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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    Un film français qui parle de braquage, d'amour et des banques (pas de la manière la plus fine qu'il soit, il faut le dire), mais j'ai passé un moment agréable avec la charmante Leila Bekhti qui est présente un plan sur deux dans ce film comportant quelques clichés et des incohérences dans une intrigue bancale qui fonctionne globalement. Un film à voir malgré certaines lenteurs, et même si dans le genre films de braquages, je préfère un grand Al Pacino dans Un après-midi de chien. Que puis-je dire d'autres pour atteindre 400 caractéres ? Euh ce matin, au p'tit déj', j'ai mangé des céréales Jordans de la gamme Country Crips, et purée, c'est rudement bon cette saloperie, putain, bon faut dire que j'ai eu un coupon de réduction au Franprix du coin. Et vous savez quoi ? ben au Franprix, j'ai rencontré Madame Dupont (oui voilà celle qui habite près de la boulangerie, voilà, voilà, celle qui a un accent Picard et qui se déplace avec une canne en bois précieux), ben cette dame, ben vous allez pas me croire ? Ben, elle a toujours ses problèmes de hanches et ses soucis de selles qui sont trop molles selon elle. Bon je vous laisse, j'ai mon hamster nain russe à promener...

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    Un texte bref où ses mots me touchent et font tellement écho. Une grande liberté dans son écriture. Les mots s'enchainent comme une pensée qui laisse trace et glisse sur la feuille de papier. Ecrire pour respirer. Profondeur et solitude de l'écriture, comme un secret. Le temps d'écriture est hors du temps et hors du monde, il engendre le silence et la distance. L'écriture ne se dit pas à l'autre. Une transmission et un partage avec des mots simples qui témoignent avec justesse du processus créatif à l'œuvre quelque soit le médium choisi.

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    J'avais vu ce film de John Carpenter pendant un cours d'anglais. Dans ma classe quatrième de mon collège pourri, la plupart des élèves ne comprenait rien de la langue de Shakespeare et comme ils avaient aussi de méchants problèmes pour lire les sous-titres. Je vous laisse imaginer le bordel ambiant pendant le visionnage. Étant un fan de science-fiction, j'ai revu le film et je n'ai pas été déçu car voici un bon film mi fantastique, mi d'anticipation où tout se joue sur les sons, les ombres et la musique flippante. Malgré le peu de moyens et le côté old school (les coiffures et les habits caractéristiques des eighties), le film fait son effet. Il doit bien y avoir une métaphore au sujet du Fog, mais pour ça, je vous laisse juge.

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    Déjà le titre fait sérieusement envie pour ce film qui relate l'histoire d'un fils médecin gérontologue (Charles Berling au meilleur de sa forme) qui voit réapparaître dans sa vie son père (Michel Bouquet, parfait dans ce rôle de manipulateur), médecin également mais qui avait choisi de quitter le foyer pour se consacrer à l'humanitaire. Le rythme du film est assez lent mais les dialogues sont foudroyants et tellement proches de la réalité. On a au final, un thriller psychologique sur la famille et le couple qui fait bien réfléchir. A noter que l'on peut voir dans le casting un certain Stéphane Guillon qui a bien fait de choisir sa voie dans l'humour vache plutôt que dans le cinéma.

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  • 09/10/14--06:50: JULIETTE par Minos36
  • Après maintes interrogations et hésitations Magnana finit par accepter la proposition de Lambert et de son épouse. Il lui restait à inventer une histoire qui tiendrait débout à usage de son père. Il commença à prendre des cours chez le couple d’enseignants dès le printemps 70 au rythme de deux fois par semaine. Quand l’hôtel ouvrit pour la saison au premier avril, Lambert et sa femme lui facilitèrent la tache : on lui donna un poste à la réception. Un poste de tout repos où il travaillait en journée et se retrouva avec beaucoup de temps libre pour suivre les cours. Le couple le mit au travail avec beaucoup de discipline, si on peut dire. Révision de la grammaire et de la syntaxe, un programme de lecture et d’étude de la littérature qui, partant des anciens du XV siècle devait le conduire jusqu’aux auteurs contemporains. Pareil pour l’histoire. Au bout de deux ans, au moment où Magnana s’apprêtait à passer l’examen d’entrée à l’Université, ses connaissances étaient bien supérieures au bagage d’un élève de terminale et il obtint sans difficulté son admission à la faculté de Lettres Modernes. Mais pas seulement, son écriture poétique commençait à prendre forme, il s’exerçait à écrire ses poèmes en français et les résultats étaient prometteurs ainsi que le disait sa prof de français. Certes il avait conscience qu’il ne pouvait jamais faire partie du noyau atomique qu’il s’était inventé pour situer le summum de la poésie. Il plaçait au cœur de l’atome, là où s’effectuaient les plus grandes explosions, Rimbaud, Baudelaire et Mallarmé. Autour de ce noyau central il mettait, dans la première constellation, Aragon, Apollinaire, Saint John-Perse, Neruda, Quasimodo, Montale, Pasolini. D’autres constellations se succédaient, en cercle concentrique, au hasard d’autres lectures de poètes que Magnana poursuivait dans sa quête d’absolu. Mais si d’un côté Magnana éprouvait une certaine satisfaction dans la maîtrise de la langue française et dans les résultats qu’il obtenait, il sentait que cette satisfaction commençait à lui coûter : sa langue maternelle commençait à se figer, à s’étioler, aucune vitalité ne coulait plus dans ses veines, elle devenait un arbre sec aux branches mortes d’où le vent tirait complaintes et lamentations. Etre poète c’est être enfant, or l’enfance c’était sa langue maternelle, et Magnana se sentait coupable d’être en train de la jeter aux orties. C’était comme si une partie de son corps, un bras ou une jambe, cessaient d’être irriguée par le sang et se paralysaient jour après jour. Le prix à payer pour s’intégrer, s’assimiler. Un prix trop élevé. Il en souffrirait toute sa vie de porter en lui ce sentiment de trahison envers son enfance et sa langue maternelle. D’autant plus que, malgré ses progrès remarquables, et ses cours de diction qu’il prit à la suggestion de son prof la deuxième année, son maudit accent n’en voulait pas savoir de changer et Magnana continuait à en souffrir. L’intervention de Lambert auprès de l’organisme HLM avait porté les fruits rapidement. La famille de Magnana obtint, dès le début mars, un HLM moderne et spacieux : un F4 qui permit à Magnana d’avoir sa propre chambre où il s’empressa de faire mettre des rayonnages qui commencèrent à se remplir de livres toujours plus nombreux. Les pourboires juteux de Juliette filaient dans les meilleures librairies de la ville, Magnana suivant, dans ses achats frénétiques, les conseils de son prof en matière d’ordre de lecture. Quatre livres dévorés par semaine, ce qui faisait dire à la mère de Magnana « Tu finiras par t’abîmer les yeux, mon fils ! ». Il souriait devant les peurs imaginaires de sa mère et il continuait à dévores ses livres chaque nuit. A part cela la famille était contente de se retrouver dans un appartement si moderne, si aéré, si vaste - On est comme des princes-disait encore la mère de Magnana-. Ils avaient le sentiment d’avoir sauté un siècle en un seul jour. Des champs arides de leur pays à cette ville moderne, des chars à bœufs aux avions ! Mais on ne fait pas un saut si énorme sans payer de prix ! Pauvre Magnana ! Par cet amour et cette passion qu’il vouait à la France de par sa culture et son histoire ( il fallait l’écouter quand il commençait son panégyrique jacobin, républicain, laïque) il s’imaginait que la France allait lui offrir un terrain de conquête où il aurait pu se réaliser et s’épanouir, un champ de bataille où il aurait pu remporter mille victoires et se couvrir de gloire, surtout littéraire, tel Bonaparte au pont d’Arcole. En attendant de se réaliser, il commence par se donner, mains et poings lié, au puissant amour de la nymphomane Juliette. Il ne se rend pas compte qu’il perd son âme, que dans cette passion il perd des plumes plutôt que de gagner des atouts pour sa future gloire. Grâce à Juliette, certes, il fait des études. Mais il ne pourra jamais accéder à l’enseignement, un des ses rêves, à cause de cet handicap que lui procure son maudit accent ;

