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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    « Comment vous sentez-vous après avoir tué quelqu'un? » lui demande-t-on un jour. Richard Burton réplique : « Fort bien, et vous-même ? » Burton, l’explorateur. Il parle arabe, et hindoustani, parmi 30 autres langues. Il est entré à la Mecque, déguisé en pèlerin afghan et sûrement initié au soufisme.. Il a traduit les Mille et une Nuits, et le Kama Sutra. Extravagant, anti-victorien, original, exceptionnel. C’est un militaire, passionné par l’Orient, puis par l’Afrique , et expérimentateur passionné de la plupart des perversions humaines. Borges dit de lui qu’il expérimenta « toutes les manières d’être un homme que connaissent les hommes ». Mais sous l’Angleterre victorienne, son érotomanie est bien évidemment mal vue : s’il parle de pratiques sexuelles, c’est qu’il y a participé. S’il mesure la longueur du pénis des hommes d’Afrique, c’est qu’il doit être un peu homosexuel… et aussi pédophile ...et pourquoi pas assassin. L’Angleterre, sous la Reine Victoria, est arrivée, avec les trains et le télégraphe, à réduire les distances et à augmenter ses richesses. Et se pose la question sur ces blancs de« terra incognita », qui choque leur rationalité et insulte leur désir de domination/savoir. Le temps de l’expansion coloniale est arrivé, doublé du désir de connaître l’inconnu. Des missionnaires partent pour convertir. Des explorateurs partent pour découvrir. En particulier les sources du Nil. James Bruce, écossais, part, perd sa caisse d’exploration en mer, et est rejoint par Buffon ;l’un découvre la flore et la faune, l’autre, la source du Nil…bleu. Facile. Car très vite la Société Royale de Géographie londonienne se rend compte qu’il y plusieurs sources. Burton part avec Speke depuis Zanzibar en 1857. Speke est un chasseur de fauves, et botaniste et géologue. Ils en arrivent vite à se haïr, et pourtant ils sont obligés de faire route ensemble dans des conditions difficiles (abcès de la langue pour Burton qui , de plus, peut à peine marcher ,inflammation oculaire pour Speke, devenu presque aveugle, et paludisme dévorant.) Ils se haïssent tellement qu’ils décident de se séparer. Speke a l’intuition de découvrir la source du Nil en « voyant »- enfin, pas vraiment, puisqu’il est aveugle- le lac « Victoria », mais ne va pas plus loin. Burton croit au contraire qu’il faut chercher aux alentours du Kilimandjaro. Speke revient à Londres, et contrairement à sa promesse faite à Burton, il communique sa « découverte » qui n’est qu’une intuition alors. Puis se suicide. Les avis sont partagés : Livingstone croit Burton. Stanley, un journaliste américain, croit Speke. Une seule chose est sûre : il y a deux Nils, le bleu, déjà découvert, et le blanc. Mais ce blanc est lui même ramifié en plusieurs sources. Ceci est un feuilleton, la suite la semaine prochaine.

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    On peut bien habiter, même en France, le bout du monde et s’en trouver fort aise. C’est le plus souvent un lieu où l’encaissement d’une rivière empêche tout passage, et y croiser quelqu’un tient du prodige. A moins de l’y avoir convié. Encore plus loin, « tout derrière la géographie », il y a même des gens qui se plaisent à vivre carrément au trouduc du monde, en pleine cambrousse, et ne leur demandez pas pourquoi ; avec vos angoisses citadines, vous les feriez rire. Etre ravitaillés par les corbeaux ne les gêne pas du tout, au contraire. Surtout depuis l’arrivée du congélateur, bienvenu, il faut l’admettre. Ces lieux inaccessibles portent des noms qui en disent long sur la difficulté à s’y rendre et surtout le temps qu’on passe à les atteindre : tout le monde ici connaît Perpette-les-Oies, et son avant-goût d’éternité ! Mais si Perpette est vraiment loin, Trifouilly des mêmes Oies et Petaouchnok sont seulement des bleds paumés, pas forcément si lointains. Des Perpettes il y en a pléthore : Perpette-les-Bains, Perpette-les-Alouettes, même parait-il un Perpette-les-Andouillettes, mais personnellement j’adore surtout Perpette-les-Olivettes, à deux encablures de chez moi, dans le sud de la France où règne face au mistral, vous le savez, l’olivier tourmenté. Des patelins avec des noms d’oiseaux on n’en manque certes pas, mais je ne connais pas de plus grand bonheur que de recenser ces noms de Clochemerle, Espigoule, ou encore de Pamparigouste « décrit comme une île et un royaume imaginaire, au large de l'Étang de Berre ( !) , peuplé de fées et inaccessible aux hommes. Wiki précise que cette île occupe une place majeure dans l'imaginaire provençal. La légende raconte que ce royaume a été créé de toutes pièces par des fées exilées qui lui donnèrent d'immenses richesses et une grande fertilité. Afin que personne ne voie ce royaume, les fées l'entourèrent d'une barrière invisible, qu'aucun homme ne pouvait traverser. » On ne peut que le croire. Bref, vous comprendrez vite que ce Pamparigouste, au fond de sa pampa, désigne un lieu vraiment lointain et quasiment inaccessible, voire hostile, ce qui autorise des expressions pas forcément aimables du type « si tu persistes à m'embêter, je t’expédie à Pamparigouste ! » sous-entendu on n’est pas près de te revoir !!! On peut de la même façon envoyer au diable vauvert, ou à dache quiconque nous pèse un peu trop ! Comme on choisissait du temps de sa gloire d’engager les importuns à aller en Grèce, se faire voir –ou plus encore- chez les grecs ! et même y rester jusqu’aux calendes ! De moins belliqueux, savoureront, en attendant la Saint-Glinglin, le projet de fuir, loin des villes, la civilisation qui les accable, et choisiront de s’envoler vers une Pampelune, « de l’autre côté de la lune », ou opter pour Tombouctou autrefois plus exotique, à moins que Tataouine-les-Bains- en plein désert pourtant, n’emporte définitivement leur préférence ! Ou plus proches enfin, et absolument réels cette fois, Cucuron, en Provence, dont le nom fait tant rire les enfants, et dans l’Aude, Cucugnan qui fait sourire les grands, avec son curé que Daudet avait transporté en Provence pour sa messe de Noël ! Oz, Ys, Cocagne, ou Utopie, Zanzibar ou Eldorado, et d’autres encore, territoires du rêve et de l’imaginaire, incertains et mouvants, finis ou infinis, il n’y a rien d’étonnant que ces pays finissent par exister tant ils nous ressemblent et nous parlent de nous, du bord de nous, du bout du monde ! (Oupsss, j’allais oublier Groland ! ) http://www.ign.fr/sites/all/files/glossaire_noms_lieux.pdf http://youtu.be/UoMYQeDnSz0

