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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    Je vous écris depuis la côte normande où je suis partie faire la pute pendant une quinzaine de jours. Mon séjour touche à sa fin. A mon arrivée, je me suis installée sous la résidence des Roches Noires, genre Lol V Stein en mode pose, mais il n’y a ici que des gens bien intentionnés, des prout prout à ombrelles et des filles qui sont couvertes de maillots de bains des pieds à la tête. Quelques actrices de séries télévisées tracent leur noms sur le sable pour qu’on les reconnaisse. Elles ont vu dans les magazines et peut être sur quelques plateaux de tournage que les noms des gens célèbres étaient brodés sur les fauteuils. Elles en rêvent, mais leurs rêves sont gros comme des dés à coudre, ils ne vont pas plus loin que la grève et bavent comme des bigorneaux. J’ai déménagé à Ouistreham, je me tiens maintenant entre la mer et la piste cyclable, sur une bande de sable étroite où tout le monde peut me voir, à quelques mètres d’un centre de thalassothérapie où j’ai passé deux jours, et d’où je suis ressortie furieusement vivante. J’étais arrivée vivante, mais pas furieusement. J'étais arrivée vivante normale, ni trop ni pas assez. Ça fait une grande différence. On ne sort pas d’ici plus vivant parce qu’on y a pris des bains de bulles. On ne sort pas d’ici plus vivant parce qu’on s’est nettoyé la tuyauterie interne en buvant des litres d’infusion aux noms fadasses. On en sort vivant parce qu’on y était comme mort. C’est ça, le succès de la thalassothérapie : le bonheur de la sortie. La baignoire bouillonnante installée au centre de la pièce ressemble à un cercueil entouré de murs carrelés au design euthanasie chic. J'ai joué à être morte, couchée dans mon cercueil de fonte sous des halos de lumière pâles et changeantes, j’ai réuni mes mains comme on le fait avec les morts, je suis certaine que tous ceux qui viennent dans ces baignoires font la même chose. Les peignoirs blancs errent comme des fantômes de bain en bain, ceux qui les portent sont vivants mais un peu morts quand même, et c'est peut-être ça qui est plaisant dans le fond, ce simulacre de fin de vie, sans souffrance et dans la douceur sucrée des peaux attendries par les soins. J'ai eu mon premier client deux jours après mon arrivée. Je ne peux rien vous en dire car je ne sais strictement rien et je m’en fous. J’ai eu beaucoup de chance, sa beauté ensablée et enluminée de soleil m’a presque fait oublier la nature de notre échange. Et d'autres ensuite, un matinal a voulu que nous allions faire l’amour dans la mer. C’était bien. Un jeune homme dans un hôtel modeste venu étudier la théologie, un autre emmitouflé dans un chagrin d'enfant parce que sa fiancée l'avait abandonné. Qu’ajouter de plus ? Mais non je ne suis pas désespérée, mais non je ne suis pas à la dérive, vous dites n’importe quoi, comme d’habitude. Il faut bien vivre ! Autant vous dire que cela me convient parfaitement. C’est très simple, très facile, l’homme arrive, il dit combien, j’ai tous mes tarifs en tête, pas tant que ça, les prestations sont peu nombreuses, je ne suis pas tordue, je propose ce que je peux, ce que je connais, ce que j’aime. Il dit combien, je réponds, si ça convient ça se fait. Ensuite l’homme s’en va dans sa vie, je ne le regarde pas partir. On ne regarde partir les gens, les vies, les choses, qu'avec l'impuissance de ce qui ne peut être retenu, mais ce qui nous quitte dans l'indifférence nous a depuis longtemps fait détourner les yeux. C’est très froid et très chaud en même temps. C’est bref et agréable. Ça ne s’encombre pas de discours, de fanfaronnades, de pleurnicheries, de contreparties. Ça ne fait pas dans la stratégie, dans les petites magouilles intérieures qui consistent à mesurer au centimètre près les risques d’approches, les distances raisonnables, les frontières du supportable, les dépassements, les retours, les torsions mentales entre les limites du trop et du pas assez. Ça ne se charge pas de questionnements inutiles sur l’investissement futur, car c’est de cela dont il s’agit toujours dans la relation : combien tu comptes donner ? J’entends d’ici vos commentaires à la lecture de cette lettre. Selon vous je n’ai aucune raison d’agir ainsi, je ne manque de rien, ni d’argent, ni de jeunesse malgré mon âge avancé, je n’ai aucune raison d’aller faire la pute sur la côté normande si ce n’est pour tenir une posture, ou bien peut être pour provoquer une écriture qui serait venue d’elle même lorsque je l’espérais, assise dans le sable sous la résidence des Roches Noires, une écriture claire obscure, chamarrée, trouble, comme le ciel bleu délayé de brume de Ouistreham, cette écriture qui ne dit pas grand chose mais qui laisse apparaître la densité de la chose impossible à vivre, de tous côtés que l’on regarde, de tous côtés que l’on pense. Car vous avez raison, il est pour moi des choses impossibles à vivre, qui semblent pourtant bien communes et aussi communément partagées, mais là où vous faites erreur c’est de penser que parce qu'elles sont impossibles à vivre, je les espère. Non, je n'envie pas les balancements des mains enlacées qui traversent les plages, les étés, les chambres, les couloirs, j’aime trop mes mains pour les enfermer dans une moite destinée. Mais parce que cela semble non seulement possible mais évident pour tant de gens sur la terre, mais parce que cela semble la trajectoire la plus simple, la plus partagée, il me faut bien admettre que je suis quelque part loin derrière l’évidence. Je rentre bientôt, si je retrouve la route car le GPS est malade. Il répète inlassablement « ournez à gauche, puis ournez à gauche, puis ournez toujours à gauche, puis ournez encore à gauche », ce qui fait que je tourne autour d’un rond point depuis deux jours, comme si mon GPS avait compris qu’aucune route visible et tracée sur toutes les cartes du monde ne saurait tenir lieu de direction à prendre, et qu’il me fallait inventer sans cesse des places peu fréquentées par les évidences et des routes pour les rejoindre. Relisant cette lettre je la trouve très ennuyeuse. Très pompon. Vous auriez pu m'envoyer quelque chose de plus drôle que cette question grave et insoluble de notre avenir commun, et puis surtout éviter cette fin lamentable. "quoiqu'il en soit, je vous remercie de m'avoir fait partager un peu de votre existence, même provisoirement" Vous auriez pu m'envoyer des mots frais, légers, aériens, lisses comme un oeuf dur dont j'aurais enlevé la coquille avec impatience et goûté le coeur avec un vrai plaisir. Mais au lieu de ça vous me rendez pompon. Alors faites comme mon GPS, ournez à gauche, puis ournez encore à gauche, puis disparaissez.

