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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    ( Après ce titre il faut immédiatement préciser qu'il ne s'agit aucunement d'une seule amie particulière, mais plutot d'une synthèse de plusieurs caractères tous diffèrents, mais avec lesquels mes relations, personnelles et attentives, ont suivies le mème paradigme )(*)(*-*)(-_-) Ce que tu me dis je ne peux l'accepter. Non. Tes compliments reflète l'estiment que tu me portes et dont je te remercie. Naturellement si j'abaisse les défenses de ma, fausse, modestie je devrais admettre que tu n'ais pas tout à fait tort. Tu lis ce que j'écris, tu as soif de tout lire, mème quand c'est emmerdant, (ici un "et" que je viens de supprimer, cette manie !) ça l'est plus souvent que je ne le souhaiterais. Par plusieurs chemins qui peuvent aller de la vanité d'avoir pour ami quelqu'un qui n'écrirait pas trop mal, ou des reflets de ce que tu aurais lu ailleurs, et moi aussi, ou parce que, c'est vrai, je réponds, je m'inspire de ce que toi-mème écris, mes écrits parviennent à t'émouvoir. Tant mieux ils ne sont pas publiés pour une autre raison que celle là...c'est la principale, la première les autres en découlent. Il fut un temps où je disais, "mais moi c'est pas pareil, j'écris pour séduire". Inutile de se le cacher ce temps là fut comme une manne pour moi ; mon pain blanc je l'ai mangé avec tous les délices du martyr au paradis des 70 vierges. Des vagues de miel m'ont baigné, puis m'ont jeté sur des plages de diamants, ou êtait-ce des quartzs je n'ai pas trop fait attention, il y eut des deux et surement mème du verre pilé aussi. Le repos me déchirait. La vague qui passait, s'enfuyait avec un lambeau de peau, fruit d'une blessure que le miel cautérisait alors que la suivante se dressait déjà pour déferler sur moi. Et alors ? Et alors, c'est fini. Aujourd'hui je n'écris plus que pour me retrouver. A commencer par extraire de mes blessures tous ces petits cailloux brillants dont je ne sais s'ils sont diamant, quartz ou verre pilé. Cependant que bien sur me ils rappellent, douloureusement la compagne que j'avais lors de la blessure, chaque caillou reflète un visage, une brise parfumée. (-_-) Comprends-tu déjà, combien tes compliments tombes sur mes blessures ? Et mème pire, elle me ramène à cette fanfaronnade idiote, dont j'ai du en plus alimenter la thèse, pour ne pas devenir en plus menteur. En réalité j'ai fui, la réalité de ma personne dans cette écriture qui, "pourquoi comment" s'est trouvée un écho, toute seule, ou si peu de ma part, dans ce public, dont mon amie, ou presque, tu fais partie. (*-*) Tu me dis, ou me fait comprendre nettement, ton ambition pour moi, ou ta prétention me concernant, ou bien mème l'injonction morale que tu souhaiterais me voir suivre. Là nous touchons quelque chose de juste entre nous. Cet homme, moi, (-_-), a peur, profondément il est terrifié. Pas par les tàches à accomplir mais par la vie sociale, par le devoir, par le temps compté, décompté, le jugement, le regard d'autrui, la sélection pas si nécessaire et toujours dévastatrice. Plus encore il a intériorisé des règles de comportement, de passivité, des défaites, des fuites, des victoires amères, Ô combien amères les victoires dans une sélection pas si nécessaire et toujours dévastatrice. Cet homme ne trouve sa liberté qu'en se recroquevillant. Il n'aime pas l'acteur social qu'il devrait être. Chaque brillant que tu lui vois, sont comme des grains de sable dans une plaie. Il se sent pourrir quand il ne sèche pas au soleil, quand en sèchant il déteste la perspective d'être au menu.(*) Comme les sirènes merveilleuses avec qui il s'est roulé sur les plages, qui s'écorchaient aussi, qui sont parties au reflux, et, dont il ne sait plus s'il aurait du les aimer plus ou les aimer moins, les repousser d'emblée ou leur donner une autre chance. (*-*) Voila. Tes pensées t'honorent, les sentiments qui les soutendent, ou qui sont soutendus pas elles, sont nobles. Songe mon amie, comme il est difficile de faire correctement son métier de femme, amie, confidente, soeur, mère, ennemie jurée, emmerdeuses patentée, (*-*), quand on a en face de soi un homme qui ne connait pas son métier, d'ami, amant, confident, p... si père ça il ne confond pas, mais père putatif ? pas toujours, enfant, de mari, (-_-), Notre époque est troublée. Elle est merveilleuse, elle est comme la naissance de l'imprimerie, la domestication du cheval, le feu, l'écriture. Nous ne sommes qu'au début d'un chapitre d'une humanité nouvelle qui pour ne pas dire son nom braille déjà bien fort sur les ondes. Alors admet que ton ami, moi, puisse s'égarer, s'être égaré. Qu'il ait fait des étincelles sans chaleur, (-_-) , n'ait pas le talent que tu lui prètes, ou qu'il l'ait mais inutilisable par la sociètè qui l'a formé. Enfin, s'il te plait ne conçoit pas de rancoeur contre moi que tu laisserais aller contre d'autres. Je te laisse, merci encore de ton petit mot. (*) je rappelle que je cherche un homme, moi. Il ne s'agit donc aucunement d'analyser mon interlocutrice ou de généraliser. C'est une autre façon de parler de soi. (*-*) Naturellement restera toujours à savoir si, c'est une, 2 ou 3 voire toutes.... (-_-) hélas

