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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    ______________________________________ Quand Dieu M'a Fait " A-t-il pensé l'ensemble de mon pays Ou la couleur de ma peau ? A-t-il pensé ma religion Et le chemin que j'adorerai ? M'a-il juste créé à son image Ou comme chaque chose vivante ? Quand Dieu m'a fait (Bis) A-t-il seulement projeté pour les croyants Ou pour ceux qui ont juste confiance ? A-t-il envisagé toutes les guerres Qui s'accomplissent en son nom ? Pensait-il qu'il n'existerait qu'un seul chemin Enclos pour lui ? Quand Dieu m'a fait (4x) Nous a-t-il doté du don d'aimer Dire qui nous pouvons choisir ? Quand Dieu m'a fait (4x) M'a-t-il doté du don de la voix Tellement que cela me réduit au silence ? M'a-t-il doté du don de vision Sans savoir ce que j'aurai la force de voir ? M'a-t-il doté du don de la composition Pour aimer mes semblables ? Quand Dieu m'a fait (4x) " _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ ___________ Neil Young __________________ Well Neil I go on... Quand Dieu m'a fait M'a-t-il doté de raison pour comprendre Le monde et choisir ? M'a-t-il doté du pouvoir de lire Tous les livres ou un seul ? M'a-t-il doté de la vie Pour l'aimer ou la nier ? Quand Dieu m'a fait (Bis) M'a-t-il sexué Pour Ève ou pour Marie ? M'a-t-il doté d'un corps Qui ignore désirs et pulsions ? M'a-t-il doté du don de donner la vie Sans en jouir ? Quand Dieu m'a fait (3x) N'a-t-il pas pensé la terre féconde Pour que nous gouttions tous ses fruits ? N'a-t-il pas conçu l'homme 'immortel' Dans un paradis d'interdits ? N'a-t-il pas inventé tout ceci En enveloppant le rôle dont l'homme l'a honoré Dans le plus monumental scénario de fiction politique ... Jamais produit...( ! ). . . Quand Dieu m'a fait (...) Aura-t-il l'Oscar cette année...? ( r é é d i t i o n ) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . http://www.youtube.com/watch?v=u5QjKLcod9Y . . . . . . . . . . M .

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    Un aileron se cabre. L'avion vire, pointe de l'extrémité de son aile la ville en-dessous. C'est une tâche grisâtre informe, comme l'encre d'un test de Rorschach dénué de symétrie, cette idée t'amuse, tu te demandes ce que tu voies dans cette tâche, un trou noir, une matrice, puis l'avion reprend son équilibre, amorce la descente, vire à nouveau, et tu réalises que ce que tu voyais n'était pas la ville, à peine un petit faubourg de rien de tout, la ville tu l'aperçois au loin, des éclats de lumières disséminés palpitent à perte de vue, et là c'est plutôt une galaxie tordue, un vague corps gazeux parcouru d'électrons virevoltants, tu te dis en souriant que tu devrais aller voir un psy, puis tu t'imagines tomber, tu te crispes sur ton siège, tu te demandes s'il y a des psys dans ce pays, c'est absurde, pourquoi n'y en aurait-il pas, mais après tout pourquoi y en aurait-il (n'y a-t-il pas suffisamment de gens inutiles), tu t'imagines déjà malade, tu t'imagines te soigner de mixtures infâmes à base de viscères de reptiles inconnus et d'insectes en poudre, tu en arrives à souhaiter que l'avion s'écrase sur quelque centre commercial bondé, ce n'est pas quelques Chinois de moins, et toi personne n'en saura rien, tout juste (peut-être) un fonctionnaire du consulat notera-t-il ton nom sur une liste à destination d'un fonctionnaire du ministère des Affaires Etrangères. L'avion amorce la descente, tu fermes les yeux, la gravité se dérègle doucement, tu y seras bientôt, dans la matrice, la lumière ne s'enfuit déjà plus du fond de tes paupières, tu te sens mieux, un peu de paracétamol une fois arrivé suffira, tu n'aimes pas les virages, c'est tout. (à suivre) (peut-être) (peut-être pas)

