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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    Le vent s'attaque aux fenêtres et les chahute à grands coups de bourrasques pendant que la pluie elle s'en fout et continue à faire doucement chanter l'alu du balcon et moi eh bien moi je pense à toi pas moins seule et triste dans ta maison de là-bas alors je me dis que tu pourrais parfois venir t'aventurer jusqu'ici histoire qu'on se fasse présence l'un à l'autre avec nos tendresses et nos silences et nos bavardages et nos rigolades on y arriverait j'en suis certain et je te ferais la cuisine ou vice dans le versa pour le plaisir chacun notre tour de n'avoir qu'à se mettre les pieds sous la table si tu savais comme j'en rêve tant et tant ça fait longtemps si longtemps que je n'ai pas croqué dans ce p'tit bonheur là et puis tu pourrais aussi m'apprendre à repasser mes chemises jusqu'à ce que j'en devienne champion et parfois tu t'afficherais provoc' et à demi nue pour me flanquer l'envie de te fesser et de jouer à te punir en te disant de ces horreurs comme t'aimes tant qu'elles te font gonfler la vulve qu'alors d'une main glissée j'empaumerais et grapillerais jusqu'à ce que la chose tourne mâle et me fasse la bite fière et empressée mais pas trop de te foutriquer par-ci et par-là aussi en te taquinant aux orées avant de te pourfendre et d'y renoncer pour recommencer ce serait du bien bon à vivre ces petits commerces et d'autres bien d'autres qu'on n'imagine pas tu ne trouves pas?... Allez... Allez, viens! Elle n'est pas venue.

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  • 11/11/13--10:28: Eux et moi (s) par Misty44
  • Eux et moi (s) J’aime les hommes de janvier C’est le mois où je suis née Et les hommes de février Car ils me font vibrer J’aime les hommes de mars Ils aiment bien les garces ! Et puis les hommes d’avril Ils sont très virils J’aime les hommes de mai Ils font ce qui me plait Aussi les hommes de juin Ils me font du baratin J’aime les hommes de juillet Ils sont toujours guillerets Et aussi les hommes d’août Oui mais sans moumoute ! J’aime les hommes de septembre Ce sont les plus tendres J’aime les hommes d’octobre Mêmes s’ils ne sont pas sobres J’aime les hommes de novembre A cause de leur m… ( !) J’aime les hommes de décembre Bien au chaud dans ma chambre

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  • 11/05/13--10:24: Le corbeau par Stephanaa
  • -Ah,bon? comme ça tu t'en vas. Chaque fois c'est pareil .Tu t'en fous de tout. -Ne tape pas du pied M'dame , et ne hurle pas sur moi. Cela s'entend de la rue et même le voisin d'en face l'entend. J'ai compris. Je m'en fous pas mal du grand Amour. Libre à toi de le chercher. J'en ai assez. Je me sens déjà mieux sans toi. ça ne me fait pas mal. -Mes rêves s'accomplissent comme par enchantement .Il suffit que je batte des mains. - Et en un clin d'oeil tu te retrouves les mains vides. -Tu n'es qu'une option ; et qu'un buveur de Coca sur une affiche collée sur l'immeuble. - Plus tu cries ,plus je fais la sourde oreille . Ne me dis pas ce que j'ai à faire. Je suis déjà en route vers mon village. Et il s'en va sur ses deux jambes ,sort de son larynx un mot invisible et inaudible ,on dirait un lapin coincé dans la clôture et ferme la porte derrière lui avec le pied . Je cours à la fenêtre. Il vient d'ouvrir le portail et je regarde comme s'il me disait :" Allez, fais moi tourner la tête " . Et je reçois en pleine figure sur mon visage chiné , sa voix cassée comme celle du corbeau : " Je t'aime , Marie " . Après, j'essuie avec la manche de la robe les larmes dans la poussière sur l'appui de la fenêtre.

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    Je voulais te la raconter, mais tu n’as pas voulu, et tu as eu raison, cela t’aurais foutu la soirée en l’air…Maintenant c’est juste autobiographique, mais en même temps c’est extrêmement violent… Alors je saute plusieurs ligne et je te l’écris Je ne peux pas ne pas te le dire, mais tu n’es pas obligé de le lire, ok ? Bon alors imagine toi, un truc sympa, je ne sais pas moi...l'enterrement de mon connard de père. Ce type c'est un pourri de première, toute ma vie, il m’a fait chier. On dirait que vivre pour lui, c'était de m’empêcher de vivre. Il est là, dans sa boiboite, le front large, les épaules puissantes, et pour une fois il ne me courre pas après pour me coller une beigne dans la gueule. En clair j’ai 16 ans et je connais enfin la liberté ! Donc le con, il est canné. Bon, ils lui font la tournée des grands ducs. Toi on t’a rien demandé, normal tu souffres trop ! Ah les cons, j' t'aurais tout mis dans la première poubelle venue, mais bon on n’est pas toujours maitre de son destin... Donc, la baraque du jésus, le cureton qui raconte que c'est un mec bien, qui me dit que je dois ne pas pleurer (si seulement je pleurais ...) et on l’emmène pour le parking à cadavres. V’là t'y pas qui lui mettent une croix au dessus de la boite, style on ne veut pas le perdre alors que cela aurait été super chouette que vraiment il disparaisse. Et puis le temps passe...20 ans. Un jour, que je traine dans le secteur, j'me dis " tiens c'est vrai, j'ai mon connard dans le coin !" Alors comme certains retourne voir leur école, ou d'autres vont sur "les copains machin-truc", je me souviens que j'avais un père et qu’il n’est pas encore réduit donc plus que 5 ans pour voir si je pourrais pleurer pour sa gueule. Déjà, ils ont déplacés le cimetière, parce que ça gênait pour l’expansion économique. C'est vrai le pognon d'abord ! Ensuite je ne le trouve pas ... Je vais au bureau, je leur demande...ils ne le trouvent pas non plus... Devine, il s'est fait la malle pendant le déménagement ! ! ! M’étonne pas, toujours là pour emmerder les autorités... Pas de traces, il est dans l'ancien registre et plus dans le nouveau. On me dit que l'on va faire des recherches...faites, faites. J'ai beau leur dire que je m'en fous, mais ils sont dans l'embarras, faut pas que cela s'ébruite qu'ils perdent les macchabées ! Tu sais ce qui est bizarre ? C'est que lorsqu’on maltraite un enfant... comme il cherche tellement l'Amour, il finit par croire que l’Amour c'est sa torture.

