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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    Chants tziganes Voix noires et arabes "Nos mots, ils nous ont pris nos mots" et ils les ont déformés, transformés en mots tziganes, noirs ou arabes Les noirs ont même "pris nos pianos pour en tirer une musique noire, une musique, si l' on peut dire...." "Ils nous enchantent avec leur mélopée noire, ils nous enchainent. Ils nous obligent à chanter, on se sent obligés de chanter comme eux" Une démarche noire une démarche féline d'africain Noirs "ils longent nos murs" Tchèques ils regardent nos vitrines Roms ils trainent parmi nos rues Tchétchènes ils dorment sur nos trottoirs "Leurs bras noirs, leurs fronts bruns couverts de poussière" Noirs ils s'assemblent Asiatiques ils murmurent Turcs ils se mettent à rire Ils se moquent soyez en sûrs ,ils se moquent de nous Bosniaques ils déshabillent toutes nos filles d'un drôle d'oeil Noirs ils ricanent de toutes leurs dents Leurs enfants aussi ils rient en nous dévisageant Tous rient, ils rient de nous Ils nous détestent, ils veulent nous faire payer, ils ne nous pardonneront jamais........ Le ciel s'assombrit Leurs yeux aussi, leurs yeux noirs Ils veulent franchir nos barrières, passer les frontières Et puis ces noirs...on dit qu'ils veulent prendre nos femmes blanches mais c'est faux "ce sont nos femmes blanches qui..." Cette complicité entre elles et eux, cette moiteur Et ces enfants qu'ils feront ensemble ces sangs mêlés Et puis, leur fierté Elle nous dérange leur fierté, forcément Cela nous fait peur de les voir si fiers, si forts, si sûrs Pour le moment, ils se tiennent dans l'ombre, ces noirs, ces arabes, ces roms Ils se tiennent à carreau Quoiqu'on en pense. Ce n'est pas encore l'heure Pour le moment ils font la manche avec des airs malheureux Ils survivent dans des cartons , dans des ghettos Le soir, ils s'entassent dans les cités La journée ils mendient ils pleurent Cela nous fiche la honte, il faut avouer Ils le font exprès de nous culpabiliser avec leurs petits dans les bras quand il gèle dehors "Il faut être gentils avec eux", les associations veillent les organisations humanitaires nous font la morale, nous donnent des leçons Faut être gentils avec les noirs, les roms, les arabes Bien sûr, ils le font exprès d'être tristes d'avoir faim d'avoir froid "c'est une ruse" Elle a raison Marie-Frâance ils réclament toujours plus de droits de logements de travail -ah non pas du travail mais des allocations oui ils demandent de l'aide ils demandent "l'égalité" -L' E-ga-li-té !! Imaginez ! mais attention ils ne veulent pas la charité n'allez pas croire rien à faire de notre charité les noirs ,les arabes, les roms Aucune gratitude n'y comptons pas Rien à faire de nos cadeaux, de nos dons, de notre morceau de pain, de nos miettes Elle a raison Marie-Frâance Ce qu'ils veulent c'est notre place Ils n'ont pas tort remarquez on est bien mieux lotis qu'eux en somme quoiqu 'on en dise Oui ils envient notre situation de "gens du Nord", du bon côté des hémisphères Bien sûr que nous pouvons avoir peur un jour ils prendront notre place et nous mettront à genoux nous les gens du Nord, les nantis, les heureux Bien sûr que nous devons avoir peur, elle a raison Marie-Frâance Ils se reconnaissent entre eux ces noirs, ces arabes, ces roms A la couleur de leur peau, à leurs cheveux frisés, à leurs musiques Ils se regroupent , surtout à la tombée de la nuit, ils se rassemblent le soir ils prennent toute la place sur les avenues Ils exhibent leur peau noire, leur peau ambre, leur peau cuivrée ils sont beaux ces noirs, ces arabes , ces roms à la peau mate nous le savons bien qu'ils sont beaux cela nous fait peur la beauté des noirs le corps délié des filles arabes qui dansent leur démarche, souple leur démarche leur sourire, blanc leur sourire leurs belles dents comme pour une publicité bOréale Nous les envions Nous aimerions tant avoir un peu de leur séduction Rien qu' un peu Et puis quand ils se réunissent tous, ces roms, la nuit, autour d' un feu de camp, à chanter et jouer du violon à danser à rire Sûr qu'on aimerait en être aussi, de leur tribu joyeuse Elle a raison Marie-Frâance Normal qu'après il nous vienne des envies de meurtre http://youtu.be/NU0xXDXpWmM La Rue Ketanou Prenons la vie comme elle vient http://youtu.be/UJB0afMSPIQ Les Ogres de Barback Ces tonnes de gens http://www.youtube.com/watch?v=7MOuDuHeago&feature=share&list=RDEvE6TL7jG_M Salut à toi http://www.youtube.com/watch?v=ArrOQYO-IEU&feature=share&list=RDEvE6TL7jG_M Pierre Perret et les Ogres Lili Inutile de le préciser mais quand même je précise avec Larousse, l'ironie est une raillerie qui consiste à dire le contraire de ce que l'on veut faire entendre ! De même, Ironie en grec signifie "interrogation", profitons-en ! Avis : Très très très et même TRES inspiré et parfois retranscrits du Discours du Sud dans Mobile (1962) de Michel Butor, stupéfiant road-movie et composition patchwork des Etats-Unis (avec en prime les déclarations du président Jefferson, lui-même, paradoxalement bel Esprit des Lumières, fervent défenseur des Droits de l'Homme, avec pourtant, porteur viscéral de cette pointe "innocente" et perverse de racisme "ordinaire" et de Anthologie Nomade chez Poésie Gallimard Marie-Frâance pensera certainement que cet argumentaire est vain et digne d'un-e bobo des beaux quartiers, et que le bobo demeure un indécrottable utopiste ! et sans utopie, savez-vous .......................................A bon entendeur !

