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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    Je vous imagine troubadour, vagabond, Homme aux semelles de vent écumant les routes à la recherche de l'absolu. Tôt le matin, Alors que tout semble encore endormi, Au pied de vos montagnes, Vous vous attardez, Contemplant un champ de lavande au parfum capiteux. Vous vous émerveillez de tout, Des abeilles qui butinent, D'un papillon aux reflets changeants, Du chant d'une mésange bleue, De cette nature généreuse qui vous envahit. Le soir, dans votre chambrette, A la lumière d'une bougie vacillante Jetant des ombres sur les murs blanchis à la chaux, Vous écrivez des poèmes à la plume d'oie. Parfois, lorsque l'inspiration vous fait défaut, Dans un pieux recueillement Vous invoquez Dieu, la lune et les étoiles...

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    C'est les vacances !! On se détend on oublie tout ! Cette année pour petite poule rousse les vacances c'est une cure à Lamalou les bains dans l'Hérault. Pour faire du bien à sa poulette de petite Maman elle l'embarque avec elle ce qui réjouie celle ci au plus haut point car revenir dans cette région lui rappelle qu' il y a eu 70ans le 16 août que jeune poulette elle épousait son jeune coq à Rodez ! Poule rousse lui fait la promesse de l'emmener le jour J pour qu'elle revoit cette ville avec les yeux de ses 18 ans . Les voilà parties le 7, la cure commençant le 8. Voyage sans histoire un peu long les pauses pipi de Poule Maman étant plus fréquentes que celles de petite Poule Rousse. A 20 km du poulailler de villégiature , les voilà d'un coup sous un orage du style le ciel qui te tombe sur la tête, de ces orages violents du midi qui ne durent pas indéfiniment, impossible de voir à plus de 10 cm. La poulette se gare au bord de la route warnings en marche et attends le passage de cette colère du ciel! D'un coup la voiture glisse impossible de la retenir paf dans le fossé ! Sur une route dans le trou du c.. du monde. Les portables ne passent pas les voitures non plus. Après deux essais de sortie et voyant le moteur fumer un brin Poulette arrête et voit bien qu'elle est un peu dans la mouise et vit un grand moment de solitude, avec Maman Poule qui enchaîne sur les "on aurait du ou on aurait pas du"! Bref un brin insoutenable mais c'est ainsi. Une heure et demi plus tard sous la pluie dans la nuit tombante et avec impossibilité de s'en sortir, une voiture passe enfin et un charmant couple de poulets s'arrête. Le coq sympathique vient nous voir et part pour essayer de téléphoner aux pompiers, il a du faire 10 km pour avoir du réseau la pluie tombe maintenant fine et chaude elle aurait pu faire un effort plus tôt, au lieu de laisser son pote l'orage fabriquer une route à aquaplaning , c'est ce que les pompiers expliquent à notre poulette précisant que nous étions la troisième voiture de la journée à vivre cette aventure un gros orage sur une route brûlante c'est glissade assurée et avec une automatique adaptée à une poulette aux pattes inutilisables pas facile de retenir plus la voiture avec ses petites ailes. Assistance alerté, après un voyage en camion de pompiers, les poulettes se retrouvent au garage qui a tracté la voiture, les poulets en uniforme s'emmêlant de l'affaire refusent que notre poulette reprenne sa petite auto sans un contrôle sérieux. Le coq responsable de la villégiature vient récupérer nos deux protagonistes avec armes et bagages et leur petit toutou. A deux heures du matin toutes ces dames étaient au lit la cure commençant le lendemain matin. Après les premiers soins qui redonnèrent du courage à la petite troupe, notre poulette partie récupérer sa voiture qui n'avait rien extérieurement ni intérieurement le mécano affirmant que l'odeur de chaud de l'embrayage n'était pas grave, qu'il ne s'userait pas de si tôt et comme la voiture était en dessous des 30 000km pas de soucis ! Poulette fait confiance et repart soulagée de savoir sa voiture en forme en ayant juste un peu de mal à digérer la facture ! La cure démarre vraiment et les réveils à 6h du matin sont un peu durs mais tous les soins font tellement du bien à petite poule rousse et à Maman poule ! Mais ….............. Tout ne s'arrête pas là ! Agnès Lamalou les Bains Août 2013