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    Tu avais quel âge Nonna quand ils t'ont placée comme bonne à tout faire ? 14 ans peut être,... Encore une enfant...Enfant élevée à la dure école de la pauvreté de l’immigration Italienne Comme tu as du être desespérée de quitter Rosa et Angelo tes parents tant aimés pour aller vivre dans la grande ville Tu comprenais néanmoins que leur seul moyen pour subsister , était de livrer leur fille aux bourgeois , comme domestique Tu travaillais du matin au soir , tu briquais la maison, l'argenterie dans les beaux meubles marquetés,tu cuisinais, t'occupais des enfants de la famille Le soir venu tu t'endormais épuisée dans ta chambrette sous les toits , tu n'avais même plus la force d'être triste Rosa et Angelo avaient quittés très jeunes l’Umbria ,la misère et la faim les jetant comme tant d'autres sur la route vers la France C'est là qu'ils se connurent et s’épousèrent Lorsque Rosa fut enceinte elle décida de mettre au monde son premier né sur sa terre natale, l’Italie.Tu naquis donc à Umbertide , petite ville de l'Umbria.Tu fus la seule tes deux autres sœurs et ton frère virent le jour sur le sol Français Courageuse petite bonne Italienne , tu aidais ta famille et ne venait les voir que rarement lorsque tes patrons te payaient l'autobus pour aller au petit village ou ils habitaient Ton Jour de congé venu tu ne pensais qu'à dormir longtemps le matin ,tu étais si fatiguée parfois ta patronne oubliait que c'était dimanche et venait te demander de préparer le repas de midi .Madame recevait, tu ne pouvais pas refuser même si c'était ton seul jour de liberté L’après midi souvent,tu allais à l'église t’asseoir prés de la jolie madone et tu pleurais encore et encore , en la regardant Tu ne sortais pas avec les autres, tu étais sérieuse, comme ton père te le recommandait , de plus tes patrons, à sa demande, te surveillaient Le temps passait .Tu devenais jolie , et le fils des voisins du dessus, te courtisait assidûment Tu étais sensible au charme de ce jeune Corse de 25 ans, pilote d'avion , qui disait vouloir t'épouser Ce qui devait arriver, arriva Ta patronne te voyant sans cesse en pleurs te questionna,et le drame éclata Les parents du jeune homme, famille aisée ,ne voulurent rien savoir de toi Quoi !une bonniche Italienne ! Nous vivants jamais! Quelle mésalliance! Un matin tu pris la route pour la maison de tes parents, accompagnée de ta patronne Ce fut terrible d'annoncer ta grossesse à tes parents ,tu voulais mourir A cette époque être fille mère dans une famille catholique pratiquante était le pire qu'il puisse arriver .Vergogna ! Figlia nostra tu nous as déshonorés Rosa a beaucoup pleuré, Angelo ne t'a plus adressé, la parole Tu serrais les dents et tu serrais le ventre comme pour étouffer l'enfant de la honte Elle s'accrocha et vint au monde au début du printemps, elle était si fragile que le médecin qui t'accoucha préconisa de la baptiser séance tenante, car elle risquait de ne pas vivre plus de vingt quatre heures Le curé lui donna un prénom car tu n'en avais choisi aucun Elle survécut et Nonna Rosa et Nonno Angelo s'en sont occupés avec un amour immense , toute leur colère a disparu devant cette petite fille non désirée Un brave homme t'épousa et reconnut ton enfant Nonna quand je pense à toi je me souviens de ta tristesse profonde Tu es partie bien jeune à soixante ans et je n'ai pas eu le temps de parler de tout ceci avec toi égoïstement occupée par ma jeunesse. je ne crois pas d'ailleurs que tu aurais voulu que nous en parlions. Tu étais comme enfermée dans le chagrin, murée dans la fatalité Je me souviens de mes moqueries sur Tino Rossi, que tu vénérais, Je l'appelais Tino Rassi !Maintenant je comprends pourquoi,tu l'aimais tant, il te rappelait ton François... Ta fille, ma mère a hérite du caractère ombrageux des Corses ,on se dispute souvent mais on s'aime bien Cette semaine nous sommes parties ensemble en Umbria ,elle n'avait jamais visité la région ou tu es née On a mangé des pâtes aux truffes, aux funghi porcini On a bu du vin Santo accompagné de cantuccini et nous avons pensé tendrement à toi qui nous donnait comme tu le pouvais de l'amour en cuisinant si bien Nonna ti voglio bene sai! http://youtu.be/p-5Z4V13Ok8

