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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    Dans l’antre de ma ville, au beau milieu de l’ile En plein dans le grésil des mannequins sans fil À têtes de cartons ont une idée géniale Ils viennent d’ouvrir un centre commercial Sous ses plafonds bidon et entrepeurnerial La vendeuse est joviale La carte bleue péniale Il n’a rien à espérer dans ce ciel marron L’odeur à un destin et on vidange les rayons Ici même la musique a un air de coupable Elle sacem ou pas aux rythmes des comptables Les vigiles vous scannent et ont toujours les crocs Ils sont chelou barrés et se prêtent 1 cerveau Qu’ils laissent le soir aux frais fumer dans l’entrepôt ! Avant de souffler un à un les néons du repos… Les comptables comptent et recomptent les lingots Les caissières z'elles leurs découverts et leurs agios Ici il n’y a que la peine qui passe facile Les portiques qui bip L’amour et puis le reste docile Se planquent sous les zips ……

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  • 02/23/14--04:25: Chez ouam par BARDAMU
  • En bas de chez ouam Y'a un bordel mais très peux de dames En bas de chez ouam Y'a d'la capuches mais monogame En bas de chez ouam Sans fafs ça visite Amsterdam En bas de chez ouam Sans tafs y'a des infâmes En bas de chez ouam Y'a d'la boulettes pour le quidam En bas de chez ouam Y'a du poulets à la webcam En bas de chez ouam Ça porte des guns ça porte des lames En bas de chez ouam Le bien le mal y sont bigames En bas de chez ouam Ils ont les crocs sans l'amalgame En bas de chez ouam.. Y'a d'la zermi sur toute la game En bas de chez ouam C’est le neuf trois c’est pas Paname Ça crame souvent sur le macadam En bas de chez ouam Il y a des cœurs il y a des âmes Qui espèrent des jours nouveaux

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    N’étant ni un amateur ni un consommateur de vin, je ne suis pas porté à défendre les viticulteurs et encore moins les négociants de vins, d’autant plus je peux mesurer les effets ravageurs de l’alcoolisme. Pourtant, il y en a un que j’aimerais défendre parce qu’il est victime d’une sorte de logique bureaucratique implacable. En effet, Emmanuel Giboulot, viticulteur de cinquante-deux ans, se retrouve dans le box des accusés au tribunal correctionnel de Dijon ce lundi 24 février 2014 après-midi. L’enjeu n’est pas mince pour lui puisqu’il risque six mois de prison et trente mille euros d’amende. Ce qu’on lui reproche ? De ne pas avoir pulvériser des pesticides sur ses vignes près de Beaune, en Bourgogne. Sa production correspond à peu près à trente-huit mille bouteilles par an de treize vins différents. L’arrêté préfectoral numéro 322 du 7 juin 2013 avait rendu obligatoire cette pulvérisation par prévention contre la flavescence dorée, une maladie grave et contagieuse de la vigne. Et ce viticulteur avait refusé de faire ce traitement préventif car il la considérait inutile. Il a reçu déjà plus de quatre cent mille signatures de soutien par une pétition et trente-cinq mille soutiens sur facebook. Pourquoi ce traitement préventif est inutile mais pire, dangereux ? Parce que le viticulteur avait combattu cette maladie par d’autres armes, plus compatibles avec le respect de l’environnement. La pratique du bio dans la maison familiale date de quarante-cinq ans. Cela fait trente ans que le viticulteur pratique lui-même cette forme de viticulture. Il considère que l’obligation de traitement massif n’était pas justifié en Côte d’Or car on n’y a détecté que trois cas liés à des greffes sans foyer de contagion. Emmanuel Giboulot reste raisonnable et n’est pas un jusqu’au-boutiste : « Moi, je ne suis pas casse-cou. Si demain, on a un foyer qui explose près de chez nous, d’accord. Mais il faut que ça se justifie ». Il refuse même d’attaquer ses collègues qui pulvérisent massivement des pesticides : « Je n’ai jamais eu une attitude de frondeur vis-à-vis de mes collègues. C’est par une prise de conscience individuelle que les choses peuvent évoluer, et en aucun cas tel leader qui va donner la direction. Il ne s’agit pas de stigmatiser les uns ou les autres ». Pour lui, il y a d’autres possibilités pour éviter la flavescence dorée : « L’idée, c’est de mettre en œuvre un ensemble de choses pour éviter que la maladie ne se développe. (…) Par exemple, on laisse les contours [des vignes] enherbés, on ne les tond plus. Ce sont des idées qui sont véhiculées par la biodynamie, où on parle souvent de rythmes, d’aller au bout d’un cycle. On dit notamment que c’est important qu’il y ait des fleurs dans l’environnement ». En effet, les prédateurs des parasites mangent du pollen autour des vignes. Autant donc les attirer pour éliminer les scaphoideus titanus (cicadelles de la vigne), des insectes vecteurs qui transportent la méchante bactérie phytoplasmique responsable de la flavescence dorée. Pour Emmanuel Giboulot, les insecticides ne sont pas efficaces et peuvent être particulièrement dangereux à l’homme : « J’ai des témoignages de gens à Sauternes qui traitent quatre fois par an et ils ont toujours de la flavescence, toujours de la cicadelle. Et l’impact sur l’environnement et la santé ? Il y a des couples qui n’arrivent pas à avoir d’enfant. Les médecins disent : "Changez de région si vous voulez avoir des enfants" ». Il s’interroge aussi sur le pouvoir du ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, prêt à favoriser l’agroécologie : « On a un ministre qui a une vision courageuse sur l’agriculture, mais derrière, rien n’est mis en place sérieusement. Les services d’État, l’administration, restent campés sur leurs positions. (…) Ou on considère que le ministre est fourbe et sait très bien ce qui se passe derrière, ou effectivement, il n’arrive pas à faire passer le message ». J’ai une petite idée personnelle sur l’hypothèse à privilégier ! Le problème d’un traitement chimique massif, c’est qu’on casse les équilibres biologiques : on tue la cicadelle mais comme c’est aussi un prédateur d’acariens, les vignerons sont obligés de faire deux autres traitements insecticides pour éliminer les acariens. De plus, l’insecticide le moins polluant détruit les abeilles. Après avoir demandé devant deux cents personnes ce qu’on risquait de ne pas faire le traitement, le viticulteur a été contrôlé le 30 juillet 2013. Il a été convoqué au commissariat de Beaune le 5 octobre 2013, puis chez le substitut du procureur de Dijon le 12 novembre 2013. Son procès commence le lundi 24 février 2014 à treize heures trente. (Source : Nouvel Obs). L’arrêté préfectoral du 7 juin 2013 : http://minilien.fr/a0o0uu La convocation : http://www.bastamag.net/IMP/png/edeefede_51200x1.png La lutte bio : http://minilien.fr/a0o0uv Une thèse remarquable sur l’insecte suceur : http://www.theses.fr/2010BOR21771/abes

