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  • 07/18/14--01:34: O Qpidon par Pivert
  • On s'est monté sur la montagne. Nous sommes arrivés au sommet. Épuisés mais inondés de suie laiteuse, de pluie venues de notre nuit enlacée. Et là, dans l'aube naissante, elle et moi avons attendu le papillon bleu. Celui qui annonce la fin de la pente et le début de la descente. Tout éblouis de nos étoiles, de cette voie lactée tutoyée à corps et à cris des heures durant... Maintenant, c'était à nous de contempler la vie qui va. Voilà pourquoi le papillon bleu au sommet de la montagne nous attendions, l'impossible retour tout autour. Dans ses yeux verts enfin, j'ai vu le bleu du papillon bleu. Elle m'a pris la verge d'une main ferme, s'est penchée délicatement pour embrasser sexus et m'a prié de lui fourrer un doigt très très profond, jusqu'au bout d'elle-même... Et la danse du papillon bleu, nous l'avons faite, lentement, longtemps, comme un clin d'œil ravi à Sisyphe libéré.

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    Des mois que je reculais l'échéance. L'automne avait passé et puis l'hiver, je me décidais enfin au printemps. Je n'y étais pas retourné depuis le mois d'août. Il avait attendu la fin de l'été pour partir comme il avait vécu, simplement. La veille, il avait dit à Mariette, qui venait chaque jour, qu'il se sentait un peu fatigué, rien de bien grave. Comme à son habitude, bien avant huit heures, il était déjà habillé. Il ne lui restait plus que le temps à passer. Sa vie, peu à peu, s'était réduit dans l'espace. Il avait cédé ses terres au jeune voisin mais il avait pu rester dans la maison où il était né. Il avait un temps continué son potager et élevé ses poules et puis, un jour, il n'avait plus su. Sa démarche vacillante s'était ralentie jusqu'à nécessiter un déambulateur. Il détestait cela. Alors il s'était organisé pour que sa vie continue autour de lui. Le voisin lui avait descendu son lit pour le mettre près du poêle à bois dans la cuisine devenue pièce principale. Il se levait toujours aux aurores et, dès son lever, mettait quelques bûches pour réchauffer la pièce. Puis il mettait de l'eau dans un grand broc qu'il déposait sur le poêle. Ensuite, il versait l'eau dans une bassine posée dans l'évier. Jamais il n'avait pu envisager de déjeuner pas propre. Cela ne se faisait pas. Même tout seul, il se devait de garder apparence. Le rasage fini, il prenait un gant de toilette pour poursuivre. Quand ils avaient installé la salle de bain, sa femme et ses deux fils en étaient ravis. Lui n'avait pas changé ses habitudes. Après il s'habillait avec sa tenue de la semaine et il enfilait une blouse courte pour ne pas salir sa tenue. Il maugréait toujours en vidant l'eau de la bassine dans l'évier. Il n'aimait pas gaspiller l'eau. Il aurait préféré qu'elle serve à arroser ses plants de légumes mais il n'était plus capable de porter la bassine remplie, ni même de s'occuper d'un potager. Il se servait enfin de l'eau restante dans le broc pour se préparer son café, respectant scrupuleusement le dosage café-chicorée dont il avait le secret. Puis il prenait un quignon de pain, et, avec son couteau, préparait des dés de fromage qu'il mangeait avec. La table débarrassée, l'heure de son émission quotidienne approchait. Il ne s'était jamais fait à la télé. Il était resté en ça fidèle à son poste de radio, qu'il avait, toute sa vie, transporté avec lui dans les champs. Il allumait la radio, cela l'occupait une bonne heure tous les jours de la semaine. Il l'éteignait sitôt son émission achevée. Pendant un long moment, il restait assis là, pensif. Il se souvenait de l'agitation permanente que la maison avait connue pendant deux décennies. Il revoyait ses deux fils, enfants, puis adolescents. Il n'avait jamais compris comment ses enfants pouvaient être autant disparates. L'un attaché à la terre et puis moi, la tête dans les nuages et aussi très bon élève. De bourse en bourse, j'avais continué jusqu'à devenir astrophysicien. J'étais passé dans un autre monde. Le chemin semblait tout tracé pour la succession de la ferme. Mais non. Maintenant, il ne pouvait plus, hélas, aller tous les jours au cimetière honorer de sa présence quotidienne leurs tombes. Le benjamin n'avait jamais repris la ferme. A vingt ans, la mort l'avait rattrapé au tournant qu'un chauffard avait sous-estimé. Sa femme et lui avaient tenu, noyant dans le travail l'indicible de leur peine. Sa femme était repartie le rejoindre il y a dix ans. Depuis, il attendait de les retrouver, là où était sa place. Il se demandait, parfois, s'il n'avait pas été oublié. Souvent vers onze heures trente, Mariette le trouvait debout près de la porte d'entrée, la guettant, sur le qui vive, craignant qu'elle ne soit en retard. Cela faisait trois ans maintenant que, tous les midis, elle lui apportait le repas de la municipalité. Elle essayait toujours de passer un peu plus de temps avec lui, sachant que je vivais au loin, à l'étranger. C'est sur sa chaise qu'elle l'avait trouvé. Il s'était endormi pendant sa sieste pour ne plus se réveiller. Il avait un sourire aux lèvres, m'a-t-elle dit, quand j'arrivais deux jours après, juste pour la cérémonie. Je n'avais pu venir plus vite et ne pouvait m'attarder plus d'un jour. Depuis ce jour, l'automne avait passé et puis l'hiver. J'avais rempli d'obligations mon planning pour retarder mon retour. Enfin, à la fin du printemps, je me décidais. J'étais passé chez Mariette pour qu'elle me remette les clefs. J'ouvris la maison et rentrais dans la cuisine. Sur la droite, accrochée au porte-manteau, pendait la veste du père. Elle était telle qu'il l'avait posée pour la dernière fois. Elle avait conservé la forme de sa silhouette. C'est seulement à cet instant que je pus enfin pleurer son départ.

