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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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  • 09/26/14--17:06: Le Sud par Lyjo1967
  • Sa chanson Le Sud me fait tellement rêver ! Je suis canadienne et lorsque je fais jouer cette chanson ça m'emporte totalement, je me sens en vacances Je le trouve si beau en plus. Je ne le connais pas en tant que tel mais ce fut le coup de foudre pour cet artiste.

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  • 09/26/14--17:05: Oh WOW par Lyjo1967
  • Canadien comme moi, je ne peux que l'admirer pour son talent d'acteur. Il est charmant et séduisant, un brin délinquant et des yeux à tomber par terre. Je l'ai vu dans Blue Valentine, La Fracture et The Place Beyond the Pines. J'ai adoré ces films ! J'attends ses prochaines activités avec impatience.

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    En ce moment, le Tout-Paris se pâme en évoquant le dernier film de Bonello, "Saint Laurent"... Tellement raffiné, tellement onirique, tellement proustien ...Le summum du grand art ! Tant pis, je vais me démarquer de l'intelligentsia, mais pour ma part, je n'ai vu dans ce film qu'un exercice de style terriblement prétentieux. Cela se veut baroque avec une laborieuse référence à Louis II de Bavière, interprété par Helmut Berger. Un écran télé dans le film de Bonello est chargé de l'indiquer aux spectateurs qui seraient trop incultes (!) pour l'ignorer. Quant au pauvre Helmut B., égaré dans un univers haute couture qui n'a aucun rapport avec le monde flamboyant de Visconti, il est censé interpréter un Saint-Laurent décati, et cela brise le cœur tant l'âge peut rendre pitoyable sur tous les plans ! Vous l'aurez compris avec cette dernière remarque, le film est un hymne au glamour, à la jeunesse, à la mode, au luxe, à la création, etc... La vieillesse, c'est déjà la mort. Pourtant les acteurs qui incarnent d'habitude la beauté et la jeunesse, comme Louis Garrel par exemple, arrivent, par la magie du regard paradoxal du maître, à devenir laids et ridicules. Ceux qui iront voir le film ne manqueront pas de remarquer l'appendice nasal du beau Louis filmé sous son plus mauvais profil et qui lui fait une tête à la Cyrano ! Et je ne commenterai pas le plan totalement insensé où Garrel, le dandy débauché, est en train de recoudre l’œil de son nounours en peluche, tout seul, dans sa chambrette... On croit rêver ! Mêmes observations pour Gaspard Uliel, pourtant superbe, mais qui se voit contraint d'avoir des mimiques tellement ahuries qu'il ressemble à un benêt de village. Il y aurait beaucoup à dire pour indiquer toutes les prises de vues ridicules de ce film dans lequel le réalisateur n'a jamais la discrétion de s'effacer : il est là et il veut le faire savoir par tous les moyens que lui offre le cinéma. Une séquence de grâce cependant : un défilé d'une très grande beauté tandis que résonne en bande sonore la voix de La Callas. On aurait voulu que le film s'arrête sur ce moment lyrique, mais non ! C'est comme dans la pub d'un certain liquide vaisselle : "Quand il n'y en a plus, il y en a encore".

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  • 09/30/14--05:19: Les pieds devant par Nadarc
  • La vie est une garce. La vie est une pute. La vie est une catin. La vie est une salope. Et pourtant, chaque matin, la biscotte trempant dans un café aussi noir que la mélancolie suicidaire, nous lui léchons la chatte une fois de plus. Jusqu’à la dernière expiration nous nous agrippons, comme si nous devions coûte que coûte expier, à la médiocrité, taillée sur mesure, que nous portons comme un costume de jour de deuil, d’avant lecture du testament. La médiocrité en elle-même pourrait être une forme de grandeur, une opportunité accordée à tous d’accéder au minimum vital d’une servitude assumée, acceptée sans que quiconque y trouve à redire. Notre problème majeur n’est donc pas la médiocrité mais la violence, la soif de pouvoir, l’ambition, le narcissisme, l’avidité qui ne manquent jamais de s’y ajouter. Pourquoi sommes-nous devenus un troupeau bêlant à l’unisson ? (ne l’avons-nous pas toujours été ?) Pourquoi rampons-nous au pied de tout ce qui scintille, de tout ce qui brille, de tout ce qui se possède ? Pourquoi l’or de Fort Knox (s’il y en a encore derrière les portes blindées de la réserve fédérale de l’empire) ou l’or pétrolifère d’Arabie Saoudite propagent-ils le chaos sur une planète malade de son humanité ? Nous ne sommes rien. Mais six ou sept milliards de rien identifiés a leur mental, six ou sept milliards de rien en orbite autour de leur égo ne peuvent rien engendrer de bon. Qui se soucie plus, aujourd’hui, de sa vie intérieure que de son apparence extérieure ? Même (et surtout) la spiritualité est à vendre. Méditation et nourriture bio sont deux rouages supplémentaires de l’économie de marché. Incapables d’élire nos dirigeants par conviction, nous avons pris la fâcheuse habitude de les élire par défaut. La politique, la religion n’ont jamais servis qu’à nous dresser les uns contre les autres. Ne nous plaignons pas, nous pouvons encore, ponctuellement ou compulsivement, nous affranchir de tout ces dogmes oppressants. Nous extirper du christianisme, du judaïsme, du nationalisme, de l’islamisme, du capitalisme, du communisme en suçant une bonne bite, en mangeant une belle chatte ou un beau trou du cul. Répit temporaire. Après l’orgasme vient le spleen et c’est les couilles flasques ou la bouche dégoulinante de foutre que l’on sent poindre la mort. Une petite mort que l’on tient à distance en se collant les uns, les unes aux autres, pour de nouveaux ébats. Jusqu’au moment où l’on en vient à systématiquement s’emmerder pendant l’amour. C’est sans doute pour cela que l’on se rue en masse vers la pornographie, pour sursoir à l’ennui qui nous taraude en tronchant bobonne en chaleur ou en avalant popaul au garde à vous. C’est bien la pornographie, tout y est permis et le plus abject y est vénéré. Quand on n’en peut plus d’être physiquement, mentalement, spirituellement (un terme galvaudé mais il faut bien tourner un potentiel salut de son âme vers quelque chose) au plus bas, avouez que cela fait du bien de s’accorder un peu de self-estime en se nourrissant de la déchéance d’autrui. On peut se dire « oh non, pas moi, moi je ne suis pas comme ça, je ne suis pas comme eux, oh les porcs, oh les truies ». C’est ce que se disent aussi les junkies accrochés à la poudre pour minimiser leur dépendance, « oh non, je ne suis pas comme ça, je ne suis pas comme eux, mes veines ne sont pas sclérosées à ce point et je ne me pique pas dans les pieds, ni dans le cou ». C’est ce qu’ils se disent. Ce qu’ils se forcent à croire. Jusqu’au jour où ils sont contraints de se faire amputer d’un bras. Jusqu’au jour où ils tirent la chasse de l’existence en sortant des chiottes les pieds devant.