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  • 11/10/13--01:49: A bras ouverts par Rolando68
  • Le matin elle aimait aller se baigner nue. L'eau était chaude et soyeuse. Immobile, portée par la mer étale, elle contemplait le ciel où voguaient quelques nuages égarés. Elle était détendue, heureuse. Le bonheur de vivre ne tenait-il qu'à ça? A de l'eau et à quelques nuages dans un ciel bleu? Elle louait une maisonnette dotée d'une terrasse donnant sur la mer. La plupart du temps la plage était déserte sauf le dimanche quand les villageois s'y installaient avec leurs enfants après la sieste. Un midi, tandis qu'elle se promenait sur la plage, elle aperçut un jeune homme qui pêchait. Il disparaissait sous la surface de l'eau puis, après un laps de temps assez long, il réapparaissait avec un poisson qu'il tenait entre ses dents. Quand le jeune homme revint sur la plage, il baissa son maillot de bains et quatre poissons tombèrent sur le sable. Il lui en proposa un qu'elle accepta. Une fois par semaine elle allait au marché. Les femmes du village la regardaient avec méfiance. Elle n'avait pas encore 50 ans, elle était blonde, fine et seule, ce qui la rendait forcément suspecte à leurs yeux. Seuls les vieux lui faisaient bon accueil. Ils connaissaient les ciels gris d'Europe. Savait-ils instinctivement qu'elle était comme eux? Elle partagait souvent le vin et les tomates à la fêta sous les platanes de la terrasse de l'unique café. Vivre leur avait posé sur le visage un masque de forban. A longueur de journée leurs doigts égrenaient des chapelets d'infinis. Une fois l'un deux lui avait dit dans un français cahotique: "Quand je te regarde j'ai l'impression de me baigner dans un lac du Nord"! Le soir après dîner elle écrivait à ses enfants qui vivaient en Australie. Elle écoutait du Schubert ou du Bach. La musique était pour elle une consolation. Elle lisait aussi du Camus. Une phrase l'avait particulièrement frappée: "Il n'y a pas d'amour de vivre sans désespoir de vivre." Un jour deux jeunes français plantèrent leur tente sur la plage. Elle alla les saluer. C'était des étudiants en 4e année de médecine. Ils étaient en vacances et visitaient pour la première fois le pays. Elle les invita à dîner le soir même. Elle avait préparé une spécialité du pays. Ils avaient apporté du vin et des fleurs. Au dessert ils avaient roulé un joint. Elle n'avait jamais fumé et encore moins de l'herbe. La tête lui tournait un peu mais elle se sentait bien. La chaîne diffusait du Ray Charles " I believe to my soul". Ils se mirent à danser tous les trois, le plus grand derrière elle et l'autre dans ses bras. Elle n'avait plus fait l'amour depuis des mois et leur émoi contre son corps la bouleversait. Quand elle sentit des mains se glisser sous sa robe elle sut qu'elle ne résisterait pas. Un rayon de soleil traversant la fenêtre la réveilla. Elle se leva le coeur et le corps légers. Sur la plage la tente avait disparu, ce qui la fit sourire. Elle se baigna. le ciel était vide de nuage. Une nuit elle fut réveillée par des coups frappés sur la porte, qui résonnaient comme le début de la 5e de Beethoven. Elle se leva tremblante de fièvre. Il n'y avait que du vent derrière la porte. A l' aube elle accueillit la mort à bras ouverts.

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    D’où lui venaient de telles idées ? Je crois que son esprit refusait par paresse - et sûrement par lâcheté - les conséquences qui l’obligeraient à agir, à faire réellement quelque chose de concret. 99% du temps. Il lui suffisait peut-être de regarder bêtement un ciel de nuages pour décoller vers des sphères inexprimables. Il y aurait trouvé un équivalent visuel à son état psychique car son drame était de se sentir rempli de plein de choses, mais il ne pouvait définir quoi. Je crois qu’il voyait des papillons partout, qu’il devenait fou à vouloir comprendre leurs mouvements incessants, leurs arabesques incompréhensibles. L’énorme masse liquide d’une anxiété sourde qui constituait la presque totalité de son être devait tellement lui peser ! A sa surface ne flottait qu’une mince pellicule : les idées d’une pensée qui s’agaçaient en tournant pour attraper leurs propres queues, des esquisses à peine formées qui se diluaient très vite dans l’océan du tout et rien. Des bribes de mots, de phrases, de sentences toutes faites ? Comptes débiteurs, paysages suburbains, violences sexuelles, destruction planétaire ? Et pourquoi pas d’obsessions musicales, de sourires d’enfants, de tableaux de maître, d’amour filial ? Je peux supposer, quand cette bouillie filamenteuse lui échappait de partout , quand il se sentait trop coincé dans cette léthargie où il observait sans que rien ne se passe, qu’il lui prenait des envie de se jeter sur n’importe quoi, sur n’importe quel objet pour l’avaler et lui faire dire des choses. Par exemple sur cette agrafeuse, là, posée sur mon bureau. Agrafer tout ensemble par n’importe quel bout, dans n’importe quel ordre - peu importe –pourvu que se matérialise une forme constituée, reconnaissable, enfin maîtrisable. Agrafer ce fouillis de papillons sur la plaque de lierre de l’entomologiste. Je crois que dans son esprit, comme dans le mien il y avait tous ces papillons. Mais pas de bureau, ni d’agrafeuse. Alors il a pris son fusil de chasse, il est sorti dans la ville, quand tout s’agite inconsidérément, et il a commencé à mettre de l’ordre, en faisant un carton. -- (Pas de SAV. Merci à ceux qui liront)

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    « Sous le manteau » est un film extraordinaire, tourné dans des conditions incroyables. C’est peut-être le seul film dont le générique énumère parmi les techniciens, une « équipe de guet ». Il a été tourné clandestinement entre 1940 et 1945 dans l’Oflag 17 A au nord-est de l’Autriche par un groupe de prisonniers français dotés d’une volonté et d’une ingéniosité hors du commun qui risquaient leur vie à chaque prise de vue. Environ cinq mille officiers étaient détenus dans ce camp. Exemptés de travail, ils ont très vite ressenti la nécessité de s’organiser pour occuper au mieux les longues heures séparant les maigres repas et garder leur forme physique et morale. Des volontaires ont mis en place des représentations théâtrales, des cours de culture physique, une bibliothèque et même une véritable université enseignant diverses disciplines avec une telle qualité que les diplômes et les thèses seront validés en nombre à la fin de la guerre. Occuper le temps était une bonne chose mais le souci principal était de résister. Des souterrains furent creusés sous chaque baraquement, ils aboutirent en 1943 à l’évasion simultanée de 132 prisonniers dont malheureusement 126 furent repris en l’espace d’une semaine. Il se trouve que partout dans le camp étaient apposés des panneaux « défense de photographier » rappelant que le contrevenant risquait la peine de mort. Ces panneaux donnèrent à un groupe de prisonniers l’envie irrésistible de photographier, mieux encore de tourner un film au nez et à la barbe des gardiens allemands. La chose semblait impossible mais rien ne résiste à la volonté de l’homme, surtout lorsqu’il a un idéal de justice à défendre. C’est ainsi qu’une poignée d’officiers constituèrent une équipe de tournage au complet avec réalisateur, metteur en scène, régisseur, techniciens et acteurs. Restait le problème des pellicules et de la caméra qui fut réglé grâce aux colis reçus par les prisonniers. Les pellicules arrivèrent dans des saucissons où on les avait placées aux extrémités parce que les Allemands coupaient tous les saucissons en deux en leur milieu. Les pièces détachées de la caméra étaient plus difficiles à dissimuler, mais un stratagème fut trouvé. Elles furent envoyées dans un petit colis portant un signe spécifique et les prisonniers chargés de la manutention des colis réussirent à passer ce colis par la fenêtre à l’un d’entre eux qui l’emporta dissimulé sous sa pèlerine d’officier. Le titre du film « Sous le manteau » fait directement allusion à cette pèlerine qui avait permis de récupérer les pièces de la caméra et permit par la suite de filmer discrètement en écartant légèrement les pans de la cape pour découvrir l’objectif. Les baraques faisant l’objet de fouilles régulières on cachait les pellicules dans des cavités creusées dans les talons de bois des galoches et la caméra à l’intérieur d’un dictionnaire évidé d'où l'objectif sortait lors du tournage. Le tournage put alors commencer, montrant toutes les facettes de la vie quotidienne dans le camp mais aussi l’écoute clandestine de la radio, la préparation des évasions et en 1945 l’évacuation et la longue marche vers l’ouest, vers la liberté. Tourné en 8 mm, le film fut monté et projeté en 1946 au cinéma avec une durée de 26 minutes. En 1950 il fut recopié en 16 mm. C’est un témoignage exceptionnel, unique en son genre, que j’ai eu la chance de voir projeté sur grand écran la semaine dernière parce que le fils d’un des auteurs du film réside dans ma ville. Je voulais le partager avec vous mais on ne trouve pas la version intégrale sur internet. Cependant j’ai trouvé un documentaire intéressant de 52 minutes dans lequel vous pourrez voir de nombreux extraits du film montrant les conditions du tournage ainsi que des témoignages des protagonistes.

