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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    Slameur français, Kwal a à ce jour au moins 9 albums à son actif. Dans ce commentaire, je ne vous parlerais que de quelques slams de son troisième album : "Là où j'habite", celui qui m'a donné le plus de frissons, tellement la réalité envahissait mes oreilles, dans sa (triste) beauté. Le premier slam qui m'a donné des frissons, et m'a mis les larmes aux yeux par sa beauté, sa tristesse et sa vérité criante, est "Des fleurs". Ce texte, probable hommage d'un fils envers sa mère, décrit bien la souffrance vécue lorsque l'on perd un être cher. Mes mots ne sont pas suffisants pour décrire la beauté de ce slam, je ne peux que vous inviter à l'écouter. Le second titre dont je souhaite parler, est "Un bout de route". L'émotion est à nouveau au rendez-vous, les frissons également. Le coeur se pince, les larmes montent aux yeux. L'amour, ses doutes, ses promesses de bonheur... Tout en étant réaliste, et un peu humoristique, Kwal arrive à faire ressortir les sentiments amoureux qu'on peut avoir (eu). Nos propres sentiments se révèlent à l'écoute de ce slam, notre coeur vibre, Kwal arrive à donner l'envie que le (la) destinataire de cette beauté, ce soit nous... Le dernier titre, celui qui me tient le plus à coeur, et dont je souhaite le plus parler, est "Bonhomme". Ce titre a été créé en hommage aux enfants épileptiques du centre de Toul Ar C'hoat : Kwal était venu nous voir deux fois. La seconde fois, le dernier morceau, il disait qu'il nous le dédiait. Pour vous, ce texte ne sera sans doute qu'un slam comme un autre, mais s'il y a dans le lot des lecteurs des épileptiques, je peux juste vous dire que ce slam, c'est à nous qu'il était dédié. Bonne écoute

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    Elle sera aux pommes, il n’en restait qu’une, dans la vitrine, énorme, de douze parts. Douze comme les disciples, pour une Cène impromptue En vérité je vous le dis, nous ne serons que trois Le père le fils et moi. Elle est pour l’heure entreposée au frais, dans son bel emballage jaune et cadenassée par un ruban vert qui m’empêche d’aller y voir et d’y goûter – c’est le risque, d’y goûter et de la servir à table avec une part manquante ou grignotée sur le côté, cela marque mal n’est-ce pas ? mais cela peut arriver...- C'est déjà arrivé d'ailleurs. On ne se refait pas. Elle est aux pommes. Bêtement. C’était la dernière, pas le choix. Saupoudrée de sucre. Nous ne la mangerons pas toute. Il en restera sans doute. Ou simplement des miettes va savoir. Si la soirée se prolongeait, si quelqu’un venait...s’invitait ...au dernier moment ? Peut-être alors ne restera –t-il rien ? J’espère qu’elle sera bonne. Que tout le monde appréciera. On m’a laissé le choix. J’ai eu tarte blanche pour le dessert.

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  • 05/07/13--05:59: Saxophoniste ! par JANUS72
  • Au début , il fut des Jazz Messengers d'Art Blakey. Vint ensuite Miles DAVIS, en quintet avec Herbie Hancock, Ron Carter et Tony Williams [ E.S.P. - Sorcerer - Miles Smiles - Nefertiti ou encore In the Sky....] au sein duquel Wayne Shorter compose beaucoup et donne du Saxophone Ténor & Soprano, puis ce sera la fuite avec Miles vers l'Electro-acoustique, le Jazz-fusion (que certains qualifieront de Jazz-rock...) avec "In A Silent Way" puis "Bitches Brew" et cette rencontre évidente avec Joe Zawinul. Cela donnera ensuite, de 71 à 85, l’expérience "Weather Report" avec Josef Zawinul, rejoints bientôt par le prodige Jaco Pastorius, et puis tout plein d'autres pointures: Alphonso Johnson - Miroslav Vitouš - Peter Erskine - Leon "Ndugu" Chancler - Omar Hakim - Dom Um Romão - Alex Acuna - Victor Bailey - Mino Cinelu - Chester Thompson ou Manolo Badrena. Avec des albums chatoyants, une Musique multiethnique, patchwork bigarré, "Fusion" . . . [ Mysterious Traveller - Tale Spinnin' - Black Market - Heavy Weather - Mr Gone - Night Passage - Weather Report 82 ] Et puis les sessions avec V.S.O.P. et les collaborations avec H. Hancock - Joni Mitchell - Santana et toujours Jaco Pastorius. Et bien évidemment les Albums Solos, pour la plupart essentiels comme JUJU - Speak No Evil - The Soothsayer - Odyssey of Iska - Native Dancer (avec M. Nascimento) - Footprints Live 2oo2 - Alegria - Beyond the Sound Barrier et puis son tout dernier, en Live : "WITHOUT A NET" ( J'adore aussi Moto Grosso Feio - Atlantis - Phantom Navigator - Joy Ryder ou High Life, des albums plus Electriques et sans doute plus "Fusion" . . . ) Wayne Shorter aura cet été 8o ans, tournant en juillet en France, alors si jamais vous pouvez aller l'écouter le "Wayne Shorter Quartet", composé avec Danilo Perez, John Patitucci et Brian Blade : 16 JUILLET 2013 à Juan les Pins, Antibes, France 23 JUILLET 2013 FESTIVAL DE JAZZ DES CINQ CONTINENTS à Marseille 25 JUILLET 2013 JARDIN DE Limur à Vannes, France 27 JUILLET 2013 à MARCIAC FESTIVAL DE JAZZ http://youtu.be/w0XhQNdtuxU http://youtu.be/aFwQK09Z388 http://youtu.be/gfgaSsaoRkE http://youtu.be/eoGwEVTJBHo http://youtu.be/vzsjPyPH3vc http://youtu.be/-14shP-GkeY http://youtu.be/0UeqbMV1d0k http://youtu.be/vyx_mGPTY78 http://youtu.be/oX_g_YnkMOA http://www.deezer.com/track/868464 http://www.deezer.com/track/1129101 http://www.deezer.com/track/1075734 http://www.deezer.com/album/115627 http://www.deezer.com/album/6231366 http://www.deezer.com/album/162141 http://www.deezer.com/album/218350