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  • 04/16/13--05:58: ligne éléctrique par PoinG
  • Il m’appelle. Ce n’est pas désintéressé. Mais ce qu’il me dit, c’est ce que je veux entendre. D’ailleurs je n’entends que la musique de sa voix mélodieuse, le poids des mots coule sur ma peau comme un bain douche Obao (Bleu Caraïbes ou Bleu cuvette). Il me dit des 5, des 7 globuleux de zéro, j’entends, je te veux de cinq à sept, j’suis ton éros. Il dit vous en aurez pour votre oseille, j’entends, je te lècherais jusqu’aux orteils, il répète que je n’ai qu’à m’occuper de rien, j’entends je vais m’occuper de toi bien, qu’il fera tout du devis jusqu’au dommage-ouvrage, je te ferais tout du pelvis jusqu’aux derniers outrages, il dit vous ne le regretterez pas, j’entends que je ne le regretterai pas. Il me dit tapez sur la touche étoile, oui pour accord, j’entends tape-moi, touche-moi l’étoile, oui, encore... Il finit, on vous rappelle dans un mois blablabla. Il a jamais rappelé. Y’a que le cris des mouettes dans ma studette, elles disent, qu’est-ce que t’es bête ! J’entends, qu’est-ce que t’es belle ! La mer est bleu électrique, devant la centrale de Gravelines.

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  • 04/16/13--13:42: L'hiver... par Annainessa
  • L'hiver a été long, coriace, interminable et froids comme tous les murs qu'ils ont repeints en blanc dans mon hôpital, blouse blanche, murs blancs, patients dépenaillés aux vêtements colorés, ils continuent leurs routes sans se soucier du manque d'harmonie qu'on cherche à leur infliger. Journées sombres où la nuit tombait sur nous à peine notre regard levé vers un pâle soleil, trajets de voitures tous les jours entre les camions rageurs et les imprudents, partir, revenir, dormir dans une bulle d'inconscience. Ecouter ces souffrances, rire de bon coeur avec ceux qu'on connaît si bien, quand chacun s'appelle par son prénom marquant le temps passé en ces lieux, tant pour le soignant que le soigné. Brève aventure avec un homme autre, loin de mes habitudes et de ma vie parmi ces désespérés du coeur et oublieux de leurs corps. Est ce le temps qui a trop passé où ces souffrances traversées, je peinais à prendre mon envol dans le renouveau des sentiments, d'un autre corps et d'un esprit riche en chemins de traverses à découvrir. J'étais là mais sans ce qui aurai pu me permettre d'y être vraiment, comme si j'avais perdu en chemin des petites parties de moi, égarée que j'étais dans cette grande forêt, sombre et silencieuse. J'écoute mes patients, leurs angoisses sont parfois les miennes mais je ne le dis pas. Il faut que je retrouve ce que j'ai égaré, je ne sais où chercher, les ponts sont coupés, le puzzle dévasté par une sourde colère, je n'ai plus de digue. Le soir parfois la neige recouvrait mes pas, glissement sur la route, choc de ferraille, la police était juste derrière moi, rien de grave mais l'aurais supporté par ailleurs moi qui tremble comme une feuille au moindre coup de vent. L'hiver est fini...enfin, mes tulipes se hissent vers leurs couleurs, mon chèvrefeuille se prépare ses belles fleurs, océan vers qui tapisse les murs de ma cour dans laquelle les oiseaux viennent se poser, je les entends chaque matin. Du soleil enfin, mes patients offrent leurs visages à la lumière ou s'allongent dans l'herbe vert foncé au milieu des pissenlits, une cigarette au coin des lèvres ou la paume de la main caressant cette terre qui revit. Chacun doit poursuivre son chemin, avec ce qui nous lie ou nous désunit, chaque jour est à réapprendre et à comprendre, pour esquisser une ébauche de vie.

