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    Tais-toi Carla, tais-toi, tu ne te rends pas compte de ce que tu dis ! (Exaspéré, Vladimir Ivanovitch Gorski avait bondi de sa chaise malgré ses rhumatismes et dressait sa haute silhouette voûtée devant la jeune Carla qui lui cassait les oreilles depuis une heure avec ses problèmes d’adolescente) Tu as beau être ma petite-fille adorée, je refuse d’écouter davantage tes calembredaines, maintenant c’est toi qui vas m’écouter ! Je n'aime pas trop parler des malheurs de ma jeunesse, je ne t'en ai rien dit jusqu'ici mais tu es devenue grande et je pense que le moment est venu. Tu me dis que tu vis en prison parce que tes parents ne te laissent pas sortir et que la discipline qu’ils t’imposent est insupportable. As-tu une idée de ce qu’est la privation de liberté ? De ce qui m’est arrivé au tout début de ma vie d’adulte, mon arrestation pour des raisons obscures et ma brusque déterritorialisation à travers toute la Russie pour finir dans un camp en Sibérie ? Tu me dis que tu croules sous le travail du lycée et que tu n’aimes pas les menus de la cantine. Peux-tu seulement imaginer ce que c’est de devoir construire un village et des routes sans même une pelleteuse, de partir le matin dans le blizzard le ventre vide et de recevoir pour toute nourriture le midi et le soir un brouet dans lequel flottent quelques légumes pourris avec un morceau de pain rassis ? D’attendre toute la semaine le dimanche pour avoir un peu de lard dans ta soupe et le réconfort d’une bistouille dans ton quart ? Tu me dis que tes parents t’étouffent et s’occupent trop de toi. Sais-tu que j’étais père d’un minot, ton papa, lorsqu’on m’a déporté. Comprends-tu ce que je pouvais ressentir dans mon camp à l’idée de le voir grandir loin de moi ? Combien je m’inquiétais en pensant à lui et à sa maman, ma chère défunte Anna Nicolaïevna paix à son âme, qui devait travailler dur pour l’élever et ne pouvait l’empêcher de baguenauder, livré à lui-même à longueur de journée ? (Vladimir Ivanovitch prit soudain conscience que la jeune Carla semblait s’être tassée sur elle-même et que son visage avait perdu toute couleur, c’était la première fois qu’elle voyait son grand-père bienaimé en colère) Ma petite Carla, dit-il d’une voix radoucie en lui posant la main sur l’épaule, l’épreuve fut terrible mais nous nous en sommes finalement sortis sans trop de dégâts ton papa, ta grand-mère et moi, car le régime dans le camp s’est adouci et sa fermeture est arrivée. Simplement je voudrais que tu prennes conscience de la chance que tu as de vivre comme tu vis aujourd’hui à Moscou. Nous reparlerons de tout cela quand tu auras lu ce livre. (Il saisit sur une étagère un petit volume broché abîmé par de fréquentes lectures et le lui tendit, c’était « Une journée d’Ivan Denissovitch ») (Dans l’ordre : Carla, vladimirgorski, calembredaines, déterritorialisation, pelleteuse, blizzard, bistouille, minot, maman, baguenauder, dégâts)

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    D'un coteau à l'autre il se tortille comme une anguille sur le grill. Cerné par le chaos des collines surchauffées le sentier s'essouffle et peine dans le dernier raidillon qui mène à la maison. Moi, embusqué dans la fraicheur d'un balcon moussu d'ombre, je la guette... C'est par là qu'elle devrait se pointer. Tôt ou tard. D'ici j'ai une vue imprenable. Je ne peux pas la louper, cette garce. J'ai sué sang et eau pour l'accueillir. Ratiboisé tout ce qui s'entassait devant l'horizon. Éparpillé ces murettes un peu trop hautes sur la crête. Balayé ces arbres arrogants et leurs ombres qui se perdent dans les champs de caillou. Pour voir encore plus loin j'ai même basculé la vieille chapelle dans le monde des souvenirs. Elle ne m'aura pas oublié cette catin. Depuis qu'elle me traque. Je veux juste avoir le temps de mettre une belle nappe sur la table et ma chemise aux couleurs de l'aube. Une dernier tango. Tout contre elle. Un pas en avant, deux en arrière. Je te suis, je te fuis. La narguer encore et encore. Comme à chacune des fois où elle est venue me frôler... Mais avant, il me restera encore à t'honorer une dernière fois. Toi mon vieux tilleul. Toi mon fidèle serviteur. Celui qui s'enracine à ma vie depuis le berceau. Témoin silencieux de mes errances dans le mystère de ton feuillage. Mes premières balançoires et mes improbables cabanes. Mes flirts en chocolat et mes triomphes tout là-haut, battants pavillon au milieu des oiseaux. Te voilà maintenant témoin de l'étroitesse du temps qui me reste. Je n'ai pu respecter le pacte qui nous lie depuis la nuit des temps. Je n'ai pu me hisser jusqu'au vent du soir. Celui qui froisse les reflets cuivrés de ta cime. Ma vieille carcasse a eu raison de mes rêves. Adieu aux instants magiques. Ivre de tes délicieux balancements. Troublé par tes rumeurs bruissantes. A présent mes illusions se recroquevillent autour de tes racines. Tes murmures en ribambelle ne sont plus ceux d'une grande voile pleine d'océans. Tout juste le grondement d'un fleuve m'entrainant vers l'abime. Sous mes grands coups de hache, ensemble nous remontons le cours du temps. Un compte à rebours vers nos toutes premières heures. Les copeaux de ta vie vont se perdre dans l'herbe. Des éclats de mon passé m'éclaboussent le crâne. Sous l'acier qui te fouille, chuchotent les milliards de secondes qui nous ont vu grandir. Des secrets murmurés, des fous-rires en confiture, des sparadraps en pleurs, des froissements de filles et des bateaux-pirate qui braillent à l'abordage... Une effroyable clameur, un torrent de regrets et te voilà enfin étendu dans le pré... Dans la chambre quelque chose a bougé. Une ombre a glissé sur le mur. Je rejette mes draps gorgés de cauchemars. Dévale l'escalier quatre à quatre, traverse la cour et me rends au jardin. Rassasié de lune tu es là, bruissant doucement au fil de la nuit... Un escabeau somnole contre ton écorce. Demain j'essayerais une fois encore. Je grimperais avec les dents, avec le cœur. Et de là-haut je lui ferais un bras d'honneur, à la grande faucheuse.

