-vivre, l'équilibre magique, unique d'un jour, d'un jour seul. J'avance, j'avance, je danse, je balance sur la cime des jours, je m'endors dans l'abîme des nuits. Je me rassure en chantonnant, j'étouffe ma peur, moi qui sais si mal me protéger, si peu m'épargner. Un coup de dés n'abolit pas le hasard, un coup de foudre ne grave pas une destinée. Certes, certes ! Mais voilà, j'ai du goût pour le romantisme noir : « Nosferatu », « Dracula », « Rebecca », « Freaks », les vampires, succubes et incubes, les fantômes et les monstres. Vis-à-vis de Dante, « Monk » Lewis, Baudelaire, Edgar Allan Poe, Gustav Klimt, Egon Schiele et ses « Maisons en arc à Krumau », je n'émets aucune réserve, j'adhère comme cachet à la lettre. L' Éros et Thanatos, le duo – duel, cette farouche équipe, sauvage équipée entre ombre et lumière, passion – frisson – vertige, forment ma matière, ma manière d'être au monde. Je ne hais rien davantage que l'ennui sans saveur au palais, l'imaginaire sans envergure ni démesure. Je réclame l'éclat et le fracas, l'éblouissement et la ferveur, les rires en cascades, l'émotion de la Beauté enfin envisagée, dévisagée, la fulgurance. C'est dit! Quelques uns comprendront cette exigence que je m'applique comme je l'applique à ceux qui m'entourent. D'autres moquerons mon caractère entier. Je les plains. C'est mon portrait que j'ai tenté de brosser. C'est moi. Prenez-moi ou ne me prenez-pas ! V.V "La Bataille des 10 Mots" : Atelier, bouquet, savoir-faire, unique, protéger, coup de foudre, voilà, vis-à-vis, cachet, équipe.

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    Je me taperais bien une tranche de vie épaisse comme un impôt social. Oui c'est vrai j'avais dit "jamais", mais quand l'addiction est là, on commence en douceur avec la ténacité d'un coureur de fond et on épaissit le trait au fur et à mesure, quand le vin est là aussi, cela ne sert à rien de se tirer, il faut laisser la situation se décanter et se faire explorateur en tous genres. La lame est étincelante et le crime si beau, alors on taille joyeusement dans le lard comme au bon vieux de la vilette, les chairs à vifs saupoudrées de saumure pour retarder la cicatrisation et se rappeler que vivre se mérite. J'avais dit aussi que je partirai et puis je suis toujours là. Au final le bilan de tout ce que j'ai dit que je ferai, doit être aussi lourd que tout ce que j'aurai du faire et qui est resté accroché au porte manteau. Avec mon petit pull marine, j'avais l'air d'un con ma mère, l'histoire m'a appris que je n'avais pas que l'air, les paroles me laissaient sans voie d'issue. Bien sur je n'étais pas seul dans le champ à ramper sous les barbelés, il y avait Vincent, Paul, François, et les autres; quelques vaches perdues sans leur prisonnier, les choses de la vie en quelques sortes, pas de quoi fouetter un chat juste peut être à vous rendre malheureux comme si le bonheur ne vous intéressait plus et que vous faisiez tout pour l'éviter. Chacun traînait son boulet, le boulet standard que l'on trouve dans le catalogue de la redoute à Roubaix, et disponible maintenant dans tous les distributeurs automatiques entre les préservatifs et les coeurs perdus. Ils sont tous identiques et beaucoup d'entre nous rêvent de les personnaliser. C'est important pour notre ego, c'est la projection de notre inconscient, de notre fuite en avant qui s'accroche à nos arrières, une encre que l'on jette à la mer comme une cartouche usée. La corde était là, suspendue à nul part, se promenant sur nos têtes, son balancement lancinant nous hypnotisait. Qui allait saisir cette queue de Mickey ? Qui allait oser rejoindre Scylla ? Il y a un je ne sais quoi en moi qui me pousse toujours à aller rejoindre mes regrets, à me faire mal afin de goûter ce moment indicible quand cela s'arrête. J'ai tendu le bras et joint la main au geste, le chanvre était lisse et doux au touché, idéal pour faire une cravate et retenir un souffle de vie. Mon corps était devenu inconsistant comme mon esprit en vagabondage, sans forcer je me suis hissé vers les profondeurs abyssales, le cordon devenait poisseux et à l'intérieur s'écoulait le sérum de vérité, projection nombriliste de ce que je pensais être. Arrivé au premier noeud je ne m'y attardais pas, filant vingt noeuds à l'heure il me fallut moins d'un quart d'heure pour arriver au bout de mon histoire. Le dernier noeud communiquait avec celui que j'avais fait à mon mouchoir. J'ai souvent fait des noeuds à mon mouchoir, c'est comme les noeuds au cerveau c'est rassurant au moment ou on les fait, mais un noeud c'est toujours une entrave et jamais une bouée de sauvetage. J'ai déplié le mouchoir et lu mon message "bienvenue sur le radeau de la méduse". J'avais toujours cru que ce radeau c'était une histoire d'équipage ou de famille qui luttait pour survivre après quelques erreurs passées, hé bien non, c'est une aventure personnelle où l'on vogue à lame de fond en déshérence. J'accrochais et bordais mon mouchoir déplié sur le mat, capitaine sans gouvernail, seul maître à bord je savourais la tasse tchin tchin qui m'était gracieusement offerte. Avec un coeur gros comme ça, j'aurai bien mis les yeux à dessaler mais à quoi bon, quand la coquille se referme l'amertume vous ressert une autre tournée. Un marin tient toujours debout, même quand le tord boyau de fond de cale déverse ses aigreurs d'estomac. L'ivresse des profondeurs vous enroule dans ses tentacules cajoleurs et vous berce dans l'écume des jours. Contre vents et marées je dérivais vers le triangle des Bermudes, j'allais faire le malin avec Méphisto et Belzebuth, la descente aux enfers du triumvirat commençait et le chagrin y laisserait sa peau dans la noyade. Se faire remplacer par un téléphone transformé en bisounours, devenir un tissu de mensonges apostrophé par les post-it du mépris, encordé par des entrelacs chimériques, le suc gastrique du monstre me dissolvait. La corde était redevenue lisse, plus loin que le fond je débouchais dans le néant, c'est Hadès en personne qui coupa la ficelle, et je retombais dans l'herbe à vache. Au dessus de nos têtes se balançait une corde empreinte de ma rage. Dans la cheminée pendu au crochet, le superbe jambon de mayence attendait que la vie vienne le saisir à pleines dents. Tout le monde le regardait et pensait aux belles tranches qui restaient à découper. Lcm