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  • 05/09/13--06:50: Sans complexe par Loumir
  • (Parce qu'il ne faut pas hésiter à le dire et le redire). Ma première fois, c’était une opportunité et beaucoup de curiosité. Car je n’avais pas une grande culture musicale et encore moins en art lyrique. L’opéra ne m’était pas familier, j’ai été bercée par Sydney Bechet, ai grandi avec Brassens et rebellé au rythme du Rock ‘n roll… Bref, selon la formule consacrée ‘’je n’y connaissais rien’’. Eh bien la première fois j’ai aimé, subjuguée devant tous ces arts réunis en une seule œuvre. Alors je me suis abonnée mais j’ose l’avouer, ‘’je n’y connais toujours pas grande chose’’. Impossible pour moi de déceler toutes les subtilités d’un chant ou d‘une musique, et encore moins d’en parler, de ce langage savant des puristes ou des amateurs éclairés -de toute façon, un peu timide et plutôt réservée, j’ai renoncé depuis longtemps à briller dans les dîners en ville - et peu m’importe, puisque les discours jargonneux m’ennuient et que pour moi c’est l’émotion qui prime… L’émotion ! A l’écoute d’une voix puissante ou cristalline, pure. Lyrique quand elle chante l’émotion, plus dramatique quand le timbre est intense. L’émotion, devant un orchestre dirigé avec maestria. Ah ! Kent Nagano, (qui ne dédaignait pas les concerts rock du Transbo). Même de dos, ses longs cheveux aile de corbeau, ah … ! et le jeune Richard dont je ne me souviens que du prénom, sans doute parce qu’il avait l’air d’un enfant, qui était virtuose, drôle et sympathique. L’émotion, suscitée par une musique qui, mystérieusement va caresser et faire vibrer je ne sais quelle corde sensible bien dissimulée au détour d’un méandre du cerveau, dans une alvéole du cœur ou aux tréfonds de l’âme. L’émotion toujours, accrue par la mise en scène exaltant le drame ou la comédie qui se joue sous nos yeux. Souvent riche, baroque, somptueuse ou à l’inverse minimaliste, à l’émotion elle ajoute l’intérêt. Ne pas être intimidé ! Seulement jouir d'un... chavirement des sens ! Mais pénétrer ces sanctuaires tout entiers dédiés à la musique peut ne pas sembler aisé et intimider. Alors il faut s’y préparer, se laisser guider, oser, s’abandonner et ne pas oublier que l’opéra eut une grande tradition populaire, qu'il était une époque où il arrivait que l’auditoire, quelques fois dissipé, se mutine quand il voulait exprimer son mécontentement. Comme ce devait être réjouissant ! Cela s'est passé il y a quelques années à la Scala et … Robertino a fait sa diva. Enfin, ne pas croire qu’il faut ‘’s’habiller’’, même si l’on y rencontre toujours beaucoup de vieux messieurs cravatés et tout autant de créatures sophistiquées. Mais à être passée derrière l’une de ces envisonnées, à la pause pipi d’entre actes, ha, ha, ha (entendez là un rire d’opéra, saccadé, puissant et caricatural) je peux vous assurer qu’elle n’était pas, sous ses oripeaux de ''Sans Difficulté Financière'' un modèle de distinction, et même que (très visiblement) il lui manquait une once de savoir-vivre. Ne pas être complexé ! Seulement écouter, regarder, aimer. Pardon à Roberto Alagna, grand ténor, qui n’a fait qu’un peu de figuration (même pas intelligente) dans ce com. Partager sur Facebook

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    Et, écoute-moi, s’il te plait. Saches que toi, moi et bien d’autres, Cherchons, en vain, un amour, Un amour unique, dessiné juste pour nous. Mais avant d’être aimé, ne faut-il pas s’aimer soi-même, C’est un cliché, mais réfléchis, Et si c’était vrai ? Tu t’aimes toi ? … Sophie alias Sagesse alias la petite fée à roulettes.