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    Hier 7 novembre, était le soixantième anniversaire de mon mariage... Je ne l'ai pas fêté car il y a une mi-temps de trente ans, mais cela m'a amenée a faire un petit retour sur cet événement. Il fut un temps où mon éducation judéo-crétine m'imposait de tenir ma maison sans qu'une trace de poussière ou une toile d'araignée n'apparaissent. Tout devait être lavé, rangé, policé, brillant, sans quoi le moindre signe de fantaisie aurait été jugé et considéré comme marginale... La lessive le lundi, le repassage le mardi, raccommodage le mercredi, étaient imposés par des règles venues d'on ne sait d'où, mais auxquelles la plupart des femmes de mon époque se pliaient sans se poser de questions... C'était comme ça ! Je n'ai jamais pu me plier à cette discipline; Pourquoi laver le linge le lundi alors qu'il pleut des cordes, et s'enfermer quand il fait beau quand mes petits avaient une envie folle d'aller jouer au square ? Petit à petit, j'ai institué mes propres règles, et toute ma petite famille s'en trouvait mieux, moi la première. L'essentiel était d'être prête aux heures imposées par la vie dite "sociale" Je lavais mes sols le soir, quand les enfants dormaient et que Marius était à sa musique... Quoi de plus écœurant que faire la vaisselle après le repas, barboter dans l'eau grasse me stoppait net la digestion,... ainsi,... avant le lave-vaisselle sans que personne n'y voit du feu, je ne la faisais plus qu' une fois par jour au moment où j'allais à la cuisine pour préparer le repas de midi... Ce qui ne m'empêchais pas d'avoir mari, enfants et maison bien tenus... Mais le regard de ma mère était un reproche permanent sur ma façon de fonctionner... Elle débarquais à n'importe quel moment et inspectait chaque pièce, ouvrant armoires et placards comme si elle était chez elle, et ne comprenais pas que je laisse la lessive le lundi pour coudre, peindre ou tricoter... Pour elle, j'avais une araignée dans l'plafond. A propos d'araignée, il était inconcevable d'avoir la moindre toile d'araignée dans le coin d'une pièce, et c'est armée de la "tête de loup" que j'y faisais la chasse, jusqu'au jour ou voulant faire du ménage et du tri dans le placard de mon jeune fils alors adolescent, celui-ci m'a précisé : -"Surtout maman tu ne touches pas à Gertrude, elle a tissé sa toile côté penderie et elle se nourrit des mouches qui viennent dans ma chambre". Gertrude était une araignée poilue et de taille respectable qui a mené une vie heureuse et sereine dans une chambre d'ado à la campagne, dont une des portes du placard restait ouverte afin de laisser venir à elle les petites mouches dites domestiques, qui étaient son régal. A partir de ce jour, je n'ai plus chassé l'araignée, que je considère maintenant comme l'insecticide le plus bio qui soit... Il y en a une petite dans une anfractuosité du mur entre la plinthe et la faïence de la salle du trône, et qui happe au passage de petites fourmis qui ont élu domicile dans nos toilettes... Chaque jour je ramasse une dizaine de petits grains noirs, rejets que mon araignée me restitue après en avoir aspiré la substance nourricière... Oui, décidément, j'ai surement une araignée dans l'plafond, et heureuse de l'avoir... Capucine7434 - 8 novembre 2013

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    Il est parti un jour ce bel Amour, si bien construit,42 ans d'un bonheur sans nuage; deux merveilleux fils et quatre superbes petits enfants. Il est parti, si digne, si beau, poussant l'amour , jusqu'à me donner toutes les clés pour arriver à vivre sans lui. La maladie me l'a enlevé, mais sa flamme est en moi , elle m'aide à vivre chaque jour avec un bonheur immense, Bonheur de savourer pleinement ,chaque instant ,chaque seconde . Désormais je vis pour nous deux. Jacques tu resteras l'Amour de ma vie....

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    La Grèce était la destination sur laquelle elle avait arrêtée son choix. Un peu comme un retour aux sources : le bonheur des retrouvailles avec des amis qu’on aurait délaissés trop longtemps. Elle n’avait pas eu besoin d’insister trop longtemps pour les convaincre de la rejoindre : la Grèce est bien le seul pays qui enchante sa mère. Ils ne sont plus tout jeunes mais pas si vieux. Ils ont voyagé en Europe et ailleurs : l’Espagne, le Portugal, le Maroc restaient pour elle des pays dont elle n’a qu’un souvenir brumeux tandis que la Grèce éveille chez sa mère des émotions heureuses. Pour lui qui préférait l’Ecosse, ces pays chauds éveillaient toujours quelque appréhension. Les voyages, ils en sont un peu lassés. Pas facile dans ce cas d’entraîner un paternel qui tel Ulysse dans l’Odyssée rêve de revenir sur son île natale, qui est plein d’angoisse, est accroché aux confortables habitudes d’un douillet chez soi. Mais ce soir, ils sont attablés tous les trois à la terrasse d’une taverne, dans un coin d’île verdoyant : la Grèce recèle des surprises comme ces îles ioniennes baignées par cette baignoire méditerranéenne. Elle leur a donné R.V. à la pointe de cette île où accoste le ferry reliant ces 2 terres que sont Kerkira et Zakinthos. Pour elle, qui a raté le seul bus de 17h faute d’avoir pu lire la destination affichée dans un coin de la vitre avant, le trajet a commencé à pied dans la chaleur d’une fin d’après-midi estivale le pouce levé : peu d’espoir de compter sur les trop rares voitures traversant l’île du sud au nord, alors elle a troqué sa tenue contre une petite robe rouge plus seyante mais surtout plus voyante. Et ça maaaarche : une voiture s’est arrêtée. Elle sera donc à l’heure au R.V. Elle guette maintenant à la proue du bateau, la chevelure blanche de son père parmi les quelques attroupés de ce bout d’île Elle n’y croit pas, elle agite donc bêtement un foulard : se sont-ils vraiment déplacés jusqu’ici ? Obtenir cette faveur relève du défi : elle n’a pas eu à insister beaucoup, la Grèce résonne comme une parenthèse enchantée pour sa mère. Prendre l’avion et atterrir au milieu des lauriers, à la différence de cette échappée en voiture en août 67, organisée par 5 adultes transportant 15 ados et gamins parmi les ruines du Péloponèse. Le paternel n’y avait pas participé, arguant des exigences de son activité directoriale. Il n’a plus cette option, il a donc cédé peu convaincu (en un mot). Il est un peu grognon, il fait chaud et , non, il n’a pas faim, ne souhaite rien d’autre qu’être à l’ombre. Impossible de faire de l’ombre à sa femme : l’allure dégagée, le cou d’un sens, la tête de l’autre, elle rayonne. Aux tables voisines tous se tiennent avec désinvolture : le résiné délie les langues…Pur un peu on en serait aux familiarités, inconcevable pour elle comme pour lui. File et mère échanges des propos insipides, qu’importe, chacun y va de sa réflexion. Lui se tait : il manifeste quelque appréhension pour cette cuisine grecque qu’il ne connaît pas. « Suivez-moi donc aux cuisines » lance le serveur « c’est ainsi qu’on choisit son menu, ici ». Décontenancé, il se laisse entraîner: on soulève les couvercles… on se laisse aller aux fines odeurs de moussaka, aux couleurs du tzaziki. Ca traîne un peu, trop content de pouvoir échanger en français, le paternel se vante de sa progéniture :5 filles, vous pensez ! Finalement très à l’aise, ils reviennent souriant, et d’une main légèrement posée sur l’épaule de la mère, le serveur lance à son intention : « alors vous n’aviez pas la télévision » Ah ! la tête de la mère soudain pâle et défaite…