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    En son temps, dans les années 70, il sortit plusieurs LP. Il avait chanté en alternance avec Julien Clerc dans le musical "Hair", puis dans Jesus Christ superstar. Il a préféré se retirer de son plein grés et produire dans l'ombre de stars comme Alarcen, Starshooter et bien d'autres. Il aimait Juliette Gréco et Renaud et était monté à PAris après avoir gagné Lors d'un radio crochet à Nice. La première chanson que j'entendis de lui s'appelle accident et qui pour moi est un peu sa pré-biographie et c'est sans doute lui, le bébé qu'on entend à la fin du titre. http://www.youtube.com/watch?v=aQ89VTo729M Michel Zacha. Entre barde de Katmandou sur Seine et David Crosby de la vieille Europe, Michel Zacha promène ses harmonies californiennes et ses arpèges de guitare douze cordes sur les pianos électriques du fameux Georges Rodi (Excellent aussi au Moog synthétiseur) et les chorus de guitare du bien nommé Jean Pierre Alarcen. Michel Zacha fait partie de cette vague de troubadours hippie signé au début des seventies par les maisons de disques en mal de renouvellement de la chanson française qui comprenait entre autres Gerard Palaprat, Gilles Dreux, rené Joly voir même un Julien Clerc hirsute qui sétait illustré quelques années avant dans la version française de Hair, épopée édulcorée de lidéal communautaire du Summer of Love revu et corrigé par la jet set encanaillée à lorientalisme tropézien. Nous fîme connaissance il y a quelques années et je vous jure que la voix est restée la même, aussi claire, juste et jeune, très jeune malgré ses 15 années qui nous séparent. Très élégant, mince, ayant de l'allure sous son chapeau à bord, grand, sec, mais chaleureux dans ses gestes, un peu têtu, mais, seulement avec moi peut-être... un autre titre: Les cigales http://www.youtube.com/watch?v=YQbgAMkG-uA laissez-vous charmer chers pccistes.....

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  • 09/21/14--07:27: Amour Amitié par Felinexa
  • Lors de sa disparition, il y a quelques semaines, on entendit à nouveau cette chanson, peut-être moins connue que "qui c'est celui-là" mais non moins émouvante, d'autant plus qu'il est assez rare qu'un homme se pose cette question. En général, il fonce ou il s'enfuit. Tout l'un ou tout l'autre. Mais comment cela se passe-t-il dans le sens inverse? Pas trop bien en général.... surtout si c'est Mösoö qui a dû laisser partir sa bien aimée. https://www.youtube.com/watch?v=LoDDk9ZQ7Kw Amour amitié je ne sais pas si par dépis ou par pitié je franchirai cet océan qui va de l'ami à l'amant Ce qu'elle demande est redoutable car parfois la bouche est capable faire frissonner et bien plus... elle se souvient par ailleurs du coup de couteau dans le coeur.... qui va de l'ami à l'amant....

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    Je profite de ce jour supplémentaire à Annecy, (parce que l'Hérault est noyé par des trombes d'eaux et des inondations, donc nous ne pouvons prendre la route pour le Sud), pour vous parler de Lilou notre petite chatte de quatre mois et demi... Six semaines que Chipie n'était plus là,... Nos vacanciers de l'été ayant regagné leurs pénates, nous nous sommes retrouvés Julio et moi comme deux âmes en peine, dans un grand vide moral et physique... insupportable. Le temps de remettre la maison en ordre,...Ça n'a pas trainé. Le mardi 12 août après la sieste, nous sommes retourné chez le vétérinaire qui nous avait conseillé de venir le voir dès que nous serions prêts à accueillir un nouveau chaton... Il s'occupe de l'association "Chats Libres" de sa ville,.... Mèze, et nous a envoyé chez Janine, famille d'accueil pour chatons en détresse ou abandonnés. Nous avons été reçus par une dame charmante, qui dans son salon avait sept chatons en nourrice. L'espace, meublé d'un fauteuil et un canapé, était réservé au confort des chatons, chacun ayant une vaste cage ouverte qui lui est propre, équipée dans un coin de sa caisse pour ses besoins, et à l'opposé, sa corbeille, sa gamelle à croquettes et sa coupelle d'eau fraîche... Une véritable nursery impeccablement tenue, où tout ce petit monde s'en donnait à coeur joie... Janine nous a invité à nous asseoir, nous a présenté les chatons en nous racontant leur histoire et dit lesquels étaient adoptables parce que propres et non encore réservés... Nous n'avions pas d'à priori, mais nous aimions bien le noir, et par chance, deux petites femelles noires, de trois mois étaient disponibles... L'une d'elles est venue se rouler en boule aux pieds de Julio, et s'est endormie là pendant que nous papotions... Nous n'avons pas choisi, c'est le chaton qui avait fait son choix... Janine nous l'a mise dans une cage de transport, avec une petite réserve de croquettes/bébé, et un certificat d'adoption, et nous sommes partis avec "notre nouveau chaton"... Nous nous sommes arrêtés chez le vétérinaire pour prendre rendez-vous pour sa vaccination, acheter des croquettes adaptées à son âge, lui appliquer l’antiparasitaire et surtout lui constituer son livret d'identité... C'est quand le véto a demandé comment nous voulions l'appeler que LILOU m'est venu naturellement... Je ne savais pas que nous rentrerions ce jour là avec notre chaton, nous n'avions pas anticipé pour un prénom... LILOU, une petite chatte totalement noire, avec cinq poils blancs sous le cou...elle est douce et affectueuse, joueuse, adore les caresses, est curieuse de tout et s'est adaptée dès le premier jour où elle a pris ses marques comme si elle était née là... Dès le premier jour elle a choisi le quatrième étage de l'étagère du téléphone et de la Box... D'où elle domine la situation... Bien sûr, elle adore venir dormir avec nous... elle se glisse sous la couette, ou dort sur la poitrine de Julio quand il dort sur le dos... Elle est terriblement espiègle, et ce n'est pas facile de faire le lit quand elle est dans la chambre avec moi... Elle saute sur tout ce qui bouge... Et dernière nouveauté, j'ai surpris cette coquine à boire dans mon verre... il est vrai que l'eau d'Annecy est l'eau la plus pure d'Europe... si, si, c'est vrai ! Et voilà ! la maison a retrouvé son équilibre grâce à une petite boule de poils noirs... J'ai mis quelques photos de Lilou sur ma galerie de photos... Capucine7434 le 30 septembre 2014

