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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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  • 10/01/14--00:23: La Rose par Repassera
  • Robert Walser,écrivain suisse de langue allemande, très admiré de son vivant par des hommes tels que Kafka et Musil, est issu d'une famille de 8 enfants. Il quitte l'école à 14 ans, et sa famille à l'âge de 17 ans pour exercer de nombreux métiers (domestique, secrétaire, employé de banque). Il les abandonne quand il a assez d'économies . Il commence à publier ses écrits en 1904 ("Les Rédactions de Fritz Kocher")). En 1907 paraissent "Les Enfants Tanner", son roman majeur. En 1908 "Le Commis", et "L'Institut Benjamenta". Il connaît alors le succès. Cependant, il s'installe à Bienne en 1913, et traverse une période dépression. Il écrit de courtes nouvelles: "Histoires" en 1914, "La Promenade" en 1917, et "La Rose" en 1925. "La Rose" est son dernier ouvrage publié. En 1933 il rentre dans la clinique psychiatrique d'Herisau, et y restera jusqu'à sa mort en 1956. Le 25 décembre 1956, il quitte la clinique pour une promenade, et marche jusqu'à l'épuisement et la mort) (Wikipedia) J'aime Robert Walser, et "Les Enfants Tanner" (son roman) m'a profondément marquée. Ici, je voudrais citer un extrait de "La Rose", intitulé "Vitrines" "Regarder dans les vitrines, qui n'y prendrait plaisir? Au vol, le regard grignote du chocolat. Ici, ce sont des chapeaux qui t'intéressent, là des cravates, ailleurs des saucisses de Vienne et de Francfort. Dans des boutiques d'antiquités sont exposées des batailles de l'histoire suisse. On est stupéfait par tant de violence. La possibilité de jouir de la vie par son bon côté, il faut la conquérir à bras raccourcis. Je perçois des choses nourrissantes, comme de l'emmental et du gruyère. Les mouchoirs de jeunes dames sont brodés à ravir. C'est pour un mouchoir qu'Othello fit une scène à sa femme. Les bijouteries scintillent de bagues, de bracelets et de colliers. Les papeteries te signalent l'utilité qu'il y a à écrire de temps en temps une lettre. Voilà quelques temps, j'ai vu chez un brocanteur un petit christ en ivoire, les bras écartés à l'horizontale, les pieds troués. Une fois de plus, je n'ai fait là qu'esquisser; en réalité, je devrais me sentir tenu d'en faire davantage." C'est là, je crois, ce que l'on a appelé "l'écriture miniature" de Robert Walser. A suivre ( "Le solitaire")

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    Cette piste oubliée entre Ibarra et Tulcan, pays de volcans entre Équateur et Pérou, il fait nuit, froid et brouillard. J’entends dehors tourner rond les 4 moteurs, je sais qu’ils m’attendent. Dans cette petite baraque en tôle perdue dans l’immensité des Andes j’attends que la petite lumière verte du brouilleur de la Géolink se mette à clignoter pour lancer mon message. Elle clignote et j’appuie sur send. Une minute plus tard je referme la mallette et je sors dans la nuit froide, glacée. Il fait noir et je vois à peine l’avion qui est pourtant là tout prés, je pense aux mots de Turenne « Tu trembles carcasse, mais tu trembleras encore plus quand tu sauras où je t’emmène ». Je trouve la porte, je monte et je la verrouille. Le peu de lumière qui vient du moniteur de Rick me suffit pour aller à l’avant, Chavez enroulé dans sa parka fait semblant de dormir. Le cockpit est enfumé, la sono diffuse tout doucement « Brothers in arms » et les verts et bleus des écrans se reflètent sur des visages graves et attentifs. - C’est bon on peut y aller. La main de John pousse doucement la manette des gaz et le bruit se fait plus sourd. L’avion pivote et se met à rouler. Je me pose près de Hans et je jette un coup d’œil sur sa batterie de 4GPS qui disent tous la même chose. Dans trente minutes ce sera le diable et la faucheuse qui rôde. Une peur idiote me noue les tripes. Je tremble et j’ai besoin de serrer quelque chose pour me rassurer alors je serre mon accoudoir. Hans me demande : - C’était Londres ou Joburg ? - Londres. - Ils disent quoi ? - On continue. Les moteurs grondent et on commence à rouler de plus en plus vite, le nez du zinc se lève, je n’ai plus peur. Il fait presque mort et nous le savons. Bientôt au bord du golfe du Mexique l'expert de chez Lokheed sera formel : cet avion est fini, involable, irréparable, bon pour la ferraille…………Un trou de deux mètres à l’arrière du train d'atterrissage, avion déformé comme une banane, plus d'avionique, balancez le à la mer c'est fini pour lui. On a décollé le lendemain matin vers Freetown, une longue diagonale suicidaire au-dessus de l'Atlantique pour le ramener chez nous, la région des grands lacs et des hauts plateaux où nous nous étions connus vingt ans plus tôt, cette région d'Afrique que j'ai tant aimée et qui m'a tant perdu. Nous étions tous d'accord là dessus : il fallait le ramener chez nous. Nous nous sommes quittés dans un cimetière d'avion.