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  • 04/17/13--10:39: Bienvenue chez toi par Cypou
  • Bienvenue chez toi Alentour la ville semble endormie ; il est trois heures du matin ; seul le cliquetis de la pendule brise le silence ; ce silence que j’aime. Chaque seconde nous rapproche. Une nouvelle vie t’attends ; je sais que tu vas la trouver changée maman. J’ai mis ton appartement sans dessus dessous ; enfin bref ! Tu me comprends ; j’ai remis un peu d’ordre ; pas trop pour que tu te reconnaisses mais surement trop parce que je pesterai moi aussi si quelqu’un, fusse t’il cher à mon cœur, se hasardait à ranger mon atelier à la maison….cet endroit où j’arrive encore à mettre un pied devant l’autre mais où je retrouve toujours ce que je cherche…. De quoi j’me mêle !.... Bon d’accord maman j’exagère mais c’était nécessaire. Il ne faut pas plaisanter ; les journaux de 2003 et tes fringues du 46 ne sont plus d’actualité. Comment veux tu que la technicienne de surface justifie son titre si point de surface à nettoyer n’existe… Bon ! …Je plaisante maman ; il faut bien qu’on rigole. J’ai envie que tu rigoles maman ; d’ailleurs je t’entends me dire « tu exagères mon fils » ; si si … Je te connais ; tu es même capable de prendre pour témoin n’importe quel inconnu et lui demander « vous ne croyez pas que mon fils exagère ? »…. Ah c’est sur, dans ce cas tu as toujours trouvé un allié qui ne dira rien ou n’osera te contredire; tous des lâcheurs ! ….a croire que tu en imposes avec tes questions pleine de convictions…. Moi ? Je sais maman moi souvent je ne sais pas faire ; je n’arrive à me taire que quand je me mets à ta place. Cela c’est le cadeau que je m’offre parfois ; il a valeur d’or tellement il n’est jamais facile de se mettre à la place de l’autre…. Ma raison me dicte parfois de te respecter alors je vis bien ; je vis mieux….. Je suis comme toi ; je prends la vie sans me poser de question ; je pourrai même parfois oublier qu’il est l’heure de manger ; m’en fiche ; personne ne va venir frapper à la porte pour faire réchauffer mes plats…ah non maman faut pas pousser je n’oublierai quand même pas de prendre mes chaussettes pour sortir quand il caille à pierre fendre. …. Maman je ne devrai pas te le dire ; c’est la voisine qui moucharde …..et même que l’ambulancier l’autre jour m’a dit que tu étais « un sacré phénomène »…..non non entre fils et mère on ne moucharde pas ….tout de même… ! ! ! Il paraitrait même que l’interne s’est éprise de toi et que ton absence va lui manquer…. Eh ouaih maman je suis capable de faire des bêtises moi aussi…..non pas sur internet ….qu’est ce que tu insinues la ??? Pour l’heure je suis devenu complètement dingue….. J’ai trié tes fringues ; je vais mettre sur chaque étagère une étiquette ; cela c’est pour me rassurer maman non que je pense que tu vas prendre une culotte à la place d’un soutien gorge mais j’aime bien l’ordre….enfin….bon ….j’aime pas trop le désordre …..oui bon …… « l’hôpital qui se fou de la charité » : ok . Je sais bien que quand je reviendrai te voir je ne vais pas m’y retrouver mais là je m’y retrouve ; tu comprends ? Enfin c’est un peu pour toi quand même…..ou pour celle qui va t’aider quotidiennement…. Ton appartement est rangé ; non je n’ai rien jeté ; j’ai simplement trié maman alors ne m’oblige pas à me taire ; de toute façon je ne pourrai pas m’empêcher de t’expliquer que c’était nécessaire pour que commence pour toi une nouvelle vie dans un cocon douillet et chaleureux. Maman ! Tu déconnes ; tu es en train de tout foutre en l’air… C’est pas grave ; mon cocon c’est toi ; j’arriverai à m’y retrouver ; tout cela n’est que matériel et somme toute n’a aucune importance. Je veillerai simplement à ce que, de soie ou de coton, ce gite te protège encore pour longtemps…. Alors le jour où il se refermera sur toi maman je pleurerai et nous nous arrangerons là haut ; je compte sur toi pour me faire une place en bon ordre….il ne manquerai plus que ca … Nous nous aimons tant et ne nous sommes jamais fâché pourtant tu t’en souviens maman il y a eu parfois du piment et des chardons dans le lit de notre vie commune… Je t’attends maman…. Oui c’est vrai tu peux le dire à ta voisine de chambre : je suis un bricoleur…. Je t’ai préparé un lit médicalisé avec un plan incliné pour soulager ton cœur… Et si tu glisses ? ….j’ai prévu au pied du lit…..un édredon de duvet…. Arrête de déconner maman …..ton plumard c’est quand même pas….. une piste de ski. Cypou le 16/04/2013

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    L’Amour, avec un grand A m’ennuie depuis longtemps. Ce pourquoi au mari, je préfère largement l’amant. Je le choisis de préférence pas trop chiant, pas trop drôle non plus, pas question qu’il en arrive à me faire craquer, je me fais assez marrer toute seule. Un mari c’est bien quand il sait bricoler, qu’il ramène de l’argent et qu’il s’occupe des enfants. Quand tu n’as plus besoin de tout ça, mais toujours besoin de te frotter la couenne contre celle d’un autre. (Un jour viendra où j’arriverai (enfin) à m’en passer) alors le mieux, c’est un amant. Personnellement, je ne pourrais jamais me passer d’amis, de famille, de caissières souriantes, de petites dames charmantes, d’érudits généreux, de bibliothécaires, de garçons de café attentionnés … Tout ces gens qui donnent gratuitement, ça ensoleille mes pires jours gris. Un amant, c’est comme un fruit, faut pouvoir mordre dedans et ses pépins, tu peux les recracher sans sourciller, les tiens te suffisent amplement. Ça n’empêche pas de l’écouter, mais ce qu’il y a de bien, c’est quand tu refermes la porte, tu as déjà tout oublié de ses tourments. D’ailleurs, certains hommes sont assez chics (ou intelligents) pour les laisser délicatement égoutter avec le parapluie dans l’entrée. Le problème, c’est quand t’en as assez mais qu’il ne veut pas décoller. Suffit d’envoyer une lettre anonyme à sa femme « Surveillez mieux le mobile de votre mari, une amie qui vous veut du bien », une fois la lettre glissée dans la boîte, juste avant le dernier rendez-vous qu’il t’aura extorqué, elle doit être la première à trouver le mot, ainsi tu peux lui répéter une dernière fois que c’est fini entre vous. Que c’est mieux pour lui et pour son couple. Dès qu’il aura le dos tourné, le temps qu’il rentre à la maison, tu lui envois des sms sexuellement explicites, toute la soirée s’il le faut. Jusqu’à ce qu’il éteigne son téléphone. En général, c’est le moment où la femme vient de découvrir le pot aux roses grâce à toi. Tu n’as plus qu’à te détendre, ôter tes talons, te servir un verre et jouir de ce moment de solitude bien mérité. Tu as fait ton devoir car si la femme est aimante, elle comprendra, surtout quand il t’aura traité de tous les noms d’oiseaux devant elle pour étayer son argumentation. Ah bien oui, il faudra accepter d’être responsable du détournement de mari avec toutes les tares qui s’y rattachent. Mais rassure-toi, car ainsi tu leur offriras une de leurs meilleures nuits dans la réconciliation. Rien de tel qu’une bonne crise de jalousie pour retrouver l’ardeur des premiers émois et se dire ce qui n’arrivait pas à sortir. Tu peux en être fière, sans toi, ils auraient peut-être végété encore très longtemps. Et s’ils ne se réconcilient pas ? Alors c’est que le vers était déjà dans le fruit et ne demandait qu’une bonne occasion pour jouer Monsieur Loyal dans ce cirque. Dans ce cas, il est fort probable que l’homme veuille se retourner vers toi. C’est le moment de décider d’aller te ressourcer, loin, très loin. C’est cruel ? Non, c’est honnête. Ne t’inquiète pas, il y a tant de femmes prêtes à lui tendre leur giron. Un amant est par définition est périssable. Pourtant, il se peut que tu tombes sur la perle rare. Le jeu devient alors très subtil, il n’est pas question de tomber dans le piège du couple, de l’attente, de la jalousie incontrôlable, de la dépendance insupportable. Tu l’as décidé, plus jamais de quotidien intime à partager avec autrui. Tu as renoncé aux joies des partages d’haleines fétides du réveil, à la délicate néo-déco du duo chaussette-calbute qui traîne, au sublime bâillement du sachet de rasoirs jetables et aux rots mousseux de la bombe à raser sur la paillasse et même aux doux réveils en pleine nuit après sa partie de poker-bière hebdomadaire… Souviens-toi de ces délices avec nostalgie, tellement meilleure que la réalité. La nostalgie fait feu de tout bois. La réalité relève du sanibroyeur. Même si cet homme-là te fait mourir de rire, fait strike à chaque fois qu’il te touche, sait être frugal juste ce qu’il faut pour entretenir le désir, fais gaffe, le danger plane. Le jour où ses problèmes de contrôle fiscal t’excitent comme s’il te narrait l’avant dernier épisode de la saison 5 de Twilight, c’est le moment de te ressaisir. N’hésite pas alors à mettre un peu de distance, repars en chasse, affute tes talons au silex comme un Homo sapiens avant d’aller trucider une tribu de Néandertaux, trouve-toi un jeune toutou curieux du sexe avec une vieille. Défonce-toi au boulot, récupère les dossiers de tes collègues, ils te le revaudront, impose-toi des défis colossaux, ne t’épile plus ou prends cinq kilos, les reperdre te donnera le temps de refroidir ta tête. Alors seulement, tu pourras reprendre contact avec ton amant idéal. Mais s’il en a trouvé une autre ? C’est le jeu. Sois bonne joueuse. De plus, le travail est à moitié est fait, tu n’es déjà plus addict, il te suffira de l’aimer un peu plus en te disant qu’il doit être très heureux et n’est-ce pas cela le vrai amour ?

