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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    C'est la rentrée ! C'est la rentrée sur pc.c..., C'est la rentrée, le retour des anciens, et, l'arrivée de nouveaux pécéistes, l'occasion sans doute de créer de nouveau liens cordiaux et conviviaux sur ce site de « Rencontre par Affinités Culturelles ». Je ne proposerai pas de jeux de dix mots ou d'autres déjà courus en cette rentrée, non, je tenterais de proposer, d'esquisser un espace où l'on se sente bien au quotidien, ô, je n'inventerai rien, tout existe déjà..., peut-être simplement rappeler que « L'espace pc.c » est comme un CLUB ( de tennis ; par exemple ), quand l'ambiance est bonne et ressemble à - tous - ses adhérents, « La vie devient plus facile et plus belle ». En fait, l'espace est adapté au quotidien..., c'est sans doute le quotidien qu'il conviendrait d'améliorer... ! Ici, il s'agirait de faire ce que l'on aime « tous »  - partager... ! Partager le temps d'un commentaire..., Partager dans un espace qui nous ressemble..., Partager dans un bon esprit, franc, courtois et poli ! Bien sûr, en respectant, et, en appliquant l'ensemble des règles des C.G.U. de pc.c..., ( Conditions Générales d'Utilisations de pointscommuns.com... ! ). Dans ces conditions..., « La vie virtuelle devient plus facile réellement ». Ce sont souvent les moments les plus ordinaires qui comptent le plus. Comme flâner dans les allées des nouveaux commentaires et découvrir un nouveau texte, voire un nouvel auteur, et, peut-être se découvrir des affinités, et, peut-être même un(e) nouvel(le) ami(e)... ! C'est en fait, « La clé de la réussite annoncée de pc.c »... ! Bien que certains privilégient d'abord L'écriture à La rencontre..., en réalité dans ce virtuel, les deux se retrouvent liés, et, en principe, - c'est bien ainsi. L'essentiel étant d'être bien ensemble, et, de prendre le temps d'être ensemble, se découvrir, faire connaissance, aller au bout de ses idées, les comparer, étudier les possibles, constater les éventuelles affinités..., et, poursuivre si le « plus » est au rendez-vous ! Dans cet environnement, il est possible à tous de faire la différence, en effet, chacun a sa propre personnalité, chacun son propre mode de vie, chacun a la possibilité d'agir en liberté selon ses propres capacités et moyens. Nous sommes - tous inscrits dans le même espace - pour nous rencontrer. Et, être ensemble c'est être avec, et, être avec c'est être pour... ! Alors..., A tous, une excellente rentrée encore... ! Et, souvenez-vous, TOUS ENSEMBLE..., c'est possible..., seuls la volonté et le respect comptent ! sulyvan Le 09 Septembre 2013 ( commentaire différé d'une semaine suite au bug ) .

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    Il y 4 jours j’avais soumis ce com et comme il n’était toujours pas publié, je l’ai supprimé. PCC remarche, ok, mais apparemment nous avons affaire à des gens négligents ou …. susceptibles qui n’appréciaient pas que mon texte commence par de l’ironie sur l’attitude désinvolte qu’ils ont eue lors de cette panne ! Enfin bref … j’ai toujours aimé cette chanson : «Could It Be Magic » chantée par Barry Manilow. Elle a été écrite et composée par Adrienne Anderson et Barry Manilow en 1973. http://www.youtube.com/watch?v=52-EkZRnG2E Et alors, j’ai appris que la musique est inspirée d’un Prélude de Chopin : http://www.youtube.com/watch?v=-nNtTddPtKw Prélude n°20 - ut mineur - Frédéric Chopin Quelle magnifique découverte pour moi ! Manilow est le premier interprète, mais elle a été reprise par de nombreux chanteurs et chanteuses, dont Donna Summer en 1975, avec une version disco.. http://www.youtube.com/watch?v=cizdj0TFmMQ (la vidéo est mal filmée, mais c’est sa dernière apparition à Paris, magique, quelle voix !) L’adaptation de cette chanson en français est de Jean-Michel Rivat en 1975, sous le titre "Le Temps qui court" et sera interprétée pour la première fois par Alain Chamfort. Les paroles françaises, à mon humble avis, sont assez calamiteuses et n’ont rien à voir avec le texte initial : http://www.lacoccinelle.net/243991.html pour le texte original et sa traduction et http://www.paroles-musique.com/paroles-Alain_Chamfort-Le_Temps_Qui_Court-lyrics,p88230 pour les paroles adaptées en français. Le thème change, il s’agit maintenant de la fuite du temps, un thème qui a inspiré beaucoup de poètes, parmi eux j’ai choisi les vers grinçants de Villon : Ballade de Villon à s'amye Ung temps viendra, qui fera desseicher, Jaulnir, flestrir, vostre espanie* fleur : Je m’en risse, se tant peusse marcher, Mais nenny : lors (ce seroit donc foleur*) Vieil je seray ; vous, laide, et sans couleur. Or, beuvez fort, tant que ru peult courir. Ne donnez pas à tous ceste douleur, Sans empirer, ung povre secourir. *1- épanie : Ces fleurs sont "épanies" c'est à dire au summum de leur beauté et suggère la proximité du déclin qui suivra cet épanouissement. *2- foleur : folie

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    L 'enfant et son bateau, J'aime à contempler, Sur le ruisseau égaré, Les petits bateaux en papier, Que l'enfant a composé. Ce n'est qu'un gosse de Paris, Indifférent à la vie . Il rêve près du ruisseau, Il rêve de grands bateaux, Les cheveux en broussaille, L'esprit qu'à peine on assaille. Il grave dans la pierre, Son bonheur pour la mer. Petits bateaux en papier, Que de rêves se sont brisés, Sur la coque fragile Du grand Paris tranquille. Cet enfant, cet enfant de Paris, N'a qu'un seul ami, Son ami c'est l'océan L'Océan, le grand Qui engloutit les rêves d'enfants. Va, petit gamin ! Peut -être demain Sur ta petite frimousse insouciante, Tes lèvres seront souriantes. Les rêves d'enfant C'est la Grande Evasion ! Paris_Mai_1974