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    Je suis Agent des Finances Publiques en région parisienne. Mon salaire est plutôt convenable, je partagerai incessamment sous peu un local F3 avec deux amis quelque peu délicats... que voici: Rafaèl, sublime quarantenaire, est chômeur de longue date, refoulé par Pôle Emploi au RSA ad vitam, il ne sera cependant pas peu fier de participer "un tant soit peu" au paiement mensuel du loyer. Il se distrait en griffonnant de-ci de-là des dessins succincts immortalisés sur le vif. Suite à un passif d'alcoolémie virulente, ses tirades me sont tout aussi familières que singulières... " L'homme viril perd ses traces... je vis à Paris. Le mythe des zigues du sud se dézingue, mais de ce deuil j'en avais déjà commencé un bout. Je suis un bout de mec à l'ancienne, ne me permettant pas le renouvellement, n'écoutant pas les suggestions, rival des uns un jour, pressé de jouir le lendemain. Je suis une peur accrochée avec ses griffes au rideau du vide. " Corina quand à elle, rêve de jeunesse éternelle, la quarantaine épanouie, elle collectionne les jeunes amants et, de crises de rage en crises d'hystérie, elle s'isole inlassablement dans la haine des cris et des larmes. Ecorchée vive jusqu'à la moelle, elle éructe et vocifère sur moi mais surtout sur les autres, incapable de tenir un poste fixe au quotidien et tributaire du RSA for ever, elle se console en se pomponnant comme une starlette de cinéma face à sa psyché in love... " Je suis malade des nerfs, ils me gavent tous, ces fils de putain! FUCK tous ces bâtards, qu'ils dégagent avec les putes à leurs potes, FUCK toutes ces merdeuses, ces connasses qui ne savent même pas laver leur cul, FUCK THEM ALL !!! " Rafaèl et Corina me sont déjà très chers, je n'ai jamais eu des amis aussi fidèles, aussi intègres, aussi démesurément accrochés à leur survie... Les propos flous de Rafaèl collent encore à une réalité distincte, les crises de nerf hystériques de Corina sont la manifestation indubitable d'une âme qui n'a pas encore capitulé. Ni l'un, ni l'autre, n'a atteint ce point de non-retour, où les délires les plus fous vous déracinent, d'enfermement psychiatriques en internements répétés. Ils n'ont pas touché au sommet de cette folie tenace qui éclate le cerveau sans concessions, de ces folies où lorsqu'un soupçon de réelle lucidité approche comme un lent filet de lumière dans l'obscurité la plus noire, on s'y accroche si furieusement que l'on dépasse pour toujours ce stade de survie pour enfin vivre... Faut-il descendre si bas et si loin dans la folle déchéance pour se lever une seule fois dignement? Oui je le crois. Tout détruire pour reconstruire sur des cendres encore chaudes un monde de sérénité, c'est mon idéal, ma conviction la plus absolue. Mon équilibre psychique en atteste, le reste suivra. Bienvenue in Paris city by night.

