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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    Donc les cerises.... Par deux... Toutes rondes..... Retenues par une si jolie queue ;) Certes, très délicates et jolies posées sur l'oreille... plus chic que la banane (sur l'oreille) il va sans dire.. La becquée J'ai un grand cerisier. Les cerises y sont juteuses à souhait. Les premières, je les savoure à même l'arbre. C'est un jeu entre nous. Mon cerisier et moi. Il place ses bijoux, là.... sur ma route de la traversée de mon jardin. Je les vois fleurir, naître, se former puis rougir. J'approche ma langue, la glisse sur leur peau lisse, les titille.... puis, sans les mains, les attrape entières dans ma bouche. Les happe, les aspire, me suce-pends à ses fruits. Puis doucement je croque pour en faire jaillir le jus. La chair ferme, le jus chaud sucré. J'ai parfois l'impression qu'ainsi, l'arbre me donne la becquée. Les oiseaux tout en haut et moi à ses pieds. La nature est généreuse. La cueillette Puis j'approche l'escabeau pour y monter. Je fais parfois le grand écart pour atteindre celles qui sont dans l'enchevêtrement de ses branches. Je descends, scrute, puis remonte. Je prends appui sur les plus grosses branches, glissant mon pied aux intersections, ses feuilles caressent mes cuisses. Sur la pointe des pieds, ma main se tend vers les fruits rouges et les effleure jusqu'à la prise. Je les retourne du bout des doigts pour en attraper la partie charnue et ainsi tenues, sans les brutaliser, sans les abîmer, fermement les attire à moi. Elles se détachent, je les admire .... et parfois, même souvent, elles n'atteignent pas le panier. La cueillette est un ballet autour du tronc principal auquel j'aime à me hisser, me glisser entre ses branches qui m'enserrent. Je me faufile, je gymnastique, je souplesse en longeant ses formes, me frotte à l'écorce rêche, un contact charnu, charnel. Puis à son tour d'entrer dans la danse. Pour les plus hautes encore, un accessoire. Un long et fin manche terminé d'un harpon de plastique me permet de saisir, dans leurs parties fines et souples, les plus hautes branches. A lui de venir à moi. Je le harponne... dans un jeu de souplesse et de délicatesse attirant vers moi, sans les casser, ses hautes branches pour en cueillir ses scintillantes perles les plus noires. Puis, au sommet de l'arbre, la part, non pas des anges, mais des oiseaux. Puis on se regarde lui et moi.. La cueillette fut bonne. Il m'a enserrée, caressée, regardé sous ma jupe. La danse est finie. Ses feuilles tomberont. Je les ramasserai, et, j'attendrai tout l'année... la prochaine cueillette.

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    Deux cent cinquante millions de dollars. Si vous avez deux cent cinquante millions de dollars, vous pouvez vous payer le Washington Post. Oui, oui, "le" Washington Post, celui du célèbre Watergate, celui de l’indépendance parfois pénible de la presse aux États-Unis. Je dis pénible pour le pouvoir, mais c’est très difficile d’avoir une bonne idée en France, car ce type de presse n’existe pas, celle qui pose les "vraies" questions, les bonnes questions bien documentées, qui agit impartialement dans le seul but d’éclairer les lecteurs, donc les citoyens (et donc les électeurs). En France, on oscille entre allégeance plus ou moins assumée et presse satirique prise autant au sérieux que les fous du roi. Créé en 1877 par Stilson Hutchins, le Washington Post est diffusé à sept cent cinquante mille exemplaires chaque jour. Le journal avait réussi jusqu’alors à garder ses propriétaires familiaux. Ce n’est pas le seul journal américain à avoir eu des difficultés financières (à cause d’Internet) et à devoir être revendu. Créé en 1933 et diffusé à quatre millions d’exemplaires, Newsweek a été, lui aussi, revendu le 2 août 2010 (toujours en été), mais il avait été racheté auparavant par le Washington Post en 1961. Depuis le 1er janvier 2013, Newsweek n’a plus de version papier et ne survit qu’exclusivement numérique. Donc, trois coups de cuillère à pot, hop ! la main au portefeuille, et bingo, je te me prends le Washington Post. C’était parmi les informations du 6 août 2013. Qui est l’heureux nouveau propriétaire ? Bezos. Jeff Bezos. C’est un type qui va avoir cinquante balais dans cinq mois. C’est un Américain. Il a lancé à Seattle le site Amazon. Il y a un peu moins de vingt ans. En juillet 1994. En 2012, l’entreprise fait quarante-huit milliards de dollars de chiffre d’affaires ! Il a créé aussi en 2000 l’entreprise Blue Origin spécialisée dans les vols spatiaux d’agrément. Il a racheté en 1998 le site IMDb (Internet Movie Database) qui recense tous les films dans le monde (créé le 17 octobre 1990 par Col Needham), publiant deux milliards et demi de pages par mois lues par cinquante-cinq millions de visiteurs uniques simultanés (en février 2008). Deux cent cinquante millions, c’est peanuts pour lui. Un peu plus de 1% de sa tirelire. En mars 2012, Forbes l’a classé comme la vingt-sixième plus grande fortune au monde, avec dix-huit milliards et demi de dollars (faut-il dire le demi ?). Revenons à Amazon : la société emploie en 2012 plus de cinquante mille personnes un peu partout dans le monde et fait la concurrence directe aux grandes librairies, comme Virgin Megastore. Virgin Megastore : http://www.pointscommuns.com/lire_commentaire.php?flag=L&id=105806 D’ailleurs, de nombreux ministres français sont venus inaugurer en grandes pompes l’ouverture d’un nouvel entrepôt en France, heureux de voir qu’il y a des emplois qui se créaient. Pourtant, ces emplois sont plutôt peu qualifiés (lire à ce sujet l’investigation éloquente du journaliste Jean-Baptiste Malet chez Fayard, "En Amazonie, une enquête sur Amazon France", publiée en mai 2013) et bouffent ceux des librairies traditionnelles. Pas sûr que le compte soit gagnant. Évidemment, pour Bezos, il l’est, le compte, gagnant. Rien ne dit que la ligne éditoriale du "Post" (comme on le surnomme) va changer. La réputation d’un journal, le sérieux des informations, la compétence des journalistes n’auront pas changé. Mais il donne un signe évident de l’identité des nouveaux maîtres du monde. Avant, c’était les capitaines d’industrie et les banquiers. Rothschild se payait Libé, Dassault le Figaro, et même Vivendi flirtait avec AOL. Mais tout cela est révolu. L’heure est à Internet et à sa toute puissance financière. Amazon fait partie des quatre géants financiers d’Internet avec Apple, Google et Facebook. J’ai dû mal à comprendre comment des sites marchands ou gratuits peuvent se mettre autant d’argent (des pubs) dans la poche. Pour Apple, en revanche, je comprends très bien sa valeur ajoutée en marketing et design. Ce n’est pas nouveau et pas seulement américain. Il suffit de regarder qui est le (véritable) propriétaire du journal réputé de référence en France, Le Monde : c’est le créateur d’un fournisseur d’accès Internet très compétitif, qui a même réussi à s’introduire dans le marché très contrôlé de la téléphonie mobile, et qui s’est enrichi initialement grâce au minitel rose. Aujourd’hui, non seulement il est à la tête du Monde (en association avec un banquier et un vieux mécène socialiste favorable à la location d’utérus), mais il est le dixième homme le plus riche de France en 2013 avec près de six milliards d’euros de patrimoine (un gain de plus de deux milliards en un an). Bref, moi, je vous dis, méfiez-vous de pointscommuns. Un jour, ils vont racheter Airbus et Areva ! J’espère que ça me permettra d’avoir des réducs sur un A380 ou sur une centrale dernier cri.