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    Ce jour, le 18 neuf, Dans la soirée, nous traversâmes la cité ( phocéenne pour Marseille) de Sainte-Geneviève, ( ne soyons pas mal poli avec la Sainte) Du Sud au Nord, plus précisément. ( Lors donc, pas de panthéon à l’horizon ) ta mère s’est assise entre deux Monsieur. ( Monsieur Monsieur n’avaient pas de chapeaux bizarres) Et toi, elle te posas délicatement, juste en face de moi, j’étais le Monsieur à coté du couloir, tu étais cette fillette en rose flamand rose ; avec un pantalon retenu par des bretelles, et ça te donnait un air clown ; tu portais des couettes qui te faisait un papillon 3D tout frisé au dessus de la tête. A cause de ton petit âge, tu ne regardais pas dans le vague au delà des rails ; mais, surtout, tu regardais ta mère. ta mère, c’était toi en plus âgé (Pourquoi je pense à la femme de trente ans !) ; ta mère, avec de beaux cils, des yeux derrière de gros hublots qui lui donnait un air de secrétaire sérieuse de bureau… (du capital en « isme » de gant de velours !) Avec de bonnes joues bien pleines, avec une petite bouche gourmande… Ta mère, c’était une personne qui attira mon regard et peut-être mon désir s’y serait engouffrait si ce n’était que … Sauf que c’était toi aussi que je remarquais ; toi, et tes petits bras sagement alignés le long de ton petit corps de poupée ; Toi, et tes petites jambes dont les pieds dépassaient à peine le rebord du fauteuil. Il a fallu que tu ouvres les bras vers ta mère, qui te manquait déjà, à qui tu manquais déjà. ( J’ai en tête ce tableau de Millet ou le petit enfant fait ses premier pas) Bientôt, je ne vis plus qu’un fauteuil vide devant moi. Puis, Soudain, j’ai senti quelque chose qui poussait contre mon épaule… J’ai vite compris sans me tourner sur le coté, que c’était ta petite tête qui s’appuyait de temps en temps sur mon épaule. Je ne disais rien, je restais là à m’imaginer… ce que ta mère pourrait avoir à y redire, d’une telle manifestation de ton être, et involontaire de ta part. Il se passa quelque remue-ménage à coté de moi et je ne voulus pas tourné la tête ; aussi, je regardais furtivement le plafond, où je savais que je verrais dans le reflet. Je vous ai vues, toi et ta mère, vous jouiez à un jeu… Ta mère faisait le fauteuil, c'est-à-dire, que ses bras et ses mains étaient devenus les accoudoirs, les mains surtout, avec les doigts serrés les uns contre les autres, et mains plates dont la paume s’offrait vers le haut, à l’horizontale. On aurait dit une statue antique d’offrande ! Et le jeu consistait, il me semble, pour le rôle de ta mère, à rester complètement inerte, quand toi tu lui tapais avec tes mains à plat …et ça, que tu frappais fort ! Et sur les accoudoirs de ta mère ! Et puis, ta mère t’a reposée sur le fauteuil, en face d’elle. Maintenant, vous vous faisiez face à face. Moi, le Monsieur distrait, j’eus le regard oblique, comme je l’imaginais à l’autre monsieur. Aussi, Je n’avais pas toujours l’œil sur ton aventure existentielle, il arrivait qu’il fuite à gauche, mon œil de bille au rayon de chocolat… Et qu’il roule sur une dame, toute isolée sur son fauteuil, à ma gauche après le couloir, et toute penchée contre la vitre, et toute pensive, peut-être de la journée fraîchement écoulée Et toute sa famille- jeune garçon et mari- que je saurais plus tard être assise derrière moi ! Je ne te regardais pas spécialement, pour m’attendrir à ta joliesse de jeune fille en rose , mais je faisais comme si de rien n’était, j’étais ce passager qui savait qu’il passerait vite. A un moment, j’ai vu dans ton regard, que l’autre Monsieur y faisait quelque chose… Et à vrai dire, je n’avais pas envie de me tourner vers lui pour le voir, faire ses mimiques ! Car, sans doute, je la connaissais, la scène de l’attendrissement. Et puis, comme les places était libre de part et d’autre de toi, Ta mère est venu s’assoir juste près de toi. Et maintenant, j’avais ta mère en face de moi ! Et je dois te dire que je la regardais, ta mère ; mais pas fixement, seulement comme ça, naturellement, à la volée… Comme toi d’ailleurs ; aussi, je ne vous fixais pas toutes les deux comme un ahuri ! C’est là, que j’ai pu voir comme ta mère était belle. Mais jamais ta mère ne m’a vu, Ou alors, je ne m’en suis pas aperçu. Ca voit tellement bien, une femme, avec des yeux discrets, à la dérobée. Et puis, une honnête dame ne regarde pas les hommes, juste pour leur montrer qu’elle les regarde… Si ne n’était quelle eût une intention par derrière la tête… Mais aussi, tu étais son seul point d’attraction ; sans cesse elle te regardait, tranquillement elle te regardait, sans une once de perplexité. Tout de même, elle était penchée vers ton coté … Et toi, tu t’es mise à jouer avec tes bretelles, tu faisais comme Laurel et Hardy… Un jour, sans doute, tu les verrais ces deux marrants, à la télé ou sur un écran technologique. Tu as tiré sur tes bretelles qui étaient élastiques, aussi tu les as relâchées d’un seul coup ! Et au passage la bretelle a accroché ta joue bien pleine ; et tu n’as même pas bronché ! Pour autant, tu as pincé ta joue avec ta main, en faisant un signe- ou un son que je n’ai pas entendu- à ta mère, et elle n’a rien répondu, et tu ne parlais pas car tu n’avais pas encore l’âge. Et je me doutais, que ta mère avait compris ce qu’il t’arrivait : un petit bobo. Et moi j’ai réussis à te comprendre, surtout quand tu as montré ta joue, avec ton index, en prenant cette expression des sourcils, sourcilleux, et penchant ta petite tête sur son coté, Pour l’exprimer, que tu voulais que ta mère te fasse un gros bisou. Ce que ta mère s’empressa de faire… Ce gros bisou, que j’ai entendu « smacker », et qui t’as réconforté tout de suite. Et le bobo se fut envolé avec le bisou, comme par magie. Nous passâmes à la station Chatelet… Ta mère t’as repris dans ses bras avec toute la douceur tranquille d’une mère, et là, je t’ai vue te laissée aller à toute ta tendresse pour elle ; tu t’accrochais à son cou, tu te plaquais tout contre elle, tu reposais ton oreille contre le haut de sa poitrine, était-ce pour entendre battre son cœur ? Et ta mère te retenait par une seule main, à ton petit croupion ; ton petit croupion qu’elle avait tout entier dans sa main. Comme la gare du nord arriva vite ; vous étiez déjà debout devant moi ; Tout le monde dans le train et sur le quai qui commençait à se tasser. Est-ce que tu dormais déjà dans les bras de ta mère ? J’ai jeté rapidement un œil au monsieur de la vitre, le monsieur te regardait, il en faisait toute une simagrée ! Je crois bien que tu as relevé la tête pour le voir, comme il était ridicule ; Tu ne devais pas bien comprendre ce qu’il cherchait à te dire, avec tous ces mouvements de muscles sur son visage… Qu’il devait être tout conquis à tes charmes ! Je vous suivis si peu en gardant de l’espace entre vous et moi ; Le temps d’une descente du train, à l’arrêt provisoire. Il a fallu passer le ravin, et là, je vous ai perdues de vue ; vous étiez des disparues, toute les deux, dans la foule du quai de gare. C’est à cause du ravin ! C’est à ce moment là quand je regardai où je mettais les pieds. C’est le ravin qui sépare le train du quai. Un ravin, où toutes sortes d’objets hétéroclites y traînent dans le fond, sur des cailloux violacés et calamiteux.