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    Le bouquin a eu le goncourt. Documentation fouillée, habitée, personnage complexe, un peu trop , presqu'artificiel. Je ne vais pas détailler le contenu de ces 900 pages. ça parle d'un directeur d'usine du Nord qui fut d'abord matricide, frère incestueux, assassin de flic, assassin de son meilleur ami... ...et puis évidemment c'était un cadre de la SS, un genre de polyvalent, juriste, qui a donc traversé toute la guerre et visité tous les sales endroits de la catastrophe. Tout l'objet du livre est de se mettre à la place d'un gars, sensible, rebelle, qui devient cadre d'une des plus atroces monstruosités que l'humanité ait accomplies. Je dis l'une des, parce que nonobstant le grand respect que tout chrétien doit aux juifs, on ne peut nier que le massacre est une activité récurrente de l'humanité. Et puis ce n'est pas un concours, il me semble. Bon ok il n'y a rien eu de pire. C'est vrai. Et dans ce phénomène monstrueux ceux qui ont été le plus moulus, concassés, déchirés furent les juifs d'Europe, en tant que peuples, familles, individus. Le but étant de comprendre "Comment ?" Il vaut mieux lire le livre. Pour mon propos de ce soir je me permettrais de souligner, la gradation, la brutalisation progressive. Ce fait est important. Pour nous. J'y reviendrai. Une chose qui regarde avant tout les nationalistes de tous les pays, dont les sionnistes, selon moi , c'est les comparaisons qui sont faites entre peuple allemand et juif. J'y adjoindrais l'incroyable discipline que les allemands ont imposés à leurs alliés et pays conquis, , comme la France de Vichy, autant qu'à ces gens qui ont été massacrés. Mais plus que tout, il faut parler de la peur, de la terreur, de Staline. Le moteur de la discipline, de la tolèrance à l'égard d'Hitler, détonateur des frustrations allemandes d'entre les deux guerres, c'est la terreur des bolchéviques. Ensuite c'est la technique mafieuse de "mouiller" les gens. Une fois qu'ils sont mouillés, qu'ils ont franchi leurs propres bornes, il n'y a plus de limite. La brutalisation progressive ... c'est le phénomène qu'on connait tous. On commence par laisser passer un petit filet d'eau, et puis on ne peut plus arréter le flot qui détruit les digues. Il me semble que notre époque nous conduit, gentiment, à une période qui sera très meurtrière et très horrible en Europe. A moins bien sur que l'intelligence prime, surtout celle du coeur. Pour que l'intelligence prime il faudra que certains brutalisateurs soient amortis. Je ne pense pas spécialement en politique. Quoique les mensonges et la corruption soient des facteurs de brutalisation. On pourrait citer les fronts. Mais d'une certaine manière la brutalisation n'est pas une question d'opinion, pas du tout. C'est une question d'acte. De ce qu'on se permet ou pas. C'est aussi une question d'aveuglement, de ce qu'on accepte qu'on nous serve comme fadaises et mensonges. Une phrase revenait souvent dans le livre de la part de diffèrents intervenants "les femmes et les enfants aussi ?" Au passage c'est d'un sexisme ! On peut tuer des mecs, mais les gonzesses, non ? Je rigole. Ce qui se faisait jour dans leurs consciences à ce moment là, c'est qu'en fait s'ils avaient réfléchi à leurs choix précèdents, ils avaient déjà la réponse, et ils avaient partagé ce choix. Je vais vous rassurer, les gentils inconscients, quand ils en prenaient conscience n'avaient plus qu'une hâte se faire punir par les russes. Et ça, la punition ils l'ont eu, les pauvres. Oui aussi, les pauvres. Les Nazis étaient des gens extraordinairement corrompus. D'un certain point de vue pas du tout allemand, dans le cliché. Le plus curieux c'est que dans les discours fédérateurs de l'anti-sémistisme on trouvait des phrases qu'on pourrait croire extraite de certains discours actuels. Surtout dans ceux des fronts. L'époque est diffèrente. Et puis ce n'est qu'un roman. Il y a une phrase dans le bouquin, un type , je ne sais plus de quel bord, dit "mon frère n'est pas mort pour un frigo". C'est la limite des protestations dans les sociètés matérialistes, rationnelles, on ne meurt pas pour un frigo. Pour quoi meurt-on ? Pour quoi tue-t-on ?

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    La violence ne passe pas forcément par des coups... Les mots parfois sont tout aussi violents, mais eux au moins ne laissent pas de traces visibles Depuis qu'elle était rentrée d'un séjour de trois semaines à l'hôpital, Fanny pouvait dire qu'elle n'avait pas passé une seule nuit de sommeil complète... En effet, chaque nuit, vers une heure, Fanny était réveillée par des pensées et réflexions parlées de Marius l'accusant des pires vilénies qui la laissait sans voix, et honteuse qu'il puisse la penser capable de tels faits. Elle avait fait une chute au cours d'une marche en montagne, avec un groupe de curistes, survenue vers la fin d'une cure thermale,... Sa cheville droite n'avait pas aimé cette plaque de terre ramollie par la plaque de neige fondante de ce début d'été où ses malléoles s'y étaient brisées. Marius n'avait pas aimé non plus ce mois et demi d'absence de Fanny, qu'il considérait comme des vacances, et il ne lui avait pas caché qu'elle allait le payer... cher, très cher. Pour la première fois de sa vie, il avait dû assumer les tâches ménagères, et cela l'avait abaissé et quelque peu raccourci son temps de "loisirs,et libertés" auxquels lui le mâle avait droit, et dont il ne s'était jamais privé. Marius était narcissique au point d'oublier qu'il était mari et père, mais comme parfois ses abus devaient le titiller un tout petit peu, il avait l'art et la manière de retourner la situation à son avantage, en chargeant Fanny. Il savait très bien qu'il menait une vie de patachon, mais il se donnait bonne conscience en accusant Fanny, ainsi le pauvre Marius s'est il complut dans un rôle qui n'était pas le sien, mais où il excellait pour torturer Fanny : Celui de cocu. Il existe le "malade imaginaire" qui depuis des siècles fait un succès au théâtre en amusant des générations de spectateurs. Pour ce qui est du "cocu imaginaire", la plaisanterie est du plus mauvais goût et relève du sadisme et du masochisme, dont il se sert pour faire souffrir l'autre en toute impunité... Il avait l' imagination fertile du mythomane, et éprouvait un immense plaisir à broder sur des sujets multiples et variés et s'adonnait à ce nouveau sport avec une énergie toute nouvelle, qui aurait sans doute perdu tout intérêt s'il l'avait été vraiment... cocu... Cela aurait détruit ce climat merveilleux qu'il avait créé pour pourrir les nuits de Fanny... De guerre lasse, Fanny avait renoncé à lui dire qu'il se trompait, puisque lui seul détenait la vérité et qu' elle était la menteuse, ... Elle n'avait pas les arguments pour lui prouver ce qui n'existait pas... Il était tellement heureux dans ses rêves oniriques que chaque nuit il lui faisait partager ses délires hallucinatoires, l'empêchant de dormir... après quoi, satisfait et triomphant, lui s'endormait jusqu'au matin... Et Fanny finissait sa nuit, un livre à la main, mais incapable de fixer son attention, et de démêler cet imbroglio qui lui échappait totalement... C'était une souffrance morale qui au fil des jours devenait intolérable, car elle voyait son couple se déglinguer, et elle ne pouvait en parler à personne. Ce couple que tout le monde de leur entourage donnait en exemple... Capucine7434 23 novembre 2013