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    Au train où vont les choses … disais-je en guise de conclusion et de clin d'oeil lors d'un précédent com (  Le petit train ? ) . « Le fond de l'air est frais » , aimait-il à dire . Le fond de l'air vient même de se rafraîchir encore un peu : allez rendre visite au chat à neuf queues * chez Jules , il vous parlera de Fred et vous comprendrez ! Philémon , je l'ai croisé dans Pilote , avec le Manu Manu , il y a belle lurette . Et je l'ai perdu de vue , je l'ai recroisé , on s'est r'perdu de vue … Je l'ai retrouvé quand j'ai débarqué , emporté par je ne sais quel tourbillon , sur l'Ilôt du PCC ; la part du rêve ? Toujours le jeune homme grand , brun , au visage allongé ; toujours son pull rayé bleu et blanc ( plutôt blanc sur fond bleu ) , trop court, qui laisse voir son nombril ( quel précurseur ! ) . Toujours ses pieds nus , son pantalon noir … Et son âne Anatole . Cyn vous a fort bien conté « le Piano Sauvage » , il n'y a pas si longtemps* . L'actualité me presse de vous dire un mot de cet album paru en février dernier : « Le train où vont les choses » . Un album resté en plan durant des années , entre trou noir d'un sale temps du genre météo virant à la grande dépression et puis catastrophe proche de la fracture du myocarde pour son auteur , Fred … Enfin , l'inspiration revint : c'est l'histoire de la lokoapatte , qui tire le train où vont les choses … Celle-ci , avec l'aide de Philémon , va pouvoir reprendre la traversée , périlleuse , du tunnel imaginaire et en atteindre la sortie ! Cette lokoapatte marche comme tout le monde , comme les bateaux : avec ses pattes … Et à quoi ? A la vapeur , bien sûr ; mais attention : uniquement à la vapeur d'imagination . Embarquement donc pour un univers singulier , fantaisiste , burlesque , impossible , poétique , déjanté , imaginaire , labyrinthique . Plaisir de cette promenade , au fil des pages , dans une ambiance qui n'appartient qu'à Fred , sourire amusé lorsque l'on devine l'allusion à un précédent album , sorte de petit caillou-citation … Plaisir de ces petites notations graphiques , de ces trouvailles , d'un dessin alliant un trait , un ... dessiné presque classique et une patte plus « pop » ! Plaisir de tenir en main , avec cet album , un bel objet , un objet qui a du corps : qualité de toucher offerte par la densité du papier ( ce n'est pas du 80 grammes!) , le grain de la couverture . Embarquement encore, c'est le cas de le dire , pour une autre dimension : un réalisateur canadien est en train … d'adapter au cinéma les aventures de Philémon . On peut trouver quelques images de cette production sur le net ; ce que j'en ai vu me paraît plus sombre que l'original … Quizz : de qui sont les paroles de la chanson ( Le fond de l'air est frais ) interprétée par Jacques Dutronc ? * chez Jules F. : http://rencontre.nouvelobs.com/fred-commentaire-lecture-106846.html * chez Cyn : http://rencontre.nouvelobs.com/philemon--le-piano-sauvage-commentaire-lecture-106604.html

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    C'est un homme discret ce grand poète, auteur-compositeur-interprète proche si proche en humanité par ses influences musicales très variées, à l’image de sa vie. Et les paroles ... Oh ! les mots de GianMaria Testa nous raconte des histoires sur des notes de jazz: histoires de cœur, récits d’enfance , paroles d’homme engagé, passionné de jazz et de lettres, grand amateur de poésie. Paroles ironiques désabusées mais non résignées qui résonnent par la belle voix touchante de Gianmaria qui nous conte tout un monde de mémoire, porté par des mélodies issues d'univers musical mélangé ,tango, bossa, habanera, jazz Paroles dépouillées, pures, simples et sensibles ,à l’image de ce bel homme sentimental dans le sens noble du terme Homme qui donne du bonheur et de l'espérance en partage à qui l'écoute J'ai vécu un moment de grâce en proximité lors de son dernier concert dans ma région Je pleure et je ris! Je me sens si bien avec lui... Comme avec un proche complice Nous Français l'avons plébiscité dès son premier album, Montgolfières, en 1995 ce qui n'a pas été le cas de ses compatriotes Italiens Gianmaria Testa n'a longtemps pas pu vivre de sa musique seule. Il a continué jusqu'en 2007 à exercer sa profession de chef de gare,alors que son premier album était sorti depuis 12 ans! Il nous en sait gré, lui qui parle parfaitement notre langue ,et chante nos poètes Brassens, Ferré et Vian Se glisser , se lover dans son univers, est réconfortant et consolateur dans "Vitamia" (titre de son dernier album), on retrouve les notes de son journal personnel à partager. Je cite "dans lequel on retrouve un peu de passé, beaucoup de présent et même une petite (et laïque) invocation pour un futur dans lequel le lendemain serait envisageable.. Ecoutons le encore notre infatigable passeur d'espoir Quand j’étais jeune, je rêvais d’un avenir meilleur et j’avais le sentiment d’appartenir à un mouvement large. La jeunesse d’aujourd’hui n’a ni l’un ni l’autre. Pourtant il faut bien imaginer le futur. Nous avons un devoir de non-pessimisme.» Gianmaria ...Grazie di esistere http://youtu.be/teww1c65JZc Volevo tenere per te, la luna del pomeriggio. Volevo tenerla per te, perchè sola com'è solo il coraggio. Volevo tenere per te, la luce di quando fa giorno e volevo che fosse per te anche l'attesa che diventa ritorno... E volevo tenere per te la piu' vera di tutte le rose, volevo tenerla per te, come tutte le cose... come tutte le cose.

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  • 04/03/13--05:04: La nuit par Persone_sz
  • _______________________________________ La nuit Tard quand l'homme crépusculaire uni au silence s'anéanti dans la lune avec la ville froide... Quand la logique ne s'empile plus en catégories mais en connexion éthique... La nuit scintille constellée de petits clous d'or et de l'asphalte monte une musique divine avec un calme monochrome... Un zeste de concentration un flot d'espace rejeté et de conscience va-et-vient trop profond dans la tête... trop étroit dans le rêve... ! M .