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  • 08/06/13--11:01: Reveries par Cypou
  • Rêveries Douce nuit sur cette côte de dentelle ciselée Au loin, comme des luminions, les bateaux deviennent, en un instant, dans le noir fantôme habité ou s’éloignent jusqu'à ne devenir que point imaginaire vers une invisible ligne d’horizon. Mes pas hésitants foulent le sentier par trop balisé pour protéger des chutes les badauds enivrés. Je ne suis pas sûr que de la haut, tout prés sur ce mont, toi qui nous observe, ne chantes encore au travers d’une chanson appropriée que les urbanistes, comme les bourgeois, sont toujours aussi cons. Salut a toi Georges ; j’ai eu du mal à te retrouver. Je voulais encore une fois sur ta dernière demeure voir ta frimousse pour mieux t’entendre et m’enivrer en ce soir de fête poétique estivale chez toi par cette nuit noire avant que la lune ne pousse. Seul le bruit des vagues se brisant en contrebas sur les rochers trouble le silence revenu le long de cette corniche. Soudain la lisse de bois rond qui guide mes pas s’interrompt ; impossible de continuer. Face à moi dans la pénombre le béton d’un immeuble probablement pour quelques riches…. Après brève réflexion je me dis que ce ne sont point béton ou bitume qui troublerait cette envie folle du plaisir de retrouver a mes pieds l’écume de celle qui m’attend et sans cesse m’enrôle….. J’enjambais pour la retrouver cette barrière de bois et me hasardais sur les rochers avec pour seule loupiote, c’est bien de moi, que le halo diffus d’un téléphone portable désuet. Descente hasardeuse en nu pieds avec des pas hésitants. Mollets et cuisses parfois égratignés ; n’approche pas qui veut la gueuse. Nulle autre issue sauf à faire chemin rebroussant. Bientôt le sol devint moins hostile. Heureux présage pour cette balade nocturne que depuis longtemps j’avais voulu faire auprès d’elle, habile jusqu'à se cacher pour ne laisser que frôler jusqu’alors que des yeux de ses dessous l’apparent. Je cheminais alors sur le dessus de galets ronds de ses pieds. Ses orteils plongeaient très rapidement profondément dans l’eau ne me laissant pas loisir de la chatouiller pour vengeance de cette descente en rappel le long de ses jambes fléaux… Je ne fis que quelques mètres, déchaussé, sur la pointe des pieds. Point de sable fin. Surgit alors à mon regard émerveillé, face a la lune troublée, le profil émincé de son mollet d’un bas de résille habillé, mi émergé dans les embruns Elle était la ; infranchissable. Je dus interrompre ma progression. Un tapis de lin tressé posé sur le sol m’invitait a l’incontournable Nul doute qu’elle ne m’interpellait pas pour faire diversion. Je m’allongeais à coté d’elle S’offrait a ma vue, sur fond de lune curieuse pointant son nez, sa silhouette de rêve. Ses jambes m’enlacèrent dans un désir partagé accompagné par le chant des vagues sans trêve. Magie d’un moment d’égarement. Vagabondage a tes pieds l’artiste. La mer ne sera que seule témoin de cet enivrement semblable a ce frisson de vie dont les mots enlacés font de toi un alchimiste. Ne me reste plus qu’a reprendre le chemin ; je vais le repérer avant le petit matin… Qui, du creux de ses reins ou de la pointe de ses seins saura me guider ….. A toi Cypou le 06/08/2013