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  • 11/23/13--15:35: Crème Brulée par PoinG
  • En me brossant les dents hier soir je constatai que décidément les pneus de la vie ne m’avaient pas épargnée et je triturai une pensée remâchée comme on agace le comédon récalcitrant : « Didon ma fille, ça fait combien de temps maintenant ? » - Pas loin de dix ans ! rétorqua ma petite voix intérieure non sans une ironie mesquine. - Et ouais ma vieille, dix ans de célibat. En dix ans je n’ai pas été foutue de trouver un compagnon digne de ce nom, mais si tu crois que tu vas me culpabiliser, tu te mets le doigt profond ! D’ailleurs elle m’énervait ces temps-ci cette chouette neuronale. Aussi bandante qu’une calculette, elle s’écoute parler, elle a toujours mal quelque part, si c’est pas le pied, c’est le dos, si ce n’est le dos c’est le cœur, et si ce n’est le cœur c’est les ovaires qui se transforment l’utérus en champignonnière, sombre et humide avec un remugle d’humus remontant du vagin. Et puis elle a peur de tout, elle verrouille la porte d’entrée dès que le soir tombe, elle a une série de pancartes brandies comme des slogans : « Attention, tu vas prendre froid, Va pas là, tu connais personne, Reste au lit, il pleut dehors, Tu vas pas mettre cette robe, t’as vu comme elle te moule ? T’y arriveras pas, c’est trop tard » Mais qu’est-ce qu’elle croit ? Dès que je peux je la mets sur off et j’oublie douleurs, affres dus à mon âge et plus rien ne pourrait m’arrêter, jusqu’à ce qu’elle s’en rende compte et rebranche le sonotone. Alors pour l’emmerder j’ai crée une association, la V.A.S.I : Vieilles Acariâtres Sexuellement Insatisfaites, elle s’appuie sur la lucidité pour rigoler. Il s’agit de tout détourner du moment que ça me fait gondoler. La dérision étant le prozac de la loose chronique. La V.A.S.I. lance une ligne Bien-être : À l’image des cosmétiques actuels qui tirent des frustrations de l’assiette tout ce qui vous est interdit because cholestérol, surcharge pondérale, risques cardio-vasculaires et autres réjouissances, et donc à l’instar des crèmes de jour au beurre de cacao, des masques hydratants au lait de coco, des shampoings à la tarte aux cerises, des bains moussants à la crème brûlée, des baumes antirides au marc de champagne, des huiles de massage au calisson d’Aix etc. V.A.S.I. crée une gamme appropriée à sa génération : - Le sérum régénérant aux animelles à la ravigote, - La crème de jour au bœuf carotte, - Le baume anti-capiton à la poule au pot - Le gel intime au vin chaud de Val d’Isère - Le lubrifiant aux moules marinières - La crème de nuit nourrissante au petit salé aux lentilles - La crème pour paupières aux yeux de bouillon de poule - Le shampoing énergisant aux tomates farcies - Le baume après-shampoing à la morue, sauce aïoli - L’hydratant pour mains au gratin dauphinois à la muscade - Le soin cals aux pieds au brie de Meaux au lait cru - Le gel douche pour hommes lapin chasseur - Et enfin, le plus suave des parfums sublimatoire de vieilles peaux, l’eau de frite double bain de cuisson. (Tarifs sur demande uniquement) (Toutes suggestions bienvenues)

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  • 11/25/13--07:52: Epitaphe par Abicyclette
  • « Je répands encore une fois à vos pieds tout mes profonds remerciements et salutations distinguées pour vos encouragements !» peut-on lire aujourd’hui sur la tombe du malicieux funambule (disposition testamentaire), après que sa tentative d’exploit l'eut répandu bien concrètement aux pieds de nombreux admirateurs.

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    Toute littérature est d’une certaine manière, comme un roman policier. Il faut qu’au début du livre on ait l’impression de ne pas connaître quelque chose qui sera donné au fur et à mesure que le livre va avancer et qui sera de plus en plus intéressant ; qui donnera l’impression qu’au début on va commencer puis une autre question va se poser et après celle-ci une autre, puis une autre, une autre… Pour que tout se résorbe à la fin… Cette idée du livre ne serait-elle pas applicable aux relations qui se tissent sur PCC ? Il faut qu’on puisse rêver et qu’on ait envie de jouer avec, de recommencer quelquechose d’un autre ordre. Tout discours, quelqu’il soit-poétique, amoureux, romanesque, littéraire…- ne sera jamais que le prétexte d’un autre discours puis d’un autre… Finalement, il y aura une poursuite de la « vérité » qui changera au fur et à mesure que l’on parlera. Le discours ne s’arrêtera jamais. Et la « vérité » ne sera jamais atteinte. Il y aura toujours finalement une ouverture vers quelque chose à dire : le besoin de dire quelque chose sur le monde. Et l’énigme (hou, hou es-tu là ?) se multipliera sans cesse. Sa propre solution ne sera qu’une AUTRE ENIGME en plus.

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    La peur qui régna à Paris et dans l’ouest francilien pendant le début de la semaine a définitivement convaincu les parlementaires les plus réticents qu’il fallait faire une quatre-vingt-dix-septième réforme sur la sécurité des personnes et des biens. Le projet de la nouvelle loi qui sera présenté au conseil des ministres de mercredi prochain entend ainsi pallier le manque de coordination des informations concernant le tireur fou. Ce quinquagénaire, qui avait fait de la prison il y a une vingtaine d’années dans une sordide histoire de quatre meurtres (c’est lui qui avait fourni l’arme), a pu se balader dans les rues et le métro pendant six jours en toute liberté avec un fusil à pompe dans son sac sans être inquiété par personne. Le pire, d’ailleurs, c’est que la police l’a retrouvé uniquement grâce au témoignage d’une personne (après la publication de sa photo) et pas par le recoupement d’informations multiples comme les caméras de surveillance, l’adn et d’autres informations restées confidentielles. Par conséquent, dès que ce texte sera promulgué, il établira de façon éclatante l’incapacité aux malotrus d’exercer en toute impunité. Il ne s’agira pas de surveillance mais de protection du citoyen. À ce titre, l’avenir s’avère très rose (et même rouge de confusion). En effet, à la naissance, au moment de son inscription à l’état-civil, chaque bébé aura d’office un prélèvement sanguin où sera identifié son adn. Le code génétique sera intégré au sein d’un nouveau fichier au ministère de l’Intérieur. Parallèlement, une puce radioélectronique et géolocalisable en permanence sera introduite dans une partie sous-cutanée de la tête, généralement derrière l’une des deux oreilles. Quant aux personnes nées avant la promulgation de cette loi, chaque habitant du territoire aura un délai de six mois pour se faire implémenter ladite puce et apporter un échantillon sanguin. Au bout de ces six mois, toute personne n’ayant pas procédé à cette formalité et faisant partie de l’un des fichiers suivants : état-civil, fisc, sécurité sociale, casier judiciaire, candidature à des concours publics, registre du commerce, permis de conduire, carte grise, pôle emploi, caisse d’allocations familiales, clientèle des banques nationales, clientèle des fournisseurs d’accès Internet, clientèle des opérateurs de téléphone, etc. sera considérée comme ayant commis un délit et sera sanctionnée d’une amende pouvant atteindre cinq cent mille euros. Des partenariats avec facebook, twitter, et même pointscommuns, sont en cours de négociation pour recouper les informations que la DRCI jugera utiles à ses investigations. Dans les antichambres du pouvoir, au-delà de l’objectif purement sécuritaire (« si on ne fait rien de mal, on ne peut pas être contre » assène simplement le ministre en charge du dossier), on insiste sur deux autres aspects particulièrement positifs. Sur le plan sanitaire, cela donnera une large connaissance des groupes sanguins de la population et améliora la santé publique. Cela aidera aussi la recherche médicale à mieux comprendre certaines pathologies et permettra de trouver plus facilement des donneurs de sang ou d’organes (le cas échéant) pour des greffes. Mais c’est surtout sur le plan économique que le gouvernement entend communiquer au maximum, après avoir perdu la bataille impossible de l’inversion de la courbe du chômage à la fin de l’année. En effet, on assure à Bercy que ce sera une entreprise française qui sera chargée de fournir les soixante-sept millions de puces électroniques (au contraire de l’écotaxe). Cette loi sera donc un moyen décisif de redressement productif par ce marché fort juteux. (On rappelle également dans les milieux autorisés que l’obligation faite aux animaux domestiques de porter une puce électronique à partir de 2011 a fortement accru la demande intérieure). L’étape suivante est déjà dans les tuyaux parmi les projets scientifiques du ministère de l’Intérieur. Il s’agirait d’accoupler un circuit imprimé avec des synapses humains. L’opération avait commencé dans les années 1990. L’objectif est assez simple : prévenir l’accomplissement de tout acte criminel en encadrant la conscience. Les chercheurs ont déjà affirmé qu’ils étaient en bon chemin. Me voilà rassuré, l’État veille (et gère)…