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    Dans la sous section « 3615 code j’existe ! » Qu’attendez-vous de l’aube qui n’ait été déjà dit ? Quelle phrase passerait vos lèvres sans éveiller une quelconque réminiscence ? Ce geste ébauché, la caresse de votre main sur mon cou, votre paume enveloppant mon genou, votre doigt relevant délicatement une mèche, comment savoir à qui appartiendrait cette tendre gestuelle, sinon à tous les hommes qui ont posé en moi leurs étreintes comme on dépose les armes. Vous êtes comme tous ces autres, un phénix. Élu parce que vous avez plu. Vous m’êtes unique et pourtant chacun de vos actes me semble su avant que d’être. Ai-je tant pêché que tout me semble recommencer au lieu de naître ? Mes yeux sont-ils fautifs d’avoir trop observé qu’ils décodent et anticipent chacune de vos postures comme si la cendre du convenu nous ensevelissait ? Je voudrais tant qu’une rencontre ressemble à une ardoise magique plus qu’à un livre aux pages écornées, que la première phrase vienne ratisser nos vécus, que ses dents racle toutes les feuilles du déjà vu. Il suffirait que vous empruntiez un mot pour un autre, que votre œil se plisse différemment ou que votre main soit plus douce ou plus ferme, ou votre bouche ? Je ne sais pas moi, mais qu’un infime détail offre à mes yeux ; à mon oreille ; à ma peau ; un reflet autre que ceux qui ont déjà traversé mon champ. Ce n’est pas grand-chose en somme et vous appliquer ne servirait à rien. D’ailleurs, qu’ai-je à vous offrir à mon tour ? Il vous faudrait un regard de fou pour distinguer ma particularité tant ma façade est muette, qu’ai-je à proposer qu’une forme de loufoquerie à vouloir toujours découvrir dans la répétition du geste plus qu’un recommencement, ni une répétition mais la quête perpétuelle d’une liberté. Que ce mot sonne terne. Sommes-nous tous prisonniers de notre carcan social, de nos illusions et surtout de nos rêves ? Je n’ai pas d’attente. Je n’attends rien d’un autre, sinon… une relation ? Ah la chère Relation, le mot préféré des conseilleurs, ceux qu’on paye. La relation est le mot axiome qui délivre ou déculpabilise. À la réflexion, je n’envisage aucun être comme un théorème, je sens sa fluidité ou s’il accroche comme une râpe à fromage et un gant de crin s’est déjà pendu dans ma salle de bain, nous entretenons des relations mortifères, il me purge de mes peaux mortes et je lui suis fidèle. Alors quoi ? S’il n’y rien à attendre, autant prendre sa gourde et son canif et avancer en solitaire, on finit toujours par être en avance sur le prochain train. Parfois, on le voit passer sous nos yeux sans qu’il s’arrête. Rien n’est plus proche du possible que l’impossible. Qu’importe, hier j’ai rencontré l’océan. Quand je fonds en apnée dans la mer, les yeux ouverts, quand l’eau me prend, que les courants froids me caressent, que la matière fluide comble toutes mes lacunes jusqu’à me faire oublier mes limites, je plonge en énergie et là, seulement, je me sens libre. Puis la respiration, comme une conscience raisonnable, me ramène à mon enveloppe corporelle et à mon maillot de bain qui flotte dix mètres derrière. Je savais que cette paire ça serait de la balle. Vive les palmes !

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    Ce film que j'ai vu hier en faisant la cuisine est un clin d'oeil formidable adressé sans complaisance à nos amis SDF, bourlingueurs du bitume, personnages complexes avec un coeur gros comme ça et un foie plus gros encore. On se prend d'affection pour ces clochards magnifiques, amateurs de Villageoise et de coup tordu. Borhinger campe un chef de clan dur mais juste, un rôle sur mesure pour cet alcoolique notoire a la gouaille aiguisé comme un opinel. Jugnot, quant à lui, apporte une touche émotionnelle qui permet de mieux faire passer la pilule, et Tiki Olgado son accent chantant du sud ouest. Une bonne comédie sociale donc, sans chichi et qui ne se prend pas le melon.

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    Nous étions au seuil de l'été. Cet été-là, le temps fut gris. Peut-être y a-t-il eu quelques éclaircies mais je ne m'en souviens pas. Tout s'était assombri. Je tentais, tant bien que mal, d'attendre. D'attendre que l'été passe, qu'arrive l'automne, et puis l'hiver. D'avance, j'hibernais chez moi, limitant les sorties. Je dormais par à coup. Je fuyais la plupart du temps mon lit. Ce traître réveillait en moi des souvenirs qui me tordaient le ventre. Sommeil entrecoupé, sommeil décousu. La trame s'était effilochée, lit ravagé. Nous étions au seuil de l'été, mais tu ne l'as pas franchi. Il me fallait oublier alors que je voulais tout retenir. Ce n'était pas que ce soit sans appel le plus terrible. Non. Le plus terrible, c'était le fait de savoir qu'un jour arriverait, un jour où je ne me rendrais pas compte que ce jour-là était le premier où je n'aurais eu aucune pensée pour toi. Ce jour où enfin la porte se sera fermée sur cette histoire-là. Voilà sans doute ce que les années apportent. On aime tout autant, on aime aussi fort. Mais aussi dures que soient les séparations, l'on sait que tout s'efface, qu'il nous restera toujours assez de chair à vivre pour tout supporter. Et même qu'au tournant, d'autres ébauches d'histoires nous attendent, d'autres portes s'ouvrent à nous, et que l'une d'elle, une fois franchi le seuil, nous fera à nouveau tout oublier de ce qui fut avant. Au seuil de cet amour-là, tu avais fui, de crainte d'être emporté. Je restais un temps au beau milieu des courants d'air. Et puis le temps passa.