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    Le Solitaire (on ne sait s'il est assis ou debout) "Quelque part s'étendent des lacs, je vois leur miroitement. Dans les allées de la solitude tranquille, les feuilles chuchotent. Des tableaux, des poèmes, que j'ai vus et lus, revivent dans l'instant. Dans le silence, je joue au grand seigneur. Savoir si, d’aventure, j'aimerais être parmi ces gens? Pourquoi pas? Mais je trouve que la fréquentation des hommes vous empêchent de penser. Les distractions sont importunes. Le charme de la parole se perd aisément dans la parlotte. Certes, j'ai bien envie de parler à quelqu'un. Comme on est ingrat! C'est seulement quand on désire quelque chose qu'on voudrait dire merci. Ce qu'on a, on le méprise. Splendide est la liberté intellectuelle du solitaire, ses pensées créent instantanément des formes et des personnages; pour qui pense, il n'y a pas de distance. Les frontières morales, c'est lui qui les trace, et il parle pour les vivants et les morts; Ceux qui me manquent, je leur manque aussi; ils ont appris que j'avais de l'entrain. Je n'ai peur ni du vacarme ni du silence. Seules les craintes sont à craindre. Au lieu d'aller vingt fois au concert, j'y vais une fois, et ce que j'ai entendu retentit alors puissamment pour moi à travers les vastes salles du souvenir..J'apprécie plus la vie imaginaire que la vie réelle. Qui songerait à m'en blâmer? Jeune, déjà je rêvais volontiers; j'ai grandi, et en même temps, je suis devenu plus petit. L'existence monte et descend comme une ligne de collines, et demeure significative....Si je voulais pleurer, comme cela ferait mauvais effet en société! Ici, je le peux à ma guise. Il a fallu que je vienne ici pour apprendre comme les larmes sont belles, comme il est beau de se dissoudre en sentiment...Qui dit être aussi faible que le solitaire, et à qui le courage donne-t-il autant de force? L'irritation provient toujours de l'obligation de dissimuler, qui pour moi n'a plus lieu d'être. Laissez-moi donc ainsi!Certes, je prive de mon savoir, de ma gaieté innée...les gens ligotés de mille manières par leur activité...Il faut aussi qu'il y ait quelqu'un qui soit négligent et qui croit joyeusement que cela ne fait pas de mal. Il est tout entouré du murmure de rajeunissements qui n'en finissent pas. Il entend le fleuve originel à travers les heures de silence...Il ne fuit pas les hommes.Comme j'aimerais me voir sympathique, comme je souhaiterais être intégré à leur cercle. Pourtant, je pense avoir fait ce que je pouvais pour ne pas me gaspiller. Je suis resté disponible." On voit ici un exemple très clair des contradictions de R.Walzer. On y trouve toujours ces deux ingrédients antinomique : errance mélancolique soi-disant acceptée, regret sous-jacent. D'après mes souvenirs, ceci est un thème récurrent dans "Les Enfants Tanner" (dont je ne saurais trop recommander la lecture), dans lequel le héros solitaire vagabonde ou revient vers les siens, frères et sœur plus solides. J'y trouve aussi une similitude avec "La Faim", de Knut Hamsun, la faim apparaissant comme un symbole du rejet de la société, mais peut-être aussi du rejet inconscient du héros de cette société.