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    Paris, novembre 89. Pigalle la Blanche. Un homme frissonne. Le froid n'y est presque pour rien. C'est le désespoir qui fait vriller son coeur et trembler ses doigts. L'homme sort hébété d'une laverie automatique. Il s'asseoit sur un banc, à coté d'un clodo. Se roule une tige, sans cesser d'essayer de calmer la tremblote qui l'agite. Le clodo est toujours le même clodo qui hante la place devant le théatre de l'Atelier. C'est un soi-disant poête maudits des Dieux. Il boit pour se remémorer de vieux vers inventé, qu'il a oublié sinon, de vieux vers qui sont sortis de son cerveau tourmenté il y'a plus de 30 ans et qu'il n'a noter nulle part. Alors l'homme descend des litres de vin dans des bouteilles en plastique. Ce jour là il a l'air soucieux. Il cherche une rime en "ouille" en s'interdisant de se vautrer dans la vulgarité facile. Il se sait en terrain glissant. Les deux hommes restent muets, le regard fiévreux, de la buée s'échapant de leurs lèvres arrondient par la stupeur. Cet homme, hagard et au bord du précipice, assis sur un banc a côté d'un poête alccolique, c'est moi. Je m'en souviens bien a présent. Je me souviens de qui j'étais ce jour là, précisément. Je venais de voir l'Abomination et rien ne fut plus comme avant. J'errai les jours qui suivirent dans un état de confusion totale. Je décidai de me liquider, pour le principe. J'avalis ma carte orange pour m'étouffer. Encore aujourd'hui, j'ai du mal à me lever le matin.

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    Père et fils avaient chacun une Citroen 404, et nous partions en famille au bois de Cise, les dimanches après midi, ma grand mère suppliant son mari : « fais encore un tour sur la place, que j’entrevoie une dernière fois ma maison » Elle a répété et répété ça, chaque dimanche, persuadée que le plaisir qu’elle allait prendre à s’asseoir au dessus de l’herbe pour manger un gâteau battu devait être châtié par un incendie spectaculaire. Qui ne vint jamais, dommage, attente insatisfaite. Mon père vendit la Citroen noire style mafia ( la Citron, disaient ils, pour essayer de lui donner une crédibilité « fruit de la nature », de la nature, pas de la passion. ) et revint triomphant avec une 2 CV grise, premier modèle, dont il nous nous démontra comment voir par soi même le niveau d’essence en introduisant un bâton ( on l’a de suite appelé la baguette magique)dans le réservoir. Nous passâmes ainsi de la voiture noire, triste à mourir, héroïne de tant de crimes – car jamais je ne vis un film avec ces 4 grosses roues, traction avant, ce coffre suspect, ces portières hermétiques, sans retrouver le sentiment d’enfermement initial et d’odeur de poussière noire- à une légèreté facile, nous ouvrant des horizons libertaires. Brinqueballés dans la dedeuche, enfin nous vivions la liberté, le bonheur de ne faire rien comme tout le monde, le vent dans les cheveux, nos rires émoustillés quand la voiture tanguait. Avions nous si petits l’idée sociale de ce qui se fait et qu’un grand bourgeois devrait plutôt s’ennuyer dans sa grande voiture fermée, que conduire dans les sentiers sableux une boite de conserve sur roues , comme un anarchiste qu’il était? Nous devions sentir l’exception que nous formions, et mettions un point d’honneur, au départ, en étouffant nos pouffades, à nous asseoir l’un sur l’autre, 2 d’un côté, 2 de l’autre sur les sièges de toile tendue comme des transats de plage. Inévitablement, nos pyramides se cassaient la figure avec les cahots et la mêlée commençait, d’abord dans la farouche nécessité d’éviter la barre (on a plaint assez les familles de trois enfants, inexorablement le plus faible d’entre eux devait se dévouer) alors l’un des quatre se levait en se tenant à la barre du haut, suivi d’un autre plus malin, et comme on ne pouvait pas être debout les quatre ensemble , ça finissait généralement dans la pagaille , les exhortations, les c’est mon tour maintenant, les c’est pas juste, les c’est toujours les mêmes jusqu’à ce que , tous les recours ayant été éventés, on en vienne aux mains , rapidement, dans une rage éphémère. Nos quatre corps à l’arrière se jetaient les uns contre les autres, et on en remettait, et on se tombait dessus dessous, et on trouvait ça désopilant et on ne pouvait plus se démêler, ensemble indistinct de bras, de jambes, essai d’éviter la barre du milieu, puis rétablissement éminemment correct quand nous revenions en ville et que nous devions, muets de bonheur, arborer notre fierté. Epuisés, nous l’étions, et ravis, épatés, magnifiquement hilares, conscients du privilège de notre décapotable, heureux. (Après Cham l'an dernier, Tzigane et Sablaise.... on attend de pied ferme la suite de la saga.)

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    L’art est le soleil autour duquel se coupent ici avec brio l’orbite des thèmes du talent, de l’ambition, de la vérité, du travail, de la réussite, de la nature, de la beauté, de l’argent, …Dans ce magnifique conte triste, d’à peine 40 pages, au charme simple et profond des fables universelles, une pincée de fantastique donne un coup de fouet à un récit d’abord tranquille, qui s’emballe au rythme du destin météorique du jeune peintre Tchartkov : « le portrait que Tchartkov avait devant lui présentait quelque chose de bizarre, qui n’était déjà plus de l’art, qui détruisait l’harmonie de l’oeuvre… ‘Que signifie-cela ?... C’est tout de même la nature vivante ! Pourquoi donc ce sentiment étrange, pénible ?’ » « Etait-ce un cauchemar, les sortilèges d’un démon, les délires de la fièvre ou… » « - Non mon petit père, grand merci pour les tableaux ! Encore si leurs sujets étaient nobles, on aurait pu les accrocher au mur…Je vous le dit : il n’y a de pire locataire qu’un peintre : un cochon qui vit en cochon. » Après ces quasi-fausses pistes en extrait, une conclusion : Ceux qui aiment l’art (et la peinture au moins un peu) se régaleront de cette perle. Mais les interrogations qu’elle brasse vont bien au delà. Dans bien des métiers, jusqu’où doit-on dire la vérité pour satisfaire sa conscience / jusqu’où plaire pour gagner son pain ? La souffrance est-elle une condition de la créativité ? Un hasard, à lui seul, peut-il être le responsable du destin heureux ou malheureux d’une vie? Voilà des fenêtres qui s’ouvrent à la clôture de ce chef d’oeuvre de Nicolas Gogol. (Dans l'édition en ma possession, Le Portrait est couplé avec Le journal d'un fou, conte burlesque qui montre une autre facette de l'auteur.)