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    Cela faisait quelques années que ça me titillait... Julio n'était pas plus chaud que ça, argumentant qu'il n'aimait pas l'eau... qu'il ne savait pas nager... qu'il préférait le plancher des vaches, ... que ses tomates pourraient souffrir de son absence... et surtout Chipie, bien que nourrie par Marie-Thé, accepterait-elle de garder la maison ? Bref ! que de mauvaises raisons. En octobre dernier, au cours d'une soirée avec un couple d'amis, j'ai émis l'idée que j'aimerais bien faire une croisière... Oh ! ce sont ils écriés, et si nous la faisions ensemble... Julio, du coup a trouvé que l'idée devenait intéressante, possible, donc réalisable. Après un passage à l'agence de voyages, nantis de plusieurs catalogues, Christian, Pauline, Julio et moi, nous nous sommes penchés de façon studieuse sur les différentes croisières qui nous inspiraient... La date tout d'abord fut arrêtée... à cheval sur avril et mai, pour un temps favorable... Le "Costa Fascinosa" paquebot de dernière génération a paru répondre à nos souhaits... et "Visions d'Orient" pour une première croisière, offraient une brochette d'excursions alléchantes, au départ de Venise que nous avons visité le matin avant l'embarquement, à 14 heures. Cinq escales étaient prévues : Bari en Italie... (nous sommes restés à bord) Katakolon en Grèce,... nous avons visité Olympie le berceau des jeux olympiques et le musée archéologique. Izmir... au temps d'Homère,... Éphèse et la maison de la vierge,... (Nous sommes restés à bord). Istanbul... Nous avons visité la Mosquée bleue, Sainte Sophie et le Grand Bazar...(où nous avons acheté un mini-tapis pour l'arbre à chat de Chipie...) D'autres excursions étaient possibles tel Topkapi, Trésors et joyaux d'Istanbul, etc..., mais à chaque jour suffit sa peine, et la notre avait des limites... Et après une journée de plaisirs en mer sans escale, nous avons mouillé dans les eaux de Dubrovnik,... la perle de l'Adriatique. Que nous avons revisitée avec plaisir... Cinq mois que nous rêvions de ce moment inoubliable. Avec Pauline, nous nous disions que nous n'y croirions qu'une fois sur le bateau... et maintenant, nous y étions bel et bien... Émerveillées de ces décors toujours plus beaux au fur et à mesure que nous traversions les bars, les salons, les boutiques pour atteindre nos cabines avec terrasse sur la mer... à l'arrière du pont 6. Après les exercices de sécurité harnachés de nos ceintures de sauvetage, les vraies vacances ont pu commencer... Et que la fête commence ! Entre piscine, bronzette et jacuzzi,... cinéma en 4D, Théâtre, Casino, Discothèque, les Clubs et les multiples bars, le cocktail de gala du commandant et autres manifestations et les excursions que nous avions choisies, nous n'avons pas vu le temps passer... Les salles des restaurants luxueuses avec un service et des repas raffinés dignes des plus grands palaces. Nous en avons fait des kilomètres pour aller d'un point à un autre des ponts 3 aux ponts 4, 5, 6, 9 et 10... pour nos activités en mer... De vraies vacances sportives... Que du bonheur ! Pas de farniente possible en dehors des nuits ou nous n'avions pas besoin de nous faire bercer pour dormir... Neuf jours pendant lesquels nous avons tout débranché pour ne penser qu'à notre plaisir de passer ensemble des vacances de rêves, avec des étoiles plein les yeux... Un petit incident pourtant est venu perturber cette douce quiétude en début de la sixième nuit...Soudain, le bateau a tangué brutalement, s'est cabré, projetant à terre tout ce qui était sur le bureau... et penchant fortement sur le côté gauche. Chacun est sorti sur son balcon, se demandant ce qui s'était passé... Au bout de quelques minutes, les haut-parleurs nous ont rassuré, expliquant que le bateau avait dû faire une manœuvre rapide et brutale pour éviter un voilier en pilote automatique, qu'aucun feu ne signalait... Pas eu le temps d'avoir peur, que déjà nous étions rassurés... C'était juste ce petit grain de sel qui donne un peu plus de goût à la vie ! C'était le cadeau de Julio pour nos trente ans de fiançailles... Capucine7434 8/05/2013

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    Ce texte est inspiré d'un des personnages Mathias Delamarre, dit « Saint-Mathieu » : archéologue spécialiste de la Préhistoire. Il se balade souvent en sandales et rarement habillé décemment. qui apparaît rapidement dans deux romans , ça n'a pas le charisme d'un Adamsberg, c'est n'est pas étoffé autant, mais le fait est qu'un inconnu m'y a fait pensé et j'ai pondu cette gribouille sans prétention qui mêle fiction à réalité, mais je ne vous dirai pas où s'arrête la réalité pour commence la fiction. Fugue en dos majeur Bol fumant de cacao à la main et la joue écrasée contre une vitre quasi gelée, je n'avais de cesse de fixer cette porte en bois qui faisait tâche dans la blancheur de la maison en face. Des buissons ardents en guise de haie, exposaient la rondeur exquise de leurs milliers de fruits rond couleur sang, et chaque fois que mon regard se posait sur cette haie, un frisson me griffe l'échine et je me cambre imperceptiblement en repensant à ce dos nu. Se savait il observé cet homme solitaire, un peu sur la lune, et dont le regard pudique, sauvage, se posait davantage sur un bourdon que sur un visage. Savait il combien de voyage j'ai entrepris des yeux sur ce dos, y dessinant du bout des cils des courbes suaves de formes inconnues.. Il avait la manie de retenir son pantalon large d'un bout de corde, la cambrure de ses reins appelait impitoyablement mes dents, et ce nœud que j'entrevoyais de biais qui se balançait telle une tentation, en me susurrant "défais moi je t'en prie, défais moi!". Un frisson tourbillonne entre mes reins, s'étire, badin et lèche mes entrailles au souvenir de ces mains tailladées de mille entailles, les doigts fins longs et nerveux, racontent avec insolence comment ils ont broyé de seins innocents, tout comme on broie des illusions ;impitoyablement; et pendant un instant-pendant un instant seulement-j'ai envié ce sécateur d'être son objet, transperçant son dos comme si mon regard allait brûler son derme, comme s'il suffisait de glisser mes yeux et les planter dans sa nuque comme une lame de couteau, pour qu'il se retourne et m'aperçoive. Son dos..hum son dos était une carte aux rivages effilés, aux ravins sauvages où tellement de doigts ont échoué, et les grains de beauté que j'ai planté ce soir d'été étaient de secrètes caresses en pointillé. Parfois il s'arrêtait pour reprendre son souffle, et mon cœur manquait un battement, comme si la vie elle même se figeait en hommage à cet abandon. Je l'enrubannais de silencieuses oraisons, tandis que ma langue, serpent de chair onirique, rampait sur les subtiles courbes des muscles dansants. Ses omoplates étaient des plateaux arides appelant la pluie de mes baisers quand c'est dans mes entrailles que l'orage gronde violemment. Sa main avait défait nonchalamment une chevelure blonde en queue de cheval, avant de glisser sur la toile terreuse de son pantalon, moulant ainsi le galbe parfait de ses cuisses un bref instant. Mes narines elles, se dilataient légèrement malgré moi comme si elles percevaient ce parfum d'humus que les premières gouttes rondes et moelleuses d'un orage d'été soulevaient à vous enivrer.. Mes sens s'emballaient et mon nez avait décidé de couronner ce dos, cette peau, d'une auréole de senteurs subtilement emmêlées. Paupières closes, je pouvais composer ce parfum, comme si mon nez explorait à son tour ces courbes qui me donnaient le vertige à présent prélevant les plus secrètes fragrances de sa peau.. Soudain une lame de désir transperce mon bas ventre comme la foudre, il pleut et mon esprit s'embrume : il ne sait pas, il ne sait plus où perlent ces premières gouttes, dans son jardin, ou dans le mien, sur quelles pétales tombent elles, et quelles calices ornent elles..Mes paupières s'ouvrent pour s'accrocher à son dos, le griffer de mes cils pendant que mes reins expulsent des frissons...Le dos dont mon regard était amoureux s'était évanoui, et cet homme solitaire avait disparu de la rue, de la ville, de ma vie pour toujours..