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    La nuit vient de tomber, la lune ronde veille sur la place devant le prieuré où le public attend sagement que débute l’étrange ballet annoncé, un pas de deux entre un homme et…une pelleteuse. Au milieu de la place tous observent avec curiosité l’énorme engin dont on ne peut imaginer un seul instant qu’il puisse se transformer en danseuse. Soudain une magnifique voix de soprano envahit l’espace tandis qu’un homme sort de la porte du prieuré, vêtu d’une chemise blanche, d’un pantalon noir, et ganté de noir. Il semble minuscule devant la belle d’acier qu’il contemple longuement avant de s’incliner devant elle jusqu’à toucher le sol. Elle lui rend le salut en abaissant son godet jusqu’à terre, le ballet peut commencer. Il tourne un temps autour d’elle puis s’enhardit à la toucher, à grimper dessus et voici qu’elle l’élève dans les airs et tourne avec lui avant de le redéposer doucement au sol. La suite n’est pas facile à décrire. Il se tient tour à tour couché, assis ou debout sur la pelle virevoltante. Parfois il s’accroche à elle suspendu comme un acrobate à son trapèze. Lorsqu’il redescend au sol, c’est elle qui vient le chercher, jouer avec lui, le frôler et même le bousculer en douceur avant de l’emporter à nouveau dans les airs. On oublie peu à peu la machine. C’est bien un pas de deux entre deux danseurs, l’un de chair et l’autre de fer. Il y a même par moment comme de la tendresse entre ces deux-là…si, si je vous l’assure. Il y a quelque chose de charnel dans la façon dont ils se perdent et se retrouvent, se frôlent et s’étreignent, dans ce geste incroyable qu’elle a pour venir l’envelopper et l’emporter avec elle, le godet replié comme la main géante de King Kong sur son frêle amour. On a si bien oublié que la pelleteuse était machine, que lorsque le ballet se termine on ne comprend pas pourquoi seul l’homme vient saluer le public enthousiaste. Le machiniste alors sort de son habitacle pour saluer à son tour et les deux hommes désignent ensemble leur partenaire d’acier pour qu’elle reçoive sa part méritée d’ovations. Quelques personnes sont restées échanger avec les deux artistes, le danseur Philippe Priasso et le machiniste Eric Lamy. Ceux-ci expliquent le pourquoi de cet improbable duo qui tourne dans le monde entier depuis 2005. Ils racontent aussi leurs difficultés : la nécessité à chaque représentation de s’adapter à une nouvelle machine variant entre huit et vingt tonnes, la concentration et la précision qu’il faut pour que dans ce corps à corps parfois serré la machine ne blesse pas l’homme. C’est un spectacle de la compagnie Beau Geste nommé « transports exceptionnels ». Sur le site de la compagnie vous trouverez le calendrier des futures représentations. Je mets en lien une vidéo du spectacle complet qui dure une vingtaine de minutes, elle ne donne hélas qu’une petite idée de ce que nous avons pu voir dans la réalité mais comporte un commentaire intéressant du chorégraphe Dominique Boivin. (A voir aussi dix des photos que j’ai prises tout au long du spectacle dans ma galerie photos)

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  • 08/26/13--07:21: Décrue par Elena21
  • Décrue …..un pantoum (1) de la blancheur des mains tendues on ne tait pas les embuscades on ne dit plus les déconvenues ni la candeur des séfarades on ne sait pas les embuscades Judée Nubie sols en décrue ni la douleur des séfarades mes camarades sont dans la rue Judée Nubie seule la décrue canaux rougis et fusillades mes camarades au creux des rues leurs maux leurs masques leurs embrassades canaux rougis et sérénades d’une torpeur demain venu leurre-mot leurre-masque leurre-dérobade se livrent à nu chemin ténu d’une torpeur déconvenue pas d’autre sens que la parade où lire à nu chemin ténu la peur l’obscur les incartades pas d’autre sens que débandade quand tout renait d’un vent perdu la peur l’obscur en enfilade ont la blancheur des mains tendues ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ (1) sur WIKI : "Le pantoum consiste en une suite de quatrains (d'octosyllabes ou de décasyllabes - le même mètre est conservé dans tout le poème.) où s'appliquent deux systèmes de reprises • le tout dernier vers du poème reprend le premier • le deuxième et le quatrième vers de chaque strophe sont repris respectivement comme premier et troisième vers de la strophe suivante, • L'alternance des rimes masculines et féminines impose un nombre de quatrains pair. • Le nombre de quatrains est illimité, mais doit être supérieur à six. • Cette forme permet de donner au poème une musicalité particulière très typée." ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ évidemment, j’ai pris quelques libertés surréalistes avec la consigne pour celui-ci ... ..... la prochaine fois j'en commettrai un autre, minimaliste et un peu plus doux, quoique sur le même thème ou à peu près