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    La recette est facile, et d'accès à tous. Non, non, je ne suppute pas que la communauté pécéciste me harcèle de façon prégnante, voire même juste gênante, loin s'en faut. Non, Non, non, j'ai retrouvé du boulot, les os de mon bassin (pour ceuzécelles qui ont suivi) sont ressoudés au top, mieux même qu'un hubot. Non, ma santé se porte du mieux qu'elle peut, merci ! Mais en ces moments de politiques française et planétaire hasardeuses, d'un hiver ayant trop tardé à laisser sa place au printemps d'une sincérité douteuse, de Rigide Fardo & ses potes s'agitant face à la représentation Nationale pour de brunes raisons. Ces nouvelles "autorisations d'étude" de l'extraction des gaz de schiste, ces attentats un peu partout (et surtout pas que à Boston USA), ces prothèses PIP qui vous pètent à la gueule. En plus, ma Mère elle a perdu son Oeuf-à-repriser, alors... (hier, c'est ma soeur qui s'est fait voler son vélo)... Je ne vous dis pas les sources de déprime potentielles. Du coup, hébin, des fois, j'ai envie de pleurer. Alors, dans ces circonstances, j'ai un morceau qui-va-bien pour pleurer, enfin, pour "bien pleurer". Pleurer "bien", en ayant la chair de poule, le frisson furtif qui monte jusqu'aux yeux, qui poussent les poussières lacrymales ayant pu s'y loger benoîtement, De l'émotion de cuivres et de sueurs Qui vient recouvrir d'un catalogue de notes thatcheriennes ces moments. Le concerto d'Aranjuez, version "Les Virtuoses". ci-dessous : http://www.youtube.com/watch?v=C8uoY9e5YVY

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    Incidemment, je viens de comprendre quelque chose. Il semble que j’ai le don d’ubiquité. Le mot est peut-être mal choisi, mais non, c’est ça, exactement. Je suis à la fois, ici, dans la vie qui tisse mon quotidien et, là, dans celle qu’on me suppose… Ma vie actuelle est particulière. J’ai mis par la force d’une chose importante, essentielle, une partie de moi entre parenthèses, de côté, et je la garde bien rangée pour le jour où je pourrais me la réapproprier. Bien rangée, je le croyais, certainement pas abandonnée au point qu’on s’en empare, qu’on la couse de fil blanc, qu’on l’invente, qu’on l’arrange de bribes de vérité mêlées de faits fantasmés. Imaginez mon étonnement à cette histoire rapportée, qui n’est pas, plus, a-telle même jamais été la mienne… J’en sourirais volontiers, je pourrais même être flattée de cet intérêt , fut-il malsain, que l’on me porte si ce n’est qu’à mon esprit vinrent immédiatement cette vision de villages, de quartiers, de ragots, de cancans et, à ma mémoire plus particulièrement, la langue aussi venimeuse que bien pendue d’une ex belle-mère qui jouissait à me raconter que Mlle X couchaient avec tous les Turcs d’un petit village de Maurienne… En ce qui me concerne, rien d’aussi inélégant mais ce souvenir ressurgi m’est fort désagréable ! Alors puis je me permettre de demander à mon, ma, mes ( ?) ‘’biographes’’ improvisés, de faire preuve d’un peu de rigueur, et au moins, si je représente un sujet qui les passionne (sourire), à l’instar des bons journalistes, de chercher leurs infos à la source ou de recouper celles qu’ils auront glanées ici ou là, et de ne pas se comporter en scribouillards de torche-culs. Ce serait tout à leur honneur. Qu’ajouter ? Que celles et ceux qui ont souhaité me rencontrer (virtuellement parlant, je ne peux offrir plus en ce moment) et alors même que je ne suis pas abonnée, y sont pavenu(e)s Et que je suis heureuse des échanges sereins et bienveillants que j’ai avec eux . Et que je n’ai pas envie de regretter m’être réinscrite sur PCC . Belle soirée à tous.