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    C’était il y a très très longtemps. Et très loin, très très loin. À des années lumière Du calme et de la sérénité. C’était à une époque Où tout était encore possible. Tout reste toujours possible. Où les cœurs étaient jeunes. Malléables. Palpables. Ils le restent toujours. Ou ne le sont jamais. « Et ce regard indéchiffrable ». J’aurais été capable de trouver Toutes les raisons au monde, Profondes ou futiles, Pour expliquer Pourquoi nous ne serions pas allés Marcher ensemble, La main dans la main, Avec une vision commune Vers l’horizon des souvenirs. Parce que c’était toi. Parce que c’était nous. Tu étais au fond de mon cœur. Et s’est produit une sorte de lente mutation. La théorie de l’évolution assure Que le processus est toujours lent. Lent, subtil mais redoutablement efficace. C’était un dimanche matin Assez tôt, le ciel était bleu. Le soleil frais de l’automne Puisait dans ses dernières réserves Toutes les munitions du cœur et de l’âme Pour garnir le plat des sentiments. J’étais venu en avance mais tu étais déjà là. Gisant. Non, lisant sur un banc. Tout près de la scène. De la Seine. L’esprit encore engourdi d’une courte nuit. Ce fut alors dans la torpeur de la Découverte, Échange de pensées ultimes : « Et te voilà en face de moi » « Quelle belle arrivée ! » "La Bienvenue" de Calogero : http://www.youtube.com/watch?v=X8SFryWKpdE

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    Mallory Kane est une espionne au contrat, dans une agence privée prestataire du gouvernement des USA. Elle vient d'être trahie, et sauver sa peau devient une activité épuisante, malgré la sobriété des acteurs et la direction fluide et élégante - dans ce film de brutes - de Steven Soderbergh toujours aussi maître. « Piégée » (2011) s'appuie sur un scénario de machination à tiroirs classique voire banal, pour offrir une petite bombe rafraîchissante d'originalité rugueuse et percutante dans le monde des films d'actions, entièrement centrée autour de Gina Carano, joyau naturel qui joue le rôle de Mallory Kane. Pour amateurs du genre tout de même : Kane est certes une femme, mais elle cogne sans chichi dans tout ce qui porte couilles. Elle a des ovaires gros comme ça et ils sont en titane. On est loin ici du machisme futile et léger d'Ocean 11, 12, 13, 14, 436, même si on reconnaît tout de suite la patte du réalisateur dans l'ampleur de la photo, la qualité des éclairages et la beauté des mouvements d'acteurs. A l'intérieur de cette opulence soderberghollywoodienne, on trouve des pépites soderbexpérimentales, dans le réalisme cru des parties sans bande-son, ce qui rend les villes vivantes (Barcelone, Dublin et à travers les Etats-Unis) et valorise la respiration sous pression de l'héroïne ; dans la sobriété des dialogues et la conduite serrée de l'histoire ; dans la prise de vue stable des scènes de combat, parfois même en plan-séquences redoutables de vivacité et de clarté au service du spectateur, à contre-pied de la mode actuelle du toujours-plus-chaotique - si souvent mal utilisé et gavé d'effets numériques ; et surtout, dans la mise en valeur de Gina Carano, seule femme à l'affiche et qui porte totalement le film alors qu'elle n'est pas actrice. C'est d'autant plus notable qu'elle est entourée de seconds rôles masculins fameux : Antonio Banderas, Michael Douglas, Michael Fassbender, Ewan McGregor (que je trouve aussi insipide qu'un fromage sans sel dans tous ses rôles, mais il reste une valeur sûre et reconnue du cinéma) Shanning Tatum et une participation de Mathieu Kassovitz. En fait, « Piégée » est un film aussi viril que peu macho ; le contraire des « Ocean » en beaucoup de choses, décidément (j'aime beaucoup les Ocean aussi, pour leur divertissement aimable et badin et Julia Roberts toujours décorative) Là, dans ce choix de Gina Carano qui est une boxeuse thaï (*) professionnelle, pour jouer une combattante meurtrière, on reconnaît le Soderbergh de « Girlfriend Experience » (2009) un pseudo-documentaire sur la vie d'une escort-girl jouée par Sacha Grey, une actrice star du porno sans expérience du cinéma classique. Il déclare d'ailleurs que c'est en voyant Gina Carano combattre à la télé, qu'il a voulu faire un film entièrement autour d'elle. C'est une petite femme brune et musclée, au regard sauvage et au visage brut. Il faut regarder les boni (bonus, boni, non ?) pour apprendre qu'elle n'est pas comédienne tant elle tient son rôle, mais il suffit de la regarder bouger quelques minutes pour comprendre qu'elle n'est pas une « comédienne ordinaire ». Sa gestuelle animale et économe n'a rien de cinématographique et remplit l'écran. Les scènes violentes sont crues et totales, pourtant elle reste une femme à chaque seconde. C'est l'avantage de cette combattante professionnelle : face à un homme, par exemple le colosse Shanning Tatum, une comédienne classique sera en partie doublée par une cascadeuse, ne serait-ce que pour préserver l'actrice du poids de son adversaire en cas de chute involontaire, et on fera des gros plans sur des ongles vernis, des jambes habillées de résille et des boucles d'oreille pour rappeler sa féminité. Carano fait tout elle-même sans artifice, les plan-séquences en pied soulignent la différence de gabarit et de méthode entre elle et ses adversaires, ce qui confère aux scènes une réalité inattendue : de la violence physique naturelle, brutale, affirmée, féminine. C'est ce qui explique l'accueil mitigé reçu par ce film, car sa fidélité au genre « film d'action » n'attire le public ni féminin ni curieux, et sa force et sa beauté décalées restent hors de portée des machos même timides, qui ne voient qu'un film d'action certes bien troussé, mais qui ne sort pas du lot et même pire : de Soderbergh on attendait mieux. C'est un film de niche, un OVNI que peu de réalisateurs savent maîtriser, et pour lesquels peu ont la crédibilité nécessaire à les financer. Voilà une femme non pas jusqu'au bout des ongles, mais du fond de ses os, et c'est dans un film pour homme que Soderbergh a mis en lumière cette féminité hors du commun, un écrin qui souligne à la fois sa différence et sa familiarité avec les hommes. Une femme, donc. ______________ (*) La boxe thaï ou muy thaï est un art martial originaire de Thaïlande et assez répandu aux USA, sorte de mélange entre boxe anglaise et karaté : on combat avec toutes les parties du corps, le plus souvent à poings fermés. On y utilise aussi des frappes avec les coudes et les genoux d'une manière qui est particulière à cette boxe.

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  • 09/24/13--14:52: NANNI.... par Minos36
  • A UNE DEESSE VESUVIENNE Anna, Nannina, Nanni’, Tout ton corps nous parle De tes racines napolitaines Mais tu es presque une fille Des plages africaines. J’allume des feux étranges Aux pentes de ton Vésuve. Les mains cherchant La montagne de Venus. Tes longues blanches jambes, Tes cuisses, ton sein, Ont les courbes Du Golfe parthenopéen. Ma langue entre tes rivages Là où plus est sombre La douceur de l’ombre vespérale. Crie, Nanni’… Crie. Mélange le jour et la nuit. Crie Nanni’… Crie. Unis le soleil aux étoiles diaphanes, Les chevaliers orgueilleux aux pégases fatigués. Crie Nanni’…Crie Abolis la vaine course des saisons, Reste en celle de l’orgasme éternel.