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    Ce samedi de mai ensoleillé S’est soudain assombri... Toi mon amour à la folie... Disparu sans bruit Toi mon amour impossible Enfoui depuis tant d’années, Résurgence violente, inouïe... J’avais oublié cet amour si fort Si douloureux De tant et tant de désir, Toi mon amour jamais abouti, Toujours décalé De retrouvailles ponctuées. D’une histoire commencée sur les bancs du lycée, Tu étais déjà attaché quand j’étais libre... J’étais attachée quand tu l’étais... Toi mon amour à la folie De Toi... Ivre de ton parfum vétiver et phéromones... Quelques transgressions dans le temps, Sur le fil du rasoir Sans jamais dépasser la frontière... Une vie passée à nous frôler, Esquiver, désirer, éloigner, rapprocher... Encore et encore... Et j’imagine...Un livre se referme pour l’éternité !

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    Bavardage..Placotage..Pavage..Placage..Pavanage.. Dallage.. NonMaisAlloQuoi.......................MaisAlloQuoiNon NonMaisQuoiAllo.......................MaisAlloNonQuoi NonAlloMaisQuoi.......................MaisQuoiAlloNon NonAlloQuoiMais.......................MaisQuoiNonAllo NonQuoiMaisAllo.......................MaisNonAlloQuoi NonQuoiAlloMais.......................MaisNonQuoiAllo ….....................AlloQuoiNonMais....................... ….....................AlloQuoiMaisNon....................... ….....................AlloNonQuoiMais....................... ….....................AlloNonMaisQuoi....................... ….....................AlloMaisQuoiNon....................... .......................AlloMaisNonQuoi....................... QuoiNonMaisAllo.......................NonMaisAlloQuoi QuoiNonAlloMais.......................NonAlloMaisQuoi QuoiMaisNonAllo.......................NonAlloQuoiMais QuoiMaisAlloNon.......................NonQuoiMaisAllo QuoiAlloNonMais.......................NonQuoiAlloMais QuoiAlloMaisNon.......................NonMaisQuoiAllo ….....................MaisQuoiAlloNon....................... ….....................MaisQuoiNonAllo....................... ….....................MaisNonAlloQuoi....................... ….....................MaisNonQuoiAllo....................... ….....................MaisAlloNonQuoi....................... ….....................MaisAlloQuoiNon....................... AlloQuoiMaisNon.......................QuoiAlloNonMais AlloNonQuoiMais.......................QuoiAlloNonMais AlloNonMaisQuoi.......................QuoiNonMaisAllo AlloMaisQuoiNon.......................QuoiNonAlloMais AlloMaisNonQuoi.......................QuoiMaisNonAllo AlloQuoiNonMais.......................QuoiMaisAlloNon ….....................NonAlloMaisQuoi....................... ….....................NonAlloQuoiMais....................... ….....................NonQuoiMaisAllo....................... ….....................NonQuoiAlloMais....................... ….....................NonMaisQuoiAllo....................... ….....................NonMaisAlloQuoi....................... MaisNonAlloQuoi.......................AlloNonQuoiMais. MaisNonQuoiAllo.......................AlloNonMaisQuoi MaisQuoiAlloNon.......................AlloMaisQuoiNon MaisQuoiNonAllo.......................AlloMaisNonQuoi MaisAlloQuoiNon.......................AlloQuoiMaisNon MaisAlloNonQuoi.......................AlloQuoiNonMais .......................QuoiMaisAlloNon........................ .......................QuoiMaisNonAllo........................ .......................QuoiAlloMaisNon........................ .......................QuoiAlloNonMais........................ .......................QuoiNonMaisAllo........................ .......................QuoiNonAlloMais........................ EtcEtcEtcEtcEtcE............................................... tcEtcEtcEtcEtcEt................................................ cEtcEtcEtcEtcE.................................................. tcEtcEtcEtcEt.................................................... cEtcEtcEtcE...................................................... tcEtcEtc...........................................................