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    Papa Can You Hear Me ? Nathalie Dessay, soprano lyonnaise, n'a cessé de nous étonner par le passé avec tout le registre classique de sa belle voix de soprano. Elle a décidé de faire une pause dans sa belle carrière d'artiste. Là, elle nous propose en duo avec Michel Legrand d'arpenter des terrains, des sonorités qu'on ne lui connaissait pas jusque là. Une de ses grandes qualités est de s'introduire entièrement dans le personnage, dans l'histoire, dans la scène, dans les émotions!!! Ici on ressent très fort le sens des paroles adressées d'une fifille à son papounet, on imagine ce qu'elle imagine... Je ne sais pas pourquoi, mais les femmes ont souvent une relation plus forte avec leur père à l'âge adulte que les hommes. En tous cas, c'est la cas chez nous, cela n'enlève rien à l'amour qu'on leur porte mais c'est une autre dimension. Juste une voix et un piano... Alors écoutez et ressentez ! "Entre elle et lui" Natalie Dessay sings Michel Legrand "Papa Can You Hear Me ?" Une pure merveille: http://minilien.fr/a0oh1y

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    Je tenais a attirer votre attention sur une contradiction que j'ai relevé dans l'oeuvre de JJ Goldman, chanteur à chemise. On se souviens tous du fameux et définitif "un matin ça ne sert à rien". Ors, et j'attire votre attention sur ce point, dans une oeuvre de jeunesse le poête ne déclame-t-il pas a qui veut l'entendre qu "il suffira d'un signe, un matin" ? Alors, quoi ? D'un coté nous avons un matin qui ne sert à rien, contreproductif, inepte au point ou l'on peut considérer qu'il est inutile de se lever avant midi; de l'autre, on évoque la possibilité excitante d'assister à une révélation divine sous la forme d'un signe surgissant en matinée, donc mazette, me direz-vous, on ne sait plus quoi faire de son matin du coup.

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    Patrick était excité. Il n'avait pas fermé l’œil de la nuit, comme à chaque fois que l'inspiration le visitait. Il boutonna sa chemise porte-bonheur, bu un verre d'anisette pour l'haleine, et se rendit en scooter au lieu de rendez-vous, un café de l'avenue Wagram. Jean-Philippe l'attendait sagement installé devant un grand café crème et une boite de spéculos. Le pouls de Patrick s'emballa un peu. Il ressentait toujours ce stress lorsqu'il proposait une nouvelle idée de chanson qui lui tenait a cœur. Les deux hommes se firent la bise, comme il est d'usage dans le showbiz. Ils échangèrent quelques banalités, le temps que le serveur vienne prendre la commande de Patrick. Il était un peu tôt pour l'apéritif, mais il demanda une anisette car il se sentait nerveux. Il avait plancher une bonne partie de la nuit sur son dictionnaire de rimes, son fidèle compagnon de route qu'il avait usé jusqu'à la corde. Il était fébrile, car il sentait bien qu'il tenait quelque chose... - Alors voilà, fit Patrick, j'ai pas encore toute la mélodie mais j'ai le texte. Jean-Philippe était son producteur depuis une bonne dizaine d'années. Ensemble, ils avaient engrangés quelques tubes retentissant, le producteur savait pertinemment ce que son compte en banque devait au chanteur, il ne l’oubliât pas, et ceci expliquait le fait qu'il s'était déplacé pour ce rendez-vous matinal sans rechigner. Il avait perçu l'excitation dans la voix de Patrick au téléphone, cette fébrilité qui annonçait souvent de grandes choses. - Ca s'intitule "le petit bonhomme en mousse" poursuivit Patrick. Tu voit un peu le topo? Jean-Philippe grignotait un spéculos. Il était particulièrement amateur de ces biscuits qu'il faisait venir directement des Pays-bas. Il en proposerait un à Patrick si et seulement si l'idée que ce dernier avait a lui soumettre le séduisait. Patrick gigotait, nerveux, sur sa chaise. - Ca commence comme ça : c'est le petit bonhomme en mousse, qui s'élance et rate le plongeoir.... tu vois le topo ? Jean-Philippe ouvrait de grands yeux. Il attendait la suite.Patrick héla le serveur et lui demanda une anisette. Il se leva pour donner plus de poids a sa démonstration. - Attends, je te le fredonne : "C'est le petit bonhomme en mousse, qui s'élance et rate le plongeoir, c'est comme la chanson douce que te chantait ta maman le soir.... Tu saisis? Le côté familial du truc ? Ca parle a tout le monde. On a tous le souvenir d'un petit bonhomme en mousse quelque part... Jean-Philippe hocha plusieurs fois la tête. Il songeait au chiffres de vente des "Sardines", un tube du chanteur, et il ne savait pas trop quoi penser de ce "petit bonhomme en mousse". - Alors ? demanda Patrick, dans l'attente fébrile du jugement de son ami et mentor. - Je n'arrive pas bien à conceptualiser la chose, avoua Jean-philippe. Autant des sardines en boite, je vois très bien ce que c'est, des serviettes qui tournent aussi.... mais un bonhomme en mousse.... Patrick fut troublé devant la perplexité de son ami. - C'est une métaphore? Une image ? demanda le producteur. Ca ne dissimule pas quelque chose de cochon au moins? Le serveur apporta l'anisette de Patrick C'était un jeune homme a l'allure un peu frêle et à l'air définitivement blasé. On voyait bien qu'il avait l'habitude de servir des vedettes, et ça ne lui faisait ni chaud ni froid. - Pas du tout, expliqua Patrick. Un peu plus loin j'écris : "C'est l'enfance qui revient, le jour ou tu as du chagrin". Ca s'adresse a l'enfant qui sommeille un peu en nous. Jean-Philippe observa son ami, sa chevelure bouclé et la façon dont il s'enfilait son anisette, à neuf heure dix du matin. Il médita sur les mystères de la création artistique. Il ne voyait absolument pas ou le chanteur voulait en venir avec son bonhomme en mousse. Mais la mélodie était pas mal. Entêtante. Le genre a vous coller au basket toute la journée.Il songea qu'il n'avait rien à perdre sur ce coup. Les frais de production seraient minimes. Et Patrick assurait lui-même la promo en chantant ses tubes dans ses émissions de télé.Il y aurait toujours des mariages, des communions, des fêtes de village ou les tubes du chanteur passaient en boucles. - Si tu crois que tu tiens un truc, j'ai envie de dire banco, lâcha Jean-Philippe. Patrick en ressenti un immense soulagement. Encore plus lorsqu'il vit Jean-Philippe pousser un spéculos dans sa direction. .