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    Quelques rayons caressent encore son corps alangui. Elle est tentée de frayer avec ces jeux de lumière sur sa peau ambrée. L'après midi s'achève sans qu'ils aient quitté la chambre. Les draps froissés respirent de leurs corps à corps. Il dort, sourire aux lèvres. Elle imagine sa bouche frôler la sienne tandis que ses mains se joueraient de lui. Elle aime le voir ainsi, endormi. Elle en profite pour dessiner du regard chaque grain de sa peau. Ses jambes se ferment et son dos se cambre de se souvenir. Son souffle si près d'elle ravive les émotions. Ses lèvres mordillent le crayon avant d'esquisser quelques fragments de mots, de ceux qu'elle ne lui dit pas, pour l'instant. Quelques papillons voltigent au creux de son ventre au fur à mesure qu'elle écrit ce qu'elle tait. Les vagues de plaisir n'en ont pas fini de la submerger. Instants volés de plénitude avant que l'envie ne la reprenne de le réveiller de ses caresses. Fragment de désir amoureux.

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  • 08/27/13--08:10: CARCAN par Elena21
  • Carcan ou le pantoum n°2 (c’est le précédent en allégé) chant blanc ciel vain au vent crachin qui vient à cran crache un forban carcan sans fin forgeant l’ancien enfin greffant l’ange d’un dur sang griffant d’une main l’urgent matin des mains du vent monte un chant blanc

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    MUD Paysages fluviaux du Mississipi. Et son ciel immense (« the big sky ! ») traversé par de longues clefs d’oiseaux migrateurs. Des eaux fluviales à perte de vue qui s’évasent par endroits en une véritable mer intérieure d’où émergent des îles recouvertes d’une nature luxuriante et parfois hostile avec ses ruisseaux infestés de serpents venimeux... Deux adolescents, délaissés par des adultes (qui ont bien autre chose à faire que de s’occuper d’eux) explorent, à leurs moments perdus, les méandres du fleuve, ses rivages et ses îles… Sur une d’entre elles, une étrange découverte : un bateau perché sur un arbre ! Et puis, découverte plus étrange encore, celle d’un homme, un Robinson du Mississipi, Mud, qui se cache là... Début d’une aventure scellée par un pacte, qui débouchera sur une amitié entre un adulte, sorte de vagabond céleste, excellemment campé par Matthew McConaughey, orphelin errant, resté l’enfant sauvage qu’il a toujours été, amoureux d’une femme (faite pour lui et lui pour elle croit-il, mais qui, bien sûr, par là même, ne peut que rester hors d’atteinte…) et des enfants, qui ne le sont plus tout à fait, des adolescents plutôt, aspirant à devenir adultes et dont les yeux vont progressivement se dessiller au décours du film, suite à des épreuves non exemptes de quelques déceptions, pour accéder à un regard plus avisé sur le monde, surtout quant aux choses de l’amour… Des images soignées mais sans esthétisme excessif, un scénario bien charpenté et, de ci de là, quelques notes de musique, d’une belle sobriété qui n’accentuent jamais inutilement leurs effets, mais viennent ponctuer habilement, sans pesanteur et non sans grâce, en une subtile respiration, une intrigue de facture classique dont la fluidité paisible du déroulement, à l’instar du lent écoulement des eaux du fleuve, ménage progressivement un suspens, au demeurant prévisible et de basse intensité car, tout compte fait, assez secondaire pour l’intérêt du film. Le film propose une vision romantiquement orientée de l’humaine condition. Ce n’est pas la vie telle qu’elle est (souvent ennuyeuse), mais telle qu’on aimerait qu’elle soit (passionnante). Ce n’est pas la société telle qu’elle est (complexe, opaque, écrasante), mais telle qu’elle devrait être (transparente, juste, solidaire). Ce n’est pas l’homme tel qu’il est (indéchiffrable, imprévisible, autocentré), mais tel qu’on aimerait qu’il soit (généreux jusqu’au sacrifice, fiable, compréhensif). Aux antipodes en somme de la terrible, mais si européenne (anti-américaine donc) phrase d’un Montherlant : « Comme il est difficile de faire comprendre aux gens qu’ils ne sont rien pour vous ! ». Là c’est tout le contraire. Mud, lui, veut être tout pour sa belle et qu’elle soit tout pour lui. Ellis voudrait que Mud répare tout de ce que ses parents ont gâché : un foyer chaleureux et aimant. Ce qu’il fera d’ailleurs bien malgré lui et, comme il se doit, au risque de sa vie. Le cadre, naturaliste, à la H-D Thoreau, ou mieux encore de M. Twain, est c’est celui d’une Amérique « authentique », c’est-à-dire mythique. Mythiquement authentique, originelle : naturelle, rurale et, si photogéniquement, pauvre… Le vieux Sud, l’Amérique des « vrais gens », ou des « vrais Américains », ayant gardé quelque chose de l’opiniâtreté et de la rudesse des pionniers. Une image d’elle-même où l’Amérique cossue, voire obèse et hyper citadine des grandes métropoles, l’Amérique du bisness et de l’hyper-technologie, aime à se reconnaître pour s’y perdre un peu et s’y retrouver beaucoup, et meilleure qu’elle n’est, « dopée » ainsi ou « boostée », d’avoir glané quelque doses de son passé terrien, aventurier, sauvage… Le film s’adresse, en première lecture, à l’adolescent en nous : une histoire de confiance espérée, déçue, puis finalement retrouvée entre adultes et enfants, une histoire surtout d’initiation et de passage aux émois amoureux de deux « kids » à la dérive, négligés, incompris par des adultes trop accaparés par les déboires de leur propre vie, surtout sentimentale, pour se rendre disponibles à des ados qui découvrent, comme il se doit, c’est–à–dire par eux-mêmes et à leurs risques et périls, « les choses de la vie », dont la sexualité (« ils mettent toujours de la musique à fond pour faire ça ») et les émois amoureux : la jeune fille conquise un moment, croit-il, par le jeune Ellis qui croira l’avoir séduite pour s’être s’élancé sans hésitation à son secours en une ébouriffante démonstration de force du tréfonds de sa virilité naissante. On ne coupe évidemment pas à la lutte du bien (fragile, individualiste, mais au bout du compte triomphant !) contre le mal (puissant, clanique, mais qui sera nécessairement défait…). Le héros, solitaire et pourchassé, devra finalement affronter ses ennemis en une lutte inégale, mais dont l’issue fait peu de doutes… Tradition du western avec des méchants (la horde du père et de ses fils) tels qu’on les aime : des méchants avec la méchante dégaine de vrais méchants ! Et des gentils (Mud, le retraité du FBI et bien sûr les deux ados et le beau père d’Ellis) tels qu’on les adore : sous des airs un peu rudes, ils ont bien entendu un cœur en or… Mud se bat au nom du vrai, du bien et du juste, au nom de l’amour surtout et selon une loi transcendante, la loi du cœur, supérieure aux lois imparfaites des hommes qui ne veulent rien savoir des enjeux affectifs : « Celui-là il ne suffisait pas de le cogner, il fallait le tuer »... Mud se bat, et tue même pour sa belle (qui ne lui en demande pas tant ! ) au nom de ce cœur qui est pour lui le cœur de la loi, celle que les lois de la Cité nécessairement négligent ou ignorent. Monde agonistique, morale d’Antigone qui « ne cède pas sur son désir » (aimer envers et contre tout…), quitte à risquer d’y laisser sa peau... Un meurtre légitime pour protéger la femme de son cœur qui pourtant, de son cœur, si généreusement, voire si follement, offert, n’en veut pas. Finalement pourtant, Mud, placé devant l’évidence d’un « je ne peux pas te suivre », va renoncer… Ce qui demeure alors c’est un lien homo-sexué aux ados et à son père d’adoption incarné par un Shepard très en verve… Mud intègre le roc d’un impossible entre l’homme et la femme. Il cède… Il rompt… De ce portrait assez convenu d’une Amérique « profonde » et mythique à la fois, émergent différentes figures de l’amour (amour passionnel de Mud, amour naissant d’un adolescent , Ellis, amour conjugal des parents d’Ellis qui ne tient pas ses promesses et dont l’enfant est blessé…) qui toutes illustrent ce qu’il peut y avoir d’impossible dans le rapport entre les sexes : entre les femmes et les hommes ça cloche, ça s’enraye, ça explose, ça implose, ça se défait, éventuellement ça se répare un peu ou et ça se résigne (à cohabiter et poursuivre grâce au semblant de conjugo entre la mère et le beau père : un looser…), de guerre lasse, mais sans trop d’illusions… Bref, l’amour ça ne marche pas : entre la mère et le père d’Ellis (« tu n’as jamais su gagner ta vie ! »), ni entre le tuteur du copain d’Ellis et son amante (outrée de ses tentatives perverses), ni entre Ellis et celle dont il s’imagine qu’elle peut – être sa petite amie (« mais tu n’as que 14 ans ! »). Ca ne marche surtout pas entre Mud et sa femme idéale, qui n’a rien d’idéal, bien au contraire. Femme charnelle, nymphomaniaque, en quête effrénée de jouissance qui ne peut que se refuser à celui qui l’aime et que sans doute elle aime aussi, mais qui pour cette raison même préférera se jeter sur le premier venu plutôt que de se donner à Mud, de sorte à rester imprenable, inaccessible, « impossédable »… Enfin, en filigrane du récit s’aperçoit la figure tremblée et évanescente de la paternité dont le peu de consistance relie les différents destins... Comme une interrogation muette sur la figure improbable d’un père manquant qui brille par son absence même à travers les figures plus ou moins falotes de ses substituts (le beau père, le tuteur, l’agent du FBI à la retraite…) qui en relaient plus ou moins maladroitement la nécessaire fonction… C’est là à mon sens, tout l’intérêt et l’actualité du film et qui peut en expliquer au moins une part de son joli succès.