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    Monologue imaginaire, un peu comme si on écoutait un homme seul (moi ?) au téléphone, mais ce n'est pas tout à fait ça non plus. "Hey !? Comment vont les études ? Bientot finie(s) ? Jamais tout à fait j'imagine. Et le guitariste, c'était bien un guitariste ? ...lui fini, oui j'imagine oublié...? Oui sans doute, une femme de ton àge a le droit d'aimer et de se retrancher - malgré tout. Surtout si elle a entrepris quelque chose, c'est normal... Dis toi que tu es un Homme, comme les autres, ce qu'on ne peut certes pas dire de toutes les femmes...et pas de tous les hommes non plus d'ailleurs. Non ce n'est pas une question de sexualité. Pas du tout. Au contraire il y a dans le choix de l'homosexualité, ou l'acceptation revendiquée, je ne veux pas faire de polèmique, un courage, une virilité que mème la plus perdue des tapettes, ou la plus diaphane des lesbiennes, peut revendiquer au front de tous ses détracteurs des fronts de boeuf. Nonobstant qu'ils puissent eux prétendre à l'humanité courageuse pour d'autres motifs. Cette assertion m'est d'autant plus chère que je ne suis pas gay. Mes 10% d'homosexualité sont une minorité pacifique, dont l'expression libre est tout à fait tolèrée du moment qu'elle ne cherche pas à dominer les 75% de straight et les 15% de divers. Oui, c'est comme ça. Je recherche un homme, et cet homme c'est moi. Non, non, non...heuuu, non. Par quoi sommes nous définis ? Ne le sommes nous pas par ce que nous faisons ? Et si nous ne faisons que peu, tout le monde ne peut pas être un champion du monde, par la signification que nous apportons aux actes banals que nous produisons, en masse ? L'Homme interprète, la culture...blablabla. Oui, bref, on s'en fout, mais que fais-tu encore là ? Et toujours dans ce mème manteau, moi j'aimais mieux l'autre, le rouge. J'ai bien aimé ta manière subtile d'évoquer nos...quoi ? Notre précèdente rencontre. Rencontre ? Je me suis perdu. J'ai fui, j'ai manqué de courage. J'ai suivi ma pente...Je me souviens que ça te mettait en colère, cela, à l'époque, les gens qui ne se réalisaient pas. Pas tout à fait comme tu me l'avais prédit. "tu te perds pour une plume", ce sont les mots que tu avais employés je crois. Voila. Mais n'est-ce pas ce qui te plaisait ? Ce dressage presqu'à l'allemande d'un cheval puissant, ces sabots qui volaient puis alternativement crochaient, battaient la terre en arrachant des mottes qui volaient alors comme des bombes volcaniques ? Mais c'était trop dur. J'ai relu ces trucs depuis. Le fruit de cette torture que je m'infligeais. Et ça ne vaut rien. Je devrais recommencer. Ce qui est au dessus de mes forces. Non je ne me réprime pas, la preuve. Allez, si, tu as raison. Je dis à ma fille, qui me ressemble, mais pas trop, qu'elle est orgueu-nieuse. "Non, je n'ai pas besoin de calin" ou "j'ai l'impression de ne pas savoir aimer" ou "non je ne veux pas." ou "non je n'ai pas de problème, je vais très bien. séjusteke tumembetes" me dit-elle. Petite, toute petite, elle a couru les yeux fermés les mains en avant, tout sourire en plus. C'est ça une orgueu-nieuse. Ma merveille, ma princesse, ma chenille urticante que je devrais laisser s'envoler dans le froid et le vent pour qu'elle vive un été de fleurs, et de danger. J'ai adoré être un jeune père. Comme l'autre là "si j'existe c'est d'être fan", quelle magnifique chanson, une révèlation existentielle pour moi. Je n'ai jamais été vraiment fanatique, mais gràce à cette chanson j'ai compris ce que c'êtait. On devrait la faire écouter aux islamistes occidentaux, pour les calmer, parce qu'ils sont encore jeunes d'un mouvement instable ; les autres fanatiques religieux... me font comprendre la violence des révolutionnaires à leur encontre. Les batailles de chevalier avaient valeurs d'ordalies. Je suis bien certain que si "Dieu le veut" les extrèmistes perdront toujours." http://youtu.be/wkdvv_ZsLiQ "Moi si j'ai existé c'est d'être père. Pour être capable d'aimer il aura fallu que j'en abatte et ratiboise des barrières intèrieures, peut-être trop. Peut-être que le ressort en est usé ou cassé. Ou que les élans s'épuisent en s'étalant dans des plaines trop vastes, sans rebords. Et puis il y a la question de la mère. La mère ou l'amer. La mer intèrieure qui risque d'être assèchée si on irrigue des terres trop nombreuses en amont des fleuves. Tiens je vais te raconter quelque chose. J'étais déjà adulte, et père de famille depuis longtemps quand est sortie cette chanson. Elle m'a révèlé quelque chose. Pour mon adolescence, c'était trop tard." http://youtu.be/yC4OIFtzaCo "Mon adolescence... En 79 lors de la projection de la scène de la douche dans "la guerre des polices" où on voit la nudité intègrale (ce qui êtait rare dans les films grands publics ) de la tante d'Elsa j'ai dit : "de toute façon, ça ne me fait rien". L'orgueu-nieur. J'assistais à la projection de ce film avec mon père, dans une salle de cinéma paroissiale d'un gros village de moyenne montagne. C'est important, parce que les hommes présents dans la salle s'étaient exprimés avec la légèreté qu'on peut attendre de demi-ploucs, on ne peut pas être tout à fait plouc à la montagne, question de paysage. La scène est violente, elle s'apparente à une agression sexuelle, dont la fille triomphe dans la fureur et la gràce. Sa nudité devient alors celle des guerriers barbares, celle de la liberté dépoitraillée guidant le troupeau des hommes - à coup de baton. C'était elle qui me plaisait à l'époque, qu'elle fut nue ou non. Mon père tenta bien de m'interroger, "parler avec moi" serait plus juste à son égard, plus tard, sur ce que voulait dire cette phrase. Evidemment que c'êtait les hommes que j'avais rejetés, ainsi que mon appartenance à leur genre. Pour vaincre l'impression dégoutante, comme celle que pouvait avoir une vierge bourgeoise, effarouchée, que me laissait la majorité des garçons, du désir masculin, car soyons francs, personne n'échappe à l'érection mentale, à la bite qui pousse au milieu du front, qui repousse les meilleures manières sur les cotés, pour ... SAILLIR, il me fallut un travail sur moi, long, parfois violent, toujours en profondeur. Ma sexualité, ma virilité, je l'ai conquise, et pas seulement à la force du poignet. Pourquoi je te raconte ça à toi ? A cause de l'orgueu-nieuse que tu es. Et puis je cherche un homme... je crois... Surtout parce que j'en avais envie. Tu n'as pas d'enfant ? Tu as de l'argent, ou tu saurai t'en passer ?" http://youtu.be/GhqIKAE7jrA "Oui ce matin je me suis levé un peu, mettons un peu, sadique. C'est aussi de l'attention. Pour me faire pardonner je te mets ce petit clip dont j'ose espèrer que tu l'apprècieras." http://www.youtube.com/watch?v=bmF5Yn9k8Aw&feature=share&list=PLvkEXKal_dw8wH3IKs0hbGROsEgp3ceeB Pas de liste de lecture aujourd'hui. C'est week end. Obispo - fan Elsa - bouscule moi Costello - when I was cruel Surprise surprise.