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    J'ai aperçu son bâteau au large toutes voiles dehors porté par les vents de l'amour De mon rivage j'ai eu nausée le mal de terre le mal de lui l'orage m'a prise à l'intérieur là assise impuissante et immobile j'assistais au spectacle de sa renaissance le mal de vivre est revenu me visiter avait elle goûter, elle aussi à la magie de ses baisers ? partager sa cabine et son lit ? les draps froissés ? dans quel mouvement de houle son corps avait il exulté ? dans quelle moiteur de l'été se sont il éveillés ? j'ai eu tort je suis revenue et j'ai cherché à le revoir guidée par le soleil qui ravive les fils d'or qui réparent par l'envie de tout recommencer emportée par la fièvre des souvenirs de lui Mes espoirs sont vains ma figure est redevenue blême j'ai eu tort j'ai voulu le revoir ce petit port tant aimé celui de l'amour plus grand que lui celui du chagrin qui fait chavirer j'ai eu tort, il était là en partance pour ailleurs ce cheval sauvage qui hante mon esprit agité par des galops sans fin il était là en vainqueur sur la vie là en éternel absent de mes nuits

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    Dans nos campagnes, la mondialisation a de sérieuses conséquences sur l’environnement vivant. Ainsi, la France a connu depuis plusieurs années l’arrivée massive de grosses grenouilles originaires de Roumanie. Avec Schengen et l’adhésion de la Roumanie, c’est maintenant beaucoup plus dur d’affréter des charters (même si certains n’hésitent pas à s’en prendre aux "Roms"). Et puis, là, depuis le 9 novembre 2011 au matin, c’est un nouveau type d’envahisseur que je viens de découvrir. Me laissant gentiment la place pour aller aux toilettes, un leptoglossus occidentalis s’est mis à monter vers le plafond. Il se déplaçait comme un char d’assaut sur la surface lunaire, à la fois lentement et sûrement, avec vigilance mais robustesse. Évidemment, moi, tu me connais, je suis ouvert et accueillant et j’accepte les étrangers dans mon sweet home, mais quand même, faudrait passer à la douane, histoire de vérifier que l’envahisseur soit pas trop sauvageon. Du coup, j’ai sauté sur mon matériel habituel et je n’ai pas dit deux ni trois que j’ai mis hors d’état de nuire l’étranger. Attention, je ne suis pas agent secret, quand je te dis "mettre hors d’état de nuire", il ne s’agit pas de l’écraser sur le mur. Déjà parce que ça salirait la peinture, et ensuite, la vie, bordel, ça se respecte !! Je l’ai donc délicatement mis dans ma prison de verre, histoire de lui faire les empreintes digitales (ou photos numériques, si tu préfères) et je l’ai relâché par la fenêtre après avoir signé un contrat de mutuelle indifférence. Centre de rétention provisoire : http://minilien.fr/a0muth L’animal s’est sauvé à tirs d’ailes. Bon, il faut dire qu’il était assez grand, avec une belle carrosserie, de cuisses puissantes, un corps tout anguleux et une paire d’antennes comme un robot de science fiction. Autrement dit, après consultation du professeur Burp, expert patenté en animaux et zoophagie dans "Rubriques à brac", j’ai pu comprendre que l’individu était une punaise américaine. Eh oui, une grosse punaise américaine, bien connue à l’ouest du pays des cow-boys (d’où la qualification "occidentalis"), du sous-ordre des hétéroptères, de la famille de coréidés. Son nom lui a été trouvé par Heidemann en 1910. Tu en trouves plein en Californie, Oregon et Nevada. Encyclopédie du professeur Burp : http://www.insectesjardins.com/pdf/058-059_Coreidae.pdf Son truc, c’est de bouffer les cônes en bourgeon de conifères et l’intérieur des graines qui sont dedans : « [Il insère son] rostre dans les cônes pour aspirer le contenu des graines ». Mais le plus impeccable, un peu comme l’industrie automobile de nos jours, c’est le tout électronique. Le leptoglossus occidentalis possède des radars de déplacements pour bien stationner, sans faire d’accrochage. Ses segments abdominaux possèdent des récepteurs à infrarouge, ce qui lui permet de mesurer toute émission de chaleur (et donc, toute vie) à un périmètre donné. Pour une raison que l’enquête de l’office national de l’immigration donnera dans quelques siècles, ce très long leptoglossus occidentalis a voulu voyager et se retrouve donc maintenant sur le continent européen. Pour préparer leur croisade, ces zanimaux se sont fortifiés : tibias dilatés, fémurs élargis et armés d’épines, corps robuste… À l’approche de l’hiver, ils cherchent à entrer chez les gens (là, tu vois, il a bien réussi) pour se chauffer à leurs frais. Mais bon, y a pas de lézard, ils ne se reproduisent qu’à l’extérieur (sont trop pudiques) et sont gentils comme tout pour les zhumains et les félins d’appartement. Ces bestiaux, comme tous les insectes, sont de petits bijoux de perfection biologique, avec ces récepteurs à infrarouge et leur capacité de voler et de ramper sur du tout terrain. Bref, surtout, ne les tue pas, comme cet imbécile avec les mouches : http://www.pointscommuns.com/lire_commentaire.php?flag=F&id=64191 Et vire-les dehors avec toute la douceur diplomatique selon la même procédure administrative que pour les araignées : http://www.pointscommuns.com/spider-man----commentaire-cinema-96645.html Enfin voici une très belle image de la chose : http://minilien.fr/a0muw8 Liens… Centre de rétention provisoire : http://minilien.fr/a0muth Encyclopédie du professeur Burp : http://www.insectesjardins.com/pdf/058-059_Coreidae.pdf Meurtres avec les mouches : http://www.pointscommuns.com/lire_commentaire.php?flag=F&id=64191 Procédure administrative d’expulsion des araignées : http://www.pointscommuns.com/spider-man----commentaire-cinema-96645.html Enfin voici une très belle image de la chose : http://minilien.fr/a0muw8