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    Je me moque d'etre solitaire quand tout grouille autour de moi ... Je me moque de ne pas plaire quand il faut parler tout bas ... Je me moque d'etre si entière quand on doit faire profil bas ... Je me moque d'etre trop fière quand il faut baisser les bras ... Je me moque d'etre si claire quand il faut tout embrouiller ... Je me moque d"avoir tout dit quand il fallait tout cacher ... Je me moque de vos regards quand mes yeux sont si cernés... Je me moque de vos reproches quand ma route s'est détournée ... Je me moque de la morale quand mon coeur s'est engagé... Je me moque d'etre encore triste quand il faudrait oublier... Je me moque de vos conseils quand souvent vous vous trompez ... Je me moque de cette porte qui sur vous s'est refermé ... Un jour , ne vous en déplaise ,je retrouverai la clé ! Capucine le 23 -08 -2013 23h55...

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  • 08/23/13--20:08: A ma Muse par THEO1890
  • A ma Muse Je te promets des aurores boréales après des nuits tropicales ni froideur, ni tiédeur mais de la passion l'ardeur Je te promets de mon bonheur toute la joie de nous mon nouvel acte de foi ni lassitude, ni indifférence mais de mon être la jouvence Je te promets une seule étoile dans mon ciel et pour toujours mon coeur fidèle ni doute, ni détour mais de ma vie tout mon amour Je te promets les routes de l’extase Que le diapason soit sage et sans emphase Que le regard soit celui du réel Que les mains se conjuguent à l’éternel Charleville_Mézières_2013_08_15 en communion avec Arthur Rimbaud ...

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    J'ai lu ce livre il y a très longtemps, quand j'étais étudiante et j'avais été emballée, troublée, bouleversée par sa lecture. Je trouvais le titre sublime mais écrasant... er ces deux sentiments sont présents alternativement, les personnages écrasés par le destin mais qui veulent malgré tout essayer de le dominer, des personnages qui essaient aussi de ne pas être écrasés par l'histoire qui se situe pendant le Printemps de Prague, des personnages qui sont malgré tout écrasés par les sentiments et qui veulent s'en libérer...Mais le sublime est dans toutes les pages, dans les personnages si atypiques et si passionnés. Pourtant on ne retient que l'histoire d'amour violente et forte parce qu'elle existe, parce qu'elle irradie la narration et l'histoire. Alors on le voit, c'est un roman à tiroirs, compliqué, qui ne doit pas se résumer à cette belle histoire d'amour. Car l'insoutenable légèreté de l'être dresse un portrait terriblement lucide de l'humanité, en démystifiant points par points les fondements sur lesquels l'être humain érige le sens de sa vie. A travers ses yeux, l'auteur nous offre une vision de l'être aussi complexe que futile. On est quasiment dans une quête existentielle. On sent derrière les lignes Kundera meurtri par les souffrances infligées à son pays par le communisme soviétique. Cette douleur est présente à chaque page au travers des personnages ( et du chien Karénine ) L'ouvrage est magnifiquement construit , l'auteur expliquant clairement la symbolique utilisée quelques chapitres auparavant. Au premier abord on peut être effrayé par le style et l'histoire mais on est vite saisi par la transparence de l'auteur qui nous livre un chef d'oeuvre qui ne peut que nous atteindre " . c'est une oeuvre majeure, ou la narration est nimbée de poésie, de métaphores (comme le cancer du chien Karénine, cancer qui peut symboliser la montée du communisme...), de passions et de références historiques. Un roman à lire absolument.