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    Elle était sereine ce matin-là, aucune appréhension ne la perturbait Ils allaient juste animer une image,en se rendant à la rencontre de l'intuition de leurs mots Je ne suis pas loin de toi... Mots d'un message qui peuvent sembler très anodins, mots à l'écho escompté, qu'il souhaitait leur donner Tout proche... Elle était presque arrivée et l'apercevait déjà au bout de l'allée du parc. Il se tenait prés du manège ou tournoyaient des enfants. Il était en avance.Elle, parfaitement à l'heure. A quelle heure de sa vie se rendait elle ,dans cette période de flottement où se projetant déjà en partance , elle s’éloignait sensiblement de la vie commune? Elle s'était mise à écrire pour dénoncer ou éradiquer cette velléité d'incision libératoire, l'écriture soulageant un peu une grande tension Elle écrivait par balbutiements, en tâtonnements , articulant péniblement , effrayée par le fracas à venir de la chute de la construction Dés ses premiers textes , mauvais textes en l'occurence, il lui avait écrit pour l' encourager à approfondir cette envie d' exprimer ses pensées Il ressentait son désarroi et ses interrogations, il n'en disait rien, mais ils faisaient parti des maux de sa réalité Ils s'écrivaient régulièrement , mais non compulsivement.Leurs mots étaient clairs, non ambigus. Pas d'emphase, nulle séduction affichée , aucune trouble accélération  C'était des mots d'évidence, Ils devaient se rencontrer afin de relier au lien qui se créait, un vivant visage, un regard, un sourire Ils ne se hâtèrent cependant pas ...Leur rencontre se  ne se produisit qu'à l'occasion d'un déplacement ,quelle devait faire pour des raisons personnelles ,dans la ville ou il vivait Elle approchait maintenant d'un pas assuré. Il souriait et elle aussi ,sans doute souriait elle... Soudain il projeta tout son corps vers elle .Cet élan fût d'une telle amplitude ,qu'elle s'en trouva complètement déstabilisée. Ils s’embrassèrent sur la joue et allèrent s'asseoir au petit kiosque du jardin pour prendre un café.Il lui tendit un croissant, il était passé à la boulangerie avant leur rendez-vous Elle refusa ne pouvant rien avaler tant elle se sentait subitement, nerveuse et tendue Il lui proposa une promenade, lui avouant, par la suite l'avoir sentie devenir distante Ils marchèrent  longuement ,devisant avec entrain, ll faisait un temps superbe et plus aucun écran ne s'interposait entre eux ,leurs yeux rieurs se répondaient Il se racontait avec humour...Marié, depuis longtemps,Plus vraiment heureux en couple ,il lui affirma néanmoins posséder un sens aigu des responsabilités Elle se surprit à se demander, si c'était une mise en garde qu'il lui adressait ,se disant que c'était bien présomptueux de sa part de penser qu'il devenait urgent et  nécessaire de faire cette mise au point ! Que croyait il ? Qu'elle allait lui tomber illico presto dans les bras ! Et si finalement il ne voyait en elle qu'une possible bouffée d'adrénaline pour agrémenter son ennui! Se réprimandant en pensée elle se dit qu'il pourrait supposer à l'identique en ce qui la concernait...Il est charmant sympathique, tu passes une agréable journée. Profites en et basta! Ils arrivèrent devant le restaurant qu'elle voulait lui faire connaître sans s'en rendre compte. Ils s'installèrent, conquis ,ravis l'un de l'autre , déjà amoureux Ls heures devenues semaines , mois se comptaient maintenant en années Le temps tourne de plus en plus vite , depuis le jour où il arriva en avance et elle parfaitement à l'heure Il le savait bien qu'il avançait au fil du temps de plus en plus vers elle et elle éprouva de la honte à jouer l’Eve tentatrice tendant obstinément la pomme à son Adam affamé sans qu'il se résolve à la croquer La pomme s'évide, comme la vie se dévidera jusqu'au bannissement du si de leur dictionnaire amoureux en conjonction , de non coordination , festina lente, sans insubordination