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    Au bout du quai des brumes là où ça brille un peu se trouve le bistrot de « Panama » dernier refuge des errants de la nuit. On l’a à peine remarqué quand il est entré avec sa boite de couleurs, le peintre, tellement il est passant, ombre des ombres… Oui Michel Kraus est peintre et il n’aime pas la vie «Quand je peins un arbre je mets tout le monde mal à l’aise… Je peins malgré moi les choses cachées derrière les choses... » Mais ce soir sa décision est prise. Il s’assoit, bourre une pipe et l’allume. Il remarque enfin dans la pièce le soldat déserteur qui est là, comme une bête traquée aux abois, il se terre…… Michel esquisse une politesse, et les deux échangent quelques mots. « Tu aimes la vie, toi ?, mais est ce que la vie t’aime ?? » Le soldat nerveux n’aime pas les questions du peintre et s’emporte. Michel se tait, puis se referme, il sait lui. Et voilà déjà qu’on ne s’attarde plus sur lui… Une romance se dessine entre le soldat et la petite fugueuse elle aussi en fuite, mais Michel n’en tracera pas le contour. Il s’est tu et il sait qu’il ne peindra plus, car il a trop vu de choses, trop supporté la souffrance. « Un nageur, c’est déjà un noyé…! » alors à quoi bon ! Il quitte le bistrot, laisse la porte ouverte..dehors c’est la nuit, il regarde la mer, le large… La mer…… elle l’appelle déjà……..l’eau est froide et il ne sait pas bien nager…il s’enfonce d’un pas assuré pourtant et disparaît dans la brume. Au matin on trouvera sur la quai ses vêtements, ses papiers, un peu d’argent et sa boite de couleurs. Michel ne manquera à personne et personne ne se souviendra de lui. Même son corps ne sera pas retrouvé comme si la mer le retenait captif à tout jamais. Puisque personne ne le réclame, pourquoi le rendre... ! Le soldat déserteur héritera de ses effets et avec une lueur d’espoir il endossera son identité et ses vêtements pour tout recommencer là-bas où il n’y a pas de guerre et pas de malheur. Car tel est le marché : Un mort pour une nouvelle vie. La mer a réclamé sa livre de chair… et le soldat aux habits de peintre a maintenant gagné le droit de prendre cette mer pour s'embarquer vers cet impossible ailleurs. Un mort pour un futur vivant, la belle affaire ! Car le costume est bien trop grand pour le falot déserteur. Emprunter la peau de Michel Kraus, s’est prendre aussi son malheur avec soi. Au petit matin il rencontrera la mort au bout du chemin……………

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    Hôtel du Nord, une histoire de noyés. L’intrigue du film de Marcel Carné tourné en 1938 se déroule principalement dans un hôtel proche du Canal Saint Martin dans le Paris d’avant-guerre. Le Paris des ouvriers, des patrons de bistrot et des mauvais garçons, indignes héritiers des apaches, célèbres voyous de la Belle époque. Tout ce petit monde gravite autour de l’Hôtel du Nord, se croise le long du canal, se cherche, se trouve pour finir par se perdre dans les méandres de l’eau et de leur destin. « Et puis on vous a emmené, et puis vous êtes revenue...un jour où je devais partir, aller ailleurs...et je suis resté. » On y rencontre une galante qui frôle une jeune communiante, juste à peine pour ressentir le frisson de son virginal secret par elle perdu depuis longtemps… Et là deux amoureux qui s’aiment éperdument et qui tirent sur leur amour pour le tuer…avant qu’il ne meure… Voilà un faux mac mais un vrai mec qui s‘appelle Mr Edmond, qui n’est plus Mr Paulo et qui se souvient du Mr Robert qu’il fut …celui qui était tout propre. Certains sont les vivants, ceux qui tentent d’échapper à la noyade de leur existence en se jetant dans les bras des autres ou en faisant commerce de leur sang dans l’espoir d’une vie meilleure… Et puis il y a ceux qui doivent mourir et qui se baladent avec une pierre pendue à leur cou au bout d’une corde. Ceux-là ont tout raté, leur vie, leurs rêves et aussi pour certains d’entre eux leur mort. Ils prennent l’eau de toutes parts et tentent dans un élan désespéré de s’accrocher à l’autre déjà tellement noyé, happé par ses profondeurs, tout cet abîme de douleur en lui. « j’ veux changer d'air !! Ma vie n'est pas une existence... (Je reprends un article écrit par un vieux frère Petramelli que vous retrouverez plus haut dans les commentaires et qui m’a permis de compléter.)

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  • 09/02/14--13:19: petite poisseuse. par Atoume
  • Entre le sentiment de gêne et d'humiliation il n'y a pas de grande différence si ce n'est que l'on se remet rapidement du premier lorsque le second vous blesse pour une durée indéterminée. Assise au bar du coin avec ma cigarette et ma bière je contemple les passants. Je suis enfin soulagée, détendue. Après le connard de buraliste qui m'a une nouvelle fois demandé ma carte d'identité j'arrive à déstresser et desserre enfin du poing. Sauf que l'expérience m'a appris une chose, il y a rien qu'on puisse faire pour éviter les cons quand c'est leur journée. Je m'enfouis dans d'agréable pensées, j ai toujours été du genre à rêvasser. Ça date du lycée lorsque j'ai découvert Rousseau et suis tombée amoureuse de lui. La rêverie de la promeneuse solitaire c'est moi. Les souvenir diluer dans une belle mauvaise foi, un amour de l'enfance et une incapacité à la quitter c'est moi aussi. Mais voila que je sursaute. Un mec assis la à coté de moi. Putain merde! De tous les sièges y pouvait pas en choisir un loin la bas dans le coin comme tout le monde. Je déteste déjà ce type, une âme si proche me donne cette désagréable sensation d'être épié, jugé regardé. L'homme me regarde de façon si assurée que cela en est déconcertant. Il me regarde il sait que je vois qu'il me regarde et il s en fout. Pas commun. Il a l air de chercher quelque chose dans mon regard, de la gentillesse? Passe ton chemin j ai déjà donné et ça m'a pas réussis. Enfin il se lève, jackpot à moi la tranquillité. Et là avant de partir il se penche prés de mon oreille et me chuchote "la cigarette et l'alcool c 'est pas bon pour la santé surtout pour une fille qui pourrait être très jolie avec un petit effort." Bouché bée je reste assise comme une con sans savoir quoi dire. Le sentiment d'humiliation et la sincérité qui se dégageait de sa confidence s'est révélée si blessante qu'elle m'a laissée muette. Certes c est un connard mais ça pique quand même.

