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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    De Lomé à L'ile de Vancouver - et la Fable : Le pigeon et les autres - une tendance... ô non, elle n'est pas d'aujourd'hui, ell'est éternelle, l'temps d'une vie, une vie qui se perpétue en se reproduisant, jusqu'à devenir une civilisation... et l'intrigue, Obama, aux bas mots, est dans la Maison-Blanche ! Dans le centre des cités et dans les quartiers vous vivez dans vos trous à rats, _et, un rat n'est qu'un rat, après tout ! De... à... comment est-ce possible... Dans ma cité, j'en ai même vu un jeter la mort en grains à manger aux pigeons, un conquistador de son Amérique. Le nettoyeur, squale des pa- radis ne sait-il pas que son art le conduira, lui et sa race, à la finissure d'un livre achevé que personne ne lira, jamais ! Et pourtant, pousse dans les rues d'Antibes une"petite fleur" pour l'Amé- rique et quelques indiens, depuis le temps de Sidney. Quelques "indiens" d'Amérique et quelques autres importés, pour la cause ! Dans le centre des cités et dans les quartiers... En file indienne tu te dandines, où va-tu pigeon ? En troupeau autour d'un bout de pain tu te résignes, Dans le ciel vide tu tourne en rond, En face, avec ton regard de côté, ton oeil orange unique est beau, _Qu'a-t-on fait de toi ? Quel est ce pays... Quelle est cette démocratie... Et cette urbanité qui organise le vide, au gré des vents dominants. Je me souviens en 1970 au bout du Cap de Bonne-Espé- rance, la ville Le Cap, et au nord sur l'Océan Indien, Durban. En 1970, je n'avais pas quinze ans, et, l'urbanité sans en nuance Blanc et Noir, alors que La Réunion était déjà arc-en-ciel depuis, depuis... En file indienne tu te dandines, tu cherches à becter, En troupeau tu joues des ailes pour quelques miettes, Méfie-toi de la mouette _divine prêtresse, elle plane au-dessus de toi, Attention aux corbeaux qui font la loi, ils prennent avec le droit, Pigeon vole, vingt-deux ! les chasseurs sont au coin de la rue, Réveille tes instincts ancestraux, vestige du temps où ces chasseurs là, n'existaient pas ! Pourquoi doit-il si souvent changer, _et, toujours la même loi... Civilisés contre sauvages... Croyants contre infidèles... "jadis et naguère se sont fait la guerre", et, aujourd'hui, encore _le chaos pour plus de pouvoir. Une civilisation n'existe-t-elle pas _avant d'exporter ce qu'elle prétend être, n'est-ce pas assez bien, si c'est bien on y passe, si c'est pas bien, on peut passer, si on veut, à l'envers, de l'ouest à l'est... Regarde le corbeau, comme il est ridicule, dans sa robe noire codifiée, N'écoute plus le chant de la mouette, elle se rit de toi, Vole et vole ce qui te reviens, ce qui est à toi ! Ose ta mue intérieure, devient faucon, Croise la colombe, vis ta vie avec énergie, Matte le piaf efficace et agile, il ne fait pas le poids, mais il est vif, Et maintenant vole au-dessus du pays où "La Liberté" éclaire le Monde ! Pigeon redevient nomade et voyage avec le vent, L'orientation est innée pour toi, garde simplement cette naïveté mathématique, Ouvre tes ailes, caresse l'air, choisi le cap, ne soit plus dupe, lisse tes plumes, Soit fier de vivre ! Je suis né à Lomé dans un nids de rats blancs ; j'ai réussi ma mue_et suis blanc dehors ! Demain j'arrive dans le port de Vancouver, chez un oncle, "the sun pours down like honey". ( r é é d i t i o n __ 1ère Ed. Novembre 2008 - sur pc.c ) http://www.dailymotion.com/video/xc5s5_veronique-sanson-vancouver-1989_music#.Udu_3ftOJMw M .