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    Quand le matin tu te lèves, et que tout est brûlé, quand dehors, par la fenêtre, tu vois que tout est saccagé, que tout est noir, et la terre et le ciel, et que cela sent mauvais, et que la radio, allumée par réflexe, débite par grosses tranches des nouvelles assommantes et nauséeuses, que ton tube de dentifrice ne crache plus rien à se mettre sur la dent, tu te dis que décidément cette journée qui commence ne vaut pas le coup, ne vaut pas un clou, ne vaut rien. Quand tu te lèves ces matins là, tu sens le froid te saisir de toutes parts, et rien n'y fera. Même ton café te paraitra amer. Le froid partout. Dans toi et sur le monde entier. Un froid de mort. Des morts partout. C'est que le monde glisse, lentement, comme un paquebot naufragé, il s'enfonce lugubre dans les eaux troubles, sans même un bruit. Sans même un cri. Si seulement tu pouvais pleurer. Mais même pas. Tu vois bien maintenant que tu t'es trompé sur toute la ligne, et que la vie n'a rien de féerique, et que tu n'arrêtes pas de voir tomber tes rêves en cascade, et tes petites loupiotes de fête éclater en mille morceaux, comme ta vie en somme, que tu t'étais inventée ! Il te reste pourtant, au fond d'un placard que tu n'ouvres même plus, et depuis longtemps, deux dernières flûtes à champagne en cristal, juste un peu poussiéreuses, avec tes initiales gravées dessus, il suffirait de les sortir pour voir si cela influerait sur le cours des choses. Longtemps on t'a fait croire -et tu l'as cru,- qu'en simplement trinquant, le monde pourrait changer...

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    L'eau et le vent s'infiltrent sous sa porte mais je ferai descendre l'air chaud de ma mansarde dans sa cabane .Et lorsque la neige montera à sa fenêtre ,la chaleur qui stagne sur mon plafond ,se faufile dans l'escalier chez lui ;et entraine ses muscles à se relâcher . Tu peux glisser un doigt sous sa porte. Les fourmis n'auront pas besoin de s'aplatir pour y rentrer et cultiver des champignons dans une crevasse sur le sol en bois . Début de novembre il a appelé la menuiserie et on lui a envoyé un pakistanais et un éthiopien pour s'en occuper .L'éthiopien venant d'Addis -Abeba ,parlait une langue saharienne . Le pakistanais en revanche , lui a proposé de remplacer sa porte usée par une nouvelle mais il s'est montré méfiant comme une reptile qui fouette sa queue comme si ça allait nous faire peur . Ainsi que la vieille porte est restée debout .Il l'a juste poncée et cirée et puis peinte à couleur coquille d'oeuf . Le vent balaye toujours la pluie,la neige et les fourmis sous la porte, en fonction de saison . Il parle très peu. Vraiment peu. Il me faisait croire qu'il avait mal au dos et ne pouvait pas me téléphoner . Qui sait que c'est ce syndrome d'Asperger ? Et cette fois ci je vous prie de réfléchir avant de me répondre .On dit que les Aspergers voient le monde différemment . Ce qui n'est pas mal! c'est ce que je me dis . Depuis une semaine il ne parle presque plus .Comme le garçon du "Top of the Lake ". Hier il a dit seulement une phrase : " aujourd'hui je vais faire un abri d'hiver pour les volailles ", et puis rien du tout. Un autre jour il a dit : " Les mots arrivent aisément " ....mais toujours rien. Ce matin après une promenade dans les dunes ,il tape quelques mots et me fait voir : " Une petite fleur pousse sous une branche " .... Il voit des fleurs dans les dunes ! Ou .....une fille qui tient la route dans son désert de neige ? Je me contente de l'état dans lequel je me trouve et me dis gracias à la vida ,comme Joan . Ce soir petite fête avec des boules de chocolat et du Vacqueyras . C'est plutôt bon .... S J'ai choisi David Lynch pour son rêve perpétuel et son mystère . Top of the lake , n'était pas dans l'archive pcc.