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  • 07/13/14--05:35: Nouvelle vie par Fragonarde
  • Le cimetière est peuplé de gens irremplaçables, je me disais, en suivant, dans la foule immense, le corbillard au loin. Toute la bourgeoisie du canton s'était donnée rendez-vous. Il est des engagements que l'on se doit de tenir. Imaginez que l'on en tienne compte à l'heure du jugement dernier. On n'est jamais trop prudent, je m'étais dit, en m'y rendant. J'avais entraperçu sa toute jeune veuve qui tentait tant bien que mal de conserver la première place, malgré l’opprobre du cercle familial, le mépris des enfants du défunt et le courroux de sa première femme devant encore se partager les condoléances avec celle qui avait pris sa place. Il n'en aura pas profité beaucoup de sa nouvelle femme de trente ans sa cadette. A cinquante cinq balais, épouser cette jeunette, ça avait fait jaser, mais l'argent, bien à profit, promis pour les uns et les autres, savait, mieux que toute morale, faire entendre raison. Deux ans pendant lesquels il avait essayé de tenir ce nouveau rythme de sorties régulières, de soirées arrosées, de footing pour garder la ligne, de travail intensif pour permettre le standing exigeant de l'une et l'autre de ses femmes. Entre la pension versée à l'une et les besoins de la nouvelle, il n'avait pas ménagé sa peine. Et puis, il fallait aussi satisfaire sa toute jeune épousée. Il lui avait fallu consulter, se viagrer pour assurer au fil des jours passants. Il pressentait que, bientôt, son billet ne serait plus valable. Alors il avait multiplié les pilules de plaisir, à s'oublier lui-même, obnubilé par la crainte de ne pouvoir bientôt plus la satisfaire. D'autant qu'elle souhaitait, d'un enfant, pérenniser leur amour. Même s'il se trouvait âgé, il ne pouvait rien lui refuser. Les mois passant, il avait consulté à ce sujet, c'est comme cela que je fis la connaissance du couple. Les multiples examens passés ne lui laissaient comme espoir qu'une très faible probabilité de réussite. Il avait eu la chance d'apprendre quelques temps avant ce funeste jour qu'il allait devenir père. C'est aussi ce qui lui avait causé sa perte. Je ne l'aurais pas laissé s'occuper de mon môme.

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    NIAMEY, 18 juil 2014 - François Hollande a indiqué vendredi à Niamey qu'il n'y "aurait, Dieu merci et je m'en félicite, aucun Français parmi les victimes" du crash d'un avion malaisien en Ukraine, selon les "documents transmis par la compagnie aérienne ". "Selon les documents transmis par la compagnie aérienne, il n'y aurait aucun Français victime car il n'y avait aucun Français à bord de l'avion sauf un cas qui n'a pas encore été élucidé mais on sait pas trés bien s'il est vraiment français car il s'agit d'un individu à moustache avec un nom pas trés catholique", a déclaré le chef de l'Etat en marge d'un déplacement en Afrique. Le crash de l'avion de la Malaysia Airlines, probablement abattu par un missile, a fait près de 300 morts jeudi soir. "Ce qui s'est produit est une tragédie dont nous devons connaître la cause, mais par la Volonté de Dieu, aucun français n'a eut l'imprudence de monter à bord de ce coucou d'un autre âge, excepté un gars qu'on sait pas trés bien s'il est vraiment français en tout cas j'espère bien que non", a ajouté le chef de l'Etat. "La France demande une enquête internationale pour savoir la vérité sur ce passager douteux qui aurait peut être endossé une fausse identité pour faire croire qu'il était français juste pour nous faire chier", a-t-il ajouté. Après avoir dit dans un premier temps qu'il y avait quatre Français à bord de l'avion, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius avait expliqué plus tard dans la soirée de jeudi qu'il "avait mal compter sur ses doigts pasque en fait, ces gens là étaient pas français car presque belges" De même, le chef de l'Etat avait aussi fait état dans la nuit de jeudi à vendredi, au conditionnel, de "plusieurs Français dans l'avion". La communauté internationale a réclamé jeudi une enquête "indépendante" afin de faire la lumière sur le crash de l'avion de ligne malaisien dans l'est de l'Ukraine. M. Hollande a précisé qu'il avait eu au téléphone le Premier ministre néerlandais "profondément ému" et "choqué". "Pour ma part" a ajouté François hollande, "l'incident est clos car il n'y a aucun compatriotes dans les victimes de ce crash donc plus de peur que de mal". Avant de conclure : "aucun de nos compatriotes n'est assez inconscients pour survoler un pays de sauvages à bord d'un vieux coucou aux ailes rafistolées avec du scotch"

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    Il y a deux mondes. Celui des lunaires et celui des solaires. Le monde lunaire , est réglé sur le cycle de la lune, 28 jours. Le monde solaire, est réglé sur les saisons. Chaque monde vie sa vie, les lunaires calés sur le cycle des femmes (28 jours) , les solaires sur le cycle des hommes (la reproduction du cycle de la nature). Les lunaires écrivent de gauche à droite , les solaires de droite à gauche. Les lunaires pensent, les solaires font. Puis les deux se sont mélangés, les solaires se sont mis à penser à ce qu'ils font, les lunaires à faire ce qu'ils pensaient. Dans son ouvrage majeur "Sarmacande", Amin Maalouf , lunaire, explique bien la tentation du savoir face au pouvoir dont son héros Omar Khayyam est l'objet ballotté par les siens, c'est à dire la culture lunaire. Le philosophe est ,dont Ibn Rush alias Averroes, l'homme à abattre parce que la pensée écarte de Dieu. De l'autre coté , Michel Houellebecq, solaire, faiseur de monde explique l’inanité de construire des mondes qui ne sont que des représentations et des reproductions d'un Être initial qui par clonage successif construit son univers. La pensée tourne alors en boucle et l'idée de Dieu en est absente. Le philosophe est l'homme à abattre puisqu'il n'apporte pas la réponse. Entre les deux, les philosophes de la connaissance, essayent d'apporter une réponse « biologique » à notre incapacité à vivre entre les deux mondes qui se cherchent sans se trouver. Notre capacité à le percevoir est liée à nos sens qui en limitent la manière de penser. Chez les lunaires, Dieu pense le monde à notre place, et nous pensons Dieu en lui permettant de nous penser. Chez les solaires, Dieu n'existe pas, seul l'homme est capable de penser sa condition et ne peut que la reproduire. Après il existe des variantes, comme le Bouddhisme ou Dieu est la somme de nos expériences que nous réitérons sans fin, mais il admet que l'on peut progresser en renaissant vers le nirvana qui nous détache du monde. En attendant il faut bosser pour gagner sa pitance dans ce bas monde, alors les femmes , lunaires par nature (28 jours=un cycle), rappellent aux hommes qui ont permis à l’œuvre de leur chair de faire naître l'enfant qui prolongera la réflexion, qu'il faut revenir sur terre pour y faire pousser l'aliment dont tous se régaleront. Les hommes se partageront entre lunaires , solaires, philosophes, contemplatifs parce que c'est leur destin d'homme de justifier leur existence après qu'ils aient procréé grâce au ventre des femmes. Et ils la justifieront d'autant mieux qu'ils voudront lutter contre ceux qui ne pensent pas comme eux.