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  • 11/03/13--03:41: croisée par Chachashire
  • Aujourd'hui je vous présente un monologue imaginaire, un peu comme si on écoutait un homme seul (moi ?) au téléphone, mais ce n'est pas tout à fait ça non plus, parce que l'interlocuteur est imaginaire aussi. Hey !? Comment vont les études ? Bientot finie(s) ? Jamais tout à fait j'imagine. -... Et le guitariste, c'était bien un guitariste ? ...lui fini, oui j'imagine oublié...? Oui sans doute, on a le droit d'aimer et de se retrancher - malgré tout. Surtout si on a entrepris quelque chose, c'est normal... -... Dis toi que tu es un Homme, comme les autres, ce qu'on ne peut certes pas dire de toutes les femmes... pas de tous les hommes non plus d'ailleurs. -... Non ce n'est pas une question de sexualité. Pas du tout. Au contraire il y a dans le choix de l'homosexualité, ou l'acceptation revendiquée, je ne veux pas faire de polémique, un courage, une virilité, indéniable. Nonobstant qu'on puisse prétendre à l'humanité courageuse pour d'autres motifs. Cette assertion m'est d'autant plus chère que je ne suis pas gay. Mes 10% d'homosexualité sont une minorité pacifique, dont l'expression libre est tout à fait tolérée du moment qu'elle ne cherche pas à dominer les 75% de straight et les 15% de divers. -... Oui, c'est comme ça. Je cherche un homme, moi. -... Je me suis perdu. J'ai fui, j'ai manqué de courage. J'ai suivi ma pente...Je me souviens que ça te mettait en colère, cela, à l'époque, les gens qui ne se réalisaient pas. -... Pas tout à fait comme tu me l'avais prédit. "tu te perds, pour une plume", ce sont les mots que tu avais employés je crois. -.... Voila. Mais n'est-ce pas ce qui te plaisait ? Ce dressage presqu'à l'allemande d'un cheval puissant, ces sabots qui volaient puis alternativement crochaient, battaient la terre en arrachant des mottes qui volaient alors comme des bombes volcaniques ? -... Mais c'était trop dur. J'ai relu ces trucs depuis. Le fruit de cette torture que je m'infligeais. Et ça ne vaut rien. Je devrais recommencer. Ce qui est au dessus de mes forces. -... Non je ne me réprime pas, la preuve. Allez, si, tu as raison. Je dis à ma fille, qui me ressemble, mais pas trop, qu'elle est orgueu-nieuse. "Non, je n'ai pas besoin de câlin" ou "non je n'ai pas de problème, je vais très bien. séjusteke tumembetes" me dit-elle. C'est ça une orgueu-nieuse. Ma merveille, ma princesse, ma chenille urticante que je devrais laisser s'envoler dans le vent pour qu'elle vive un été de fleurs, et de danger. -... J'ai adoré être un jeune père. Comme l'autre là "si j'existe c'est d'être fan", quelle magnifique chanson, une révèlation existentielle pour moi. Je n'ai jamais été vraiment fanatique, mais gràce à cette chanson j'ai compris ce que c'êtait. http://youtu.be/wkdvv_ZsLiQ Moi si j'ai existé c'est d'être père. Pour être capable d'aimer il aura fallu que j'en abatte et ratiboise des barrières intèrieures, peut-être trop. Peut-être que le ressort en est usé ou cassé. Ou que les élans s'épuisent en s'étalant dans des plaines trop vastes, sans rebords. Et puis il y a la question de la mère. La mère ou l'amer. La mer intérieure s'asséchant quand on divertit trop les fleuves en irrigation. -... Tiens je vais te raconter quelque chose. J'étais déjà adulte, et père de famille depuis longtemps quand est sortie cette chanson. Elle m'a révélé quelque chose. Pour mon adolescence, c'était trop tard." http://youtu.be/yC4OIFtzaCo Mon adolescence... En 79 lors de la projection de la scène de la douche dans "la guerre des polices" où on voit la nudité intègrale (ce qui êtait rare dans les films grands publics ) de la tante d'Elsa j'ai dit : "de toute façon, ça ne me fait rien". L'orgueu-nieur. J'assistais à la projection de ce film avec mon père, dans une salle de cinéma paroissiale d'un gros village de moyenne montagne. C'est important, parce que les hommes présents dans la salle s'étaient exprimés avec la légèreté qu'on peut attendre de demi-ploucs, on ne peut pas être tout à fait plouc à la montagne, question de paysage. La scène est violente, elle s'apparente à une agression sexuelle, dont la fille triomphe dans la fureur et la grâce. Sa nudité devient alors celle des guerriers barbares, celle de la liberté dépoitraillée guidant le troupeau des hommes - à coup de bâton. C'était elle qui me plaisait à l'époque, qu'elle fut nue ou non. Mon père tenta bien de m'interroger, "parler avec moi" serait plus juste à son égard, plus tard, sur ce que voulait dire cette phrase. Evidemment que c'êtait les hommes que j'avais rejetés, ainsi que mon appartenance à leur genre. Pour vaincre l'impression dégoutante, comme celle que pouvait avoir une vierge bourgeoise, effarouchée,. Et même pire, du désir masculin, car soyons francs, personne n'échappe à l'érection mentale, au sexe qui pousse au milieu du front, qui repousse les meilleures manières sur les cotés, pour ... SAILLIR, il me fallut un travail sur moi, long, parfois violent, toujours en profondeur. Ma sexualité, ma virilité, je l'ai conquise, et pas seulement à la force du poignet. C'était il ya longtemps maintenant. -... Pourquoi je te raconte ça à toi ? A cause de l'orgueu-nieuse que tu es. Et puis je cherche un homme... je crois... J'en avais envie. http://youtu.be/GhqIKAE7jrA Pas de liste de lecture aujourd'hui. C'est week end. Juste un petit clip. http://www.youtube.com/watch?v=bmF5Yn9k8Aw&feature=share&list=PLvkEXKal_dw8wH3IK s0hbGROsEgp3ceeB

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    Une amie voisine m'avouait récemment qu'elle avait découvert un nouveau moyen de prendre du plaisir grâce a un gadget sexuel japonais commandé sur internet. Sa réplique fusa innocemment dans la cage d'escalier, alors que je relevais le courier dans ma boite aux lettres. J'avais attiré son attention sur le climat imprévisible de cette fin d'octobre, osant la prédiction d'une toussaint pluvieuse. Elle opina et me lança tout à trac qu'elle "n'en revenait pas de prendre autant de plaisir avec ce tout nouveau sex toy japonais tout à fait épatant". Je l'observais de bas en haut en tachant d'imaginer ce corps revêche, dissimulé sous d'épaisses couches de textiles, se contorsionnant en poussant des râles orgasmiques. Hagard, je ne pus que lacher "Françoise, allons, voyons...". Elle insista. "Il s'agit d'un procédé révolutionnaire, mélange de perversité et de sophistication asiate. je vous le prêterai si vous voulez". Sur ce elle grimpa les escalier qui l'a menait a son logement rendu insalubre par les caprices d'un époux bricoleur atteint de trisomie récréative. Je demeurai interdit. Plus tard, je passai une nuit agitée, en proie à une étrange fièvre.

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    Je ne connais que deux auteurs français qui ne se mettent par sur scène mais seulement en face de leur lecteur, et dont chaque phrase est comme un salut confraternel adressé depuis leur temps: Proust et Montaigne. Son honnêteté tranquille, son étourdissant sens du raccourci et de la digression, sa capacité même d'être le contemporain de tous ceux qui l'ont précédé et de les invoquer sans jamais cesser de parler en son nom propre en font un ami universel, plus précieux et plus sûr que nos amis empiriques. Et même lorsqu'il aborde une question de politique, jamais il ne se dépare de son sens aigu de l'intimité, de la connivence. C'est en cela que l'on reconnaît les intelligences profondes et hardies, non dénaturées par leur culture et leur intellect, qui sont parvenues à l'unité de la pensée et du coeur.