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    1984, The unforgettable fire, apothéose qui parfait 7-8 années de grâce musicale, et dernier album digne d’interet d'un groupe dont le batteur et le gratteux ont inventé un son et enfanté toute la zique de muse, coldplay, green day et tant d'autres à tel point quil m est arrivé x fois ces dernieres annees en écoutant la radio distraitement de me demander si ce que j entendais etait le dernier titre naze de u2.. non, ct toujours d'autres.. Depuis ce disque et sa tournée, le groupe est devenu lentement, sûrement, une gigantesque bouse de vache médiatico-artistique, à l'image totalement décrédibilisée par un gros pignouf à la mégalo d’un immeuble, se prenant pour un croisement improbable entre la réincarnation d’un martin luther king blanc à lunettes fluo, en paillettes et sous perfusion de poudre de soucoupes scoopy, suivant depuis son yacht le dimanche aux bahamas les cours en bourse de son fonds d’investissements milliardaire ..et un massimo gargia de soirees tropéziennes "barely legals" entouré de post adolescentes en petit shorts serrés. Les trois autres, dépités, répétant depuis longtemps à longueur d’interviews rock un brin serieuses quils ont toujours eu un peu honte de ce quils étaient devenus et que la question de la séparation/prise de recul s’était régulièrement posée depuis 87.. mais n ayant jamais eu assez de couilles pour dire stop à l’auto sabordage absolu de leur légende.. auto-sabordage débuté avec le trop fashionable Joshua tree.. C’est que le fric, finalement cest pas si mal au quotidien alors le ridicule ne tuant pas, tant quil y a des couillons pour payer.. une zique jamais vraiment trop nulle en plus.. mais bon, facile, car malgré l inspiration en berne, le talent même paresseux fait passer la pilule de la moindre de leurs daubes.. disons quil y a tellement pire alors.. Et leurs concerts, mon dieu l horreur... enfin "concerts", pardon, leurs "shows pyrotechniques" de divertissement pour 30-40enaires sans imagination, iphones en mode video greffés sur le front pour dire jy étais.. on se moque de johnny avec ses paillettes et ses prompteurs sur scène mais franchement..... Cure, les minds, depeche M., I. maiden, blondie, bien dautres encore, aujourd hui, sont largement moins ridicules, voire toujours crédibles, en tt cas honnêtes avec leurs concerts-best of sympas du passé, lucides, rigolards, et ne pétant pas plus haut que leur cul pour dire les choses simplement.. « Bref », c’était u2, un groupe génial de la punko-new wave du debut des annees 80 et dont à l’époque on avait pas honte de dire que c’était de la bombe, qu’on était fan et qu’on emmerdait la terre entière car on allait voir ce qu'on allait voir qd ils seraient connus.. putain on a vu.. merci pour la honte ! et reposez en paix va, sans rancune, ya plus grave. __________________________________________ section médias: Le merveilleux album en question, sommet de leur art pour moi.. https://www.youtube.com/watch?v=yEskWe5aa6c un des live de la tournee de unf fire, ou l annonçant, je me rappelle plus exactement.. le seul à ma connaissance en qualité pro, en video en tt cas.. vu à l époque à une heure bien avancee de la nuit, en integralité, ds le miraculeux et resistant (en terre de jeanne mas et partenaire particulier) "enfants du rock".. tous nos vhs tournèrent religieusement cette nuit là.. je me demande de quelle couleur est devenue la bande de ma k7 avec les annees de demenagements et caves diverses, sourire.. concert avec ici comme fantaisie musicale le couplet d amazing grace, incompréhensiblement coupé de l electric co du live under a blood red sky depuis sa parution en cd, et qui participait à la magie ébouriffante de cette k7 audio rouge sang achetee un jour par hasard au marché du village et qui n a plus quitté durant une douzaine de mois mon petit walkman à piles R6 de l epoque .. https://www.youtube.com/watch?v=94E4xKqVKi4 le live aid à londres.. le tournant, 20 minutes d'exception mais aussi le début de la chute. woodstock moderne et d'un jour qui tomba je crois pile à la fin de leur "unforgettable tour" mémorable.. et juste avant 2 annees de vagues apparitions en festivals, de vacances méritees apres 7 années trépidantes en mode "it's a long way to the top if ..", 2 annees de remise en question genre "bon, on fait quoi maintenant quon peut pas faire plus genial que cet album et sa tournee ?" le debut de la chute donc: la médiatisation globalo-mondiale du live aid accelerant en vitesse supraluminique star-trekienne la décompensation mégalomaniaque majeure, vertigineuse et ininterrompue depuis, du pignouf au micro, pourtant si talentueux.. "Bob geldof les a tuer".. sourire.. "bref", cétait u2.. un groupe, totalement inconnu du grand public mais ds l esprit des rockeux de l epoque les seuls à pouvoir rivaliser à tt point de vue avec bruce le boss, et qui un jour d'été 85 déboule ds toutes les télés de la terre allumées ce jour là, en apres midi, à l heure du goûter, perdus qq part entre les sets de spandau ballet, sade et dire straits, limite en première partie quoi.. ....et malgré l'intro de bloody sunday massacrée par un edge mal accordé pile ce jour là.. b'alors edjounet..? ...la sidération fut totale devant la courte performance des 4 zèbres allumés, inconnus des ménagères assises ds le salon pour voir sir paul surtout.. ..et l'affluence mondiale chez les disquaires le lendemain.. car malgré ce sunday moyen mais hymne tjrs plein de vie et d'entrain, ils dégainent ensuite un bad stratosphérique.. ..bono en etat de grâce ayant décidé de s amuser un peu à wembley, d ajouter qq couplets bien sentis des stones et reed, d aller faire calinou avec des jeunes filles médusées, un peu poisseuses et déshydratées au premier rang apres leur avoir sauvé la vie (ya rien a dire, ce mec sait faire le show..), de délayer le planning plutôt serré du jour et stresser tout le monde jusqu à l autre concert jumeau aux etats unis retransmis aussi en mondovision, et du coup de devoir zapper Pride de leur court set, chanson où edge comptait sans doute se rattraper brillamment et en mettre lui aussi plein la vue à la terre entière.. ..grosse engueulade ensuite en coulisses entre les deux têtes pensantes, larry et adam préférant se cacher ds un coin, et premiere grosse alerte tres serieuse pour la survie du groupe d apres les biographes.. ..le retour mediatique surprise des jours suivants donnant raison à lintuition fantasque de bono on l'autorisa à rester, au centuple.. ..edge le reconnut à plusieurs reprises.. et cest pt etre depuis ce show illustre que les autres se laissent un peu mener par le bout du nez en toute conscience.. comment lutter contre la folie douce et inspirée d'un pareil illuminé.. ..même Queen, les stars du jour qui passaient ensuite ont eu bien du mal à faire oublier ds les memoires les 4 zozos, cela malgré un freddy à la dentition particulierement éclatante ce soir là.. et malgré un show royal aussi. u2, il leur restait plus qu à pondre tranquillement joshua et commencer la cueillette sur une toute autre échelle.. le catastrophe etait en marche.. meme si ct énorme, bono aurait pt etre mieux fait d avoir une grosse grippe ce jour là finalement.. https://www.youtube.com/watch?v=2zIW8qDPhos une petite madeleine, au pif parmi des tas quoffre utube https://www.youtube.com/watch?v=MvgrCrpilVM le potentiel megalo dejà bien present, depuis les tout debuts d ailleurs ds les videos improbables de 77-78.. et dieu sait quil doit en falloir de la megalo pour realiser ce parcours, pondre cette oeuvre.. de plus, d autres en on fait autant sur scène voire bien plus/pire.. mais de u2 on voulait que ça : leur folie sur scène et de la zique inspirée.. pas le mix affligeant, caricatural, nauséeux post 85 : « la guerre cest mal » en boucle messianique/l’abonnement permanent à the sun-voici-gala-TMZ/cotation nasdaq-wall street .. Les autres, et il y en a des tonnes, font au moins l effort de rester autant que possible discrets sur leurs à côtés légitimes et dt je serais le p-r-e-m-i-e-r à jouir à l’infini. La pilule qui n’est jamais passée en fait (demandez dc à the edge et surtt larry.. pauvre gamin de college qui un jour lointain dejà a recruté un mec un peu dingue pour le micro) , cest que ce mélange des genres est assumé et même claironné. Pas un mot d excuse, rien, alors forcément rires gras, colère, retour de baton, poubelle. car on peut meme pas se vanter de nos beaux souvenirs tant la honte est grande.. Un ami recemment, lors de retrouvailles : « dis tu te souviens comme tu ns soulais avec u2 à l'epoque ? le samedi t allais meme faire chier, compltement bourré, le dj en boîte pour quil t en passe sans arret, avec du ac/dc et du talk talk.. alors vers 4h du mat il cédait et te faisait ta série.. zétiez 4 sur la piste.. on osait pas te l’avouer mais dès fois on avait un peu honte de dire que tu etais avec nous.. rires.. t as vu la merde que cest maintenant? t ecoutes encore? mon dieu quils sont ridicules..» …. ...moi (avec la moue de garfield) : « ta gueule couillon.. et si tu racontes ces histoires de jeunesse imprudente à qqun je te crève, apres avoir révélé que ton premier 45trs ct les forbans» et non, j ecoute plus.. ou en cachette dès fois. je voulais juste faire un comm sur eux depuis pas mal de temps. bises