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    T’es vraiment pas sympa, pourquoi t’ébruites la chose ? Parce que vraiment, est-ce vraiment utile de donner toutes les décisions de justice en France ? Il y en a tellement, de délinquants, que des partis prospèrent sur le sujet, pourquoi faudrait-il en rajouter ? Pourquoi faudrait-il apporter de l’eau au moulin de la fournée ? T’es vraiment pas honnête, pas classe, pas du tout élégant, et même, c’est vraiment le début de la fin, l’arrêt de la civilisation, il n’y a plus de respect, de nos jours, je te dis. C'était-mieux-avant. T’avais vraiment besoin de dire que le tribunal de grande instance de Versailles avait annoncé sa décision le lundi 30 juin 2014 dans l’après-midi ? Tu crois que ça intéresse une seule personne de parler ainsi d’un justiciable qui s’est fait pincer ? Le pire, c’est qu’il est tout seul à s’être fait pincer, et ça, c’est première dissymétrie, la première depuis soixante-quatre ans, ça craint un peu, non ? Parce qu’il ne faut pas se faire d’illusion. Un hélico, on n’est qu’un seul à le piloter. Il n’y a pas deux guidons ! Tu ne vas pas me dire que la condamnation pour « faux et usage de faux en écriture privée » est une faute gigantesque qui mettrait le monde à genoux. Tu ne vas pas me dire que les dix mille euros d’amende vont ruiner des présentateurs de télévision vedettes auteurs de livres luxueux qui se vendent comme des petits pains avant Noël car ils sont les cadeaux inespérés des oncles pour leurs neveux, des grands-pères pour leurs petits-enfants, des parrains pour leurs filleuls. Après tout, c’est une toute petite infraction que d’avoir truandé un peu un carnet de vol, de ne pas avoir le droit de piloter un bel appareil alors que plein de collègues font bien pire sponsorisés par les grandes marques de l’environnement dans des espaces improbables (et qui en plus voulaient être candidats à la présidentielle). C’est vrai tout cela, tu ne devrais pas en parler. Tu ne devrais pas dire que c’est le début de la faim. Que l’appétit viendra plus des tribunaux que des universités. Qu’il y a bien pire dans ce bas monde, qu’il n’a pas escroqué cinq milliards d’euros à une banque, ou que ce n’est rien à voir avec une amende de six ou neuf milliards (ah, là, je vois l’incompréhension, il suffit de savoir si on parle en dollars ou en euros, pour faire peur, plutôt en dollars, sinon, on s’approche des sept milliards d’euros). C’est tellement minuscule comme larcin qu’on se demande même pourquoi des juges, des greffiers, des avocats, des procureurs sont mobilisés pour si peu. Ils venaient de découvrir le fin mot de l’univers, et voici qu’ils n’ont même pas le droit de faire un petit tour de reconnaissance régional avec un hélico. Que va dire la justice quand ils vont repartir avec leur soucoupe volante, hein ? Elle va encore les verbaliser ? Épilogue : Igor (le pilote, qui est l'aîné de la fratrie, à quarante minutes près) a fait annoncer au début du mois, à un mois et demi de son soixante-cinquième anniversaire, la future naissance de son sixième enfant. Alors, félicitation au papa et à la maman, et bienvenue dans le monde de demain !

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  • 07/20/14--01:16: Superman ! par Jeepee
  • J'ai toujours eu un peu de mal à comprendre les personnes qui restreignent leurs choix musicaux à un style seul et unique... Ce serait, pour moi, comme ne lire que de la poésie, ou que des auteurs américains, et jeter aux orties tout le reste de la littérature... (et des écrits !) Je respecte les desidératas de chacun, concrètement, je ne les goûtent pas. Il me semble qu'il est sain de métisser un peu ses goûts, au risque sinon d'en être lassé un jour et de délaisser l'ensemble. Oui, un peu d'éclectisme ne nuit pas à l'équilibre. Personnellement, j'adore les liens qui se font entre le baroque et le jazz, et un peu de Blues va parfaitement nettoyer les oreilles entre deux grosses partition de musique contemporaine. La ponctuation est un terme acceptable pour qualifier mon choix. En parlant de ponctuation, et donc de virgule, permettez-moi de vous parler du "must" en la matière (Daniel Mermet ne s'était pas trompé en l'intégrant à ses émission journalières sur France Inter), Didier Super (le dernier punk ?), le roi de la chanson mal-venue, de la bouffonade de haut vol (plutôt raz la moquette !). Ce grand gamin pas fini est un jusqu'au-boutiste de la provocation (si si ! y a des preuves !), le Hara-kiri de la chanson française. Plus tout à fait chanteur, performeur ! Alors, ATTENTION ! Je ne dis pas aux personnes ayant envie de tester un peu de diversité musicale au milieu de leurs opéras wagnériens habituels de commencer par lui (c'est un peu extrême comme expérience... j'ai essayé), mais une petite place à ce monsieur en fin de journée pour se détendre ne nuit pas ! Enfin il faut savoir que Didier Super, un temps "bon client" des médias, ne s'est jamais renié ; il a le très grand mérite d'aller jusqu'au bout de son délire, sans se démonter ni faire le gros clin d'oeil du genre "je le fais mais je vaut mieux en vrai !!" Des preuves : www.youtube.com/watch?v=M0GLKvu9spw www.youtube.com/watch?v=Bkxw61PeQDs Des morceaux www.youtube.com/watch?v=1zTQkW4Pf9A www.youtube.com/watch?v=BpCmh6ydTno