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    "Inside Llewyn Davis" est le dernier film des frères Joel & Ethan Coen sorti mercredi, Grand Prix du Jury du Festival de Cannes 2o13. Ce sont les images léchées, presque stylisées (Photographie de Bruno Delbonnel) qui me frappent en premier. Des Acteurs et un Casting aux p'tits oignons ( Oscar Isaac - Carey Mulligan - Justin Timberlake - John Goodman - F. Murray Abraham et les Chats ! ) au service d'une histoire plutôt gentillette, sympathique mais... malgré une mise en scène toujours nickel, ce décalage constant (croustillant dirait l'autre taré de cuistot sur M6...) qui fait depuis longtemps leur Marque de Fabrique, je reste malheureusement sur ma faim. Oui, j'ai souri à plusieurs moments et puis c'est bien sûr de l'excellent Cinéma mais... Je ne suis pas vraiment rentré dedans, ce scénario qui tourne un peu en rond, tel un vieux 33 vinyle de Folksong. De plus, lorsqu'on est pas trop fan de ce type de muzik :-( la séance cinéma peut vite tourner à l'overdose, même si la vision des 2 Coen sur cette époque, cette mouvance, cette Culture, est évidemment assez "Libre", Folklorique comdab. Bref un peu déçu, sans doute parce que je m'attends toujours au Meilleur avec ces deux-là, et ce film est à mon sens presqu'au dessous des A Serious Man - O'Brother ou Burn After Reading, comédies aigre-douces de même catégorie . . . mais sans vraiment envisager un instant l'évocation des brillants Miller's Crossing - Barton Fink - Fargo - The Big Lebowski - The Barber - No Country for Old Men et True Grit. http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19539332&cfilm=195051.html

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    Au dessus du cadran, l’horloge de marbre gris était ornée d’une Diane chasseresse qui n’était pour lui qu’une statue de femme en chignon dont la robe laissait voir un sein de métal vert. Elle avait les cuisses un peu lourdes, contrairement aux membres du lévrier qui eux étaient fins et délicats. Il avait l’âge où les adultes tiennent pour acquis qu’un en-fant ne comprend pas les choses mais cela ne l’empêchait ce-pendant pas d’être conscient d’une certaine gravité. Son père avait le teint un peu pâle ; il rentrait d’un déplacement pour son travail qui avait dû beaucoup le fatiguer. Des champs humides entouraient la maison, qui était celle de ses grands-parents paternels. C’était loin. La voiture avait roulé longtemps. Est-ce qu’il possédait déjà sa collection d’images d’animaux, à l’époque ? Peut-être. En tout cas on avait nécessairement dû lui donner quelque chose pour l’occuper, un livre d’images ou un jouet susceptible de détourner son atten-tion. Il se rappelait seulement un objet qu’il tenait dans ses mains, un objet intéressant qui absorbait toutes ses pensées – ou bien alors, était-ce qu’il feignait de le trouver absorbant par-ce qu’on attendait de lui que certains détails de la conversation lui échappe. D’ailleurs, si sa tante lui avait souri plusieurs fois durant le trajet, n’était-ce pas pour s’assurer qu’il ne remarquait rien du climat pesant de crispation qui faisait qu’on respirait mal dans voiture et que les peaux transpiraient ? Son grand-père élevait des canards de Barbarie et des lapins mais on ne l’avait laissé que quelques instants voir les petits qui venaient de naître dans la paille, car il faisait trop froid. En re-vanche, il avait eu la permission de rester aussi longtemps qu’il souhait au grenier, où se trouvait la fameuse horloge. Personne ne savait expliquer pourquoi lorsqu’il entrait dans une maison il demandait toujours à monter au grenier – alors que c’était, pour lui, une pure évidence. Par la fenêtre, on voyait son père et grand-père discuter en faisant de grands gestes. L’air grave, gêné, l’oncle ouvrait une bouteille de vin blanc ; trois verres étaient posés sur un tronc d’arbre scié qui faisait comme une table basse. Il ne faisait aucun doute qu’il était question de quelqu’un de la famille. -… J’aurais tout de même préféré que le petit ne soit pas là. Si seulement… Sa mère parlait à voix basse. Il comprenait qu’on débattait de certaines choses qu’on aurait préféré évoquer en son absence, et il comprenait aussi que s’il se trouvait là c’était parce qu’un empêchement n’avait pas permis qu’on le confie à la garde de son autre grand-mère. -... Et pour une fois, ta belle-sœur n’aurait pas pu… ? Elle aurait sans doute pu, elle aurait même vraisemblable-ment été ravie, mais il n’était pas assez sot pour ignorer que sa mère tenait son autre tante pour une femme indiscrète chez qui elle n’aurait donc jamais accepté qu’il passe la journée. -… Tu t’amuses bien, là-haut ? Il répondait que oui, sur un ton enjoué. Et quelques ins-tants plus tard, lorsqu’on lui recommandait de ne rien casser et de ne rien abîmer, il assurait que non, de la même voix docile. Ce qui était un mensonge, car à ce stade il avait déjà détraqué le mécanisme complexe de l’horloge dont l’aiguille des minutes tournait à présent comme une hélice. Inconsciente ou idiote, la femme sur le cadran de l’horloge lui souriait comme s’il ne se passait rien de particulier. Il discer-nait les voix qui chuchotaient gravement en bas, et les sons lui parvenaient comme s’ils étaient tous provoqués par des gestes brusques : le grondement d’un seau entier de charbon dont on remplissait soudain le poêle, le bruit du crochet qui agrippait la plaque de fonte, la cafetière qu’on reposait brusquement sur celle-ci, la porte vitrée du placard qu’on refermait d’un claque-ment sec après avoir sorti trois tasses ainsi qu’un sucrier dont le couvercle tremblait.