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    Apprivoisement …. Que de conciliabules liés, déliés de par le temps fleuri, Que d'élans de ton coeur vers ces doux rêves Enchevêtrés dans ce labyrinthe de vie endormi, Et dont l'âme ne souffre ni de répit ni de trêve.. Mes mains aux tiennes unies, par ce firmament Qui nous apostrophe et nous ensorcelle, Qu'il est divin ce sourire à l'orée de ce serment Plein d'extase dans ta démarche de jouvencelle… Le passé saigne encore de mille meurtrissures , Ses traces se disséminent comme ces pétales Dans le cours du ruisseau où ta commissure Aux lèvres se détache, sur ton regard s'étale... Comme autant d'envies par ce matin estival Ton corps se libère et s'éprend de fous désirs Ensevelis, cachés, couvés , tel un festival Tu en fais un langoureux artifice de plaisir.... La nature nous enlace, nos corps épris Notre paradis dont l'antre est fécond , S'enhardit de ces cris d'enfants non appris Auxquels l'étreinte du temps nous répond... Le_Colombier_2014_02_14 Ecritures, écritures comme celles du jardin des caresses où l'esprit transporté dans les rêves cueille les fleurs aux pétales enchanteresses... Douceurs d'une vie, où parler n'est point salutaire, où les simagrées d'autrui sont d'absurdes émanations incantatoires, en mal de racines....

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    Empreintes d'une Muse, Des rivières de sentiments mêlés, Aux désirs des corps enlacés, Font chavirer l’être et la raison Vers cette quête d’autres horizons. L’âme est aux strophes enfantines, Elle se joue de la diatribe autoritaire Prise dans l’élan des lèvres mutines, Elle s’émoustille de rêves salutaires, De baisers tels des vertiges subtils, Aux doux calices et aux folles passions, Où l’exaltation du moi encore juvénile, Nous emporte vers le sublime de l’émotion. Transe du jour où le murmure Des mots se devine, dans les cœurs S’inscrit en espérance d’une épure, A l’aube d’un ciel aux accents de bonheur. Paris_Rue_Mademoiselle_2014_02_14 Ecrit et publié en ce jour de la Saint Valentin !!!! Que les serments soient vérité, que les mots ne soient exempts de folles passions, que les conciliabules soient saveurs exquises , que les parfums soient de jasmins, de roses , de pervenches, de tulipes, de renoncules, de bleuets, disséminés dans l'alcôve où le souffle des phrases soient attendris par le timbre délicat de ta voix...

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    Les égarés croisés sont faits comment ? En blés en herbe à tous les vents Sans tuteurs, c’est merveilles Poussent dru comme des champignons De la bêtise jusqu’aux oreilles En sérions-nous les compagnons ? Souvent tordus souvent cabots Et aimant faire le beau Se regardant... ils bandent C’est bien en eux qu’ils sont heureux Ils broutent dans leurs champs herbeux Mais jamais pour Fernande.. S’assoupissant et se carrant Les pieds dans leurs foins odorants Hochant leurs têtes Ils fientes et l'odeur sans pareille Poursuivant sa besogne leurs ouvrent le sommeil L’ennui s'inquiète… Pressés de saluer le bel avril Au sein doux sous le grésil Ils effeuillent des feuilles maigres Mais sachant leurs cœurs d'hivers Toutes les filles regardent de travers Leurs pommes aigres....