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  • 10/05/14--13:23: Les mots d'amour par Cypou
  • Les mots d’amour Laisser parler son cœur pour les dire. Point n’est besoin de le forcer ; seulement lui laisser le chemin libre, que par trop souvent par des buissons il est envahi. Se faufiler en douceur dans un sous bois de velours jusqu'à s’y perdre pour s’échouer sur un tapis de mousse. Rêver d’elle avant que l’humidité du sol ne vous réveille pour vous dire fraîchement que ce n’est pas elle qui vous inonde. Elle qui pourtant ne vous abreuve de ces mots alors que son corps vous a fait ce plus beau cadeau. Rien de plus sublime que le souvenir du battement de son cœur en émoi….. Subtile harmonie d’une complicité épanouie dans la moiteur saccadée de son plumier jusqu'à épuisement de l’encre d’un pinceau de soie. Ancre de fer doux qu’elle façonna à l’enclume de sa langue avide avant qu’elle ne devienne acier trempée. Ô toi femme éternelle amoureuse, n’interromps pas ce délicat voyage de la vie ! Suis moi là-bas ; de myrtilles sur mes lèvres je parfumerai ta bouche à la couleur de tes paupières ; maquillage saveur des bois comme lavandes odorent notre Provence alors que la haut le soleil ne parvient à lorgner au travers de l’épais feuillage déjà, comme ta peau frémissante, mordoré. L’écureuil n’a pas l’air inquiet qui grimpe tout proche, la queue en panache, sur le tronc du seul épicéa perdu verdoyant. De sa flèche perçant la douce couette de feuilles frémissantes à la brise, il n’a cesse de rappeler à l’ordre qui dérangerait cette aubade feutrée. Magie d’un après midi d’automne ou faute de ne pouvoir l’écrire et à ce point étonnée de l’avoir qu’une seule fois par inattention murmuré …..les mots du cœur s’ouvrirent aux délices d’un amour innocent….. Cypou le 05/10/2014

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    Après avoir cultivé ma terre Je n'ai rien eu d'autre à faire Que de penser, oui pense bergère A l'avenir et au passé Mon âme est en jachère Elle ne sait de quel côté De l'avenir regarder Du vivant ou de la mort Ah vivre, vivre encore! D'angoisse mon enfance Fut bercée sans pitié Et même la pensée De ceux qui dans leurs sens Et leurs corps ont souffert Ne m'a pas aidée "Sans amour et sans haine S'en aller sur la mer" Ô combien ce vers rend la peine D'une vérité acceptée S'en aller sur la mer Et peut-être plonger Sous la lame Que faire si de l'amour Je ne puis recevoir ni donner A hurler comme un sourd Je m'épuise et ne peux oublier La fin de mon corps Ni celle de mon âme Qui s'endort..

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  • 10/06/14--04:37: POUR TOI ..... par Minos36
  • Pour toi, qui porte le ciel dans tes yeux, la saveur de la mer sur tes lèvres, des roses rouges dans ton coeur, une aiguille et du fil pour broder un jolie histoire que le vent murmure, tu es l'objet de ma poésie, de cette étrange poésie pour les temps que nous vivons, poésie condamnée aux marges, mais poésie lucide dans sa folie, poésie folle dans sa lucidité.

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    Enterrez moi de mon vivant si vous le voulez! mais de grâce laissez-moi vivre quand je serai mort ! Quand je serai mort, enfin je serai moi, enfin je penserai à toi , crois-moi il n’y aura plus d’émoi sur ma voie, point de croix ni broderie, seules les étoiles dessineront les mélodies de notre folie passée. Du simple passé aux futurs antérieurs nous revivrons dans un monde plus que parfait, un sur-monde sans révolution, ni circonvolution. Les dieux y garderont les moutons et nous, nous surveillerons le lait sur le feu. Ici, feu un rêveur qui se brûla les doigts d’une chandelle allumée au bout de sa plume, marchand de biens en mal de construire du bonheur à la lueur d’éphémères lucioles, m’a conté le voyage d’une gazelle aux sabots d’argent. Il faut gravir la montagne et garder la tête sur les épaules, nul sacrifice odieux ne pourra nourrir la gloriole des fantoches, les étoles drapées et les turbans enrubannés suintent le sang et les larmes des terres arides à venir. Ne me jetez plus les pierres que j’avais jadis préparées pour la cérémonie, je n’étais ni le premier ni même une ombre funeste, je n’ai voulu que suivre l’oiseau dans les airs, et me suis projeté au-delà de tous les horizons. Agenouillé j’entends le chant d’Eole, je compte les grains de sable du temps qui passe, je me souviens des jours heureux. Lcm

