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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    La Danse ! cet art fabuleux propre à susciter et véhiculer l'émotion, la réflexion aussi. Peu présente au travers des pages de PCC, je vous propose de nouveau un petit texte consacré à Saburo Teshigawara. (Si je peux, ne serait-ce qu'à quelques uns donner encore l'envie de découvrir ce magnifique danseur, j'en serais très heureuse). Du pays du Soleil Levant - Un Dieu ! Saburo fut pour moi, il y a de nombreuses années, un grand, très grand choc visuel, esthétique, émotionnel, sensoriel. Formé à la danse classique et aux arts plastiques, il a consacré 10 ans, solitaire, à l'écoute de la mécanique du corps. Enterré debout jusqu'au cou, 8 heures durant, lors d'une performance-expérience, il se rappelle un lac, les montagnes environnantes et ... imaginer vers et fourmis, contracter et rétracter ses chairs à cette répugnance. Savoir l'orage approcher, appeler à l'aide, être libéré, sentir son sang couler dans ses veines et ses muscles enfin se dilater ... Et depuis chercher, encore et encore, dans une quête perpétuelle, l'énergie vitale qui lui permettra de dire qu'il lui est plus naturel de danser que respirer ! Saburo Teshigawara m'a fascinée ! La première fois que je l'ai vu, c'était dans sa pièce Absolute Zéro. Mouvements ondulatoires, lents, comme un flux intérieur continu, d'une exquise sensualité, d'une remarquable précision -comment pourrais je traduire ce que je ressentais - comme une onde limpide, un courant d'air doux et caressant qui sculpterait l'air et l'espace. A être hypnoptisée puis étourdie par un changement de rythme et la vitesse vertigineuse d'exécution de mouvements, ses bras comme devenus mille antennes d'insectes vibrionnantes, un corps qui tourne après lui-même. Est ce un miracle ? est ce un mirage ? Je vois l'homme mais je sens aussi son émanation fantomatique, fantasmagorique, ex-âme-ation, qui m'enveloppe, qui m'enserre, caresse de velours, mon coeur enfle, j'ai le coeur gros, larmes libératrices d'une émotion qu'il est désormais impossible à contenir. Et puis, il y eut Luminous, travail virtuose sur la lumière, des corps comme irradiés, Hiroshima ? Beau, très beau, bon, très bon ! Sublime Saburo ! Saburo Teshigawara est au panthéon de mes chorégraphes-danseurs, vous l'avez deviné ? Amoureux de la danse, ne vous privez pas de cette Rencontre ! surtout pas.

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  • 03/25/13--11:21: je sais pas par Une vendredi
  • tombent des écrans de lunes que des miradors n’atteindront jamais, j’aimais pourtant bien les marées de lumières portées sous l’engeance des cyclones, the most favorite room, où les batailles d’oreillers font des abris douillets et virevoltent des phrases de toujours à jamais, j’aime pourtant le printemps dans l’automne des secrets éblouis, yes the fall is our blood… pertuis des désirs, les sens du dé lyre, la pulpe des doigts arrimée aux rives de ce payscorps de parmi les monts, vallons et gorges, la soif des soirs accrochée aux sources de tous les vents, ce souffle unique à jamais. J’aime autant toujours à jamais as much as life is.

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  • 03/26/13--01:59: Pape noir par Jules Félix
  • Certains voulaient un pape noir. Eh bien, on a un pape noir. Enfin, presque. Attention, je n’ai pas dit africain. Un pape noir, c’est le surnom donné pour désigner le praepositus generalis, une expression qui signifie en gros supérieur général de la Compagnie de Jésus. Vous savez ce que c’est que cette compagnie, je suppose ? Pape noir parce que se trimballant toujours en soutane noire, mais l’un était cependant vu en Inde en soutane blanche, alors allez comprendre ! Fondée par saint Ignace de Loyola en avril 1541, cette compagnie regroupe les jésuites, qui sont des religieux intellos qui sont plutôt progressistes, un peu en avance sur le temps de leur Église, à tel point que, gênants, le pape Clément XIV les a carrément dissous le 21 juillet 1773 ! Pie VII, si connu des Français du temps de Napoléon (certains exégèses susurrent qu’il serait le descendant de l’empereur romain Vespasien) a finalement rétabli la congrégation le 7 août 1814 après l’avoir autorisée en Russie le 7 mars 1801. Pour ceux qui parcourent le monde (et les autres, qui claviotent sur Internet pour admirer les beaux paysages de là où ils sont), les jésuites ont un réseau mondial assez époustouflant. Il est facile d’être hébergé un peu partout sur les cinq continents si on a des recommandations de pères jésuites. Solidarité, entraide, ce ne sont pas de vains mots. Bref, le pape nouveau n’est pas supérieur général, mais il est jésuite. Donc, il est un peu pape noir. Pas trop non plus, puisqu’il n’est pas supérieur général. Bref, vous m’avez compris. On dit qu’il est argentin et c’est un peu vrai. Je dis "un peu", non que je réfute l’idée de sa nationalité (c’est un fait) mais parce que c’est un latino-européen, ou plutôt, un latino-italien, comme il y en a beaucoup en Argentine. Bref, si on reste dans le droit du sang (histoire de piquer comme un moustique), il n’y a pas une goutte de sang purement sud-américain. Juste du sang italien. C’est sans doute la lente progression de l’Église qui change de continent très calmement, sans que cela se voit (je ne veux pas faire de procès de faciès, mais sa non-européanité ne se voit pas immédiatement à l’œil, mais on s’en moque d’ailleurs, car ce n’est pas l'essentiel). Au-delà du sang (il ne l’a pas choisi) et de la nationalité (là non plus), le nouveau pape a en revanche choisi son nom. C’est le privilège quand on est élu pape. On choisit son nom. Jean-Paul II, lui, n’avait pas voulu s’appeler ainsi. Il avait d’abord choisi Stanislas Ier en l’honneur du protecteur de la Pologne. Et puis, on lui a dit : ça ne va pas, démarrer un nouveau prénom, ça ne se fait pas, d’ailleurs, t’as vu, Jean-Paul Ier, il n’a pas duré longtemps… Du coup, tac, il a pris le même nom que Jean-Paul. Avant Jean-Paul Ier, il faut remonter jusqu’au 7 juillet 913 (plus de mille cinquante ans !) pour connaître un pape dont l’appellation était toute nouvelle, avec Landon (dont on ne semble connaître que le nom et les courtes dates). Eh ben, le nouveau pape n’a pas tournicoté. Il a choisi un nouveau prénom. On aurait pu croire que ce serait plus original que Benoît XVI (c’était déjà pas mal) ou Jean XXIII ou Paul VI. Ben non, il a pris l’un des prénoms les plus courants de la planète. François. Imaginez-vous bien que c’est le seul prénom qui a donné à la République française deux Présidents. Il n’y en a pas d’autres. Et des François, ça se bouscule encore au portillon élyséen. Alors, évidemment, se référer à saint François d’Assise, c’est même très ambitieux. Ou alors, c’est juste une protection, comme tant d’autres. C’est même étrange qu’aucun pape n’y avait pensé avant lui. Moi, j’y ai déjà réfléchi. C’est vrai, quoi, vous avez déjà pensé ce que vous feriez si vous étiez élu pape ? Bon, je ne parle que pour les hommes car les femmes n’ont pas encore cette possibilité. Cela changera sûrement. J’imagine déjà une papesse de trente ans un peu sexy, pas trop parce qu’il ne faut pas exagérer, et pas trop jeune non plus car il faut un peu de sagesse, mais trente ans, au beau déhanché, pourquoi pas ? Je suis sûr que ça revigorera les communautés. Recherche de la nouvelle star : http://www.pointscommuns.com/benoit-xvi-commentaire-lecture-106190.html