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    J'ai assisté hier à la pièce de théâtre "Norma Jean" adaptée par John Arnold du roman "Blonde" écrit par Joyce Carol Oates. John Arnold définit sa pièce comme un conte moderne qui n'est pas de fée loin de là... Les partitions de chaque acteur étant le reflet d'un caractère, d'une pensée d'un désir, d'une thématique, se déclinant à travers plusieurs rôles. Sur scène, évoluent cinq actrices, sept acteurs et le metteur en scène qui se trouve dans le public et qui intervient également au cours de la pièce. Ce qui lui confère un caractère tout à fait novateur inattendu. Le jeu des comédiens est rapide, léger, enlevé, extrêmement physique. Les tableaux, les décors, les costumes, les sons, la musique, tout est rythmé, orchestré, les situations s'enchaînent à merveille. Le fond de la pièce est tragique avec cependant beaucoup de situations cocasses qui font sourire ou même rire parfois. On découvre Blonde à travers quatre âges de sa vie ; à 6 ans tiraillée entre sa mère et sa grand'mère, à la recherche de son père et cherchant son identité. L'état de santé de la mère nécessitant le placement de la petite Norma Jean, elle vit quelques années dans un orphelinat puis dans une famille d'accueil qui, de peur qu'elle ne se retrouve enceinte, la marie à dix-sept ans. Le jeune mari la photographie dans leur intimité et fait prendre conscience à la jeune épousée de son corps harmonieux convoité par d'autres hommes... Puis après un premier divorce, elle pose nue pour des calendriers pour la modique somme de cinquante dollars. Enfin, jeune actrice, puis star, statut qui la conduira à sa chute après différents mariages ou liaisons notamment avec Di Maggio, A. Miller, les frères Kennedy, Zanuck. "Le combat acharné qu'elle a dû livrer dès ses premières années, sa survie d'abord, puis sa vie à laquelle elle cherchait à donner un sens à travers l'amour, son désir éperdu d'être mère, la fatalité ou le destin lui interdisant l'accès à une vie simple pour la conduire dans la cage de la gloire, et la réduire au statut peu enviable d'icône sexuelle et finalement la mort comme échappée ultime" Elle a été formatée par des hommes pour le regard des hommes, pas seulement... Au cours de sa descente aux enfers, on réalise à quel point elle a été utilisée pour servir les fantasmes des hommes et enrichir les producteurs. Je suis sortie, complètement bouleversée, après trois heures de spectacle intense, dur, violent, dérangeant, qui interpelle, car il engage une réflexion pour des êtres vulnérables que nous sommes quant à cette quête d'amour qui nous mène parfois sur des chemins tortueux. Certaines situations nous ramènent à notre propre questionnement et montrent bien ce que les femmes sont capables de faire, d'accepter, d'endurer, même, au nom de l'amour, sans parler toutefois de célébrité, de dépendance à l'alcool ou à la drogue... Me vient soudain une interrogation : si Norma Jean -Marilyn Monroe- avait été mère, aurait-elle été réconciliée avec la vie ?

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    A l’aube qui souriait à peine Une pêche volée sans malice. La journée s’annonçait Nonchalante et chaleureuse. Si telle fut la vie… Le suc amer de l’exil Dans les vastes villes Aux toits rouges. Sous les ailes fermées de la nuit Les femmes aux longues jambes, Aux cuisses si blanches ! Mon corps chavirait Et je damnais mon âme. Si telle fut la vie …. Le dialogue avec les astres, Les caresses de la Voie Lactée. Une étoile obstinée A indiquer le Sud. Il avait navigué De Crète à Chypre Par une nuit d'été magique : Il avait bu le silence de la mer Et écouté les mots des étoiles. Si telle fut la vie… Ces femmes en noir, Regard baissé, Gestes lents Comme berceuses anciennes. Si telle fut la vie… Cette terre De jeunesse marine, Une île sans port. Si telle fut la vie … Ces retours nocturnes, Ni rencontre, ni fête. Les tombes obscures Dévorées par l’oubli. Si telle fut la vie… Si telle fut la vie…. Que tombent toutes les étoiles, Qu’elles soient larmes de diamant Des hommes sans cœur Refusant de pleurer Sur leurs crimes séculaires.

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  • 02/26/14--09:01: Je suis par BARDAMU
  • Je suis un voilier aux voiles rouges Sang je suis un voilier sans équipage Je suis un voilier sans capitaine Sans gloire de mes virées lointaines et Sans cargaison de Louis d’or et d’alcools Brulants Je suis un voilier sans trophées Sans Tanagra d’argile sacré Volées dans les temples sans idoles Je suis un voilier aux voiles rouges Sang Guidé par le vol au gré des iles De cent cormorans noirs et lustrés Comme la perle de bronze à l’oreille Du marin mort qui m’emporte gracile Et fier à travers les criques sauvages Où les nuits de lune j’apparais Soudain rougeoyant de mes voilures Et comme un drapeau ivre sans Pays sans idoles sans capitaine Sans sacrifices sans trésors je vais Enfoncer ma coque noire dans Le ventre bleu doux profond de l’ile Déchirer sa toison goémons de baisers Fougueux je suis un voilier aux voiles Rouge sang je porte parure Sur moi et comme cent cormorans Navigant de front de lune Pendue tel un jonc d’or à l’oreille De tous les marins morts Je suis une Escouade de voiliers rouges et Noirs Venant dormir contre son corps Offrant à nos chants de volupté La douce révolte et la liberté