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    Tandis que Carla* écoutait sa chanson préférée interprétée par Souchon "Caterpillar" où il est question d'amour à la pelleteuse*", elle prenait parfaitement conscience des dégâts que son dernier amour avec Vladimirgorski* avait causés dans son pauvre petit cœur de midinette. Ils avaient baguenaudé* ensemble sous tous les cieux, par tous les temps de leur histoire, notamment lors de leur périple au Canada où ils avaient dû affronter le blizzard* et des températures de moins 40°. Elle avait eu soif d'aventure mais maintenant elle était fatiguée ; il lui avait raconté tant de calembredaines* au cours de toutes ces années... Elle voulait revoir maintenant, très vite, sa maman vieillissante. Avant son départ, elle l'avait mise en garde quant à sa relation avec cet homme beaucoup plus âgé qu'elle et sur ses opinions peu défendables sur le concept de déterritorialisation* concernant la déportation des Acadiens. Elle souhaitait retrouver un peu de forces, et tel un minot* qui remonte de la mine, voulant oublier sa peine, elle buvait, à grandes lampées, cette bistouille* qui lui arrachait les boyaux mais qui intérieurement la réchauffait. Soudain, elle se rappela de son enfance, des corons où elle habitait et de la chaleur qui se dégageait de la cuisinière à charbon quand elle rentrait de l'école...