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  • 04/25/13--07:36: Distance... par Annainessa
  • Prendre de la distance me dit-elle. Je réfléchis alors à l'endroit où il serai bon que je me place, avant ou après, chercher ce qui a été défait dans ce qui n'a jamais été fait. Assise sur un rebord de pierre j'offre en silence mon visage au soleil et je les regarde, mes patients, est ce que le soleil a la même luminosité dans leurs mondes parfois distordu ? à qui parlent-ils étendus dans l'herbe, quels sont ces mots dits dont le sens m'échappe ? Je cherche sans cesse qui est mon ennemi, bien qu'il soit probable que ce ne soit que moi, carnaval de masques grimaçants qui dansent autour de moi, je sais que vous n'êtes qu'une pâle figure de mon passé. un petit chien se prélasse près de sa maîtresse, je lui apporte un peu d'eau, la maladie n'exclut pas l'amour, elle l'embellit parfois ou le détruit aussi. La chaleur apaise les coeurs tout se ralentit, les corps se posent dans une attente qui ne sait rien de ce qui l'attend, les murs blancs s'éclairent d'une douce lumière et nos blouses se soulèvent sous le vent. L'errance n'a pas d'appartenance, je me cherche tandis que je les aide à ne pas se perdre davantage, mécanique céleste et fragile qui s'équilibre d'elle même. Mes lys blancs sont sortis de terre, leurs petites pointes se dressent droites et confiantes. Fleurs éclatantes et odorantes ils seront un beau jour d'été. Je me lève, il est temps de rentrer...

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    Avant donc que d'écrire, apprenez à penser (Chant I) Ne vaudrait-il pas mieux dans mes vers, moins caustique, Répandre de tes jeux le sel réjouissant, Que d'aller contre toi, sur ce ton menaçant, Pousser jusqu'à l'excès ma critique boutade ? Tu sus, trompant les yeux du peuple et de la cour, Leur faire, à la faveur de tes bluettes folles, Goûter comme bons mots tes quolibets frivoles. Mais ce n'est plus le temps : le public détrompé D'un pareil enjouement ne se sent plus frappé. Satire XII - Sur l'équivoque A la queue-leu-leu, certains suivent la queue d'une personne qui se croit d'importance (« Qu'il rentre, mais laisse sa queue dehors », réponse de François Ier à Henry VIII), en théorie des probabilités il existe des queues lourdes, statistiquement les réacs en font partie. Je me sens salie et agressée, au pied de la lettre où se trouve sa queue, par ceux-là qui n'ont ni queue ni tête et confondent humour et méchante humeur. Une queue, en typographie, peut-être un trait d'union, c'est bien l'esprit que je cherche ici, mais je n'en ai pas avec ceux qui croyant faire un trait spirituel montrent qu'ils n'en ont point et qu'ils auront beau cacher leur queue, ils montreront toujours leurs oreilles. Les coms sont volatiles, on y trouve donc toute une basse-cour : des queues de dinde, de poule, d'oie même de paons. Je préfère les queues de pie, celles d'oiseau bleu, de violon, de comète. Je viens ici pour la récré, sous des préaux, pour me protéger de la pluie quand dehors il n'y a pas assez de soleil, je n'aimerai pas partir de pcc en queue de poisson donc je prends : "Le Parti d'en rire" http://www.youtube.com/watch?v=ZrbT9e42IHA Plus un petit air champêtre : http://www.youtube.com/watch?v=jNeYaSBXryo&NR=1&feature=fvwp Et puis au bout de la queue : http://www.youtube.com/watch?v=FzU58_qfjK0&list=PL90B33888108523CD Bonus ! Art mur : http://minilien.fr/a0m1m6

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    Elle pense, qu’avant, elle s’emmerdait énormément à regarder la mousse remonter lentement vers la ligne de flottaison. Jusqu’au prochain tourbillon. Alors ça lui faisait une nouvelle petite distraction. Et elle pense bien, effectivement : elle s’emmerdait ferme, avant, seule dans cette laverie sordide. Mais ça c’était avant ! Aujourd’hui on se fiche que mille streptocoques fécaux bataillent contre six cents staphylocoques dorés sur les poignées crasseuses gris-argent des hublots. On se fiche que la plus petite poignée de la machine de gauche – elle vient d’être changée - soit malgré tout toujours aussi sale. On se fiche que la couleur crème anglaise tournée des mastodontes fasse remonter le café au lait dans la gorge du piéton pressé du matin. Aujourd’hui elle l’a vu entrer, alors elle est entrée aussi. Pour se donner une contenance, elle a sorti de son sac à main un improbable cahier cartonné bleu, à feuilles aussi vierges que l’intervalle entre deux de ses pensées provisoires, et là, elle fait semblant d’en lire le roman imprimé (elle est déjà à la 3è page). Quant à lui, il a mis son polo rouge, celui qui, après le noir, contraste le mieux avec son teint livide sang de navet. Il contemple ses chaussettes trouées (car c’est un jeune intellectuel de gauche, ou un poète indigent) qui tournent, qui tournent et qui tournent inexorablement. Il en fera certainement un sonnet ou bien quelque aphorisme philosophique sur la folle course du monde. Il fait 30 degrés, le taux d’humidité avoisine celui de la Guyane, mais il ne peut se départir de sa grosse écharpe d’hiver brun merdeux à rayures, parce que, comme sa barbe un peu dégueulasse, ça lui donne le genre inspiré. Alors elle saute sur l’occase, se modèle le regard franchement engageant qu’elle a longuement préparé devant ses miroirs, darde ses rayons vers le visage du bel inconnu (ou plutôt vers le pavillon de ses oreilles, jauni de cérumen)....et alors... et alors ! Je vous dis pas ! Te sens-tu bien représenté(e), ô communopointeur, ô communopointeuse ? http://beweb.fr/wp-content/uploads/2012/05/pointscommuns2.jpg?9d7bd4

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    EX-Fan des sixties, je t'aime moi non plus, Je te hais pour ne pas m'avoir dit je t'aime Je te déteste pour ne pas m'avoir empêché d'espérer Je t'en veux de ne pas ressentir ce que je ressens pour toi Baby alone in Babylone Seul dans la ville, Je ne suis plus que l'ombre de mon ombre Tous ces mots auxquels je pense ne panseront pas mes maux De mes plaies saigne tout mon amour Mon âme n'est plus qu'un ectoplasme qui s'évapore dans l'éther éternel Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve Je suis heureux que mon malheur t'assaille Ton bonheur me rend malheureux Tes larmes m'éloignent de toi, les miennes m'empêchent de te voir Les dessous chics ce sont des contrats resilliés Je m'appelle ni tarzan ni mickey, et toi ni jane ni minnie Et je t'... Lcm