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    Dans l'œuvre de Tchekhov passe un cortège d'esclaves, esclaves de leurs amours, de leur bêtise, de leur paresse ou avidité de bien-être, esclaves d'une peur obscure de la vie, vaguement troublés, remplissant leur existence de discours décousus sur l'avenir, parce qu'ils sentent qu'il n'y a pas de place pour eux dans le présent. Parfois, au cœur de cette masse grise retentit un coup de feu: c'est Ivanov ou Treplev qui a compris ce qu'il avait à faire: mourir. Certains forment de jolis rêves sur la beauté de la vie dans deux cents ans, mais personne ne se pose cette simple question: qui donc la rendra belle, si nous nous bornons à rêver? À côté de cette foule grise et ennuyée d'êtres impuissants, est passé un homme grand, intelligent, attentif. Il a jeté un regard sur ces mornes habitants de sa patrie et, déchiré de désespoir, sur un ton de doux mais profond reproche, il a dit avec un triste sourire, d'une belle voix sincère: "Que vous vivez mal, messieurs !" » Maxime Gorki Je relis les trois sœurs...Pièce d'Anton Tchekhov , ou les protagonistes se font laminer par le quotidien de la vie, tant ils sont écrasés par le sentiment profond et désabusé que la vie ne leur est plus qu'un fardeau Le contexte actuel , peu engageant, ou il me semble devoir bon gré mal gré abandonner nombre de rêves et idéaux fait que ce texte résonne particulièrement en moi Les trois sœurs s'ennuient désespérément. Elles n'arrivent pas à s évader de leurs existences, tristes et insipides ... Leurs vies se délitent , le sens se désagrége. Impuissantes , elles ne peuvent en réfréner la décomposition Pourtant Il faut vivre", répète Irina, vingt ans.... Olga, Irina et Macha, vivent dans une morne petite ville de province dans la maison que leur a légué leur père, maison qu’elles partagent avec leur frère Andreï et son épouse Natalia, ainsi qu’avec Fiodor, le mari de Macha et Anfissa, la nourrice. Leur rêve est de retourner vivre un jour à Moscou, ville de leur enfance Ce Moscou, chimérique, cristallise tous leurs fantasmes et leurs espoirs . Dans l'attente de ce départ hypothétique pour une vie nouvelle, il convient de se distraire pour passer le temps et chasser l’ennui. Les militaires de la garnison de la petite ville leur offrent, en cela quelques distractions, mais en dépit des fréquentes visites des d'officiers, l'existence passe imparablement, gâchée par la vacuité ,emplie de pitoyables conversations inutiles Je ne raconterai pas la pièce, lisez là si ce n'est déjà fait Tchekhov nous dépeint un univers de torpeur sans espoir ,transpirant d'impuissance , ou prédomine la sensation angoissante d'appartenir à un monde qui se meurt, et la frustration d’être dans l'incapacité de pouvoir changer cet état de fait Leurs vibrantes espérances, n'empêcheront pas les trois sœurs d'échapper à l'ennui,à la solitude, à l'inéluctable déception de leurs aspirations Paralysés,statiques à jamais, une chape de plomb les enveloppant irrémédiablement ,les personnages malgré leur bavardages incessants ,jeux de mots et d'esprit , vains discours philosophiques pour combler le vide , plongent inexorablement dans une lente agonie. Issus d’un passé révolu, incapables de s' intégrer dans le présent. Elan engourdi vers un autre possible, futur brisé, rêve de changement illusoire... Vie et mort .Espoir et désespoir , Révolte et résignation sonnent le glas de l'espoir déçu d'une vie meilleure, et marquent le deuil de la projection dans l'avenir Ils sont terriblement humains les personnages des trois sœurs... lâches mais conscients Leur pauvre vie s'étiole .Ils n'ont rien accompli , rien entrepri. Ils se sont juste bornés à rêver et les rêves impitoyablement se dérobent Le cri d' Andreï à l’acte IV est là pour nous interpeller et nous réveiller! « Où est-il, où est-il parti, tout mon passé, quand j'étais jeune, gai, intelligent, quand mes rêves et mes pensées touchaient à tout ce qui est beau et élevé, quand mon présent et mon avenir étaient éclairés d'espoir ? ». Tchekhov était persuadé d'avoir écrit une comédie,il l'a cependant sous-titrée drame ... Il se fâcha tout rouge contre le metteur en scène Stanislavski qui lui soutenait mordicus que c’était bel et bien un drame. Oui.... On sourit aussi à la lecture des trois sœurs. On sourit à la tragi comédie de la difficulté d’être des protagonistes qui demeurent néanmoins d'incorrigibles optimistes, tel leur affectueux mais néanmoins lucide créateur C'est par la voix d'Olga, que Tchekhov , consolera... Olga, la généreuse , la courageuse délivrant l'optimisme final , dans un moment hautement tragique de la vie des trois soeurs "Notre temps viendra; nous nous en irons pour toujours; on nous oubliera. On oubliera nos figures, nos voix, et combien nous étions, mais nos souffrances se changeront en joie pour ceux qui vivront après nous… Le bonheur et la paix régneront sur la terre. Et l'on se souviendra avec des paroles affectueuses de ceux qui vivent à présent. Oh, mes chères sœurs,notre vie n'est pas encore finie; vivons ! La musique joue si gaiement, si allègrement, et il semble que bientôt nous saurons pourquoi nous vivons, pourquoi nous souffrons… Si l'on savait !… si l'on savait !"

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    Comme si la vie voulait nous faire des clins d'oeils ,il arrive que des situations se présentent ,qui découlent de nos faits et gestes récents ou du futur proche. La majorité d'entre nous ,rationnelle ou peu encline à croire en sa bonne ou mauvaise étoile ,fera sa route comme à l'accoutumèe ,sans y accorder la moindre attention et sa vie n'en sera en rien changée. Et puis d'autres qui ,sans vivre constamment sur une autre planète ont un penchant à croire ou du moins à consulter leur horoscope ,par curiosité ( on le dit tous) ou par conviction et soit pour se rassurer ou pour échafauder des plans ,sur la comète ... Ils sont au courant de leur ascendant ,de ceux de leurs proches ou pas et comparent leur prédiction à celles de l'élu de leur coeur présent ou à venir ou passé en se demandant ce qui les rapproche ,va le faire ou à bien pu les unir un moment. Oui car ,le plus souvent c'est ce domaine qui prévaut ,avant le travail ou meme l'argent ,mais il n'y aucune statistique fiable ...évidemment ! Pour en venir au fait ,et pour illustrer un peu ce texte ,j'ai reçu d'une amie voisine ce matin ,alors que nous avions échangé des confidences sur une histoire ancienne qui occupait encore son esprit ,occasionnellement ,tandis qu'un coup de fil les avait remis en contact ,le mail suivant extrait de ses prévisions quotidiennes : "il se pourrait qu'une personne ressurgisse de votre passé aujourd'hui me X.Mais vous auriez tort de croire qu'elle n'a pas changé depuis la dernière fois que vous l'avez vue... "vous devez respecter sa différence et accepter qu'elle se soit épanouie loin de vous . " ne vous réfugiez pas dans vos souvenirs passés ou vous risquez de gacher ces joyeuses retrouvailles ! Eh bien croyez-moi ,je la connais suffisamment pour savoir qu'elle va accorder à cette "voyance" opportune une vraie valeur de soutien moral et de conseil avisés ... c'est si important les histoires d'amour ou résistent à l'épreuve du temps l'affection et la compréhension ! Capucine le 18 112010