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    Rien que des mots... ou les rencontres nées du virtuel ... Il a suffi de quelques mots d'accroche pour qu'en retour, un fil tisse sur la toile la trame d'un possible particulier. Ce ne fut pourtant que quelques mots nés de la curiosité. Et pourtant, un lien se crée dont on ne sait ce qu’il trame précisément. Au fil du temps, il reste présent, persiste malgré tout, malgré rien, hormis des mots. Quelques mots passant qui font sourire, qui évadent, qui charment et qui deviennent attente d'autres à venir. Et pourtant ce ne sont rien que des mots. Mais ces mots, ce sont les siens conjugués aux votres. Et c'est l'attente des mots de l'autre. Et vous restez fébrile, en suspension, en inquiétude qu'il puisse préférer les adresser à d'autres. Et soudain, le message apparaît, et vous voilà à rire seuls, ensemble devant vos écrans. Peu à peu les mots s'installent et vous font découvrir un peu plus l'autre, les mots se font reflets de ce qui est encore à peine naissant. Les mots s'attardent et se prolongent ayant peine à devoir un temps s'interrompre. Les mots s'échauffent et laissent échapper des attirances qui entraînent bien au delà du raisonnable. La palette des émotions se densifie et la valse des sentiments vous emporte à sa suite. De mots en mots, la chaîne s'étend et vous attendez que ce soit ses mots qui vous proposent d'en finir avec les mots... et le temps passe et vous attendez encore. Ses mots ne se font pas invitation à sortir des mots. Les mots se densifient mais ne restent que des mots. L'ambivalence vous entraîne dans des grands huit dont vous aviez oublié l'existence. Vous vous sentez revivre. Vous n'étiez pas sure que cela soit encore à vivre. Comment nommer ce pouvoir qu'ont ses mots à vous toucher, à vous étreindre ? Comment parler de ces mots qui érotisent la relation et vous font mutine ? Comment décrire le plaisir à lire que vos mots le font frémir, le laissent en émoi ? Vous vous dites parfois que la vie doit avoir le goût de ses lèvres. Vous vous dites aussi parfois que vous n'êtes que distraction virtuelle. Vous pensez tout et son contraire. Vous voulez cesser et vous ne cessez d'espérer. Comment ses mots font-ils pour vous désarçonner au moment où vous étiez sur le point de lui signifier toute fin de recevoir ? En fait, tous ces mots vous font aussi peur car en quoi sont-ils transposables dans le réel ? Vous ne pouvez savoir ce qu'il adviendrait d'une rencontre. La frustration parfois vient s'en mêler et les mots se font caustiques, se font acerbes, provocations aussi. Le temps devient ennemi et l'échange délétère. Et pourtant rien n'est fini puisque rien n'est encore commencé. Et les mots tournent sans cesse et vous tournent la tête et détournent de toute raison. Néanmoins peu à peu se dessine un individu qui vous attire sans que vous en sachiez tout à fait la raison. D'ailleurs celle ci n'a rien à voir avec cet attachement qui commence à prendre trop d'importance. Mesure t-on assez le pouvoir de ces mots dits au travers le virtuel ? Sait on assez que ce pouvoir des mots n'est rien si le charme n'opère pas quand la rencontre a lieu ? L'ultimatum un jour est donc envoyé. Vous savez déjà que vous le regretterez dès qu'il sera parti mais vous savez aussi que vous ne changerez pas d'avis. Vous vous refusez à vous bercer plus encore dans la douceur de ses mots s'il repousse l'envie de vous voir. Et l'attente d'une réponse vous vrille même si elle ne mettra pas longtemps. Lui aussi veut vous voir. Des barrières de mots se sont écroulées de part et d'autres pour qu'apparaissent d'autres mots plus intimes, plus secrets. Une rencontre aura lieu. Vous ne savez ni l'un ni l'autre ce qu'il en suivra. Vous en attendez la date. Vous vous demandez même s'il ne changera pas d'avis. Vous faites taire cette voix. Il n'est pas mots en l'air. D'ailleurs vous les avez bientôt devant les yeux les mots vous disant la date et l'heure de ce rendez-vous. Au fur et à mesure des jours qui passent pour s’approcher du jour proposé, la fébrilité et la peur se tairent derrière les mots échangés. Et ce jour-là arrive enfin. Vous êtes là derrière la porte. Bientôt vous vous retrouverez face à face. Et vous savez que vous tournez la page des mots. Bientôt une histoire commencera ou avortera, comment savoir... Mais si vous êtes là à poser la main sur la poignée pour ouvrir cette porte, c'est bien à cause du pouvoir qu'ont eu les mots entre vous. Vous entrez.

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    En page une de notre quotidien : « un jeune homme de 30 ans viole et tue atrocement une adolescente » . Face à ce « fait divers » (c’est triste, mais cela fait partie de cette rubrique), nous sommes évidemment choqués, indignés, révoltés, écoeurés. Quoi de plus normal ? Cette jeune qui avait la vie devant elle a croisé son assassin. Nous imaginons ce qu’elle a dû subir, la peine et la souffrance de ses parents. En lisant ce genre d’article où l’on relate des crimes tels que celui-ci, j’ai évidemment été horrifiée tout comme vous. Je ne sais pas vraiment comment aborder le sujet, mais j’avoue aussi m’être posée parfois cette question : « Et si l’assassin était mon fils, si ce bourreau-là c’était lui, comment réagirais-je ?" Peut-on imaginer arriver à le secourir, l’épauler, l’accompagner des années, voire le reste de sa vie parce que c’est la chair de notre chair ? L’amour d’une mère, d’un père, pour ses enfants peut-il aller jusque là ? Est-ce concevable ? A-t-on encore cette force-là ? En quelque sorte c’est accepter l’inacceptable. En tant que parents, comment ne pas culpabiliser ? Ou au contraire, le renierait-on ? Peut-on vraiment oublier que sur cette terre, notre enfant a pu commettre un tel acte, peut-on surtout l’accepter ? Peut-on continuer à vivre en sachant que notre enfant est un criminel ? Nous ne pouvons comparer les souffrances des parents, ceux qui ont perdu leur fille de façon horrible, ceux qui apprennent que leur fils est un bourreau. Et encore une de mes interrogations pour bien me torturer l’esprit, lorsque je lis un article tel que celui-ci : si je « devais » choisir, quelle mère préférerais-je être, celle de l’adolescente ou celle de cet assassin ? Je n’ai pas de réponse, puisque c’est inconcevable.

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  • 11/22/13--09:36: demeure par Chemin_vers
  • Lumières sur la source vers laquelle il marche, un vivre austère sous les pas . Automne ou hiver, je ne sais plus . Autour de lui, frimas, feuilles et puis, - comment tout ça a commencé ? - , le jour . L'heure, celle d'avant midi, et l'enfance encore en premier . Au loin passent des michelines sur les plaines, rouges et blanches, avec des musiques connues . Un peu de répit entre les deux foyers, à gauche, celui de leur promesse, à droite, celui de leur école . Rien pour entendre autre chose qu'un bruit qui ronge leur attente . Nulle autre cause, sinon celle de nier, comme autrefois d'aucuns les eussent eux-mêmes délestés de tout soucis semblable . Des anges de pierre sont, qui veillent . Un chemin ouvert qui corrode et forlonge la vallée . Je suis ici, entre mes deux familles, entre mes quatre peuples, et plusieurs lieux ou mémoires, perdu comme entre les éléments du puzzle, une enfance préservée entre nomades et sédentaires, particule de mémoire dans l'onde assez mauvaise d'un pays dont seule la langue m'est de vrai une famille . A l'école, puis sous le chant du hasard, un peu de chants ou de couleur venus d'ailleurs, Christmas Carols et apricot jam ... La marche commence une fois midi passé . Ma grand-mère, la vraie, me tient par la main et me mène à la source: nous sommes à Langres, en 1973 . Etait-ce en novembre ? Je ne me souviens pas . Autrefois, le petit dieu Hasard ou le génie des carrefours protégeait le voyageur ici venu de sa paix, comme entre deux périples un silence enseignait les devins que les humains mêmes ne devaient pas savoir par d'autre moyen que le " ne pas savoir " le plus élémentaire ce qui, au terme de leur route, pouvait bien les attendre . Une rose d'or, là, sur les rebords de la fontaine . La vasque du XVIII ème siécle entoure les bulles qui montent entre grenouille et tortue de pierre, inscriptions latines et françaises, pans de murs de guingois, et blasons effacés. Une maladie qui abdiquera presque quarante années plus tard y commence, déjà . Le temps d'une pensée, la lumière blanche du soleil hiémal encore semble veiller . La nuit ? Des rêves qui surviendront eux aussi, avec leur cortège d'Orphée et les lumières de la mémoire quand je lirai les lignes. Où êtes-vous, vies justes et brèves, quand l'indivise aurore, enfin, est ? Seconde naissance, un val et, pour la meilleure fois, une rivière . Seine . - à Paris, le 22.11.13. à 13h43, pour une âme autrefois rencontrée, entre deux silences et du rouge & noir ... In situ !

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    FAUNES HEURES ici tard si viennent des enfants tristes devers midi me sont un peu de sistres désirs heureux en abeilles d'antiennes tous ici nous avons tant soif de vivre en sa lumière que des nuages descellent entre deux bris un éclat feu qui termine en nous suivre par toi qui est au sein des foules absentes un pitre ouvert sur les prêches du doute avec, pour vivre, un bréviaire innoçent et un caddie pour épouser sa vie que seras-tu demain matin en rêve auprès de toi une source, la vie à la lumière d'un espoir en sa sève est déjà là la promesse de naître - dans le bus, ce matin .