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  • 07/09/13--01:10: Pascal par Azyn
  • David : Ciel Ciel il est mort. (silence) Jamais amour plus fidèle et plus tendre, eut-il un sort plus malheureux le choeur : jamais amour plus fidèle et plus tendre, eut-il un sort plus malheureux Cette phrase musicale, juste celle-là, isolée... la reprise du choeur. Derrière encore, la reprise vive et précise de l'orchestre et du choeur des arts florissants, William Christie... pourquoi est-ce que mon oreille a retenu parmi tant d'autres aussi fortes, ces notes...au point de me dire que la musique me sauvera toujours même si je l'écoute en profane. Il y a quelque chose dans l'opéra baroque que je découvre comme une perle, une justesse, un bouleversement. Et pourtant, à mon poste ombrageux de technicienne, ce décor inconnu avec ces 4 murs qui se déplacent et se rétractent, son plafond qui suit le mouvement, à monter c'était comme improbable que je trouve à ce travail, un attrait. Des heures de fatigue, des tonnes de ferraille, pas une seule pièce reconnaissable comme un châssis, une frise, une béquille; des morceaux de décor lourds, ingrats, des moteurs à chaîne blessants, incongrus. Et puis enfin, le logiciel connecté, les murs se mettent à bouger, le plafond à monter et depuis le lointain du plateau, j'ai la sensation d'avoir contribué à monter un monstre glaçant, imperturbable, une pure équation. Les répétitions commencent, je pare autant que possible aux demandes d'un assistant à la mise en scène dont le principal défaut est de ne pas comprendre que le mieux est l'ennemi du bien, aussi glacial que ce robot géant. Je termine ma mission et m'installe dans la salle pour voir de face ce à quoi nous avons travaillé...une merveille, une véritable mise en scène, une puissance et une intelligence musicale inébranlable. Une fois encore, j'ai tout jeté dans la dérisoire bataille d'un opéra, à un endroit, pour 4 dates et c'est une apothéose. De tout ça, il reste cette phrase musicale, capable je crois, de balayer toute maladie, tout désespoir, quelque chose monte dans les sphères, illumine le jour d'une force plus robuste que tout ce que l'on peut prononcer. Pascal, machiniste doué et puissant aux yeux d'enfant et aux enjeux d'adulte, est parti depuis quelques jours de cette terre et mon dieu, dans notre vie de montages et de démontages de spectacles somptueux, je voudrais que nous ayons chanté (faux) ensemble ces quelques notes. http://www.youtube.com/watch?v=0Y0_6gt5U_k (à 2,40mn. Juste écouter, les gros plans gâchent un peu tout, nous, si minuscules.)

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    Un dernier refrain, Ce soir les lampions sont éteints, La fête a enterré ses refrains... Les robes d'hier , toutes bariolées, Dans l'armoire tu les as rangées.... Au - revoir tambours et accordéons, La fête a brûlé ses lampions, Et, dans la douceur d'un soir d'été Les couples s'en retournent enlacés.... Un serment par -ci, un serment par - là, Un coeur qui pleure , la solitude s'en va La fête a éteint ses lampions , Au - revoir musique, au- revoir chansons.... Sur le sol humide de rosée, S'enracinent encore quelques papiers, Une dernière note s'étire encore, Elle pénètre dans tous les corps, Les mains moites s'étreignent très fort, Les amours naissent au son Du lutin de l'accordéon, Fantômes qui dansez , Sur la piste délaissée, Vous me faites rêver A mes jeunes années....... Nancy 1968

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    En découvrant ce documentaire rediffusé ce soir sur Arte, les bras m'en sont tombés, heureusement j'ai pu rassemblé ma pensée abasourdie et quelques doigts encore valides pour écrire ce com. Le gaz de schiste, ça ne me disait déjà rien qui vaille, maintenant ça ne me dit plus du tout. Encore une aberration anti-écolo, anti-animaux et anti-humanitaire au nom de l'indépendance énergétique. Comment de prétendus hommes arrivent à créer un monde où les vaches et les cours d'eau ne peuvent plus passer et paisser tranquille, où on ne sent plus les odeurs, où les poissons crèvent de leurs branchies rongées, où les maladies neuronales explosent quand ce n'est pas l'eau ! Mais c'est pas ma fôote, dira l'autre justement, car c'est un autre qui a foré, moi j'ai fait que signer le bout de papier ou commander les camions ou fournit le métal de la cuve, ou donner mon autorisation à exploiter, ou fermer ma gueule devant ces satanés lobbies... mais bien sûr qu'on peut boire l'eau, aucune analyse ne démontre qu'elle est nocive, ah vous me proposez de l'eau de Dimock, non sans façon....) Quand le(s) toxique(s) s'habille(nt) en faux-culs, ça ne fait vraiment pas dans la dentelle. Après les forêts amazoniennes et indonésiennes déforestées, les montagnes étêtées du Canada, les semences indiennes de Monsanto and co, la ballade heureuses des déchets nucléaires, le monde parfait de Fukushima..., bienvenue dans le monde 0 combien (pépêtes venez à moi) bienveillant du gaz de schiste. Et l'Europe va aussi s'agenouiller devant ce nouveau faux Graal ? Pour les détails techniques vous pouvez : revoir le documentaire disponible en replay sur Arte pendant une semaine, et certainement plus longtemps sur le net. relire les deux commentaires ci-dessus qui parlaient déjà de ce film, lire le com de janus sur "promised land" ou voir le film qui est une fiction sur le même thème Gasland n'avait pas du tout plu à l'industrie schisteuse. Mais comme les séries horrifiques marchent bien, il parait que Gasland2 va paraître et évoque justement de la pression de ces fameux lobbies qui n'ont pas abandonné leur conquête d'un monde toujours un peu plus dévasté.