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    C'est une vieille bicoque abandonnée, affublée en son flanc d'une énorme serre 19ème en piteux état, protégée tout de même par une haie de bambous enveloppants. La maison lui plu dès le premier coup d'œil. Ce petit charme désuet qui l'attirait tant avait provoqué le coup de foudre. C'est sous la verrière qu'elle travaillait à présent, modelant, palpant, annihilant et recréant sans cesse pour aboutir à la plénitude recherchée. Un petit coin frais, contre la maison au fond de cette nature revisitée, envahie de vert, inondée de lumière, et parsemée de bouquets odorants conçus au gré du jardin. Le paquet arriva de l'atelier dès le lendemain, l'encre encore fraîche sous le cachet de la poste. Elle le posa sur la table, hésita un instant et le fixa longuement, comme pour mieux l'observer, le posséder. Ce qu'il contenait ? Une pièce unique, le fruit d'un travail de longue haleine issu d'une recherche dense et créative. Pour le réaliser, il avait fallu le savoir-faire d'une équipe, un esprit commun menant à une exécution parfaite. Enfin! Tout y était. Les formes rondes, aiguës, courbes et généreuses, les creux, les plats et les arrondis et surtout la force que dégageait le matériaux. Elle avait toujours eu vis-à-vis de son travail un esprit critique. Cette exigence précise sur le résultat de sa recherche finalement aboutie était sa marque de fabrique. Voilà longtemps qu'elle attendait ce moment. Elle se décida à ouvrir son paquet pour y découvrir la sculpture car il lui restait encore la patine à faire. N'y pouvant plus, elle déchira le carton d'un coup sec et fut envahie par la colère. Les paquets avaient été échangé par inadvertance : ce qu'elle y vit la laissa perplexe, la colère faisant place à l'interrogation... Elle ne dit mot.