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    Lucas soufflait le froid et le très chaud, tels le blizzard * et le sirocco (non non pas Siffredi) rhoo tout de suite !! Son cœur et son corps à elle se sont totalement déterritorialisés *, se baguenaudant " au fil de ses mots, telles des étoiles défilantes, juste pour quelques heures volées au temps, autant ? Oui ! Il n’avait rien d’un minot ", mais elle se sentait minus devant lui. Tout était clair, sans promesse aucune, sans la moindre calembredaine ". Ils se retrouvaient souvent au creux de leurs mots, sourires et attirance réciproque. Pas de déclaration d’amour à la pelleteuse ", elle savait qu’elle se devait de garder pour elle les sentiments qu’elle éprouvait pour cet homme qui la fascinait et la désirait, de peur de le faire fuir. Elle 'n’aurait sans doute pas la force de réparer les dégâts " d’une telle faiblesse, surtout ne rien lui dire qu’il n’ait déjà deviné, ne rien avouer ! Car L’Attirance " de Ladule ", Taire ! Voili voilou, j'aurai au moins participé, c'est-t-y pas le plus important ? Après ce texte sublime, allez donc vous préparer une bonne bistouille *, vous l’avez méritée.

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  • 08/31/13--04:22: jeune et jolie et ? par Musc
  • J'y allais à reculons, et puis Monsieur Cinéma m'a dit : Jeune et Jolie n'est pas un film sur la prostitution mais un film sur l'adolescence. Bon, comme les réalisateurs sont des créateurs, ils font ce qu'ils veulent avec le thème qu'ils veulent. Je savais que je n'allais pas voir un documentaire, ça c'est sûr. Mais le point de vue, unique en son genre, d'Ozon, sur l'adolescence et sur la prostitution, m'a simplement paru inutile et fantasmatique. Je sais aussi qu'on ne va pas au cinéma que pour apprendre et que ça n'est pas, peut on le regretter, un outil pédagogique. Vous avez sûrement des adolescents à la maison ? Après avoir vu ce film, ne soyez pas à cran, car ce genre de situation risque d'être très rare. Isabelle se prostitue, elle n'a pas de maquereau, n'a pas été victime de viol ou d'inceste (à moins que... mais ça n'est pas dit dans le film) n'est forcée à rien, et n'a pas besoin d'argent. L'objectif est donc flou... Isabelle d'un milieu plutôt aisé, aura ses études payées par ses parents... Alors ? Isabelle n'a pas d'émotions, sauf quelques secondes avec sa copine, ce qui est rare chez l'adolescente. Ozon s'est mal renseigné sur les deux sujets. Pourtant, lorsqu'Isabelle vit sa première relation sexuelle, il nous montre qu'elle est en état de dissociation (elle regarde la situation de l'extérieur, déconnectée de son corps) comme le sont les victimes les viols. Or, à part une expérience décevante, emmerdante, comme on vit beaucoup la première fois, Isabelle est consentante et n'est pas violée. Ozon aurait pu traiter le fantasme de certaines jeunes filles, ou de femmes : gagner de l'argent avec son corps. Sauf qu'il en ait fait une histoire. Réaliste ? Certainement pas. On se rince l'oeil face à une telle beauté sensuelle et sexuelle, mais l'histoire ne tient pas la route 2 secondes, pour peu qu'on connaisse un peu le dossier... Un rendez vous manqué avec un thème pourtant si dense.

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    Assis à califourchon sur le charreton abandonné dans la cour de la ferme ,un enfant d'une dizaine d'années que sa famille appelait le minot* ,tenait entre ses doigts gourds sa fiole de bistouille*,habitué qu'il était au blizzard* du Cantal qui soufflait alentour . Il avait ,le coeur lourd ,laissé derrière lui ,sa Carla* à qui il avait promis d'offrir un jour un palais digne d'elle ... Son grand-pére ,encore solide pourvu de la meme potion magique luttait contre la neige qui les transformait en Wladimirgorski* d'opérette et ne les incitait pas à se baguenauder *en ces lieux désertés par les fermiers plus prudents Le vieil homme pensait encore à sa bien aimèe partie trop tot ,et passa une main burinée dans sa barbe qui avait blanchi le lendemain meme ... Bien décidés à ne pas se laisser déterritorialiser* par ces gens avides du précieux métal qui les aideraient?, pensaient-ils à lutter contre la crise ambiante ,ils n'étaient pas d'humeur à écouter leurs calembredaines* déja contées maintes et maintes fois auparavant ! Sans compter que les dégats *occasionnés par les mines creusées des décennies plutot avaient mis à mal une terre déja ingrate qui ne nourrissait plus que des moutons , quelques chèvres et un maigre potager . Avec un regard de conquérants d'autrefois ,ils montèrent dans la pelleteuse* flambant neuf et descendirent à la croisée des chemins ,bien décidés à décourager ces voleurs d'or venus d'on ne sait quelles contrées des quatre points cardinaux ! Capucine.

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  • 09/03/13--14:05: Une île... par Lbambou
  • Il est une île que j'aimerais te faire découvrir, toi que j'ai choisi, qui en est digne. Mon île ! mystérieuse et secrète. L'aborder ne sera pas si facile, mais écueil après écueil tu contourneras. Ses paysages te sembleront familiers pourtant tu ne sais pas encore ce que tu découvriras. Pas à pas, tu l'exploreras. Impatient et avide bien sûr tu trébucheras. Patience, mon ange, elle ne se dévoile pas si vite et je te prendrai par la main et je t'accompagnerai et je te guiderai sur les sentiers connus seulement de moi. Ne crains pas te perdre, il est si bon de se perdre. Enhardi, tu deviendras conquérant ! tu graviras ce mont du nom d'une déesse, Tu humeras ses enivrants parfums et gouteras à son fruit qui abonde. Je t'emmènerai jusqu'à la source où ta soif tu étancheras. Tu te reposeras sur des lits de mousse, du temps conscience tu perdras. Enivré de vertige, au bord du gouffre tu seras, viens viens, n'aie pas peur, avec moi te noyer dans cet insondable abîme.