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    Atmosphère de nudité sans contrainte qui règne dans ces lieux : « C’est l’été toute l’année et la vie sans slip. Cette vie comprend la mer et la plage. On entend toujours la musique. Là, c’est la fête chaque jour. Le vent souffle et on peut faire du surf, se dorer au soleil ou bien danser dans la mer. L’essentiel, c’est qu’ici, on peut ne rien faire si on le souhaite ou faire tout ce qu’on désire. Ce monde inventé est peuplé non pas par de tristes vieux mais par de joyeux fainéants bronzés qui ne veulent pas dire adieu à l’enfance. » Sur la plage de Popivka, à trente kilomètres d’Eupatoria, tous les ans en juillet et août, près de cent cinquante mille touristes, des fêtards surtout russes, la jeunesse dorée de Russie, dansent comme des fous autour de centaines de disc jockey russes ou étrangers, sur une dizaine de pistes de danse, les femmes les seins à l’air, voire le derrière à l’air.. http://minilien.fr/a0o16u Ces images de fiesta risquent l’été prochain de n’être qu’un lointain souvenir et vont peut-être laisser place à une séquence un peu plus militaire. Popivka se trouve sur la côté occidentale de la Crimée. Deux millions d’habitants, vingt-six mille kilomètres carré. Petite presqu’île de rien du tout faisant le lien entre la Mer d’Azov et la Mer Noire. Lieu de villégiature pour l’ancienne nomenklatura. Le tourisme représente près d’un tiers de l’économie avec trois millions de touristes par an. La région autonome est russe mais formellement ukrainienne. Des troupes russes se sont mobilisées en Russie mais aussi à Sébastopol et à Simféropol, occupant les aéroports des deux villes de Crimée. Le risque est donc bien un conflit armé entre l’Ukraine maïdanienne et la Russie. Arsen Avakov, le ministre ukrainien de l’Intérieur, a violemment protesté le matin du vendredi 28 février 2014 : « Je considère que ce qui s’est passé est une invasion armée et une occupation en violation des accords et des règlements internationaux ». Alors, en lisant cette phrase un peu belliqueuse, je me suis dit, ce vendredi matin, qu’il y avait pourtant une logique à la sécession de la Crimée. La Crimée n’a jamais était vraiment ukrainienne. Elle a juste été cédée pour convenance personnelle à l’Ukraine en 1954 à une époque où ces États (Ukraine, Russie) n’étaient que de grandes provinces de l’Union soviétique. Aujourd’hui, il y a 60% de Russes, 25% d’Ukrainiens et 12% de Tatars. La quasi-totalité de la population parle le russe. Vu les intérêts stratégiques de la Russie, cela paraît assez évident que Poutine ne lâchera jamais la Crimée. La Russie a déjà encouragé la sécession de l’Ossétie du Nord (en Géorgie) et de l’Abkhazie (aussi en Géorgie) avec une occupation militaire russe de longue durée. Mais la différence avec la Crimée, c’est que l’Ossétie du Nord ne compte que soixante-dix mille habitants dont seulement moins de 30% de Géorgiens, et l’Abkahzie deux cent quinze mille habitants dont seulement 20% de Géorgiens. La Crimée est bien plus importante aux yeux de la Russie. L’Ukraine avait déjà accordé un statut de république autonome pour éviter des revendications russes trop poussées mais il serait illusoire de croire que la Crimée n’est pas russe. En clair, les pays de l’Union européenne seraient bien inspirés de prendre acte de la composition démographique de la Crimée et d’accepter la sécession inéluctable de la Crimée avant qu’il n’y ait un futur bain de sang, au même titre que l’indépendance du Kosovo (incluse dans la Serbie) ou même celle du Sud-Soudan (chrétien) par rapport au nord (musulman). Ou même l’indépendance de la Slovaquie et (au début de la guerre de l’ex-Yougoslavie), l’indépendance de la Slovénie. Il serait même intelligent que les dirigeants européens réussissent à convaincre les nouveaux dirigeants ukrainiens (pro-européens) de céder la Crimée en échange d’une reconnaissance de leur gouvernement par Moscou qui semble pour l’instant soutenir Ianoukovitch qui se proclame toujours Président de l’Ukraine. Cela pourrait même engager une situation favorable pour que soit réglé un autre problème qui ennuient autant les Russes, que les Ukrainiens et les Roumains (donc l’Union européenne). Une autre enclave a effectivement fait sécession en été 1992 un peu plus près de l’Europe, sans l’appui ni le soutien de la Russie, la Transnistrie, sur la bande orientale de la Moldavie. La Moldavie était une ancienne république de l’Union soviétique devenue indépendante et qui est localisée entre la Roumanie et l’Ukraine. Officiellement, cet État fantoche se fait appeler "République moldave du Dniestr" et arbore sur son drapeau rouge et vert la faucille et le marteau (des nostalgiques). Elle compte cinq cent cinquante-cinq mille habitants dont à peu près un tiers de Russes, un tiers de Moldaves et un tiers d’Ukrainiens, plus quelques Polonais dans le nord. Un référendum en Transnistrie a demandé le 17 septembre 2006 le rattachement à la Russie avec 97% des votants. Des partis moldaves souhaitent au contraire une union avec la Roumanie. Le 11 avril 2008 à Tighina (la capitale de la Transnistrie) a eu lieu une rencontre au sommet entre les deux Présidents, tous les deux communistes, Vladimir Voronine (de la Moldavie) et Igor Smirnov (de la Transnistrie), mais les discussions n’ont pas abouti. Bref, tout ce qu’il y a entre la Roumanie/Pologne et la Russie repose sur des braises encore très chaudes de l’incertitude historique. Après l’ex-Yougoslavie, l’ex-Union soviétique vingt après ?