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    Matt Dillon aurait pu empiler les blockbusters à perte de vue et faire de la pub pour une pseudo-église à l'instar de Tom. Mais, non, lui a choisi d'être acteur et de se construire une vraie filmographie dont Albino Alligator fait partie. Film méconnu mais carrément bien fichu. Le pitch est simple, des losers auteurs d'un braquage foireux se réfugient précipitamment dans un bar. Mais pas n'importe quel bar … S'ensuit une prise d'otage qui n'est pas gérée au mieux et nos nerfs sont mis à rude épreuve durant ce huis clos où se mêlent à la fois manipulation, roublardise et instinct de survie. Des retournements de situations en veux-tu en voilà. Des larmes et du sang. Quelques scènes violentes laisseront des séquelles imaginaires sur vos doigts . Le réalisateur est un débutant, mais il a du métier … il s'appelle Kevin Spacey (Keyser Sôze pour les intimes).

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    Voici un film à la Bonnie et Clyde mais sans poursuites ni carnage, mais alors vous allez me dire, il reste quoi ? Ben une intense histoire d'amour à distance faite de correspondances passionnées et de souvenirs flous vaporeux mais en même temps si proches, des paysages et des lumières hors du commun à vous mettre en apnée (tel un raton laveur à la recherche de palourdes, oui, l'image choisi est pourri :-), une façon de filmer totalement immersive, des acteurs qui sont dans l'instant et qui sont émouvants par leur présence (Casey Afleck, Rooney Mara et Ben Foster qui incarne parfaitement le shérif lourdaud, timide, amoureux et finalement si touchant). L'intrigue a été dix mille fois vu et revu à Hollywood, mais ici, ça fonctionne à merveille, car le réalisateur David Lowery a apporté quelques touches contemplatives dans sa recette.

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    Le rideau se lève sur une cabine de pilotage d'avion , Robert est assis à coté du pilote, un grand blond au large sourire Rosa rentre dans la cabine de pilotage Rosa : Robert alors on décolle ? Robert : non pas encore , on attend le ravitaillement en carburant , mais y a un problème, le paiement via ma carte bleue n'a pas marché, ma banque refuse de couvrir, je ne comprends pas ! Rosa : On peut faire quelque chose avec Orange ? Robert : Ben à moins d'avoir une valise avec 5,000 euros en billet , je ne vois pas trop ce que vous pourriez faire Rosa : Quoi ! 5,000 € , mais pour la moitié de ce prix là , on pouvait prendre un avion sur une ligne régulière, genre Air France Robert : Oui mais on n'aurait pas pu charger la cargaison qui est en soute ! Orange arrive à cet instant Orange : c'est quoi cette histoire de cargaison ? Je veux pas finir en tôle Bob ! Robert : T'affole pas ma belle , c'est juste une cargaison de pattes de lapins blancs de Norvège, y a pas de lapin au Sénégal, on va se faire un max avec mon nouveau pote Gëorg le pilote de notre magnifique Dakota Gëorg : Arch , les Battes de Labin c'est le töp, en Norvèche on a du mal à les exborter, mais là che beux fournir doute l'Afrique ! Rosa : Mais c'est horrible, tuer ces pauvres bêtes pour juste exporter leur pattes Robert : La patte de lapin c'est un porte bonheur, on va faire le bonheur de milliers de gens ! Mais en attendant on a pas un rond pour décoller ! Orange : « Quelle joie ce peut être que de relever la fortune d'une personne qu'on aime et concevez quel déplaisir ce m'est de voir que, par l'avarice d'un père, je sois dans l'impuissance de goûter cette joie » on croirait l'Harpagon de l'Avare de Molière ! Robert et Rosa se tourne vers elle, stupéfaits ! Rosa : On voit bien que l'argent n'a pas fait ton bonheur ! « La Logique, c’est l’argent de l’esprit, la valeur pensée, spéculative, de l’homme et de la nature, leur essence devenue irréelle, parce que complètement indifférente à toute détermination réelle » comme disait Marx Gëorg : Arch , fous les Frazais faites toujours de l'Esbrit, nous en Norvège on n'est blus simple on a des philosophes naturalistes , comme Naëss qui disait « « Nous ne disons pas que chaque être vivant a la même valeur que l'humain, mais qu'il possède une valeur intrinsèque qui n'est pas quantifiable. Il n'est pas égal ou inégal. Il a un droit à vivre et à prospérer .Je peux tuer un moustique s'il est sur le visage de mon bébé mais je ne dirai jamais que j'ai un droit à la vie supérieur à celui d'un moustique. » Rosa : Et tu tues des lapins pour exporter les pattes en Afrique ! C'est dégoutant. Robert : Et toi tu extermines les calamars vietnamiens pour écrire des histoires rigolotes que tu vends sur les marchés, à ce propos Est-ce que tu peux nous en raconter une ? Ça nous fera du bien en attendant de résoudre le problème du carburant. Rosa : Vous connaissez celle des « panou panous» ? Robert, Orange, Gëorg en choeur : « non ! » Rosa : C’est 3 chasseurs qui font le bilan de leur journée: - j’ai chassé qu’1 lion, dit le 1er. - pfff j’ai chassé qu’une girafe, avoue le 2e. - moi j’ai chassé 5 panou panou, dit le 3e. Les 2ers chasseurs se regardent et demandent en même en temps : - mais c’est quoi ces panou panou ? - bah je sais pas, au fond de la foret j'entendais des hurlements qui disaient pas nous ! pas nous Robert : On a encore la preuve que « L’homme naît bon, c’est la société qui le déprave » comme disait Rousseau , je ne serai pas fière à ta place de raconter des trucs comme ça. Orange : Aristote distingue l'homme des animaux de trois manières : par la vie sociale, par le langage et par la conception du juste et de l'injuste. Orange s'éclipse Rosa : Orange a raison, on n'est pas des animaux, mais je crois que le langage est la source de notre humanité, Emmanuel Kant ramenait le domaine de la philosophie à quatre questions : « Que puis-je savoir ? Que dois-je faire ? Que m’est-il permis d’espérer ? Qu’est-ce que l’homme ? » Gëorg : Arch , on ne beut bas groire une zeule zegonde à cela , Aferroes disait « La breuve scientifique diffère de la breuve du coeur: il n'est guère de moyen de brouver l'une par l'intermétiaire de l'audre. » Robert : On a encore pas la preuve de l'existence de l'homme puisqu'on n'a pas la preuve de l'existence de Dieu ! Rosa : Là tu charries Robert, Dieu existe puisque Voltaire disait « L'univers m'embarrasse, et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait point d'horloger. » Orange revient et déclare : Robert on peut décoller j'ai fait ce qu'il faut auprès du pompiste Tous en un éclat de voix : Quoi ? Orange : J'ai amorcé sa pompe et le carburant a rempli le réservoir, on peut y aller, Rob tu me dois 5,000.