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    Love is a banquet on which we feed… Quelque part sur une île paradisiaque, pas si loin d’ici mais il y a longtemps, très longtemps, du temps où il faisait froid, que la pluie était la probabilité la plus forte du lendemain et que le soleil se soumettait aux caprices du froid. À la louche, le vendredi 21 juin 2013, au soir, la nuit de la fête de la musique. Oui, mais justement, pas de fête de la musique, car pas de touriste, car pas de beau temps, donc que des locaux tristes. Enfin, presque. La scène se passe vers minuit dans un troquet vide. Au fond du monde, à gauche après un grand pont. Juste avant la grande allée bordée de pins qui fonce sur la plage. La lune s’approche de la plénitude. Peu de monde, très peu de clients. Trois, quatre, cinq personnes. Dont ceux qui ont les clefs pour fermer. On va dire (attention, ce ne sont pas les zinitiales) : T, L, B, Z, et J. Cela commence à trois, autour d’une table. Assis. (En fait, ça finissait, mais qu’importe). T : Ch’uis allée écouter Patti Smith… J : Quoi ? T’as écouté une pâtisserie ? L : Patti Smith, c’est une chanteuse. J : Ah… L : Et c’était bien ? T : Oui oui, c’était pas mal… L : T’as eu de la chance. T : Oui, pas mal, c’était pendant ma semaine de vacances. J : … T : …là où il fait beau, pas comme ici. Je connaissais un des gars. L : … T : …et ce pote m’a fait entrer dans la salle. L : Elle n’est plus toute jeune. J : C’est super, ces imprévus extras. T : Non, oui (selon à qui elle s’adresse). J : !… T : Oui, super, d’autant que pour moi, c’était gratuit ! Une pépite. Changement d’unité de lieu. Légère transhumance vers le comptoir, debout. Les trois se joignent aux deux restants qui proposent le digestif. J : Merci bien mais pas pour moi. J’ai des tongs à manœuvrer jusqu’au camping. Sur le comptoir, un ordinateur portable. Et une connexion Internet. C’est cela, l’avenir. Enfin, le présent. Aller sur Google en temps réel. En même temps que la conversation. Sortir immédiatement toutes les connaissances de l’espèce humaine. B : Patti Smith ? Attends… Elle a soixante-huit ans maintenant. T : Ah ben. Elle ne les fait pas trop. Toujours aussi jeune. B : …Euh, non, j’ai mal calculé, elle a soixante-six ans plutôt. Z : Patti quoi ? T : Patti Smith, elle était très connue dans les années soixante-dix. Z : Ah ouais, mais tu sais, je n’ai pas trente ans, moi !… J : C’est la préhistoire. B : Regarde la gueule qu’elle a. Là, un champ de photographies arrive direct de chez Google Image. L : Elle a l’air d’être un homme. B : Oui, très androgyne. J : Fichtre, elle était très belle, quand elle avait une vingtaine d’années. T : Elle est toujours aussi belle. Charmante même. Z : C’est vrai qu’elle est bien foutue. J : Elle fait un peu Jane Birkin. T : Non, encore plus androgyne. Z : Je voudrais bien avoir sa tronche dans quarante balais. J : Elle a l’air d’avoir quand même connu quelques substances. B : « Musicienne et chanteuse de rock, peintre et photographe américaine ». L : Ce qui est étonnant, c’est qu’elle n’a pratiquement pas changé. T : Oui, et qu’elle a toujours son public, quarante ans après. B : « Mariant la poésie beat avec le garage rock des années 1960 et 1970… » J : Elle est encore bonne ! B : « …elle a été considérée comme la marraine du mouvement punk de la fin des années 1970 ». T : Nous faisons très "café du commerce", je trouve ! J : Ben, je découvre, je ne la connaissais pas. L : C’est vrai que tu ne reconnais pas non plus Marilyn Monroe à la télévision. J : Oui, ça va, je n’ai pas ta graaannde culture… T : Tu… tu ne connaissais pas Marilyn ? J : Si si, de nom, mais je n’avais reconnu son visage dans une pub… Z : Pourtant, un visage gravé dans le temps par les plus grands artistes ! B : Tiens, tu veux savoir ce qu’elle chante ? Z : Oui, je veux bien. B : Patti Smith, c’est par exemple "Because the night". (clic) Extrême miracle de la technologie insulaire. La chanson se met en route et youtubise dans la nuit. Après l’image, le son. En un clic. Because the night belongs to lovers Because the night belongs to lust Because the night belongs to lovers Because the night belongs to us… J : Aah, c’est pas mal. T : J’aime, j’aime, j’aime ! J : C’est fou comme on peut se cultiver, pendant une longue soirée d’été. Z : Oui oui, super ! (Il est déjà minuit et demi) B : Bon, ce n’est pas que je m’ennuie… Z : C’est vrai, il est tard… J : On peut payer quand même ? T : Je veux ma part ! L : Je tombe de sommeil. Z : Tu m’auras fait découvrir une artiste ! Les cinq se saluent. Les trois premiers s’éloignent pendant que les deux autres ferment la boutique. La rue est déserte, le ciel bien chargé sous le regard attristé de la lune. Triste fête de la musique. On entend une très diffuse mélodie sur les traces des complices… Take me now baby here as I am Pull me close, try and undestand Desire is hunger is the fire I breathe Love is a banquet on which we feed Come on now try and understand … (Et trois crypto-touristes se dandinent au fond de la nuit). Because The Night : http://www.youtube.com/watch?v=WSVd8szH7Qk Site officiel : http://www.pattismith.net/ Jeune : http://www.agendaculturel.fr/static/im/art_org/p/patti-smith-3058li.jpg http://www.hartzine.com/wp-content/uploads/2011/01/photo-jour-4-patti-smith-horses.jpg http://userserve-ak.last.fm/serve/_/49601739/Patti+Smith+psmith.jpg http://3.bp.blogspot.com/_jn9vb7_ZH5A/TOvxQYUNtoI/AAAAAAAAA1o/YX_8J9wDASc/s320/Patti%252BSmith%252BwithPattiSmith.jpg http://yulbaba.com/wp-content/uploads/2012/08/patti-smith-robert-mapplethorpe-homotography-2.jpg http://lounge.obviousmag.org/incoerencia_objetiva/936full-patti-smith.jpg http://tropdublog.net/wp-content/uploads/2012/11/Patti+Smith.jpg http://andibelle.files.wordpress.com/2011/08/patti-smith1.jpg http://traductions2chansons.wifeo.com/images/p/pat/patti_10.jpg http://4.bp.blogspot.com/_jn9vb7_ZH5A/TOuxJi2HSGI/AAAAAAAAA1g/JzPnQeb60a0/s1600/110_PattiSmith.jpg http://visitardennes.e-monsite.com/medias/images/patti-smith-because-the-night.jpg http://www.newrockstarphilosophy.com/wp-content/uploads/2013/04/patti-smith-by-judy-linn-7.jpg http://rockimages.r.o.pic.centerblog.net/o/e97d2f7c.jpg http://userserve-ak.last.fm/serve/_/2207102/Patti+Smith.jpg http://www.hartzine.com/wp-content/uploads/2011/01/photo-jour-4bis-patti-smith-first-single-hey-joepiss-factory.jpg http://starling.rinet.ru/music/sleeves/zap_patti.jpg http://www.zicabloc.com/wp-content/uploads/2012/06/patti-smith-sexy-03.jpg http://www.blog-zik.com/wp-content/uploads/2011/10/PattiSmithPolaroid1.jpg http://userserve-ak.last.fm/serve/_/2130056/Patti+Smith.jpg http://userserve-ak.last.fm/serve/_/50449317/Patti+Smith+Lizzy+Mercier+Descl.jpg http://www.agendaculturel.fr/p/350x200/1/p/patti-smith-3058li.jpg.pagespeed.ce.2up7I2ut-P.jpg http://1.bp.blogspot.com/-QkGKBOqNwrc/TlM7GGW9qgI/AAAAAAAADKc/uIbo0vg1qWg/s1600/charlotte-gainsbourg-patti-smith.jpg http://25.media.tumblr.com/tumblr_m1psu1x2161qh2nndo1_1333139314_cover.jpg http://jeanclairedy.files.wordpress.com/2007/08/malanga-patti-smith.jpg Moins jeune : http://www.geekdemusique.com/wp-content/uploads/2011/03/20090416070803Patti_Smith_performing_in_Finland_2007.jpg http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3f/Patti_Smith_2_2011_Shankbone.jpg http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c6/Patti_Smith_daughter_Jesse_Smith_2011_Shankbone.JPG/220px-Patti_Smith_daughter_Jesse_Smith_2011_Shankbone.JPG http://www.lexpress.fr/pictures/650/332976_patti-smith-en-concert-le-11-novembre-2011-a-charleville-mezieres.jpg http://www.sourdoreille.net/beta/wp-content/uploads/2012/01/patti-smith-4bcc327cc63c8.jpg T : Dis donc, tu pourrais mettre les miniliens, quand même. J : La paresse ne se commande pas. Roulez, jeunesse !

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    Un des tout premier film réalisé avec un procédé révolutionnaire : la caméra subjective. en 1971 les studios cineccitta et dino risi signaient un long bail pour plusieurs films de satires sociales qui allaient faire la renommé du cinéma italien, risi dénonce les dérives d'une administration élésaistique minés par des conflits internes et par le rigorisme d'une morale qui s'épuise, du point de vue de la femme qui ici séduit un prêtre plus par provocation que par désir authentique. Une comédie des moeurs et des sens jubilatoire;

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  • 08/09/13--04:37: inusable . par LADULE
  • Inusable Sebastien !Toujours à l'affiche bien qu'il ne soit plus le jeune homme doué qu'il fut jadis un jour.C'est la que l'on reconnait les grand artistes dont il fut la nuit du 14 octobre 1976 .Ses prestations aujourd'hui mediocres ne l'empêche pas de s'afficher dans les medias mais on sent dans son discours a l'ancan sa lassitude et une agressivité de bon aloi.Dommage d'aucun l'aimaient bien .