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    La simplicite de tout, la photo, le voyage (interieur) la rudesse des relations, la tentative pour rencontrer l'Autre, ou celle pour ne pas rencontrer les Autres. Tout en finesse, en simple complexite... Comment dire montrer sans trop de mots. Tout en retenue, mais tant d'emotions passent. Les themes sonnent , comme venant du passe, les rythmes recurrents, entetes (jusqu'a etre entendus?) Authentique, juste, beau. M'a transportee ce film.

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    A nos mots morts in mémorandum d'épitaphes gravés dans le marbre épithème que la pierre roulera et que la mousse arasera le bol Maux, dits de cultures en herbe blé vert de bois volé esprit chagrin dans la nasse mort de l'âne et de la bergère Néon blafard aux reflets d'acier bleuté lumière acidifiée, lame de guerrier aduler et aiguiser la langue de feu adoucir le fil de l'histoire Folles amertumes ahurissantes en fer et en croix de bois accrochées à nos peurs du reproche encrées à nos chaînes lierre Chienne de vie gène sans gêne maillon de l'apocalypse trait d'union Lcm

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    On s’était connus par l’entremise, si j’ose dire, d’un club internet qui se voulait culturel. C’était un lieu d’échanges où s’épanchaient les frustrations d’aspirants bobos qui s’improvisaient qui critique de cinéma qui critique littéraire. En arrière fond dominait la recherche de mâles et de femelles en mal d’amour tant physique que sentimental. L’âge moyen des egos qui s’épanchaient tournait autour de 45 ans. Le gros escadron était composé de divorcés, le plus souvent des profs qui, comme moi prof et divorcée, se laissaient prendre à la mode forcenée de communiquer sur internet. J’avais été attirée par Magnana qui avait publié quelques poèmes érotiques, suscitant scandale et réprobation de la part des féministes pures et dures. Dans les jours suivants, suite aux condamnations des unes et des autres, à savoir les divorcées, les mal-baisées, les féministes intégristes, il nous avait livré une excellente dissertation sur la philosophie libertine du XVIII siècle. Cette publication, qui, je le reconnais, avait quelques mérites, suscita encore plus les réactions des féministes qui virent là une pose de macho travesti sous des habits philosophiques. Voilà l’accusation qu’on lui balança à la figure sans hésiter. Par la suite nous pûmes lire, sous la plume de Magnana, un long pensum sur les masques ( mettre ici le récit) où il mélangeait la naissance des dieux et des mythes, dans une belle envolée surréaliste. Peu nombreux furent ceux qui comprirent le lien entre les masques, les dieux et les mythes. Après cette belle envolée Magnana ne publia plus, se limitant à répondre de temps en temps aux com. des uns et des autres. Il se spécialisa très vite dans le commentaire des dissertations d’une jeune femme dépressive, peut être schizophrène. Cette femme possédait, sans aucun doute, des qualités littéraires mais sa maladie transformait ses écrits en bouillie surréalistes, en flots de logorrhée qui massacrait allégrement grammaire et syntaxe. En voici un exemple : « Ma sœur était avec un gars depuis quelque temps lorsque sa belle-mère lui mit la pression. Elle alla chez le curé avec son compagnon discuter de la question du cérémonial. Chichis, bataclan, ma mère voulait coudre la robe de mariée à la main mais elle en acheta une plutôt marrante en classique, vous voyez le style (franchement non, mais passons). Moi c’était ma sœur alors forcement ce n’est pas tous les jours qu’on se marie. Bon ils décidèrent de se marier en montagne, l’Everest enfin presque. Bon deux jours avant je décide de préparer des salades traiteur (recettes trouvées chez Elle) pour les 140 invités, bon chez nous c’est vrai, enfin on est très banquet, pas restaurant mais banquet, le même que chez Platon ! Avec service champagne, cocktails etc., quiches lorraines etc. On fait les bouffons on claksonne. On va à la chapelle de l’Everest, 36 virages en épingle sur une route poussiéreuse pour 30 2cv, (ah au fait, trente cousins de Slovaquie sont venus) pépé mémé etc. ; ma sœur a décidé de s’habiller en noir, j’ai deux sœurs, donc une en blanc l’autre en noir et moi en bleu marine avec un chignon banane. Bon pendant la messe je récite ce fameux poème de Verlaine (première fois que je professe une messe en bleue marine et chignon banane) que j’ai oublié, voilà on prend des photos. 30 virages en épingle en descendant pour 30 2cv Salade traiteur trou normand bourgeois et tutti quanti. Ma sœur restera mariée six mois, quand elle décide de divorcer, elle n’avait pas envie de se marier en fait c’était sa future belle-mère qui lui foutait la pression. Six mois de procédure, 10000 francs d’avocat et le tout fut joué. A suivre les feux de l’amour vendredi prochain. » Suit l’intervention de Magnana. « Quand on décide de se marier en montagne, Everest ou Mont Blanc ou mont Pelloux vive l’époux, on doit s’attendre à subir la pression atmosphérique en plus de celle de la belle-mère. Mais si on tombe de la montagne Pelloux, adieu l’époux, sur la belle-mère on risque de l’écraser pour de bon, une fois la belle-mère écrasée on se fera écraser par les frais de l’avocat, qu’on aurait mieux fait de manger (l’avocat) à la place de la quiche lorraine dans un banquet républicain plutôt que dans celui de Platon. » Puis il ajouta un post scriptum « Si à trois sœurs vous vous étiez habillées une en rouge, la mariée en blanc, l’autre en bleu, avec les trois couleurs du drapeaux national vous auriez pu éviter le divorce » Magnana, prenant le contre pieds de ces chroniques, en ajoutait dans le délire, si bien qu’il devenait difficile de le suivre. Il avait choisi comme pseudo le nom grec de Kalos. J’allais sur mes cinquante sept ans, mais Kalos- Magnana eut le culot de me dire en plaisantant « Vous allez vers une jeunesse éternelle, et j’aimerais savoir à quelle source de jouvence vous avez bu ».