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    "Un commencement est un moment d'une délicatesse extrême". (F. Herbert). Un brin intéressée, on le serait à moins, je partis à la recherche de mon commencement. Craignant de faire aboutir mes recherches, je ne savais par où commencer, et ce que j'y trouvai ne me fût guère familier : "Au commencement était le verbe, et le verbe était dieu." Que ne resté-je interloquée ! De cette phrase je ne savais que le début, enfin le commencement. Je ne savais pas qu'il y avait un verbe, enfin, autre que était. Je veux dire que je ne connaissais pas le verbe. Enfin la suite. Faut dire qu'on ne nous la dit pas ! Ça s'arrête au commencement. C'est fâcheux cette manie de n'pas faire des phrases. Enfin non, quand même. Il y a deux "verbe", et deux "était". Ça fait quatre. Plus un type qui s'balance en bout d'cordée. Qu'est-ce qu'il vient faire là, lui, à la fin ? Enfin non, au début. P't'être un type de la première heure, qui sait. Sûrement pas d'la première genèse. A toutes fins utiles, vous aurez noté ici que le verbe est aussi le sujet. Ça complique. Je l'avoue. Mais gardons ceci pour la suite, voulez-vous. Comme une poire pour la soif, tel un sérénissime Francis Blanche dans sa néanmoins célébrissime prophétie : "je préfère le vin d'ici à l'au-delà". Quant à lui, donc, le commencement est simple. Pour le coup, c'est assez facile à comprendre : le commencement est un commencement. Ça c'est fait. Enfin façon de parler. On me souffle à l'oreillette qu'au commencement, tout est à faire. Pourtant, c'est un bon début et je m'en réjouis. Devant dieu. .. Peut-être pas le verbe que j'aurais du employer. Enfin je veux dire, deux fois, c'est redondant ! La redondance se rapporte à la qualité ou à l'état d'être en sur-nombre. Et aloors ? Il est pas en sur-nombre ici dieu le verbe ?? Trois pater et deux avé, ça suffira. Pour commencer. Où en étais-je.. ? Ah oui ! Je recommence. Oui enfin, je reprends. Ohlala ce verbe ! Enfin dieu. Oui parce que si dieu est commencement, m'interrogé-je tout d'un go sautillant, peut-on "prendre" et "reprendre", comme çââ, avec autant d'aisance linguistique le corps du christ sans être taxée de nymphomane, hm ? A moins d'avoir le verbe haut, je reste sceptique. Notons toutefois qu'il serait toujours plus aisé, dans le prolongement de la ligne T4 qui relie le jet d'eau place Mendès France en passant par la gare de la Part Dieu à l'hystérie dominicale d'un repas familial, assise à côté de du grand oncle Abraham, de placer un "ah oui, je reprendrai bien un peu de pain vivant descendu du ciel", plutôt qu'un "ah oui tiens, je reprendrai bien un peu d'purée avec l'agneau Pascal", son fils, sans inopinément entreprendre de jeter l'huile sur le feu d'une filiation déjà si abâtardie ! Surtout si mon p'tit con d'cousin est encore à la piscine à s'exercer avec Papy Moïse alors qu'on les attend à table pour bouffer tous les 2 là, merde !! Je m'interroge encore ! Toujours façon de parler. Ça tombe bien, on me dit, -toujours la même oreillette-, que dieu est parole. D'ailleurs ne dit on pas : "verbe de paroles" ? Alors ! Non mais des fois ! Une foi suffit ! me souffle encore l'oreillette. Redondance de redondance. Je le confesse. Ou encore, que dieu est amour ? Que l'amour est dans le pré ? Mais que fout dieu dans le pré ? Tout là-bas, si, regarde ! Ouhlala oui, là bas, au loin, tout petit ! C'est alors que, par amour pour dieu, tous les convives se mirent à regarder dans la même direction. (Sauf Tatie Claudette qui était partie regarder l'émission à la télé). Bien que nous n'ayons pas fini de manger, nous voici donc levés, je vous laisse imaginer la cène, certains tentant de dominer leur part d'ombre, bien fait z'avaient qu'à pas vouloir bouffer au soleil, tandis que nos yeux plissent, et plissent encore et cons verges, tendant au même résultat : apercevoir dieu. (Notez que l'utilisation de dieu le verbe a été miraculeusement évitée ici). Papy Moïse lui fait face. Normal, encore à la piscine, dieu était plus près de son champ de vision. Mais au diable la parabole, nous nous égarons, revenons-en à nos brebis. Enfin à notre agneau. Il refroidit. A taaable, nom du veeerbe ! Papy Moise nous certifia par la suite que c'était bien lui. Fastoche, même de dos il aurait été certain de pouvoir le reconnaître. Ça l'aura au moins ramené à table. Fourbu par tant d'aventures et de jeux d'eau, il nous rejoignit clopinant. Caïn caha. Il dit qu'il avait soif. Ça tombait bien, ma soeur Suze-Anne avait été forcée de lui mettre sa poire à elle de côté. On avait encore tiré à la courte paille-poutre. C'est la paille qui avait gagné. Deux heures que l'aut' dinde elle faisait la gueule. 3 fois d'suite qu'elle était rebaptisée Sam depuis cet été. Ah mais faut savoir si elle veut ramener son agneau en vie aussi hein !! L'a qu'à r'garder les restes de Pascal sur la table si elle veut s'faire sa p'tite idée ! Et mon p'tit con d'morveux qui l'appelle Sam Tante depuis 2 plombes aussii ! Ahh mais fait rien pour arranger lui nan plus !! Quant tout à coup, l'assemblée se souleva et poussa des cris d’orfraie : Tatie Claudette en sanglots avait choppé un deuxième épisode et oublié le gâteau biblique dans le four. Et la vieille Marie-Madeleine qui se gloussait d'un "dieu que c'est bon !" Marre !! Marre de ces repas de famille où y a jamais d'juste milieu, jamais d'place pour un commencement, jamais d'fin ! Dimanche prochain, j'leur fais bouffer du curé !!