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  • 11/11/13--10:28: Négriers du sexe par Nadarc
  • Le projet de loi abolissant la prostitution et pénalisant les clients des péripatéticiennes est, on ne peut plus, inique et liberticide. Dans cette démarche se voulant féministe et égalitaire on ne mentionne absolument pas les hommes, de plus en plus nombreux, que voulez-vous les temps sont durs, à vendre leur sensualité masculine, leurs pectoraux, leurs abdominaux en acier trempé et, le meilleur pour la fin, leurs bites vigoureuses à ces douairières avachies par le temps, en perpétuelle quête d’orgasme. Ces divins chibres, objets d’un culte frénétique, dont raffolent ces grandes bourgeoises septuagénaires, rompues à toutes les déviances, nanties de cet éternel feu au cul qui les fera probablement mouiller jusque sur leurs lits de mortes, font eux aussi, jouxtant fions, nibards et chagattes, partie du commerce du sexe. Faut-il, pour autant, distribuer des amendes à ces vieilles nymphomanes décaties, tentant, tant bien que mal des masquer leurs rides sous d’épaisses couches de fard ? Faut-il les pénaliser parce qu’elles n’ont, finalement, qu’un brûlant désir de préserver l’illusion de leur jeunesse ? Cette époque bénie et révolue où leurs corps leur octroyaient d’avoir des meutes de prétendants-clébards, aboyant et frétillant de la queue, en cercle autour de leur sex-appeal, celui de madame l’épouse du vice-président, du sous-préfet, du directeur général, toujours prêtes à cocufier leurs maris qui ne se privaient pas de leur côté, d’avoir recours aux services (et sévices) de ces professionnelles qu’il suffit de payer rubis sur l’ongle pour qu’elles s’adonnent, feignant à la perfection d’y prendre leur pied, à l’inacceptable. Et quelles seraient les réactions des travestis, rêvant de se faire opérer pour changer de sexe, que leur condition de marginaux incite, condamne, contraint, à exercer le plus vieux, et l’un des plus dignes, métier du monde ? Verraient-ils d’un bon œil les représentants de l’ordre distribuer des amendes à ces hétérosexuels, honorables pères de famille, cadres supérieurs pour la plupart, aimant, par goût du sordide et fascination de l’interdit, se faire sucer à l’avant de leurs Mercédès par ces créatures ou les culbuter, à la bonne franquette, sur les banquettes arrières de leurs 4x4 ? Je ne crois pas qu’il faudrait longtemps à nos colombiennes, équatoriennes, vénézuéliennes, pour contester, avec véhémence, aux forces de police le droit de s’attaquer à leur gagne-pain quotidien. Quand on sait, qui plus est, que ces écorchées vives envoient régulièrement, sous forme de mandats internationaux, une partie de leurs gains à leurs familles en Amérique du Sud, comment ne pas prendre, à condition d’avoir un résidu d’humanité, un tant soit peu d’altruisme, leur défense et exiger de l’état qu’il leur laisse ce droit sacré, qui est de se vendre, en ne pénalisant pas leurs clients, seuls habilités à leur assurer de quoi vivre décemment. C’est une fois de plus, cet humanisme à bon compte, cet égalitarisme doctrinaire, fers de lance d’un socialo-libéralisme déconnecté du réel, qui risquent de nuire à celles, à ceux auxquels ils sont censés venir en aide. L’hypocrisie va atteindre son comble quand les députés, pour ne pas les nommer, qui sont une majorité à se payer des call-girls à huit cent euros de l’heure, avec lesquelles ils batifolent dans des hôtels trois étoiles, vont voter en masse la promulgation de cette loi débile. Y aura-t-il dans ces chambres cossues deux flics, jaillissant de l’armoire où ils s’étaient planqués, pour verbaliser le fautif pris en flagrant délit ? Nous savons tous que non. Abroger la prostitution c’est exactement la même chose que de faire du racisme un délit. Est-ce que le risque de poursuites judiciaires empêche certains juifs de ne pas pouvoir blairer les arabes, certains arabes de détester les noirs autant que les français, des antillais de traiter de sales nègres des africains, certains caucasiens de cracher sur tout ce qui n’est pas blanc ? Non bien sur. Il en ira de même avec la prostitution, à cette différence près que son abolition, pire encore que l’ignoble loi Sarkozy interdisant le racolage, va précipiter des femmes et, entre parenthèses, des hommes et des travestis, exerçant un métier d’utilité publique, dans une clandestinité où ils seront mieux à même d’être asservis et exploités par des réseaux contrôlés par ce qu’il n’est pas exagéré de nommer « les négriers du sexe ». Il ne me semble pas, par ailleurs, qu’un seul de ces politiciens en mal d’uniformisation se soit soucié de demander leur avis aux principaux intéressés : les putes et leurs michetons. Je n’en ai pas non plus entendu un seul clamer, haut et fort, que les marchands de chairs esclaves : les proxénètes, d’une violence souvent extrêmes, allait être inquiétés outre mesure. Et si tout ceci n’était, sous couvert de parité, qu’une supercherie, une arnaque étatique destinée à frapper les consommateurs de sexe au porte-monnaie pour faire rentrer un peu d’argent dans les caisses ?

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    Bruit de ferraille écrasée sur le parking 5h du mat' fin de ma nuit tandis qu'elle elle dort nue non pas nue dénudée et l'envie de l'effleurer mais sans qu'elle se réveille tout le hic est là sans qu'elle se réveille ou fasse semblant de ne pas se réveiller elle en est capable tant sa gourmandise la rend rouée et moi désir contenu la contemplant de dos car elle s'est tournée vers le mur pour échapper à la lueur de la lampe de chevet je ne sais pourquoi restée allumée je m'interroge sur le ressort de ce désir qu'elle ne se réveille pas surtout pas mais je sais qu'ici des lectrices sagaces ne vont pas manquer de décortiquer cette pulsion et peut-être bien de narrer avec une feinte confidentialité qu'elles ont été sous l'emprise d'une semblable tentation à la vue d'un amant alangui par un profond sommeil.... _______________________________________ Sur le thème "PCC se meurt " Ce texte déjà publié le 2 mars 2011 avait fait les scores suivants : 108 réactions lectures : 1837 votes : 14 _________________________________________

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    Il nageait tous les étés, jour après jour jusqu'à la dernière minute, et puis en septembre s'ouvrait une nouvelle année. Non pas seulement une année de collège ou de lycée, mais une année tout court car janvier lui avait toujours semblé n'être le début de rien. C'était le commencement du calendrier, rien de plus, et pas celui d'un cycle naturel qu'on pouvait sentir monter de la pourriture réjouissante du sol. Il avait l'impression que personne ne mourrait jamais l'été, ou alors c'étaient des morts qui n'étaient ni de sa connaissance, ni d'une grande Importance. Puis octobre, novembre, et parfois, lorsque deux ou trois heures d'incertitude planaient après le glas qu‘on avait entendu dans la matinée: - La mère de Jacqueline ? - Oui, hier en fin d'après midi... C'est arrivé en ville, sur le boulevard de mer. Elle sortait d'un rendez-vous pour ses yeux.... Un témoin raconte qu'elle a traversé d'un seul coup, sans regarder, et qu'elle agrippait son parapluie pour se protéger du vent qui soufflait de côté.... Et comme en plus elle porte toujours un manteau sombre la voiture n'a rien pu faire pour l'éviter. - Je crois que je n'ai plus tellement faim... Parfois aussi, les cloches n'avaient pas encore sonné, mais c'était tout comme. -...Sa femme dit qu'il se plaignait depuis plusieurs semaines, mais elle ne s'étonnait pas. Avec le ventre qu'il a et tous les fruits de mer qu'il mange… Quand les chirurgiens ont vu comment c'était a l'intérieur, il paraît qu'ils ont refermé aussitôt, sans opérer On va lui annoncer demain qu'il est foutu. C'était glaçant, sur le moment. Mais, passée la première impression, on comprenait qu'on n'était jamais aussi vivant que ces jours ou la mort frappait un proche qui n'était pas tout à fait assez proche pour que sa disparition soit un drame totalement insupportable. Et le cimetière, un bijou de cimetière, l'anarchie amusante de son curieux figuier qui poussait à même la terre battue d'une sépulture sans nom... Et l'église, avec sa fresque toute simple représentant la pêche miraculeuse… N'étaient-ce pas tout compte fait l'un et l'autre des lieux de retrouvailles plaisants et apaisants ? Les vêtements sombres à peine raccrochés dans la penderie, tout pouvait recommencer comme l'année précédente, se poursuivre dans la même harmonie que rien ne semblait pouvoir perturber. - Oui, je veux bien des lupins. Mais pas top près du mimosa, les racines sont trop envahissantes... J'aime bien aussi l'arbuste jaune du catalogue, là ou j'ai corné la page. Des grappes un peu comme la glycine, mais jaunes, et je ne me rappelle pas le nom... Tiens, tu entends ? - Ah oui, Brian avait raison. C'est bien ça... Dans le voisinage, à environ huit cents mètres mais sans qu'on sache exactement où, des gens qu'on ne connaissait pas avaient acheté un couple de paons. On les entendait en fin d'après-midi lorsque le vent portait, et avec l'habitude c'était devenu un son qu'on pouvait presque trouver mélodieux Il avait beau n'avoir jamais vu les deux oiseaux, ne pas savoir à qui ils appartenaient, cela lui avait néanmoins fait drôle d'apprendre un jour de marché que le mâle dépressif s'était laissé mourir de faim parce que la femelle refusait l'accouplement. Et que, privé de défenseur, celle-ci s'était ensuite fait attaquer par une buse qui n'en avait fait qu'une bouchée. Son frère ayant épousé une idiote qui était peu farouche, il était devenu jeune homme dans une maison calme dont le silence lui plaisait. Un beau garçon, c'est ce qu'on disait. Sur la plage, il n'avait pas un regard pour les filles qui observaient sa silhouette de nageur. Il les ignorait parce que … Parce que quoi, en fait ? Parce que c'était comme ça, ni plus, ni moins. On avait l'habitude de le voir nager une heure de crawl puis se cuivrer au soleil en lisant dix pages d‘un roman, pendant qu'à quelques mètres de lui des vieilles dames qu'il connaissait depuis l'enfance : - Toujours dans l'eau. Ou toujours dans les livres. Dire que mon petit-fils lui ne fait rien à l'école. N'était-ce pas rassurant, avoir une image de garçon parfaitement équilibré? Une image dont il savait pouvoir tirer partie? Une image qu'il lui suffisait d'entretenir sans se forcer ni réellement tricher? Et puisque tard les soirs de juillet et d'août personne ne semblait trouver curieux qu'il retourne encore à la plage, à l'heure où il n'y avait plus personne et où il pouvait, sans qu'on s'en doute un seul instant...