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  • 09/13/14--02:00: Contours indécis par Cypou
  • Abimes indécis La nuit tombe sur ton paysage, Le vent du soir a chassé les nuages d’altitude. Ta robe s’est envolée, happée par le souffle de l’espoir, espoir qu’elle devine encore de cette envie en toi de t’émouvoir. L’étoile du berger déjà veille. Elle ne verra rien que la brume qui déjà rampe sur tes collines d’un effleurement sensuel. Montclar : la clarté du mont…. Derrière toi chemine, paisible, la vallée toujours friande de l’offrande d’un charmant passant. Ton château d’eau et la croix de bois haut perchée ne seront bientôt que les deux seuls témoins émergés de ce linceul de coton sur le sentier balisé aux contours inédits. Au loin, presque imperceptible, le son encore monocorde d’un hélicoptère : souffle délicat de ton cœur qui n’attends que se pose, en perles de rosée, la brume dans ta vallée a peine éveillée. Moiteur de la nuit Silence soudain brouillé par le bruit saccadé des pales de ton corps en émoi. Feu de bois qui me brule les doigts. D’eaux calmes serpentant c’est désormais en torrents de cascades qu’elles s’engouffrent en soubresauts. Invitation à frôler les parois adoucies par la nature déposée mais jamais lassées d’un pas de danse dans le tumulte des écumes. La brume recouvre désormais la vallée ; nappage de duvet cachant d’un rideau l’abime d’un trésor de vie. Abime aux contours indécis qui n’attendait que lui, explorateur averti…. Vous avez bien compris qu’en elle, nulle autre pensée me vient à l’esprit que celle …..d’Edouard Alfred Martel :) Cypou le 13/09/2014 PS: illustration en photo dans ma galerie ......a mon retour

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    J’avais raté ce film de Ben Stiller (seconde adaptation d’un roman américain des années 30) lors de sa sortie en début d’année. J’ai eu l’occasion de me rattraper, mon frère ayant eu la bonne idée d’acheter le DVD à sa sortie (le thème de la photographie le concernant directement, ceci expliquant cela). Et bien je dois dire que j’ai passé un très bon moment pour plusieurs raisons et dans le désordre : - Ben Stiller, comédien qui m’a souvent fait rire dans des films aux scénarii approximatifs et/ou déjantés (encore un comique souffrant de troubles de l’humeur ! Espérons qu’il ne terminera pas comme Robin Williams) - La chanson de David Bowie (Space Oddity) que j’avais complétement oublié - Les images de l’Islande qui m’ont rappelé de bons souvenirs - Sean Penn en reporter photo - Les scènes de rue de Manhattan (j’aime essayer de reconnaître les endroits que j’ai fréquentés là-bas) L’histoire ? Un employé du magazine Life, Walter Mitty (dont la vie intérieure, très riche et sublimée, prend parfois le pas sur sa vie charnelle, plus austère et stressante) doit à tout prix retrouver le négatif n°25 que son reporter attitré lui a envoyé, ce dernier l’ayant proposé pour illustrer la couverture de l’ultime numéro du magazine papier (la direction a décidé de le publier désormais en ligne). Walter va donc se retrouver embarqué dans une quête haletante où nous le verront enfin vivre sa vie rêvée : s’exposer à l’éruption d’un volcan islandais, affronter un requin dans l’Atlantique Nord, jouer une partie de football dans les montagnes d’Asie Centrale ou encore affronter un nouveau patron insupportable. Tout en essayant de séduire sa collègue Cheryl. Le ton du film est celui d'une comédie teintée d’un brin de poésie. Le rythme est soutenu, c’est un film qui passe vite malgré ses presque 2 heures. La qualité première de ce film, d’après moi, c’est l’image, la photographie (il a d’ailleurs été tourné sur pellicule, en argentique donc…). Ça donne envie de voyager ou de retourner dans ces endroits magiques que l'on a pu découvrir (l'Islande par exemple). Le montage est également très inventif, Ben Stiller a décidément beaucoup de qualités… Ce film est aussi un hommage à un métier en train de disparaître, celui des photographes reporters, métier incarné par un Sean Penn invisible une bonne partie du film et très crédible dans ce rôle (il y a de la profondeur dans ce film lors de la scène du léopard des neiges : savourer l’instant plutôt que le diffuser). Mention spéciale également pour Adam Scott (que j’ai découvert dans ce film) qui incarne un patron moqueur et sans compassion et qui est à l’origine de répliques savoureuses. Enfin, la bande-son joue prend une part importante dans ce film. Elle aurait même tendance à le revaloriser (à part David Bowie je n’ai pas reconnu les autres artistes). La scène où Cheryl commence à jouer Space Oddity dans un café du Groenland et que le mix se fait avec la voix de Bowie quelques poignées de secondes plus tard : génial ! Le pivot du film entre l’ancien et le nouveau Walter Mitty. Au final, j’ai donc beaucoup apprécié ce film, qui même s’il ne constitue pas un chef d’œuvre dégage plein de pensées positives ; il m’a fait du bien. Il figurera dans mon top 10 de l’année (qui comprend entre autres The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson).