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    Ce jour de 14 juillet a pour moi une connotation toute particulière ; je repense invariablement à maman qui s'est éteinte dans la nuit du 13 au 14 juillet 1984, à 58 ans, à la suite d'une "très longue maladie" qui aura duré sept ans... Alors que nous revenions, en hâte, de notre séjour à Pornic, avec nos enfants, sur les routes qui nous ramenaient vers elle, pour lui dire un dernier adieu, dans la traversée des villes, tout n'était que joie ; les pétards éclataient, on apercevait les feux d'artifice tout le long de notre parcours... Quand arrive cette date, tous les ans, je ne peux m'empêcher de repenser à maman, à ces moments cruels, à sa longue souffrance, à ses derniers mots qu'elle a eu le courage d'articuler lorsque nous sommes arrivés dans la nuit, juste avant qu'elle ne ferme les yeux, et au vide qu'elle a laissé derrière elle. Mais j'aime aussi à repenser à ces moments heureux que nous avons vécus grâce à elle, à sa joie et sa bonne humeur quand, avec mon père, mon frère et moi lorsque nous étions enfants, elle nous entraînait à la retraite aux flambeaux, au feu d'artifice qui était tiré sur le mail, en bordure de l'Aisne, puis pour clôturer la fête, au bal sur la place du marché. Les soldats de la caserne défilaient dans les rues de notre ville, avec leur barda sur le dos, la couronne de pain posée par-dessus, le tambour-major en tête de la fanfare. Je revois mon frère, tout petit, 3 ou 4 ans, juché sur les épaules de mon père, et qui criait "vive la quibic"... Il ne nous en fallait pas davantage pour être heureux. Je me dis que ce n'est pas un hasard si maman est décédée à cette date car elle adorait cette fête du 14 juillet, elle aimait d'ailleurs toutes les fêtes du calendrier mais avant tout elle aimait la vie et les bonheurs simples. Comme chante si bien Daho, il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous...

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    Les ailes de l'ange Le cauchemar fut si noir que sa tête éclata. En ces nuits pesantes, les jours sont trop lourds. Seul dans le vide  de son existence, il se replie dans tous les plis  de sa vie. Il ne connaît plus que l'ennui, cherchant le soleil rare dans ses nuits, sans espoir. Malgré ses suppliques, il ne recueille  que le résultat de ses imprécations sur une grande stèle rasée. Et ses ailes sans désir repliées comme mortes, l'empêchent de voler, l'empêchent de vivre, l'empêchent de rêver... ! Mais est-ce là ' la vie rêvée des anges '... ? A tous les petits anges déçus... ! M .

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  • 07/11/13--10:47: La fêlure par La Loba
  • J' avais beau être occupée à mon plaisir, j'avais bien remarqué ton manque d'élan, en retour. Bien sûr que ta main, que tes doigts qui me cherchaient, que ta langue, que ton sexe, que tout de toi me soulevait et m'emportait, et j'aurais pu y croire. A ton ardeur, à ton désir, à ta toujours vive passion. Tu m' emmenais si loin que j'en oubliais tout, jusqu'à moi-même. Pourtant, cette nuit, j'étais consciente de ton manque de fougue. Entre deux déferlantes, je sentais bien que tu n'étais pas vraiment là. Tes gestes trop parfaits, trop précis, presque trop tout. Redoutables pouce, index, majeur...Insatiable langue curieuse de creuser mon sillon. Avide de me boire. Coups de butoir rythmés et profonds. Comment savais-tu ? comment trouvais-tu ces chemins ? Où étais-tu pendant que tu me fouillais ? Comment comprenais-tu quand j'en redemandais ? Tes gestes d'artiste, toi le peintre, moi le tableau. Gestes lents, presque trop tendres... Cette douceur pourtant appréciable d'autres fois, cette nuit, m'a agacée. J'aurais voulu être putain. Tu me faisais épouse. Tes caresses trop nettes, trop lisses ont fini par me glacer. La nuit s'est séparée, toi d'un côté et moi de l'autre.

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    Demain ni tyrans ni patrie Loin des flonflons, loin des drapeaux Nous n'aurons pour idolâtrie Que la douceur peau contre peau On entendra, dans la campagne Des cris, des chabadabada Demain, dans le creux de nos draps Érigeons de beaux mats de cocagne Au plumard les amants, en un mot comme en cent Baisons, baisons, mieux vaut verser le foutre que le sang.

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    Torpeur. Torpille. Vendredi, dix-sept heures quatorze, dans une gare de banlieue. Attente sur les quais. Grand soleil. Chaleur. Fin de la semaine. Week-end. Peut-être même vacances. Les esprits sont calmes. Les humeurs sont optimistes. Les pensées sont heureuses. C’est tout simple, le bonheur. C’est attendre un train. L’attente peut être agaçante. L’attente peut aussi être impatience. Elle est aussi le sas, l’antichambre. La salle d’attente, la connexion. Entre deux vies, entre deux périodes. Et puis, soudain. Soudain. Des gens qui n’ont rien demandé. Qui ont eu un peu chaud. Désolé de réagir ainsi. Sur le chaud. Juste l’émotion. Rien d’intéressant sinon. Nombreuses victimes selon la préfecture. On attend le ministre des transports. Le préfet n’est pas encore là. Le député de la circonscription fait déjà de la retape sur les chaînes info. Le président de la sncf est arrivé. Le président de la république va faire son entrée. Mi-juillet. Météo excellente. Tout devait être au beau. Un Corail coupé en deux. À l’entrée de la gare. Austerlitz – Limoges. Six wagons qui se retrouvent sur une autre voie. Un quai et un poteau. Les secours sont déjà arrivés depuis longtemps. Difficulté des évacuations par les airs, à cause d’Orly. Désincarcération à faire aussi. Mécanique et électricité. "Écrasés"... "Électrocutés"... Sait-on à quel point l’énergie est comme l’oxygène ? Indispensable à la vie. Et mortelle à la fois. Émotion. Une petite pensée À toutes ces familles Qui en quelques minutes Ont leur vie foutue… Définitivement foutue…