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    Quel romancier, ou quel philosophe a-t-il dit : « Un roman n’est jamais qu’une philosophie mise en images » ? Bon, c’est facile, sinon, ce commentaire ne serait pas rangé ici. Mais, accordant beaucoup d’importance au style, il disait aussi (le 19 septembre 1955) : « Pourquoi suis-je un artiste et non un philosophe ? C’est que je pense selon les mots et non selon les idées ». Cela fait très lyonnais, ceci, la révolte des Camus. Et puis, cela fait un petit côté marionnettiste. « Je me révolte, donc nous sommes ». En réaction à André Breton qui l’avait traité de « révolté du dimanche », Camus a écrit une lettre de protestation à Sartre (qui était le directeur du journal qui avait publié Breton) : « [Je suis las d’être critiqué par des gens] qui n’ont jamais mis que leur fauteuil dans le sen de l’Histoire », histoire de critiquer (en 1951) ceux qui suivaient aveuglément Staline et les goulags. La correspondance polémique entre les deux monstres du XXe siècle a été publiée le 30 juin 1952 par Sartre qui lui avait répondu : « D’où vient-il, Camus, qu’on ne puisse critiquer un de vos livres sans ôter ses espoirs à l’humanité ? ». « L’une des seules positions philosophiques cohérentes, c’est la révolte ». Mais une révolte qui soit en accord avec le respect des personnes, la dignité, bref, l’humanisme. En décembre 1957, devant des étudiants suédois lui reprochant injustement son silence sur la guerre d’Algérie, il lâcha une petite phrase faite pleine d’humanisme qui a été systématiquement falsifiée par ses contradicteurs : « En ce moment, on lance des bombes dans les tramways d’Alger. Ma mère peut se trouver dans un de ces tramways. Si c’est cela la justice, je préfère ma mère ». Cette dernière phrase est devenue dans le compte-rendu du Monde : « Je crois à la justice, mais je défendrai ma mère avant la justice » puis, le colportage populaire l’a transformée en : « Entre la justice et ma mère, je choisis ma mère ». Un sens qui n’avait rien à voir avec ce qu’il expliquait ; lui voulait combattre le terrorisme aveugle. Une révolte sans nier l’humain, c’est quasiment impossible et c’est ce qui l’a opposé à beaucoup d’intellos parisiens favorables au FLN et justifiant le terrorisme aveugle. Camus, lui, s’y est opposé au point d’écrire une pièce très subtile et pertinente (sur l’attentat du 17 février 1905 à Moscou qui tua le grand-duc Serge Alexandrovitch de Russie) : "Les Justes" (créée le 15 décembre 1949, donc, avant le début de la guerre d’Algérie) où il a fait dire à l’un de ses protagonistes : « On commence par vouloir la justice et on finit par organiser la police ». Parmi les belles phrases de cette pièce, il y a aussi celle-ci : « La liberté est un bagne aussi longtemps qu’un seul homme est asservi sur la Terre ». Cette révolte humaniste, il la décrivait de nouveau en 1957 : « Le silence d’un prisonnier inconnu, abandonné aux humiliations à l’autre bout du monde, suffit à retirer l’écrivain de l’exil chaque fois, du moins, qu’il parvient, au milieu des privilèges de la liberté, à ne pas oublier ce silence, et à le relayer pour le faire retentir par les moyens de l’art ». À cette même occasion, il parlait ainsi de sa génération noyée dans le chaos du monde d’après-guerre : « Héritière d’une histoire corrompue où se mêlent les révolutions déchues, les techniques devenues folles, les dieux morts et les idéologies exténuées, où de médiocres pouvoirs peuvent aujourd’hui nous détruire mais ne savent plus convaincre, où l’intelligence s’est abaissée jusqu’à se faire la servante de la haine et de l’oppression, cette génération a dû, en elle-même et autour d’elle, restaurer, à partir de ses seules négations, un peu de ce qui fait la dignité de vivre et de mourir. Devant un monde menacé de désintégration, où nos grands inquisiteurs risquent d’établir pour toujours les royaumes de la mort, elle sait qu’elle devrait, dans une sorte de course folle contre la montre, restaurer entre les nations une paix qui ne soit pas celle de la servitude, réconcilier à nouveau travail et culture, et refaire avec tous les hommes une arche d’alliance ». Le journaliste Philippe Lançon écrivait dans Libé le 2 janvier 2010 : « Sans doute faut-il être très jeune pour le suivre, ou déjà vieux pour l’accompagner. Il y a une époque de la vie, entre vingt et cinquante ans, où l’on se croit trop malin, trop subtil pour Camus ». Est-ce aussi votre cas ? Parce qu’en ce qui me concerne. Ce n’est pas affaire d’âge.

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    Il y a quelques années, même quelques décennies. Une rentrée des classes comme les autres tout aussi banale. Banale enfin peut être pas. Le maître pour asseoir son autorité demande à un élève, sans doute le plus turbulent : - que veux tu être quand tu seras grand ? réponds plutôt que faire l’imbécile ! S'attendant à une réponse du genre "pompier, motard,magicien" des rêves d'enfant quoi, le maitre jubile et il sait qu'il va clouer le bec à ce petit insolent dans un instant. Il a toute une panoplie à sa disposition de réparties bien rôdées depuis des années qu'il utilise pour calmer les esprits de ceux qui se croient les plus malins. C'est grâce à elles qu'il fait regner le silence dans sa classe. L’enfant prend un air sérieux qui contraste avec son comportement d’écolier chahuteur, et s’exprime avec calme et profondeur. - quand je serai grand: je veux être heureux. Le professeur éclate de rire, un rire qui traduit sa moquerie dans un premier temps : - tu n’as pas compris la question mon enfant ! dit il sur un ton magistral. L’enfant le regarde, comme surpris. Surpris qu’un adulte et de plus un enseignant lui réponde ainsi. Sa réponse fuse. - alors vous n’avez rien compris à la vie Monsieur ! Dit il en pensant, qu’il ne comprendrait sans doute jamais. C'était la première leçon de l'année. Le silence se fit. Et la cloche a sonné, sonné, sonné. ☼