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    Merci. De vos mots et de partager un peu de nos mémoires . Oui, la distance est bonne, c'est la mesure d'un arpenteur que de se savoir soi et le monde entier possible en tant qu'infinis mesurables . Nous sommes des infinis qui aimons délimiter des parties d'eux-mêmes pour les explorer, comme des enfants tracent des cases de marelle au sol avec de la craie ... Enfer, Ciel et Terre ... Je connais peu Eluard, si ce n'est par quelques poèmes de Résistance qui sont demeurés tels, simples et beaux en leur nuit de rage . Le vers que vous citez est bien joli, mais vrai . Je crois que seuls les poèmes qui méritent d'être appris par coeur sont dignes du nom de poésie . Le reste ... j'ai peu écrit en ma vie, mais quatre ou cinq poèmes sont quelque chose de dense et qui est vraiment moi en le monde, une vie dedans la Vie. Les mantras, je ne les pratique plus , même si j'ai utilisé des mantras pour calmer mon cerveau et ma peur, liée sans doute à des traumatismes puérils et réels, survenus avant mes sept ans . Mes parents ne m'ont pas battu . J'ai eu des actes violents en des familles d'accueil et très rares, hélas, ils ont été comme un assassinat de l'enfance . Vous avez eu un parent qui ne s'est pas comporté en père . Mais vous avec votre histoire pouvez restaurer votre lien à un père, j'entends un père en esprit que vous pouvez rencontrer en des êtres humains aînés ou disparus ... Peut-être me trompé-je, mais j'ai vu en Oscar de Milosz, le poète, une sorte de second père pour moi, et j'ai trouvé des pères de paix et de hasard parmi des gens de toute condition, Jouve entre autres, et aussi Dickinson comme une mère . La moitié de mes ancêtres sont des inconnus, tant du côté de mon père, à demi-voyageur catholique et demi-bulgare orthodoxe que du côté de ma mère, à demi-catholique réformée et demi-kazahrim, mais je crois que ces blancs sont des lieux où je peux chercher aussi quelque chose ou quelque lieu qui compose une personne . J'ai désiré longtemps être moîne, dans la voie du silence, celle de la prière mais je ne croyais pas en un dieu catholique . Ma mère et sa soeur jumelle ont vécu des épreuves terribles durant l'enfance par manque de moyens et d'éducation, et mon père a perdu toute sa jeunesse et culture hors celle de sa mère, gitane shinté et d'un frère, enfermé en tant que nomade par Vichy . Il est devenu un soldat, n'ayant pas le choix, puis comme mon grand-père, a combattu dans des troupes de choc qui ont libéré les camps de la mort . La mémoire est notre lumière, en ce sens que discerner l'histoire de qui nous sommes est le premier pas vers sa propre invention du monde sensible, invention au sens de découvrir un peu de la vérité, discerner . Le jardin intérieur nous attend, et aussi deux enfants, qui sont quelque faces de nous que nous rencontrons quand dit la vie: l'âme et son esprit , une petite fille et un petit garçon ... cette image de notre personne humaine, duelle entre féminin et masculin, âme et esprit, nous pouvons en rencontrer des traces parfois, et ces traces nous donnent des guérisons en nous qui viennent de nous . Je crois en la nature féminine de l'univers en tant que plan matériel et en le désir, lequel est moteur de l'esprit . J'ignore s'il est un dieu ou non, cela n'a aucune importance . Notre inconnue est nue et elle nous ressemble. Pour moi, j'ai vu un presque rien, qui me donne envie et désir de cultiver ma vie et d'apprendre à aimer tout qui va vers l'esprit. Je crois en l'esprit, qui mène à l'absolu comme un désir d'aimer sans objet mais en personne et outre toute détermination orgueilleuse . La Paix est cette personne, elle est en nous tous, vivants . Apprendre oui, toujours dans les menus détails qui sauvent la vie . La vie est sainte, et une . Je parle un peu comme un nomade acculturé, mais j'ai espoir d'apprendre aussi par vos mots. Une soirée douce à vous & vos proches. Lev

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  • 07/20/14--03:54: Conte d'été par Cypou
  • Conte d’un 7 juillet Quand il l’acheta elle lui ressemblait. Comme a chaque fois qu’il la rencontrait, ELLE* avait un visage joyeux, charmeur du rose carmin du bord de ses lèvres qui ne tardait pas à fondre entre eux. Peut être est ce d’ailleurs pour ne point la rendre jalouse qu’elle s’étiola avant qu’il ne lui offre ou alors avait elle déjà décidé de fermer les yeux pour ne pas voir ce si bel amour impossible. Aujourd’hui il pleut. Nul doute qu’elle n’attend que cela. D’ailleurs la semaine dernière il a cru la voir lui faire un clin d’œil, en bonne place a l’entrée de ce nid douillé qui avait bercé cet amour passionné. Il n’était pas très sûr de l’avoir reconnu ; ELLE* lui avait même dit peut être pour se disculper…ou ne pas lui faire de la peine qu’elle n’avait pas passé l’hiver mais les nénuphars lui ont dit, qu’en charmante compagnie, ELLE* ne s’arrêtait guère pour l’arroser. Ils lui firent même comprendre qu’ils préféraient être à leur place depuis qu’avait été refaite l’étanchéité du bassin. Pour interprète ; ils avaient pris une grenouille ; elle voulu lui parler mais pour point qu’ELLE* ne la prenne pour traitre, elle décida de disparaitre quand elle l’aperçu s’approcher de lui. Tout en conversant il la vit lorgner entre deux pétales rose flamboyant. Ne refusant point les délices de ce café livrant un subtil parfum d’amant perdu, prés du poêle fermant les yeux, il s’enquérit de ne point repartir sans tromper la vigilance de la maitresse ….des lieux tellement troublé il était de l’attitude de ce gallinacé bien peu loquace. Alors, en faisant le tour de la voiture, repassant devant le bassin, la grenouille l’attendait et lui fit une confidence. Elle lui dit que même si la rose ne refleurissait les nénuphars la remplaceraient et veilleraient a ce que l’amour en cette maison règne en paix. Nul doute que c’était le cas ELLE* était tellement radieuse autant que belle était cette rose au doux nom de ……Laetitia Casta ELLE* : belle et radieuse comme toujours parcequ’ …..amoureuse. Cypou le 20/07/2014