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  • 04/04/13--01:54: Dans la glace par Persone_sz
  • ______________________________________ Dans la glace Voilà l'aube des dix ans de notre séparation... ... Elle m'a trouvé en apparence rendu à moi-même... Elle presque l'ombre d'une femme... Nous nous sommes promenés dans la forêt par un sentier silencieux de mousse et d'herbe Mais je ne pouvais pas la regarder dans les yeux Et elle ne pouvait pas me regarder dans les yeux Tel était notre regret... Mes cheveux commençaient à grisonner et elle réduite à l'ombre d'elle même... Nous avons parlé du ciel de l'eau... de tout ou presque pour cacher nos pensées pour ne pas imaginer et revivre par le souvenir nos ivresses... Puis elle s'est assombrie à mesure que la nuit tombait Et je l'ai laissée un moment seule dans sa chambre comme je le faisais lorsque nous vivions ensemble... Elle s'est regardée dans la glace et quelque chose lui a dit : « On doit mourir tout à fait quand on est à moitié morte Et surtout ne pas tromper la vie... Ne pas tricher avec l'amour ! » Elle dit : « J'ai fait cela... en regardant là... dans la glace... ! » http://www.youtube.com/watch?v=Hb4eiXFLFqI M .

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    L’autre matin, ce n’était pas "sardines" dans le métro. Il était même étrangement déserté. Rien d’insolite pourtant, pas la moindre menace terroriste à l’horizon, ni de fin du monde annoncée, un jour comme un autre, qui ne s’était même pas glissé malicieusement dans une période de vacances scolaires. Un jour de place assise (en aparté : mes sœurs, je vous le dis, nous avons, au moins en un domaine, gagné une incontestable égalité, aucun homme de 7 à 77 ans ne cède désormais sa place à une femme, fut-elle très âgée). Bref, j’arrive à la bourre, la rame est prête à s’ébranler, la sirène corne la fermeture des portes, je m’élance, saute, bouscule au passage ; on me lance des regards meurtriers… la routine en ce monde inhumain et impitoyable. Dans mon dos, un vieux monsieur encore plus pressé (c’est intrigant, je me demande pourquoi) fait de même. Et son gros carton reste coincé. La corne s’emballe, tout le monde s’arrime aux portes pour les tenir écartées, ouf ! Le carton est sauvé ! Pour un peu on avait du coq en bouillie (je le préfère au vin). Dans ce carton mal fermé, il y a en effet un coq… vivant et furax d’être sans ménagement bringuebalé. Kokekoko ! Japonais ? Coucarékou ! Russe peut-être ? Cocorico ! Un coq gaulois en fait qui a du se mettre à parler les langues étrangères sous l’effet du stress et de la colère. Il passe le cou par le trou de sa cage improvisée, le vieux lui appuie sur la tête comme un flic de série américaine. Il me sourit au passage, le vieux, pas le coq, parce que moi je ris franchement. Il n’a pas dit son dernier mot, le coq, pas le vieux. Cocorico ! En deux coups de cuillère à pot, il gicle de sa boite tel un beau diable rouquin avec une crête formidable. Tout le wagon se marre et moi je ne suis plus dans cet étroit boyau du ventre lyonnais, je suis entre Santa Cruz et Quijarro dans ce train fameux, quand il se nommait encore le train de la mort. La flûte des Andes pour la couleur locale et Ima Sumac, la péruvienne chimère vocale, musicalisent mon film. Jean Macé ! Le trajet est court, je l’ai déjà souligné mais mon cinéma, en plus de 24 images/seconde, m’en a fait voir du paysage ! Jean Macé ! Avec regret, je quitte le gallinacé, je l’aurais bien accompagné jusqu’à sa destination finale. Grâce lui soit rendue, tous ces visages moroses, fermés, indifférenciés ont ce jour là, par le rire, acquis une réelle singularité.