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    Aussi longtemps que je me souvienne j’étais un élève disons le, non ne le disons pas. Je vais pas raconter d’histoire j’étais nul en histoire et les sciences naturelles aussi. La géographie n’en parlons pas. Géographie administrative économique etc etc… Seule la géographie physique a retenu mon attention et ce qui m’a permis de développer mon goût pour les la botanique, la flore et les fleurs, une histoire toute naturelle en quelque sorte. Voici donc une histoire toute naturelle qui raconte ma géographie très physique et des plus agréablement fleurie. Le tour de France des roses : ______________________________Mer________ _____________________________happy*_____________ ___________________________lyoko59000________________ _________________________soizic117-allo oui__________ _______________________taitalenver-clra-cyn04*_________ ____________________calamityjane-Kateforlost-metoo____________ __________________scherazade-lotherien-picky-Neottie**_______________ _________________tourdyvoir-tzigane-Atropos-artemis-olga*________________ _______________Catamalo-antinomie-sagarmantha-Aupaysdejuliette____________ ______________breizhis-reinette-Janisjop-grenadine-bertille-violetine**______ __________liveandletlive-street-sido-lisa-misk-Paradize-lilijane-romnia***____ _________misty44-tequillasunrise-amordemissamor-walkin-funanbule***___ _________sablaise-estherblue-et toi le-jayadeva-anainessa-larenarde-mvv*_ _________nullepart-embrouilamini-loustic-mytic-marylousalome-Haidelin______ _________lachris-luisansaile-douce86-lac degarance-prunelle-thetis-teawh__ _________tiffany-blackcatwhitenight-continentnoir-brokenflower-lilifleur__ _________mouniette-petitverglas-Elienad-marie23-vdv69-chantal-miss C__ _________Kikito-pathofglory-bellesfeuilles-Affiliante-Dalishanti-Sweetho_ _________Nutopia-petitverglas-capucine37-ceylan-asanfroi-Paloma-bario__ _________neuronekikoince-almadies-lolamalko-marroussia-marinette***_ _________sandaganouk-sunforever-centrale-fautvoir-agnes51-bissap-***_ _________ombre et lumière-selenhelios-blondie-larenarde-spciale-alpes*__ _________miqqdalloway- en m’excusant pour quelques oublis, trop sans*_ _________doute-jackye-anais9-xio-capucine7434-phylisse-stella-profil**__ _________oceanne-sirius-ellela-profilperdu-arbaces-annaconte-Paradoxe*_ _________aquitaine-bordsdeleau-francoisebe-ln66-waridakuna-Stallaby**__ _________pourtant, que la montagne est belle- la mer*****************_ ____________qu’on imagine dans ces lignes, voilà ce qu’il reste*****__ ________________de ces quelques temps passés ici, des lacunes __ _____________________géographiques mais une histoire___ _________________________d'ici des plus naturelle_____ ____________________________de Roses***___ ______________________________________ ______________________________________ avec un tit détour vers les exterieurs ___________________sois toi______________ ___________chamalovette________________

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  • 11/13/13--15:45: Extraits par Dee Alindai
  • "La vie, c'est ça, un bout de lumière qui finit dans la nuit." "Le bonheur sur terre ça serait de mourir avec plaisir, dans du plaisir... Le reste c'est rien du tout, c'est de la peur." "Les vivants qu'on égare dans les cryptes du temps dorment si bien avec les morts qu'une même ombre les confond déjà." "C'est l'âge aussi qui vient peut-être, le traître, et nous menace du pire. On n'a plus beaucoup de musique en soi pour faire danser la vie, voilà. Toute la jeunesse est allée mourir déjà au bout du monde dans le silence de vérité. Et où aller dehors, je vous le demande, quand on n'a plus en soi la somme suffisante de délire ?" "La grande marmelade des hommes dans la ville. Ils poussaient la vie et la nuit devant eux les hommes." "C'est cela l'exil, l'étranger, cette inexorable observation de l'existence telle qu'elle est vraiment pendant ces longues heures lucides, exceptionnelles dans la trame du temps humain, où les habitudes du pays précédent vous abandonnent, sans que les autres, les nouvelles, vous aient encore suffisamment abruti."