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  • 02/25/14--01:31: A toi par Cypou
  • A toi Ce soir les larmes de mon cœur pleurent. Avant qu’elle ne s’échappe vers toi sur un nid de satin j’ai envie de te faire une confidence. Je la connais bien et au son de sa voix avant qu’elle ne me l’écrive j’ai compris qu’elle t’aimait. Les mots de tendresse à ton égard ne sont pas trompeurs quand ils sortent de la bouche d’une femme belle comme une enfant. Jamais elle n’a menti ; jamais nous nous sommes menti. Neuf mois c’est court ; la St Gabin n’a pas attendu la St Valentin pour vous réunir, prémices a une belle histoire d’amour vrai comme elle aime ; comme nous aimons. Les histoires d’amour ne finissent mal que quand nous pensons que l’autre nous appartient et ne lui donnons pas la liberté. Le fait que tu comprennes notre relation me laisse à penser que les qualificatifs élogieux a ton encontre reflètent une profonde réalité. Comme moi seul l’amour passion a fait vibrer son cœur jusqu'à ce jour ….et depuis toujours. Elle a la sensibilité des femmes pures comme l’eau des torrents tournoyant telle une danseuse de flamenco. Le cristal de ses yeux te parlera qui du soleil ou de la pluie mais toujours de la pureté de l’amour. Rose blanche à tes pieds elle saura te faire vibrer même si le ciel est gris je te l’assure. N’humecte que le bord de ses lèvres et garde toi bien de plus à moins que les gouttes de pluie ne soient celles d’un orage ou éclairs dans la nuit seraient, pour vous deux, étincelles pour la vie. Ce doux mot que j’employais pour la qualifier rime en elle. Elle pense que les amants comme toi il n’y en a pas ribambelle Alors………prends bien soin d’elle. Cypou le 25/02/2014

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  • 03/01/14--07:38: Gitans par VANY04
  • Gitans Qu'en t'es parti Gitan Tu as laissé seulement Une voiture en morceaux T'as pris des chaises de bambou Ta guitare de rien du tout T'as mis le vent sous ta peau T'as caressé les oiseaux T'as caressé les oiseaux..... T'as mis des pierres sur le feu Les femmes aux longs cheveux ont tout lavé dans les seaux Séché le linge sur des buissons Sur les paniers de roseaux Et caressé les oiseaux, et caressé les oiseaux...... où allait-tu ? A part les flaques de boue Et quelques traces de roues Tu n'as rien voulu laisser T'as mis ta fierté gitane Aux rideaux des caravanes Comme des drapeaux pliés T'as caressé les oiseaux, caressé les oiseaux Ou allais-tu ? J'ai peur des lumières des villes Des grandes maisons immobiles Des jardins bâtis tout autour J'ai peur qu'on emmène d'office Au bout du fusil des milices Les enfants de notre amour Ils traitent nos filles de voleuses Du fond de leurs maisons peureuses Pleines de chiens de combat Ils attachent leurs volailles Ils surveillent leurs ferrailles On ne se ressemble pas.... Y'a un panneau depuis Stationnement interdit Comme s'il y avait eu la peste T'as plus qu'à chercher ailleurs Des gens qui auront moins peur En espérant qu'il en reste Et caresser les oiseaux ! Paroles et musique de Francis Cabrel Extrait de l'album "Photos de Voyages" http://www.youtube.com/watch?v=bds-rtMRgYI

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  • 03/01/14--12:47: Gyro bleu par BARDAMU
  • Les gyro blancs les gyro bleus Éclairent le noir de nos yeux Les gyro blancs les gyro bleus Déboulent quand y'a pas le feu ! Les gyro blancs les gyro bleus Z' inondent nos banlieues Trois petits tours et c’est pas mieux.. Les gyro blancs les gyro bleus Comme les étoiles ont fait un vœu Ça vire au noir, mais pas aux cieux ! Les gyro noirs les gyro bleus Ça vous bavures tout un milieu... Ça agit mal et ça pense peu Les gyro nazes les giro bleus C’est des poètes, mais en graveleux Ça vous flash ball surtout les gueux Les gyro morts les gyro bleus Ça rigole bien c'est giboyeux.. C’est plein sans fafs dans nos banlieues Les gyro blancs les gyro bleus Faut pas s'y fier c'est pas des bleus Trois petits tours et tous crayeux Les gyro blancs les gyro bleus Ils retournent aux pieux les croustilleux... ...........Trois petits tours….. Et c’est pas mieux.

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    D’où venez-vous mes souveraines, vous avez des vêtements de couleurs volés des tissus de noce des arcs en ciel en fête. Dans les trépidations de ma vie carabossé mon cœur donné, jeté aux fées, j’évite les chemins déjà frayés un cœur un peu dégrafé. J’ai avalé j’ai avalés des kilomètres des kilomètres de papiers, des soupes lourdes confectionnées par des faiseurs d’étoiles, mauvais soupiers . Oui d’où que vous veniez vous aurez des fontaines et des billes d’argents déshabillant vos mains. Des chevaux déposant la lenteur à vos pieds. Des arbres enfin porteurs de bonnes nouvelles des lampes endiablés des traines d’hirondelles. Des grands ballons aux haillons légers. Nulle trace de vos pieds sur les sentiers austères les tours d’un noir linceul, vous évite les pieds sur terre. Sur les sommets faits pour des fous des lacs solitaires et les champs roux . Car d’où que vous veniez vous aurez des palais de brume suspendus à des bambous dansant. Des chrysalides de corail où renaitront les matins maitres des équipages. Navires au large de lourd tapis carmin que jamais l’océan ne recouvrira de goémons. Des vendanges d’ilots tout incandescents ou vous saurez sirènes… Pour ne pas revenir.