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  • 04/04/13--10:36: Les amants reunis par Cypou
  • Les amants réunis Je vais vous parler d’elles elle m’en parle également cette voyelle ! Me reviennent à la mémoire en dentelles Ces souvenirs qu’aussi j’ai avec elle. Comment ne pas, en passant dans le coin, Volets fermés depuis des années ou guirlandes encore clignotantes pour témoins, penser à celles qui, espiègles pour le moins, Ont ouvert bien souvent leur porte ne serait ce que pour lorgner dans un coin. Ce sont des valeurs pour sûr dont on à du mal à se passer. Par trop s’en éloigner nous fait déjà vouloir les retrouver alors, avant de franchir le pas de s’en séparer, On hésite comme pour souvenirs garder.... Leur âme a bercé nos plus belles escapades ; Elles se souviennent encore de tant d’incartades, De ces moments ou le sublime ne côtoyait pas le fade Et ou en leur sein brillait le soleil de nuits de rigolades…. Leur robe de marié est certes un peu défraichie. Non non ! Ne pensez pas qu’en elles croupi en mode ralenti ce qui rappelle la vie. Elles n’accepteraient jamais une telle infamie. Au pied de la colline par le feu anéantie ou sur ce promontoire au pieds vieilli d’un champ désormais défiguré par un dépôt établi, elles n’attendent pour seule embellie ……que le retour des amants réunis. Cypou le 03/04/13

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    Une lune noir-réglisse palpite entre mes tempes J'ai un goût d'apocalypse sous la langue Comme un goût de terre, de feu et de cendre Puisque tout vient, tout fuit à qui sait attendre L'espoir tendre s'esquive, tout roule et tout tangue Tandis qu'elle s'élance la belle nonchalante Lente et souriante, elle danse, balance triomphante La fiancée de mes pensées noires et blanches Elle me susurre des émois surannés, L'oiseleuse, la dénicheuse de passé Elle perce à jour mes secrètes infirmités Elle ravive pêle-mêle soupirs et regrets Elle préside aux procès qu'elle m' intente Elle orchestre le trouble et la tourmente Elle déjoue les petits arrangements Demi-vérités, dénis, faux semblants Cette conscience sonde et raille toutes mes failles Elle m'assaille : « Beau travail, beau travail ! » Et j'entends : « Au travail, au travail ! » V.V PS : Je remercie ici toute la Hollandie et plus particulièrement son ministre du budget démissionnaire. La conscience, les yeux dans les yeux, la probité vertueuse, la citoyenneté? Des qualités souhaitables mais dérisoires et imaginaires!

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    Ce jeune couple là, à deux tables de moi, je suis sûre qu'ils viennent de se rencontrer via un site internet. J'en mettrais ma main au feu (de l'amour). Ils ne se touchent pas, séparés par une théière fumante et deux portables, se parlent avec familiarité mais sans tendresse. J'attrape au passage le récit plein d'humour d'une inscription dans un club sportif, d'un amour pour la BD et le rollers, d'un boulot (ou d'un stage, je n'entends pas bien) dans une agence de design. Ca ne marchera pas. Ils vont se quitter dès que la théière sera vide, je le sens. Même s'ils se parlent avec volubilité, une atmosphère de déception plane. Encore assis à cette table, ils sont déjà partis. Ce n'est pas elle pour lui. Ce n'est pas lui pour elle. Elle rit encore à un mot qu'il dit, il lui pose une question, aimable, mais ils sont ailleurs (s'élançant vers d'autres rendez-vous ? pensant à ce temps perdu ? à la pluie qui menace, au match Gueugnon-Guingamp ?). Soudain, c'est la fin. Toujours sur le ton de bonne compagnie ils se serrent la main, ça a vraiment été sympa de se voir. Super. Génial. Si un jour, sortie en rollers, envie de voir un film...Ils sont bien physiquement. Qu'est-ce qui n'a pas marché? Il me semble que tout était suspendu, le destin du monde, la situation économique, politique, la dette de la France, l'ulcère de mon oncle Robert, à cette rencontre. Et puisque ça n'a pas marché, rien ne marchera. C'est idiot. Il faut que j'arrête le Perrier citron.

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  • 04/07/13--14:50: poème coquin par Nyx51
  • Une âme coquine Pour ton plus grand plaisir Une âme amoureuse Pour te rendre le plus heureux Je m’épile, je me parfume Je me fais belle pour ta vue J'enfile mes bas une belle tenue Je veux être sexy pour ta venue Je suis ici, je te taquine Tu es là, envie de toi Je te caresse, je t'effleure Je te devine, je te désire Éveille mon émoi Je suis toute à toi Titille mon désir Et j'éveillerai ton plaisir Ton corps contre le mien Ta douceur m'attire... Ta peau douce contre la mienne Tes caresses m'agitent... Explorateur de l'amour A la recherche de sensations Nous perdons toutes raisons Pour s'abandonner au plaisir Ce plaisir que tu me donnes Cette excitation que tu me procures Ce 7e ciel que tu m'offres Toute cette exaltation... Qui font de toi l'homme le plus merveilleux De moi une femme très heureuse Pour une jouissance enivrante De tout ce bonheur existant... excitant...