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  • 08/09/13--04:37: brave homme par LADULE
  • President d'exeption en son temps avec un bilan hors paires à la clef defiant toute concurence malheureusement battu battu pour son deuxieme mandat electoral malgre ses efforts comme se faire inviter gratis par des pauvres à manger le soir et plus si affinités(ça fait digerer )Il a su se reconvertir en grand ecrivain et c'est tout à son honneur.Ses ouvrages en temoignent.Il a aussi construit Vulcania bref une vie qu il a bien rempli à l'instar de ses rencontres feminines .

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    André Bézu, dit "Bézu" fut cet artiste protéiforme et multidisciplinaire aperçu dans la classe de Fabrice et autres emissions fédératrices de l'ORTF. Sous un déguisement de français moyen de droite, il incarnat la gouaille et l'esprit frondeur de ses compatriotes. Jamais loin de ressuciter les vieux réflexes pétainiste, l'homme était dans le privé un gaillard franc et loyal, plein d'autodérision. Sa mise en bière fut émouvante; puisque son ami Zanini entonna "a la queuleuleu" devant un par terre d'intimes, terrassé par le chagrin et le vin blanc.

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    - QUAND ETES VOUS DEJA MORT ? tous les dimanches matin - QU’EST-CE QUI VOUS FAIT LEVER LE MATIN ? l'appel du frigo - QUE SONT DEVENUS VOS REVES D’ENFANT ? aucune idée - QU’EST-CE QUI VOUS DISTINGUE DES AUTRES ? la beauté - VOUS MANQUE T’IL QUELQUE CHOSE ? 5 cm - PENSEZ VOUS QUE TOUT LE MONDE PUISSE ETRE ARTISTE ? heureusement non - D’OU VENEZ VOUS ? je suis le voyageur qui vient de loin - JUGEZ VOUS VOTRE SORT ENVIABLE ? va savoir - A QUOI AVEZ-VOUS RENONCE ? a la dignité - QUE FAITES VOUS DE VOTRE ARGENT ? je bois - QU’ELLE TACHE MENAGERE VOUS REBUTE LE PLUS ? les poils de nez - QUELS SONT VOS PLAISIRS FAVORIS ? manger une femme, faire l'amour a une pizza, reagrder des gens tomber, faire mourir des insectes - QU’AIMERIEZ VOUS RECEVOIR POUR VOTRE ANNIVERSAIRE ? du pastis - CITEZ TROIS ARTISTES VIVANTS QUE VOUS DETESTEZ. Phil Collins; U2; luc Besson - QUE DEFENDEZ VOUS ? le droit de boire au boulot - QU’ETES VOUS CAPABLE DE REFUSER ? un lait fraise - QUELLE EST LA PARTIE DE VOTRE CORPS LA PLUS FRAGILE ? mes burnes - QU’AVEZ-VOUS ETE CAPABLE DE FAIRE PAR AMOUR ? rien - QUE VOUS REPROCHE T’ON ? tout - A QUOI VOUS SERT L’ART ? a passer le temps - REDIGEZ VOTRE EPITATHE. "je vous l'avait pourtant bien dit que j'avais mal au foie" - SOUS QUELLE FORME AIMERIEZ VOUS REVENIR ? un gaz

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    C'est parti mon Iggy ! A toujours trainer ses baskets hors de ses contrées pour voir si l'herbe est plus verte, ce qui parait -il réjouit les veaux ,cette année ,j'ai décidé de répondre à l'invitation du maitre d'un lieu enchanteur ,niché dans un coin du Berry ! Une amie nimoise de bonne réputation m'avait relaté une de ces fameuses parties de campagne qui réunissait une brochette de pécécistes dont la rigolade ,la fraternité et la musique sont encore aujourd'hui les occupations préférées ... Certains aujourd'hui naviguent sous d'autres cieux médiatiques ,mais ils ont toujours leurs profils quelque part dans les archives de Pointscommuns et ,d'aucun diront que c'était le bon temps ,comme d'hab' . Bref ,j'ai vu le programme ,l'étang (non ,pas la mare au diable ) serti dans un écrin de verdure est porteur d'un joli bateau bleu qui à un nom prédestiné et qui servira de nid aux amoureux prioritaires ,les veinards , ,il s'y déroulera des jeux nautiques récompensés par des bravos frénétiques et d'autres surprises du meme tonneau ... Ah ,en parlant de tonneau ,euh ...non rien finalement ,c'est un secret. Est prévue aussi une marche apéritive pour muscler les mollets et les poumons des participants et invités tout à la fois Des bosquets et de la verdure sur plusieurs hectares, autant dire que les voisins ne se plaindront pas des sons mélodieux sortis des instruments et des gorges de cette joyeuse assemblée ! Quels ques points restent encore mystérieux pour moi ,mais c'est cela justement qui met du piment à l'aventure Pour l'intendance ,ce sera l'affaire de tous et il est un grenier ou l'on dort ,parait-il comme des bébés ... Pas de nombre limité d'amis ,puisque c'est la fete des anciens et des nouveaux ! Bien besoin et envie de détente dans ce lieu authentique que j'ai hate de découvrir , car les musiciens qui s'y retrouvent ,ont pour certains acquis une notoriété grandissante et j'imagine le feu autour duquel ,de beaux textes seront chantés ou récités Ca donne envie ,hein ? Un 15,16 ,17 ,18 euh aprés je sais pas ... aout qui resteront dans les mémoires et j'ose dire que tout le monde y est bienvenu ,du moment qu'il y amène sa bonne humeur et quelques victuailles à partager ! Bon ,ben bonnes fetes à vous ,pour moi c'est une évidence !! Capucine le 8 -08 6 2013

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    Penser par soi-même. C'est ça qu'il faut! Y'a qu'à! Faut qu'on! Déjouer les Grands Yakas et les vrais cons! Moi, je dis que c'est carrément impossible si les vrais artistes, journalistes, écrivains, savants ne s'allient pas pour défendre leurs champs sur la scène publique, dans les medias. Comment? Refuser de participer au spectacle, à la censure mal dissimulée derrière une information déformée, tronquée, achetée, vendue d'avance au verdict universel. "Pour échapper à l’alternative entre élitisme et démagogie, il faut maintenir voire élever le droit d’entrée dans les champs de production, et, renforcer le devoir de sortie . Il faut défendre les conditions de production pour faire progresser l’universel, et en même temps, il faut travailler à généraliser les conditions d’accès à l’universel afin d’élever le niveau culturel des citoyens." " La collaboration, entendue comme soumission sans conditions à des contraintes destructrices des normes et des champs autonomes est à combattre." Plus les gens sont reconnus par leur pairs pour leur compétences, plus ils sont portés à résister à la collaboration mediatique. C'est pourquoi, je pense qu'un collectif d'intellectuels autonomes et indépendants en eux-mêmes est nécessaire, pour faire oeuvre de salut public au sens révolutionnaire du terme, pour faire évoluer société et humanité. Parce qu'il y en marre de ne pas avoir le choix! Marre de n'avoir que la grève de la faim comme alternative au devoir de consommation! Aaah, je me sens mieux.. Allez, tous en choeur! http://youtu.be/G6JCZ_QAuNM Je vois ta gueule à la télé Je vois ta gueule à la radio Je vois ta gueule sur les journaux Je vois ta gueule un peu trop Ta gueule ta gueule Ta gueule ta gueule... Ferme-la ta gueeeeeeeeule... Pourquoi voit-on tous ces cons Finis à la pisse? Donnez le micro aux cerveaux Je sens que ça glisse Vers le caniveau Vers le précipice Si t'as rien à dire Reste au lit dormir Si t'es aussi con que moi Faut rester chez toi Ta gueule ta gueule Trouduc trouduc Ta gueule ta gueule Trouduc trouduc... Ferme-la ta gueeeeeeeeeule... People à la tête molle Animateur télé Con comme un balai Les stars de la télé Finissent en poster Pour coller dans les wc Ou dans les water Grâce aux VIP dans les magazines Ma tête en sait moins que ma pine Avec des cons comme toi Avec des cons comme toi Avec des trouduc trouduc... Ferme-la ta gueeeeeeeeeeule Ferme-la ta gueeeeeeeeeeeule ... Ma vie n'est pas à vendre Et tu n'm'as jamais fait rire Bis Tirez-nous vers le haut Toi tu nous tiens la tête sous l'eau Ferme-la ta gueeeeeeeeeeeeule