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    La mécanique du cœur est si forte qu'elle en abîme les rouages du corps. J'ai souvenir de danses du corps qui se sont épuisées par le renoncement face au dysfonctionnement. J'ai vu le regard d'hommes déçus, frustrés mais silencieux, ravalant leur honte ou souvent leur totale incompréhension « mais pourquoi cela ne marche pas, j'ai tellement envie de toi ?». Avec tendresse et persévérance je m'attardais à chaque endroits de sursauts pour nourrir le plus minime plaisir, cherchant peut être à effacer la rancœur d'un échec de jouissance avéré. Ce qui me sautait aux yeux c'était cette tristesse profonde, cette retenue d'homme avec la peur évidente de n'être plus, de ne plus savoir. La violence, parfois avec laquelle l'homme pouvait se battre pour libérer ce volcan me surprenait, et en même temps je la ressentais jusque dans mon âme. Ces hommes me donnent envie de pleurer, me donne envie d'être une fée... Ce soir j'ai eu cette douce impression d'avoir des ailes et de guider cet homme vers mon envol. Rien en lui ne laissait percevoir sa blessure intérieure. Encore un, qui l'amour éteint, les enfants arrachés, pris en otage par un matriarcat abusif, se découvre en homme anéanti. D'apparence solide, dans le désir de liberté sexuelle, de moments sans contrainte et pourtant tellement en souffrance, au fond. Ces papas en retrait qu'on a mis sur le bas côté, les considérant si peu, considérant tellement la souffrance de la mère, comme si au poids de l'amour du parent il y avait une différence. Et ce soir, tout ça me saute aux yeux. La mécanique du cœur abîme les rouages du corps, le cerveau abuse de sa toute puissance pour déglinguer une érection, une sensation, une émotion... Il me regarde et à peine mes lèvres posées sur sa bouche il m'empoigne et me possède de ses baisers. Je ne peux que me laisser glisser, ses mains ferment ma liberté comme un désir absolu que je sois totale, que je sois à lui. Alors que son excitation me comble, je l'imagine comme une voiture en furie, il est prêt à défoncer des portes presque ouvertes et moi obligée de calmer un moteur qui déraille. Ses doigts s'acharnent et jouent les remplaçants, j'ai mal. Un arrêt, un café. Il est là le torse bombé, face à la cafetière, en se disant encore une fois sans doute « je dois y arriver, cette fois ». Je le regarde debout à moitié débraillé, il crane, rien ne semble transparaître mais les épaules basses, le regard ailleurs, je devine son mal être. Puis l'homme affronte, au diable le café, intenses sont nos regards, mes gestes arrogants, provocants réveillent nos sens. Nous nous offrons l'un à l'autre, violemment, il s'écroule sur moi, sa voix s'éraille et de sa bouche à mon oreille il avoue avoir depuis longtemps perdu sa libération... Ce soir je suis une fée et il me dit « merci », nos corps se sont acceptés, il est satisfait mais encore tellement surpris qu'il ne sait être heureux. Jusque dans son sommeil il se glissera en moi, nous jouirons encore quelquefois...que les hommes sont fragiles et les femmes redoutables, cet homme m'a donné envie d'être douce. Ah si j'étais une vraie fée je vous en dirai des choses...