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    S' il y a bien une chose qu' une femme cache toujours à un homme, c'est la qualité de sa puissance d'amant. Surtout si l'amant est piètre. C'est le plus terrible des mensonges. Le mensonge absolu. A l'homme qu'elle aime, non, elle ne peut pas tout dire. A l'homme qu'elle n'aime pas , non plus, elle ne dit rien. Pas tout. A celui qui ne l'aime pas, et cela, elle le sait ...avec celui là, qui ne l'aime pas, mais qui simplement la désire, elle ne s'embarrasse pas d' authenticité ! Et si par hasard, elle découvre que son amant la trompe -il en a bien le droit croit-il - son mensonge à elle devient plus énorme encore que tous les siens à lui ! Mais il ne le sait pas. Il ne sait pas et il ne saura jamais à quel point cette femme qu'il vient de baiser s'était absentée. A quel point, il ne l'a pas émue. Pas "eue". A quel point, elle est restée sur le bord. En dehors. Pourtant, tu vois, cher Amant menteur, ce plaisir que j'ai eu, que j'ai pris, malgré tout, malgré toi, ce plaisir c'est le mien. Je n'ai pas manqué de me servir. L'occasion était belle. A défaut. Faute de mieux. Faute d'amour. Tu as prétendu avoir joui toi aussi. Tu es retombé sur le dos en soufflant, épuisé, satisfait, et vainqueur. Que tu penses ! C'est cela qui m'amuse le plus au fond avec toi. Ta vanité.

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    Vieillir, c’est drôle de truc. Chacun a sa méthode, chacun tente des trucs pour ralentir le processus, dépense énergie, argent, illusions. Ça marche parfois, suffit d’y croire. Dans un coin de ma tête, j’aime l’idée de vieillir, j’aime la douceur de lisser, d’aplanir, de laisser pisser en paix. Et puis ailleurs dans mon cerveau, ça vrille, ça jouit, ça frétille, ça aime la nouveauté, la découverte, les trucs neufs, les défis et le rire. Premier rendez-vous : Vous êtes un homme propre sur lui, la tête bien pleine, bien faite, pas trop fête. Ça sent l’humour contrit de papy, le renoncement aussi. Vous parlez beaucoup, trop ? Un peu oui. Peut-être pour contenir, peut-être pour ne pas laisser le vide vous envahir, qu’il aurait tôt fait de vous démobiliser, de vous dire « à quoi bon », alors vous en rajoutez des louches et des louches pour croire qu’il suffit d’animer pour vous révéler sous votre meilleur jour. C’est que vous en avez des choses à dire, à partager, je l’entends, je le sais que trop bien, c’est l’effet de vivre seul, cela crée un trop plein, la parole ne s’écoule plus dans l’oreille d’un interlocuteur au quotidien, mais je ne deviendrai pas le vôtre, je l’ai su au premier regard quand je vous ai reconnu de loin, traverser le pont et pousser la porte de cette taverne. Déjà je n’écoute qu’un mot sur trois, puis sur dix et même ainsi je peux deviner la teneur de votre prochaine phrase. Puis je pense à autre chose, je regarde les vieilles pierres de la mairie et je pense qu’elles en ont vu d’autres, des couples mal assortis à la terrasse d’en face, des qui font tant d’efforts pour encore croire qu’il pourrait se passer quelque chose. Mais comment cela se pourrait-il ? Ce soir c’est mort, elles vous le confirment, elles ont un grain qui vous affole, une dignité qui vous glace et ce sentiment de vous être encore fait avoir par vos illusions aussi suintantes que ces vieilles pierres qui tiennent ce bâtiment debout. Vieillir c’est aussi se détacher des possibles, ne plus leur accorder tant d’importance et chercher le bon dans le présent. Et pendant qu’il parle de l’avant-garde musicale des années 60’, me revient en tête une mélodie écoutée la veille, un truc de djeun’s qui m’a épinglé la tête, certes, ce n’est pas Coltrane, mais ça résonne encore dans mon oreille comme une petite fête au pavillon, des lampions s’allument et j’ai envie de marcher, marcher d’un pas léger. Je vois bien que vous ne pourrez me suivre. J’endosse ma solitude et je prends congés. Je me sauve. Seconde rencontre : Vous êtes si jeune, la peau gorgée de soleil, le muscle trépignant sous l’étoffe de ne pouvoir respirer à l’air libre. Vous êtes planté, là, devant moi, dans l’encadrement de la porte et je ne sais que faire de ma surprise, maladroite, je vous prie de rentrer, vous bousculez ma réclusion. Vous êtes venu me voir chargé d’un motif un peu bancal, je ressens votre gêne, je vous offre un verre. Il fait chaud, on boit, on parle. Vous dites des choses que je ne connais pas et j’en fais tout autant. Nous nourrissons l’échange. Vous revenez de la mer, l’araignée c’est pour moi, pour me remercier ? Peut-être, je ne demande pas, pétrie de confusion car je n’en mange pas. Comme il se fait tard et que vous ne bougez pas de votre chaise, je vous propose de partager mon dîner et vous dressez la table pendant que je réchauffe quelques restes. On parle encore et je vous taquine un peu, gentiment, pas méchamment, comme je le fais souvent avec mes amis chers, vous m’êtes cher, vous me dites qu’il n’est pas gentil de se moquer et je comprends que j’ai manqué un épisode, je lis le résumé dans vos yeux : vous êtes là pour moi, un peu plus que pour ma simple compagnie. Vous avez fait l’effort de frapper à ma porte et cela vous a demandé plus de courage que je semble l’imaginer, vous comptiez sur moi pour faire le second pas et au lieu de cela je me moque, comme je taquine mes amis, car pour moi vous êtes un ami, j’apprécie votre simplicité, votre humanité modeste, votre curiosité et je l’avoue, votre plastique me trouble, comme me trouble la beauté, la sensualité d’une pivoine, l’arrondi d’un bronze, le sourire espiègle d’un enfant, la pâte grasse sur la toile. Je devrais dire quelque chose, répondre à cette avance, mais je n’ai pas votre courage, je ne sais que me terrer dans mon silence pour enfouir ma gêne au fond du terrier. Je n’ai pas envie d’avoir à m’expliquer. Bien-sûr votre insolente jeunesse est tentante comme un pot de miel, mais que ferai-je de vous quand, dès demain, elle m’agacera tant que j’en deviendrai haïssable ?