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    Ce Com en catégorie "Tranche de Vie" pour les esclaves du Nucléaire, ceux qui se tapent tout le boulot Contaminant, à forte dose ou avec parcimonie mais tout aussi inéluctablement, et ce pour quelques €uros de plus qu'ailleurs. Olivier Gourmet ( extra comdab), Tahar Rahim (qui assure comdab) et.... Léa Seydoux (pulpeuse fiction) au service d'un scénario sombre - noir - effrayant. Le film est produit par Greenpeace, sous le contrôle technique de la CRIRAD. ( why not ? ) Bref, tu te retrouves bien vite plongé, en apnée en eau trop trouble, presque un véritable malaise dès le premier tiers du film, avec une lancinante envie de gerber, tout comme les protagonistes d'ailleurs, la basique peur viscérale . . . vite fuir très loin pour tenter de sauver sa peau quitte à laisser tomber pour la bonne paye ! Ce sentiment à donc carrément plombé ma propre perception du film surtout pour un final plutôt . . . prévisible et cousu de fil blanc. Autre point surligné par les Médias : Léa Seydoux, la nouvelle Bombe du Cinéma Français ? Euh.... Dubitatif :-P Si ce film existe pour dénoncer et alarmer, il oublie alors de mentionner les ouvriers venus de l'Est, pour croûter pour bien moins cher que la main d'oeuvre locale, histoire d'engraisser les sociétés d'Intérim, elles même commanditées par des prestataires en charge des chantiers plus que borderline d'EdF - Areva.... Pour ceux qui avait envie de se ruiner le moral pour une dizaine d'euros, ça marche ! Et puis rentré à la maison, on regarde différemment l'interrupteur d'éclairage de la pièce à vivre . . .

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    Je suis Clara !!! je suis Clara et pas Carla* et vous, vous n’êtes qu’un trublion pour tenter avec mon nom la déterritorialisation* vous me mettez le tourbillon en tête et ça fait du dégât* de taire cette situation même si Dugland* en est gaga m’embêtez pas drôle de gars baguenaudant* comme un espion j’aime pas les glands qui sont babas à la pelleteuse* j’fais sécession vague et mordant se croit le pion calembredaines* bistouilles* blablas, d’une belle gueuse j’prends pas l’option d’voir le minot* en pyjama car les fredaines dites-les plus bas que vot’ blizzard* souffle hors région de voir votre mine j’suis pas fana j’ai un mot d’ordre : mutilation ! c’est très bizarre mes impulsions quand soudainement on me fourvoie je remets ordre et précision je suis Clara, non pas Carla (jeu-pantoum)

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  • 09/03/13--08:09: souvenir par Magic one
  • Quand le s☼leil s’était couché Bien plus loin encore que l’été* Sur une plage* un champ de blé Les mots lentement se sont envolés Pour te raconter une histoire* Si belle qu’on ne peut qu’y croire Celle qui fait les amis* Par les mots réunis Tu vis toujours dans ma mémoire* Pas la peine* de te voir Les images* sont bien dérisoires C’est ton reflet dans mon miroir* Tout simplement c’est arrivé Avec les mots sans rien chercher Peu à peu ils ont trouvé A la table de l’amitié Ces couverts en argent* Qui savent défier le temps Pour te parler gentiment Que vas-tu faire demain* Ou peut être un jour prochain Je voudrais te raconter une histoire Si belle que tu ne pourras qu’y croire

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    Un artiste français rare, qui s'est constitué (volontairement) une stature d'"artiste maudit" en fuyant les média - même si il existe des heures de vidéos sur lui, de Discorama aux Enfants du Rock. Une douzaine d'albums d'exception et de nombreuses collaborations, de Dalida à Alain Bashung en passant par Ange, William Sheller, Indochine, Raphaël, Juliette Gréco, Jane Birkin et j'en oublie... Des romans (pas terribles), des recueils de photos (plutôt réussies), des peintures qui évoquent Francis Bacon (dont un portrait d'Eric Clapton), des clips et un film... Bref, un touche à tout dont on aimerai qu'il se disperse moins et réédite ses œuvres de jeunesse (Animal, l'Album Blanc...) qu'il s'obstine à rendre rares pour le plus grand bonheur des collectionneurs. Si vous aimez Robert Wyatt, Leonard Cohen ou Pink Floyd, vous ne resterez pas insensible à Manset, même si son emphase et sa voix étranglée peuvent rebuter certains. Mais ne vous attendez pas à accrocher à la première écoute, ses ambiances hypnotiques nécessitent une accoutumance.

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    Émanation de Henry Cow, les Art Bears (Fred Frith, Chris Cutler, Dagmar Krause) ont connu une carrière courte (trois albums : Hopes and Fears, Winter Songs, The World as it is Today) mais fructueuse et inspirante. Très inspirés par la musique contemporaine mais avec une attitude nettement rock/pop, on peut les considérer en première approche comme les inspirateurs du courant Art-Rock. Leur musique est très difficile d'accès : ce n'est pas le genre de chose qu'on écoute sur la route, plutôt en fin de soirée au coin du feu. Souvent dissonants mais lyriques, il ne brossent pas l'auditeur dans le sens du poil. Mais quelle richesse de styles, d'inspiration, de profondeur des thèmes... Commencez par "Winter Songs", concept-album basé sur les bas-reliefs de la Cathédrale de Chartres, puis plongez dans le très politique "The World as it is Today" et ses textes toujours d'actualité malheureusement. "Hopes and Fears", quand à lui, est un disque de transition avec Henry Cow - les chansons sont tirées des sessions de "Western Culture".