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    Faire ou ne pas faire, c'est bien la question.. Entre l'activisme et le farniente, il y a un bon gros fossé. Et pourtant...Est-on jamais adepte de l'un ou de l'autre. Sont-ils réconciliables? Je le crois, comme je crois que l'actif sommeille en nous alors même que l'on se vautre dans le cocooning. Le cocooning ne correspond-t-il pas à un besoin vital de se ressourcer? De se re-faire? Après un deuil, après une séparation, qu'est-ce qui fait que l'on se jette dans l'action ou dans son lit? Il suffirait sans doute d'un puissant stimulus pour qu'on choisisse la première. Si l'on choisit le deuxième, n'est-ce pas sous le coup d'une passion, destructrice certes, mais d'une passion tout de même? Serait-ce une passion mortifère, ou légitime, comme une ascension? Laissez-moi, pour illustrer mon propos, vous citer cette bribe d'une maxime de La Rochefoucauld sur la paresse: "La paresse est la plus violente des passions..Elle est comme une béatitude de l'âme..Elle vous console de tous vos maux et vous tient lieu de tout bien". (pour la citation entière,voir wikipedia, je suis infoutue de mettre des liens :D) J'aime ce paradoxe. Personnellement, la paresse m'a sauvée, car je l'ai acceptée comme un droit absolu, sans la moindre culpabilité. A part me retrouver dans une salle de cinéma, je ne peux rien imaginer de plus délicieux qu'un bon livre et une tablette de chocolat... J'ai besoin d'avoir beaucoup de temps pour "ne rien faire", alors que je peux aussi passer des heures à travailler comme une possédée dans mon jardin à "faire" des feux gigantesques (formellement interdits). Nous sommes des mosaïques, "faits" de contradictions.. On pourrait dresser une liste des expressions commençant par "faire"...mais honnêtement,j'ai la flemme! Je suis superficielle... :D

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    Née en 1925, Flannery O'Connor est considérée comme un des plus grands écrivains américains. Issue d'une des plus anciennes familles catholiques de Géorgie, elle est éprouvée à un âge très jeune, quand son père meurt d'un lupus erythematus alors qu'elle n'a que 15 ans. Elle fit ses études à l'Université d'Iowa. Atteinte elle-même par cette maladie en 1951, elle dut retourner au domaine familial (dans une petite ville de Géorgie) "Andalusia", où elle éleva une centaine d'oiseaux (autruches, émus, toucans, paons et toute sorte d'oiseaux exotiques). Malgré le diagnostic de 5 ans d'espérance de vie, elle vécut encore 14 ans et mourut en 1964 à l'âge de 39 ans. Ce qui caractérisa Flannery O'Connor fut la timidité, le sens de l'humour, le dédain de la médiocrité la haine de l'affectation et une morale pessimiste. Malgré sa foi, il n'y a pas de didactisme dans ses œuvres ni d’apologie de la religion catholique. Elle stigmatise au contraire le fanatisme religieux. Elle a un don pour la caricature : ses personnages sont souvent retardés et grotesques, et il y a une disparité entre leurs perceptions limitées et le sort terrible qui les attend..."L'horreur s'y mêle agréablement au comique". Flannery O'Connor a écrit 2 romans et 32 nouvelles. "Les braves gens ne courent pas les rues", son premier recueil, écrit entre 1953 et 1955, est à la fois comique et sombre. ( tueurs évadés, sourde-muette, une jeune Dr en philosophie à la jambe de bois). Elle y utilise la violence et la tactique de choc. L'oeuvre de F.O'Connor est marquée par le sens du péché originel, de la culpabilité et du besoin de grâce divine : "La grâce nous change et le changement est douloureux". Son oeuvre reste incroyablement moderne alors que celle d'Erstine Caldwell, qui l'influença, est tombée en désuétude. En 2009, elle obtint " The Best of National Award", prix décerné par les internautes... C'est tout dire. Lisez "Les braves gens ne courent pas les rues", vous ne serez pas déçus!