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  • 03/02/14--15:59: Elle dit que... par La Loba
  • Endormi sur elle, tu étais en train de rêver. Tu viens de t'éveiller sous ses caresses. Elle te demande à quoi tu rêvais. Tu ne sais plus. Elle s'agrippe à toi, toute entière. Elle dit qu'elle est bien, là, comme cela, serrée contre toi. Elle dit que c'est bon. Elle dit que jamais elle n'a été aussi bien. Que jamais cela n'est arrivé....Qu' elle n' a jamais ressenti aussi fort et si précisément cette impression de vague en elle. Elle dit qu' elle a été comme emportée. Qu'elle a été aspirée. Qu'elle s'est noyée. Que c'était bien. Cette sensation de disparaître totalement. Et en même temps d' exister, bien sûr. Ses mots dilatés coulent dans ton oreille tendue, et tu recueilles presque religieusement son souffle rauque : elle cherche à reprendre sa respiration, on dirait qu'elle suffoque. Elle dit qu'elle a envie de te dire. Elle dit qu'elle veut que tu comprennes. Ce que cela fait d'être une femme entre tes bras, entre tes cuisses. Elle dit qu' elle aime te savoir plongé en elle. Loin. Elle dit que c'est important. Qu ' elle a envie d'être comblée. Tournée, retournée. Labourée. Inondée. Remplie. Elle accumule les mots. Elle continue de dire qu'elle veut te sentir là. C'est important pour elle. Elle veut que tu le saches. Elle dit qu'elle est bien. Qu'elle est comme en apesanteur. Elle flotte. Elle lévite. Elle ne tient qu'à un fil et à tes bras qui l'encerclent. Sinon elle pourrait s'élever dans les airs et filer, filer jusqu'aux étoiles. Heureusement que tu la retiens, entre tes bras. Elle dit qu'elle est heureuse que tu la serres. Si fort. Elle respire ton cou. Elle dit qu'elle aime ton odeur, ta sueur, ta peau. Elle le redit : qu'elle aime ta peau. Elle lèche un peu ton oreille et dit que tu es salé. Comme la mer. Elle te dit qu' elle a failli mourir. Dans ce plaisir. Que ce plaisir c'est à toi qu'elle le doit. Elle te dit presque merci. Elle ferme les yeux et tu la regardes. On dirait qu'elle dort. Mais elle dit que non elle ne dort pas. Qu'elle ne doit pas dormir. Elle dit qu'elle veut profiter de toi. De ton odeur, de ta peau, de tout toi. Ne pas s'endormir. Surtout. Elle veut rester éveillée. Et rester comme cela. Vous deux. Imbriqués l'un dans l'autre. Mélangés. Elle te dit ne de pas bouger. Surtout. De rester là, qu'elle te sente encore. Qu' elle puisse te garder contre elle encore un peu. Elle dit qu'elle a peur de te perdre. Que tu la laisses. Tu dis que non. Que tu ne l'abandonneras jamais. Elle te demande de lui embrasser les paupières. Et tu embrasses ses paupières. Elle te demande de caresser le bout de ses seins. Tu dis que sa peau est douce. Elle dit qu'elle a besoin de toi. Qu'elle te veut. Elle te demande si tu le sais. Si tu la crois. Si tu en es sûr. Si tu comprends à quel point. Tu lui dis que oui. Elle dit que la vague revient, qu'elle a envie, là, tout de suite. Que cela monte en elle, dans son ventre. Elle te réclame. Elle bouge ses reins. Tu la sens s'avancer. Lascive. Elle ondule et se tortille. Elle s'ouvre. Et toi tu la regardes. Elle te dit, en criant cette fois, elle te dit que c'est bien elle cette femme, nue, impudique, qui s'offre, là, et qui t'appelle...Elle veut que tu la prennes. Que tu la possèdes. Tout de suite. Elle se rapproche. Elle mange ta bouche. Fiévreuse, elle t'embrasse goulûment. Elle a envie de sombrer. De tomber, de tomber, tomber. Elle veut que tu sombres avec elle. C'était un peu, une tentative... .... A la manière de........ Gao Xingjian Prix Nobel de Littérature La Montagne de l' Ame (Editions de l'Aube 1995) http://www.dailymotion.com/video/xkk4g0_mika-elle-me-dit-clip-officiel_music

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  • 03/03/14--04:39: Nos déduits par Fragonarde
  • Un peu acrestée mon baut ribaud, par ce de vous lire, j'estoies farfouillée. Sans vergonde vous voliez me mignonner, me lutiner vous m'ennortiez à m'escambiller à beluter bacheleureusement. Gaudie de vos frisques parlements à me donoyer ainsi je bubajalloies je fantasie adonc, destourbée, j'ardroies. Je me languis de nos déduits, pour vous mes badiguoinces. Votre musarde alangourie