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    J’ai reçu ce manuscrit posté hier soir depuis « Paris-Louvre » si j’en crois le cachet de la poste. Je pense que c’est une erreur ou cette personne aura pensé qu’en ma qualité d’agent littéraire, je pouvais faire quelque chose pour elle. Malheureusement, mon catalogue se consacre exclusivement aux écrits en javanais, voire quelques essais en yaourt. Par ailleurs, cet individu doit être d’une grande distraction, car ses coordonnées n’apparaissent, ni sur le kraft, ni sur le Vélin. Si par le plus grand des hasards, quelqu’un se reconnaissait… Le plus simple serait d’envoyer des signaux de fumée à la même adresse. « Je lui envoyai ce Baudelaire* en guise de cadeau. Je ne me fendis pas trop. Je renonçai à lui envoyer des cadeaux plus conséquents. Parce que lui ne prit jamais soin de ma date anniversaire, ni un bouquet d’anémones, à fleur de renoncement, encore moins un poème. Il ne m’offrit jamais rien, en aucune occasion, exceptés un verre de château la pompe et le rituel expresso avalé au saut du lit. Et pourtant je ne sus pas pourquoi, sa date de naissance s’ancra dans ma mémoire, alors que m’échappèrent celles d’amis plus anciens, plus chers. En gros, nous ne nous devions rien, sinon un supposé respect, très supposé. Ce poème lui colla à la peau comme un gant, entre velours et crin. Il l’entendit côté doux, me répondit : « C’est tout moi ! ». Je sus instinctivement les mots dans lesquels il se retrouva comme dans une culotte de cuir: « savants, amis de la science et de la volupté, silence, ténèbres, (résistant au) servage, fierté, nobles attitudes, solitude, rêve sans fin, reins féconds, magie, mystiques ». Ces vers mirent à jour les images de celui qu’il aurait voulu paraître, parfois vrai, parfois il s’acharna à s’en approcher ou s’en persuada à force de discours tandis que certaines représentations résistèrent, étrangères à sa qualité sans qu’il en prenne conscience. Chacun ne façonne-t-il sa part d’illusion dans l’atelier de ses rêves, où tout espoir n’est encore vain. Mais voilà, un jour anniversaire, caresser la bête est civilité et j’oubliai les mots « austère, mûre saison, sédentaire » et j’en fus remerciée alors qu’il dit crouler sous la charge au point de ne pas toujours être en mesure de céder à la bienséance, gérant les priorités aux dépens du superflu, moi-même élue cinquième roue du carrosse. Et j’eus du mal à m’habituer à ses manquements infectés de mépris à mes yeux comme une conjonctivite, me ravalant au superfétatoire. Il me fallut comprendre qu’il ne serait pas souvent là pour moi, ou l’admettre ou l’oublier. Je ne fus capable ni de l’un, ni de l’autre. Il se dit courtois, généreux, aimable, passionné de sciences, d’art et d’aquariophilie. Plus d’une fois il s’identifia à un poisson nageant dans le vaste univers, en fait un aquarium. Ainsi nageoires et queue, activées avec énergie, lui permirent de s’extraire à sa guise des usages courtois, généreux et aimables, s’autorisant à fuir promptement un espace ou une conversation comme un électron libre sans avoir à se justifier et disparaître sur l’instant du champ comme investi de la nécessité de se protéger. Se concentrant sur mille domaines comme fretin virevolterait au milieu des coraux, butinant goulument un récif puis s’interrompant sans raison apparente pour passer à autre chose sans se soucier de froisser tel ou telle de ses faux-fuyants. Son instinct de préservation ne se laissa distraire, sauf peut-être par l’attraction de l’inaccessible, une femme, un objet, un projet, une planète… Il ne lâcherait sa proie de son attention avant qu’elle ne lui fût acquise. Il en ferait le tour, sucerait tout le sel, puis l’intérêt s’émousserait, il reprendrait ses distances et son singulier savoir-vivre comme un savoir-faire sans entrave propre à son bon plaisir de l’instant. Du chat au poisson, il n’y a pas si loin selon les caractéristiques psychologiques de mon bestiaire. Ajouter qu’il s’identifia sur la fin à un sanglier vint nouer sa chasuble des teintes rogue et sauvage du grand solitaire, drapé du sentiment d’être incompris, ne communiquant qu’avec les ténèbres, l’ombre étant un fard aussi puissant qu’une surexposition à la lumière blanche efface les traits disgracieux. Toujours animée d’un bête espoir, je poursuivis ses marques de reconnaissance tel un petit pot de beurre chercherait sa place dans un menu Dukan et comme on se prend les hauts talons dans la robe en lamé, je me pris pour un Hercule parnassien (« Qui sait pourtant, S’il voyait dans les cieux le soleil éclatant, Ce que redeviendrait cet animal farouche ? Peut-être que les dents cruelles, de sa bouche Baiseraient l’herbe verte et frémiraient d’amour S’il regardait l’azur éblouissant du jour ! »*) Or, comme de juste, le sus scrofa ombreux à la noblesse légendaire ne put se reconnaître dans la vie en rose du cochon domestique que je lui dessinai comme on carresse un mouton. Lassée à mon tour de jouer les braves bêtes par besoin de légitimité, fatiguée de subir l’inconstance chronique pour garder en vie l’idée frelatée d’un semblant de puissance féminine, ou tout simplement, l’attrait du rêve ne m’excita plus autant, admettant enfin qu’il n’aurait d’yeux que pour lui-même et son ombre ou l’une de ses chimères, je me détachai de cette amitié animale et servile, quittant le jeu pour rejoindre le banc de touche en silence, m’efforçant de renoncer à l’illusoire comme on se taille un short, sans attendre ni chants, ni olas qui me rappelleraient à une éphémère et orgueilleuse gloire, comme le douzième homme d’une équipe de football un soir de finale à Spezet. Avec le recul, je me vis attachée à un homme assis sur son nombril. Imperméable et dur, compromis entre Durex et Duralex. En vis-à-vis je mis ma nature impulsive et viscérale sur la table et je la cognai aveuglément contre ce dos immobile, rien ne ressemble plus à un mur qu’un dos mutique, jusqu’à ce qu’il condescendit à se tourner vers moi. Je voulus qu’il me fît jouir, trouvant dans chaque coït endiablé une raison de l’aimer tandis que certaines de ses attitudes me révulsèrent. Avec la distance, je distinguai l’ensemble du tableau et j’entendis qu’il me fût plus supportable de vouloir soulager l’autre de sa nature que tenter de me considérer, comme si par un miraculeux effet de miroir, mon indulgence et ma sollicitude pour sa noirceur purent me sauver de la mienne en ricochet. Cet homme, ni unique en son genre, pas plus intelligent qu’un autre, ni particulièrement bienveillant, ni puissamment sexy, l’eussè-je élu sans le lot de frustrations dont je fus l’objet ? Ne fût-il ma propre flagellation pour me punir de ne pas arriver à exister par moi-même ? En me livrant à une relation empreinte du secret des nuits, ne me laissai-je mâcher dans l’ombre avec délectation par facilité ou par peur de m’exposer au grand jour ? Je pris conscience de lui reprocher de m’instrumentaliser et je l’utilisai tout autant, me persuadant qu’il eut le pouvoir de remplir mon néant et put m’aider à supporter mon inexistence en m’énergisant de fumées. Le chat que je flattai d’une caresse baudelairienne, eut-il la carrure d’un matou lewiscarrollien, capable de disparaître en ne laissant qu’un sourire énigmatique suspendu dans l’air ? On dit que le chat de Cheshire prêta ses formes à un fromage à pâte dure, l’usage voulut qu’il fût goûté en commençant par la queue avant d’atteindre la tête et cette fable vaut bien un problème : Quels paramètres au beau-fixe du baromètre, propulsent, comme poussée d’Archimède, une relation hors du bain ordinaire, sans craindre l’électrocution d’un coup de foudre, fût-il imaginaire? * Les Chats, Fleurs du mal, Charles Baudelaire ** Le sanglier, Les Exilés, Théodore de Banville.