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    De temps en temps, je range un peu le bureau de mon grand-père. Comme il perd la tête, je fouille parfois dans sa commode de chambre pour y glaner quelque objet qui lui ferait remonter judicieusement le souvenir, lui donnant ainsi le plaisir de me conter quelque bout de vie. En même temps je fais une bonne action. C’est ainsi que cet après-midi comme il était au jardin, j’ai ouvert le tiroir du bas de la commode, et là, je suis tombée sur une valisette noire joliment cerclée de baguettes de bois clair, jolie à souhait ! Je l’ai ouverte sans hésiter et sans difficulté (elle aurait pu être fermée à clé, mais non). Elle contenait un flacon bizarre avec dedans un produit liquide un peu rose, un petit sachet de plastique transparent semblant contenir du plâtre, une pince à épiler, des aiguilles d’entomologie, une plaque de polystyrène de dimension moyenne, de la naphtaline et une petite boite en bois verni, fermée par une agrafe dorée. Bigre, me dis-je. Mais qu’est-ce et à quoi tout cela à pépère servit-il ? Je n’avais pas seulement terminé de sentir mon cerveau droit passer l’info à mon cerveau gauche de manière à la traiter au plus efficace, que les deux hémisphère grâce à mes fenêtres oculaires, tombèrent en même temps sur la couverture d’un grimoire très âgé. Je dis cela car ladite couverture était traversée de ridules et de soulèvements de peau cartonnée et poussiéreuse par endroits. On y lisait tout de même : « le manuel du parfait lépidoptèrophile ». Comment vous expliquer. J’adore les papillons. J’aimerais savoir les attirer, les charmer, les capturer, les garder, les regarder, me rassasier de leurs couleurs et tout cela sans filet. Je me suis dit en pensant à pépère, « les chats ne font pas des chiens tout de même ! ». Et je lus tout de suite par quel moyen délicat je pourrais attraper les papillons que je désirais. De bons conseils étaient prodigués aux lépidoptéristes. En fait on dit lépidoptéronécrophiles mais je n’aime pas ce dernier mot à cause de « nécrophile», cela me fait un effet bizarre. En plus j’aime mieux profiter des papillons quand ils sont bien vivants. Le livre disait donc que la solution, c’était de planter dans son jardin un arbre aux papillons, le Buddleia Davidii. Ce nom veut dire « qui attire les papillons ». L’arbre viendrait de Chine ou du Japon et il est décrit comme très décoratif, produisant de magnifiques petites fleurs parfumées. A moi le gai papillonnage me dis-je ! Et commença alors un sacré rêve…. Papillons de jour, papillons de nuit me voici ! Sous le Buddleia je suis étendue, à même la pelouse, pâquerette parmi les coquelicots. Venez, voyez ! je vous ai préparé un nectar à base de miel, de vin pourpre et de rosée. J’ai tendu un drap blanc à peine éclairé par la lune cette nuit, afin que près de moi et près de ma miellée, vous veniez vous poser. Je vous attends mes bien-aimés ! Vous les charmants, notre lit serait un lit de verdure, je serais le narcisse de Saron, le lis des vallées. Vous me soutiendriez avec des gâteaux de raisin, me fortifiriez avec des pommes car je serais en train de tomber malade, d’amour ! Les Morpho Cypris de Colombie ! je les adore, connaissez-vous les femelles aussi ? Elles sont plus grandes que les mâles et sont d’une jolie couleur dorée alors que le mâle reste dans un ton bleu pâle, un peu falot. Et puis, je le vis passer, lui ! je le vis, que dis-je … Il vint me butiner… j’ai nommé le Papilio Machaon ! Oui le vrai, l’apollon venu d’Afrique du Nord et pas moins. Car les pays du sud je les préfère à toutes les Amériques (même du sud). Et son surnom ! « Grand porte-queue ». Il ne m’en fallait pas moins … Jaune et or qu’il est (et moi son orchidée). De grandes rayures noires aussi qui surgissent parfois lors de rapprochements affectivement authentiques et intenses, mais inattendus, comme pour rappeler qu’il y a en toute spontanéité une frontière à respecter. Fragilité d'une ombre nichée sous d'apparentes énergies colorées. Ses grandes ailes, on les imagine fragiles, n’en croyez rien, l’entre deux ailes est ferme et recouvert d’un duvet moelleux, transportant ! Quelle envolée mes amis à laquelle je fus conviée. J’en déployai de petites taches bleues qui m’avaient gagné le dessous des yeux, harmonie certaine avec ses ocelles anaux bleus vif surlignés de rouge… Je n'évoque pas ici sa trompe. Pour ne pas laisser échapper l'image esthétique que je garde en moi à des fins picturales. Vous savez comme moi que le papillon est une créature fugace et éphémère. Je ne sais plus, mon apollon. Ce que tu es devenu … Butines-tu ailleurs, ne me dites pas qu’il n’a pas survécu à ma torride nuptiale invitation … Reviens grand porte queue, je serai encore ton ombellifère.