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  • 11/19/13--11:00: Le vent fripon par Cypou
  • Le vent fripon J’aime quand l’hiver devient fripon. De buée la fenêtre de la salle de bain te voile. alors que crépite au salon le feu qui tempère la maison. Ambiance feutré d’une soirée pourtant sans étoile. Dehors la première neige tombe maintenant ; petits flocons virevoltant avant de se poser curieux comme les gouttes d’eau, sur ta peau perlant, pressées de fondre rayonnantes à tes pieds déjà envieux. D’un smoking vêtu, au pieds du lit pour troubler l’ordre établi, je les imagine se couvrir du voile sensuel qui bientôt, telle draperie coton de neige éblouie, saupoudrera ta douce peau pour le plus beau des rituels. J’aime quand pour moi tu te fais belle. De satin ou de dentelles vêtue toujours tu étincelles. Ta peau devient docile cristal aux mille facettes fragiles quand s’entrouvre la porte de ta chambre : notre ile. Invitation a la danse Point de musique Seuls, glissant sur le parquet en silence, tes talons aiguilles : érotique. Ce tailleur corset enlacé de couleur acajou te sied à merveille. Entre nous depuis le premier jour point de tabou. Cela tombe bien, aujourd’hui la lune ne nous surveille. Alors s’anime autour de moi la fleur de mes rêves me frôlant de ses mains en émoi telle l’écume sur la grève. Ballet de fringues s’envolant comme au vent d’un mistral fredonnant qu’il n’est pas dingue qu’a nu nos peaux deviennent animales. Cette fête pour toi je la veux Chaque fois tu m’émerveilles Je n’en crois que mes yeux qui parfois de larmes de bonheur,a coté ou loin de toi, ……….la nuit s’éveillent Cypou le 19/11/2013

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    Film sorti en 1984, de Mark L. Lester, disposant d'une certaine connexion avec Georges Orwell mais écrit par Stephen King. Lu vers 19 ans, après Shining en 4 jours, pourtant de plus de 500 pages. Avec Drew Barrymore, Heather Locklear, Martin Sheen, David Keith, Freddie Jones. A l'époque, le livre fût très apprécié, évidement Stephen Edwin King, plus connu sous le nom de Stephen King, [sti:vən kɪŋ], est un écrivain américain né le 21 septembre 1947 dans le Maine spécialisé en science fiction parfois effrayante, réputé commercial mais grand travailleur. Publié le 23-11-2013 sur le NouvelObs.fr, l'auteur était pour la première fois de passage en France en 40 ans : http://minilien.fr/a0o8kf En spécialiste de l'horreur, j'ai ensuite versé chez Will Self, un auteur terrifiant, ex journaliste politique sorti du sérail pour avoir osé prendre de la coke lors d'un voyage d'affaires avec les puissants, qui somme toute sont loin de la blancheur de la colombe. En prévision de mon anniversaire, j'ai organisé un dimanche tranquille, ambiance spa, yoga, film... La logistique étant déjà gérée. Résumé chez Stephen King : "« D’où vient donc l’inquiétant pouvoir de la petite Charlene McGee , celui d’enflammer à distance les choses comme les êtres ? Et pourquoi cette innocente fillette de sept ans est-elle poursuivie avec tant d’acharnement par les services secrets américains ? » C’est lors d’une expérience du département de psychologie de leur université que Vicky et Andy se sont rencontrés, il y a de ça quelques années. Ils avaient à l’époque accepté contre un peu d’argent d’être les cobayes de cette expérimentation organisée sous couvert d’une étrange organisation gouvernementale appelée « la boîte ». Très vite, ils tombent amoureux l’un de l’autre et découvrent qu’ils ont tous les deux d’étranges pouvoirs. Ils se marient et donnent naissance à une petite fille surnommée Charlie qui semble elle aussi avoir un don particulier. En effet, dès que la petite fille est contrariée, elle met le feu à des objets par la seule force de la pensée. C’est alors que la famille McGee se retrouve poursuivie par une organisation secrète en lien direct avec le gouvernement qui tente à tout prix de mettre la main sur la petite fille. S’ensuit une course-poursuite à travers les Etats-Unis de la petite fille et de son papa qui devront faire face à de nombreux dangers." Je regarde ce film et ne suis pas déçue, l'avantage étant que contrairement au cinéma, il peut être mis en pause.

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  • 11/30/13--11:18: Hélène par Fragonarde
  • Elle entendit au loin une voiture approcher. Il allait arriver, le chien allait filer à la porte pour l'accueillir. Hélène repose son livre, débarrasse la table basse de son plateau et met son bol dans le lave vaisselle. Cela fait, elle s'apprête à lui dire bonsoir dès qu'il ouvrira la porte. Sans en avoir parlé, tacitement, il rentre toujours avant qu'elle ne monte se coucher. Quelques minutes après, elle rejoint la chambre tandis qu'il reste en bas et allume son ordinateur. Il passe toujours quelques temps dans son bureau avant de la retrouver, dans leur lit, au pays des songes. La voiture ne s'arrête pas. Il est encore sur le chemin bien qu'il soit passé minuit. Bien sûr les soirées ne se ressemblent pas toutes. Il leur arrive, de temps à autre, de partager des tête-à-tête autour de la table, même s'ils sont rares maintenant que les enfants ont leur propre foyer. Par contre, jamais il ne déroge à un repas familial ou à une obligation sociale. Cela fait quelques années maintenant que cela s'était mis en place. Il avait fallu que les rouages s'affinent dans cette évolution qu'ils n'auraient jamais imaginée ou crue possible au moment de leur union. Le temps était passé et ils n'avaient pas réussi à se déjouer de l'habitude. Fougueux et intrépides, ils s'étaient peu à peu transformés en adultes responsables puis en parents attentifs. Etait arrivé un moment où elle avait eu de moins en moins envie de lui, puis plus du tout. Ce n'était pas qu'elle ne l'aimait plus mais la tendresse avait supplanté toute envie charnelle. Elle ne le désirait plus physiquement, alors elle l'avait peu à peu repoussé, n'arrivant plus à se forcer pour lui faire plaisir. Elle l'avait rabroué de plus en plus, lui demandant de la laisser tranquille, d'aller voir ailleurs. Il n'avait pas compris ses rebuffades et mis du temps à accepter que cette situation s'éternise. Et puis un jour, il avait pris pour argent comptant ce qu'elle lui renvoyait en pleine face... Il avait recherché quelqu'un pour partager des parenthèses, ne voulant pas malgré tout se séparer d'elle car il l'aimait toujours. Et il rentrait toujours avant qu'elle ne s'endorme. Là pourtant deux heures viennent de sonner. Elle ne lui demandait rien de ses absences. Elle en savait plus que ce qu'elle aurait aimé savoir. Des cheveux d'une autre couleur, un parfum, une rougeur sur son visage, un éclat particulier. Elle ne voulait pas qu'il voie que ça lui vrille le cœur. Elle savait bien que sa jalousie non contrôlée était hors propos. Mais malgré tout, celle-ci se faisait tenace et lui suggérait qu'un jour il partirait. Elle se méfiait des parfums persistants, de ceux qui tenaient plus de quelques semaines. Les parfums volages la rassuraient. Récemment elle n'a rien remarqué d'inquiétant mais il est trois heures. Toujours en fin de soirée il rentrait, aussi elle ne lui en parlait pas. Cela l'avait soulagée qu'il ne soit plus derrière elle même si elle aurait préféré qu'il y renonce. Bien sûr cela lui passerait un jour, quand il aurait un peu vieilli. Il fallait faire preuve de patience. Et ils continueraient ensemble jusqu'au bout pour le meilleur, ils se l'étaient promis. Jusqu'à quand devra-t-elle encore attendre ? La nuit s'achève. Le temps l'a pris en traître. Car la situation perdure depuis quelques années. Pourquoi ce soir n'est-il pas rentré ? La nuit blanche ne lui porte pas conseil... Doit-elle s'outrager de ce manquement ou accepter naturellement son faux prétexte ? Ne risque-t-elle pas ainsi à lui donner plus d'importance ? Le chien se précipite dans l'entrée. Il est huit heures, il vient d'arriver. Il est là devant elle et commence à lui parler. Elle n'entend pas vraiment, elle saisit sa fébrilité, elle est comme anesthésiée. Il est parti se changer pour le travail, le voilà qui redescend avec une valise. Elle n'a pu se retenir de protestations et de larmes, de jurer contre le démon de midi qui emporte les hommes passé la quarantaine, oubliant les années ensemble, les enfants, les liens du quotidien. Elle pressent déjà les jours de souffrance à venir. Elle entend la voiture s'éloigner, le chien courir derrière. Elle se retrouve seule.