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    Comme elle est jolie cette petite histoire ! légère et presque court vêtue ! toute simple et lisse, si fraîche comme un air de campagne, joyeuse comme un cerceau lancé à toute vitesse à travers champs ! Je pourrais d'ailleurs vous la transmettre en copié collé, hop, comme on lance un ballon de plage. Peut-être préféreriez-vous ...Cela pèserait à peine une dizaine de lignes. Ce serait le plus facile, je sais bien. Mais je voudrais apprendre à la raconter avec mes mots à moi, au cas où il me faudrait la redire un jour à quelqu'un intéressé qui serait ravi de l'entendre. Il faut vraiment que j'apprenne à raconter de vive voix ces petits textes divins, volés à quelque auteur aimé, que j'emporte avec moi dans ma tête comme des soleils de poche. Mes mots. Certes. Mais comment diable oser modifier ses mots à lui, si purs, si clairs, si parfaitement parfaits ? Comment en préserver la sobriété ? Je me connais, j'en ferais des tonnes, j'en rajouterais une couche, ou deux, ou trois, à la provençale, ou pire à la marseillaise, ça donnerait dans l'outrance, l'exagéré et la démesure ! Cela finirait par vous agacer ...:( Non vraiment, il est si bien conçu ce petit texte, un bijou comme on dit, il serait décidément très mal venu de vouloir le réécrire ! Vous avez raison, rien ne vaut l'original ! Ce qu'il vous faut, c'est du vrai, du nature. Du live. Il me faut vous le livrer tel quel. In extenso. Sans en changer une virgule. Et puis pour être honnête, là, je suis pressée....j'ai rendez-vous....et il est l'heure. Je dois filer. Je vous laisse donc le paquet. Ouvrez le vous-même et régalez-vous ! C'est de ce cher Michel Butor que je fréquente presqu' amoureusement en ce moment. C'est tiré de son Anthologie Nomade...(chez Gallimard nrf) .. Mon livre de chevet, de pause café, de petit coin, de déjeûner, de salle d'attente et de promenade, mon livre du moment, que je ne lâche plus ! Jugez en et mille plaisirs à vous ! Cela s'intitule, et pour cause, L' Anneau : La première phrase risque de vous surprendre, c'est normal, vous ne connaissez pas encore le contexte...Mais dès la seconde, vous entrerez de plain pied dans la scène et alors....ce ne sera que pur bonheur ! allez-y, avancez....Penchez-vous, tout est prêt. "La façon dont la narration s’enfonce dans un détour. Il a laissé sa bicyclette appuyée sur la borne. Il est monté par le petit chemin entre les lavandes. Les tuiles romaines l’attendaient au creux du dôme roux, derrière les cyprès. Elle était en train de cueillir des cerises. La pompe gouttait dans la citerne. Quelques colombes se pavanaient sur les murets sinueux. Il a tiré de sa sacoche un écrin et l’a placé bien en vue sur le réfrigérateur, puis il a bourré sa pipe et l’a allumée. Elle a posé son panier plein sur une chaise paillée, essuyé ses mains à son tablier et l’a retiré. Sans dire un mot, sans paraître reconnaître ni même voir le messager, elle a pris l’écrin et l’a ouvert. Il était vide, mais elle n’en a pas moins poussé une exclamation de joie: “merci, merci, c’était celui que j’attendais!” L’homme n’était plus là. Pédalant de toute la force de ses jambes, il dessinait autour de la maison en riant aux larmes la figure d’un anneau." Allez, dites.... comment avez vous trouvé ? Cela vous a t-il plu ? Enchantement ou sourire au coeur ? Moi cela me donne des envies d'être amoureuse je vous jure, oui oui, même encore à mon âge, le croirez-vous ? Cela donne des envies d'aimer ! Enfin c'est mon avis à moi, bien sûr, vous, vous en ferez ce que bon vous semble ! Après tout vous n'êtes tenu à rien, n'est-ce pas ? Chacun fait comme il sent. Bon samedi sur la terre en tout cas !! Et que Saturne pour vous !

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    Ce matin,lorsque j'ai jeté un coup d'oeil par ma fenetre ,j'ai été attirée par le spectacle de cette boule piquante qui essayait de franchir le grillage qui me sépare de ma plus proche voisine... Coinçé dans une maille ,son petit museau pointu et quelques centimètres de son corps restaient prisonnier ,je suis sortie pour évaluer sa situation . J'ai vu trés vite qu'il allait avoir besoin d'aide ,la terre tassée de mon coté du parterre témoignait que sa bataille contre l'obstacle avait du commencer bien avant que je ne le découvre Mon voisin de gauche ,appelé à sa rescousse ,d'un coup de pince lui a rendu sa liberté ... je l'ai transporté auprés d'un amas de pierres avec une assiette de lait ,je voyais se soulever son petit coeur au milieu de ses piquants et ses yeux ne me fuyait pas .Rassurée sur son devenir immédiat ,j'ai repris mes occupations... Mais je continuais à me soucier de son futur et je suis retournée dans le jardin et aprés l'avoir cherché ,je l'ai aperçu ,avec un peu d'inquiétude ,blotti contre le grillage de mon voisin sauveur... Je comprends son attitude :il veut retrouver sa liberté ,meme au prix de sa survie ! ,je le surveille depuis ce moment ,ce qui fait sourire mon voisin qui pense ,avec raison peut etre, qu'il va se débrouiller ! Si tous les grillages du secteur pouvaient le laisser filer ... Bon ,je vous laisse ,je vais m'assurer qu'il est libre ... Il l'est ,plus de trace de lui ! Je suis contente de ce petit role protecteur joué dans un jardin plus tout à fait si ordinaire ...et merci à mon voisin ;-) Capucine