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  • 09/23/13--13:11: intemporel par Pianissimo51
  • Bouleversé, c'est vraiment ce que j'ai ressenti, cela pose bien entendu la question du titre, " le choix de..." ce mot m' a toujours interrogé. Quand une vie se trouve prise "dans le tourbillon de l'histoire" , quel choix , sinon d'essayer de survivre. C'est un roman américain foisonnant , l'histoire de l'Amérique où le génocide, racisme, restent dans la mémoire mais aussi sur la difficulté d'écrire pour un écrivain et la complexité de l'âme humaine. Le cinéma s'est emparé du sujet, une actrice américaine, sublime, un film très, rès émouvant, un énorme succès. Quand littérature et cinéma font parfois... bon ménage

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    Le 11 septembre dernier, le magazine Challenges a peut-être voulu célébrer, avec l’humour qui le caratérise, le dixième anniversaire d’une brutale réduction de personnel : il a publié un petit papier intitulé : Ces jobs inutiles dont les entreprises se passeraient bien. http://www.challenges.fr/management/20130911.CHA4158/ces-jobs-inutiles-dont-les-entreprises-se-passeraient-bien.html L’article a été écrit par Madame Laure Emmanuelle Husson et mérite d’être cité. « "These are what I propose to call 'bullshit jobs' " (c'est ce que je propose d'appeler des "jobs à la c..."). David Graeber, anthropologue et anarchiste américain n'y va pas avec le dos de la cuillère. Dans une tribune publiée le 17 août dernier et intitulée "Du phénomène des jobs à la c...", il critique fortement les métiers de services qui, selon lui, n'ont d'autre utilité que d'occuper autrui et lui éviter le chômage. Ce n’est pas tous les jours que le magazine Challenges fait la publicité d’un anarchiste. Certes, il est aussi « anthropologue et américain » . Mais on verra que Laure Emmanuelle « n'y va pas avec le dos de la cuillère » non plus. « Dans son collimateur, les professions rattachées aux ressources humaines, au management, aux relations publiques, à l'administratif, au conseil ou encore à la finance. En somme, toutes les fonctions appelées "supports" qui participent de manière non directe à la création de valeur dans une société. David Graeber les oppose aux "emplois productifs", directement liés à la fabrication et la commercialisation des biens. » En réalité, le propos de David Graeber est un peu différent. Si on prend la peine de lire le texte qu’il a écrit au mois d’août, on comprend un peu mieux son point de vue et le postulat qu’il exprime dès la première ligne : « En l'an 1930, John Maynard Keynes a prédit que, d'ici la fin du siècle, la technologie aurait suffisamment avancé que des pays comme la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis seraient parvenus à une semaine de travail de 15 heures ». Puis il se demande pourquoi l’utopie de Keynes ne s’est jamais réalisée. Parce que, dit-il en substance, le choix a été fait de consommer plus, pas de travailler moins : « Le dommage moral et spirituel qui découle de cette situation est profond. C'est une cicatrice sur notre âme collective. » On voit que le point de vue de David Graeber n’est pas très éloigné de celui de Paul Lafargue quand il écrivait son Droit à la paresse en 1883 : il est historique, politique et même moral. Mais ce n’est le point de vue qu’adopte Laure Emmanuelle. En effet, elle pourrait considérer la situation de la France ; rappeler que, il n’y pas si longtemps, un candidat à la Présidence de la République fut élu en proposant à ses électeurs de « travailler plus pour gagner plus » ; que, pour ses partisans, l’abrogation de la loi des 35h aurait permis d’éviter la défaite du président candidat cinq ans plus tard ; et que la nouvelle majorité n’en finit pas de parler de compétitivité. Elle préfère aborder la chose du point de vue du management d’entreprise, et du management des ressources hummaines, en particulier. Ainsi, le titre qu’elle donne (ou qu’elle a laissé son manager donner à son papier : Outre leurs coûts, les fonctions supports (RH, administratif, comptabilité...) nuiraient au bon fonctionnement des entreprises. C'est ce qu'affirment certains experts, avec des arguments chocs. On remarquera l’emploi du conditionnel pour parler de l’emploi des ressources humaines. Son article est divisé en deux parties : - Le sentiment d'être inutiles (un constat désabusé ?) - Il est possible de supprimer toutes les fonctions supports (une conclusion abusive ?) Le constat désabusé, c’est l’anarchiste américain qui l’exprime en ajoutant : « « Qui es-tu pour dire ce que sont les emplois vraiment « nécessaires « ? Ce qui est nécessaire de toute façon ? Vous êtes un professeur d'anthropologie, quel est le « besoin » de cela ? "(Et en effet, beaucoup de lecteurs tabloïd prendraient l'existence de mon travail comme la définition même des dépenses sociales inutiles.) Si Laure Emmanuelle s’est posé la même question au sujet de son emploi de journaliste de Challenges, elle n’en dit pas un mot. Et comme elle ne travaille pas dans un tabloïd, elle donne la parole à un Français, expert en management des ressources humaines : « "Les services supports ne servent qu'à créer des contraintes pour justifier leur place. Ils rendent tout le monde malheureux. Ils constituent une plaie pour les entreprises", dénonce Jean-François Zobrist, expert auprès de l'association pour le progrès du management et auteur de livres. » Cela commence aussi par un constat qui a déjà été fait par de nombreux salariés, même s’ils le formulent un peu différemment quand ils ont les mots pour le faire. Mais la journaliste emploie le verbe « dénoncer » pour définir le résultat de l’expertise de Jean-François Zobrist, dont elle dit qu’il est aussi « auteur de livres ». Comme « journaliste », « expert » et « auteur de livres », ce sont peut-être des « jobs inutiles » , selon la formulation de Challenges (des « jobs à la con », « Bullshit Jobs », selon la formule de l’anarchiste qui est bien peu respectueux). Aussi, elle tient à préciser que son expert, loin d’être un agitateur un peu agité, est « Cet ancien directeur de Favi, leader mondial en fonderie sous pression d'alliage cuivreux » (…) et qu’il « parcourt la France entière pour expliquer comment il a supprimé l'ensemble des fonctions supports dans sa société. "Nous n'avons que des ouvriers, des commerciaux et 8 personnes qui s'occupent de l'administratif pour une entreprise qui a compté jusqu'à 600 salariés (400 aujourd'hui ndlr)", raconte-t-il. » « Raconte-t-il », dit-elle, comme s’il racontait des histoires, cet expert ! Et sa rédaction se croit obligée de rappeler entre parenthèses que le nombre de ses salariés est passé de 600 à 400. La difficulté est de définir les « fonctions support ». L’ancien directeur devenu expert ne dit pas ce qu’il a fait des différentes couches de management, de quelle façon s’est déroulée l’érosion des couches inutiles. Dans une entreprise de moins de 1000 personnes, les armées mexicaines ne peuvent prospérer abusivement. Mais dans les grands groupes, qu’ils soient publics ou privés, peuplés de fonctionnaires ou non, la situation, on le sait, est différente. Les « fonctions support », selon le titre de l’article de Challenges, ce sont d’abord les RH, les administratifs, la comptabilité… Mais quand Jean-François Zobrist affirme qu’elles « ne servent qu'à créer des contraintes pour justifier leur place » , ne parle-t-il pas plutôt des différentes couches de management, surtout du « middle management » ? Les fonctions officielles de ces « managers » sont de manier, de manipuler, des chiffres et de rappeler des process, mais leurs fonctions réelles sont de se montrer de fervents supporters inconditionnels de leur entreprise, de son esprit et de sa culture. Un autre expert cité par le magazine conseille les entreprises « pour réduire le poids de la hiérarchie et des fonctions support ». Il le dit presque crûment : "De plus en plus de patrons le demandent car ils se rendent compte que ça coûte très cher pour une valeur ajoutée limitée". Et pour finir, il déplore : "Il faut accompagner les entreprises vers plus de discussions et moins de reporting. Aujourd'hui les managers intermédiaires passent leur temps devant Excel à remplir des tableaux plutôt que de parler à leurs collaborateurs car en entreprise, on considère que discuter n'est pas du travail".[i] Les deux experts ne sont pas tout à fait d’accord. L’un raconte, l’autre déplore. Et Laure Emmanuelle ? A-t-elle le sentiment d’être inutile et envisage-t-elle de mettre fin à sa fonction de « supporter » inconditionnel de l’entreprise,de son mythe et de son idéologie ? Pour aller plus loin, comme on dit dans les journaux, on peut conseiller la lecture de quelques livres, Le droit à paresse (déjà cité), Travailler deux heures par jour et La gauche n’a plus droit à l’erreur où Michel Rocard et Pierre Larrouturou plaident pour la semaine de quatre jours (il faut bien commencer). http://lentreprise.lexpress.fr/management-ecologique/pierre-larrouturou-la-gauche-doit-aujourd-hui-passer-au-plan-b_38144.html [i] « Enseignant-chercheur à l'INSEEC, Damien Richard réalise des missions de conseil en entreprises pour réduire le poids de la hiérarchie et des fonctions support. "De plus en plus de patrons le demandent car ils se rendent compte que ça coûte très cher pour une valeur ajoutée limitée". Pour lui, il y a un véritable enjeu à "redonner du sens à la notion de métier". Selon lui, il y a trop d'"organisations", c’est-à-dire de strates hiérarchiques qui empêchent un fonctionnement agile de la société. "Il faut accompagner les entreprises vers plus de discussions et moins de reporting. Aujourd'hui les managers intermédiaires passent leur temps devant Excel à remplir des tableaux plutôt que de parler à leurs collaborateurs car en entreprise, on considère que discuter n'est pas du travail", déplore-t-il. Et de montrer l'exemple de Google qui n'a quasiment pas de fonctions support, très peu de niveaux hiérarchiques et qui néanmoins connaît la réussite. »