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    C’était ce jeudi, je me souviens très bien, il faisait très beau l’après-midi. Le ciel était clair, avec néanmoins quelques nuages clairsemés. Je m’étais dit qu’il fallait en profiter. Ce n’est pas évident d’avoir un jardin, il faut s’en occuper, et parfois, ça peut tourner à l’aigre. À l’horreur, même. Je n’aime pas les films d’horreur, surtout lorsqu’ils sont gore. Au milieu du jardin se dresse un yucca. Je ne sais pas si vous connaissez ça, le yucca. C’est un drôle de nom, une drôle de banque. Une drôle de plante. Une drôle de planque. Une véritable HLM pour escargots. Un repaire d’araignées aussi. Un yucca, ça ne sert à rien. Pas même à être joli. Tenez, il ne fleurit jamais. Enfin, non, je dis jamais, mais en fait, c’est plutôt de façon très rare et aléatoire. Et ça a des racines tentaculaires, qu’il est impossible de déloger sans faire appel à une pelle mécanique. Et puis, un yucca, c’est intelligent. Non seulement ça pense, mais ça écoute. Tiens, il y a quatre ans, alors que je le trouvais très moche, j’avais émis la pensée hypothétique d’envisager à moyen terme de l’évacuer définitivement. Quelques semaines après, alors qu’il ne l’avait pas fait depuis des années, il fleurit. J’ai succombé, je lui ai laissé la vie sauve. Il m’a eu par séduction et esthétisme. Alors, je suis devenu coiffeur. Ses longues feuilles, élancées et piquantes, sortent en corolle et prennent un volume de plus en plus imposant au fil des mois et des années. C’est même un véritable danger pour les yeux des enfants qui courent. Alors, parfois, il faut tailler dans le vif du sujet. C’était justement jeudi dernier. Je m’étais dit que le soleil faisait bien l’affaire. J’ai pris mon petit sécateur à long manche et j’ai commencé à couper à la naissance des feuilles. C’est à ce moment-là que j’ai senti que tout basculait. Que rien n’était normal. Que même le soleil qui brillait était du complot pour m’épouvanter. À chaque coupe, j’ai d’abord entendu un petit cri. Oh, au départ, je n’ai pensé à rien. J’ai cru que des oiseaux allaient et venaient. J’ai cru que les limaces grondaient et que les escargots rouspétaient. Mais de plus en plus sournoisement, le râle devenait sourd, lourd, grave, lancinant. Lancimant. Lent ciment. Soudain, la vision d’une petite chatte hystérique obstrua mes rétines. Et les oreilles. Le cri, la rapidité du mouvement. Et la texture de ma peau. Je n’ai pas compris au début. J’ai regardé mon bras gauche et il exposait une magnifique écorchure d’une vingtaine de centimètres. Profonde au point d’ouvrir les digues du sang qui s’écoula bruyamment jusqu’au creux de ma manche. Comment était-il possible que cette chatte nerveuse ait pu, si rapidement, me griffer sans que je ne l’aperçusse. Ni que je le susse. Ni avant, ni après. Pourtant, c’était bien une chatte. N’imaginant pas le danger fatal qui me guettait, je me remis à l’affaire, au labeur de ma taille. Ce n’était alors plus des râles mais une sorte de bruit du fouet qui claquait dans les airs que j’entendis. Et sentis. Car mon bras encore sanguinolent poursuivait sa tragédie. Une seconde écorchure toute aussi vive s’ajouta à la première. Le mal devenait conscience. Je n’avais pas affaire à une chatte hystérique. Les feuilles du yucca se rebellaient. Non, le yucca lui-même se rebellait. Mis en colère par mes lacérations aératoires, la plante grossit de volume comme un chat hérissant tous ses poils. Ses feuilles étaient autant de bras d’une pieuvre infernale prête à tuer pour continuer à évoluer, à se développer, à vivre. Chaque extrémité devenait un missile à détection humaine prêt à empaler chacun de mes pores, prêt à me bombarder en pleine figure. J’ai pris alors une faux et j’ai voulu l’achever. Ce fut le début de mon agonie. Il allongea ses longs tentacules, les élargit et me happa. Je fus enveloppé, malaxé, broyé au centre de la bête infernale. Je n’ai même pas eu le temps de pleurer. Je n’ai même pas eu le temps de souffrir. La douleur était si soudaine, si aiguë, que j’en ai perdu la voix. Que j’en ai perdu la vue. Que j’en ai perdu la vie.

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  • 08/10/13--11:54: Only him par Sablaise1
  • Il est arrivé sur scène avec un grand sourire Maurey Richards, ancien chanteur leader des Platters qu’il avait rejoints dans les années 80. Un Platter tout seul ça fait drôle, on a envie de lui demander incrédule « Only you ? »… Enfin il n’était pas vraiment seul, il avait avec lui cinq musiciens de jazz et pas n’importe lesquels. (En fait me suis-je dit c’est un peu comme toi, sablaise, dans les années 80 tu faisais partie d’un groupe avec un homme et des enfants et vous faisiez ensemble un tas de choses et puis maintenant tu mènes ta carrière solo, tu ne peux compter que sur tes propres ressources et tu n’as que toi pour te motiver chaque matin avant d’entrer en scène) J’écoutais Maurey chanter une chanson un brin sirupeuse empruntée à Sinatra et je me disais que ça devait faire un drôle d’effet quand on a rempli des stades aux States de se retrouver sur la scène des Vallées au Château d’Olonne. Elle est très sympa la scène des Vallées, rien à redire, mais bon il n’y a jamais qu’une petite estrade sous abri et comme public quelques centaines d’habitués qui ont apporté leur pliant et autant d’estivants assis sur l’herbe. (En fait me suis-je dit cet homme c’est un sage, il a su s’adapter comme nous tous. Nous aussi il y a quarante ans en France on était en plein succès, on avait du travail en veux-tu en voilà. Et puis il nous est tombé dessus la crise pétrolière, la mondialisation, la crise financière, que sais-je encore...et aujourd’hui on apprend à se contenter de ce qu’on a, bien content quand on a quelque chose) En tout cas Maurey il ne l’a pas snobé son petit public de province, il s’est donné à fond. Il a entamé la partie la plus rythmée de son répertoire et il a dit que tout le monde devait se mettre debout et danser. Comme ça ne marchait pas trop, il a dit bon si vous ne dansez pas au moins levez-vous et « shakez-moi » tous quelque chose. Et cette fois ça a marché, on a tous trouvé quelque chose à shaker. S’il tourne dans votre coin avec ses musiciens, le Sweet screamin’ Jones quintet, allez écouter Maurey Richards, l’espace d’une soirée il vous redonnera la pêche.