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  • 11/15/13--09:46: L'histoire par Fragonarde
  • L'histoire est en cours, mais j'en connais déjà les maux de la fin, qui seront évidemment les mots de la faim. L'histoire ne sera pas un long cours tranquille, elle s'achèvera dans un cours bouillon. C'est moi qui partirai car l'envie de rester sera trop forte. Tu n'en changeras pas le cours, tu le laisseras filer, en bâillonnant tes envies contraires. L'histoire continuera longtemps à nous empêcher toute autre histoire. Il lui faudra du temps pour qu'elle s'achève en fin. L'histoire est sans fin, sans cesse elle se renouvelle. L'histoire, si tentés qu'elle en soit une, si tant est qu'elle le soit, aurait t-elle déjà commencée ? Derrière les échanges se tramait un fil que ni l'un ni l'autre ne voulions rompre. Nous nous jetions à corps éperdus, à corps déjà perdus dans les tumultes des braises désirantes. A nous échauffer par avance de nos retrouvailles incertaines. L'histoire était universelle et nous en connaissions la partition. Pourtant nous ne nous lassions pas d'en jouer chaque note, encore et encore pour mieux en partager les sens. Y aurait il eu un moment que nous n'avions pas vu où nous aurions pu préférer une autre musique ? Très vite, nous n'avions plus entendu que celle ci. Nous en savions la montée crescendo, en présumions l'acmé jouissive, en pressentions les soubresauts successifs du final plusieurs fois différé mais inexorable. L'histoire eut lieu, elle se fit le je de nos inclinations, le tu de ce qui ne devait être dit. L'histoire cessa très longtemps après quand enfin elle s'empoussiéra dans la bibliothèque des souvenirs. Jusqu'au jour où quelqu'un la ressortit de l'oubli et ouvrit le livre. Sans doute serait-ce à ce moment là qu'elle recommença de nouveau son jeu, avec d'autres je tu et poursuivit son cours. http://www.youtube.com/watch?v=PINB3hq9OVw

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    La puissance de Jodorowsky lui vient du lien fort qu'il entretient avec le spirituel. Il ouvre la porte du sens, du sens profond, intime, à la fois enraciné dans notre terreau psychologique, et ouvert au firmament spirituel. Avec lui, tout est symbole. Et le réel n'existe que pour nous signifier quelque chose. Que ce soient les évangiles, qu'il traduit à merveille dans notre langue réaliste in "Un évangile pour guérir", nous guidant et nous éclairant pour y puiser un sens à nous perceptible, ou le tarot qu'il nous offre comme un langage (in "La voie du tarot"), Jodorowsky toujours se fait miroir de la lumière. Un miroir qui nous renvoie une lumière qui ne nous blesse pas, un reflet, simplement, tout comme Socrate qui tâchait d'initier ses disciples à la lecture des ombres et de leurs signes projetés dans le tréfonds de cette caverne où nous vivons tous. Et ce qui est bon, c'est justement qu'on y soient tous, tous ensemble, dans cette grotte. Pas un qui puisse se prétendre au dessus ou en deçà, ni Socrate, ni Jodorowsky. Comme Diogène dans son tonneau, chacun peut dire à un Alexandre, "ôte toi de mon soleil", car le soleil nous éclaire tous, et nul ne peut briller autant que l'astre du jour, même pas Alexandre le Grand. De la même façon, Jodorowsky, maître es Foulosophie, met chacun face à son humanité. Toute simple, fragile, mais aussi si lumineuse et transcendante, se tenant au juste milieu de l'univers, et ne tenant debout que parce que tiré autant vers le haut que vers le bas, vers la droite que vers la gauche. Un juste équilibre des forces, "humain, trop humain", là dans cette vie, dans le but à la fois fou et bouleversant, de dire, de nommer, ces tensions qui le maintiennent là. Ou peut-être juste pour voir le monde, et dire comme il est beau.

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    Un film qui vous laisse sans voix à la fois par sa beauté onirique , sa violence et la fragilité des êtres qu'il présente à jamais bouleversés par le terrible événement qui a marqué leur existence. La rencontre est -elle possible entre ces deux là que sont Mattia et Alice ...si économes de mots, si barricadés dans la souffrance qui se dit dans leur peau même: ce "moi-peau" scarifié, sacrifié, tatoué...? ils y sont si mal! N'est ce pas un moyen à la fois de marquer leur différence, et de sentir leur existence? . Pas de cadeau pour la différence dans cette société de la norme, la solitude est aussi absolue et fascinante que celle des nombres premiers. La violence vient de leurs pairs mais aussi de leurs pères, de leurs mères, de ces adultes qui chargent leur enfance de ce qu'ils ne peuvent assumer eux mêmes par inconscience: enfants faire valoir, enfants qui ont perdu le droit à l'insouciance et portent la culpabilité et la honte, leurs géniteurs refusant leur responsabilité d'adultes. Une pure réussite que ce film surtout en version originale italienne. Quelle poignante douleur dans le hurlement de ce petit Mattia de 8 ans pleurant dans la boue la disparition de sa jumelle autiste laissée sur un banc par honte afin de se rendre à une fête seul: " pour une demi-heure, je reviens, tu ne bouges pas Michella". Si la violence peut-être belle, alors elle l'est ici!

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  • 11/07/13--15:47: Le héron bleu par Cypou
  • Le héron bleu Ô bel oiseau au regard espiègle et inquiet ! Devrai-je détourner mes yeux pour ne pas contempler ta posture insolente de grâce, expression d’une étrange désir de vivre ? Rassure toi !, nulle intention pour moi de faire une caricature. Je préfère rester la ; ne t’en trouble pas et n’ai pas peur. Tes pattes frêles et ta robe délicate sont du plus beau gout, qui ne susciteraient très certainement qu’émoi bien plus que méprises. Si par malheur quelqu’un s’avisait de vouloir te faire fuir rappelle lui que de t’approcher délicatement serait sagesse. Juger trop vite empêche de connaitre dit-on, alors je vais m’assoir auprès de toi et tu vas me parler de ce qui te fais peur dans le monde des humains. D’autres que moi passeront peut être leur chemin. Garde des forces et soit vigilant. Ton envol signera bien plus vraisemblablement cette sagesse que tu as de te protéger. Alors là resterons a tes pieds ceux qui n’ont pas compris que, pour avoir par trop fait la guerre, telle la douceur du parfum d’une rose, en un nuage de volupté, s’éloigne la caresse d’un vol soyeux de duvets innocents. Cypou le 06/11/2013

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    Fantaisies vagabondes, Sur les sentes où les caresses Du temps n'effacent pas encor, Ces chemins de craie, ni la liesse Des vagabondages libres du dehors, L'espace dormait sous un soleil, Anormal pour ces lieux sauvages, D'un bleu fluide s'en échappait au réveil Un son diffus de syllabes sages . Le regard se perdait à l'infini Dans les au- delà de la ligne d'horizon, Goûtant aux étendues pures et unies A l'horoscope des moiteurs sans illusions. La terre diffusait cette noblesse, Le poète la savait refusée au papier, Cette forme de souffrance faite d'ivresse, De vérité, de joie du sacrifice altier. Loin des paradis inaccessibles, L'instant était d'exception, L'immobilité lourde et indicible Du temps se nimbait d'exaltation. Kleindal_2013_11_02