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    Le premier jour, elle l'avait d'abord dépassé dans la montée du village en rentrant du marché. Un cycliste, plutôt moins ridicule que d'autres, pas déguisé, en jeans : peut-être pas confort-confort pour pédaler mais genre je fais juste qu'à me balader. Surtout qu'il portait pas de casque. Les cheveux courts mais pas trop. Normal, quoi. Torse nu : pas juvénile mais plutôt joli, et bronzé. L'avait pas l'air de souffrir trop, malgré la pente. Bon. Dans les litrophes on a encore un peu du cycliste qui la ramène pas. Elle a trouvé ça plutôt gai. Le temps de vider la bagnole et de descendre au jardin cueillir trois brins de cerfeuil et une cébette, il achevait sa grimpette. Ils se sont souri, lui papy-vélo, elle mamy-potager. — Y a un café ici, quelque part où on peut trouver un casse-croûte ? Je carbure au jus d'orange et je commence à avoir faim… Y a pas, c'est le bout du monde. Il était décidément joli, sur son vélo, un pied à terre, ce petit déhanché… — Si ça vous dit, j'ai du fromage de chèvre et des olives. Ils ont trimballé la table sous l'amandier, et cassé la croûte en causant vaguement, le temps, le climat, le vol libre (mais il y a trop de vent aujourd'hui), la vie dans les bouts du monde (lui aussi, quelque part dans le Valais), l'enneigement hivernal… Il avait remis son tee-shirt, il a sorti son jus d'orange, mais ils ont préféré siroter ce muscat léger, puis un café bien serré. Il est reparti par le chemin forestier. Le deuxième jour il y avait encore beaucoup de vent. Quand il s'est pointé avec son pique-nique elle a souri, la table était restée sous l'arbre. Ils n'ont pas tellement parlé. Mais, souri, oui. Après, comme le fond de l'air était un peu frais, ils sont rentrés boire le café à l'intérieur. Comme d'hab c'était le ouaille complet, si bien qu'il n'a peut-être pas fait exprès de la frôler en traversant la pièce, ou si. Que ce geste lui a échappé, ou pas. Peut-être qu'il était revenu pour ça. Après, le café avait refroidi. Elle l'a réchauffé au bain marie. L'après-midi a passé vite. Le troisième jour il pleuvait. Pour un séjour de la mort qui tue sur le spot mondial du bout du monde du vol libre, c'était un peu loupé. Il regrettait pas : dans un autre genre c'était assez planant. Oui, elle trouvait aussi.

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  • 05/12/13--16:10: Dimanche par Abicyclette
  • Ce dimanche je n’ai rien fait de signifiant : je suis parti marcher dans la ville en cherchant à m’y perdre. A un moment, au carrefour de deux rues qui me semblaient aussi heureuses l’une que l’autre, j’ai senti un pincement : la liberté du promeneur, l’absurdité d’un choix. A un endroit, dans l’indifférence générale, une vieille fontaine creusée sous un immeuble moderne m’a chanté son anachronisme. A un endroit, dans la rue pourtant la plus sympathique que j’ai parcourue, il y avait une banderole accrochée à un balcon, ainsi qu’une pancarte au premier du trottoir d’en face : « Non à l’installation d’un bar au n° 35 » A un endroit, pour le passage des gouttières, des entablements de vieilles façades avaient été tranchées à vif, comme un crime. Pendant ces deux heures, j’ai aussi croisé des visages, et beaucoup m’ont traversé. A certains j’ai souri. A un endroit, sur le banc d’un parc, une femme au visage effaré donnait le biberon à son enfant, tandis qu’un oiseau chantait au même rythme que le soleil. A un endroit, sans savoir tout à fait pourquoi, j’ai fixé une femme à travers la vitre d’un café italien. Elle parlait italien avec des amis italiens. Elle aussi m’a fixé une seconde, d’un beau regard italien et, sans même donner l’impression de m’apercevoir, a continué sa conversation. A un moment, j’ai croisé une femme qui pleurait sur un banc d’une place désertée. Alors je n’ai pu continuer ma promenade, je ne savais plus quoi faire. Je me suis assis ni trop loin, ni trop près, pour la noter, et aussi pour tenter de lui dire… quoi ? Il commençait à faire frais. Un camion poubelle a surgit dans un bruit infernal, les déchets y ont été déversés et impitoyablement broyés. C’était violent et, peut-être, trop signifiant. Chacun de son côté s’est levé et a préféré partir.

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    « La messe est dite. Allez en paix. » Ils n’étaient que sept ce matin là pour Matines, dans la Cathédrale de C...mais alors que le Prêtre leur donnait dans un geste ample et magnifique la bénédiction qu’ils attendaient, un huitième entra qui voulait s’entretenir avec Dieu, et s’assit discrètement sur un banc du fond face au confessionnal. "S’aimer les uns les autres", un pieux conseil, mais l'Evangile ne précise nullement où, ni comment. Ce mois d'avril de cette année donc, un fidèle en prière au dernier rang, dans la Cathédrale de C...en Italie, crut soudain entendre des voix. Le lieu s’y prête il faut le dire. Mais il comprit très vite que ces gémissements et ces râles provenant du confessionnal n’avaient rien de bien célestes. Sans doute, le bois grinçait-il sous le poids d’une faute sans nom, le confessionnal chancelait mollement sous d' évidentes caresses et des coups de boutoir, et des chuchotements ardents traversaient les voilages. Dérangé dans sa méditation, persuadé d’avoir à faire là à la bête à deux dos, le fidèle outré, s’en alla aviser le curé et prévenir les carabiniers que quelque chose de pas très catholique se passait dans l’ombre, entre deux piliers de marbre. Branle-bas de combat dans l’assistance scandalisée, et irruption surprise des forces de l’ordre dans la Cathédrale : sommés de cesser leurs ébats et de se rhabiller, et furieux de ce coïtus interruptus les deux amants fougueux s’emportent et insultent les gendarmes ! Rixe dans les travées. Pour finir "le couple est finalement arrêté pour attentat à la pudeur et résistance à agent de la force publique, note le Corriere Fiorentino." Selon leur avocat, ses clients étaient passablement éméchés à la fin d'une longue nuit passée dans les rues étroites de C ... (C’était la fête de la Nuit Blanche en Italie et on y boit beaucoup c’est connu) . C’est donc ivre et inconscient que le couple au sang chaud avait choisi l' intimité et la discrétion du confessionnal pour une partie de jambes en l’air. D’ailleurs ils jurèrent de ne se souvenir de rien. Ils n’eurent donc pas à se repentir d’une chose dont ils ne se souvenaient même pas. Les juges furent cléments. Et l’évêque de la ville informé, en saint homme, pardonna. Personne ne peut dire s’il y eut, dans le confessionnal profané, reconstitution ou pas pour savoir avec certitude qui, des fidèles ou des amants, avaient été dérangés par les autres, et pour établir, une fois pour toutes, si les gémissements avaient vraiment été audibles ? . « L’affaire n’est pas une première dans la Péninsule. En 2008, deux ”pêcheurs” s’étaient ”unis charnellement” dans le confessionnal de la cathédrale de Cesena, en Emilie-Romagne. L’évêque avait organisé une messe ”réparatrice et purificatrice” à laquelle avaient participé tous les fidèles, rapporte Panorama. Quant au confessionnal, il avait été illico déconsacré. ”Nous sommes athées et pour nous, faire l’amour dans une église, c’est comme faire l’amour n’importe où” avait déclaré le couple, surpris en plein rapport oral, aux carabiniers. » A bon entendeur....