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  • 07/14/13--13:53: I' Usurpatrice par Annaconte
  • J' ai toujours un peu regardé avec étonnement et un brin de suspicion, ces grandes familles qui traditionnellement se réunissent une fois tous les cinq ou dix ans, si ce n'est pas chaque année pour les plus assidues, ban et arrière-ban de tout l'arbre généalogique, de l'arrière-arrière- grand-mère, douairière sous son grand chapeau, assise au premier rang, au petit dernier sur ses genoux et tous les autres autour, pour une photographie qu'on ne manquera pas de réussir après maintes tentatives, pour obtenir que tout le monde affiche un grand sourire fraternel. -Un pur cliché quoi !- Je ne vous le cacherais pas, si je me moque un peu c'est que j' ai toujours eu une furieuse envie d'en être ! et comme je n'en suis pas, je me contente des récits que m'en font mes amis bienheureux, et cela ressemble à s'y méprendre à un de ces films merveilleux, vous voyez n'est-ce pas, sur fond de campagne idyllique, de petit manoir bien entretenu, de tables sous les frondaisons, de nappes blanches, de jeunes filles en fleurs, de chérubins rieurs et souvent blonds, de séances nostalgie, d'albums souvenir qu'on se passe de mains en mains, de chants qu'on partage, de larmes en se quittant et des promesses de se revoir bientôt. Et la bénédiction du curé invité pour l'occasion. Ambiance Milou en mai, ou les retrouvailles, petits déjeuners Ricorée, un véritable Dimanche à la campagne à la Tavernier, un magnifique tableau de Renoir père, ou une belle Partie de Campagne à la Maupassant pour le décor. Tout est dit. Un atmosphère chaleureuse, un vrai remake de François, Vincent, Paul et les autres mais entre cousins cette fois. Une véritable famille ! (Bien loin -on l'espère- du terrible Festen de Vinterberg et c'est tant mieux ! cela gâterait tout !) Mon air narquois devant ces fameuses Cousinades tient simplement que je suis probablement jalouse de ne pas appartenir à l' une de ces familles là. Chez nous, les cousins, il y a longtemps qu'on les a perdus de vue. Seuls les enterrements nous rassemblent. Et puis on n'a pas d'enfants vraiment blonds. Et puis de toutes façons, chez nous, on est plutôt Sardinades. Si je vous raconte tout cela, ce soir, c'est que désormais je ne pourrais plus dire que les Cousinades je ne connais pas ! Ce matin, alors que je m'étais arrêtée sur un banc de pierre, auprès d'une petite chapelle que j'aime bien, pour son calme et son parc ombragé, et que, plongée dans un livre, je profitais de la fraîcheur des bois et du chant des oiseaux, toute à mon bonheur d'être là, seule, en cet instant de grâce, un monsieur s'est soudain présenté, aimable et charmant, et a décliné devant moi, sans manières et sans autre forme de procès, son nom de famille. Comme cela. Abruptement. La main tendue, il attendait visiblement de moi que je me présente à mon tour. Interloquée, j'hésitais quelques secondes, quand il précisa à mi-voix qu'il était là pour les Cousinades. En effet, tables et chaises blanches étaient déjà disposées, sur l'herbe, et attendaient visiblement des convives. Mon monsieur était le premier. Or, lui, à n'en pas douter, crut qu'il était le second. Alors je n'ai pas hésité plus longtemps. Je n'ai eu qu' à emprunter de façon très naturelle le même patronyme que le sien, suivi de mon prénom. Il n'en fallut pas davantage. J 'étais adoptée, nous étions désormais des cousins . Il m'a serrée dans ses bras. Et m'a même présentée aux nouveaux arrivés. Tout le monde m'a accueillie avec bonhommie et gentillesse. Je n'ai pas eu à trop mentir. On ne m'a rien demandé. Le repas sous les arbres était exquis. Il y eut des rires, des enfants, une arrière-grand-mère, des chants, un petit sermon de monsieur le curé, et puis il y a eu le moment de la photographie de groupe. C' est là que, discrètement, je me suis éclipsée. (La part de fiction et de fantaisie m'appartient, à vous de prendre ou de laisser....)