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    Monologue d'un clown, Que voulez - vous, messieurs , dames, Que je ris Que je pleure Que je danse ou que je tombe Que je m'écroule Comme un vieux château de cartes ? Je suis bon clown, Riez messieurs, dames, Riez mes gosses qui ont faim Riez ma femme qui m'a quittée, Riez , riez encore, Demain j'aurai du pain..... Je danse même, Voyez je danse, Un pas à gauche, Et encore un à droite, Je danse mes vingt ans, Je danse vos amours mortes, Je danse le pain blanc, le pain sec le pain de guerre le pain des pauvres, Je danse et je suis si vieux....... Kleindal_Juillet_1969 Remarque : poème écrit suite à une prestation à laquelle j'ai participé, déguisé en clown, et ce pour les enfants d'un centre de loisirs... mon succès fut à la hauteur de l'événement.. dans cette poésie, comme dans bien d'autres, il y a une liberté de pensée, mais l'inspiration évoquée est ce regard que j'ai toujours porté sur les autres... et que j'essaie de mettre en prose , soit par l'écriture, soit par la musique....

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    400 caractères, virtuels. Vous voulez 400 caractères, c'est beaucoup . Je suis plutôt du genre concise, titres à la "libé", cadeau d'un de mes fils. L'âge de Léaud? Un peu plus un peu moins. Il avait fait les "400 coups" , oui mais 400 caractères Ah c'est dur! Donc je disais 400 coups, Léaud a essayé de grandir à travers l'oeil de Truffaut, quel oeil lui qui était un peu sourd. Après je l'ai un peu perdu de vue, Léaud . Puis, Eustache et Bernadette , je les appelle parfois par leur prénom, virtuel...bien entendu 400, carctères , 400 coups, j'aurais aimé faire les 400 coups, j'étais trop sage. Toujours le cinéma, tranches de vie, Fanny, sa muse, et dans les "beaux jours", encore si belle . 400 caractères , j'espère avoir atteint le seuil, il me restera toujours assez de temps pour faire les 400 coups.