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  • 04/28/13--08:08: Manque par Chamallowette4
  • Si tu étais là Tu saurais trouver les mots, à la fois justes, ironiques, drôles, fermes…pour m'indiquer que je me trompe de chemin, pour m’engueuler un bon coup, me donner des conseils (que je n'appliquerais que rarement). Si tu étais là, on ouvrirait une bonne bouteille de ce vin que nous aimions tant, on s'écouterait nos morceaux préférés, on parlerait de nos amours passées, des tiennes qui n en finissaient pas de finir, des miennes que je ne pouvais vivre, on rirait, on pleurerait, on parlerait de nos enfants, de notre boulot, on referait notre monde. On se ferait un après.midi…beauté…enfin pour toi pas besoin de grand-chose ! Souviens toi de ce fameux jour où tu m as demandé de te faire des « mèches »…Quoi ? moi ? Mais je suis nulle de mes mains Viviane, t'es folle. Je t expliquerai m'as-tu dit ! Bon chiche ! Ces fous-rires….avec ton bonnet en plastique sur la tête, mon crochet pour faire ressortir des mèches de tes cheveux, les plus fines possibles oui oui je sais,…comme on a pu se marrer. Puis la séance maquillage…punaise qu est ce que tu m'as énervée avec tes beaux yeux verts…un rien les habillait, je te revois, à la table de ta cuisine, le café, la clope, le miroir…..et tu appliquais avec une facilité déconcertante anti-cernes (les lendemains d’hier), l'ombre à paupières, le fameux trait d'eye liner, parfaitement maîtrisé. Combien de fois m as-tu expliqué comment il fallait que je fasse. Je sens encore ton parfum, celui de mon amie de toujours, de celle qui était mon double de cœur, la belle fée si drôle, touchante aussi, généreuse, soupe au lait :-) Bon sang, quand on se retrouvera, t'as intérêt à nous préparer une soirée d’enfer (au paradis ? non on avait dit non, on va s’emmerder), qu'on s'éclate, qu'on danse, qu on se prenne dans les bras à s'en étouffer. Tu me manques à un point …t'es pas sympa sur ce coup là tu sais ! T adorais déménager, combien de fois a-t-on fait des cartons, une bonne quinzaine de fois je crois, si ce n est plus. Ben là tu vois, j aimerais bien que tu re-déménages, que tu reviennes…ici-bas et promis juré craché, les CD je les classerai par genres oui oui, et non pas par ordre alphabétique…promis. D’acc …tu reviens ? Ou alors….ou alors…chiche, si je te rejoignais moi, mais j'attends encore un peu ? Bon, on se textote ? Bisous ma poule.

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    Un commentaire sur « La France Orange Mécanique », « Le Prénom » à la con sur Canal, deux yaourts nature et un amoncellement de cacao volatile sur la table basse du salon, quatre kilogrammes de chatte amoureuse arrimée aux cuisses, deux cents grammes de chocolat noir à cuire issus du poème nocturne nommé « la tarte aux poires, chocolat et noix », trois kiwis vert acide écrabouillés sur la table de cuisine, pêle-mêle jonchant le parquet autour du lit et de la lampe « Mes apprentissages », « Le pur et l'impur » de Colette, « La Mafia à Hollywood » un cendrier, trois briquets et me voilà tendue comme un arc, soupirant, me relevant et me recouchant. Le sommeil est habituellement une bête voluptueuse et sensuelle que j'apprivoise à plat ventre, chair nue sur la plage douce du queen size. La chatte s'endort sur un oreiller placé à l'angle gauche du lit tandis que je dispose de toute liberté de mouvement et d'occupation de mon côté près de la fenêtre qui m'informe des fenêtres éclairées des maisons adjacentes, du réverbère nimbé de pluie dorée, du jardin et de ses arbres frissonnants d'aise. Mais cette nuit le diable entre dans la danse. Les heurs et malheurs de Willy Colette m'excèdent, les tours et détours amoureux, les plaintes, récriminations, exigences, rancunes, tromperies, trahisons, tout ce cortège de dépendance affective et de veule émancipation féminine, d'omnipotence maritale m’écœurent. L'intégralité de mon vingt-et-unième siècle s'insurge tout en reconnaissant partiellement la vérité d'une douleur ancienne mais que je ne veux plus mienne. Je tente d'allonger mes jambes. Peine perdue : la chatte les investit, reconquiert cette place forte avec ruse et patience. Je m'extirpe du lit, ouvre la fenêtre aux murmures du vent, à la fraîcheur de la pluie, à la douceur réglisse de la nuit, je m'enfuis de la chambre afin de libérer les autres fenêtres. La bibliothèque me trouve nue comme un ver à la recherche d'un album La Pléiade qui se dérobe à ma vue. L'appartement entier me nargue drapé dans son obscurité méprisante. Dans le salon, le paquet de Lucky Strike vert se gondole, à peine caché entre les branches du chandelier, la commode et sa fidèle lampe boule de sel orangé feignent, superbes, de m'ignorer mais s'égaient de mon désarroi échevelé et dénudé. Offensée, j'oblique par la salle de bains, décroche la chemise de nuit de fin coton immaculé et me revêts de l'étoffe écrue sous laquelle arrogantes dardent les pointes de mes seins agacés. La cuisine m'accueille silencieuse et m'offre quelques kiwis rabougris que je coupe en deux à même la table tout en ouvrant au hasard le classeur plastifié nommé « Carnet de recettes Vahiné ». Je creuse rageusement de la cuillère la chair verte et fraîche, en étale sur mes doigts, sur la table, mais me délecte rêveusement de la poésie gourmande de la tarte aux poires, chocolat noir, poudre d'amande, noix et tombée de rhum. Une gorgée, deux cuillerées puis un verre entier de ratafia catalan me renvoient au lit gaillardement ailée et zélée. Munie des Lucky Strike, je trouve mon chemin, grimpe sur ma litière, afin de ne pas glisser sur le cendrier plein, les livres éparpillés. A plat ventre je feuillette les photographies de l'album de Colette. Photos de famille, toutes minuscules où je distingue mal les personnages. Je me relève donc pour m'approcher de la lumière et n'y vois pas davantage. Retour dans le bureau-bibliothèque-salle à manger pour ramener la loupe, passage dans le couloir dans le noir et là, précisément sur le marbre glacé, glissade sur un kiwi mûr nouvellement échappé. Vlan ! Bing ! Poum ! Aïe ! Je m'étale. Maudite soit toute la Nouvelle Zélande et leurs maudits rognons gris et velus comme des testicules de morts-vivants ! Fuck le kiwi ! Je me promets de me coucher et de dormir à poings fermés, d'une traite et tout de suite ! Je réintègre le plumard, la couette, en descends aussitôt pour fermer la fenêtre, ranger les livres, le cendrier, les Lucky, les briquets, la loupe et tout mettre en hauteur hors de portée d'une chute, d'une maladresse qui pourrait foutre le feu à la chambre, m'énucléer, me rompre le cou, m'émietter là sur le parquet au milieu d'une insurrection de kiwis enragés. Hop au lit ! Courage ! Il n'est que cinq heures de samedi après tout. Je m'allonge bien au frais et presque tranquille, j'ai oublié d'éteindre la radio. Zut ! Zutas et zutatendis ! Ayè ! Prête ! Je retrouve l'horizontale parfaite, jambes et bras étendus et m’en sommeille enfin. Une petite masse chaude s'avance discrète et choit avec grâce et précision sur mes membres qu'elle immobilise de toute sa force d'inertie. Quelle persévérance ! Mentalement, j'ai déjà jeté par la fenêtre les quatre kilogrammes d'amour animal, emprisonné le Titou dans un drap noué, pattes scotchées, ligaturées, et placé le tout dans le bac à fruits et légumes du réfrigérateur à côté des kiwis encore vivants. Mais finalement je m'endors en travers du lit en souriant. La nuit, certaine nuit, tout nuit et tout conspire à me nuire... V.V