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    Elle n’est pas belle. Ma phrase est directe et je ne cherche pas à être méchant. J’ai simplement ouvert les yeux. Et j’ai décrit. Ses cheveux sont un enchevêtrement de matière, bouclée, épaisse et informe. Les doigt s’y accrochent et s’emprisonnent dans des nœuds impossibles. Son cou n’existe pas. Il y a bien quelque chose qui relie le buste à la tête, et sur lequel parfois s’accroche un vague collier. Mais rien qui ne fasse penser à la délicatesse du cygne, et qui émeut par sa fragilité avant même d’avoir vu le reste. Ses jambes, elles, sont deux et jambonneuses. Elles se hissent sur des pieds plats qui ne s’accordent en aucun cas d’une belle paire d’escarpins. D’énormes coussins capitonnés. C’est à quoi ses fesses me font penser. Elles feraient de la plus fine dentelle un filet à provision. Plus haut, sur la face opposée, les seins sont deux globes indisciplinés qui eussent été nourriciers, si elle avait eu un enfant. Le nez existe ; il sert à respirer. Il est un peu kaléidoscope : profil droit crochu, profil gauche presque régulier, vue de face narineuse. Sa bouche est peuplée de dents larges et blanches, encadrée de lèvres larges et brunes. Enfin, elle a de bons yeux. Pas de lunettes. Excellente vision. Un homme lui caresse la main.

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  • 04/07/13--00:04: Je-(t)u-X par Campagnarde
  • Aux bords du Jeu de la Guerre, War Game, Kriegspiel ; il y a ceux du nord : froids tout en acier inoxydables mais si innocents ; ceux du sud qu'on chasse vers nulle part : desséchés dans des camps sans fortune ; il y a ceux de l'ouest qui n'en finissent pas de se coucher ; il y a ceux de l'est qui essayent de se lever... Des plateaux de jeux, il en a de toutes sortes : il y a celui situationniste de salon ou d'écran? Il y a votre écran de télévision : infos ou intox? Il y a l'Agit peut-être pas si propre? Il y a la terre. Qui sont les joueurs, qui sont les pions? Cliquez les chevillettes, regardez les bobinettes! http://www.ecrans.fr/Debord-Kriegspiel,3636.html http://minilien.fr/a0lwrv http://r-s-g.org/kriegspiel/rules.php http://www.youtube.com/watch?v=7E-UJ8i_PoI http://www.mecanopolis.org/?p=27411 La fin du monde (1931 Abel Gance et 2012...) http://minilien.fr/a0lwth http://minilien.fr/a0lwtg On peut aussi en rire.... http://minilien.fr/a0lwre Et un peu de zik : http://www.youtube.com/watch?v=aGJC0KAPeYA Elle est pas terroriste, elle est pas anti-terroriste. Elle est pas intégriste, elle est pas seule sur terre.

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    Je plante des fleurs, pétunias et impatients de guinée … Je verrai bientôt ma petite poupée aux pommettes roses et yeux malicieux, couverte de ses baisers mouillés, mon cœur explose, ce mec me plait, intrigant mais il me plait, je mouille, c’est cérébral, ah, quel bonheur, la ‘’jolie’’ n’est pas morte, mais ‘’plus tu me plais plus tu m’échappes, et c’est comme ça que tu m’attrapes, non n’essaie pas de comprendre, ce qui t’échappe c’est toujours moi ‘’, ce petit luxe si providentiel, elle m’énerve, mais elle m’énerve, elle me tape vraiment sur le système, l’obèse du boulot, je hais les grosses qui font semblant d’être joviales et qui sont méchantes, mais méchantes, ce soir voir Macbeth ou Baby doll, Shakespeare et Orson Welles contre Kazan et Tennessee Williams, plouf, plouf, plouf ce sera…, non prendre une cuite plutôt, un verre, deux verres, la bouteille, bonjour les dégâts, coucher toute habillée même pas démaquillée, se lever toute honte bue, vivement dimanche prochain, j’adore les dimanches, surtout quand il ne se passe rien, je ris ou je pleure, que d’émotion, acheter du café, marre du thé, et du produit pour le lave vaisselle, j’ai envie de danser, de danser, de danser, de danser, de stripteaser sur une table, Ciel, ne pas faire honte à maman, reprendre Kawabata, laissé il y a longtemps, et cet ‘’univers transparent et limpide comme un bloc de glace du moine qui médite où le bruit de l’encens qui se consume peut faire retentir le bruit d’une maison qui s’embrase dans un incendie, et le bruissement de la cendre de l’encens qui tombe peut résonner comme un tonnerre‘’, le regard ultime ! Merde, j’ai plus assez de terreau et d‘or brun … pour planter les fleurs, zinias et géraniums. http://www.dailymotion.com/video/x8o904_ces-petits-luxes-christophe_music#.UWGngkrYr0c