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    Des scellées sur ma porte aujourd'hui mais plus personne ne s'en viendra au souvenir sage et sa nuit un vieil été tu la verras car tu le sais nous ne sommes pas ainsi au monde comme tout le nombre soeurs et frères d'une autre quoi d'une autre vie barrière et plombe je t'ai connu dès ce jour là où tu regardais les passants en pas-perdus au noble cas des souvenirs pour innoçents tu fus l'amante de nulle part toi seule ouvrière de la mort je t'ai laissé au dieu hasard tuer la vie d'un autre corps qu'importe le rêve est immortel ainsi que toi qui as souri ton père ta mère ton hyrondelle autant retournent à la nuit pourquoi faut-il aimer son jour s'il faut nommer son inconnu passeuse en diable des faubourgs je te le dis, l'âme va nue * à Miss 38

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  • 07/20/14--01:16: deux anges par Il est midi
  • La deux fois née dormait dans un rêve de neige un songe qui fut triste mais eût raison de vivre un peu de la paresse et du penser que piège sur son siège d'attente une femme sans suivre pour un peu son malheur d'avoir perdu un être comme autrefois d'aucune eussent perdu l'amour en ses cheveux de songe elle peignait en elle des rêves avortés à renaître un beau jour nous étions face à face et tu ne pleuras pas les laures de l'attente dussent être passagères noir ainsi qu'un fantôme je quittai ton effroi né en dedans de toi de toi qui eus ces vers à ronger dans la glace les cauchemars virides que nous eûmes un peu tous entre deux corridors l'un attendant son tour au grand bal des atrides et l'autre un peu sa grâce avant de vivre une mort mais qu'importe le lent temps de la cour et du coeur sur un petit jardin je me suis promené vêtu de noir ainsi que tes pensers moqueurs en ta présence à toi qui ne fut profanée

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    Les êtres heureux sont ils humains Evacuons immédiatement le poncif imbécile ' des imbéciles heureux ' ils ne sont qu une frange des êtres heureux Heureusement ils sont décoratifs Les heureux qui s aiment ne voient plus le bleu que dans les yeux de l autre les heureux qui s aiment ne regarde plus le bleu de la Terre dans son écran noir Mais ce n est vraiment pas la question n en parlons plus Les heureux heureux de leur statut de leur statut qui renvoie au Monde un sourire supérieurement niais un sourire méprisant Méprisant la condition la condition de tous les humains non heureux de tous les humains qui meurent de faim de tous les humains sacrifiés sur l autel de la médiocrité Tes tam – tams résonnaient déjà Africa... Et ton continent si riche en matières premières vivait —calme —et fier avant l'invasion pâle des colons et des missionnaires Quel est ce pays Quelle est cette démocratie Et cette urbanité qui organise le vide au gré des vents dominants Je me souviens en 1970 au bout du Cap de Bonne-Espérance la ville Le Cap et au nord sur l'Océan Indien Durban En 1970 je n'avais pas quinze ans et l'urbanité —sans en nuance Blanc et Noir alors que —La Réunion était déjà arc-en-ciel depuis —depuis… Pourquoi doit-il si souvent changer —et toujours la même loi... Civilisés contre sauvages Croyants contre infidèles ' jadis et naguère se sont fait la guerre ' et aujourd'hui —encore —le chaos pour plus —de pouvoir Une civilisation n'existe-t-elle pas avant —d'exporter ce qu'elle prétend être n'est-ce pas assez bien si c'est bien on y passe si c'est pas bien —on peut passer —si on veut Darwin a dit : ' struggle for life ' concernant la survie des espèces Moi je dis : ' c est comme ça ' concernant l attitude des êtres heureux je marche seulement je marche en adaptant mon tempo au temps qui passe l autre il fait ce qu il veut —il fait ce qu il peut… je marche au présent  ce n est pas ma faute si les autres ne suivent pas Les humains viennent d un autre Monde ou bien peut être que c est chez eux et qu ils ont oublier va savoir Le Monde est fou ( je marche  et —faut pas  — m empêcher de respirer  sinon — c est le strudel for the paradise… ). ' En un temps lointain qu on nomme naguère qu on nomme jadis où l homme était sur terre parmi les délices sans colère sans colère sans colère sans colère jadis et naguère se sont fait la guerre en ce temps là l homme était guerrier la femme était mère rien ne subsiste que poussière que poussière que poussière le Monde est fou le Monde est fou nous le boirons jusqu au bout nous le boirons jusqu au bout le Monde est fou ce n est rien moins qu un caillou qu un caillou un caillou que tu mettras à ton cou dans l au – delà l au – de l où ' …/… Au nom d une cause abrutie une cause qui ne les concerne pas —savez la cause des êtres heureux qui veulent conserver le pouvoir qui veulent conserver le bonheur Qui veulent conserver leurs avoirs Qui veulent plus de ce caillou Ô Africa toujours tu es colonisée aujourd'hui —c'est au monde de la finance que tu appartiens Ô Africa tes joyaux sont ta perte ton avenir est programmé à Londres —Paris —New-York —et Tokyo Les flux boursiers sont trop puissants — ô Africa Ô Africa retrouve tes racines de guerrière —et retourne au combat Apprend à déjouer leurs prévisions fausse les pistes procède par abus de confiance en légitime défense Cette vision existe sous toutes les latitudes dans tous les fuseaux horaires ils tiennent à ce bonheur le pouvoir de rester heureux c est leur pouvoir universel Cette attitude — c est l horreur Ici le Monde devient unique comme la pensée Ici le Monde est uniformisé comme une armée Ici le Monde est rond comme un galet usé Ils répandent le malheur et les humains ne peuvent être heureux les humains ne sont pas chez eux Dans ce Monde dans leur Monde les humains n ont pas leur place Ils ne sont pas du club Ils gardent leur sourire pour bientôt ils gardent leur sourire pour un ailleurs d ici. ' Le Monde est mon partage et celui du Démon ' * ' Jadis et naguère ' —Gérard Manset * Dylan Thomas http://www.youtube.com/watch?v=VbyKJ3xm1Sg http://www.youtube.com/watch?v=2og-j6f_enw http://www.youtube.com/watch?v=bSob1dKKN6o sulyvan Le 20 Juillet 2014 .