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    _Tu aimes quoi comme odeur? _Moi, l'odeur de l'herbe coupée, de la mer, de la chatte de ma femme. _Ouais, pas mal, tu dirais que sans ton nez tu pourrais plus vivre? _Je dirais juste que je m'ennuierais vraiment sans mon nez. _Qu'est ce qui est essentiel au fond? _Je sais pas. Aimer, le ressentir, le montrer, le dire. _Et si on est pas aimé? Ou si on aime pas? _Pareil, le dire, le ressentir, l'exprimer. _Alors l'Amour ou le non Amour, ça donne les mêmes mots? _Je sais pas pour les mots mais si on revient à l'odeur, sans amour , elle ne se connecte à rien, ou plutôt à autre chose. Mais c'est la même odeur non? Imagine que demain, à ton réveil, tu as la capacité de sentir chaque odeur avec amour, chaque parcelle de ton savon de douche , de ton café, des particules qui rentrent par ta fenêtre avec la fraîcheur. _Tout ça, ça ferait partie de l'amour? _Tout ça C'EST de l'amour. Mais on peut essayer avec d'autres sens! Demain on fera les yeux si tu veux! _D'accord, à demain.

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  • 07/22/13--14:05: Elodie par Cornaidfrit
  • J’ai de bonnes raisons de te croire lesbienne Toi qui aurais je crois lubricité de chienne Adorable Elodie Au rempart de ton île qu’Eole le déclame Garde tu en secret recel d’anagramme Des pensées au raki Je me fourvoie peut-être au seuil de ma patrie La dame fortune me voit souvent marri Les bourses à mon étude Le jour où tu effleures Mélodie les pylônes Vas-tu aimer de mort l’Emilie Dickinson Au puits de solitude De baisers à la rose dans quelques chambres à part Vous enlacer le corps ne pas soumettre un dard Qui vous sait la rondelle Qui vous porte garçon à jouir dans la gerbe N’ayant qu’à s’agiter se croyant le superbe L'estoc dans l’escarcelle Que ne fais-tu chanter danser les roubignoles A cet ange ou démon dévoré par son rôle Entends-tu son ramage Dit le bonhomme en nage pour en demeurer là Il y fait bien plus frais qui vous sert son blabla Plongé dans un corsage Je te vois sans te voir te vois avec l’ornière Tu dis à ton amie « cet homme est bien amer » Adorable Elodie C’est la faute à l’écran j’y couche mes torpeurs C’est qu’il faut ici souffrir de ses raideurs Pour une mélodie Petit exercice d'auto-promotion : Comment dire au plus "juste" les murs inaccessibles qui nous séparent, toi lectrice plus ou moins isolée à forte libido ulcérée , et moi pseudo pécécéen tout aussi isolé, reclus, enfiché dans un "domaine étriqué" ? ( où l'amour ne fait pas loi, ou l'amour te fait pas roi !)( vous pouvez pas savoir comme on se sent très bien dans le fil de sa "platitude", on est tellement solidaire avec son canal, mais vous savez ça !...qu'un canal s'est pendu !) Je considère comme "domaine étriqué " tout site de rencontre quel qu'il soit. N'ayant par ailleurs, personnellement, rencontré que sur ce seul site ( j'ai -quand même- fait parfois, de gros effort de déplacement, avec visite suprême et vivifiante dans l'intérieur du pays !), dont les rencontres - à mon avis - sont à dominante petit ou gros groupuscule ( ce qui à mon avis revient à ne pas se rencontrer vraiment !). Ce qui ne veut pas dire que je joue à l'ermite ( me revient ce commentaire d'une pécéciste qui tenait cette idée à mon endroit, de je ne sais quoi , de religiosité peut-être ?! ), mais j'ai plus envie de jouer à "groupir zuzamen". Mais en fait, ce site est idéale pour ce genre de rencontre. Alors, ami ou pas ami sur picici ( il m'importe très peu de jouer à faire ami/ami sur ce site, car ça ne reflète en aucun cas, du moins pour moi, la folle vie , mais vous savez ça aussi, que la vie vous accapare ) comment voulez-vous que ce soit vrai ! J'ai que des envie de fuite, aussi Je partirais, je reviendrais comme le papillon... très mal vu, le papillon...sans blague, ça fait bagnard ! Autant dire, je vais partir, je vais repartir, je vais revenir, venir, mais j'en sais rien du tout ; ça reflétera mon degré de dépendance au besoin de s'exprimer.... j'aime pas trop me crouter dans un endroit, ça créé de la routine, à mon goût ! C'est contradictoire, les gens aiment bien savoir à qui ils ont affaire, mais je vous rassure, je ne suis pas un homme d'affaire, je fais dans le bas de gamme au niveau relationnel ... Une relation, ça peut être de prendre un verre, et par après, s'en aller ailleurs... Bref, comment dire qu'on est pas tout à fait con mais qu'on vise à l'être complètement ! Cependant, A vos claviers ! Que je vous lise, Elise ...