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    Nan, je ne vais pas vous conter l’histoire d’un chaud lapin au pied musclé. Par ce bref billet qui n’a d’autre objectif que de partager, je voudrais attirer votre attention sur une pièce de théâtre, que dis-je, un spectacle, un événement hors norme dont la générosité transpire jusqu’à vous oindre d’un bien-être comme une gangue nourrissante. Je veux témoigner d’une aventure qui dura plus de treize heures… Coincé dans un fauteuil de théâtre, prisonnier dans le ventre d’une salle de spectacle alors que les seules chaînes qui retiennent rivé à l’assise ne sont qu’intérêt mêlé à une palette d’émotions dont les nuances tirent à l’infini, du rire (et il y en a beaucoup) à l’effroi, de l’enthousiasme au dégoût, de l’émerveillement à la sidération… Les feux de la rampe irradient la salle et comme un millier de fœtus avides de nourriture spectaculaire, les spectateurs deviennent acteurs de ces heures qui en perdent la durée. Le temps suspendu, je pense avoir fait corps avec ce millier formant un public uni dans la découverte, la surprise, l’humour et l’énergie du déroulement de la pièce de Shakespeare : Henry VI, au TNB de Rennes. J’irai même jusqu’à croire que Shakespeare en personne est venu, relevé de ses cendres et réveillé par la richesse de propos de cette mise en scène. Ce jour là c’est sûr, il était dans la salle ! À proprement parler je ne suis pas un bas de théâtre, plutôt une chaussette de cinéma où j'aime moins ces temps y trainer mes guêtres. Bien souvent au théâtre je me suis endormie, je le confesse. Aussi quand le projet d’y passer une journée entière m’a été soumis, quelques craintes se trémoussèrent, mais Shakespeare est mon ami, je lui devais bien un chouïa de confiance en rétribution des heures de lecture qu’il m’avait offertes. Je me suis coulée dans l’aventure et ma journée s’est écoulée sans voir la couleur du présent, hors du temps, ce jour devint une perle de mon existence, une bulle de tous les possibles, de tous les tourments, de toutes les turpitudes humaines, j’en ai mouillé ma chemise, quoique confortablement assise. Ces instants exceptionnels n’ont existé que par la force d’une compagnie dont Thomas Jolly est le gouvernail, dirigeant une troupe d’acteurs qui relève plus de la boule d’énergie, tels des personnages de manga ou de jeux numériques, que des comédiens figés dans la poussière des costumes. Ce jeune metteur en scène construit une mise en scène digne des meilleures séries américaines (d’ailleurs le tout est découpé en épisodes de 1 à 4, ce jour là, ils jouaient l’intégrale de l’épisode 1 à 3, le 4 viendra clore l’aventure dans un futur proche à Avignon). Au diapason de l’originalité de la pure mise en scène, la scénographie et les costumes campent personnages et situations au plus juste de l’essentiel, comme un simple détail peut parfois en dire plus long qu’une robe d’apparat et peut aussi nous tirer les larmes de rire. Il faudrait parler aussi de la lumière, des effets qui participent à créer des climats, qui impriment la rétine et semblent mener bataille sur les destriers d’une bande son ébouriffée et nourrie de références. C’est bien simple, tout parle dans ce spectacle, tout est lien, tout est dit au-delà des mots et n’allez pas croire que la narration d’une époque révolue depuis des siècles n’ait de relations avec notre monde contemporain, c’est le même avec les mêmes, à croire que la terre tourne en rond ! Mon seul crédit ne serait suffisant, ni assez persuasif, alors je lui accroche la description d’une salle en délire, jamais je n’ai vu une salle aussi communicative au théâtre, on se serait cru au cœur d’un concert Rock aux meilleurs moments du Zénith ou du Bataclan. Pas un siège ne fut épargné, les postérieurs remplirent jusqu’aux derniers strapontins et ce jusqu’à la toute fin, des élans multipliés à l’issue des nombreux entre-actes firent résonner les escaliers d'un entrain dynamique d’y retourner et le public réclamait « la suite » en battant des mains tel des enfants impatients et passionnés par l’histoire contée. L’aventure s’est terminée par une standing ovation unanime, non pas une vague qui gonfle à mesure des applaudissements, mais un véritable tsunami à la hauteur du plaisir qu’une salle comble venait de vivre. Je me suis laissée dire que Shakespeare avait vu dans son office la nécessité de donner à son œuvre une fonction pédagogique, Henry VI, comme bien d’autres pièces historiques de sa plume, écrite une centaine d’année après les événements qu’elle relate, devait instruire le peuple tout en le distrayant, aujourd’hui on appellerait peut-être cela « documentaire » ou « politique fiction » sans la saveur du détournement et de la dérision exploités à merveille par la Piccola familia. Thomas Jolly et toute son équipe, tant artistique que technique, donne à goûter à la coupe de l’excellence en rendant ses lauriers à l’appellation parfois dévoyée du théâtre populaire. Pourvu que ce travail soit évalué par le monde influant du spectacle à la hauteur de l’enthousiasme débridé démontré par cette salle et saluons l’engagement de ceux qui le soutiennent. http://blogs.rue89.com/balagan/2013/11/12/13-heures-dans-les-bras-de-shakespeare-quelle-orgie-de-theatre-231645 http://www.lapiccolafamilia.fr/thomas-jolly http://www.sceneweb.fr/2013/11/thomas-jolly-et-son-integrale-henry-vi-a-avignon-cet-ete/ http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_des_Deux-Roses http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_VI_(Shakespeare)

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    Le fruit de la passion se cultive dans nos jardins secrets, à l'abri des regards indiscrets. Il est très fragile et se respecte. Il demande beaucoup de soins et d'attentions pour qu'il grandisse et se conserve dans les meilleures conditions. On le récolte en toute saison ; il aime le soleil mais il a besoin aussi de l'obscurité pour bien s'épanouir. Il peut arriver à maturité sans crier gare mais il peut aussi devenir blet du jour au lendemain ; il garde sa part de mystère. Aussi, j'insiste car il faut absolument le protéger, l'entourer, lui parler, même lui susurrer des mots tendres comme à un enfant qui vient de naître. Il aime également les caresses du bout des doigts, délicatement. Il faut penser à l'arroser chaque jour, quelques gouttes d'eau lui suffisent. Le fruit de la passion peut aussi tout dévaster sur son passage si les branches qui le supportent sont mal maîtrisées. Attention car il est imprévisible ! On peut le consommer à tout moment du jour comme de la nuit, sans modération car il est délicieux pour votre santé. Il vous donnera un joli teint, le sourire et l'œil pétillant de malice. Un bon conseil, il faut savoir bien l'éplucher ! Bon appétit !