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    Le monde comme un poker Amère solitude Celle du chômage Ou celle de l'âge Un peu de mansuétude IL y a des jours où la vie N'est pas rose Savez-vous que la retraite moyenne des femmes en France est inférieure au seuil de pauvreté. Si tu as, ou avais, un mari tant mieux, sinon tu te débrouilles, on se débrouille. Et, si tu n'as pour compagne que les informations, le monde comme désolation. Toutes les civilisations sont périssables, apprenti sorcier ce qu'entreprend l'Homme se retourne souvent contre lui. Si tu peux encore rire ne meurs pas tout de suite nous dit Cioran, rions donc encore un peu ! Allez parlons danse et transe orientale, cinéma, littérature, musique, etc. Heureusement que nous avons ces petites lumières qui brillent même si elles ne nous protègent pas de tout.

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    Préambule Vous avez connu les 7 hommes de Fleur Bleue, il est temps maintenant de connaitre la suite de leurs aventures... La suite va se passer autour d'un dîner, à la manière de Barbey d'Aurevilly mais en plus gai. Et c'est Fleur Bleue qui prendra le rôle de Don Juan, histoire de chahuter un peu plus l'histoire et les conventions. Je me suis bien amusée à l'écrire mais bon je câle à un certain moment, j'espère que vous allez me donner des idées pour mon milieu d'histoire, la fin elle est déjà écrite et c'est pas pour me lancer des fleurs (bleues), je la trouve vraiment extra. En attendant, voici donc le dîner 1 intitulé : 1 L’INVITATION - Qu’est-ce qu’on fait donc là ? s’exclama Mederric d’un air outragé. - Aucune idée mais on va pas tarder à le savoir, répondit Sandro. - Qui donc a eu cette idée bizarre ? renchérit Marc. - A ton avis, sourit Jules en coin. - Fleur Bleue ? - Mais non, voyons, Fleur Bleue organise et qui est derrière ? - Qui est derrière ? Je ne comprends pas tes sous-entendus, ça devient pénible, soupira Marc. Vince, mal à l’aise, s’était mis à l’écart des autres mais Jules surprit pourtant un sourire naissant. Il avait deviné lui aussi.Jules attendit qu’il dise quelque chose mais comme ça ne venait pas, c’est lui qui lança goguenard et à vrai dire un peu vantard : - Pardi mais l’auteur ! - L’auteur, quel auteur ? - Mais bon dieu, celui qui a écrit tout ça. D’ailleurs je devrais dire l’auteure car comme l’a écrit un lecteur sans e, (plus justement un précédent réacteur*), il n’y a qu’une femme qui pourrait avoir écrit ce type d’histoire. - Pas sûr. Tout le monde sursauta. Vince avait enfin parlé et sa voix de baryton à fort accent écossais surprit tout le monde. Mederric ne put s’empêcher de lui lancer un regard glacial qu’il ignora. Si Vince avait pris la parole, c’est qu’il avait soudain compris qu’il allait pouvoir naviguer facilement dans des eaux troubles mais irréelles, et l’irréel lui convenait parfaitement. Liam quand à lui du haut de son 1m83 contemplait cette scène d’un air détaché. Son égoïsme bon enfant le préservait de tout sentiment de jalousie inopinée. Il commençait même à trouver que Fleur Bleue, enfin l’auteure avait eu une idée plutôt audacieuse et qui risquait de devenir intéressante. Il se cala confortablement dans le seul fauteuil de la pièce pour observer calmement tout ce petit monde dont il faisait pourtant partie, malgré lui. Seul Dominique, presque aussi mal à l’aise que Vince l’avait été au début, ne savait où se placer. Il tournait en vain autour d’eux et on voyait qu’il n’avait qu’une envie, prendre la porte et quitter ce drôle de rêve qui pesait sur lui comme un cauchemar. Sandro lui fit une tape amicale sur l’épaule et le rassura à sa manière. - Tu vas pas pouvoir te barrer comme ça, petit père. Si l’auteure nous a tous réuni ici, c’est qu’elle a une idée derrière la tête et on va devoir faire avec - On est bien peu de chose.... chantonna un Jules bien rigolard. - Tu commences vraiment à me les casser, toi ! lança Mederric. - Tiens, je me demande par contre pourquoi elle t’a gardé, toi ?! - Qu’est ce que tu racontes encore ? - Parce qu’en plus tu ne lis même pas ce qui te concerne ? En plus d’un égoïste, t’es un sacré con. Et il enfonça encore le clou en susurrant : beau et con à la fois.... Cette fois-ci, Mederric, qui était encore plus grand que Liam, fut en deux foulées près de Jules et celui-ci, malgré son entraînement à la boxe, recula quand même bien impressionné. Il regrettait presque d’avoir parlé : toute vérité n’est pas bonne à entendre. Curieusement, ce fut Marc, nettement plus fluet mais d’une vivacité exemplaire qui s’interposa entre eux : - Mais arrêtez-donc ! Effectivement dans la réalité on se serait tous cassé la gueule. Et j’aurai certainement commencé le premier. Jamais je n’aurais accepté d’être l’homme d’un jour, même si c’est ad vitam eternam. Sandro a raison : on va voir jusqu’où nous emmène l’auteure, j’espère tout de même qu’elle nous mènera pas tous en bateau. - Ah Ah... j’aurai aimé la trouver celle-là ! rétorqua Jules. * Apeupa… pour ne pas le citer