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    Le site de rencontre battait de l’aile. La poule aux œufs d’or allait regagner le poulailler pour goûter un autre blé. Les piliers s’étaient ébranlés, épuisés peut être exploités ou se faisaient ils trop idées. « C’était mieux avant, mais ce sera meilleur après » me disais je, laissant de coté tous ces états d’âme car j’allais vivre la rencontre la plus extraordinaire de ma vie. J’étais convié à l’anniversaire de « super nana », c’était pour moi l’occasion rêvée de faire sa connaissance après les quelques banalités échangées : - Salut tu vas bien ? Tu fais quoi ici ? Que penses tu de la recapitalisation des banques privées par l’état ? - le mieux c’est que tu viennes à mon anniv- me dit elle- on pourra en discuter tranquillement ! Je prendrais donc un prochain train. Mais avant je pensais à son cadeau. Qu’offrir à cette charmante inconnue ? Je pensais lui offrir un bon morceau d’ ABBA, ou un jambon genre Bidochon. Dilemme insoluble. J’optais finalement pour un vibro-masseur. J’étais certain de lui faire plaisir. Mais toutefois ne la connaissant pas du tout je trouvais ce cadeau un peu passe partout, fourre tout impersonnel. J’avais l’impression de me rendre à une fête les mains vides. Je lui offrirai donc un soutien gorge en plus. C’est sympa aussi. Si mes finances n’avaient pas étés sur la corde raide je lui aurais volontiers offert un string. -quelle taille désirez vous Monsieur ? Me demanda la vendeuse du magasin de lingerie m’arrachant ainsi à mes pensées. Je ne pouvais la renseigner car je ne la connais pas. -ah bé c’est des euh ?….je ne sais pas ! Dis je avec l’accent du midi plutôt prononcé, mais néanmoins hésitant. -A ? B ? C ? D ? E ? Précise t elle ? -C’est pas gentil de me répéter ! Dis je ignorant. « I'm crazy like a fool,What about it Daddy Cool,Daddy, Daddy Cool,Daddy, Daddy Cool,Daddy, Daddy Cool,Daddy, Daddy Cool…. » Cool. Passait en fond sonore le tube disco. Trop cool. -je vous demande quel bonnet, Monsieur, insiste t elle poliment. -Boney M assurément, répliquais je, inspiré. -Et que pensez vous d'un bel assortiment ? Cela s’offre très bien aussi, et fait toujours plaisir ! Panthère /léopard à l’aspect très sauvage, ou bien soie /ivoire plus doux, ou encore l’indémodable poivre /sel subtil mélange de piment et de saveurs méditerranéennes, me proposa t elle très professionnellement. -Œufs / mayonnaise ? Demandais je en pensant à toute autre chose. Me voici donc dans la rue avec mes présents dans les bras tout près de vivre la plus extraordinaire rencontre de mon existence. Le gardien de la paix se tenait, vêtu d’un costume bleu élégant coiffé d’un couvre chef avec une visière et un long ustensile blanc accroché à sa ceinture, au feu tricolore. Il avait un drôle d’air mais aimable à aider les gens à traverser l’avenue au rythme du son mélodieux de son sifflet. Ça fait beaucoup de « son » beaucoup de bruit. -excusez moi Monsieur pour aller au Champs de Mars ? Je cherchais ma route. -Deuxième « zarskuck » à droite et après tout « blop » ! Me répondit il dans un parfait langage sans accent mi asteroïdien mi français terrien. -Pardon ? car j’étais tout de même surpris, il me semblait que la bonne direction c’était plutôt à la troisième « zarzzzkkkucck ». -@=*$µ£¨¨^°+§ ! répliqua t il sèchement et un tantinet vexé. Sans doute, comme vous, avais je déjà côtoyé ce monde incroyable sans même m’en rendre compte. Il est vrai que j’avais déjà pressenti la probabilité d’un tel événement. Prenez par exemple ma tante Simone, elle m’avait toujours intriguée avec sa drôle de façon de boire le thé avec son petit doigt dressé. C’était un signe, comme quoi parmi nous et même parmi nos proches, il pouvait exister cet univers à portée de main. Je trouvais donc presque naturel de rencontrer un extra terrestre. A quoi ai-je bien pu le reconnaître tant ils nous sont semblables ? Et j’avoue que comme vous je me suis posé cette question existentielle profonde. Leur planète est identique à la nôtre, leur programme télé est tout aussi nul et les samedis soir chez eux sont particulièrement chiants. Mais est ce vraiment une raison, quand on sait combien ils habitent loin et de quelle façon augmente le prix de l’essence, de venir nous emmerder en ce moment ? Mais tout de même j’étais infiniment heureux de vivre ce moment et je l’invitais à me suivre. J’étais trop fier de pouvoir le présenter et aussi pouvoir ainsi accréditer enfin devant nombreux témoins de leur existence. Et surtout, d’avoir encore trouvé quelque chose d’original pour la soirée. Ca tombait bien c’était un bal masqué et déguisé. La fête ne fut qu’un concert de cliquetis et de flashes des appareils photo, tout le monde voulaient immortaliser l’événement par tous genre de clichés possibles et inimaginables. Je dois avoir quand à moi au moins une centaine de photo avec lui. Il faut vous dire, sans doute le saviez vous déjà, que les extras terrestres ont la particularité de ne pas imprimer la pellicule. Par contre ils peuvent très bien se voir eux même sur le papier glacé ou autre. Et si par hasard vous êtes vous-même un extra terrestre dites lui de m’envoyer une carte postale, cela me fera tout de même plaisir. Dieu m’en avait envoyé une après m’avoir rencontré, lui. J’y pense mes amitiés à « super nana »

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  • 11/25/13--07:52: Epitaphe par Abicyclette
  • « Je me répands encore à vos pieds tout comme je répands une fois de plus mes profonds remerciements et salutations distinguées pour vos encouragements !» peut-on lire aujourd’hui sur la tombe du malicieux funambule (disposition testamentaire), après que sa tentative d’exploit l'eut répandu bien concrètement aux pieds de nombreux admirateurs.

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