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    Alignement sur la piste pour décoller. A ce moment un groupe de lapins envahit la piste, pancarte en pattes : "Non au trafic de nos organes" ! Gëorg : Douglas DC-3 demande autorisation de décollage. Contrôleur : Douglas DC-3 tournez 20 degrés droite! Gëorg : Ah bon? ! pourquoi? Contôleur : Droit devant vous, manifestation d'orycolagus cuniculus ! Gëorg : contröleur ah oui! je vois votre queue! Contrôleur : Très drôle Douglas DC-3 ! si vous foncez droit devant, rapportez-moi du civet! Gëorg : Ok 20 degré droite, le civet c'est pour plus tard.. Contrôleur : Reçu Douglas DC-3, à 1 minute cleared to take off. Bon vol. Terminé. Rosa et Orange s'impatientent : Gëorg on décolle oui ! Bob éteint son portable la mine contrariée. Gëorg : Que se passe t-il Bob ? t'as l'air bizarre.. Bob : une Ex-maîtresse hôtesse a des emmerdes à l'aéroport de Mérignac.. elle a tué sans le vouloir son pote Rick à l'atterrissage de leur dernier vol ! Gëorg : Tué?! Bob : Oui : Rick sortait d' un galet, et elle lâché son chariot au même moment ! le pauvre mec a pris la brouette dans la tronche!... elle est en garde à vue là, faudrait la sortir de ce merdier! Rosa et Orange trépignent : Bon alors on y va oui! Vos gueules les filles! hurlent ensemble Gëorg et Bob. Gëorg : Bon on va faire un crochet sur Mérignac, on récupère ta Barbie et on file sur l'Afrique. Bob : tu ne le regretteras pas, elle est superbe! un peu allumée mais gentille! Rosa et Orange boudeuses : Merde une rivale ! Le moteur ronfle plus fort, les lapins de garenne battent en retraite en balançant des carottes sur le cockpit, et nous décollons enfin. Orange: Dis donc Rosa, les mecs sont à nous! on va pas laisser la Barbie-tueuse nous les voler! Rosa : T'inquiète mon Orange, la Barbie-voleuse on va s'en charger! 55 minutes plus tard au dessus- de Mérignac Gëorg : Douglas DC-3 demande autorisation d'atterrissage à tour de contrôle. Bob : Gare le zinc devant la PAF je reviens avec elle dans 10 minutes! Les filles collent leur nez au hublot et suivent Bob des yeux, bien décidé à voler au secours de la Barbie. Gëorg se marre et jubile à l'idée d'avoir à bord de la chair fraîche et qui sait se taper ce soir la petite brune. Ca faisait un bail que Rosa le pompait, et malgré les atouts certains de la jolie blonde, sa philosophie de vie libertaire ne correspondait décidément pas avec le mode de vie conformiste qu'elle espérait avec lui. Orange quant à elle, vieille bourlingueuse -nymphomane et célibataire endurcie n'était plus à un décollage prés et à un atterrissage sur le manche. La porte du zinc s'ouvre enfin : Bob : Gëorg bouge ton cul on repart! fissa! La Barbie : salut tous ! moi c'est Agnès ! c'est gentil de passer me prendre! Agnès l'uniforme bleu pétrole de travers, le chignon dégoulinant sur les épaules tient dans une main un talon d'escarpin et dans l'autre une patte de lapin. Agnès : Enchantée Gëorg ! tenez !j'ai trouvé sur la piste une patte de pinou, il parait que ça porte bonheur! Orange et Rosa: Elle a l'air complètement décérébré elle! Bob : Merde Gëorg ! on perd le chargement à l'arrière! ./...

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    J’ai croisé Peter en 1986 dans un bar mal famé. Le seul bar avec un frigo à cent kilomètres à la ronde. Simba et Tembo bien fraîche tout les soirs. Sujet britannique de 1,90 mètres et 100 kgs il avait atterri en ancienne Rhodésie du Nord pour essayer de trouver du boulot. Peter était pas vraiment rigolo, enfin quoi un humour pas trop british. Il me raconta qu’il venait de passer vingt ans comme conseiller technique dans l’armée Philippine pour l’aider à lutter contre les maquisards communistes. Jusqu’à ce qu’il se fasse capturer par les maquisards. « Pas vraiment méchants les cocos, pas de coups, pas de gros mots, deux bols de riz par jour et à boire. Pour toucher une rançon il fallait que je vive. Deux années en caleçon dans une cage à claire voie en bambou de quatre m2 posé au milieu du campement perdu dans la forêt avec un morceau de bâche pour s’abriter de la pluie, faisait chaud c’est vrai mais pas mortel. Très vite j’ai senti que j’allais devenir fou si je me trouvais pas une activité pour m’occuper l’esprit. J’ai alors mendié un jeux de cartes et on me l’a donné. Je me suis mis aux réussites, huit jours après j’en pouvais plus, j’ai demandé si ils avaient pas autre chose ? Il m’ont passé le livre rouge que j’ai appris par cœur. Là je me suis dit qu’il fallait apprendre quelque chose d’autre, je me suis alors entraîné à compter les cartes. » - Parce que tu savais pas compter ? - Si, si je savais compter, mais pas comme ça. Il a alors sorti de sa poche un vieux jeu de carte tout élimé. - Coupe. J’ai coupé et il à pris le paquet que j’avais coupé dans sa main bien à plat en la balançant doucement dans un axe vertical, son regard s’est perdu dans le vague quelques secondes et il a dit : - Il y a 28 cartes ! J’ai compté et évidemment je n’y croyais pas. Je lui ai fait recommencé la manipe au moins dix fois et à chaque fois le nombre annoncé était juste…… Où que tu sois mon vieux Peter je t'adresse mon meilleur souvenir.