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    Voilà, j’avais fait un texte avec les 10 mots. Je l’ai posté sur le site du concours et puis…. Mon texte a été coupé, tronçonné, ratiboisé. J’avais dépassé les 2500 caractères autorisés. Je ne savais pas que ce que j’avais écrit faisait plus de 2500 caractères. Quand j’écris, je ne compte pas… Je ne suis pas une fleuriste qui compte le nombre de ses fleurs avant de mettre le prix de vente sur ses bouquets. Je suis plutôt du genre inspirée ou pas et quand l’inspiration est là, c’est comme un coup de foudre, inutile de tenter de la contenir ou de s’en protéger, il faut l’accompagner, la chevaucher pour le meilleur (ou le pire car celui-ci est toujours possible, ça dépend de l’inspiration). Double atelier d’écriture. Ce n’est pas une pénitence, plutôt un défi. Peut-on susciter l’inspiration, je vais le tenter. Travail d’équipe avec le précédent texte, pas sûr, il est si différent et par la longueur, et par son contenu, et probablement par le style, même s’il m’est très difficile de me juger moi-même. Il y a un lien c’est sûr puisque les 10 mots y sont. Pourtant mis en vis-à-vis, il y a peu d’autres similitudes et tant mieux, chaque texte est unique. Certains diront (s’ils arrivent à le lire) le premier, il a du cachet mais la chute est étrange*, on dirait qu’il n’est pas fini, d’autres diront le deuxième, il est rigolo et d’autres encore diront : au suivant ! Ah non, pas trois fois ! L’inspiration et le savoir-faire ne sont pas extensibles… Quoique… CHICHE ! Les Pccistes ont de la chance : le premier texte, ils l'ont en entier. Pas de limitations de mots pour notre plus grand bonheur.

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    COUPLET (bla, bla, bla, bla, bla, bla, bla, bla, bla, bla.... REFRAIN Que je t'aime (à te lier) Que je t'aaime (booké mode sur-bouquet) Que je t'aaaime (sans pilules vertes, sans capotes grises, sans cachet bleu) PIN PAN PIN PIIIM PAAAAM Que je t'aaaaime (ton coude fou dressé) Que je t'aaaaaime (quand tu niques en tunique) Que je t'aaaaaaime (ici ou là, sans visa, viscéralement) COUPLET (bla, bla, bla, bla, bla, bla, bla, bla, bla, bla.... REFRAIN Que je t'aaaaaaaime (enlève tes voiles, ah mes vapeurs...) Que je t'aaaaaaaaime (ton savoir-faire à cheval sur mon bide sur mon bidet) Que je t'aaaaaaaaaime (protéger tes protons, sucer tes proteines, sucrer tes protozovaires) PIN PAN PIN PIIIM PUUUUM Que je t'aaaaaaaaaaime (printemps : les parties fines, on fait l'épique, la fine équipe) Que je t'aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaime Que je t'aaaaaaaaaaAAAAAAAAAAAAAAAIIIIIIMMMMMMMME FIN ET VIVATS