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    La salope !, quelle mouche l'avait donc piquée pour vouloir m'infliger une telle morsure au plus profond de mes chairs Je n'ai jamais cessé d'être élogieux sur sa magnifique silhouette, moi qui l'avais si longtemps admirée dans ses somptueuses robes noires. Fasciné par sa taille de guêpe si fragile et si gracile à faire fantasmer les plus endurcis mâles de cette planète sauvage. Maintes fois j'ai failli perdre la tête pour de belles mantes religieuses, mais nulles autres qu'ailes n'avaient su m'épingler dans sa vie et me tisser une prison de quant à soie. Elle savait filer de ses doigts de fée de fines guêpières, sans se défiler elle se laissait enfiler de jolis colliers de perles de rosée, ses liens si tenus soient-ils nous unissaient à jamais. L'idiot que je suis n'a rien vu arriver, ma veuve joyeuse avait su me rouler dans sa toile patiemment tramée au fil du temps. Au petit matin je me suis retrouvé seul, il n'y avait plus aucune trace de son passage. J'aurais pu l'oublier, tourner la page et courir après d'autres lapins du paradis rose, ne plus me poser de question, mais elle avait pu pénétrer dans mon esprit et me distiller son venin à mon insu. Rapidement elle sut me rappeler à son souvenir; son bref passage dans ma vie commençait à me démanger. Mon petit doigt qui souvent m'a dit tant de bonnes choses commença à défaillir, cette indicible douleur remonta tout au long de mon être, et me tétanisa le bras jusqu'au cou. La belle m'avait planté ses mandibules dans les deltoïdes. Je ne vous accueillerai plus en ma demeure à l'automne finissant. Certes je ne vous écraserai pas de ma semelle en crêpe de valse, eu égard au respect de la vie, mais de ce bras infecté je ne vous tendrai plus une main salvatrice quand vous aurez choisi de faire une grande glissade dans la baignoire et vous laisserai à votre destinée. Lcm

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  • 05/13/13--12:57: Havre 2... par Annainessa
  • Il était furieux de son coup de fil, non mais comment pouvait-on traiter les gens ainsi ? il n'en revenait pas et c'était moins deux qu'il se déplace directement pour lui dire en face sa façon de penser. Il se passa les mains dans les cheveux d'un geste brusque tout en jetant un coup d'oeil furtif à la jeune fille qui n'avait cessé de le dévisager tout au long de sa conversation. Sa silhouette mince se dessinait sur le soleil qui déclinait, elle avait l'air un peu ailleurs, sa tête légèrement penchée sur le côté, ses longs cheveux blonds retombant en cascade sur ses frêles épaules. Elle n'était pas spécialement jolie mais il y avait quelque chose de très touchant dans sa façon de se tenir là, comme si quelque chose était sur le point de se produire à chaque instant et qu'elle l'attendait là, sereine et confiante. Il rangea son téléphone portable dans sa poche et hésita un moment. Cela faisait longtemps que son regard ne s'était pas posé sur une jeune fille, encore meurtri de sa précédente histoire qui s'était terminé dans le silence et le coeur brisé. Ses yeux se voilèrent un instant à cette douloureuse réminiscence. Combien de nuits avait-il passé depuis les yeux grands ouverts dans l'obscurité à fixer son plafond, le coeur lourd de chagrin et le corps destitué de tout désir. Jamais plus se disait-il, je ne pourrais aimer quelqu'un comme je l'ai aimé elle, un amour entier et dévorant où chaque seconde l'enivrait d'un parfum intense et capiteux. Sa soif inextinguible d'elle l'avait mené sur tous ses chemins de traverse jusqu'à ce qu'elle décide que non, ce ne serai pas lui l'homme de tous ses voyages à venir. Il baissa la tête et regarda de côté pour vérifier si elle était toujours là. Debout maintenant, elle lissait doucement les pans de sa jupe qui se soulevait légèrement sous une brise naissante, ses gestes étaient lents et gracieux. Il lui sembla que rien ne pouvait l'atteindre comme si tout ce qui l'entourait n'était un décor interchangeable à tout moment, elle aurait pu tout aussi bien être dans une forêt en Amazonie ou sur une plage au bout du monde que ses gestes auraient été les mêmes. Ses doigts étaient fins et colorés d'un rose vif, il imagina un instant sa main parcourant ses boucles brunes, s'arrêtant ça et là pour caresser sa nuque. Pourquoi était-elle là d'ailleurs, dans ce parc, aujourd'hui ?, indifférente aux enfants qui criaient et aux jeunes qui passaient à toute vitesse à vélo. Sa tranquillité, sa posture immobile et son regard fixe le laissait perplexe et décontenancé. C'était comme si ils étaient seuls au monde tout d'un cou, elle s'appuyant contre son muret, les pieds bien droits et les bras croisés, ses yeux verts voyageant vers lui telle une embarcation cherchant son ancrage, et lui qui se sentait en pleine perdition face à elle. Finalement il ramassa sa vieille sacoche et se dirigea d'un pas incertain vers elle.