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    J'ai déjà mentionné Le Solitaire de Robert Walser (La Rose), mais je n'ai pas donné mon avis personnel sur cet "état" qu'est la solitude, sur cette difficulté à vivre parfois intense, voire intolérable, un état cependant recherché par certains comme un bien "salutaire", comme la Solitude de Purcell "my sweetest love.." Il m'est arrivé de vivre des moments de solitude tels que d'aller chez le boulanger pour prononcer cinq mots : "une baguette s'il vous plaît", me procurait un soulagement intense. En revanche, me jeter dans la rue par un froid glacial pour aller jusqu'au Jardin des Plantes me demandait un effort surhumain, et si je me sentais mieux au retour, c'était par contraste, et je me jurais de ne plus recommencer. Cette solitude, j'ai appris à la meubler, ainsi je ne me sens plus seule. Ce n'est pas le cas de milliers de gens (je pense particulièrement aux personnes âgées,pour lesquelles les journées sont si longues, et qu'on "ne peut pas prendre chez soi", à une époque où la vie communautaire n'a pus grand sens). C'est le cas du"Solitaire" de Ionesco. son seul roman, considéré comme un roman de l'absurde. "Mieux vaut avoir une santé psychologique de fer avant d'entamer ce roman de Ionesco, écrit à la première personne du singulier. "L'homme qui nous livre son histoire est âgé de trente-cinq ans. Sa vie, jusqu'alors cadencée par un quotidien latent (sorte de "métro-boulot-dodo"), est bouleversée par un héritage inattendu (décès d'un vieil oncle américain sans progéniture). Du jour au lendemain, ce trentenaire, blasé par la monotonie de son existence, se retrouve à l'abri financièrement. Plus besoin de travailler, plus besoin de compter. "Commence alors une sorte de voyage introspectif ; celui d'un homme qui profitera dans un premier temps des avantages que procure ce nouveau statut de riche, puis, qui plongera de façon pernicieuse dans une conscientisation de l'absurdité de la vie. Une chose est sûre. A la réponse « l'argent fait-il le bonheur ? », la réponse est non. Evidemment, ce constat correspond à un premier niveau de lecture. D'autres réflexions et enjeux se bousculent en sourdine… et construisent la pensée de ce narrateur qui tente de percer les mystères existentiels. A quoi sert la Vie et quel sens lui donner? Qu'est-ce que l'Individu face au monde qui continue d'avancer, de grouiller, de s'agiter? "Le Solitaire est un homme double qui discute et controverse énormément avec lui-même, et que chaque page semble représenter un débat éperdu entre les différentes opinions qui se querellent en lui. le rêve du Solitaire vire bientôt au cauchemar. Exclus du monde, les hommes « actifs » qui continuent de le peupler, et qu'il observe depuis la place qu'il s'est réservée au restaurant du quartier, lui deviennent complètement étrangers. Il les observe comme des êtres inconnus, tantôt frappé par l'absurdité de leurs préoccupations, tantôt envieux de ce qu'il imagine être leurs réussites –tandis que lui ne subit que des échecs. [« Comme il est difficile de pénétrer l'âme des autres ! Pourtant, cette fois, j'aurais voulu être plus près d'eux. Que se passerait-il si j'étais plus près d'eux, avec eux ? Comme ce serait intéressant ! Je vivrais. Ils étaient séparés de moi comme par une vitre épaisse, incassable. »] "A partir de la moitié du roman, Eugène Ionesco introduit du délire psychotique chez son personnage. Est-ce la solitude ? Est-ce l'enfermement ? Le solitaire imagine des guerres civiles qui éclatent dans la zone restreinte de son quartier. Lorsqu'il descend dans son troquet habituel, tout le monde parle révolution. Les êtres humains s'unissent ou s'opposent en clans distincts. La lutte prend une allure allégorique : elle est la représentation de l'alliance contre l'absurdité, et il n'est pas anodin que Le solitaire refuse de livrer bataille. "C'est une fois que tout est passé que Le solitaire se rend compte que l'existence n'était peut-être pas aussi désagréable qu'elle lui avait paru jusqu'alors. D'ailleurs, lui avait-elle vraiment semblé insupportable de bout en bout ? [« Mais oui, mais oui, le monde ensoleillé nous l'avons en nous-mêmes, la joie pourrait éclater à tout instant continuellement, si on savait, je veux dire si on savait à temps. Qu'elle est belle la laideur, qu'elle est joyeuse la tristesse, comme l'ennui n'est dû qu'à notre ignorance ! »] " Ionesco parvient à nous donner le vertige dans cet ouvrage magnifique, quasi philosophique. Comment ne pas être sensible au sort de ce personnage Solitaire, marginalisé, vulnérable et arraché à la réalité ? ["Je regardais un objet se trouvant devant moi, un mètre soixante-dix de haut, un mètre vingt de large, avec deux battants de porte que l’on pouvait ouvrir. A l’intérieur, il y avait des planches où des vêtements, les miens, étaient accrochés, et du linge, le mien, rangé sur des planches. Evidemment, si on m’avait demandé ce qu’était cet objet, j’aurais répondu que c’était une armoire. Mais cela n’était plus une armoire, je ne pouvais croire sincèrement que ce fût une armoire, ce n’était pourtant pas autre chose. A tout le monde, j’aurais pu répondre que c’était une armoire. Pourtant les mots mentaient. Non seulement les objets n’étaient plus les mêmes objets, mais les mots n’étaient plus les mêmes mots. Les mots me paraissaient faux. Les objets avaient perdu, me semblait-il, leur fonction. J’en faisais quelque chose de ces objets, mais il me semblait que ces objets n’étaient pas destinés à ce que j’en faisais, et même qu’ils étaient hors de tout emploi."] La première fois que j'ai lu ce livre, j'ai été éblouie. A la deuxième lecture un peu moins. L'analyse ci-dessus me laisse à penser que j'ai d'abord cru à un véritable héros, et ensuite que son côté médiocre ne pouvait que me décevoir. Je le lirai donc une 3° fois, c'est une gageure!