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  • 08/10/13--15:08: BANDE PASSANTE par Ashke
  • SINE DIE On délivre enfin la bande des six nez. Leurs groupies chantent fascinées. Leurs fans draguent leurs dulcinées Leurs agents droguent les hallucinés. Ces six nez filent sans les assassinés. Ils s’exilent craignant les déracinés. Ces têtes brûlées restent calcinées. Ils sont soignés sans être vaccinés. SAGE FEMME La fille modèle ajuste son corps sage, Les insensés guettent son pas sage. Les éclaireurs décodent ses messages, Les veilleurs satinent son métissage. La rebelle prend la posture de dressage. Sa chute de reins favorise l’atterrissage. Sa cambrure stimule les bons massages. Sa coiffure stressée souligne le brossage.

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  • 08/11/13--13:03: ouais par Chamallowette4
  • Le blues, la mélancolie, le bourdon, le cafard, broyer du noir, avoir des idées de la même couleur que que ce qui a été broyé, découragée, en avoir ras la marmite à fondue, plein le dos et ailleurs, se faire ch...à écrire n importe quoi, se la jouer guillerette quand ce n est pas le cas, faire semblant, "mais moi chuis grande, je suis raisonnable...lalallalla"....oui c est une chanson de Lemay....m en fiche si vous n aimez pas d'abord. Bref, être triste ....je vais vous dire un truc hyper important (oui oui suis sûre que ca vous est jamais arrivé) : C'EST HYPER CHIANT, oups désolée pour les majuscules mais j avais envie de crier...chutt cham chutt...vas-y mou, sont pas habitués à lire des inepties pareilles, vont se poser des questions...Non non j ai pas fumé la moquette et ...non non j ai pas bu. Bon ben sur ce je vous bise touteszetous :-) Tchô

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    Voilà c'est fini. Ce matin les derniers tiroirs encombrés des vestiges de notre vie commune ont pris le large sur la banquette de sa voiture. Ultime trait d'union disparu au coin de la rue dans un crissement de pneus rageur. A présent il me tarde de tout repeindre au dessus des souvenirs de l'autre. La lumière pleut entre les parasols et ça fait bien longtemps que je ne me suis sentie aussi radieuse. Un café noir, un sucre qui se noie. Un tour de cuillère à l'endroit, un tour de cuillère à l'envers et me voilà de retour à la case départ. A nouveau seule. Seule au milieu des remous de cette terrasse qui répand ses bavardages jusqu'au bout de la rue. Enracinée dans les heures molles d'un après-midi de septembre, je me laisse dériver entre les tables. Autour de moi je vois des lèvres remuer, des sourires se figer. Je me sens papier buvard devant cette profusion d'insouciance et de mélancolie. Et l'air de rien j'entre sans bruit dans la vie des autres. Histoire de me sécher le cœur et les idées. J'entre dans les ténèbres de ce couple torturé par le silence. Dans les hésitations de ces petits vieux dont les gestes émoussés écrèment l'ennui des heures qui restent. Je me baigne dans la fraicheur de ces jeunes amoureux rayonnant de naïveté. Quelque chose vient de se produire. Un appel invisible grésille dans l'air. Derrière une table d'étudiants chahuteurs, il me contemple. Je le sais. Furtivement j'ai croisé son regard. Prise d'un affreux doute je vérifie le bouquin derrière lequel je me cache. Ouf... Il est ouvert à l'endroit. C'est bien moi qui l'intéresse. Mes scrupules m'hurlent des choses horribles dans les oreilles. Ma raison est plus diplomate; Peut-être un peu tôt pour remonter sur le vélo, non ? A califourchon sur mon coeur mon instinct fait des bonds dans ma poitrine... Et alors ! Tourner la page. Et rapidement. A ce propos, je me surprends à tourner les pages de mon livre à la vitesse des questions qui me bousculent . Un peu trop vite pour que ce soit naturel. Un peu trop tôt pour que ce soit sincère. La métaphore me fait sourire... Et sourire me rend jolie. Je le sais. Surtout garder la pose... Assis sur la rambarde, lui aussi prend la pose. Comme un cowboy Malboro. Chemise à carreau. Carré d'épaule. Sourire légendaire. Du genre à laisser des troupeaux de cornes derrière lui. Il ne lui manque que le lasso. A lonely poor cowboy ! Il n'est pourtant pas seul. Près de lui, installés autour d'une table ses amis le chambre un peu sur sa dégaine. Dans le contre-jour, son âge hésite entre deux saisons. Je m'en fiche. Moi je pousse une charrette des quatre-saisons depuis belle lurette. Et puis il y a cette fille, assise de façon très équivoque, tout contre sa jambe. C'est fou ce qu'elle lui ressemble. Sa sœur. Sans aucun doute. Une bestiole vient d'atterir au milieu des miettes de mon spéculos. Une coccinelle. Une bête à Bon Dieu ! Le Tout-puissant veut détourner mon attention... c'est lamentable! L'insecte trottine vers ma cuillère. S'il grimpe dessus dix contre un que le type viendra s'assoir à ma table ! En y regardant de plus près la bestiole n'affiche pas les bonnes couleurs et je ne compte que quatres points ! Les temps changent. Autres cultures, autres dieux et nouvelle carrosserie pour les bêtes à bon dieu. Quel est donc ton sponsor petite chose... Allah, Boudha, Vishnu... ? Peut importe dans quel club tu joues, moi je barbote dans tous les bénitiers. En attendant va donc jouer sur ma cuillère. Depuis quelques instants je me sens désertée par mon cowboy. Certainement la faute à ce parasite à points rouges venu me distraire. La situation devient critique. Un sacrifice s'impose. De force je colle la bestiole dans la cuillère. Pendant quelques secondes elle joue les martyrs au milieu d'une goutte de café, puis elle s'en extirpe lentement en me dévisageant froidement «Va bruler en enfer.... Pétasse !» murmure entre ses dents le petit monstre. «Bonjour ! Est-ce que cette chaise est libre ?» Il est là. Planté devant moi. Sa large main de baroudeur cramponnée à la chaise qui me fait face. Il se penche légèrement et rayonne comme du bronze en fusion. Je me recroqueville sur mon siège pendant que mon souffre-douleur se ratatine au fond de sa cuillère. «Vous n'attendez personne... je peux me permettre?» me souffle-il en souriant. La bouche béante, j'opine du chef. Et son haleine brulante se déverse en moi. Je décolle illico comme une montgolfière. Tout là-haut dans le ciel, par-dessus les remparts du beffroi, je voltige. Je piaille mon bonheur en suivant les nuées de martinets. Je fais même des loopings en tenant bien ma jupe. Sur le plancher des vaches, entre les parasols j'entends mon enveloppe charnelle bredouiller un truc inaudible... «Mais c'est ma chaise...» J'aperçois aussi mon vacher, son sourire de caniche et ses épaules en carton, parti s'asseoir au milieu de ses potes. Avec ma chaise. Une petite voix ricane quelque part. «Dix contre un que...» Personne n'a vu arriver mon magistral coup de poing au milieu de la table. Le sourire un peu crispé j'ai fait semblant de chasser une guêpe fantôme. Les petits vieux se sont rendormis sur leurs tisanes. Et moi discrètement j'ai ramassé ma petite cuillère sur le pavé pendant qu'une saleté de bestiole se carapatait pour aller pourrir la journée d'une autre.