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    S'il est un film Indien à vous recommander, un seul, loin des comédies musicales de qualité bancale qui constituent hélas l'essentiel de cette prolifique production cinématographique, ce serait Black. Le trailer est évocateur à peine à peine de la consistance : Une histoire intense entre un vieil homme et une jeune femme, inspirée de faits réels. http://www.youtube.com/watch?v=Smd_xZHCCzI Mais avant d'aborder le film en lui même, fervents amateurs comme allergiques à ce genre, s'accorderont je pense à affirmer que le cinéma Bollywoodien de qualité (j'insiste) use et abuse de comédies musicales quel que soit la nature dramatique de la fiction, aussi même les films qui relatent les pires tragédies on y voit souvent les héros danser et chanter. Evidemment, je n'évoque pas les 90% de l'essentiel de cette industrie, que je suis incapable de regarder plus de deux minutes chrono en main sans éclater de rire quand je suis censée faire preuve d'empathie et peut être larmoyer. Nous avons tous le souvenir de décors kitsh, et parodies ridiculement low-cost, d'effets sonores datant de l'époque des dinosaures, d'effets spéciaux dignes d'un musée de cet art. Justement dans ce cinéma Bollywoodien de qualité, parmi quelques perles méconnues de l'occident et récentes pour n'évoquer que le cinéma de cette dernière décade, je cite en exemple Hum Dil De Chuke Sanam (Le film se veut un brouillon de Devdas, à mes yeux il est différent, il a une autre saveur et mérite tout autant d'être vu), Lagaan, Dil Se, Fanaa, Swades, aucun de ceux là n'échappe à un peu de légèreté à travers danse et chant. L'occident découvrira le genre dans des films inoubliables comme Devdas (par Sanjay Leela Bansaly, le réalisateur de Black), et la famille Indienne, des films qui ont connu un véritable engouement, mais qui gardent tous un arrière goût de loukoum à la rose, de réalité un chouya édulcorée, d'une part de rêve destinée à la population indienne, dont la classe pauvre accorde au cinéma une place pivot dans l'espace loisir : une place de cinéma coûte le salaire d'un mois à un pauvre, qui réclame en retour, beaucoup de rêve, des chansons qui perdurent et qu'ils entendra à la radio longtemps après, en souvenir de ce sacrifice. Black..Black échappe à tous ces moules, Black est surtout une interprétation magistrale, d'acteurs dont le talent mérite une reconnaissance internationale. Black c'est aussi 11 récompenses dont celles du meilleur réalisateur et du meilleur film (critiques et public).

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  • 09/25/13--14:43: Résolutions par Fautvoir
  • Tu te cognes fort dans le réel, car tu oublies d’ouvrir tes ailes. Pense qu'elles sont là, quand tu chancelles et peuvent mener au bleu du ciel, mais il faut que tu t'en rappelles, pas t'agiter dans ta poubelle ! Ceux qui se perdent dans leurs querelles, et les angoisses qui les harcèlent, tous ceux que les biens ensorcellent, et qui dorment dans leur escarcelle, Ceux-là c’est l’ombre qui les appelle. Fais-toi lumière, tu y excelles, quand ton cœur s’ouvre aux étincelles. C'est toi qui tiens toutes les ficelles, Pour autant que tu vois bien celles qui te relient à l'essentiel. Les peurs ne sont pas éternelles, elles fuient à la vue d’un rebelle ; et en sourires tu prendras telle qu’elle est avec toi la vie… belle ! **** pensées pour l'île hommage à Résolution

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    Cela fait depuis l’âge de six ans que j’y pense. J’ai bien retourné la question dans tous les sens. Je n’ai toujours pas de réponse. C’est un truc à se taper la tête contre un mur. Vous comprenez, j’aime trop la vie. Je ne sais absolument pas ce que c’est, la vie, si quelqu’un peut me renseigner, mais je l’aime bien, j’aime bien sa fraîcheur, son goût mâtiné de surprises et d’émotions, sa candeur dans la contemplation, sa colère dans la compréhension. La vie, c’est un peu comme l’art : ça ne sert à rien. Rien. Rien du tout. Il ne faut pas se leurrer. Oui, on peut avoir le leurre et l’agent du leurre. La vie ne sert à rien du tout. Vous n’existez même pas. Quelques miettes dans l’océan de l’univers. Quelques secondes face aux treize milliards et demi d’années qui s’enfoncent lentement dans la torpeur de l’oubli. La conscience humaine est formidable. Elle est capable de se croire quelque chose. Elle a conscience de son plein alors qu’elle manque de lucidité, celle du vide. Elle est la seule au monde à croire à l’existence. Elle est même capable d’écrire des tonnes de pages pour se rassurer de son existence. Elle a même inventé projecteurs, caméras et micros pour se croire en haut de l’affiche. Ne vous méprenez, je ne suis pas nihiliste. C’est la vie elle-même qui est nihiliste. Nihilissime même. Que sont quelques petites dizaines d’années médiocres d’une petite vie terrifiante de banalité et d’insipidité sur un petit monticule d’atomes qui sera écrabouillé façon puzzle dans à peine quatre milliards d’années ? Et encore, je m’avance gentiment. Je ne parle pas de l’oubli au bout d’une centaine d’années. Que sont ceux qui ont vécu il y a cent ans ? À part quelques individus, souvent louches et faux jetons, responsables de carnages entiers écoulés dans des cascades de mégalomanie (c’est le meilleur moyen de rester dans la mémoire des hommes) Au bout de quelques milliers d’années, la troupe s’étiole jusqu’à se réduire à peu de chose. Quelques cadavres bien emmaillotés. Des momies ! Avec plein de graffitis et de tags autour d’eux. Pas grand chose. Un langage des signes, quelques historiettes à ne pas casser un canard. Des tas d’os. C’est débile la vie. Vous arrivez de nulle part. Vous ne savez rien. Rien du tout. Vous n’êtes rien du tout d’ailleurs. Et vous apprenez. Vous apprenez tout un tas de choses. Plein de choses inutiles (a-t-on jamais vu l’intérêt du latin ou des tenseurs ?). Vous devenez même un savant, bien plus savant que les plus grands savants d’il y a quelques siècles. Vous avez même cet orgueil de connaître. Car la curiosité dérive vite en vanité quand la culture s’étale. Vous croyez savoir briller en ville. La ville, en fait, sait briller sans vous. Et puis vous crevez. Ne tergiversez pas ; ce n’est pas réservé à une élite. C’est pour tout le monde. La fin du film est mieux programmée que le début. Le début peut être chaotique, incertain, imprudent, inespéré, mais la fin est toujours prévisible et redoutée. En général, on s’y ennuie à en mourir. Après, vous laissez quelques souvenirs à quelques esprits embrumés par une tenace tristesse. Eux-mêmes vous rejoindront quelques années plus tard. Il ne restera de vous que quelques poussières, qu’on identifiera de plus en plus mal. Qu’on oubliera. N’avez-vous jamais vu dans les cimetières un écriteau devant une tombe non entretenue ("entretenue", quel mot ! comme on entretient une maîtresse) : « Cette concession perpétuelle fait l’objet d’une procédure de déclassification. Si vous êtes de la famille, prière de vous signaler à la mairie » ? En clair, on en a marre d’avoir vos restes qui polluent ces lieux, on a envie de les mettre à la poubelle et de passer à autre chose. Publicité mensongère : vous aviez payé la perpétuité. Mais c’est toujours du "pas vu, pas pris". La vie, c’est le mythe de Sisyphe. Vous montez la pierre mais vous savez qu’elle redescendra. Cela fait passer le temps. Cela ne sert à rien. Vous pouvez rire, pleurer, boire, manger, baiser, chier, il ne restera plus rien de vous dans trois mille ans. Et ne comptez pas sur vos photos de vacances. Le plastique, ça dure trente ans au mieux. Le papier, à peine cent ans. Alors, vos mémoires flash, tout le monde s’en tapera dans cinquante ans. Il ne restera rien. Rien de vous. Pas une seule larme. Pas une seule pensée. Bref, autant en finir tout de suite. Pourquoi galérer pour payer son eau et son électricité ? Pourquoi s’engager dans la spirale de l’inconscience qu’apporte la vie urbaine qui n’a rien d’urbain ? C’est absurde cette histoire. Même mort, je resterais scié dans cette absurdité. Irais-je tourner des tables pour papoter avec les soi-disant vivants ? Ou foncerais-je immédiatement sous les cocotiers ? Et puis, à quoi bon les cocotiers, franchement ? À quoi bon le soleil et le sable chaud ? À quoi bon la mer limpide et les jolies filles ? À quoi bon contempler la beauté quand tant de laideur existe ? J’ai trop peur de vivre.