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    Je m'appelle Madame Soistoi, je suis venu échanger en aparté quelques confidences sur ce que je fais au Ministère des Affaires Etranges, oui Étranges, pas Étrangères. J'ai été appelé au Gouvernement avec comme mission de recenser , d'identifier et d'expertiser ceux de nos concitoyens qui avaient un comportement différent, pas asocial, mais simplement différent de la vie commune. Je me souviens du Ministre , quand il m'a reçue, avec ses yeux bleus qui me transperçaient, il s'était levé face à moi , grand , très grand, il m'a pris les avant bras avec ses mains et m'a dit : « J'en besoin de vous, on m'a renseigné sur vos compétences hors du commun » J'ai bafouillé un truc idiot du genre « oh M. Le ministre c'est ma vie de m'intéresser aux autres... » Il m'a répondu «  Oui aux autres, mais aux autres étranges.. ceux qui vivent à coté des codes, des manières d'être, en apportant des réponses que le Gouvernement voudrait explorer, puisque la crise ne laisse guère le choix, les solutions traditionnelles ne marchent plus, le peuple gronde, les riches s'enfuient, il faut que repensions le monde autrement et je compte sur vous » Je lui ai dit que j'avais beaucoup d'activités actuellement et que je devais faire vivre ma famille, enfin mes trois enfants que j'ai eus avec Jacques, qui est parti, il y a quelques années, n'en pouvant plus de notre vie commune où je passais mon temps à essayer de comprendre les autres et pas lui. Le ministre m'a alors dit « Si c'est une affaire d'argent, il n'y a pas de problème , la République est prête à faire ce qu'il faut, vous aurez 25,000 € par mois comme solde avec un défraiement complet de vos menus dépenses, ça vous va ? » « J'ai bafouillé un je vous remercie », je n'avais jamais vu autant d'argent d'un seul coup . Quelques semaines plus tard, installée dans mon bureau proche de l’Élysée, j'essayais de recenser les gens étranges que j'avais eu l'occasion de rencontrer. D'abord Orange, une aide-soignante qui préférait aider les gens suivant ses méthodes innovantes plutôt de rentrer dans des institutions classiques avec des nomenclatures , des évaluations, des rapports sur l'état de la situation, elle était née en Algérie d'un père polonais , un As de l'aviation pendant la dernière guerre, elle en avait hérité un monde de rêve dans le ciel bleu et un goût du vertige de l'amour. Puis j'avais rencontré Rosa, de culture asiatique quoique Caucasienne, dont le seul but de la vie était de raconter des blagues philosophiques pour semer du bonheur sur son passage. Elle voulait répandre sa culture d'enfance et réhabiliter l'usage des matières premières non synthétiques dans la vie courante, par exemple, elle n'écrivait qu'à l'encre de chine fabriquée par des poulpes. Et puis, Barbie une artiste d'Aquitaine qui essayait de promouvoir les idées claires, c'est à dire , comme elle me l'a déclaré, une simplification des rapports humains où chacun est à sa place pour faire progresser le groupe en créant une harmonie dans l'environnement. Son rêve était d'être Hôtesse de l'Air, se mettre au service des autres dans un cadre fermé pour mieux ressentir leurs besoins. Mon téléphone sonna de cette sonnerie si caractéristique dans les ministères, vous savez ce ring-ring des premiers appareils à cadran des années soixante. « Madame Soistoi ? » « Oui c'est elle même » j'aime bien parler de moi à la troisième personne surtout dans le cadre cette mission où je me demande bien ce que je fais là. « Ici le service de surveillance de la Direction de la Sûreté Nationale, nous avons fait l'enquête sur les trois personnes dont vous nous avez confiés l'identité et je dois dire que vous avez fait mouche, c'est proprement incroyable.. » « Ah bon » dis-je « Elles sont toutes les trois dans un avion qui a décollé de Bordeaux en direction de Marseille, un vieux Dakota de la dernière guerre, piloté par deux personnes dont nous venons d'apprendre que l'un d'entre eux , surnommé Bob , avait un passé trouble de mercenaire africain, impliqué dans des trafics d'or et de diamant et un autre Gëorg qui est Danois et semble impliqué dans une filière de trafic de pattes de lapin blanc, mais avec l'aval de son Gouvernement » « Rappelez moi leurs noms ? » « Bob et Geörg , ils se dirigent vers Marseille , mais pour l'instant leur avion a été obligé d’atterrir en urgence à Lanta près de Toulouse pas loin du canal du Midi» « Merci , je vais faire le nécessaire, bonsoir » je raccrochais le combiné, peut-être un peu trop rapidement, il venait de m'offrir deux cas étranges d'un seul coup et ce d'autant plus qu'il s'agissait de mâles, alors que dans mon métier il y avait une prédominance féminine. A cet instant mon Fax cracha deux curriculums avec photo en couleur « Bob alias AuBordDuFleuve , né de parents inconnus , élevé et adopté par une tribu pygmée, se met à parler le wollof à 18 mois alors que sa famille d'accueil parlait le swahili, sa famille après lui avoir enseigné les rudiments de la chasse et de la cueillette, et après avoir rencontré un missionnaire blanc, l'envoie avec une bourse d’État étudier au Sénégal, où il abandonne rapidement le wollof pour se mettre à parler le Français , mais un français old fashion, qui fera son succès littéraire plus tard . Sorti Major d'une promotion de l'armée de terre Sénégalaise il se mettra à son compte dans le transport aérien pour acheminer vivres, matières précieuses avec une bande de mercenaires» « Gëorg dit la Balance, non pas qu'il donnait des indications à la Police, mais parce qu'il ne savait pas choisir entre ce qui serait bien et ce qui serait mieux. A piloté son premier avion à 14 ans, sans permis, et depuis a réussi à faire valider son brevet grâce à la validation des acquis de l'expérience (VAE) dans la délégation du CNAM au Danemark. A une passion pour la faune des lapins blancs, il est d'ailleurs propriétaire d'un élevage dont il essaye de faire l'exportation » J'ai pris comme à mon habitude un crayon papier et une feuille blanche sur laquelle j'ai dessiné 5 cercles avec le nom de chacun écrit à l'intérieur. Il me fallait maintenant associer à chacun un élément de la nature: la terre, l'eau , le feu , l'air , l’éther, aux personnages étranges que le hasard ne fait mettre en relation. Facile pour Orange, c'est l'air Pour Rosa, bien sûr l'eau Barbie probablement le feu Ca se complique pour Bob : la terre ou l'éther ? Sachant qu'un choix impose imposera celui de Gëorg Quelque chose me dit que Gëorg serait plutôt de l'ordre de l'éther, allez va ça sera la terre pour Bob. Maintenant c'est plus simple de relier les éléments : l'air et la terre c'est habituel l'eau et le feu bien sûr zut l'éther reste seul , comme d'habitude Et si j'étais un sixième élément , je pourrais m'unir à l’Éther, malheureusement il n'y a pas de sixième élément, mais par contre un sixième sens si ! L'éther mérite bien ce sixième sens.... « En avant , ma fille , on va aller vérifier tout ça à l'arrivée à Marseille » J'ai alors décroche mon téléphone et j'ai demandé que le Falcon présidentiel se prépare à décoller du Bourget pour Marseille. Il était temps que j'aille comprendre ce qu'il allait se passer.

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    et puis je ne peux pas, je n'ai pas le courage alors je continue a vivre, enfin disons plutôt a souffrir. Je ne sais pas comment me sortir du piège ou je me suis enfermé, d'ailleurs me connaissant, j'ai du m"enfoncer bien dans la merde sans espoir d'en sortir. Depuis le début ma vie n'a été que souffrance. Je ne sais pas ce que c'est d’être aimé, je ne sais pas ce que c'est de recevoir de la tendresse, je ne sais pas ce que c'est de vivre. je sais ce que c'est d'attendre, attendre le lendemain, attendre rien, attendre ma mort voila, j'attends le jour de ma mort pour enfin que la souffrance s’arrête, mais je ne peux pas en parler, a personne sinon plus personne ne voudra me parler et de souffrance je passerai à torture. vie de merde mais pourquoi vivre ?