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    Je ne suis pas d'humeur badine. J'ai passé un sale été. Problèmes d'intendance, contingences, paperasses, et autres médiocres réalités. Egarements fâcheux, broutilles, quiproquos, embrouilles, et maladresses, furent mon lot. De malentendus en fourvoiements, de reculades en sauts périlleux, de coups bas en grosses bourdes, ce fut l'été du cauchemar. Et pour tout vous dire, l'automne qui arrive n'annonce rien de mieux. Je vous rassure tout de suite : je ne vais pas m'apitoyer. Mais trop c'est trop en effet, ce matin j'ai décidé qu'il était temps de faire quelque chose. Que je m'en mêle quoi, après tout c'est de moi qu'il s'agit, et il suffit d'être prise en otage par la vie et par les autres tout autour. Pouvez-vous imaginer la vie, toutes ces journées, et ces années, ces heures et ces minutes précieuses gâchées par des questions sans réponse, des tensions peu supportables, des avis intolérables, des problèmes insolubles, des pensées contradictoires et des raisonnements qui ne tiennent pas droit ! Pouvez-vous imaginer cette marche à vue et sur des oeufs, qu'est votre vie ? et les chemins tortueux qu'elle vous force d'emprunter ! Bien sûr que vous l'imaginez ! Bien sûr que vous savez ! et le poids des doutes et des incertitudes vous font ployer et courber l'échine...On avance au hasard, on tourne en rond. L' errance est pénible. A la fin, à l'heure du bercail, on cherche son chemin, on ne le trouve plus. Chaque jour est terrible. Il suffit de se lever. C'est comme le film "Un jour sans fin" , avec Bill Murray qui n'en finit jamais de recommencer la même journée, Sisyphe moderne et éreinté. Alors qu'il est si simple de trouver le bon levier. Pour changer de direction. L'ordre et le désordre des choses ne tiennent qu'à soi ! enfin il faut y croire. Non, je ne picole pas ni au rhum ni aux barbituriques. Ni à Ken je précise. J'essaie de m'en tirer seule. Orgueilleusement je sais. Pas de psy non plus. Leur incurie me désespère, ceux que je connais sont eux-mêmes en disgrâce. La religion trop peu pour moi. Je laisse leurs dieux semeurs de querelles, à qui en veut. Pas de coaches non plus. Pas de salle de gym. Pas de jogging le matin à l'aube. Non, je ne suis pas Rocky. Pas de botox. Pas de clopes non plus. Rien. Pas si costaude en vérité. Mais pas si seule. Pour m'en tirer. Il y a les pinceaux, du papier, des crayons, et puis les livres. Les livres qui consolent. Cela aussi vous le savez. Mais tout a été dit et écrit. Personne qui ait une solution, pour soulager nos malheurs. Pas de Panacée. Juste débrouillez-vous. Quelques aphorismes et sentences bien sentis et vous voilà mieux. Si vous rajoutez Bach ou Le Pink Floyd en fonds sonore, vous voici planant, les yeux clos, en pleine élévation. Toutefois, parfois, souvent même, cela ne suffit pas. Le livre vient de tomber de vos mains et le Floyd a pris des couleurs hallucinantes. Rien ne va plus. C'est la débâcle. Le naufrage. Le trou noir. Alors là, je le dis tout de suite, attention ! sortez l'artillerie lourde. Pour ma part, c'est ce qu'aujourd'hui, je viens de faire. Je me suis bien appliquée. J'ai avancé un pied. Puis l'autre. Extirpé un peu la tête, mais pas trop pour éviter de me cogner. Ouvert un oeil puis un second. Consciencieusement j'ai évalué les risques. Avant de me lancer. C'est dans la cuisine que j'ai débarqué ce matin. Bienveillante, elle a toujours raison de mes terreurs. Il n'y a qu'elle pour prendre soin de ma mélancolie. Il n'y a que le bruit des casseroles qui s'entrechoquent pour me tirer de mon sommeil mortel, et le cri du couteau qu'on aiguise pour trancher dans le vif de ma douleur. Il n'y a que le frémissement de l' eau qui bout pour briser le silence. L'odeur de l'oignon saisi dans l'huile ou des petits légumes sautés dans la cocotte pour remédier à l'absence.... Et les oeufs que l'on sépare. Et l'aubergine en lamelles. Le basilic et l'ail dans le mortier. Le poivron grillé au four. Ces gestes qui viennent naturellement, comme des rites...de nos mères. Cuisiner me replonge en enfance. Le nez coincé dans le tablier de grand mère. De mère en fille, et en fils pourquoi pas, les secrets se transmettent et aussi se partagent. Comme le pain. Prendre bien soin de soi. C'est essentiel. Il ne s'agit pas de rivaliser avec les grands chefs ! un petit frichti de rien du tout, avec une tomate et un oignon, qui frissonnent dans une poêle minuscule, deux abricots pilés dans de la crème pour un sorbet, un potage inventé avec trois brins de persil et du gingembre, tout est possible ..du riz, une pomme, des raisins ! La senteur d' une aventureuse épice qui traverse la cuisine, le goût du miel et de la rose en confiture, c'est un voyage à peu de frais ! Prendre bien soin de moi. C'est ma réponse. Ma solution à moi. Pour me sauver du vide. L' Absurde alors peut aller se rhabiller. J'échappe à tout néant. Voir se lever la brioche dans le four, patienter encore un peu avant d'ouvrir la porte .....c'est la vie recommencée. Ah, Rocky, tu peux toujours courir ! moi je reste aux fourneaux ! http://youtu.be/WTvH4LJRcP8

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