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    Allez viens donc que je te ripoline un peu ! Approche-toi de la lumière. Là. Tourne-toi d’abord, que je vois bien ton dos, c’est par lui que je vais commencer : ce sera la première couche. Tu vas voir, non tu ne verras pas, puisque c’est derrière, mais aies confiance, tu sais bien que je vais m’appliquer. Non t’appliquer à toi, sur la peau, et de tout mon cœur, une belle épaisseur de ce bleu là, ce bleu là te convient-il ? c’est une bonne marque, aucune inquiétude, le logo l’atteste, tu ne risques rien. C’est un bleu Klee, le plus pur, imagine, un grand bleu, du rond de tes épaules, ondulant sur tes vertèbres, chutant jusque dans les reins, c’est magnifique, magnifiquement bleu, dommage que tu ne puisses voir. Pour ton devant, choisis donc ta couleur. On peut faire en deux tons. Voici du rose et puis du vert. Du pourpre pour les joues et du vermeil pour ta bouche. Ou encore du jaune pour éclairer. La palette est large, et j’ai plusieurs pinceaux. Pour le bout de tes seins j’opterais pour du brun, et une goutte d’or pour le diamant de ton nombril. Et cela te fait rire, tu cries que cela chatouille ! Je t'en supplie, cesse de remuer ! On peut aussi écrire, des mots, un poème, ce que tu voudras. Tu n’as qu’à demander. Tiens regarde, je dessine une fleur juste en haut du pubis, ça fait beau, ça fait chaud. Une coulée de violet sur tes cuisses, et un peu d’orangé pour un peu plus d’effets. C’est magnifique. Regarde, des étoiles de mer s'échappent de tes pieds. Tiens voici du rouge, pour tes paumes de main, c'est bon, je crois que j’ai fini. A présent, poste toi devant la glace et vois. C’est inouï, tu es superbe. On dirait un Matisse. Il n’y a plus qu’à sécher. Pour ton Adam, ma belle, sois patiente, demain je m'y colle.

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    Picasso a quitté ce monde il y a maintenant quarante années. Quarante années avant Margaret Thatcher. Le 8 avril 1973. Cela fait loin. Est-il pour autant oublié ? Je ne le pense pas, au contraire ! Je regarde ce que j’avais pu écrire le 11 décembre 2008 sur ce grand peintre et je m’aperçois qu’il y a quelques mises à jour à faire. Là, le 11 décembre 2008 : http://www.pointscommuns.com/le-mystere-picasso-commentaire-cinema-74637.html J’expliquais alors que je venais de terminer mon époque dichotomique : Picasso OU Dali. Et que j’évoluais très progressivement dans l’époque consensuelle : les deux mon général ! L’évolution s’est donc poursuivie, d’autant plus qu’entre ces deux com’, je suis allé dans deux grandes expos sur les deux grands peintres (dans deux grands musées dans une grande ville d’un grand pays d’une petite planète). Dali a en effet fait sa rétrospective il y a quelques mois au Centre Pompidou et c’était délicieux. L’affluence hélas était au rendez-vous. Les derniers jours furent en non-stop, c’était ouvert tout la nuit ! J’avais bénéficié de ces ultra-nocturnes au Grand Palais pour Picasso (et ses maîtres). J’avais pris rendez-vous à une heure trente du matin et j’ai quand même été mis à la porte à quatre heures (car ils fermaient quand même quelques heures le matin). C’était la nuit du vendredi au samedi et l’expo finissait le lundi. En fin janvier ou début février 2009, si ma mémoire est bonne (j’y suis allé le 30 janvier 2009 et l’expo a fini le 2 février : ma mémoire était bonne). Il y avait du monde, certes, mais bien moins qu’un samedi après-midi, et puis, quelle magie de traverser les salles en pleine nuit. J’adore la nuit, propice à la réflexion, au rêve et à l’émotion. C’est là où j’ai pu comprendre l’extrême génie de Picasso. Mais pas seulement comprendre (car c’est très cérébral, la compréhension). Aussi ressentir. À l’âge de dix-huit ans, il était déjà capable de faire des copies extraordinairement réussies des plus grands maîtres du classique. Il n’avait donc rien à envier à personne. Plus rien à prouver. Donc, tout à découvrir. Très vite, il a pu s’enrichir grâce aux commandes qui affluaient. Le contraire d’un Van Gogh. Il était donc débarrassé (comme Dali) de toutes les contingences matérielles. Il pouvait se consacrer pleinement à son art sans faire de l’alimentaire bridé ou bridant. À chaque période, sa muse. Dans le film de Clouzot, non, dans un documentaire sur Picasso, une de ses égéries (vivant encore à l’époque du tournage) expliquait qu’elle avait compris qu’elle allait être jetée dehors (avec toutes les rentes et appartement associés) avant qu’il ne l’eût annoncé quand elle a vu qu’il venait de changer de style. Bref, Picasso était un chercheur expérimental en peinture, comme Pierre Henry est un chercheur expérimental en musique. La confrontation directe à l’œuvre, dans les grandes salles du Grand Palais, m’a fait parfois tressaillir le cœur, par cette furtive perspective qui, soudain, prenait corps dans ma tête et faisait sens avec mes propres référents. Je serais bien incapable d’écrire des thèses sur sa peinture, à l’évolution complexe qui nécessite déjà une très grande connaissance. Mais je crois, à ma grande surprise, avoir réussi un truc inimaginable il y a une vingtaine d’années, à savoir, d’avoir troué cette bulle sanctuarisée et d’être rentré dedans, par un petit trou. Alors, c’est sûr, je réagis maintenant différemment quand je lis (fréquent sur Internet) ou j’entends (plus rare dans les médias) ceux qui, plutôt sans savoir, critiquent bestialement la peinture de Picasso, considérée comme dégénérée, comme du grand n’importe quoi et qu’un enfant de trois ans serait capable de produire. Avant, silencieux, j’opinais plutôt du chef, puis je la ramenais avec mon Dali adoré. Aujourd’hui, je reste tout aussi silencieux (à quoi bon un débat sur les goûts et les couleurs ?) mais je souris un peu dans mes moustaches. J’avais l’impression d’être allé un peu plus loin que ce stade basique et primaire. Que j’avais fait l’effort d’entrer dans Picasso. Je ne m’y sens pas encore entièrement à l’aise, c’est vrai, mais certaines œuvres me font maintenant sens. Parce que je les ai déjà regardées. Avant, je m’éclipsais. Et puis, peut-être aussi parce que Degas est passé, puis plein d’autres. Que Dali, qui a été mon idole d’adolescent, n’est plus unique. Que je n’ai plus à formater mon cerveau sur la stupide division Picasso versus Dali. Que mon esprit, plus mûr, peut prendre une dimension supplémentaire ou deux, et en plus, parce qu’il y a de la place pour tout le monde. Plus généralement, c’est mon ouverture à l’art contemporain qui a perturbé mes petites idées reçues. Car la curiosité l’a emporté sur mon préjugé très défavorable sur tout ce qui se fait de moderne ("c’était-mieux-avant"). Et je suis à l’aise pour me dire que je suis aussi capable de critique, car j’ai par exemple apprécié une œuvre de Boltanski mais détesté une autre œuvre du même auteur. Le meilleur crash test me paraît très personnel. Il est évidemment d’éviter l’influence extérieure (ce qui est parfois difficile dans ce monde de matraquage d’idées reçues). Mais complètement : ne pas refuser une œuvre parce qu’elle est très courue. Quand j’étais jeune, cela m’a valu quelques retards à l’allumage : j’ai découvert très tardivement quelques pépites que j’aurais pu savourer bien plus tôt, simplement à cause de ma peur du grand nombre. Indépendance, plus ou moins réelle, donc, et inutilité d’une connaissance encyclopédique. Eh oui, j’adore les encyclopédies mais je déconseille d’aborder une œuvre d’art par l’intelligence. Je ne la recommande qu’au second jet, que pour la seconde lame de rasoir. Car ce qui doit l’emporter, et c’est donc très personnel, c’est l’émotion que le regard d’un tableau engendre. S’il fait sens ou pas. C’est très subjectif. C’est carrément indicible. L’art n’a pas besoin d’argument, et Picasso en est le plus bel exemple. Le lien de la dernière grande expo Picasso : http://www.rmn.fr/picasso-et-les-maitres