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    C’était le temps où l’on construisait le chemin de fer. Jusque sur les terres les plus hautes, les plus reculées. Ainsi naquit la gare d’Arcomie. C’était le temps rude des hivers glacés sur ces hauts plateaux de Margeride, aux confins de la Lozère et du Cantal. Le temps où il fallait plusieurs jours de chemin, au-delà de ces terres de pâturages, de landes granitiques, de forêts et de ruisseaux pour gagner la plaine. Du temps pour descendre au Puy ou plus loin encore Clermont Ferrand. C’est ainsi que l’on créa le chemin de fer, même en Lozère. C’est ainsi que Arcomie eu son train. Et sa gare. Une bien grande gare pour un si petit village. Nul ne sait aujourd’hui pourquoi. Nul ne sait même quand elle fut fermée. Il y a si peu de monde maintenant à Arcomie. Sans doute ses habitants en profitèrent alors pour voyager. Pour toujours. Aucun touriste dans ce petit pays à l’écart. Et pourtant, quelques trains passent toujours devant la gare d’Arcomie. A 15 km au Nord, ils se pressent pour admirer le viaduc de Garabit, le plus beau de ceux d’Eiffel. La gare d’Arcomie, elle, ne voit personne. A 1054 mètres d’altitude, la plus haute de la ligne des causses de Lozère, elle se cache. Le chemin a disparu, il faut la chercher derrière les hautes herbes. Mais si vous la trouvez, alors, vous verrez sa jolie patine, ses proportions. Aussi belle qu’en 1888, lorsqu’elle vit passer ses premiers voyageurs. Son petit quai, son lampadaire toujours là, son nom encore,tout est parfaitement conservé. Pour cela, il vous faudra chercher un peu. Car vous ne trouverez pas Arcomie sur une carte. Le village a fusionné avec deux autres communes en 1973. Que voulez-vous, le train, c’était bien pratique pour partir. http://derniersvoyages.voila.net/arcomie/arcomie_1.htm

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    Elle est bien plus petite que lui. Il doit vraiment se pencher. Elle doit vraiment se hisser un peu sur la pointe des pieds, et bien tendre ses lèvres vers les siennes. Ils ne se touchent pas. Leurs bras le long du corps, ils n 'osent pas. Ils sont comme en suspens. Tout à l'heure, il bougera. Mais la voici qui avance son ventre vers lui. Presqu' à le toucher. La chaleur pulse derrière son nombril. Il voudrait la serrer plus avant. Mais c'est elle. Elle s'approche et presse effrontément son pubis contre sa jambe. Il a envie de la soulever et de la plaquer contre son ventre à lui. Presque brutalement. Ils sont comme deux pièces d'un puzzle, il faut absolument les rassembler. Les faire s'emboîter. Il y a une impatience avide entre eux. Elle est petite et il doit un peu se contorsionner pour l'atteindre. Déjà ses lèvres, qu'elle doit soulever jusqu'aux siennes, il faut les sceller. Trouver sa langue aussi. Fouiller l'intérieur de sa bouche ronde. La rendre folle en se décollant d'elle. Puis revenir. Mais c'est elle. Elle vient d' enlacer sa jambe et s'accroche à lui comme à une liane, elle se balance mollement et se frotte. Comme en apesanteur. Une chatte c'est l'idée qui lui vient ...Pour un peu on dirait qu'elle ronronne. Mais pas seulement, la voici qui l'escalade carrément, et se cramponne à ses reins. Elle cherche le point dur de lui...elle veut visiblement s'y coller. Sa bouche désormais est à la bonne hauteur, elle lui tête la langue dans un bruit vraiment impudique de succion, lèche, suce, mordille, mord, pince ses lèvres jusqu’au sang , de chatte elle est devenue ogresse et il est à sa merci. Mais cela lui va. Il en a profité pour faufiler sa main sous la jupe et il y est presque. C'est humide là-dessous, il n'y a qu'à suivre la pente douce, et puis, comme le saumon, remonter la rivière... Pendant qu'il se fraye un passage au milieu des dentelles, elle, plus vive, a trouvé son chemin à lui, et, à force d'étirements et d'acrobaties inouïes, vient de conquérir une place idéale, et entend bien là, et tout de suite, s'y maintenir. Et d'ailleurs, sans faillir, elle s'empale sur lui et séance tenante, entreprend de tourner comme un derviche, en enserrant ses cuisses autour du mât dressé. Il n'aura pas grand chose à faire cette fois. Il suffit qu'il la tienne bien, pour l'empêcher de glisser, car la position est périlleuse. Cela ne l'empêchera pas de la suivre dans son plaisir et d'abonder avec elle et au même instant. -Finalement, il avait toujours cru préférer les filles grandes. Question d' esthétique et de confort. C'est vrai c'est plus simple. Mais il venait de découvrir que les petites quoiqu'on en pense, avaient du répondant, et en incandescentes amoureuses, allègrement, grimpaient et sans vergogne, au plus haut des mâts de cocagne sans s'en laisser conter ! - Voilà. L' ombre descend. Comme une fleur, elle vient de se laisser tomber sur le tapis. Elle a des perles sur le front. Et un baiser suspendu à sa bouche. Et comme sous la lampe, il se penche à présent, sur ses yeux de noyée qui le remercient en silence, dans un éblouissement de la pupille considérablement agrandie par le plaisir, soudain il "distingue un étang entouré de collines, au milieu duquel vogue une barque où dort un tout petit enfant. Des hordes de cerfs et de sangliers sortent des bois de la poitrine et des cuisses, pour le humer, l'honorer de bouquets d'haleines. Le soleil se couche dans ce paysage intime. Il y fait bientôt nuit capiteuse. C'est alors que se lève le jour d'autrui." * *merci à Michel Butor de tant de beauté (Anthologie Nomade)