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  • 09/27/13--05:34: Atchoum par Aziyadee
  • Je ne savais pas où raconter ma vie très très pidante et pas assez pédante, de beaufette dilettante, depuis le temps que j'en rêve, depuis le temps aussi que j'ai réalisé que mon gros chat "Aldi" n'est pas le bon auditoire flatteur pour mon égo surdimensionné (bah oui à corps XXL égo XXL, c'est livré avec parfois, enfin en période promo), et qu'il ne remplacera JA-mais une paire d'oreilles humaines. Sauf que les oreilles humaines ne se trouvent pas chez mon lidl du coin, et pas faute d'avoir cherché, ma voisine qui a vu crever son chat et s'est retrouvée avec queue dalle, même pas une oreille féline, même pas un poil d'oreille, pourtant je lui ai conseillé de l'empailler et d'y installer un vibreur qui réagit à la voix humaine, et comme elle n'a pas trouvé de vibreur petit comme une puce à lui mettre dans l'oreille (on lui a proposé que des longs de 20 cm pas discrets), finalement elle a du payer un psy pour pratiquer son sport favori : la parlotte de compétition (elle était championne de claquage de volets avant qu'ils ne se cassent, et depuis qu'ils sont cassés, elle voit tout, entend tout, et comme dirait un physicien "quand ça rentre, faut que ça sorte". Un psy qui lui a loué à 50 euros la séance la paire -d'oreilles bien sûr- (25euros l'unité pour ceux qui savent pas calculer), il parait qu'elle pouvait parler de tout, mais n'avait pas le droit de les toucher. Ici, sur Pcc, je découvre que j'ai des paires d'yeux à gogo, bon ça fait pas des oreilles, mais je saurais m'en contenter. Ma grand mère qui m'a légué sa baraque y'a quelques années, en taule la baraque au bidon-ville de Marseille, m'avait fait quelques sessions intensives d'apprentissage du contentement. Parait que je ronchonnais dans mon sommeil, quand elle a commencé à sentir la mort venir et qu'elle m'a parlé de son précieuuuuuux leg. Je vous rassure depuis je m'y suis fait, surtout depuis que Jamel de Secret Story a eu comme secret cet été "je suis né dans un bidon ville" c'est devenu à la mode et une personne prévenante, qui était sûre que c'est Jamel qui allait gagner, m'a proposé un prix pas mal, au cas elle y tournerait un biopic. Hélas il a perdu parce qu'il paraît que Jamel Debbouz avait un bras en moins et beaucoup d'humour, le jamel de Secret story avait des cheveux en plus et pas assez d'humour. C'était donc un mauvais investissement. Moi je me suis inscrite à toutes les émissions de télé-réalité, paraît que dans l'amour est dans le pré j'ai toute mes chances d'y trouver l'amour et me marier moi aussi. j'ai pas râté un seul Bon je ne sais où j'en étais moi, ah oui! aux yeux pour me lire, parce que je me sens seule, dans mon canapé surtout quand la télé est éteinte, et que j'ai perdu la télécommande dans le bordel qu'il y'a dessus. Mon canapé, c'est mon globe terrestre à moi toute seule, je l'ai exploré (et explosé) sans bouger, j'y ai pleuré toutes les larmes de mon corps, quand Donna par exemple a perdu Eric à cause de stéphanie dans amour gloire et beauté, j'y ai éclaté de rire quand Eddie de secret Story par exemple est passé en prime avec sa crotte de nez, pour ne citer aussi que la dernière fois, j'y râle chaque jour mais je ne me souviens plus de la raison, je suis incapable de satisfaire votre curiosité là dessus, pardon. Mon canapé était en velours vert quand je l'ai acheté dans les années 80 chez Tati, je ne me souviens pas en outre ce qu'il sentait, l'odeur qu'il a aujourd'hui m'a effacé tout souvenir olfactif, elle est un peu rance, celle qu'ont les doudous que les enfants mettent tout le temps dans la bouche sans jamais être lavés. Oui mon canapé c'est mon doudou à moi. Ses tâches ont toutes une histoire, un jour je vous les raconterai, et le plus émouvant, j'y ai perdu les eaux pour trois de mes enfants, et accouché de mon sixième dessus les dents plantées dans les bras de mon voisin pompier, décédé depuis. ça y'est je larmoie encore, faut que j'arrête j'ai les yeux qui enflent comme une grenouille, je crois que le sujet me touche tellement (il écrase mes fesses d'ailleurs au point de les rendre plates) que je ferais mieux de l'éviter tant que j'ai les nerfs à fleur de peau, je vous expliquerai pourquoi. Puis si je pleure faudra me moucher et j'ai perdu mon mouchoir dans le bordel qui traîne sur mon canapé, un mouchoir héritage de grand père (il était dans la boîte à chaussures qu'il m'a légué, avec une boite à capotes, du tabac à chiquer, et un jeu de tarot, et des morpions à gratter). Tout ça pour vous dire que je suis contente, ce soir ils passent Alien, ça me rappelle mon deuxième accouchement c'est pour ça que je suis à fleur de peau, j'ai oublié lequel, si c'est le deux ou le trois, mais j'ai une astuce pour les reconnaître : la taille du machin qui sort du ventre des nanas et la taille des filets de baves, plus ça avance dans les Aliens, plus c'est grand. Dans Alien VI, les Aliens s'amuseront à pondre leurs oeufs dans king kong, ça va être..Atchoum..pardon c'est la poussière, où en étais je donc?