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    Encore un texte dans le style "youpi v'là le printemps, la sève monte, ma tension baisse", me direz-vous, c'est vrai, mais moi j'ai assisté à l'arrivée du printemps (comme d'autres ont assisté à l'arrivée du train en gare de La Ciotat). Grand escogriffe ébouriffé, pieds nus dans ses sandales dénouées, il s'en va avec force gestes et voix de stentor réveiller animaux et plantes, sans ménagement parfois. -"allez allez, dit-il aux racines qui s'alanguissent encore dans la terre fraîche, il faut pomper. Vous allez me pomper fissa les sels minéraux et faire monter la sève, au boulot. Dès demain, je veux voir des bourgeons. Après un virage brusque, il découvre derrière un mur, horrifié, des perce-neiges. -"Mais qu'est-ce que vous faites là ? Vous devriez avoir dégagé depuis longtemps ! C'est kôasssdélir ? - Non mais, on est tardives, dit faiblement l'une d'elles. - Je ne veux plus vous voir. Il faut laisser la place aux jonquilles, aux primevères et aux jacinthes. Bon, allons voir les oiseaux, je parie qu'ils roupillent encore. Qu'est-ce que je disais ! Hé, le Merle, c'est fini la sieste. Tu vas te trouver un territoire, chanter à l'aube, si, si, fabriquer un nid et fonder une famille. Nan, pas tout seul, avec une merlette (qu'il est con). En plus, tous les humains comptent sur toi pour être charmés, ne les déçois pas, avec des humains déçus, on peut s'attendre à tout. Laissant le merle à ses responsabilités, il file chez un couple de marmottes, Jean-Claude et Liliane, les extraire de leur longue hibernation. - Dites-donc, vous croyez que la population des marmottes va croître comment ? - C'est-à-dire...commença Jean-Claude, la voix un peu pâteuse. - Il faut vous y mettre! Baisez! C'est quand même pas moi qui vais le faire à votre place! (parfois le printemps est un peu vulgaire, même Vivaldi l'avait admis). - C'est-à-dire, recommença Jean-Claude, l'année dernière dans la montagne, ou en rêve, je ne sais plus, j'ai vu deux bergers ensemble, et.... - AAAH NON, PAS CA!!!! Pas ça, tu m'entends, pas ça. Pas dans la Nature. Les humains font ce qu'ils veulent, ça les regarde, si leur race disparaît, ça les regarde, on vivait avant eux, on vivra après. Mais toi, tu vas prendre Liliane, ou une autre, et... - Comment ça une autre? s'écria Liliane, tout à coup bien réveillée. - Non, je disais ça, c'est une image (toujours rattraper une bourde en disant "c'est une image". Ca ne veut rien dire, mais ça apaise). Après avoir bien conseillé le couple, le Printemps vint chez moi. Le ménage de printemps, mes quatre kilos en trop, mon teint terne, tout y passa. Je le mis à la porte, il doit être chez vous maintenant. ____________ A suivre (en temps voulu) : l'Eté en sueur, l'Automne neurasthénique et l'Hiver cruel.

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  • 03/28/13--06:55: Fichtre fiche ! par PointP
  • - Qu’est-ce tu fais Point P ? - Rien, je m’inscris à un site de rencontre - Ben pourquoi tu te vieillis autant ? - Je veux qu’elle m’aime encore dans cinq ans - Et pourquoi tu dis que t’es dans la dèche ? - Je veux pas qu’elle me choisisse pour mon argent - Et d’où y sortent ces douze enfants ? - Je veux pas qu’elle croit que je vais pouvoir lui en faire un - Mais enfin, pourquoi t’as coché « Marié » ? - Je ne veux plus jamais entendre parler de mariage ! - Ah et tu mens aussi pour la cigarette? - Si je retrouve une femme à aimer, je m’arrêterais de fumer. - Ok , ok ! J’ai compris le concept ! Donc tu vas chercher une femme brune parce qu’elle ne voudra pas qu’on la prenne pour une blonde, qui aura une photo pourrie pour pas qu’on la choisisse pour son physique, un QI de poisson rouge pour pas qu’on l’aime pour ses neurones, qui fait de la lutte gallo-romaine pour pas qu’on devine qu’elle est douce et qui porte le treillis et les rangers pour pas qu’on la désire pour sa féminité ?... Très astucieux. Tiens, cède-moi le clavier - Ben pourquoi ? - Accepter le rendez-vous avec Kasimodo69, finalement, p’têt qu’il est beau et même pas obsédé sexuel!