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    -« Tu veux quelques geignardises avec ton café ? » -« Ah oui avec plaisir ! Hum la grosse avec le glaçage au sucre rose et ses vermicelles multicolores elle est à quel parfum ? » -« Un parfum d’insatisfaction chronique ça te fait envie ? » -« Oh elles me font toutes envies tu aurais la nouveauté qui fait fureur ? » -« L’Ennui Inné ? » -« Non le Suicide Génétique ! » -« Ah non celle là est impossible à trouver, elle est en édition limitée et déjà presque épuisée… » -« Bon tu me proposes quoi alors ? » -« Une Dépression Récurrente, Le Goût du Malheur, ou j’ai aussi une délicieuse Manque d’Energie » -« Bof je les connais toutes celles là tu n’as rien de plus original ? » -« La Déception Automatique ! elle va te plaire j’en suis sûre » -« J'hésite, elle a un goût d’antibiotique ? » -« Nan pourquoi elle est juste insipide et grasse comme il faut » -« Tant mieux j’aurais eu peur qu’elle me guérisse, comment veux tu que je me tue à petits feux sinon ? Hum c’est vrai qu’elle est frustrante à souhait » -« Tu veux en goûter une autre ? » -« Non je te remercie je vais rentrer me faire une Lassitude Ordinaire » -« Ah tu m’invites ? » -« T’es folle ! tu vas finir par me rendre heureuse, bon rendez vous samedi chez Nicole elle nous prépare une Déréliction Magnifique ! » -« Dis donc elle est pas un peu snob ta copine ? » -« Si, mais elle est tellement douée pour me saper le moral que je la garde précieusement ! » -« Bonne déprime » -« Merci, n'oublie pas de pleurer à chaudes larmes ça entretient les rides » -« T’es une vraie garce, rumine fort ! » -"Bijou, Bijou, le temps ça pourrit tout"

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