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  • 07/21/13--16:06: delice par Emeraude1173
  • Artiste qui me fascine par la profondeur de ses textes, l utilisation de la langue française, les images reflétées, et le voyage intérieur pour soi.. l instrumental me convient , notamment les cordes et ce divin piano (jardin des délices).. je fonds en m evadant par ses chansons a texte.. l apothéose en tant au auteur-compositeur (discret) français...ses voyages l ont certainement beaucoup inspire, les enfants egalement,.. d ou sa sensibilité a leur égard. Et ces pays d ailleurs que l on s imagine en s endormant.. bashung l a rencontre et *comme un lego* reste une oeuvre unique en son genre.

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    Je voulais être un fleuve, qu'à mes rives, tu t’arrimes, et qu'en mon sein tu te baignes. Je voulais être un fleuve, qu'à ma source, tu t'abreuves, et dans mon lit, tu t'enracines. Mais au fil de l'eau, des courants t'ont entraîné vers d'autres rivages inconnus. Les alluvions des souvenirs ont desséché mon cours, je suis redevenue terre. http://minilien.fr/a0mgwq

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    Je vais une nouvelle lune s'est levée ronde et brune j'ai pris le train à travers le rayon de soleil fond j'ai vu une étoile première à éclairer la nuit rendez-vous dans la lande inévitable clairière amie ce soir ma vie est limpide elle est née du silence clarté de nuit loin de l'ennui ce soir ma vie est limpide belle et fatale au fond totale ce soir ma vie est limpide dans son théâtre vivant rêve dans le soleil ou dans la nuit la montagne est blanche la terre est ronde http://www.youtube.com/watch?v=pwT1L-FSzEo&feature=fvst M .

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  • 07/23/13--13:22: Bravo l'artiste ! par Jade90
  • Etre capable de trouver des phrases qui font rire, ouvertement rire, sur des sujets tristes, les sujets les plus terribles parfois, il fallait le faire. Bravo l'artiste ! Jean-Louis Fournier est le dernier représentant de ces artistes magnifiques, clowns blancs du 20ème siècle menacés à l'heure du libéralisme galopant, du politiquement correct, du consensus mou, dans la lignée de ces chers disparus que furent Desproges (son meilleur ami) et Coluche, ces Grands, très Grands, dans la veine des libertaires qui savaient être populaires et faire réfléchir, ne prenant pas leur auditoire pour un ramassis d'idiots à qui l'on peut tout faire gober ! Jean-Louis Fournier est le SEUL écrivain qui me fait dans le même moment de lecture rire aux larmes et pleurer d'émotion, de nostalgie, de tristesse. Son style est à la fois léger mais laisse filtrer, au détour de courtes phrases, ou d'une petite formule en fin de phrase, une émotion à la fois pudique et bouleversante. J'ai tout d'abord découvert son roman "Il a jamais tué personne mon papa" qui raconte les souvenirs de l'enfance, à la fois drôle et terrible, les souvenirs de ce père médecin, à la fois totalement immature et très généreux, qui a entouré les siens d'un immense amour (d'où des souvenirs magnifiques de partage intense) tout en les faisant vivre dans des conditions matérielles précaires et insécurisantes. Je ne développerai pas mes impressions sur "Où on va, papa" puisque euhreka en a bien rendu compte dans sa critique, mais je tiens à souligner que c'est l'un des livres les plus poignants que j'ai lus. Il est MAGNIFIQUE ! Enfin, je vous conseille "Veuf" et tiens à dire toute l'admiration que j'ai pour Jean-Louis Fournier, que la vie ne cesse de malmener, et qui réussit cependant à aimer la vie. Bien évidemment, dans ce livre, l'humour est moins palpable puisqu'il l'a écrit sous le coup du décès très brutal et imprévisible de sa femme. Mais peu de livres sur le deuil ne m'ont autant touchée et émue, Jean-Louis Fournier sachant évoquer avec pudeur ces "petits riens", ces souvenirs extrêmement concrets, parfois fugaces, qui vous plient en deux de douleur et vous broient de nostalgie lorsqu'on a irrémédiablement perdu un être cher... Encore une fois, bravo ! Chapeau bas l'artiste !

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    Parce que notre communication n’en n’était pas une Parce que nos mots à force d’interprétation sont devenus nos maux Parce qu’à force de nager à contre courant dans le méandre de nos échanges, Accrochés à nos claviers comme à une bouée, Nous nous sommes noyés dans nos écrans à haute marée. Parce qu’en fait nos différences ne furent pas additionnelles Parce que nos mots cherchaient querelle Parce que nous n’avons pu nous adoucir pour mieux nous laisser venir Parce que pouvoir aimer ne rime pas toujours avec savoir rester Parce que le isme est un concept qui touche souvent l’ego Parce que l’avant n’est pas toujours le meilleur support pour l’après Parce que le cliquetis de nos cœurs n’indiquait pas la même heure Parce que trop loin, parce que trop rien Parce que ta peur à submerger nos cœurs Parce que les mots dépassent les pensées Parce qu’il est si facile d’oublier Parce que la facilité écorche les sentiments Parce que la sécurité éteint l’embrasement Parce que tandis que l’un tourne la page, l’autre n’a pas droit au chapitre Parce que toute histoire à une fin même si l’on n’y comprend rien Parce que je t’ai aimé et que je n’aurai pas dû Parce que tu m’as aimé et que tu n’y a pas cru.