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    Tu es bien assis dans ta poussette, les sangles, j’ai eu du mal comme d’hab’ à les accrocher dans c’te foutu clap- mais c’est fait. Voilà, on roule, on se fraye un passage dans la galerie, elle est animée, faut bien conduire, je m’y applique. D’où je suis, je ne vois que tes p’tites bottes rouge-pin-pon (tout ce qui est rouge est couleur pin-pon) elles sont appuyées sur le marche pieds prévu à cet effet ; je les vois... bien parallèles, toutes petites, sereines… Tu regardes autour de toi, et puis tu lèves la tête, tout là haut, vers les grandes baies vitrées qui viennent d’être restaurées, et tu lèves ton petit doigt pour me signaler un oiseau qui passe… La foule est dense autour de nous, j’essaye de la regarder comme toi, tout en me disant que tu apprends tout le temps, tu apprends, tu associes…tu absorbes les relations de cause à effet… ah ! pas simple !… Je me dis : « peut-être que le fait que nous croisions celui-ci ou celle-là, sans lui parler, comme on se parle tous les deux, doit t’étonner ?- Ah ! mais je ne peux qu’en même pas DÉJÀ te dire : « mais non, p’tit bonhomme, dans ce monde, on se croise tu sais, et "ça se fait pas trop", c'est pas dans "les us et coutûmes" de se parler comme ça, quand on se connaît pas, hélas- non, pas comme toi et moi on se parle ! Toi avec tes drôles de petits mots courts, tes onomatopées et … tes regards merveilleusement bavards…, moi avec mes grandes phrases longues et un peu usées, où je tente de t’expliquer ce monde… nan, on fait pas ça dans ce monde là, tu sais…c’t’une histoire longue et un peu compliquée ». Toi, tu vois l’oiseau voler là haut, et tu vois cette petite fille qui étincelle, c’est vrai, dans la foule du magasin, et puis qui part, plouf ! comme ça, un soleil qui s’éteint sans prévenir, ça fait froid. Tu lui as souri… un de ces sourires …et quand elle est partie, tu prononces, l’air un peu étonné, ta première phrase : avec un sujet, un verbe, un complément,… et un cœur étonné… : « elle est pat’it la pitite fill’ ? »…ah… là aussi, c’est pas simple…. Comment t’expliquer ? Mais ton sourire et ton étonnement sont toujours présents. Tu vois bien mieux que moi… moi je sais plus regarder les oiseaux qui volent au-dessus de la grande verrière toute neuve de la gare St Lazare…ni le sourire des lambda…mais attends ! Maintenant que tu m’as montré, avec ton petit doigt, qu’il faut aussi regarder vers le haut… je vois ! Mais oui, le ciel est d’un bleu particulièrement joyeux ce matin, tu as raison petit bonhomme et toi qui sais encore changer les couleurs du temps…garde ce pouvoir longtemps, longtemps... P.S : Michel PASTOUREAU, évoqué ici pour donner de la couleur, est, by the way, un historien passionné par les couleurs -et...franchement passionnant, à lire ou à écouter- Conférences du Louvre ( pas coûteuses) ou ondes radios.

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    Ce sont ces deux rêves ce jeudi matin qui se sont enflammés jusqu’à cette rupture de sommeil et qui sont partis comme les cendres s’envolent après s’être consumées. Et cette idée aussi de réflexion, vouée à être approfondie, qui s’est émiettée dans les oubliettes insondables de mes synapses. Nooonn ! C’est la seule chose qui reste, un "non". Mon cerveau est une éponge, remplie de vide intergalactique. Il n’est devenu qu’un étrange labyrinthe où retrouver le fil des idées est devenu aussi ardu que relire mes petites notes écrites à la va vite. Aussi hasardeux que vouloir sonder les rêves des chats. Aussi folklorique que réaliser mes rêves suspendus en plein ciel, au-dessus de l’océan béât de mes souvenirs d’enfant. Vertige du fossé entre l’immensité de l’univers et la petitesse du microcosme qui me nargue de sa candeur et de sa simplicité, de sa lueur et de sa sobriété. Oui, ces kilomètres de neurones, ces milliards de cellules et de noyaux, ces trillards d’atomes, cet infiniment petit qui s’insurge et se révolte, qui se superpose aux milliards d’amas de galaxies, aux milliards de milliards d’étoiles et de planètes, à cet matière multiforme, à cet esprit si invisible. Et là. Une seule étoile. Une seule planète. Un seul continent. Un seul pays. Une seule ville. Un seul être. Un seul cœur. Qui bat encore.

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    À peine l’aube est survenue que deux bulles de savon éclatent, dans le fracassement feutré de la torpeur. Un bruit, là. Rapide coup d’œil au réveil. Les leds verts pour myopes indiquent cinq heures vingt-huit. Cela venait de la droite, en bas, dans l’escalier. J’hésite un instant. Les bruits, il y en a de nombreux, même la nuit. Même le matin qui s’éveille. Surtout un jeudi. Il fait encore noir. Le sommeil a été coupé. Tranché. Les paupières n’hésitent pas. Il faut lâcher prise. Relâcher. Faire retomber le crâne sur le patient oreiller. Non ! J’allume. J’allume la lampe de chevet. J’allume car il fait noir, et un voleur ne doit pas pouvoir se cacher à mes yeux. Je sors de sous le lit une batte de baseball et un fusil, comme l’athlète brutal sud-africain. J’allume la chambre. J’adopte l’évolution en zone hostile. Guerre urbaine. Moment critique. Le destin bascule. Satané de bruit qui m’a bouffé mon rêve. J’allume l’escalier. Je descends au pas de loup. J’allume le dressing, caché derrière le mur. Je regarde tous les recoins de la pièce. Le terrain se conquiert mètre après mètre. La tête encore dans les étoiles, je n’en mène pas large. Je reste dans le devoir du protecteur. Je descends encore et je vois dans l’entrefilet des marches. Sous l’escalier, un chat rôde. Un chat qui ne dort pas la nuit. Quelle histoire ! Je remonte en éteignant tout ce que j’ai allumé. J’occupe maintenant l’oreiller impatient. Je m’apprête à fermer la lucarne de ma conscience. Je vois une queue avancer, au-dessus des livres qui peuplent mon horizon. Une queue poilue. Je partagerai l’oreiller. Il se glisse sous la couette. Bien calé contre moi et l’oreiller. Et allons-y pour le ronronnement. Ronronronronronronr… Rzzzzz rrrzzzzzz rrzzzzz…

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  • 03/29/13--01:43: La nuit par Cypou
  • La nuit La nuit est un paradis….. Parfois, comme pour balade en un sublime sous bois, moment privilégié du temps imparti d’une insomnie, chemine paisiblement cette réflexion qui n’appartient qu’a soi. Moment de douceur et de réconciliation depuis que je sais que désormais au petit matin nul ne mettra opposition à un flirt avec Morphée : sublime câlin. La nuit est un paradis blanc. Paradis blanc ou les nœuds au drap accroché a la fenêtre pendant s’effacent pour lisse corde d’évasion s’offrir au prisonnier chanceux, chanceux de ne plus avoir comme il fut un temps, nourri en d’innombrables cauchemars, a son corps en sueur dépendant, tant de tourments grondant en tintamarre. La nuit je vis. Vous dormez princesse de charme ? Qu’importe si je m’éclipse de votre lit ; je ne troublerai point votre souffle régulier par un quelconque vacarme. Devant l’encrier je vous imagine ; ma plume devient vite hésitante pour écrire. Serait elle à ce point déjà fatiguée qu’elle vous devine sous ce drap de satin vouloir me retenir ? La nuit vous ne le savez pas, avec vous bien trop peu souvent peut être devrai je vous frôler de mon bras….. Demain déjà je partirai….et il ne sera plus temps Avec vous ……la nuit …..je mens. Cypou le 29/03/2013