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    Je cherchais récemment chez ma sœur un roman de Chase pour lire dans le train. Elle en a toute une collection et ça ne la prive pas. Il fut un temps où j'aimais beaucoup Chase, avec ses situations épouvantables où le héros, toujours la proie d'une femme, s'enfonce de plus en plus..avec des super fins tragiques. En revenant dans mes pénates, l'envie m'en prend d'en lire un autre. Je file à la médiathèque, comme on dit maintenant, et que vois-je, DEUX Chase se battant sur une étagère. Intriguée, je consulte l'ordinateur, et je m'aperçois qu'il y en a tout un tas, mais qu'ils sont aux archives, accessibles d'ailleurs. Bref, Chase est passé de mode. Ses thrillers agonisent.. Il est dur de survivre....! :)

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    Les femmes qui dansent dans les bars sur de la musique country en buvant et chantant sont elles des anges ou des démons ? Celles qui chantonnent en enfournant un gros poulet embroché sont - elles des anges ou des démons ? De même celles qui s'enfoncent doucement dans la tiédeur d'un bain moussant au parfum de Rose ? La réponse apparaît claire si on considère que la femme pratique ces activités seule ou accompagnée par d'autres femmes. Le danger de la femme en groupe de femmes est l'inhibition du rôle de la glande pinéale, elle perd le sommeil et accroît sa capacité de locution, d'échange, au point que le moindre mot est utilisé à tout va , peu importe le sens, l'important c'est le débit. (P=Q*V) La femme seule, se tait. Elle devient alors , sous les regards de ces rustauds d'hommes excités, une Elfe charmée par la musique , une sensuelle danseuse sous son tablier à carreau, une diva moussante. Dans le groupe d'hommes observateurs, la pression s’accroît, les soupirs se font plus profonds, les sourcils remontent sur le front où commencent à perler deux ou trois gouttes de sueur, des éventualités naissent dans leurs idées, des possibles qui pourraient avoir une chance d'être réels si les types autour arrêtaient de la mater et ces vieux amis de comptoir commencent à devenir des concurrents voir des adversaires, alors on bouscule autour de soi pour bien montrer qu'on est là et qu'on ne lâchera rien. Quand les femmes sont en groupe, elles deviennent hors du temps et de l'espace, toutes occupées à dire et redire, rien n'existe autour d'elles Le groupe de copains, voyant ça se prennent alors par les épaules, se frappent amicalement dans le dos, et décide d'aller prendre l'apéro et faire une pétanque, le bonheur et la joie se voit sur leurs figures éclairées par un large sourire. Alors la conclusion est simple , la femme seule en pratiquant ces activités précitées est un démon, à plusieurs elles sont des anges ! C'est que nous explique la Bible, Eve ne pouvait pas ne pas croquer la pomme, puisqu'elle était seule et incarnait le démon. Coté homme, ils étaient déjà un groupe Dieu et Adam et forcément c'est là que la compétition a commencé. Avec un avantage pour Dieu, il est omnipotent, mais un avantage pour Adam il est fertile et peut avoir une descendance et malgré les guerres, la mort, il s'est reproduit à grande échelle, alors que Dieu est resté seul depuis le début. Heureusement que Dieu est un homme (au sens masculin) sinon Il aurait été une femme seule... PS : oui j'entends bien la remarque du fond de la salle des lecteurs, s'il avait été une femme il n'aurait pas été seul puisqu'il y avait Eve ! Et bien justement, elles auraient alors passé leur temps à discuter et on serait encore au Paradis, or ce n'est pas le cas, nous venons ainsi ensemble de démontrer ce que les milliers d'années de réflexion théologique n'a pas permis de trancher, Dieu est bel et bien un homme.

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    Le ministre des affaires étranges se félicitait : d’un seul coup de maitre, il allait éliminer deux de ses ex . La première, qui voyait le ciel dans des yeux bleus, et l’avait planté là, un beau matin calme, à la station opéra, elle qui aimait tant, comme lui, les stations debout et qui était douée pour le bonheur asiate : promenades, langueur et pamoisons. Et l’autre, un peu teigneuse, qui lui disait : tu prends de la bouteille, JB. Bref, par un concours imprévu de circonstances et bien qu’il n’y ait pas de hasard, juste des rendez vous, tout avait joué en sa faveur or il préférait croire qu’il avait bien joué. C’est à Mérignac qu’ils devaient tous se retrouver et monter dans le Dakota. Ils avaient rechargé les cartons de pattes de lapin, tombées sur le tarmac, et s’étaient aperçus que la queue de l’avion militaire était pleine : heureusement, grâce à leur nombre ils faisaient contrepoids vers l’avant. En plus de Rosa, la blonde aux camélias, de Bob, le baroudeur élevé par des chasseurs cueilleurs au fin fonds de la grande forêt équatoriale, de Georg, petit trafiquant entre la Baltique et Dakar, un peu new age, persuadé que les pattes de lapin portaient chance et d’Orange, la seule innocente, ils venaient de charger Barbie, un passé sulfureux et de forts soupçons d’empoisonneuse, mais sexy comme pas deux, quand un taxi déboula sur le tarmac. L’attachée. Bob avait placée Orange juste à côté de lui, couchée sur lui,sa tête tendrement nichée sur ses épaules à lui (Faute de place, avait il prétendu) les cuisses entourant le changement de vitesse, ce qui permettait à un doigt habile de pénétrer avec un mouvement d’aller retour et petit cercle, mouvement perçu seulement d’Orange, qui virait à sanguine. Les 4 autres, tassés les uns sur les autres comme dans un taxi brousse avaient l’avantage de se servir de leurs dix doigts, enfin, je ne vais vous faire un dessin. Quand Orange commença à gémir de plaisir, personne plus ne s’occupa du pilotage de l’avion, et encore moins le pilote. Mourir dans ces conditions ne leur paraissait pas inenviable. Ils n’y pensaient même plus. Et quand Bob dit en wolof : « Satan ne dit pas la vérité, mais provoque le doute », ce fut le délire.