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  • 08/27/13--08:10: Romantique par Rolando68
  • Ce soir j'attends Marlène mais je sais qu'elle viendra, pas comme la Madeleine de Brel! Marlène je l'ai rencontrée lors d'un stage de danse brésilienne organisé par la mairie de la ville. J'ai eu tout le loisir d'admirer ses déhanchés et la ligne de son dos sur lequel j'avais envie de laisser courir mes doigts plutôt que sur les touches glacées de mon piano. J'assurais la partie musicale de ce stage sous la direction d'un animateur homosexuel et aphasique. C'est à la fin du stage que j'ai invité Marlène à venir m'écouter jouer. Elle a accepté sans hésiter. Ce soir j'attends Marlène dans ce bar de la ville basse où je suis pianiste attitré. Il n'est pas encore 22 h et le bar est à moitié vide pour le patron et à moitié plein pour moi. La salle avec sa clim déglinguée baigne sous une lumière tamisée rose bonbon. Des couples bavardent autour d'un verre , des solitaires vapotent en louchant sur les seins de la barmaid. Pour moi c'est l'heure des bilans et je peux dire que pianiste je l'ai été et que raté je le suis encore. Pourtant je suis sorti 1er prix du conservatoire régional de champagne Ardenne. J'aurais dû me douter que cette victoire sentait déjà un peu la défaite. J'ai donné quelques concerts dans l'Aube et la Haute-Marne qui n'ont pas laissé des souvenirs impérissables au public. Mon répertoire se résumait aux oeuvres les plus sombres de Schubert. A cause de moi le taux de suicides avait dû augmenté dans la région. L'alcool et le hashish avait accéléré ma chute vers les bars louches. Ce soir j'attends Marlène et le patron me fait signe d'un regard qu'il faut commencer. J'ouvre les vannes et un ruisseau de notes dégringole de mon estrade et se répand dans le bar. Sirop pseudo romantique, clairs de lune, plages désertes, cocotiers etc... C'est comme du mauvais sang qui coule de mes doigts, une saignée ou plutôt une vidange. Soudain quelque chose change dans l'atmosphère, le vent du large semble souffler dans la salle. Marlène slalome entre les tables et c'est tout juste si on ne voit pas une mouette crever le plafond. Les conversations s'éteignent. Les têtes se tournent. Les vapoteurs lancent des signaux de fumée de détresse. Marlène s'installe près de l'estrade, elle me sourit... Aussitôt mes doigts se délient et délivrent Schubert, Rachmaninoff, Chopin. Je quitte enfin le clavier des yeux et rencontre ceux du patron. Je suis fusillé. Mon regard revient à la table de Marlène. Un homme est assis a à côté d'elle et l'embrasse à bouche que veux-tu. Ce soir j'attendais Marlène et Marlène est venue... La musique du film "Un été 42" me tombe sous les doigts comme des larmes sur le clavier. Je suis cet adolescent qui court sur la plage et pleure un amour perdu....

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  • 08/29/13--04:39: Vent d'ange par Fragonarde
  • L'attente me cueille en son paroxysme Vent d'ange Nacré de désir le courant frisonne dans cette rêvéalité de nos corps enchevêtrés Reminiscence Ces voiles qui deviennent liens pour s'attacher au bon vouloir de l'autre et dissimulent notre dévotion à frémir de ces dévoiements licencieux Emouvance La transparence du lien amoureux, se travestit sous le voile des apparences. Il naît questions que de jeux badins, de sentimensonges pour taire l'attachement Complainte d'ange heureuse

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    PCC n'est plus ce qu'il était, on s'ennuie ! les vacances se terminent ou sont terminées. Ah la la c'est si facile de se lamenter et de tourner en rond, carré, court et bistouille. Le 1er mot sera donc "bistouille", vous ne savez pas ce que ça veut dire ? Moi non plus il y a 5 minutes. Mais en ouvrant le dictionnaire au dessus du bison je vois : bistouille, n.f. Région (Nord) Belgique.Café mêlé d'eau de vie. Tout de suite ça va mieux ! Pour les 9 premiers réacteurs qui passeront sur le commentaire, à vous de proposer chacun un mot qu'il soit érudit, commun, familier, bizarre, qu'il soit un verbe un adjectif un nom un adverbe, un mot mais un mot juste un seul pour laisser de la place aux autres pccistes. Et avec les 9 mots + bistouille, va falloir inventer une petite histoire qu'on postera sur slam (j'adooore cette émission et son jeune présentateur aussi). Enfin attention , c'est pas une obligation, seulement celles et ceux qui veulent, qui ont le temps, qui sont encore en vacances, qui s'ennuient, qui baillent, qui font un régime (écrire ça évite de manger), qui sont en panne ou peine d'amour (écrire ça évite de pleurer), bref histoire de passer le temps et d'en faire du bon temps, et patati et patata, je suis bien à 200 caractères là ? Allez 3,2,1 bistouille ! ....

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    A vos marques... C'est parti ! 1) La plage en été : A - Je lis Gorki sur les dunes B - Je lis gorski* ou ladule* ( voire dugland* mais * ici signifie un seul , au choix, conformément aux consignes de toulesbato) C- Je ne baguenaude* sur points communs que depuis peu, je suis pas familier (ère) de vos histoires, je ne comprends rien à cette question 2) Avant d’embrasser un membre points communs avec qui ça s’est bien passé, je me rafraîchis l’haleine pour éviter la pelle tueuse* A - Oui B – Je n’avais pas conscience de l’impact de mon haleine jusqu’à ce jour C - Je ne pratique pas le French Kiss, c’est tout sale et baveux 3) Pour remplir ma fiche point communs, j’ai le droit de faire : A- Des calembours (concerne l’onglet « rédiger mon texte d’annonce ») B- Des calembredaines* (concerne les onglets « allure », « poids », « situation familiale », « addictions », etc.) C- Je m’en fous, je suis un fake 4) Lors des parties fines de Points communs, régulièrement organisées au mythique Carlton, quand je me sens jouir, j’évite de crier en public : « Mamannnn ! *» A- Je n’en ai jamais eu conscience mais j’ai tout lu Freud B- Je n’en ai jamais eu conscience mais j’ai tout lu Onfray C- Je ne connaissais pas l’existence de telles soirées points communs mais je désire recevoir un prospectus sur cet évènement. 5) Sachant que le minot* de Paris est une mesure volumique qui contenait un pied cube, soit 34,3 dm³ et que le minot marseillais est un tout jeune garçon, préférez vous mesdames : A- Vous déterritorialiser* dans une chambre à Paris avec un minot marseillais pour prendre votre pied-cube ? (dans l’onglet addictions cochez « Sexe ») B- Vous déterritorialiser à Marseille pour prendre un pied-cube de bistouille* avec un minot parisien ? (dans l’onglet addictions cochez « Alcool ») C- Tous les pieds-cubes sont bons à prendre hormis les coups de pied au cube (dans l’onglet addictions cochez toutes les cases) 6)….. plus d’idée pour 6 ! Je sais, je sais : il me manque la peu inspirante Carla*, mais je renonce à la caser ici (elle se case très bien toute seule). Et aussi : déjà certain d’ avoir trop fait de dégâts* à ma solide réputation en commettant ce comm débile, je renonce à y consacrer plus de temps. Résultats : Une majorité de A : vous êtes faits pour pointscommuns Une majorité de B : vous êtes faits pour pointscommuns Une majorité de C : vous êtes faits pour pointscommuns Merci de votre lecture, de votre indulgence, bises à tous et bonne rentrée.