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  • 08/13/13--14:10: Joli mai 1962 par Christa23
  • Ce documentaire nous offre un voyage dans le passé qui n’est rien moins que réjouissant, le noir et blanc de la photo aide au charme que ce film m’a délivré. J’avais six ans en 1962, j’y étais donc, dans cette France dépeinte, mais inconsciente de l’actualité de cette année; les accords d’Evian signant la fin de la guerre d’Algérie, la manifestation tragique de Charonne. Quelques minutes nous sont montrées. L’hommage aux victimes place de la république, puis le froid de ce mois de mai 12 d° à peine et surtout ces parisiens interviewés, égaux à eux-mêmes, si charmants à l’écran, si photogéniques. Nous voyons à travers ce film, ce qui permettait une certaine sérénité cette année-là et pourtant le français râle. L’agitation parisienne me paraît moins intense qu’actuellement. L’analyse de la bourse est livrée aux seuls initiés. La société de consommations vient à peine de naître, on ignore encore dans quel monde elle va nous faire basculer. La rue Mouffetard regorge d’une vie que les supermarchés vont bientôt abîmer. Le nombre de personnes derrière les étals des marchands de cette rue, laisse à penser que peu était laissé sur le bas-côté . Le prix au mètre carré à Paris est déjà trop cher. Le prix pommes de terre, en ce mois de mai, a flambé, la météo toujours. La misère existe à Paris, elle nous est montrée par des baraquements de fortune. La personne questionnée, dans ce lieu, ne montre aucune aigreur, elle vient d’être reloger avec sa famille ; 9 enfants (dont 1 adopté) et son mari, dans un 4 pièces. Les hlm ont poussé à la périphérie de la ville. Un jeune homme algérien, fraîchement arrivé est interrogé sur ses espoirs pour le futur. Il a subi le racisme dans son atelier avec fatalité, a changé d’atelier, un passage à tabac par dgsi l’a surpris en pleine nuit. Il a perdu une partie de sa famille dans la guerre et ne se voit pas à retourner dans son pays plus tard. Il rêve d’une France qui guide l’Algérie dans le maniement de la démocratie. Un étudiant du Dahomey (à ce moment-là) nous livre ses impressions sur les français, si craints dans son pays. Ces blancs qui se permettaient de réécrire l’histoire du pays qu’ils occupaient. En France, il les trouve bien plus simples, plus banals, ils ne sont pas tous gouverneurs, maître d’école ou bonnes sœurs. J'ai essayé de vous dépeindre quelques moments de ce film qui compte bien plus de personnages interrogés et de situations montrées. Un inventaire jubilatoire sur la ville nous est offert accompagné par la voix d’Yves Montand. le panorama subjectif que nous offre ce film nous laisse, la liberté de nous forger une idée sur cette France qui se remet de la guerre d’Algérie et va sereine vers des bouleversements rapides dans la société française, que nous allons vivre pleinement.

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    Marie-Ève se brossait les cheveux vigoureusement, sa chevelure semblait verser sur le carrelage de la salle de bain comme un flux d’huile blond cuivré s’interrompant en pointe à quelques centimètres du sol. Puis elle renversa la tête d’un geste léonin et révéla son visage au miroir. Elle domptait les mèches, l’une après l’autre comme si elle tirait des lignes verticales du haut du crâne jusqu’aux pointes, les yeux plantés dans ceux reflétés. Elle aurait pu exercer ce lissage les yeux bandés tant ses mains étaient exercées à cette gestuelle biquotidienne. Puis elle fouilla dans une pochette de liberty myosotis, en extirpa un élastique gansé qu’elle fourra dans la poche de son jean. Pas de maquillage ce matin, pas même un souffle de parfum. Jacques ne supportait pas qu’une fille puisse entrer dans sa cuisine avec les yeux ombrés ou déchargeant des effluves artificielles dans son sillage. Il avait commencé son cours en début d’année par « Ici on a besoin de votre cerveau mesdames, et de vos mains, votre pouvoir de séduction peut rester au vestiaire ». Sa mère l’avait inscrite à ce cours de cuisine d’autorité et les vingt-huit ans bien sonnés de Marie-Ève n’avaient toujours pas trouvé comment se soustraire aux ordres maternels. Elle détestait cuisiner, elle n’aimait pas se salir les mains, ne supportait pas le contact avec la chair morte des aliments, se nourrissait d’une poignée d’amandes qu’elle picorait entre deux feuilles de salade en sachet. Elle pesait 47 kilos pour 173 cm. Ses bras semblaient deux allumettes allume feu, cachées sous les manches longues d’une chemise d’homme aux manchettes retroussées au dessus du poignet, la liquette rajoutait un peu d’épaisseur au fond du pantalon. Jacques avait sorti tous les ingrédients en les attendant. Sur la paillasse en inox la farine simulait la montagne à côté d’un terril de sucre brun, les amandes formaient des tas, les œufs pigeonnaient dans le carton, le beurre s’érigeait en motte et les framboises dressaient les poils, encore perlées de rosée. Le cours commençait toujours par une « rencontre », comme disait Jacques. La révélation des sensations au contact de la matière. Marie-Ève détestait ces préliminaires qui l’obligeaient à mêler ses mains au vivant. Elle préférait le contact du papier cristal, de l’aluminium ou des barquettes en mousse expansée. Plonger les mains dans le contexte doucereux de la farine la révulsait, la nausée l’envahissait pour peu qu’en cassant un œuf ses doigts viennent au contact du blanc visqueux. Mais Jacques était intraitable et peu à peu elle s’était pliée à ses exigences, le suivant à petits pas sur le chemin de son imagination. Jacques lui avait pris la main, lui demanda de fermer les yeux et commençait à raconter. La farine devenait un champ de blé bercé par le vent, jouant les vagues comme sa longue chevelure quand elle la lissait ou emmêlait ses doigts dans les mèches. Jacques faisait naître en elle des parfums oubliés, celui des feuilles du figuier chauffées à blanc dans le fond du jardin des vacances à Saint-Jean-de-Luz et des fleurs d’oranger. Une odeur verte et fruitée au miel qu’elle reconnaissait sans en avoir conscience quand elle fondait pour un parfum de marque. Puis Jacques leur demandait, à chacune, de saisir délicatement une framboise dans leur petit panier cartonné vert et blanc, une seule, prisonnière et vivante comme un insecte entre la pulpe des doigts. Il suffisait de la contempler. D’abord en silence, puis il sollicitait les filles, elles devaient dire ce qui leur passait par la tête. Marie-Ève se polarisait sur les poils, elle ne voyait que ça, ces micro-poils dégoûtants qu’elle aurait voulu épiler à la pince avec violence, elle aurait voulu voir saigner le fruit dont elle savait qu’il cachait un nombre considérables de pépins qui iraient se ficher entre ses dents. Qu’il faudrait mâcher sans broncher pour ne pas troubler le repas au silence pesant comme du plomb, où seuls le dialogue des couverts cognant contre les assiettes était toléré, qu’il fallait attendre jusqu’à la toute fin du repas pour oser demander si les enfants pouvaient sortir de table, cette phrase dont elle ne savait jamais si elle provoquerait les foudres de maman ou son hochement de tête à peine perceptible qui les libérerait, elle, son frère et ses petites sœurs, d’un joug invisible qui pesait sur son estomac comme si elle avait ingurgité une soupe de cailloux. Atteindre la porte de la salle à manger sans précipitation, la refermer sans un bruit et courir dans les escaliers, jusqu’à la salle de bain réservée aux enfants, où elle irait se vider, retourner son estomac comme une poche d’encre. Elle regarderait le bol alimentaire au fond de la cuvette, rougi du sang des framboises, tirerait la chasse d’eau plusieurs fois jusqu’à ce que toute trace de vomit ait disparu.

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