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  • 03/28/13--07:14: Mon papa par Doucecaresse
  • Steve Mac Queen a toujours été mon idole. Toute petite, je rêvais qu'il était mon père. Je n'ai jamais su pourquoi j'avais cette idée saugrenue. Mais le fait est que, haute comme trois pommes, je regardais Steve Mac Queen avec admiration. La première fois que j'ai vu "Le Mans", je m'en souviens surtout à cause du bruit. Je me fiche comme de l'An 40 des voitures de courses. Mais voir Papa Steve au volant d'un bolide ou essayer de réparer un moteur me transportait déjà jusqu'à Hollywood. Je le regardais comme une petite fille admire son papa en train de travailler. Steve Mac Queen avait une passion pour les voitures de courses. Chaque fois que je revois "Bullitt", j'ai une légère nausée. J'ai l'impression d'être à côté de Papa Steve. Pourtant je ne dois pas avoir peur : mon papa conduit très bien. J'ai six ans. Je suis à l'arrière de la voiture et je suis terrifiée par les sursauts du bolide dans les rues de San Francisco. Papa Steve me regarde dans le rétroviseur avec ses beaux yeux bleus. Il m'emmène sur le tournage de l'Affaire Thomas Crown. Je regarde Papa Steve sur la plage dans une voiture qui ressemble à un chewing-gum orange. Toutes les femmes m'envient car il me tient par la main. Je suis la plus heureuse des petites filles. Si Steve Mac Queen est mon papa, qui est ma maman ? Il faut que je fasse des recherches approfondies... Nathalie Wood ? Angie Dickinson ? La fille du Père Noël ? J'ai revu récemment "Le Mans". Le bruit est toujours aussi fort évidemment. Les images ont beaucoup vieilli. Les modèles de voitures doivent être, pour certaines, dans des musées. Et surtout, Papa Steve est mort. Il aurait 83 ans cette année. Steve Mac Queen n'a pas eu le temps de devenir vieux. Ses excès l'ont emporté un jour de novembre 1980. Quand j'ai appris la nouvelle de sa mort, j'ai été bouleversée. Chaque année, pour l'anniversaire de la mort de Papa Steve, je regarde un de ses films. Il est toujours jeune et beau. La caméra a capté son image du temps de sa splendeur. J'ai maintenant l'âge qu'il avait lorsqu'il est mort : 50 ans. Monsieur Mac Queen, vous n'avez pas fini de me faire rêver. Vous êtes mon père virtuel pour l'éternité.

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    Alors c’est ainsi que tu te défoules, Raoul En agissant loin de la foule, Raoul Tu laisses ta trace en passant Hun qui te ressemble évidemment Comme tu portes bien la cagoule, Raoul Peut être tu viens de Kaboul, Raoul Je souris en t’imaginant Hun à qui tu ressembles c’est exaltant L’avis te manque L’avis te hante Au nouveau jour Tu oublies tout Certains pensent que t’es maboule, Raoul Qu’t’as pas décence qu’tu sens le fioul, Raoul Les indifférents comptent leur argent Hun et hun et hun et hun it’s free Et surtout paie ton abonnement L’avis te manque L’avis te hante Encore un jour Ça devient lourd Je sais parfois tu te dédoubles, Raoul C’est pas pour autant que je vois trouble, Raoul Et je souris en pensant Hannibal et ses éléphants L’avis te manque L’avis te hante Peut être l’amour Tu verras un jour

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    Au 21ème siècle, les femmes doivent couvrir leurs hommes de petits cadeaux, d'attentions... La dernière Saint Valentin. Lorsque j'étais jeune (au siècle dernier), jamais une femme n'offrait des fleurs à son Jules. Cette année, j'ai voulu faire plaisir à G. mon bel amant asiatique. Chez mon amie fleuriste, il y avait un monde fou. Un vrai hall de gare un 31 juillet. Mon amie me dit que d'année en année elle voit de plus en plus de femmes offrir de très beaux bouquets à leur mec. Bienvenue au club ! J'ai cassé ma tirelire pour G. Des roses rouges enveloppées dans du papier de soie. G. me téléphone le soir car il ne sait pas quoi faire : étant absent de la journée, il a trouvé un avis de passage du fleuriste. Pauvre chéri, il est perdu... N'écoutant que mon courage de femelle qui a envie de passer une nouvelle nuit avec lui, je lui dis : "Mon chéri, le fleuriste n'est pas très gentil avec toi. Sois courageux. T'es un homme quoi ! Bon, je vais te dire où il se trouve". Je fais des recherches sur internet : G. ne met aucune bonne volonté. Je le rappelle : "Voilà, j'ai trouvé où se trouve le fleuriste. C'est tout près de chez toi. Environ 5 minutes à pied. J'espère que cela ne te sera pas trop pénible mon trésor". G. est allé chercher son bouquet avec mes "précieuses" indications. Il revient et se rend compte qu'il n'a pas de vase. Il me rappelle : "Mon chéri, ce n'est pas grave. Tu as vécu des choses bien plus graves dans ta vie". Il me parle à peine du bouquet de roses. Je commence à être fatiguée de le materner. Au fur et à mesure que G. se montre immature, ma libido dégringole. Ma libido finit par faire "flop" ! J'aimerai toujours G. mais tout cela manque de testostérone. De mon domicile jusqu'au sien, je dois venir en taxi et cela me coûte une fortune : 50 Euros minimum pour un seul déplacement. Et j'ai fait bien des voyages dans les bras de G. Le mois de février a été difficile financièrement à cause de G. Il a été ma "danseuse". Il restera mon ami, mon confident comme je le serai pour lui. Et l'amitié, cela n'a pas de prix.