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    Vivre... je n'ai pas le choix. des enfants ?si je n'étais pas stérile. l'amour. a force de solitude de cette non existence mon corps n'est que ruines et déchets. disons que d'avoir eu un père qui pour se venger de ma naissance avait envie de me tuer sans pouvoir le faire, je suis devenu le jouet de son désir de me pousser au suicide. Du jour de sa mort a aujourd'hui je lutte contre cette graine qu'il m'a inoculé. coincé entre l"envie de vivre et une forte envie d'autodestruction je laisse mon corps à l'abandon et de ma vie je ne fais que détruire ce que je construisais. Aucun emploi avec des contrats durant plus de 4 ans, aucune promotion, aucune augmentation. J'ai passé ma vie dans la pauvreté. Donc aucun moyen de me faire aider, puisque le prix de la consultation fait partie du traitement. Par contre chronologiquement j'ai consommé du valium (fourni par mon père en espérant que j'en consomme une dose létale pour un enfant) des alcools, du trichlo ou eau écarlate, du cannabis, du LSD et du tabac. J'ai survécu à tout et maintenant j'erre. aucun moyen de sortir de ma prison a moins d'en choisir une autre. Je me convertis à l'islam.

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    J'éprouve une sensation assez étrange en faisant le point sur cet ouvrage. D'un côté, je ressens la modernité de l'écriture, de la composition, du propos, et d'un autre, je le trouve daté et légèrement teinté de snobisme dans son style. Cependant que je reconnais une finesse dans les analyses psychologiques, une mise en abîme littéraire intéressante (a savoir le roman dans le roman, l'externalité et l'internalité du propos) et une intrigue diffuse qui n'altère pas vraiment la qualité de la narration, j'ai parfois trouvé le propos ennuyeux ou peu limpide. Voire pas nécessairement intéressant. Mais pas intéressant pourquoi ? Parce que je ne partage pas la sensibilité de l'auteur ? Parce que la fluidité de l'analyse m'apparaissait-elle sacrifiée ? A vrai dire, je ne suis pas sûr de savoir répondre. Oui pour l'annonce du Nouveau Roman, la narration originale, l'absence d'intrigue per se, le croisements d'un tissu social prélevé dans la bourgeoisie parisienne du début du XXeme, oui pour la distillation précoce de l'homosexualité, oui pour les faux-semblants et leur incarnation dans ce traffic de fausse-monnaie, oui pour quelques réflexions sur les relations amoureuses, le sens de la vie, la souffrance des mal-aimés...mais quelque chose me manque. J'ai le sentiment d'être passé à travers sans véritablement rentrer dedans. Comme si j'avais l'impression d'avoir affaire à des fantômes qui n'étaient pas suffisamment tangibles. Alors même que l'oeuvre existe, et qu'elle décrit précisément son chemin, elle m'apparait vaporeuse. Quelqu'un partage-t-il mon sentiment ; flou, je dois bien l'avouer, mais qui m'habite au bout du compte ?

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    "La Ballade du Café Triste" paraît en 1951. C'est un recueil de 7 nouvelles. Carson McCullers est une contemporaine de Flannery O'Connor et ses récitont ont aussi pour cadre le sud des Etats Unis. On sort de cette lecture le souffle coupé par un coup de poing annoncé par un climat bizarre fait de violence menaçante et contenue. Trois personnages: Miss Amélia, Cousin Lymon (un bossu qui arrive avec sa valise à la main et se prétend apparenté) et Marvin Macy, mari de "Miss" Amélia, personnage cruel qu'elle a rejeté au bout de 10 jours.. Cette relation triangulaire aura une fin tragique et spectaculaire. Je ne vous en dis pas plus.. C'est l'histoire d'un amour non conventionnel qui pose le problème de la solitude. Elle a été adaptée à l'écran en 1991.

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    Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres Adieu vives clartés de nos été courts! J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres Le bois retentissant sur le pavés des cours. Tout l'hiver va entrer dans mon être Colère, haine, frissons, labeur dur et forcé Et comme le soleil dans son enfer polaire! Gla Gla! Aujourd'hui, feu de bois! Bon, je ne l'ai pas fendu moi-même à la hache, mais je le stock quand certains s'en débarrassent :) Pourtant qu'importe l'hiver si le ciel est bleu? Ô l'hiver en Provence..! Mais y-a-t'il des SDF, des "homeless" en Provence? Des métros où l'on ne voit pas le ciel bleu? Des métros où l'on n'a pas le droit de dormir? Des Asiles de Nuit où l'on se fait piquer son bien? On ne fait rien, on s'en fout. Curieusement, les "campeurs" sur le périphérique à côté de chez moi ont disparu, ceux qui enduraient le bruit et les vapeurs d'essence, en attendant le bonheur d'être "logés", avant que d'autres prennent leur place dans la file d'attente. Ô, indécence! J'ai séjourné autrefois en Californie., chez les derniers hippies. C'était en 1980. Le type chez qui j'étais était un "intellectuel de gauche", qui surveillait son champ de marijuana.. La discussion porta sur l'Amérique..Il en avait plein la bouche de son Amérique. "Dans ce pays",dit-il, "les pauvres peuvent manger à même les poubelles". Chez nous, ils attendent les produits périmés de chez Carrefour, et ils se battent. Je me suis toujours sentie gênée par rapport à la question de "donner" à ceux qui demandent "l’aumône". Je "donne" dans le métro quand la musique me plaît, et quand je ne donne pas, je me sens vaguement agressive, ou honteuse, c'est selon. Et pourtant, l'argument selon lequel c'est à l'état de faire le nécessaire grâce aux impôts me paraît fallacieux puisqu'il ne le fait pas. J'ai donc réglé la question: j'ai "mon" pauvre, un Roumain installé devant chez Dia, à qui je donne régulièrement mais pas toujours, de façon à ne pas lui donner de mauvaises habitudes (!) D'ailleurs il a disparu depuis quelques temps. Peut-être a-t-il pris des vacances au pays grâce à moi? :D Humour Noir, hein, pas de blagues..! Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres... ( pour "les fleurs du mal", je ne suis pas sûre de mes sources, je l'ai appris en seconde :)

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