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    Dans ce livre, qui est le premier de la trilogie de D.Lodge sur le milieu universitaire, Deux professeurs échangent leur poste. Pendant que Philip Swallow, professeur sans grande ambition, retourne aux Etats Unis où il est déjà allé avec sa femme, qu'il laisse seule avec leurs trois enfants pour une période de 6 mois, Morris Zapp, connu de ses étudiants comme un esprit sarcastique et brillant, vient "s'enterrer" en Angleterre dans l'université de Rummidge, afin de prouver à sa femme qu'il peut encore faire un mari acceptable et moins volage, dans l'espoir de garder ses enfants. En arrivant à Rummidge le professeur Zapp trouve une chambre au dernier étage de la maison du Dr O'Shea, pauvre et doté d'un certain nombre d'enfants : "il semblait manquer de sommeil, d'argent, de plaisirs, de tout, sauf de soucis". Quand Zapp avait loué une télévision couleur, "le Dr O'Shea était devenu complètement fou. Il avait suivi les livreurs dans l'escalier et avait tourné autour d'eux sans voir qu'il les gênait...".Le professeur Zapp avait fini par lui dire : "eh bien, s'il y a quelque chose que vous avez envie de voir, vous n'avez qu'à monter..." "Et c'est ce qu'il fit. Malheureusement les goûts du Dr O'Shea en matière de télévision se limitaient aux comédies de mœurs et aux feuilletons sentimentaux, devant lesquels il réagissait avec la plus naïve crédulité, se tordant et faisant des bonds sur son siège, tapant sur l'accoudoir de son fauteuil et donnant de grands coups de coude dans les côtes de Morris, tout en maintenant un flot de commentaires hautement personnels sur l'action:"AhAh! Bien fait pour toi, mon gars, tu ne t'y attendais pas...Oh! Qu'est-ce que c'est que ça, qu'est-ce que c'est que ça, sale petite drôlesse? Ah, ça va mieux comme ça, ça va mieux...NON, NE FAIS PAS CA, NE FAIS PAS CA ! Doux Jesus, ce gosse va me tuer..." et ainsi de suite...On faisait mieux comme compagnie." Quant à Philip Swallow "il y avait bien un domaine où il passait pour une autorité : c'était un excellent correcteur pour les étudiants de premier cycle, scrupuleux, minutieux, sévère mais juste...Ses propres sujets d'examen étaient de vraies œuvres d'art sur lesquelles il travaillait avec amour pendant des heures, les pomponnant, les polissant, manipulant avec dextérité les soit/soit, équilibrant judicieusement les questions...amenant les candidats...à discuter de brillantes épigrammes de son invention qu'il déguisait en citations tirées de critiques anonymes." (Suite au prochain numéro! Non, Non, je rigole..)

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    Il y a dans mon cœur Une jolie fleur Qui a la beauté de plusieurs Voilà pourquoi mes amis chaque jour Je vis dans un jardin d'amour! Oui oui, chers amis Nul autre que Johnny! Ho Ho chéri oui, j'aime tout ce que tu fais Et même quand tu ne fais rien moi ça me plaît J'ai chaud j'ai froid HuHu HanHan! HoHo..(enboucle) C'est qui cette cette gourde qui attend qui attend? Sa femme, son épouse, Sylvie Vartan! Vrai,c'était le bon temps! Et celle-ci, redoutable.. Demain j'ai 17 ans Fini de s'amuser Voilà le bon moment De tout recommencer ...j'ai perdu trop de temps Oui car, demain, j'ai 17 ans! Vous n'avez pas reconnu Alice Dona? C'était pourtant une chouette nana De son vrai nom Donadelle C'est-à-dire Dona sans les ailes Elle chanta aussi ceci Mon petit train de banlieue S'en va tous les matins Emportant tout heureux Ma joie de vivre enfin Ce grand amour Que j'attendais Depuis toujours Sans le trouver Derrière les carreaux On peut apercevoir Des dames en chapeaux Contemplant leur miroir Et dans le fond recroquevillé Un vieux monsieur fait des mots croisés Moi, je l'aime bien Mon vieux petit train! Bon, elle a fait mieux ensuite, cette parolière, qui n'a même pas parlé de ce monstre noir, soufflant, rugissant, mugissant, qu'était ce train! Moi-même je l'ai connu, :étonnant, non? NB Il y a des fans qui les restaurent ces locomotives, celles en couleur, bien sûr. Récemment, pour un voyage prévu de longue date, 2 d'entre elles devaient se croiser. Pas de chance, ce fut un jour de grève...

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    ……. La vie de prof au lycée terminée, ma fille aux Etats-Unis, l’ennui pointait son nez en m’apportant ma dose de spleen. Il ne suffisait pas de sauter dans un avion charter pour aller faire du trekking dans l’Atlas marocain ou dans le désert tunisien, pour mettre fin à notre ennui ou à la monotonie de notre vie. On ne se retrouvait pas ainsi mais on continuait à se fuir. En ceci Magnana avait raison quand il disait, citant Céline, que les meilleurs voyages c’étaient ceux qu’on faisait dans notre esprit. En me proposant d’écrire sa biographie il me proposait un bien autre voyage. Un voyage dans l’obscurité et la lumière que tout être humain porte avec lui. Dans sa lumière je pouvais m’éblouir, dans son obscurité me perdre. Mais ce serait un voyage qui me sortirait de l’ennui quotidien, de la routine, qui rouillent nos muscles du cerveau, qui nous incitent à partir vers un ailleurs qu’on ne trouve jamais. Si les détails de la biographie de Magnana formaient un contraste avec ma propre vie, quoi de mieux que de me plonger dans son magma poétique, comme il m’invitait, peut être ainsi faisant j’aurais mieux compris ma vie. Depuis deux ans, maintenant, une complicité s’était établie entre nous. Tous les efforts que j’avais faits pour le sortir de son enfermement commençaient à porter leurs fruits. Magnana avait retrouvé un certain plaisir de vivre. Il me semblait heureux, si je ne tenais pas compte de son défaut congénital à vouloir tout dénigrer. J’en étais arrivée, sans m’en rendre compte, à vouloir lui faire plaisir. Sans le vouloir j’avais fini par m’impliquer dans cette tâche dont la possibilité, si on me l’avait signalée au début de notre relation, m’aurait sans doute fait beaucoup rire. Sa vie commençait à m’intéresser. Il est vrai que Magnana dans la persévérance qu’il avait mise à me donner tant de détails, avait réussi son coup, calculé ou pas. Il fallait que je détourne quelques énergies de mon quotidien frivole et léger et me jette avec passion dans cette nouvelle tâche. Une manière aussi, pour moi, de me défendre de l’ennui que la retraite commençait à charrier. Entrer dans le tumulte de la vie de Magnana, essayer de mettre de l’ordre dans ce fatras qu’il m’avait balancé avec sa logorrhée depuis deux ans, allait me permettre d’éviter de faire le compte avec mon propre tumulte. Il m’arrivait de commencer à me poser des questions comme : pourquoi ma fille est loin de moi ? Signe, sans doute, que moi aussi j’aurais pu commencer à plonger dans les regrets qui sont la caractéristique de ceux de mon âge. Mettre de l’ordre dans la vie de Magnana, m’évitait de mettre de l’ordre dans la mienne, avec tout ce qu’aurait comporté de douloureux. Qui peut s’éviter de cette douleur ? Et puis, j’avoue que plonger dans l’agitation de Magnana, ses imbroglios, ses déceptions, son itinéraire si tordu, ses échecs, sa poésie, son écriture, me donnait le sentiment que je pouvais me donner ou me prêter des qualités de dramaturge, de deux ex machina, que je n’avais jamais eues. Accepter ce ne fut pas chose facile : d’un côté je n’étais pas préparée à ce genre de travail, et en même temps quelque chose m’arrêtait encore : le sentiment de fouiller, malgré moi, une vie qui ne m’appartenait pas. J’avais le sentiment de le violer, et c’était la victime elle-même qui me demandait de m’exécuter. Mais dès lors que me suis lancée dans cette aventure, je commençais à me sentir autre et j’ai senti comme une stimulation, comme si je prenais une forte dose d’un nouveau médicament qui me rendait invulnérable. Alors je suis sortie de l’interrogation sur mes problèmes existentiels qui commençaient à se frayer un chemin dans mon esprit. Je me lançais corps et âme dans cette tâche et j’en ai tiré une satisfaction qui comblait un manque, sans que je puisse dire quelle était la nature de ce manque……….