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    20 mars 2013, voilà c’est le jour du printemps. Le printemps ? Cette année il se fait sacrément désirer. A moins que ce ne soit l’hiver qui s’étire, frileux dans ses draps blancs, quatre fois il nous les a servis tout frais et neigeux. Les premières fois, c’est le ravissement mais quand ça recommence en mars, ça fait comme une répétition un peu trop poussée, on a envie de s’écrier : stop, sors de la scène, tu as (bien) fait ton job, au suivant ! Il a bien du mal à s’exprimer le suivant. D’habitude à la même époque, les saules sont déjà d’un vert tendre, les buissons de camélias nous déversent leurs immenses fleurs rouge framboise à foison et les magnolias s’éclatent dans une symphonie de blanc et de rose à faire pâlir le plus cul cul des metteurs en scène ; cette année : nada. Quelques pensées rescapées de l’hiver, des crocus chétifs et des perces-neiges vaillantes comme d’habitude mais il manque ce jaune vif des jonquilles et des tulipes fraiches, il n’y a que le décoloré des jacinthes maladives qui apparait entre des feuillages fatigués qui tombent déjà sur le sol. Alors oui, je sais qu’il est là, en souterrain. Le froid l’a retardé et le retardera peut-être encore (pourvu que non !) mais il va éclater bientôt. Les bourgeons du camélia sont prêts à exploser, ceux du magnolia m’inquiètent un peu, je les trouve au contraire pas assez gros mais hier j’ai entraperçu cette lueur jaune orangée si familière sur les branches des saules, cette lueur prémisse des pousses vert jaune, à la limite du fluo qui vont grimper sur ses fines lianes, oh j’ai hâte, j’ai hâte… J’ai pourtant confiance depuis le temps. C’est qu’il a du savoir-faire le printemps : mine de rien, les saisons c’est aussi du travail en équipe. Car il faut savoir passer le relais. Savoir doser le froid, savoir faire hiberner la plante en surface tandis qu’en dessous sous la neige et le froid, les racines s’allongent et cherchent leur vitalité loin dans la terre, dehors recroqueviller ses feuilles et ses pétales pour les protéger du gel et des grêlons, faire le gros dos, tandis qu’en dessous le bulbe petit à petit pointe de plus en plus vers la surface, vers la lumière ! N’en doutons pas, tout est prêt et il va venir. Le bouquet, les bouquets du printemps vont être au rendez-vous des ravissements promis. Alors certes, quelques floraisons seront peut-être compromises ou moins éblouissantes que l’année dernière, l’hiver ayant témoigné d’un zèle un peu excessif mais le printemps a plus d’un tour dans son sac. Et plus d’un mois pour se faire beau. Chaque printemps est unique. Ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre. Des couleurs retrouvées, le jaune, le vert, le blanc, le rose mais des nuances différentes, comme un concerto de Beethoven chaque année renouvelé, une explosion vaillante et tonique qui vous optimise ou un andante tendre et qui vous serre le cœur de tant de douceurs chuchotées. Cette année je sens que c’est l’andante du 5e concerto de l’empereur qui accompagnera la floraison. Tout ce retard, toute cette lenteur, c’est sur la corde, c’est une envie irrépressible de plus en plus difficile à contenir, ça va s’échapper, ça va couler et ce sera comme un volcan tranquille qui laissera échapper des larmes de lave non explosives, des petites touches impressionnistes qui vont réenchanter le monde, l’hiver a rosi nos joues, le printemps va rosir les lèvres des fleurs et les colorer tendrement sans en faire des tonnes. Comme une évidence de douceur et de quiétude… pas de fracas, pas de tonnerre, la simple envie de vivre et de renaître, d’ouvrir les yeux et les pétales à la lumière, d’étirer ses membres et ses feuilles vers le ciel, de croire encore à la vitalité revenue et à la renaissance d’une nouvelle année. Que ce printemps soit accompagné de deuil ou de grandes joies, de déceptions ou d’amour rencontré, qu’importe. Il est là, c’est ce qui importe. Chaque année, le coup de foudre réinventé pour cette saison magnifique, qui n’en finit pas de recréer la nature et de nous redonner la foi en la vie. Moins de cachet que l’austère hiver, quand il se pare de blanc lumineux mais plus de retenue que l’automne à ses débuts qui nous en met plein la vue pour ensuite se rétracter dans le vent et la pluie. Et tellement plus de fragilité et de gaieté légère dans ses éphémères floraisons que l’été foisonnant et chaleureux qui peut être parfois trop oppressant. Voire carrément insupportable quand il nous fait le coup de la sécheresse. Alors peu à peu, on pourra à nouveau se promener par les chemins dans l’atelier de la nature et retrouver les sensations qui n’appartiennent qu’au printemps, car en cette saison c’est autant les yeux que les narines qui frémissent, ici quand on se penche sur la terre humide, cette odeur de jacinthe bleuie, et bientôt ces grappes de lilas mauve, et là ce jasmin faussement innocent et capiteux, et cette affolante glycine et puis fin mai, le roi des fleurs odorantes celui qui nous badigeonne de son sucré affriolant, ce seringa qui ne paye pas de mine comme ce printemps encore trop emmitouflé mais qui va nous emporter dans son effluve. Le printemps c’est aussi probablement la saison la plus bruyante de toutes. Des bruits oui mais qui mettent en joie. Les oreilles ne savent plus où donner de la tête, c’est la saison de la renaissance des concerts de la nature, et cette année vis-à-vis des sons, on peut dire que le festival printanier a déjà commencé. Le pépiement des oiseaux très tôt le matin, le jour va pointer dans un instant, ça réveille trop tôt mais quelle bonheur de l’entendre c’est le signe que ça a démarré, le crépitement de la grêle de mars, oh pourvu qu’elle ne soit pas trop ardente…. Et ces gros nuages noirs qui s’amoncellent à l’ouest alors qu’à l’opposé le soleil illumine les troncs et les branches des arbres, les oiseaux se tairont d’un coup en attendant de reprendre en chœur une fois la bourrasque passée. Pas encore le bruit des feuilles affolées par le vent car les feuilles ne sont pas encore là mais elles viendront elles aussi et ça bruissera encore plus. Au fait, quel jour sommes-nous ? Ah oui, le 20 mars, c’est confirmé le printemps est bien arrivé et la bonne nouvelle, c’est que ça va durer un bon bout de temps… Profitons-en !