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    J'ai découvert Mauvignier un peu par hasard, il y a de nombreuses années (en 2004 me semble t il) lorsque son premier roman "Loin d'eux" est sorti en format de poche (où son titre m'avait attirée parmi les nombreuses nouveautés en poche). Coup de foudre immédiat pour ce roman (le + accessible de lui) sur la déliquescence d'une relation... J'ai poursuivi avec "Loin d'eux" qui initiait la série de ses romans à l'abord plus difficile, le lecteur comprenant au fil des pages le changement implicite de narrateur et découvrant le poids du drame qui se noue. Terrible... Plus terrible encore : "Seuls" où le style, une fois encore en correspondance âpre avec le sujet, cisaille le lecteur de l'intérieur au fur et à mesure qu'il avance dans le récit. Alors, trop touchée, atteinte, par l'écriture exigeante, mais parfois démoralisante de Mauvignier, je l'ai délaissée depuis plusieurs années, sachant que j'y retournerai le jour où je me sentirai en pleine forme pour ne pas être imprégnée par une forme de désespérance qui émane de son oeuvre (à moins qu'il n'ait évolué vers une vision moins sombre de la vie et des relations humaines depuis ??? Merci à un lecteur assidu de m'en faire part si c'est le cas). Voilà ce petit clin d'oeil-réponse pour Sérénissima dont je retrouve avec grand plaisir la trace, et les goûts proches des miens) après avoir délaissé le site durant plusieurs mois.

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  • 07/24/13--01:30: NATY66 par NATY66
  • Je ne connais pas Louis Ferdiand Céline mais j'en ai beaucoup entendu parler, pouvez vous s'il vous plait me donner des indications à son sujet ?? On m'a conseillé de lire ses livres, ses idées mais j'avoue qu'avec la vie pleines d'imprévus, je n'ai pas eu trop le temps. Qu'a-t-il écrit ?? Quelles sont ses idées en synthèse afin essayez de me dire rapidement, si c'est possible, ses idées, si il est philosophe, écrivain ??? Bien sûr, je pourrai regarder sur Internet mais je voudrais le connaître, décrit par vous. Dans un souci de mieux vous connaître...... Je vous remercie beaucoup. Valérie.

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  • 07/25/13--01:02: âmamie par Magic one
  • Si on cache son âme C est juste pour un instant Car les anges qui nous gardent N’ont pas la notion du temps Avec le silence ils bavardent Ils font tout autrement Et toujours ils nous regardent A travers le soleil et le vent Les cieux les astres Que se passe t il au firmament Les âmes qui s ‘évadent Brillent elles comme des diamants Faut il des aubades des sérénades Pour qu’elles répondent en chantant Je les imagine sur leur esplanade En dehors de l’espace et du temps O c’était juste une question Et que répond alors la raison passez de bonnes vacances et n'oubliez que toujours un ange vous garde magic one

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    Il y a des gens dont il ne faut pas compter sur le minois pour se faire une opinion sensée. C’est le cas de cette charmante fille, Houria Bouteldja, qui a dans les quarante ans, et qui était régulièrement l’invitée de Frédéric Taddéi dans son émission nocturne branchouille "Ce soir ou jamais" sur France 3. Celle du 10 mars 2011 en particulier. Houria Bouteldja est donc une très jolie fille. Son visage lisse et mignon lui apporterait sans doute le bon dieu sans confession. Les portes doivent facilement s’ouvrir avec une telle architecture (les portes des médias notamment). Elle n’a pas trop de titre à parler à la télévision, à part une participation dans un bouquin et son association "Les Indigènes de la République" dont le principe est un peu affligeant. Le concept est pourtant louable : combattre le racisme. Le racisme mais aussi l’islamophobie. En clair, tout ce qui peut discriminer les Noirs, les Arabes et les musulmans. En revanche, rien contre l’antisémitisme. Le problème, c’est que la fille utilise les mêmes procédés que les racistes, à savoir en considérant que ces différences sont d’une importance suprême. Dès qu’elle ouvre la bouche, Houria Bouteldja rassure. Enfin, je veux dire, contredit le joli minois. À savoir qu’elle parle comme une mitraillette, de manière saccadée et fait carrément mal au cœur au bout de quelques minutes. Et sans aucun humour. Le charme se rompt donc dès qu’elle parle. C’est une militante de choc. Choc : oui, c’est surtout le choc. Choc d’apprendre que les zélites seraient islamophobes alors que justement, beaucoup d’extrémistes trouvent que les zélites seraient trop complaisantes avec les envagisseurs (bon, en fait, je voulais écrire "envahisseurs" avec les guillemets, mais cette coquille me paraît toute guillerette si bien que je la conserve). Bref, il n’y a pas un mot avec lequel je pourrais être d’accord. La fille parle souvent de "Blanc" comme si c’était une identité en soi. Ce l’est seulement pour ceux qu’elle croit combattre et qu’elle conforte dans leurs préjugés puisqu’en face d’elle, certains sont convaincus du coup qu’il y aurait un "racisme anti-Blancs". En regardant un peu la trajectoire de la jeune femme, on peut découvrir qu’elle est aussi à l’origine d’une superbe invention sémantique. Pour répliquer à ceux qui se disent (bêtement) "Français de souche" (comme si certains n’avaient aucun mélange ; il suffirait de faire des analyses ADN pour en surprendre plus d’un !), Houria Bouteldja a décidé de les nommer …les "souchiens" (le 21 juin 2007). Et évidemment, ça ne plaît pas. Souchiens ou sous-chiens, du coup, ça fait un peu "sous-hommes" aux relents nauséabonds ("les pires zheures de notre zhistoire") et chiens, chiens, ce n’est pas très sympathique de traiter quelqu’un de chien, encore moins de sous-chien. Et puis, cela fait un peu sushi sur les bords, en gros, un cerveau de poisson rouge un peu cru. Quand on sait que le rival de la moule marinière est agrégé de japonais… Cette inventivité lexicographique lui a valu donc le 10 mai 2010 une citation à comparaître devant un tribunal de Toulouse pour injure raciale (elle a été relaxée le 25 janvier 2012, jugement confirmé en appel le 19 novembre 2012). J’ai pu comprendre aussi pourquoi elle ne paraît pas très en pointe dans la lutte contre l’antisémitisme. En effet, dans la même émission où elle faisait preuve de grande créativité dans de nouveaux mots du dictionnaire, elle a aussi eu un peu de mal à distinguer résistance et terrorisme : « Le Hamas et le Hezbollah sont des mouvements de résistance qui résistent… J’affirme haut et fort que ces deux mouvements sont des mouvements de résistance ; c’est clair, net et précis » (l'un des deux, d'ailleurs, résiste si bien qu'il résiste aux résistants syriens, en prenant fait et cause pour le dictateur et criminel en place, dans un conflit qui a dépassé les cent mille morts en deux ans). Moi, je dis, c’est indéniable : en France, tout le monde peut vraiment s’exprimer et tout dire. Même n’importe quoi.