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    Aux abonnés absents ... Je ne le suis pas vraiment . Je vous rends visite , je vous lis , je vous retrouve . Je ne poste pas de réaction , mais je vous suis , de loin en loin . J'aurais envie de poster un simple petit smiley , un coucou , un … miaou , comme on dit "salut , toi"; c'est trop bref ! Un peu comme un taiseux présent à la table , qui ne dit mot , mais ne perd pas une miette de la conversation ; et il y participe , ça se sent . A sa manière . Vous faites partie de mon monde . Pour certains et certaines d'entre vous , nous nous sommes déjà rencontrés « in real life ». D'autres non , mais je vous retrouve , quelques mois plus tard , publiant un nouveau commentaire . Et puis d'autres reviennent , longtemps après ; et d'autres étoiles apparaissent , aussi , avec leur style , leur univers . La vie va , légère ou assombrie , coups de colère et coups de blues , patte de velours et coups de griffe , intello ou rigolo , provoc ou poète , fake ou fuck , actualité et souvenirs … Les dédicaces , pas suffisamment variées , mais familières . Comme un regard échangé lorsque l'on se croise . Et l'on vérifie que l'autre ne s'est pas absenté , qu'on le retrouve , en quelques mots , dans un clin d'oeil . Alors , tu rêves ? Alors , tu réponds ? Tu es aux abonnés absents , ou quoi … Récemment , j'ai laissé passer un anniversaire … L'été s'avance , mélancolie , en pente douce , déjà . Demain le 14 juillet , déjà . Dédicace , épitaphe mi-figue mi-raisin, « aux abonnés absents , la patrie reconnaissante » ? ...

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    Vingt-deux heures trente, dimanche soir. Il y a plein de gens qui descendent ma rue d’habitude si tranquille, des familles de vacanciers qui vont voir le feu d’artifice depuis la plage en contrebas. Je leur emboîte le pas. J’ai beaucoup d’amis qui détestent la foule. Dans les lieux confinés je ne l’aime pas non plus mais bon enfant, à l’air libre, venue partager un moment de liesse, si. Je goûte la sensation de lui appartenir, d’être la petite partie d’un grand tout. Je m’assieds sur un muret et j’observe les gens qui attendent sur le sable. J’aime observer les gens pour ce qu’ils ont de proche et aussi de différent. Je les regarde et je me remémore les quatorze juillet de mes six décennies d’existence, si dissemblables malgré le caractère immuable de l’évènement. J’ai été cette petite fille seule avec ses parents, émerveillée par les lumières de la ville et un peu paumée parce qu’elle n’a pas l’habitude d’être debout si tard. Elle regarde longuement d’autres fillettes plus délurées qui font la roue en criant, elle finit par les imiter et qu’importe si ses roues sont ratées, elle s’amuse. J’ai été cette ado maussade assise à ma droite sur le muret, que ses parents ont traînée au feu d’artifice et qui rêve sans doute d’une tout autre soirée et d’une tout autre compagnie. Le père s’agace, la mère l’excuse, dit qu’elle est « crevée ». Lorsque le feu d’artifice commencera sur sa droite, elle tournera ostensiblement la tête vers la gauche, vers moi, et la gardera ainsi jusqu’au bouquet final. J’ai été cette jeune maman qui rassure son tout petit garçon effrayé par la foule des inconnus et le bruit assourdissant des pétards. Le papa essaie de le distraire en lui montrant les lanternes chinoises que les gens allument et qui s’envolent sur la mer où leur petite flamme fragile s’éloigne gracieusement. J’ai été cette femme qui frissonne soudain parce qu’une brise fraîche s’est levée. Son compagnon vient alors l’entourer de ses bras et la serrer contre lui. La brise atteint le muret où je me tiens et j’enfile un gilet, on ne se réchauffe pas toujours comme on le voudrait. Le feu d’artifice commence, il est beau et se reflète sur la mer. Vingt minutes plus tard, c’est fini. Tout le monde se hâte vers sa voiture. Dans la vie c’est souvent comme ça, une longue attente pour un instant de plaisir qui passe vite, bien trop vite. Noyée dans la foule, je remonte la rue en regardant la lune. Je lui demande comment sera mon quatorze juillet l’année prochaine, elle ne me répond pas.