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    Noir est mon coeur, mon amour, Pour les questions que tu poses ce soir, Pour notre demain sans visage, Pour tes angoisses mêlées aux miennes. Noir est mon coeur, mon amour, Pour les yeux tristes de mon père, Pour l’amertume de sa vie en retraite, Pour les femmes et les enfants morts oubliés. Noir est mon coeur, mon amour, Pour l’indifférence que le monde affiche, Pour la nuit où l’égoïsme plonge le monde. Noir comme l’encre de ces mots douloureux. Aime-moi, donne-moi le dernier rayon de soleil. Fais que je le tienne dans mes mains Comme un dernier unique bien. Qu’il me chauffe et m’éclaire cette nuit. L’homme s’est noyé dans une mare. Ne cherche pas à comprendre. Dans sa course acharnée, parcours de folie, Cette mort est risible, pitoyable. Nous devrions sortir avec les fusils chargés. Dehors il y a le brouillard, tout n’est qu’ombre, Sur qui tirer ? Toute chose vile se confond avec le ciel, Les coups de fusil n’auront ni cible ni écho. Déshabille-toi, ma douce compagne, Noir est mon coeur. Je veux pour lui la chaleur de ton corps ! Dans le noir nous ne nous voyons pas. Quoi de plus tentant que de nous imaginer Autres que ce que nous sommes. A l’aube, enfin, chacun découvre ses propres lâchetés…

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    Aujourd'hui je t'espérais vraiment Printemps... Impatiemment je guettais ton avènement! Mais si l'heure tourne au cadran Je ne vois toujours pas poindre le ciel bleu d'antan En vain, au vingt mars, sans toi ,s'écoule le temps Je suis vraiment navrée de ce contretemps. L'absence de lumière, l' âme attristant Infiniment long parait le retour de ton temps avenant Tant grande est la hâte que vienne enfin le moment de se libérer de cet hiver du cœur, soumis au carcan J'aurais aimé au jardin, t'attendre assise sur un banc Et saluer ton cortège de marguerites des champs Mais tout n'est à nouveau que pluie et vent Et j'ai du remettre encore un cardigan ! Frileusement, je m'échoue à l'intérieur sur le divan Printemps ne maraude plus chemin faisant Abandonne neiges, orages, et ouragans Ne te fais plus attendre vainement,Printemps inconstant Reviens, pour de bon cette fois, Printemps chenapan! http://youtu.be/FTlKzkdtW9I

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    Quelle équipe, mais quelle équipe ! et voilà qu’ils déboulent sur la Gaule, leurs chevaux menés à toute allure, armés d’arc court, tirant sur l’ennemi tout en continuant un galop groupé, unique, avec une maitrise et un savoir faire joints à leur férocité, leurs ateliers nomades ayant inventé l’étrier, feignant de fuir, puis se retournant pour massacrer l’ennemi vis à vis, vainquant par la rapidité de la riposte, par le coup de foudre du volte face. Aucune herbe, aucun bouquet ne repoussera, Attila pose là son cachet. Pas question de se protéger, les Huns sont là.

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    ATELIER BOUQUET CACHET COUP DE FOUDRE ÉQUIPE PROTÉGER SAVOIR-FAIRE UNIQUE VIS-À-VIS VOILÀ préambule ( remplissage pour atteindre 200 caractères) l'idée d'écrire un texte avec dix mots seulement est une idée un peu folle en soi. Pour nous rédacteurs et autres écrivains l'idée d'écrire une histoire entraine une certaine jubilation. Alors que les dictionnaires debordent de mots, il va falloir utiliser ces dix mots uniquement et dans l'ordre , s'il vous plait: Ah te lier UN bout qu’est caché DANS le coude fou d’heureux Et qui peut ? Protéger Ceux qui Savent ou affaire Uni que ? Visa vit Vaut allah ! RAPIDO PRESTO

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    Vous vous abattez sur le commentaire, dès que paru, tel un coup de foudre. Certes le petit texte d’un amateur n’est en rien unique, mais faut-il pour autant lui nier tout savoir-faire, tout cachet ? Pour qui a fait l’effort de travailler forme et fond dans son modeste atelier d’écriture, est-il juste de se faire ainsi traiter ? A défaut de vous joindre à la joyeuse équipe qui offre son bouquet de réactions amicales, ne pourriez-vous votre chemin passer ? Voilà ce que je tenais à vous dire aujourd’hui. J’aurais aimé vous le dire en vis-à-vis mais l’anonymat est là pour vous protéger, sans lequel vous n'existeriez pas. (Dans l’ordre coup de foudre, unique, savoir-faire, cachet, atelier, équipe, bouquet, voilà, vis-à-vis, protéger)

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