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  • 05/13/13--12:52: ... par Loumir
  • La veille, pour calmer son angoisse, je la faisais inspirer aussi profondément qu’elle le pouvait et expirer, au rythme de ma respiration. Elle serrait très fort ma main mais je n’ai pas voulu comprendre qu’elle commençait son ascension. Son souffle était ténu pourtant, comme le filet d’un ru presque tari. Et ses grands yeux murmuraient et mes yeux lui répondaient… Notre dialogue fut sans mot mais tout a été dit. A l’aube, elle s’en est allée. J'ai accompagné son départ. Embrasse papa pour moi. Merci à tous deux. Au revoir. http://www.youtube.com/watch?v=Ef3khwcYUlc

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  • 05/13/13--11:55: encore par Magic one
  • J’entends et je comprends Le cœur qui bat si fort J’entends mais ne comprends Pourquoi tu sors J’entends et je ressens Le froid du dehors J’attends et je me rends Aux bateaux du port J’attends et je comprends Il n’y a personne à bord J’attends et je rends A la force du sort Peut être un peu dormir Pour changer de décor Toujours me souvenir Tu es là encore

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  • 05/12/13--15:24: Eternel Automne par Delvane
  • Ecraser les souvenirs comme les feuilles mortes feuilles mortes couleur de crépuscule déjà pourritures multicolores et nécessaires au pied des arbres dépouillés et qui doivent refleurir après un long silence le long silence de l'espoir après le désespoir toujours la même chanson la même saison celle où l'on brûle les fleurs les fruits les feuilles et toutes ces branches qu'il faudra couper et les scier pour qu'on n'en parle plus jamais plus jamais comme si rien n'avait été et qui ne sera jamais plus enfin enfin jamais plus puisqu'il faut finir et qu'ainsi tout est pour le mieux qu'on n'est plus obligé de choisir Choisir les fumées que dévorera le vent (Crépuscules 1960-1971)

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    (illustrées par 2 plaisanteries pas forcément bien racontées (lol) ) 1------------------------------------------------------------------------------- Dans la série des hubots // 100% humains // : Un jeune adolescent, il tombe amoureux de la robot-bonniche qui est supère-canon. Il va chez une psy qui lui explique que c’est pas grave, qu’il n’y est pour rien, juste son genre (gender) c’est : qui-couche-avec-les-robotes, c’est sa nature, comme s’il était droitier ou gaucher. J’ai pensé : -- c’est une plaisanterie J’ai trouvé ça assez drôle. Sur les histoires d'envie-de-coucher-avec- , de “être”, “être-ceci”, (philosophiquement ça sonne très début XXème) de psy, de rôle … Mais on pourrait m’objecter : ** c’est normal : il y a des hubotes désirables, il y a un nouveau monde offert au désir. Normal que certains choisissent cela, en fassent leur unique objet de désir. -- perverse ! Un peu de mathématiques amusantes : * il y a 16 combinaisons possibles des objets du désir : H(omme) / F(emme) / R(obot) / R(obot)e H + R / F + Re / H + F / R + Re / H + Re / F + R F + R + Re / H + R + Re / H + F + Re / H + F + R H + F + R + Re //aucun// * qu'il faut multiplier par 4 pour tenir compte du genre physique de celui qui porte ce désir Cela nous donne donc 64 genres :) En rajoutant les transgenres, on multiplie encore par 4 : 256 ! Funny, isn't it ? 2------------------------------------------------------------------------------- Nicole Ferroni elle, elle est drôle. Là elle raconte des histoires de requins : http://www.dailymotion.com/video/xznvv2_on-va-tous-y-passer-nicole-ferroni-le-re quin-blanc-est-un-homme-comme-les-autres_fun#.UYk-xBzqWO0 aussi d’homopingouins qui couvent des oeufs (un sujet de conversation à la mode) … Ca me fait rire. En plus elle est intelligente. Je voudrais être comme elle. 3------------------------------------------------------------------------------- Qu’y a-t-il de drôle dans ces sketchs ? -- Ben, dès que ça parle de sexe, j’ai tendance à ricaner. ** Aussi la tension entre les interprétations possibles -- aussi les comparaisons, le relativisme (puisque tout est comparable … ) ** sûr ! c’est pas toi qui risque d’être drôle. -- et toi tu es méchante ! ** de toute façon, pas sûr que ces histoires te donnent raison. -- ah oui, c’est vrai ! c’est pour ça que c’est drôle :) note (e)au gentil(e) relecteur(e) -------------------------------------------------- J'ai mis "critique" parce que je voulais relier ce comm à Nicole Ferroni mais elle est pas dans la base. La pauvre !!! Alors j'ai relié à un autre truc très, très drôle :) Mais tu changes de catégorie comme tu veux.

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    Inspiré de l'histoire de Thierry Paulin , célèbre tueur en série de vieilles dames à Paris dans les années 80 , ce film de Claire Denis fut pour moi une révélation à sa sortie . Etrange et fort , envoutant , hypnotique , ces portraits croisés d'ames perdues dans Paris reste un grand moment de cinéma . Sans jamais porter de jugement moral . Pour moi un des grands films de ces dernières années et dans mon top 10 ! http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=jsKNShN72TU http://www.youtube.com/watch?v=fMYMtNvVOzs

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