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    Lorsque se dégainent les rengaines à la jérémiade dégaine Elles bassinent , filent la migraine et ôtent l’oxygène La rengaine a souvent du succès et beaucoup de monde attire et draine Pour semer des plants de déveine, c' est la parfaite graine C'est bien connu, la rengaine calembredaine tient les foules en haleine Ressasser venue la cinquantaine,sur ses rides et sa bedaine  sans faire pour autant faire appel au collagène et la diététicienne Ressasser encore et toujours ressasser!... Oh la morne plaine sur fond de poème aux évanescentes amours lointaines ! se complaire dans le souvenir de poussiéreuses fredaines Ressasser la belle aubaine et se planquer derrière une pleureuse fontaine  Pour ne pas amputer sa vaine de vie ,qui inexorablement se gangrène  Rengaines... fades balivernes. Rengaines à l' incroyable sans gêne! Rengaines emplissant l’ouïe d'insupportables acouphènes Rengaines phénomène illusoire sur nom de domaine au goût hallucinogène Rengaines qui mènent bal des espoirs en berne  Lancinantes rengaines, lamentations endogènes ou retentit , Ad vitam æternam, le chant des sirènes Ben moi ! les rengaines , je les frappe d'anathème ! Qu'elles aillent croupir en quarantaine ! "J'ai mis mon âge en quarantaine parce que vieillir c'est contagieux." Hugo Lamarck http://youtu.be/WVnhjoJ8Jhc hi!hi!

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  • 04/28/13--16:04: Bleus par Campagnarde
  • Bleu céleste, ciel et mer confondus note bleue, de nouveau vos voix qui se sont tues au loin, restent dans le silence radio Bleu turquoise, bijou éphémère mêlé de bleu outremer, une vague comme une mère entoure de ses bras les rochers tout en bas Bleu-violet, les becs-de-perroquets dardent leur langue dans leur gangue orange. L'azur des anges efface les démons bleus et éclaire tes yeux Bleu marine, une barque sur le quai, la brume disparait un sourire apparaît une amitié naît Bleu roi, je ne vois que cette joie mais, je ne sais pas faire des vers ni de terre ni de mer.... http://www.youtube.com/watch?v=l0ZAfYJE5Zo Ahmad Jamal "Blue Moon"

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    Le 1o Décembre 2oo7, John Paul Jones - Jimmy Page - Robert Plant & Jason Bonham rentrent dans l'Arena de Londres, pleine comme un oeuf. Mais qu'est-ce qui peut bien pousser ainsi, trente après leurs dernieres batailles, un Groupe devenu, n'ayons pas peur du mot.... "mythique", à se réformer pour un seul combat, un seul et dernier round, une ultime performance ? ¿ ? Le pognon qui tombera évidemment après la vente démentielle des billets en quelques heures (plusieurs centaines de salles pouvaient être remplies ce même soir...), tout le business générer par la distribution postérieure de documents divers retraçant cette soirée du 1o/12/2oo7, dont je revendique mon modeste apport. Et pourquoi pas aussi la magie, la foi . . . Ce mystère qui fait que lorsque trois Musiciens extrêmement talentueux se mettent à rejouer leurs morceaux de toujours, à revisiter leur propre légende devant une foule conquise depuis déjà des lustres, soutenus en prime par le fiston de leur ex-puncheur-batteur, Tout Marche - Roule - Coule de source. Le Concert, ce concert représente pour les amateurs de Led Zeppelin un moment très "strange", un bonheur improbable, irrationnel, élégant, fluide et génial ! Ces Trois types + le fiston n'assurent pas vraiment plus que ça, non... Rien à prouver car Ils Sont Led Zeppelin, encore et toujours, depuis 1969, comme durant cette décennie qu'il traverseront tels des Météores. Aficionados, voili-voilà un Sacré Beau Cadeau à se faire ! Parce qu'on le vaut bien mais surtout que ce Led Zep le mérite vraiment ;-) PS: j'ai volontairement utilisé des "adjectifs" pas si pompeux que cela, concernant un Groupe qui reste toujours au plus près des vieux machins (comme mouaaa) de 40 à 65 ans, mais aussi d'ados qui accrochent encore aujourd'hui à la fièvre contagieuse de leur musique.