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    Que ce soit juste pour retrouver sa ligne , ou pour le plaisir de marcher ensemble en apprenant l'espagnol, ne manquez pas la marche des indignatos. On eut les rencontrer, echanger , les heberger ou les inviter à dîner , faire avec eux un long chemin ou juste un petit bout de route entre l'Espagne, la France ou Bruxelles... Une bonne transition entre les vacances et ... la rentrée ! Bonne route, compagneros ! Regardez SVP l'itinéraire pour voir si vous pouvez les accueillir, leur porter assistance, voire même faire un bout de chemin avec eux ! Itinerario de la marcha 1. Día 1 julio: Salida de Córdoba a las 8,00 horas, c/ Cartago a Villafranca (28 km). 2. Día 2 de julio: De Villafranca a Villa del Rio (30km). 3. Día 3 de julio: De Villa del Rio a Andújar (29km). 4. Día 4 de julio: De Andújar a Bailen (28km). 5. Día 5 de julio: De Bailen a la Carolina (27,3km). 6. Día 6 de julio: De la Carolina a Almuradiel (34km). 7. Día 7 de julio: De Almuradiel a Valdepeñas (34,7). 8. Día 8 de Julio: De Valdepeñas a Manzanares (29km). 9. Día 9 de julio: De Manzanares a Villarta del San Juan (33km). 10. Día 10 de julio: De Villarta de San Juan a Madridejos (31km). 11. Día 11 de julio: De Madridejos a La Guardia (38km). 12. Día 12 de Julio: De la Guardia a Aranjuez (35km). 13. Día 13 de julio: De Aranjuez a Pinto (29km). 14. Día 14 de julio: De Pinto a Madrid (24km). 15. Día 15 de julio: De Madrid a Alcala de Henares (33,6km). 16. Día 16 de julio: De Alcala de Henares a Guadalajara (27,5km). 17. Día 17 de julio: De Guadalajara a Trigueque (25,2km). 18. Día 18 de julio: De Trigueque a Algora (35km). 19. Día 19 de julio: De Algora a Esteras Medinaceli (30km). 20. Día 20 de julio: De Esteras de Medinaceli a Arcos de Jalón (25km). 21. Día 21 de julio: De Arcos de Jalón a Cetina de Arroyo (36km). 22. Día 22 de julio: De Cetina de Arroyo a Terrer (29km). 23. Día 23 de julio: De Terrer a El Frasno (27km). 24. Día 24 de julio: De El Frasno a Calatorao (23km). 25. Día 25 de Julio: De Calatorao a La Muela (26km). 26. Día 26 de julio: De la Muela a Zaragoza (26km). 27. Día 27 de julio: De Zaragoza a Osera de Ebro (34km). 28. Día 28 de julio: De Osera de Ebro a Bujaraloz (36km). 29. Día 29 de julio: De Bujaraloz a Candasnos (20km). 30. Día 30 de julio: De Candasnos a Fraga (25km). 31. Día 31 de julio: De Fraga a Lleida (29km). 32. Día 1 de agosto: De Lleida a Les Borges Blanques (25km). 33. Día 2 de agosto: De Les Borges Blanques a L´Espluga de Francoli (26km). 34. Día 3 de agosto: De L´Espluga de Francoli a Vila-Rodona (30km). 35. Día 4 de agosto: De Vila- Rodona a Banyeres del Penedes (23km). 36. Día 5 de agosto: De Banyeres del Penedes a Sitges (27km). 37. Día 6 de agosto: De Sitges a Sant Boi de Llobregat (29km). 38. Día 7 de agosto: De San Boi de Llobregat a Barcelona (15km). 39. Día 8 de agosto: De Barcelona a Mataro (30km). 40. Día 9 de agosto: De Mataro a Malgrat del Mar (29km). 41. Día 10 de agosto: De Malgrat del Mar a Riudellots de la Selva (33km). 42. Día 11 de agosto: De Riudellots de la Selva a Bascara (35km). 43. Día 12 de agosto: De Bascara a Figueres (34km). 44. Día 13 de agosto: De Figueres a La Jonquera (22km). 45. Día 14 de agosto: De La Jonquera a Le Bouloo (28km). 46. Día 15 de agosto: De Le Bouloo a Perpiñan (23km). 47. Día 16 de agosto: De Perpiña a Leucate (34km). 48. Día 17 de agosto: De Leucate a Narbonne (37km). 49. Día 18 de agosto: De Narbonne a Maraussan (31km). 50. Día 19 de agosto: De Maraussan a Faugéres (30km). 51. Día 20 de agosto: De Faugéres a Lunas (24km). 52. Día 21 de agosto: De Lunas a La Pezade, La Couvertoirade, Francia (30km). 53. Día 22 de agosto: De La Pezade, La Couvertoirade a Millau (35km). 54. Día 23 de agosto: De Millau a Sévérac-le-Château (32km). 55. Día 24 de agosto: De Sévérac-le-Château a Chirac (35km). 56. Día 25 de agosto: De Chirac a Aumont-Aubrac (31km). 57. Día 26 de agosto: De Aumont-Aubrac a Loubaresse (27,9km). 58. Día 27 de agosto: De Loubaresse a Vieillespesse (27km). 59. Día 28 de agosto: De Vieillespesse a Lempdes-sur-Allagnon (34,2km). 60. Día 29 de agosto: De Lempdes-sur-Allagnon a Coudes (32km). 61. Día 30 de agosto: De Coudes a Menetrol (35km). 62. Día 31 de agosto: De Menetrol a Ebreuil (35km). 63. Día 1 de septiembre: De Ebreuil a Montmarault (39km). 64. Día 2 de septiembre: De Montmarault a Herisson (33km). 65. Día 3 de septiembre: De Herisson a Saint-Amand-Montrond (37km). 66. Día 4 de septiembre: De Saint-Amand-Montrond a Levet (25,2km). 67. Día 5 de septiembre: De Levet a Mehun-sur-Yèvre (35km). 68. Día 6 de septiembre: De Mehun-sur-Yèvre a Theillay (29km). 69. Día 7 de septiembre: De Theillay a Nouan-le-Fuzelier (27km). 70. Día 8 de septiembre: De Nouan-le-Fuzelier a Ardon (34km). 71. Día 9 de septiembre: De Ardon a Gidy (32km). 72. Día 10 de septiembre: De Gidy a Toury (26km). 73. Día 11 de septiembre: De Toury a Etampes (34km). 74. Día 12 de septiembre: De Etampes a Laville-du-bois (29km). 75. Día 13 de septiembre: De Laville-du-bois a Paris (28km). 76. Día 14 de septiembre: De Paris a Louvres (27,3km). 77. Día 15 de septiembre: De Louvres a Chamant (26km). 78. Día 16 de septiembre: De Chamant a Remy (31km). 79. Día 17 de septiembre: De Remy a Roye (36km). 80. Día 18 de septiembre: De Roye a Peronne (34km). 81. Día 19 de septiembre: De Peronne a Bapaume (26km). 82. Día 20 de septiembre: De Bapaume a Fampoux (30km). 83. Día 21 de septiembre: De Fampoux a Seclin (36km). 84. Día 22 de septiembre: De Seclin a Froyennes (30km). 85. Día 23 de septiembre: De Froyennes a Ath (37km). 86. Día 24 de septiembre: De Ath a Saintes (35km). 87. Día 25 de septiembre: De Saintes a Bruselas (26km). L'adresse du blog de la Marche Córdoba-Bruselas pour la dignité et pour récupérer nos droits : http://viajeporladignidad.blogspot.fr/ Contacts France : https://www.facebook.com/ixfactor Contact Belgique : https://www.facebook.com/fatima.mgdvinaspre