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    J'ai lu ce merveilleux roman de Julien Green très jeune. Je devais avoir 15 ans. La vie de banlieue-provinciale, ville morte sinistre avec ses rues résidentielles, se prêtait à ce genre de lecture angoissante, à ces récits où l'immobilité fait place à l'horreur et que nous privilégions dans ce gynécée qui était le nôtre. Le nom était solide: Adrienne, Mesurat: 6 pieds... Ce" Mesurat" surtout interpellait. On voulait le soupeser, sentir sa texture. Adrienne était une jeune femme aux prises avec son vieux père avare, comme une Eugénie Grandet du 20° siècle, sauf qu'elle trouva un dérivatif dans l'Amour. Si l'on peut dire. Quand son père mourut et que le médecin eût signé le certificat de décès, commença pour Adrienne un âpre voyage, celui de l'érotomanie. Ce "Délire d'Amour" (titre d'un roman de Ian Mac Ewan/1997), c'est le syndrome maniaque d'une personne (généralement une femme) qui croit être aimé d'une autre qui n'a même pas conscience de son existence. C'est l'histoire d'Adèle H, c'est le thème du film de Clint Eastwood "Un frisson dans la nuit", pour ne citer que ces deux là. On l'appelle aussi le "syndrome de Clérambault". ("Les psychoses passionnelles" 1921). On ne peut traiter cette malade qu'avec des psychotropes ou des électrochocs. Pendant le traitement le ou la patient(e) peut éprouver les mêmes sentiments à l'égard du thérapeute. Voici quelques extraits de ce roman ciselé à la perfection et dans lequel amour et folie vont de pair. "Ce qu'elle disait était difficilement intelligible, mais le ton détaché, indifférent de ses propos contrastait avec une certaine volubilité." "Elle éprouva brusquement un sentiment jusqu'alors inconnu: l'indifférence complète à l'égard de tout ce qui se passait en elle, l'indifférence de cette église et de cette place à sa douleur." "Parfois un rayon perçait les nuages qui s'étendaient à travers le ciel et glissait un instant sur les ardoises du toit; la jeune femme tendait alors son regard pour suivre le jeu de ce miroitement fugitif." Je dédie ce texte à ma sœur, décédée en 2000

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    "Julian", rebaptisé "Julien" est un écrivain américain de langue française, né et mort à Paris (1900-1998). Parfaitement bilingue, il a traduit certaines de ses œuvres en anglais. Il se convertit au catholicisme en 1916, après la mort de sa mère, une protestante très pieuse. (Dans ce qui fut le début de son journal, "Mille chemins ouverts", il raconte l'épisode dans lequel sa mère, alors qu'il est âgé de 6 ans, le surprend en pyjama la main sur son sexe. Elle hurle :"I'll cut it off!", que la bonne reprend à son compte : elle l'appellera dès lors Alcatitof..) Les œuvres de Julien Green traitent de la foi, de la religion, de l'hypocrisie. Très tôt il écrit "Mont-Cinère" (1926), "Le voyageur sur la terre" (1927), "Léviathan" (1929), œuvres dans lesquelles éclate le repentir. La liste est fort longue et elles ont été éditées, chose fort rare, dans la Bibliothèque de la Pléiade de son vivant [ainsi qu'une grande partie de son journal (19 volumes) qui couvre une période de 79 ans (1919- 1998)]. Auteur contrasté, premier non-français à avoir été membre de l'Académie Française (1971), il en démissionna en 1996..Largement inconnu dans le monde anglo-saxon, il refusa néanmoins la nationalité française que lui offrit G.Pompidou... Il fut enterré en Allemagne, l'Eglise française d'Andrésy ayant refusé son inhumation. "Les fidèles d'Andrésy n'avaient pu souffrir qu'on me donnât un tombeau dans la belle église, à cause de ce que j'ai appelé les déviations de ma jeunesse prolongée jusqu'en 1956" (journal/1991) Dès 1924 dans un petit recueil, "Pamphlet", qui fit scandale, Julien Green fustigeait "un clergé allié à la politique du moment et à une bourgeoisie accoquinée à la religion pour mieux exploiter la pauvreté". "Adrienne Mesurat" a été porté à l'écran par Marcel L'herbié en 1953. C'est sur ce roman que je désire m'étendre plus longuement dans un prochain comm , car il fut un des piliers de ma jeunesse Tabernacienne, où grondaient les locomotives... :)

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