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    Et voilà : une fois de plus, il est assis tout au bord de la mer, à la clarté souriante de la lune. Il rêve aux étoiles tremblantes, frémit de cette fraîcheur venue de l’horizon, s’étonne comme un enfant de cette mousse venue des vagues répétées, épuisées, qui s’exténuent en bulles minuscules de ses pieds jusqu’à ses genoux. Ce qu’il aime par-dessus tout, en ces moments trop rares, c’est qu’il devient poussière de Temps . Petits instants de vie détachés de tout contexte, qu’il regarde passer, insouciant du fil qui, peut-être, les relie. Voici sa mère , à contre- jour dans la lumière dorée de sa mémoire , qui repasse, en chantonnant, cette éternelle grande nappe bleue parsemée d’étoiles blanches… Voici la belle Mme H…, l’institutrice de ses 6 ans, debout sur l’estrade, montrant aux élèves étonnés, du bout d’une longue règle, le lieu où ils vivent sur une grande carte de la Terre. Le même regard un peu sévère de ses premières amours….. Les dents d'une femme lorsqu'elle rit, les cris des enfants en vacances, cette multitude de scintillements heureux....ô nostalgie..... Mais le fond ténébreux, effrayant, sur lequel les étoiles dansent.... Entre les reflets mouvants et nacrés de la lune et la nuit marine sur laquelle ils jouent, son âme méditative hésite. "Il faut tenter de vivre" dit le poète. Et renoncer à la tentation de la Nuit... Oui aux cris enjoués des enfants! aux éclats de rire! à tous les printemps de la vie!... Certes "il faut"... Mais quel suprême plaisir dut ressentir Ulysse, lorsqu'attaché au mât de son navire, il pût écouter le Chant de la nuit sans pouvoir y répondre.... "Il faut" dit le poète, et il dit bien. Il se relève, et fait quelques pas, à la lisière de la mer, vers la lune souriante. Puis il plonge dans la ville

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    Tu as quitté ma vie, et déconstruit mon futur, Ou es tu donc passé ? Je sens toujours ces frissons du jour où j'ai posé mes lèvres sur tes lèvres Cette musique ne me berce plus dans tes bras, ta tête est restée au creux de mon cou Mes envies habitent toujours mon esprit, ton visage est gravé en moi Mes bras qui t'ont tant serré, serrent chaque soir l'oreiller à côté de toi De cette vie que nous avons projetée dans notre futur qui s'est composé Tu as fait näître un mélancholy man, qui ne me regarde plus Tu oublies mon nom au présent et tu t'inventes un passé virtuel J'invente un futur pour faire revivre nos seize ans Clara http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=9muzyOd4Lh8#t=4s

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    Je viens de lire cet ouvrage. J’en sors éprouvé, révolté, impuissant mais plein d’espoir. L’auteur, s’il y énumère quantité de faits divers, d’une cruauté souvent extrême, ne s’y cantonne pas. Il nous livre également une pensée, une vision des choses en dehors des sentiers battus, à contrecourant de ce politiquement correct par lequel nous sommes de plus en plus nombreux à ne plus vouloir nous laisser berner. L’humour, parfois glacial, dont Laurent Obertone fait preuve, décuple l’impact de ses propos. Hélas et tant mieux pour nous qui rions jaune en frissonnant d’effroi. Les journalistes de Médiapart, de Rue89, du Nouvel Observateur et son altesse sérénissime Aymeric Caron ont descendu La France Orange Mécanique en flammes. L’arrogance et la mauvaise foi de ces sur-socialisés, prenant systématiquement fait et cause pour des délinquants sous-socialisés, dont ils minimisent, au détriment de leurs victimes, la violence gratuite, avec la complicité d’une justice de plus en plus laxiste et celle, bien involontaire, d’une police que nos dirigeants (de droite comme de gauche) empêchent, par pur clientélisme (préférant la manipulation des chiffes aux résultats concrets), d’accomplir correctement sa tâche citoyenne, leur reviennent, comme un boomerang, en pleine face. Les chantres de cette minorité de privilégiés socialo libéraux, n’ont et ne mettront, cela va de soi, jamais les pieds dans l’une de ces zones de non droit, où les femmes ne sont guère que des morceaux de viande, à faire tourner au sous-sol d’un immeuble, d’une bite à l’autre, dans une cave, pendant que les gangs de dealers, rémunérant des gamins pour leur signaler toute intrusion « étrangère » dans les rues du quartier, refourguent paisiblement, armes à la ceinture, à l’américaine, avec rap racailleux en toile de fond, héroïne, cocaïne et cannabis au rez-de-chaussée. Non il ne faut pas amalgamer, non il ne faut pas stigmatiser. Dans ces blocs de tours où la loi du silence est imposée par la terreur, des travailleurs de toutes origines ethniques, payés au SMIC, rentrent chaque soir chez-eux en se demandant s’ils ne vivent pas au quotidien, un cauchemar auquel ils ne savent plus comment échapper. Laurent Obertone n’est pas un affidé de l’extrême droite, politiquement parlant il n’épargne personne. Les tartuffes branchés de notre intelligentsia artistique et culturelle, qui n’en sont plus à quelques élucubrations près, ne se privent pas de l’accuser de faire partie du Front National. Peine perdue, La France Orange Mécanique, phœnix renaissant de ses cendres n’en finit plus de s’élever vers les cimes. Que ce silence que l’auteur brise, que ces tabous qu’il balaie d’un revers de plume, que ces vérités qu’il nous assène page après page soient en partie récupérés par l’extrême-droite c’est un fait, chacun sait que le populisme a besoin d’un quota minimum de vérité pour endoctriner un électorat. Cela ne m’a pas empêché, cela ne m’empêchera pas à l’avenir, dédaignant tout ostracisme, de continuer à lire, confiant en ma capacité à me forger une opinion personnelle, ces écrivains trop rares et trop précieux, garants d’une libre expression, que nos inquisiteurs universalistes, dupes de leurs propres mensonges, ne parviennent plus à clouer sur la croix d’un égalitarisme plus illusoire encore que les chimères engendrées par une consommation effrénée d’opium. Laurent Obertone - La France Orange Mécanique - Éditions Ring - 360 pages

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