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    Sans presque remarquer la proximité du piano, dont elle jouait hier vers 8h30, j’attendais la mise à quai de mon train, les yeux alternativement baissés sur les pages d’ « Austerlitz », le fascinant roman de W.G. Sebald, et levés en direction des non moins fascinants nouveaux panneaux d’affichage électroniques. Très en avance sur l’horaire, lui tournant le dos de trois-quarts, je m’étais adossé à l’un des piliers soutenant la large voûte de verre, tandis qu’elle enfonçait, sur un rythme rébarbatif, les accords monotones d’une quelconque chanson de variété, ainsi que n’importe quel quidam ayant suivi un entrainement minimal aurait pu le faire. Mais, à la différence des habituels braillards qui témoignent de l’intensité de leurs épanchements en bucheronnant l’ivoire, elle faisait cela très doucement. Les sons se diluaient instantanément dans le grand hall, si bien qu’à deux mètres on n’y pensait déjà plus. D’ailleurs personne ne se souciait d’elle et pour ma part je ne lui ai prêté que très peu d’attention, étonné seulement de ces longs gants de laine noire dont elle n’avait pas jugé utile de se déshabiller. Le soir, à mon retour, pas moins de 11 heures plus tard, une fois libéré du flot banlieusard filtré par les portails automatiques, j’aperçus à nouveau les longs gants noirs qui flottaient à la surface des touches, et, scansion imperturbable, ces mêmes accords rébarbatifs - ou peut-être en était-ce d’autres ? - s’évaporant doucement, toujours à la limite de l’effacement, fondus dans la nébuleuse des bruits du monde enveloppant les gens pressés. Comme j’en étais, je n’eus encore qu’un vague regard pour sa silhouette. L’absurde motricité citadine empêchant la curiosité de vivre davantage qu’une éphémère m’avait poussé sur le chemin qui, chaque jour, m’enfonce littéralement sous terre, mais pourtant je ne pus stopper durant le trajet du métro l’idée un peu désagréable - et stupide- que l’inamovible pianiste ne révélait qu’une farce ratée ne voulant pas finir, une comédie sans objet faute de spectateurs, une ornementation postiche frauduleusement vissée sur une banquette, à la manière du joueur d’échec de Maelzel, le fameux automate décrit dans la nouvelle d’Edgar Poe. Alors, le lendemain, qui est ce matin même, une étrange impatience teintée d’appréhension me fait monter l’escalator puis obliquer vers les voies - pour vérifier ! – et, après le vif pincement au cœur que n’a pas manqué de produire la surprise espérée, je suis maintenant en train de la noter sur mon carnet : « -Un manteau de laine vert foncé à gros carrés noirs boutonné jusqu’au col, massive enveloppe d’un corps tout à la fois rigide et affaissé » « - Un grand sac à main en plastique rose, passé en bandoulière, presque transparent (où, une seconde, j’essaye absurdement de distinguer s’il contient des partitions) » « - Un béret de laine chiné, posé de biais sur le haut du crâne, couvrant la pointe d’une oreille anormalement développée, une oreille à la M. Spoke» « - Dissociée des tissus, comme aux jointures d’un patchwork, la peau d’un visage sans âge, au teint indéfinissable, grisâtre et cireux, les traits inexpressifs, aussi fastidieux que la musique, le nez long comme une larme de chandelle » « - Un regard trouble, chassieux qui semble figé sur le mouvement des gants (par concentration ? hébétude ?) les fameux gants de laine trop longs, aplatis aux extrémités - ce pourquoi les doigts semblent flotter au dessus de l’instrument, et la sensation pénible que leurs dernières phalanges furent impitoyablement écrabouillées lors d’un accident affreux» « - Dédaignée, elle ne se soucie ni des gens, ni du temps» « Questions : Depuis quand moisit-elle ici ? L’avais-je auparavant négligée ? Est-ce un rituel qu’elle accomplit ? Y a-t-il un asile d’aliénés à proximité ? La maniaque qui s’installe ainsi dans un va-et vient permanent y cherche-t-elle, paradoxalement, sa fixité ?» Mais je délaisse bientôt mon crayon, peu à peu engourdi, fondant à présent dans ces insipides accords, lesquels se déroulent, imperturbables, comme se déroulent, imperturbables, sauf en cas de grève ou de conditions climatiques inadaptées, la litanie des départ et des arrivées rythmant ce lieu depuis des lustres – 9h01 Meaux, 9h25 Strasbourg, 9h50 Francfort, 12h42 Metz, 13h30 Château-Thierry, 14h07 Stuttgart, 18h50 Reims, 19h13 Munich, 20h02 Provins, 22h10 Verdun… - avec son cortège de routines, de joies, de fatigues, de chagrins, d’espoirs, de retrouvailles, de mouchoirs agités et de larmes de crocodile, ainsi qu’en d’autres temps les départs au front, les adieux provisoires ou définitifs, et, aux heures les plus noires, pour notre plus grande douleur et notre plus grande honte, ces déportations vers l’est des juifs raflés par Vichy, enfants, parents, familles entières – je flotte dans ces accords qui se dissolvent doucement et inexorablement comme nous finirons tous par nous dissoudre doucement et inexorablement dans le temps et les mémoires. La folle aux phalanges écrasées ânonne un refrain populaire dans le brouhaha d’une gare, plus que jamais le monde semble impossible à comprendre, aussi faut-il modestement me contenter de l’habiter. A côté de l’instrument, une borne SNCF placée pour l’occasion indique : « Aimez-vous l’opération pianos en gares ? Si oui, dites-nous pourquoi. » Ce que je fais.

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  • 03/04/14--13:43: Tu me manques ! par JANUS72
  • P'tit taureau de Toulouse, Dix ans déjà d'absence. Me laissant à mon blues, Le beau verbe en carence. Il reste tes comptines, Coups de gueule et de poings, Cette gouaille, ta bobine, Oeil vif, sourire en coin. Toi là-haut, tu fais l'beau, Pour toujours en partance, Pieds rythmant le tempo, Jeux de mots, tout balance. Magicien de la rime, Jazz, Bossa ou Afrique Transportés jusqu'aux cimes, Comme Colomb l'Amérique. Je n'ai pas ta plume d'ange, Toute ta sagacité ! Et le Montblanc exsangue, Je te fais rigoler. Toi l'intellectruelle, Artisan en beaux mots, Chansongs de Tautavel..... Monsieur Claude Nougaro.

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    Regain de jeunesse, Comme jadis au temps de ma verdure, Ce soir, je fais le mur, Je quitte tout ce qui me reste, Je fuis ce monde comme la peste. Et, loin de tous ces regards, Loin de tes yeux noyés de brouillard, Je vois ce soir, Madeleine Couchée près de ma Seine. Penser à ce passé, à ce bonheur, Notre bonheur gravé dans la langueur, Je me souviens c’était un samedi, Les rues étaient pleines de vie, Et les artères de notre village Etaient gonflées de paroles sages. Oui, j’étais avec ce vieux Martin, Tu te souviens, il faisait les lignes de la main. J’étais près de lui, presqu’indifférent, Soudain comme un coup de vent Tu effeuillas mes yeux de ton regard, Je me souviens, tes yeux noyés de brouillard. Un chat noir à mes pieds ronronnait….. Notre amour, déjà nous enchaînait Un amour violent, plein d’orage Un amour de gosse sauvage…. Et le soir, j’étais près du pont, J’étais, sans le vouloir, un vagabond Laissant loin de ma vie Mes rêves et ma fantaisie, Hélas, ce temps jadis est lointain Lorsqu’heureux , tu as pris ma main, Tendrement , tu l’as embrassée….. Paris_1974_10_28 Ecrit sur les berges de la Seine, près du Pont Mirabeau…

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