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    Était-ce sous les mille peaux de yacks d'une yourte Iakoute Les zigzags d'une yole samoyède mise en déroute ? Quels bruns éclats zébraient l'azur à son zénith lorsque Zoroastre visita la radieuse Lilith ? A douze heures, la lumière diffusa des mosaïques Des losanges étranges et des trapèzes mélodiques Des fusées de mésanges zinzinulèrent dans l'air Musicales, les ailes déployèrent de clairs éclairs Le zodiaque à son aise s'égosilla d'extase Les youyous rivalisèrent de phrases et d'emphase Les zéphyrs, les aquilons s'unirent à la brise Déployant tels jours de Venise des vocalises Lilith reine inuite s'unit à l'astre de lumière Comme les voyelles voyagent, con-sonnent de A à Z Yétis imbus, Zébus métis, tous zoukèrent Zombies zambiens, yogis d'Iran jamais en reste C'est ainsi que de Nouvelle Zemble au Mozambique Un zeste d'ouest en est des ziggourat, zenana Des astéroïdes acides aux zéolithes basiques Des anges zoomorphes brandirent leurs yatagans de joie Zou ! Vous méprisiez ces fantaisies universelles ! Zut ! Vous hésitiez à dézinguer cette ribambelle ? Youp ! Un de ces quatre, je la conterai en Yourak Tchac ! Chaque samoyède le sait, ceci n'est pas une craque. V.V

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  • 11/14/13--12:17: Guajira cubana par Rapanui
  • Après presque un mois à Cuba, c'est vraiment cette chanson qui restera dans mon esprit associée au pays, bien plus que "Hasta siempre" ou autres "Chan Chan"... Elle flotte partout dans l'air, accompagnée par les effluves de "tabaco" (comme ils appellent ces très gros cigares à la saveur étonnamment douce). Sortant des hauts-parleurs de très vieilles chaines hifi trônant dans les maisons, ou jouée dans les rues par des musiciens souvent très vieux eux aussi, la "guajira" rentre dans la tête du passant, qu'il comprenne ou non l'espagnol. Et, bien loin des déhanchements sensuels de la salsa, on se surprend à adopter le doux balancement de cette danse nonchalante... et on oublie définitivement la version bien connue de Joe Dassin (très réussie, mais n'ayant pas le charme des instruments traditionnels !) C'est aussi à Cuba que j'ai enfin réalisé le lien entre cette chanson et le nom de la tristement célèbre Guantanamo, puisqu'il s'agit en fait d'une chanson traditionnelle paysanne (guajira) venant de cette ville de l'est cubain. On comprend mieux pourquoi les paroles sont un peu naïves, ce style musical ayant toujours des thèmes bucoliques. J'aimais déjà beaucoup cet air, encore plus à présent que je l'associe à de belles rencontres... Yo soy un hombre sincero, de donde crece la palma Y antes de morirme quiero echar mis versos de alma. Guantanamera, guajira guantanamera Mi verso es de un verde claro y de un carmin encendido Mi verso es un ciervo herido que busca en el monte amparo. Je suis un homme sincère du pays où pousse le palmier, Et avant de mourir, je veux verser mon chant hors de mon âme. Mes vers sont d'un vert si clair et d'un carmin si brûlant, Mes vers sont comme un cerf blessé qui cherche refuge dans les bois. http://www.dailymotion.com/video/xo1a2_compay-segundo-guantanamera_music

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    Film du canadien Denis Côté, primé a Berlin : ours d'argent. Arborescence qui laisse entrevoir le ciel...feuillages sombres et denses, ce sont les premières images du film qui donnent à penser que nous sommes dans une saison intermédiaire; la lumière est froide, bleue et dure; elle le sera d'autant plus, quand elle marquera les visages sans maquillage des comédiennes. Pierrette Robitaille, ici à contre emploi est Vic, la soixantaine malmenée, une gueule! Flo c'est notre Romane Bohringer, voix rauque et chevelure de sauvageonne...rien n'est dit, tout est suggéré; elles sortent de prison, l'une aime, l'autre pas ou enfin, pas comme il faudrait..comme d'ailleurs il arrive souvent....dans la vraie vie, mais là n'est pas je crois le sujet du film. Est ce qu'on peut poursuivre une relation dans un no man's land? Vivre sans le monde. On ne sait pas ou se situe cette cabane a "suc", si ce n'est dans la forêt, loin de tout, en marge de la "civilisation" ou à la lisière de....je dirais qu'on la devine au bord de la falaise...du précipice on ne sait rien de leur vie d'avant, ni comment elles se sont rencontrées...c'est un espace temps en dehors des règles; le seul qui les rattache aux contingences du présent est l'agent de probation qui leur rend visite de temps en temps et qui rédige un rapport..Guillaume est sympa, il a de beaux yeux, il est gay... Il ne sera pas là au moment voulu. Vic aime Flo...elle "haï" comme elle dit "l'monde"... elle lui dit "j'veux qu'on finisse ensemble"..son voeu sera exaucé. Flo aime Vic... peut être ...aussi les hommes, et la vie et l'ailleurs... Puis une autre femme déboule dans le paysage, dynamique, aguicheuse, sympathique, marrante; c'est une approche vers Vic et le piège pourra ainsi se refermer sur Flo, qui n'a rien vu...tout est verrouillé! La forêt, autre prison les enferme, tout peut s'y passer ... C'est un beau jour pour mourir. It's a pretty day to die... Your blue eyes in my black eyes, chante une voix féminine. Ce film est un puzzle mais les morceaux ne se mettent jamais vraiment en place. La lumière solaire revient dans les derniers plans : " je reste hanté par la question de l'à côté du monde" "oser écrire pour des femmes fortes, retrouver des monstres"....nous dit ce jeune réalisateur né en 73. Allez le voir : ça vaut la peine !

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  • 11/19/13--11:03: matrix par ITACHI
  • MON FILM PREFERE TOUT SIMPLEMENT!!!!! il y a de l action , l histoire est géniale , les effets spéciaux st originaux . keanu reeves jl adore depuis speed et point break. On peut remarquer depuis un certain temps le manque de créativite de l industrie du cinéma a part des films de super héros ou des suites les americains st en panne d inspirations donc ca renforce encore plus mon sentiment qu il n y aura pas de film qui prendra sa place mais bon c t on jamais avec un film de christopher nolan , james cameron ou spielberg. voila n hésitez pas à laisser des commentaires positifs ou négatifs si c votre film préférée ou si vous avez détestez vu que ce n est pas du tout votre style de films ou si vous auriez préferez qu il n y ai pas de suite....

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