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    "Parlez-moi d'amour, redites-moi des choses tendres. Votre beau discours, mon cœur n'est pas las de l'entendre"... Et bien pas nous. Les chômeurs ; les ouvriers de chez Peugeot ; les agents hospitaliers ; les retraités ; les étudiants ; les malades ; les familles ; les SDF ; les postiers ; les caissières à Carrefour ; les libraires, les mères célibataires ... Stop. La liste est, hélas, non exhaustive. Les promesses n'engagent, parait-il, que ceux qui les croient. Mais la situation en France est si grave et se dégrade si rapidement.... Il y a le feu en dans notre beau pays mais où se trouve donc le vaillant pompier qui pourra nous aider sans faire de promesses ? Lui, Président de la République, il s'engageait à faire le contraire de son prédécesseur. Si je n'avais pas autant mal au dos, je me roulerai par terre en rigolant. Mais la situation n'est pas risible ; elle me ferait plutôt pleurer. Il y a deux catégories de personnes en France : ceux qui ont un boulot et qui ont peur de le perdre. Et ceux qui n'ont pas de travail et craignent de ne pas en retrouver. Les autres... On s'écrase en espérant que la prochaine mesure draconienne ne va pas nous empêcher de pouvoir manger ou de payer des frais médicaux. Encore que les soins dentaires (qui sont pour la Sécurité Sociale du simple confort) sont depuis longtemps impossibles à "s'offrir". Jusqu'où irons-nous ? Comme à Chypre ? Les banques ont fermé leurs portes et ont puisé directement dans les comptes de leurs clients, même les plus pauvres. Les malheureux n'ont plus un sou. C'est ce qui s'est passé en 2000 en Argentine. L'Europe était sensée nous protéger ou du moins ne pas nous nuire. La bonne blague ! Celles et ceux qui ont voté "oui" au moment du référendum de Maastricht peuvent se mordre les doigts. Le bateau coule et le commandant a quitté le navire après nous avoir promis de faire un merveilleux voyage. En attendant, l'extrême-droite fait son miel de toute cette pauvreté qui devient misère. Et avec les nostalgiques de Pétain, on ne risque pas de parler d'amour.

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    Elles n'étaient pas nombreuses à avoir passer le pas. Nous, les autres, étions encore de l'autre côté. Nous pensions toutes que ce franchissement nous marquerait à tout jamais. Mais qu'il était difficile de différencier ce qu'il en était réellement dans les propos tenus où se mêlaient vérité mais aussi fanfaronnade et affabulations pour une mise en avant accrue. Et puis celles qui se vantaient de l'avoir fait ne mentaient-elles pas pour susciter l'envie ou le dégoût ? A l'inverse, il me semblait que certaines qui ne disaient rien en savaient beaucoup plus qu'elles ne le prétendaient. Nous autres étions pour l'instant soit hésitantes devant le seuil ou bien fuyantes renvoyant à plus tard l'expectative. Chaque fois que l'une des nôtres changeait de camp, nous nous demandions qui serait la suivante ou plutôt, tapie sous cette question, quand est-ce que ce serait notre tour. Car notre groupe, au fil du temps passant, devint moins représentatif et bientôt minoritaire. Et de cette interrogation suivait l'inquiétante possibilité de ne pas être aimée et de rester reléguée de ce côté-ci ad vitam aeternam. Le regard des autres, la pression du groupe influaient sur nous toutes indépendamment du milieu dans lequel nous avions grandi et de la plus ou moins grande liberté avec laquelle "ces choses-là" étaient abordées au sein de la famille. Ainsi il n'en restait pas moins que la porte restait fermée sur un mystère qui nous fascinait tout en nous interpellant. Est-ce que cela faisait mal d'abord ? Est-ce que nous connaitrions de suite le plaisir ? Serions-nous à la hauteur du désir suscité ? Et si nous étions considérées comme faciles et jetées la minute suivante ? Objet du désir et de la convoitise de l'homme, alors même que nous étions encore de simples adolescentes, nous faisions l'apprentissage du chemin de la vie. Et un des passage marquants serait de passer le seuil de cette porte mystérieuse, la refermer derrière soi pour vivre dans l'intimité ces moments-là à jamais retenus sur le film de nos trajectoires vécus. Ce moment-là où nous deviendrions femme.

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    ______________________________________ Ivre de rêves Un lambeau de lune court sur langue de bitume jusqu'aux ombres les plus allongées sous les lampadaires qui s'inclinent et autour de la ligne où rampe la vague Des coulées d'étoiles et d'ombres sur les eaux font dans la nuit d'un étang qui vous est familier une large pensée de rêves... Le brouillard vient à petits pas discret il reste là silencieux s'installe assis sur les bancs du parc regardant la ville et l'Ill... L'aube efface la nuit sous mes paupières mi-closes la lune a ressuscité rose pourrai-je un jour un bref instant le temps d'une vie d'homme... adresser des poèmes à la lune ivre de rêves... ! the greatest dream... . . . . . . . . . http://www.youtube.com/watch?v=5FbAVOdA15c . . . . . . . . . . M .