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    Au bar "Ioline", après avoir avalé un cornet de frites, nonchalante, je sirotais une Tequilasunrise. - Me too, me too ! hurla une femme qui m'était parfaitement inconnue et qui, apparemment, était seule aussi. - Mais prenez un thé oh ! Ashke les gens sont indélicats ! lui répondis-je - Non, je prendrai un Coca va ! me rétorqua-t-elle, hargneuse tout en s'éloignant retrouver des amis qui picky niquaient. Je m'éloignai et trouvai enfin un coin tranquille. Allongée au pied de mon arbre, j'admirais un Cyn majestueux glissant gracieusement sur le lac. Tous les bateaux étaient sortis du port. Entourée de roses, de capucines, d'azhiadées et de christensems, j'entendais au loin une douce musique tzigane. J'essayais de me concentrer sur mon livre "Retour à Sagarmatha", mais je m'assoupis. Un tableau fou, un incroyable embrouillamimi se jouait devant moi (ah c'est sûr ce n'était pas du Fragonard) : Topaze et Don Camillo parlaient de différents types de cordes avec Péponide (la fille de Pépone), vous suivez ? L'Impératrice Sissi, trônait elle entourée de deux de ses Jules. A qui se fier hein ? Une diva dodue chantait pianissimo du Janis Joplin. Non loin d'elle, Stéphanaa de Monaco entonnait "lady lady lay", célèbre chanson de Pierre Groscolas. Une autre chanteuse se prénommant Elena Vladimirgorski (habillée d'un manteau rouge) égrenait les paroles de la chanson "Du côté de chez Swann". Sur dreamer.fr, la présentatrice Feudouce nous faisait part de résultats sportifs : - Tennis, la Russe Sophoniss bat l'Espagnole Tanga, six-deux, six-trois, en réalisant une superbe balle de match. En effet, quand l'Ibérique s'est avancée trop en avant du filet, la Russe la loba magnifiquement. - Cyclisme : Cypou lit, dort, comment voulez-vous qu'il soit premier ? Ana qu'à faire mieux la prochaine fois. - Patinage artistique : la jeune Auroyia décroche la médaille d'or. Toute la région des Sables d'Olonne sont fiers de leur Sablaise, qui, avant ses prouesses artistiques, était reporter du Vendée Globe. - Athlétisme : en saut à la perche, l'athlète Anaïs Echetelion surprend la foule rassemblée en battant le record mondial avec une perche en lbambou ! Un peu plus loin, un couple conversait : - Chais pas qui je suis Ronaldo, dit la femme - Dame, Anna ! Je t'en prie, reste toujours authentique, sois-toi. Tu comptes pour nous. Vrai de vrai ! lui répondit-il. Puis cela prit une tournure mystique. Minos, coiffé d'un crète, et Janus un porte-clefs à la main, étaient affalés sur une vieille banquette en moleskine. Ils avaient dû fumer la moquette car le premier voyait des poissons volants et des faons qu'il appelait "Bambis". Le deuxième qui adorait angliciser, s'extasiait et disait admiratif : - look, look, the nice smart hérisson ! Livingstone était là lui aussi avec son goéland, bizarre d'ailleurs, il était sans queue ni tête (le goéland pas Livingstone), vous suivez toujours ? Une mère happy disait à son petit : - Not walk in the street ok ? Dali chantait "Dis-moi tout Andy". Un ange bleu passa. Un magicien (number 1 dans son pays) fit apparaître un magnifique palace en cristal, et, cerise sur le nico, une multitude d'elfes formèrent une farandole. Les anciens comme les nouveaux habitants de la ville Paisséssé se tinrent par la main et tout ce petit monde de doux dingues chantèrent en choeur "..Et rond et rond petit patapon" !!! Je me réveillai en sursaut. Oulà j'étais en retard, il fallait que je mette le turbo, enfin que je pédale dare-dare. Oui j'étais venue à bicyclette (ouais bon à vélo quoi). Calamity ! Un chaînon manquait. Il a fallu que je pousse ma petite reine sur plusieurs kilomètres. Je suis mini mais j'essaye de faire le maximum.

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  • 11/10/13--13:42: La rose par Cypou
  • La Rose Sublime retour pour une fidélité inégalée ; chaque année elle revient. Je l’attends d’ailleurs, guettant son arrivée dans un coin du jardin. Pour ne point l’avoir trop amputée cette année elle a décidé de s’élever haut vers le ciel ; serait- ce en remerciement le signe qu’elle veut désormais donner d’être à sa juste place comme nulle autre pareille. Ses bras s’élancent ; voudrait-elle me prendre par le cou ? Je ne comprends pas cette exubérance. Déjà des années qu’elle me rend fou ; Pourquoi ces épines sinon pour justifier ce maintien à distance ? Qu’importe cette attitude arrogante, je l’a regarderai toujours Imaginerai chaque jour, telle une voyante, sa nouvelle robe du lendemain, subtile harmonie de rose et vert velours. Ce matin elle s’est révélée à mes yeux, la moiteur de sa peau par endroit perlante me rappelant que c’est une histoire à deux qui se joue avec une symphonie enivrante. Pour une invitation pour le moins saugrenue ses frêles jambes à moitié dénudées semblaient marquer le pas d’un tango. Oserai-je le franchir vers cette inconnue ? Je m’approchai sur la pointe des pieds pour ne pas la réveiller Ma main s’égarait à vouloir l’impossible Les piquants de ses bas résilles me repoussaient À croire que cette grande Dame se savait irrésistible. Pourquoi m’offrait-elle alors ces senteurs enivrantes ? Son corps de rose vêtu, maintenant à mes cotés, elle découvrit aux caresses de mes mains insistantes ses perles aux pétales encore protégés. Alors le bal commença et je n’eus cesse de frôler du bout des doigts ces bourgeons en éveil qui se prêtaient volontiers à recevoir tendresse Avant de s’ouvrir, pure merveille. Mes sens troublés avaient eu peur face à cette rébellion mais elle me l’avoua quand le soleil fut levé : sa robe piquante n’était la que pour faire diversion ; elle avait tant aimé se faire …..câliner. Réédition

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  • 11/07/13--11:44: Quai d'Orsay par Anna Ka
  • Si vous voulez passer un bon moment, il faut aller voir le dernier film de Tavernier, Quai d'Orsay. On a beaucoup dit dans les médias que le personnage du ministre était inspiré de celui de Villepin, mais bon, ce n'est pas cela qui fait l'intérêt du film. Ce qui est drôle, c'est de plonger dans l'univers de la politique tout en essayant d'oublier que ce sont ces farfelus qui nous gouvernent. Thierry Lhermitte est absolument grandiose en ministre tornade qui fait tout valser sur son passage. Quant à l'équipe qui l'entoure, elle a assez de caractère pour être crédible. Il y a le vieux sage, Niels Arestrup, qui en a vu d'autres, et continue avec une force tranquille, de tenir le cap, quoi qu'il arrive. Julie Gayet, c'est la super sexy woman, dont les petites trahisons sont des invitations codées au libertinage. Raphaël Personnaz, le petit nouveau, se retrouve, lui, chargé de la difficile mission de faire parler le langage ! Un tour de force. En prime, Tavernier nous offre quelques silhouettes réjouissantes et inattendues comme Jane Birkin en prix Nobel, coiffée à la façon de Simone de Beauvoir, ou Didier Bezace, l'intellectuel de choc, toujours au bord de la nausée, non pas sartrienne mais trivialement digestive ... Les acteurs sont excellents, le rythme étourdissant : plus que jamais le monde est une scène, et le cocon doré de la politique une farce à grand spectacle.

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