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  • 09/04/13--12:16: L'addition par Stephanaa
  • Dans ce Café il n'y a que des tables pour une personne. Vis à vis il y a une terrasse où on sert Le Big Mac à la mayonnaise plein de Gruyère ,de frites et 100 g de ketchup. Libre à ceux qui désirent se râper davantage de Gruyère . Mais les végétariens et les omnivores désadaptés ,rentrent toujours dans le Café : un monsieur en pyjama rayé, un commis voyageur qui en a marre de placer sa marchandise , une femme sans voix qui se tait mieux qu'elle ne parle , un jeune homme maladroit sur ses jambes d'araignée ... Un homme avec une plaie à nu sourit à ses souvenirs ,se gratte le nez,puis fronce les sourcils, fait un clin d'oeil,sirote son café parce qu'il est de bon ton de faire du bruit en sirotant le café ...Oui. J'appréhende tout. Je choisis une table indépendamment de quoi que ce soit. Le garçon prend ma commande brièvement ,avec froideur. Je suis là à cacher mon bordel et déambulation, voir pourquoi je multiplie les erreurs ,faire le bilan des morts chaque année sur Le Mont Blanc, des morts par noyade et de ceux mordus par un requin , peser un grain de café et le poids d'une mouche qui tournoie la cafetière... J'ouvre ma boite sécurisée et effectue l'inventaire de mes objets de valeur : un poster jauni représentant l'Aiguille du Midi et un alpiniste qui pend au bout de sa corde, les livres dont l'auteur porte une barbe et tente de faire fortune à la roulette, les livres d'un autre qui n'aimait guère son père désargenté ,avec un goût tenace pour l'alcool, le portrait d'un jeune homme dont la façon non conformiste de manger des cerises vertes ,me ressemble ...et les yeux ... Avec l'addition,le garçon m'apporte une assiette de petits fours et un sourire affecté .Je m'aperçois alors de la somme exorbitante à payer et de la supercherie . J'esquive timidement une remarque sur l'erreur portée sur ma facture . -Madame,c'est inclus dans le prix le coût de vos amusements ,car tout agrément coûte cher. La somme à payer majorée des intérêts pour les erreurs répétées ,les jours tués ,les amours désenchantés ... Il fait chaud. J'enlève le pull .Le soleil est encore haut,ricochant sur le demi -ciel . La pupille se dilate . Des groupes de mouches se rassemblent et parlent entre eux ...

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  • 09/03/13--14:05: Pic apéritif par PoinG
  • C’était un bâtonnet en bambou, taillé en pointe d’un côté, une boucle à l’autre extrémité. Bizarrement il s’attacha à ce bout de bois. Il s’identifiait à ce concept bi directionnel : d’un côté je pique et confabule, de l’autre je la boucle et me retourne sur moi-même. Il gardait ce fétiche dans la poche arrière de son jean, l’élasticité naturelle du bambou se pliait aux mouvements du fessier. Il était peu à peu devenu ce double sens comme d’autres vivent une double vie. D’un côté ça l’excitait, de l’autre il ne se compromettait et entre les deux, le bois restait lisse, doux et ne cassait jamais. Ni les burnes, ni la tête, ni les pieds. Il fallait juste faire un peu attention, ne pas se prendre les pieds dans cette illusion, au sens de ne pas se trahir, ne pas briser ce bréchet de bois vert, un faux pas pourrait anéantir cette belle élasticité contrastant avec les douleurs qu’il rencontrait au saut du lit. Allumer devint un jeu d’enfant. Il y retrouvait le plaisir subversif et innocent du bambin jouant avec les allumettes. Les femmes ne manquaient pas et tout ce qu’elles attendaient, c’était d’être séduites. Tel un des chevaliers du subjonctif d’Orsenna (« Le subjonctif, c’est le mode des fous de liberté, de rêves et de désirs »). Il se forgea un discours au burin et l’entraina comme on croise le fer avec des épées de bois, se dessina une côte bien taillée, pas rouillée pour un clou. Puis il entra dans l’arène du virtuel, il serait le chevalier de la logorrhée, insatiable et d’une juvénile constance, le doigt posé sur la volatilité comme sur le bouton rouge: échappatoire en cas de danger. Il avait tant de choses à dire à ces donzelles, peut-être même au monde entier. Le monde savait-il qu’il existait ? Cette posture chimérique lui était plus confortable que celle d’avoir existé, de n’avoir que des souvenirs à croquer. Il déplaça la victoire de quelques pas en arrière. Son objectif n’était pas de botter en touche, il se contenterait d’être sélectionné, il laissait s’entrebâiller les portes du possible, sans pour autant avoir l’intention d’y entrer. Être apprécié pour celui qu’il avait créé, fabriqué à l’aune de ses propres côtes, lui suffirait. Peut-être cueillerait-il quelques confidences juteuses, comme des cerises sur des gâteaux crémeux lui procurant une satisfaction digne d’un strike au jeu de quilles. On aurait dit un Guillaume Tell dont la flèche resterait indéfiniment suspendue en l’air, n’atteignant jamais la cible d’une réalité trop affligeante. C’était son divertissement, sa façon de passer le temps comme grignoter des zakouskis pour s’ouvrir l’appétit sans intention de se mettre à table. Et puis un jour il mourut. Le jour de son enterrement, une femme s’est approchée du trou et lança dedans l’équivalent d’une ramette de papier A4. Les feuilles s’éparpillèrent et furent recouvertes par les poignées de terre. Après la cérémonie, je la rejoignis, mue par la curiosité. Elle accepta de prendre un café et de tout m’expliquer. Elle avoua avoir poursuivi cet homme d’un site de rencontre à un autre, ils ne s’étaient jamais rencontrés, elle n’en avait jamais éprouvé le désir. Puis après avoir parlé comme si cela la soulageait, elle finit « Mais il n’a jamais deviné que toutes ses conquêtes n’étaient jamais qu’une seule et même personne » et son regard s’éclaira comme celui d’un enfant qui vient de gagner la partie.

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    Najma Akhtar est une musicienne d'origine Indienne méconnue mais de grand talent. Elle est née et a grandi à Londres. Dans ce "melting pot" culturel, elle a été autant influencée par la musique de ses origines indiennes que par le rock, la soul, le funk ou le jazz. Suivant une impulsion irrésistible, elle s'est lancé dans un voyage de découverte musicale et est devenue la pionnière d'un style qui fusionne la tradition ghazal avec des styles occidentaux inattendus. Elle a une voix d'or quasi magique... Un de ces albums les plus connus est Rischte, un projet musical mêlant les chants ghazals indiens écrits et interprétés par la belle Najma et le blues. Loin de penser qu’il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas, Gary Nesbitt, à l’initiative de ce projet, a proposé à Najma Akhtar de collaborer avec le guitariste américain Gary Lucas (Captain Beefheart, Lou Reed, John Cale, Jeff Buckley…) afin de chercher les ponts possibles entre chant indien et blues. Cette dizaine de titres, expérimentés sur scène avant d’être enregistrés en studio dans le New Jersey, laisse toute sa place aux autres intervenants, qu’il s’agisse de la violoniste Alicia Svigals ou des tablistes Nitin Mitta, Dibyarka Chatterjee et Narendra Budhakar. Au sommet de leur art, Najma, Gary et leurs amis signent un album où coulent nonchalamment et avec grâce les eaux du Mississipi et du Gange. Je les ai vus en concert à Paris et c'était magnifique. Faariyad est aussi un très bel album uniquement constitué de chants indiens interprétés par la voix d'or de la chanteuse. Pour en savoir plus, aller sur le site de Najma Akhtar, aller sur son site najmaakhtar.com

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