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    Voici l'interview d'un type formidable, l'ancien ministre de l'économie argentin Roberto Lavagna. Il a sorti son pays de la crise, et l'explique simplement. Sans rien connaître à l'économie, on comprend tout, et on comprend le courage qu'il a dû lui falloir. Quelques phrase sont vraiment savoureuses, notamment celle-ci, que j'adore : " Les fonctionnaires du FMI nous ont alors dit que nous violions les règles essentielles du capitalisme! Ils oubliaient simplement que des gens ruinés ne consomment plus, ce qui obère une relance par la croissance. Violer les règles du capitalisme ! Et ils devaient pleurer en plus, les FMI boys, des larmes dans leurs grands yeux éplorés. Comme si le capitalisme avait des règles ! ______________________________ «Nous avons sauvé les gens plutôt que les banques» 19 février 2012 à 15:31 L'ancien ministre de l'Economie argentin, Roberto Lavagna (REUTERS) L'ancien ministre de l'Economie argentin, Roberto Lavagna, a sorti son pays de la crise en 2002, en se passant des services du FMI. Il préconise la même solution pour la Grèce. Recueilli par Gérard Thomas, à Buenos Aires L'ancien ministre de l'Economie argentin Roberto Lavagna, 69 ans, est le principal artisan du redressement de l'Argentine engluée dans une terrible crise économique il y a dix ans. Lorsqu'il prend ses fonctions, en avril 2002, le peso vient d'être dévalué de 70%, le pays est en cessation de paiement, la dette privée s'élève à plus de 72 milliards d'euros, l'inflation annuelle flirte avec les 125% par an, le chômage explose, les petits épargnants sont ruinés et les troubles sociaux ont déjà fait plus de 30 morts dans le pays. Cet ancien ambassadeur auprès de l'Union européenne décide immédiatement de se passer de « l'aide » du Fonds monétaire international (FMI) et des marchés financiers. Quelques pistes à suivre pour la Grèce. * Quelles sont les grandes similitudes entre la crise argentine de 2001-2002 et la crise grecque ? Au plan économique, tout est semblable. L'Argentine avait établi une parité fixe entre le peso et le dollar, la Grèce est ficelée à l'euro, perdant ainsi le contrôle de sa monnaie. Un taux de change fixe associant des pays à forte productivité et d'autres dont la compétitivité est beaucoup plus faible ne peut qu'engendrer une crise. La Grèce est déjà dans sa quatrième année de récession, l'Argentine l'était également. Le déficit fiscal, le déficit des comptes courants, la chute vertigineuse du PIB, l'endettement, l'explosion du chômage... toutes les grandes données macro-économiques sont similaires. En revanche, la situation sociale de la Grèce est bien meilleure que celle de l'Argentine à l'époque. Au plan institutionnel, l'Argentine était par ailleurs un pays isolé alors que la Grèce fait partie de l'ensemble économique le plus puissant du monde. * Comment avez-vous tiré l'Argentine du chaos ? Dès mon entrée en fonction, en avril 2002, j'ai décidé de changer radicalement notre manière de penser la sortie de crise.. Le mois suivant, j'étais à Washington pour rencontrer les dirigeants du Fonds monétaire international et leur expliquer que nos rapports allaient s'en ressentir. Depuis le début du marasme économique, en 1998, nous avions déjà eu deux programmes du Fonds pour un total de 51 milliards d'euros. Les deux ont été des échecs retentissants et certaines voix s'élevaient pour demander une troisième tournée de quelque 17 milliards supplémentaires. Je n'ai pas voulu suivre cette voie et j'ai expliqué au Fonds que nous ne voulions plus de prêt et que nous sortirions seuls de la crise. La seule chose que j'ai demandé était un roll over partiel de toutes les échéances. Je me suis également engagé à payer les intérêts de la dette et une partie du capital. Mais pas tout et pas tout de suite. Cette position était tout simplement impensable pour le FMI car nous affichions notre volonté de fixer nous même notre propre politique économique. J'ai du leur expliquer trois fois de suite ma position avant qu'ils finissent par comprendre. A partir de là nous avons arrêté de soutenir financièrement les banques alors que le FMI nous l'imposait, exigeant même que nous privatisions la Banque de la Nation. Mais comme nous étions sorti du jeu, le Fonds n'avait plus de moyen de pression sur l'Argentine! * Vous avez donc oeuvré contre le FMI et vos principaux créanciers ? Le sorties de crise se font en dehors des chemins tracés par le FMI. Cette institution propose toujours le même type de contrat d'ajustement fiscal qui consiste à diminuer l'argent qu'on donne aux gens - les salaires, les pensions, les aides publiques, mais également les grands travaux publics qui génèrent de l'emploi - pour consacrer l'argent économisé à payer les créanciers. C'est absurde. Après 4 ans de crise on ne peut pas continuer à prélever l'argent aux mêmes. Or c'est exactement ce qu'on veut imposer à la Grèce! Tout diminuer pour donner aux banques. Le FMI s'est transformé en une institution chargée de protéger les seuls intérêts financiers. Quand on est dans une situation désespérée, comme l'était l'Argentine en 2001, il faut savoir changer la donne. * Selon vous les plans d'austérité et de rigueur ne sont pas nécessaires mais c'est pourtant ce qu'on impose à la Grèce... A tort car l'argent prêté risque de ne jamais être remboursé et le déficit fiscal grec est plus élevé aujourd'hui qu'avant la première injection d'argent frais. Ce sont les mêmes éternelles erreurs. C'est le secteur financier qui impose sa manière de voir les choses au monde entier. On préfère sauver les banques plutôt que les gens qui ont des crédits immobiliers à rembourser. La première chose qu'on a faite nous, c'est de rallonger les échéances pour les propriétaires endettés. Les fonctionnaires du FMI nous ont alors dit que nous violions les règles essentielles du capitalisme! Ils oubliaient simplement que des gens ruinés ne consomment plus, ce qui obère une relance par la croissance. Au lieu de payer les banques, la Grèce devrait investir dans l'éducation, les sciences et la technologie, financer des infrastructures et récupérer ainsi une certaine productivité, ne serait-ce que dans les secteurs des services ou du tourisme. * Vous devez avoir beaucoup d'ennemis chez les banquiers... Ils me détestent! Ce qui ne les a pas empêché de frapper à notre porte pour nous prêter de l'argent 48 heures exactement après que nous avons terminé la restructuration de notre dette en 2005! Or j'ai refusé ces offres intéressées en leur répondant que nous ne reviendrons pas sur le marché financier avant 2014 car nous n'en avons plus besoin. Pourquoi 2014, simplement parce qu'a cette époque la dette sera seulement de 30% du PIB, la moitié des critères européens de Maastricht! Je pense qu'un pays comme l'Argentine ne doit pas être tout le temps présent sur le marché financier. C'est un risque beaucoup trop grand d'augmenter à nouveau la dette. Le problème c'est que ce sont les banquiers eux-mêmes qui estiment qu'il est positif pour l'image d'un pays d'emprunter à l'international. Il est clair que si je vendais des tomates, je trouverai très bien qu'on en mange! Eux ils vendent de l'argent.

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    Elle a pris la porte. Étrangement, quand je suis entré, il n'y avait pas d'habits jetés sur le dossier d'une chaise ou laissés sur le bras du canapé. Pas un jouet ne traînait comme à l'habitude. Aucune vaisselle n'encombrait plus l'évier. L'appartement était vide. Je restais stupéfié. Elle a pris la porte. J'étais là, désemparé. En un jour elle s'était volatilisée. Dans ses valises vêtements et les rires des enfants. En procession suivaient meubles, ustensiles, décoration, tableaux, rideaux et aussi les lumières. Mes pensées tournaient rond, je sombrais dans le noir absolu. L'appartement était vide, littéralement vide. Était-ce le prix de pénitence ? Elle a pris la porte. Avait-elle tout pesé avant ? Pour la baignoire ça a du être plus compliqué. Il ne me restait rien pour me raccrocher. Où l'appeler ? J'avais perdu le fil et le téléphone aussi. L'appartement était désespérément sans vie. Et pourtant le moindre bruit résonnait sur les murs vierges de nos souvenirs vécus. Il me restait à vivre d'eau fraîche et d'amour envolé. Elle a pris la porte. Voulait-elle me signifier que j'étais un vrai courant d'air, insaisissable ? Je n'avais aucune prise, nulle poignée de secours. Restaient les traces des radiateurs descellés. Je ne comprenais plus rien. J'avais froid de l'absence. Était-ce sa façon de me dire qu'ici c'était un vrai moulin à vent ? Que n'importe qui pouvait aller et venir ? Elle a pris la porte. C'est, je crois, ce qui m'a le plus abasourdi. Elle a pris la porte aussi. Après tout le reste. Pourquoi ? Pour quoi, alors qu'il n'y avait plus rien à prendre en dedans ?

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