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    Danse de l'extase, Danser mon corps au rythme de tes mains et de tes baisers à n'en plus finir m'enivrer de tes voiles diaphanes m'envelopper de tes parfums fruités et suaves me subjuguer jusqu'au demain, jusqu'au soir de notre infinité Danser ton corps au rythme de mes mains et de mes baisers à n'en plus finir t'enivrer de tes caresses tendres me délecter de mes effluves voluptueuses t'envouter jusqu'au mystère, jusqu'au tréfonds de notre intimité Danser nos corps au rythme de nos mains et de nos baisers à n'en plus finir nous enivrer de nos silences, de nos mots nous charmer de nos tempos ensemble nous conjuguer dans la symphonie de nos êtres l'un à l'autre donnés Danser nos vies Danser notre amour Danser toujours Kleindal 1970 JPS

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    Il y a le Ciel, le Soleil et la Mer... Qui se souvient de ce tube des années 60 ? Plus grand monde sans doute, et pourtant, il traduisait le rêve de toute cette population vivant à l'intérieur des terres pour qui le Sud n’était encore qu'une chimère... Depuis vingt ans, Julio et moi venions dans l'Hérault pour faire une cure thermale à côté de Sète... C'était un arrachement quand au bout de trois semaines il fallait retourner dans notre Haute-Savoie, où la vie y est belle certes, mais le climat un peu rude en hiver... Surtout que nous avions visité aussi bien le bord de mer que l'arrière-pays...Tout ce qui était à voir, à boire ou à manger a été visité, goûté, testé... Pays de vins, de coquillages, de pêche, d'étangs et de canaux, des flamants rose, des Joutes, des Tielles et... des Zézettes... et bien d'autres choses encore. Si bien qu'à l'heure de la retraite, Julio et moi, avons opté pour cette belle région riche en histoire, en traditions et d'un certain art de vivre qui nous convenaient bien. Mais c'est des Zézettes que j'ai envie de vous parler... Cette petite pâtisserie sèche spécialité de Sète, se vend chère dans le commerce et ne coûte rien à faire soi-même.... Dans une terrine, mélanger : 500 grammes de farine, 125 grammes de sucre cristallisé, 2 sachets de sucre vanillé, 1 cuillerée à soupe rase de levure. Puis ajouter : 125 grammes d'huile d'arachide, 125grammes de vin blanc sec, ou rosé... Pétrir le tout pour en faire un pâton... Prélever dans ce pâton des morceaux de pâte de la grosseur d'une noix pour en faire des navettes en les roulant entre les mains... Cuire sur une tôle à pâtisserie, à mi-hauteur dans le four préchauffé à 180° entre 25 et 30 minutes. Se conserve plusieurs semaines dans une boite en fer... . C'est un vrai régal, et au moins on sait ce qu'il y a dedans... Petit clin d’œil à Cypou qui m'a suggéré d'en écrire la recette. http://www.youtube.com/watch?v=-w-I4zGaxsw Capucine7434 25/07/2013