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    Des nouvelles du fond, du fond de la sinistrose estivale qui vous gagne quand vous vous devez de sacrifier une semaine de vos congés indument payés à sacrifier la saine distance qui vous protège de la stupidité de vos congénères dans un infâme camping bondé de vieux, de jeunes, de chiens-chiens et d'un hallucinant panel de bestioles dont la nuisance n'atteint pas celle des voisins, voisins dont certains poussent l'outrecuidance jusqu’à vous saluer, vous adresser la parole, voir tenter d'échanger des angles de vue philosophico-météorologiques, quand c'est pas pour vous quémander un pansement pour le petit qui s'est ouvert le pied à la piscine... Certains, tout en laissant leur insupportable marmaille animer les sanitaires à coup de claquements de portes et de hurlements barbares, viennent se coller à l'urinoir voisin dans une nostalgie du "t'as vue la mienne" datant des récrés du primaire. Hé oui, quoi de mieux pour entretenir sa misanthropie que le camping qui, de plus entretiendra également l'illusion de votre compagne quand a vos sentiments pour elle, croyant, la sotte, que vous l'aimez encore assez pour la suivre sans armes dans ce compacteur d'abrutis champêtre. Enumérer l'intégrale des joies du camping serait d'une prétention encyclopédienne mais je ne vous épargnerai pas l'art fécalorupestre des cagoinces collectifs, les sommets gastronomiques du jambon-purée, le couchage mixeur de vertèbres, les trésors d'imagination nécessaires à échapper aux congrès "Ricard-cacahuètes" intervoisinal de fin de journées et la sempiternel soirée "années 80" à brayer qu'être une femme libérée, c'est pas si facile, surtout poursuivi par les démons de minuit qui font rien qu’a se kolé séré pour le plaisir, un coup à se taper sur les bambous. les rotations des BMWs que de jeunes artistes ont sauvé de la casse pour, faisant fi du ridicule, les "tunner" dans une personnalisation standardisée repoussant les limites de leurs imaginations plus bridées que mon psy. Seule échappatoire, braver l'amplitude thermique et aller faire pipi dans la mer, voir pire pour ceux désireux de concurrencer les chantiers de Saint-Nazaire. Malheureusement, d’autres vous ont précédé et seul un maillot Borat maintiendra l’homo sapiens connardus à bonne distance. Elle est pas belle la vie estivale ???

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    L’oiseau aux pattes d’argile mon ami je suis resté près de toi en espérant jusqu’à ton dernier souffle te voir te lever et me sourire comme autrefois et entendre ta voix tu sais, alors que tu partais doucement, j’ai modelé un oiseau en terre je l’ai appelé l’oiseau aux pattes d’argile j’ai pleuré en le réalisant ; il porte en lui tout l’amour que j’avais pour toi le surnom que t’avait donné tes petits c’est « pipite » et j’ai appris bien plus tard qu’il s’agissait d’un bel oiseau comme un clin d’œil que tu m’aurais fais par delà la mort je sais désormais que l’oiseau aux pattes d’argile s’est envolé tout comme toi et qu’il prend soin de tous ceux qui l’aimaient ici bas http://youtu.be/_-HUqHRrPTI