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    Je suis ici pour un dernier Rayon de soleil Nuit, demanda-t-il, comment t’ouvrir ? Comment faire jaillir la lumière ? Plongé dans l’ombre je sais l’existence du soleil. Larmes, lumière cristalline, Sont dans le noir de mon cœur Et l’attente si bercée me brûle Comme feu rougeoyant. Dans cette nuit obscure de mon retour Se brûle inutilement mon amour. Et l’envie de voir ce que cache le noir. Hommes et femmes la nuit rend En presque égalité de mort. Je ne distingue rien Si non la nuit qui me brûle. Le souffle de ton feu Les chants ou les sourires lumineux de Marie Les danses avortées dans une vie désespérée. Dans le soleil vivant tout se mélange Et résiste l’immortel désir. Je veux résister à tes forces obscures Oh nuit ! Mère de mort déraisonnée. Vols de silence j’ai entendus Dans l’obscur ventre des hommes Et sur les joues rouges des femmes aimées Larmes amères de sel blanc Ce fut un jeu de lumières croisées, Un corps à corps où se découvrit La subtilité des couleurs Ce fut un face à face entre ombre et lumière. Pourquoi se fait-il si tard ? Pourquoi la nuit s’épaissit dans nos cœurs ?

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    Pourquoi pas accepter d'être heureux? juste regarder autour de nous et de voir que l'on peut arriver à sourire avec beaucoup moins que ce que nous avons. D'abord "vu" un autiste aveugle de naissance (pas de mauvais jeu de mots juste reprendre les siens). Quand on connait le monde restreint dans lequel ils souhaitent se retrancher, on imagine le chemin de croix vécu par cet adolescent pour apprendre à marcher et pour découvrir le monde qui l'entoure en cumulant ces deux handicaps. Comme souvent chez les autistes certaines capacités cognitives sont très nettement supérieures à la moyenne, Lou possède une oreille absolue et c'est au piano qu'il s'épanouit. http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=YHnw0we6QNI#t=73 Peut on sourire et rire de tout, éternelle rengaine, alors peut être que certain ont trouvé la solution pour mettre d'accord tout le monde sur les clichés, préjugés et le péril si souvent annoncé et qui nous guette tous. http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=uX5Ww3youaM#t=27 Aujourd'hui le soleil donnait sur la belle forêt qui m'entoure, elle ne s'est pas encore parée de ses couleurs incendiaires mais le ciel était si bleu. Lou Reed nous a quitté cette semaine et avec sa musique m'est revenue celles d'autres groupes qui lui étaient proches (Bowie, Iggy Pop, Roxy Music) J'ai réécouté "Avalon" de Roxy music un régal du début jusqu'à la fin avec des notes (guitare et saxo) qui préfiguraient du Dire strait. A écouter sans plus attendre http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=12t9b5FG5tw#t=25 Lcm

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    Le bouquin a eu le goncourt. Documentation fouillée, habitée, personnage complexe, un peu trop , presqu'artificiel. Je ne vais pas détailler le contenu de ces 900 pages. ça parle d'un directeur d'usine du Nord qui fut d'abord matricide, frère incestueux, assassin de flic, assassin de son meilleur ami... ...et puis évidemment c'était un cadre de la SS, un genre de polyvalent, juriste, qui a donc traversé toute la guerre et visité tous les sales endroits de la catastrophe. Tout l'objet du livre est de se mettre à la place d'un gars, sensible, rebelle, qui devient cadre d'une des plus atroces monstruosités que l'humanité ait accomplies. Je dis l'une des, parce que nonobstant le grand respect que tout chrétien doit aux juifs, on ne peut nier que le massacre est une activité récurrente de l'humanité. Et puis ce n'est pas un concours, il me semble. Bon ok il n'y a rien eu de pire. C'est vrai. Et dans ce phénomène monstrueux ceux qui ont été le plus moulus, concassés, déchirés furent les juifs d'Europe, en tant que peuples, familles, individus. Le but étant de comprendre "Comment ?" Il vaut mieux lire le livre. Pour mon propos de ce soir je me permettrais de souligner, la gradation, la brutalisation progressive. Ce fait est important. Pour nous. J'y reviendrai. Une chose qui regarde avant tout les nationalistes de tous les pays, dont les sionnistes, selon moi , c'est les comparaisons qui sont faites entre peuple allemand et juif. J'y adjoindrais l'incroyable discipline que les allemands ont imposés à leurs alliés et pays conquis, , comme la France de Vichy, autant qu'à ces gens qui ont été massacrés. Mais plus que tout, il faut parler de la peur, de la terreur, de Staline. Le moteur de la discipline, de la tolèrance à l'égard d'Hitler, détonateur des frustrations allemandes d'entre les deux guerres, c'est la terreur des bolchéviques. Ensuite c'est la technique mafieuse de "mouiller" les gens. Une fois qu'ils sont mouillés, qu'ils ont franchi leurs propres bornes, il n'y a plus de limite. La brutalisation progressive ... c'est le phénomène qu'on connait tous. On commence par laisser passer un petit filet d'eau, et puis on ne peut plus arréter le flot qui détruit les digues. Il me semble que notre époque nous conduit, gentiment, à une période qui sera très meurtrière et très horrible en Europe. A moins bien sur que l'intelligence prime, surtout celle du coeur. Pour que l'intelligence prime il faudra que certains brutalisateurs soient amortis. Je ne pense pas spécialement en politique. Quoique les mensonges et la corruption soient des facteurs de brutalisation. On pourrait citer les fronts. Mais d'une certaine manière la brutalisation n'est pas une question d'opinion, pas du tout. C'est une question d'acte. De ce qu'on se permet ou pas. C'est aussi une question d'aveuglement, de ce qu'on accepte qu'on nous serve comme fadaises et mensonges. Une phrase revenait souvent dans le livre de la part de diffèrents intervenants "les femmes et les enfants aussi ?" Au passage c'est d'un sexisme ! On peut tuer des mecs, mais les gonzesses, non ? Je rigole. Ce qui se faisait jour dans leurs consciences à ce moment là, c'est qu'en fait s'ils avaient réfléchi à leurs choix précèdents, ils avaient déjà la réponse, et ils avaient partagé ce choix. Je vais vous rassurer, les gentils inconscients, quand ils en prenaient conscience n'avaient plus qu'une hâte se faire punir par les russes. Et ça, la punition ils l'ont eu, les pauvres. Oui aussi, les pauvres. Les Nazis étaient des gens extraordinairement corrompus. D'un certain point de vue pas du tout allemand, dans le cliché. Le plus curieux c'est que dans les discours fédérateurs de l'anti-sémistisme on trouvait des phrases qu'on pourrait croire extraite de certains discours actuels. Surtout dans ceux des fronts. L'époque est diffèrente. Et puis ce n'est qu'un roman. Il y a une phrase dans le bouquin, un type , je ne sais plus de quel bord, dit "mon frère n'est pas mort pour un frigo". C'est la limite des protestations dans les sociètés matérialistes, rationnelles, on ne meurt pas pour un frigo. Pour quoi meurt-on ? Pour quoi tue-t-on ?

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