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  • 07/25/13--01:08: Vacances... par Annainessa
  • S'enfuir de ses cris, de sa vie en fauteuil roulant, et plonger dans la mer bleue, loin, dans l'insondable des eaux profondes et transparentes. Vacances...ne rien laisser dans son sillage qui puisse vous relier à ces terres mouvantes où tout se précipite et se délite dans une lenteur désespérante. Pourtant je pense à elle tandis que le soleil dore ma peau enfin sortie des frimas de cet interminable hiver. Je me demande malgré tout comment elle va, après s'être volontairement laissée glisser le long de son fauteuil dans l'herbe du patio et s'être à cette occasion fracturée le fémur, tout ça pour échapper à ce frère qui la menaçait, surpris de son agressivité pourtant symptomatique de sa maladie. Malade et paraplégique mais pertinente à tenter de se soustraire à cette présence pesante et omniprésente de sa nombreuse famille qui l'oppresse, comme aveuglée d'une réalité où leurs désirs ne pourront plus jamais prendre forme, non même les séances de kiné ne la feront pas remarcher, comment leur expliquer une évidence pourtant sous leurs yeux depuis longtemps. Pas mieux du côté du médecin généraliste qui s'étonne qu'elle ne puisse bouger ses jambes et se redresser dans son lit pour un examen du dos, la stupéfaction seule m'a empêché de la virer de la chambre, respirer et ne pas oublier que dans le rang des soignants il y a aussi l'autre versant, désorganisé et perdu dans sa structure névrotique, croire qu'on y échappe parceque l'on passe tous les jours une autre frontière est une douce illusion. Au début, je n'avais pas compris, les injures et les insultes qui sortaient de sa bouche comme un flot ininterrompu de bile à cracher, souvent les mêmes mots, à caractère sexuel ou sans aucun sens, puis l'accalmie brutale et une voix douce qui remercie et demande gentiment qu'on plie correctement son pull bleu et qu'on le mette sur la tablette à côté de la petite trousse rose. L'importance de la place des choses, dans un univers où l'on ne contrôle plus rien. Je me suis rebiffée la première fois devant cette agressivité gratuite puis un terme est tombé, syndrome frontal, je ne connaissais pas, j'ai écouté les explications en silence, un état neurologique qui provoque des sauts d'humeur imprévisibles et sans raison apparente suivi d'un reflux de la tempête pour une mer calme et limpide. Alors je n'ai plus jamais crié, même sous les plus violents assauts, laissant glisser ses maux sur moi comme si j'étaise une surface lisse, laisser ses mots se dissoudre dans mon acceptation de son état, les laisser mourir aussi vite qu'ils étaient nés, faire les choses calmement et dans la douceur. Du lit au fauteuil, du fauteuil à la douche puis du fauteuil au lit, une rythmique à chorégrafier avec douceur pour ne pas lui arracher des cris de douleur à chaque déplacement. Le change, les couches qui s'accumulent sur la table, les alèzes, les pommades, les gants et les serviettes. Passer au dessus de ses hurlements quand on ne peut éviter de lui faire mal et que la douleur et la fatigue déforme son visage après ces longues et vaines journées où rien ne se passe hormis tous ces visages qui se penchent vers elle et ces mains qui la soulève et la retourne de tous les côtés. S'éloigner de l'hôpital et laisser les autres gérer, oublier le tintement des clés dans la poche, la blouse, les stylos, le téléphone, débrancher d'avec ce monde qui continue d'exister sans moi, les battements de son coeur battant sourdement jusqu'au fin fond des nuits. Quand je reviendrai, rien où si peu aura changé, l'été passera à travers eux comme les autres saisons glissant leurs ombres dans nos murs, sur la pointe des pieds pour ne pas les affoler ou les surprendre. Je fais couler du sable fin entre mes doigts, l'eau salée s'écoule le long de mes cheveux et continue sa course sur mes épaules, je respire profondément, se ressourcer dans cet horizon qui va plus loin que ce que je pourrais souhaiter, laisser se diluer cette année dans ma Corse natale et y enfouir mes secrets dans le maquis. Je maudis sa famille qui nous a tendu un guet apens en faisant en sorte qu'elle ne puisse pas sortir de cet hôpital et rentrer chez elle, soeur agressive face au médecin annonçant de but en blanc que les travaux entrepris chez elle seront stoppés pour laisser l'appartement invivable, afin qu'on lui trouve un établissement spécialisé. Voilà, bloquée chez nous pour de longs mois à venir alors qu'elle n'a plus rien à y faire. Ma colère fond tout doucement au rythme des vaques qui ondulent devant moi, couper le cordon ombilical qui me relie à cette monstrueuse mère que j'ai choisi pour ponctuer ma vie, là où l'on se perd parfois dans l'épuisement des affects qui s'émoussent et se recroquevillent sur eux mêmes. Je suis blindée pourtant je ne sais pourquoi elle me touche autant et pourquoi je m'arme d'une patience à toute épreuve quand certains de mes collègues s'exaspèrent, que faire de toutes ses tornades lorsqu'il n'y a personne à blâmer, juste attendre que ça passe et tirer un trait lorsqu'on sort sur ces longues heures austères et rudes. Je plonge dans l'eau, la mer emportera mon année, toutes mes angoisses partiront vers le fond et y resteront, ma solitude prendra des couleurs apaisée, et au fil des jours mon esprit vagabondera de plus en plus oubliant la blancheur et la dureté de ces lieux, pour laisser d'autres nuances plus colorées s'étaler sur mon paysage de lumière...

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    Savez-vous que Mozart n'a même pas eu de sépulture et personne ne sait où il a été inhumé. Je pense que ce n'était pas la préoccupation de Mozart car à quoi sert une sépulture ?? D'accord, c'est pour le souvenir mais il n'en avait pas besoin car son oeuvre, elle, demeure et demeurera toujours éternelle et toujours actuelle. Ses oeuvres grandioses ont tellement interpellé le ciel que Dieu en a été touché et c'est pour cela que Mozart a si souvent croisé le regard de Dieu et il lui a même transmis ses émotions qui sont à l'origine de toutes ses plus grandes oeuvres. Mozart était pur comme un enfant qu'il n'a jamais cessé d'être, il s'amusait de la vie et avec la vie, il ne l'a jamais prise au sérieux et il ne s'est jamais pris au sérieux, voilà la raison pour laquelle Dieu a été interpellé par cette âme si pure, si douce, si enfantine. En effet, Mozart à su par son intelligence sans limite, préserver malgré la vie, l'intégrité son état originel. Que de force, que de puissance, que de courage, rien ni personne n'ont réussi à le changer, il a réussi à rester lui-même et cela toute sa vie. Que c'est beau l'Authenticité, que c'est beau l'intégralité, que ce beau tout ce qui est vrai.

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  • 07/27/13--10:27: Jimmy par NATY66
  • Tu es venu de nulle part, tu as poussé comme une herbe folle avec pour seul copain ton talent et ton intelligence sans borne. Au début, tu es parti de rien mais tu t'es intéressé à tout, tu t'es intéressé à la guitare électrique, personne ne t'a appris alors tu as appris tout seul et comme un Grand, tu as réussi à la maîtriser comme on maîtrise un Pur-Sang sauvage et tu en as fais ton instrument de musique avec lequel tu t'es si fort exprimé, tu t'es impliqué et avec lequel tu as crié ta Révolte, avec lequel tu as crié contre la haine raciale, l'injustice, tu l'as faite crier ta guitare et tout woodstock s'en souvient encore et tout woodstock en est encore impreigné car tout le monde en parle encore aujoud'hui. Eternel Jimmy. Non, tu n'étais pas orphelin, tu as rejoins maintenant ta vraie famille, tous les grands artistes de ce monde.

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