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    Le fortin fut construit par l’armée française après 1971, à 15 km de la frontière (confins du Queyras), au tiers du flanc sud de la crête de la Mourière, vue plongeante au fond du V où sinue la route encaissée qui relie un dernier village au reste du monde. (…alangui sous les bourrasques d’odeurs des mélèzes…) Inquiéter, informer, ralentir : il faisait fonction de poste d’observation destiné à prévenir l’invasion des troupes italiennes, qui, une fois descendues des cols alpins, auraient eu voie libre pour prendre pied dans le pays guillestrois. (… corps tantôt posé à même les fouillis d’épines roussies, fourmis de bois sec, branches hachées, branchies séchées, bronches brûlées…) On y accède par une voie difficilement praticable en toutes saisons, un chemin pierreux qui tortille entre rochers et végétaux, semblant ne vouloir finir jamais. (…tantôt lévitant, soutenu par la bascule verticale des troncs aux molles ondulations…) La bâtisse se composait d’une écurie, de trois chambres individuelles pour les officiers, d’une grande pièce pour les six hommes de troupes. (…projetant vers l’horizon des forêts leurs torsions noueuses…) En son prolongement nord se dresse toujours un gros mur à degrés, 3, 4, puis 5 mètres de haut. (…corps tantôt prêtant l’oreille aux zestes des grillons comme au murmure de tes lèvres…) Les blocs de pierre forment ensuite un refend qui s’adosse à la pente naturelle de la montagne. (…goûtant la moiteur du chant-mitraille de la cascade…) Une ouverture y a été conservée en sa hauteur pour laisser tomber le petit ru détourné du torrent voisin et mener l’eau fraîche dans la cour intérieure ainsi aménagée, une cour herbeuse et parfaitement nivelée. (…ru-serpent mouillant le cœur de ton jardin secret…) Quelques mélèzes y déploient leurs ombres. Tous les bruits sont doux. (…hanches d’or, lèpres d’écorces pénétrées par la lumière…) On peut y pressentir d’instinct un Eden restitué. (…couleuvre glissant sous ta touffe vipérine…) La partie sud de ce carré s’ouvre sur les vertiges calcaires du pic de l’étoile - 300, 400 puis 500 mètres de dénivelé. (…suçant tes pétales ouvertes de pomme de pin…) A côté du roc crevassé, on disposait les canons pointés sur la route en contrebas (actuelle D205). (… où luisent tes parties séveuses…) Abandonné après 1945, racheté par la commune, (…au clair hier du clôt des oiseaux…) mais désormais en ruine, (…quand s’érige, en creux, la sombre ardeur de la roche fendue, les deux dos de la bête accroupie…) il livre encore son intimité aux vents, (…vent doux, vent sage, vent fort…) et à la curiosité des égarés. (désir : gong à paysage.) ...

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    L'ami cycliste faisait le triste constat sur le ponton des bateaux, à la Trinité/Mer. Les mois d'Été sont parfois carrément pénibles sous PCC.... Des Com cons, bientôt d'une nullité sans fond, bref du gros n'importe quoi qui permet tout juste à leurs auteurs ( sans ou sous H ? ) de gratter les 3 p'tits MPs gratos ;-) T'en es vraiment à te demander ce que tu fabriques encore, à venir traîner là, sur ce soi-disant Site Cul-terreux.... Putaing ! ¡ ! Le désert des tartares ou l'Attaque des tartes à la crème, téléphonées depuis TrouduQ-Ville, en PCV ( ça existe encore....) Le Cri du Cormoran, le Soir au-dessus des Jonques..... Le Drapeau Noir flotte sur la Marmite ! Bref, je me dis que tout ça sent un peu beaucoup le pâté de canard, au piment d'espelette.... d'escampette. Vivement les brumes d'automne, le pet des nénuphars et le chant mélodieux des crapauds !

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    Le film de Mehdi Ben Attia "Je ne suis pas mort" a sans doute souffert d'être sorti en été. Dans la salle du quartier latin où je me trouvais, il y avait, en tout et pour tout, trois spectateurs ! Ce n'est pas que cela me dérange, au contraire : je déteste découvrir un film dans une salle bondée et surchauffée. Mais en l'occurrence, il est dommage que le public soit passé à côté d'une œuvre à la fois intéressante et captivante. L'intrigue est simple à résumer : un grand professeur de philosophie politique meurt brusquement, mais l'un de ses plus brillants étudiants s'entête à soutenir que l'enseignant, Richard, n'est pas décédé. Il a juste changé d'enveloppe charnelle et se trouve maintenant dans la peau de Yacine, le jeune disciple qui rêve de faire une prestigieuse carrière dans les plus hautes sphères de l'état. A partir de là, toutes les hypothèses sont permises. Et d'abord pourquoi avoir choisi le cadre de la toute puissante École Normale Supérieure parisienne pour y faire évoluer les personnages ? Yacine, l'étudiant modeste, est-il présenté comme vraiment honnête ? Est-il un homme de cœur ou un individu sans scrupules ? Découvre-t-il les joies de l'intrigue ou celles d'un monde effrayant qui bascule dans le surnaturel ? Le film est-il fantastique ou traite-t-il de toutes les manœuvres possibles pour arriver à ses fins ? Et que penser du rôle de la troublante femme de Richard, magistralement incarnée par Maria de Medeiros ? Que dire aussi de la façon satirique dont sont dépeints ceux qui nous gouvernent ? A chacun de trouver ses réponses... Mais ce qui est sûr, c'est qu'on ne sent pas le temps passer pendant la projection.

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    Amour, vice et versa ; et versa vice - S. Au fond de nos êtres brillent nos ténèbres, resplendissantes. Odes à nos rencontres, à nos peurs et nos fuites, à nos ratés et nos incompréhensions. A nos séparations. Tu ne me changeras point, ainsi je suis, et je me revendique. Comme le chaos de nos peurs nous limite dans nos rencontres....... récits et histoires de rencontres si quotidiennes, si communes et répétitives de nos vies. A nos amours, à nos malentendus, non dits, espoir déçus, fantasmes anéantis. Comment nos chaires sortent elles de nos marasmes. "Je croyais qu'il suffisait de t'aimer", je croyais qu'il suffisait que tu comprennes que j'aimais les châteaux en Espagne, que rien ne changerait, ni toi, ni moi, ni le monde.................................................................... // Fin de la première danse. Nous survivrons en nous ouvrant encore et encore. Dépassons nos petites vies, soyons des étoiles filantes, nées du tumulte et du foutre jetté dans le néant. Renaître ou mourir. vivants !

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