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    Cela fait presque 3 ans que tu as décidé de quitter ta grande maison lumineuse pour ce meublé sombre, étroit et humide. Et même si j’ai fortement désapprouvé ta décision, l’année dernière je suis allée te rendre visite dans ton nouveau lieu d’habitation. J’ai arpenté le quartier en long et en large, sillonné les allées, demandé mon chemin, ça m’a pris la journée pour te trouver. Ta mère avait préféré que tu dormes chez ta grand –mère au village d’à côté, le temps de finir la construction. Ce n’était pas une si mauvaise idée pour une fois, tu adorais ta grand-mère. Je crois qu’il est temps que j’aille te rendre visite dans ta dernière demeure. J’suis bien sûre qu’elle ne sera pas aussi colorée que la précédente, exit la déco africaine, et les peintres abstraits place au granit rose ! J’aime pas le granit, même rose ou alors à Ploumanac'h quand les rochers racontent des histoires. Et je sais que ce caveau familial au granit trop poli pour être honnête m'égratignera la conjonctive malgré mes lunettes noires. Les cimetières bretons sont sinistres, dépouillés et exigus qu’est ce que tu fous là dis moi ? ! Le 24 tu aurais eu 45 ans, nous aurions pu aller manger un plat de poisson au Nord-Sud, boire des coups sur la plage, rigoler jusqu’à plus soif, refaire notre monde. Tu aurais même pu aller pisser derrière l’église pendant la messe et leur laisser une offrande sanglante, histoire de bien leur faire comprendre ce que t’inspirait leur croyance, je t’aurais laissé faire sans rien dire. Il fait beau ici tu vois, enfin pas ce matin où la brume de mer offre un paysage de Toussaint mais le soleil éclaire la campagne depuis quelques semaines déjà. Nous aurions pu réchauffer nos vieux os de concert sur un transat confortable en chantant Hôtel California. Enfin surtout toi, l'anglais et moi... mais je t'aurais écoutée avec admiration en fredonnant la fin des phrases. Et puis tu aurais pu rencontrer un homme aux larges épaules et à l’esprit ouvert, un généreux, un attentionné, un vrai gentil. Ou pas. C'est le ou pas qui t'est resté en travers de la gorge. Tu crois que ta mère sera furax si je laisse un kir mûre sur ta tombe ? mais ce qu'elle pense aujourd'hui, tu t’en tapes, pas vrai ? Tu m’as manquée.

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    L'idée de le voir m'est venue assez tard . L'écouter était ma priorité ,et j'avoue que je l'ai préféré dans sa période d'homme ,disons ,plus affirmé ,oserais-je le dire quand il est devenu cet homme raçé et élégant ,qui savait reconnaitre son amour des femmes et le chanter... Pas de manifestation débordante dans mon admiration croissante, ni pour lui ,ni pour d'autres artistes ,en vérité peu nombreux ... J'ai toujours été une fan sage ! Les arènes de Nimes ont raisonné de sa voix et de ses mots jusque dans ma chambre de solitaire un soir de féria ,j"en avais un peu gros sur la patate " comme on disait dans mon village vosgien ,mais le soleil que j'avais choisi et le pain quotidien engloutissait mes revenus et je me suis dit que ce serait pour une autrefois... Je ne renonçais pas ,je différais ,je savais ,au fond de moi que je le verrais Lui coeur de rocker et moi de midinette ,la rencontre se ferait ! Et c'est sous le ciel de Provence ,dans les arènes d'Eyguyères prés de Salon que j'ai réalisé ce reve raisonnable de lui accorder "ma préférence à moi" ... Le concert s'appelait" Pianistic " ,deux superbes pianos noirs sur la scène ,un halo de lumières colorées ,jute assez d'attente pour vibrer un peu ... Il est arrivé ,conforme à l'image que je m'en faisais ,de son pas tranquille et souriant ,simplement ,comme un ami qu'on retrouve pour une soirée attendue ! Et il s'est mis au piano ,et j'ai laché prise pour profiter de ce moment là ... Voix puissante ,gestuelle sobre ,une présence ,ses longues mains de musicien courraient sur les touches il "faisait son métier" ,et il le faisait bien ... Aprés quelques chansons de son répertoire que j'écoutais avec attention et dont je fredonnais les paroles comme mes voisines ...et quelques voisins ,ma trés sympathique voisine ,qui venait pour la xème fois m'a dit "allez-y" ,et je me suis approchèe de la scène ! Des acclamations de sympathie ,des textes repris avec lui ,des mains serrées ,il est reparti s'asseoir pour chanter et jouer ... Accompagné de deux musiciens de talent ,la soirée est passée comme un reve éveillé ,il a terminé doucement son tour de chant ,s'est levé en saluant ,s'est discrétement éclipsé sur la pointe des pieds . Il est reparti comme il était venu ... Les cigales ont pris le relais ,merci Julien Clerc ,vous avez été "la cerise sur le gateau de mes vacances provençales " Partir ,le moment était venu ,un dernier regard sur les pianos et j'ai compris que ce petit bonheur là m'appartiendrait encore longtemps ; Capucine .

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    Je ne suis pas du genre à ce qu’on me prenne pour un âne, fut-il de Buridan (pourvu qu’on m’apporte une gamelle et un abreuvoir, je ne pratique que le doute, le soupçon, le flottement, l’atermoiement perpétuel). Je ne suis pas du genre à penser que le rapport de la masse du cerveau du plus gros homme du monde avec sa masse corporelle totale équivaut peut-être à celui d'un moustique (et d'en tirer une conclusion pertinente). Je ne suis pas du genre à ne pas m’inquiéter de l’avenir de l’humanité (de plus, j’ai peur de ne pas savoir être père, quelquefois). Je ne suis pas du genre à ne pas être surpris de ce à quoi je ressemble (quand je vois marcher mon reflet, par hasard, dans une vitre de magasin). Je ne suis pas du genre à tenter de pêcher à l’explosif sur de vulgaires sites de rencontres (je préfère l’élégance des fines fleurs poussant sur les contre-allées ombreuses de pointcommuns). Je ne suis pas du genre à reluquer les physiques féminins et leurs fondements, question de moeurs (je me suis déjà tapé Kant et ses fondements de la métaphysique .... 0.99 € avec la sélection FNAC... cliquez là... oui là... un peu plus bas sur votre droite). Je ne suis pas du genre à tirer le diable par la queue (mais du genre à aimer qu’une diablesse tire sur la mienne). Je ne suis pas du genre à mettre la main au panier (qu’il soit seulement pourvu de poignées d’amour). Je ne suis pas du genre à pas niquer quand ça tire (ni à tirer quand ça panique). Je ne suis pas du genre à aimer la trivialité. Je ne suis pas du genre à publier un commentaire qui n’ait été longuement élaboré au préalable.

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    Je ne sais pas ce que je sais , mais je sais ce que je ne sais pas ! T'en fais pas j'essaie juste de faire du tri, même pas un duo je suis en mode solo qui va au piano ! Quand je lui ai dit qu'on ne savait jamais, et que si l'on pensait savoir c'est qu'on ne savait pas, je voulais juste élever le débat mais on est resté en bas et j'ai ramé pour essayer de m'élever, j'avais juste oublié qu'il était question de son éducation, que le tuteur est un guide et ne remet pas tout à plat. Question éducation j'en ai jamais eu c'est pourquoi je pensais que j'étais au dessus de la mêlée, mais je me suis emmêlé les pieds dans le tricot et j'ai eu maille à départir. Ma mère aimait bien tricoter, du style une maille à l'envers et une à l'endroit. C'était le point de côtes genre à vous donner des points de côtés et à vous tisser une cotte de mailles. Moi, je suis le père dans l'impasse et manque à ses devoirs; celui qui pense tout réussir et qui se demande pourquoi il y a des ratés dans le moteur et ne peut panser les maux. Ce soir le rosé était bon, un gris, un vin des sables, celui qu'on boit dans une tasse tchin tchin quand on perd de vue son rivage. J'ai réécouté le Jeannot, un sacré lapin que je regardais dans le film du dimanche soir quand il faisait les yeux doux à la Morgan. Alors si on ne sait jamais ! à quoi bon chercher à savoir. Je voulais juste l'aider à trouver sa voie, mais elle pense toujours que je veux l'abaisser, que je suis né coupeur de branches d'étoile. Ce soir la lune n'était même pas ronde, même pas belle, m'aime pas envoûtante, j'étais fatigué et l'envie d'écrire m'est revenue, juste pour vider l'encrier de sa bile, dire merde à la terre entière et finir le rosé pour se griser. Le capitaine au coeur de miel m'emmenait dans sa ballade Lcm

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    Dans la série chanson francophone, une certaine Ariane Moffat marque indéniablement les oreilles et les esprits. De la chanson életro-pop balancée et sophistiquée, avec une voix grave un peu cassée, style je viens de fumer le paquet de trop. Un petit bijou groovy : "Je veux tout" "Je veux tout, le silence et les promesses Le rigide et la souplesse, Je veux tout, l'anarchie et la sagesse, Ton sourire et puis... tes fesses" Pas mal aussi, la bien nommée "Montréal". "Je reviens a Montreal Le corps tatoue de visages Des anges dandys au dense plumage Ont mis en lumiere mon passage Le soleil indonde le terminal Le dub fait danser mes scandales En format original Je rentre a Montréal" A découvrir! Quand elle nous fait l'honneur de tourner en France, souvent lors de scènes francophones, parfois en co-plateau avec Marie-Pierre Arthur ou Salomé Leclerc.

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    Elle a repris un titre de musique trés célèbre qui est : a whiter shade of pale, cette musique est pour moi la description parfaite de ce qu'est l'Amour passionnel si je ne peux expliquer l'amour passionnel avec des mots, car en fait, il n'y a pas de mot digne de ce nom : La PASSION au sens le plus large du terme. La passion est méthaphysique, irrationnelle c'est aimer quelque chose ou quelqu'un avec force, on est habité, transporté on part dans une autre dimension et sans drogue aucune. Vivre sa passion vaut 5 minutes de vie sur terre, tellement la PASSION est intense, forte, paradisiaque que dire d'autre ???

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