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    Il en agace plus d'un mais il séduit les autres. Controversé. Paradoxal. C'est la dure loi du Génie. En général. Aujourd'hui justement, je vous en propose un, en particulier, MAIS SI CE N'EST PAS BILAL ce pourrait donc être son frère mais de l'autre côté, une autre face en somme : un peu dandy, un peu rustique, un peu bohème, et rock-and-roll, futuriste et exigeant, son ambition, son seul propos, son unique souci est de produire un objet aussi original que fonctionnel qui pourrait être posé dans votre cuisine aussi bien que dans un jardin parisien ou brésilien qu'importe - mais surtout pas dans un musée- pas forcément très stable ni forcément pratique, un objet spécial qui vous en boucherait un coin. "- Mais pas du tout ! il n'a jamais dit ça !" Bon, disons plutôt, un objet ...décapant qui vous déboucherait un coin , -voilà ce qu'il aurait pu dire, cet optimiste lumineux, le contraire absolu en effet du sombre Bilal. Mais pas tant que cela. Alors que, -malgré tous les crépitements de flashes qu'il provoque, malgré sa logorrhée cacophonique et ses effets de manche publics sur toutes les scènes de la planète,( il a le don d'ubiquité qu'on se le dise,) - alors que jusqu'ici -disais-je- il n'ait jamais vraiment consenti à s'épancher sérieusement sur sa situation d'artiste, ni sur le sens décalé de son oeuvre, ni sur son moi, ni sur les autres, pas davantage sur son adaptation ou son inadéquation au monde, ni sur sa propension à chosifier tout et n'importe quelle pensée qui lui vient, ou à s'inspirer de ses rêves pour approfondir le réel signifiant, il a voulu cette fois* affirmer qu 'il utilisait la moindre image délivrée par son cerveau débordant comme un outil, à la fois pour créer et déconstruire dans le même mouvement, comme des forces tectoniques font surgir des montagnes à l'instant même où elles rayent de la carte et du territoire des villes entières avec leurs habitants ! Il croit vraiment pouvoir débarrasser le vieux monde de tous ses carcans inhibiteurs, et secouer tous ses poids morts. Il pointe sans cesse le normatif de la pensée unique et étriquée et rêve de le troquer contre une stimulation permanente de nos neurones , et de rétablir des connexions entre nos synapses anesthésiés, enfin, de traquer jusqu'à l'os la "substantifique moelle" . D'où lui vient cette nécessité de créer de façon presque compulsive toute cette batterie d'objets consuméristes qu'il dénonce opportunément par ailleurs comme il est de bon ton de faire en ces temps de nouvelle conscience écologique ? Pour sûr on l'aurait plutôt imaginé en "pop-star, magicien, compositeur, astrophysicien, voire gourou", ou même toréador dans une arène. C'est qu'il est "né de biais". Il a grandi fantasque. De sa pensée magma, émergent depuis lors toute une "cosmogonie, un bestiaire de symboles, un érotisme végétal, de là vient son «chamanisme» spontanéiste , son civisme bio-écolo". (Evidemment tout cela n'est pas de moi) :( Ni intello ni politique, ce tribun fécond qui parle comme personne " le WIP CLIP CRAP BANG VLOP ZIP SHEBAM POW " des bandes dessinées, se réjouit enfin, il vient de trouver comment décrire son inconscient, il dessine une énorme cacahuète.....oui oui " l'image la plus proche du pré-foetus"... Une sorte de Zeppelin voyageur. Une astronef peut-être ? Tout est dit. C'est l'homme qui vient d'Ailleurs.............. Mais non, il ne vient pas vraiment d'Ailleurs. Il n'y va pas non plus. Il est Ailleurs. Loin de la vraie vie. Mais on ne saura rien de cet Ailleurs, excepté ce qu'il en rapporte, comme un mineur laborieux remonte de l' or du profond de la terre, des créations protéiformes et multiples, venues tout droit -ou par convulsions- de son inconscient inventif et fulgurant ....avec son goût enthousiaste pour l' accumulation, la saturation, l'automatisation, l' innovation, la dérision aussi sans doute, de tous nos objets du quotidien et du futur. C'est un prototype qu'il façonne librement depuis les méandres et les ombres de son cerveau habité. Pour Demain. (Ou pour Aujourd'hui. C'est pareil. Nous y sommes.) C'est pour l'Homme bionique qu'il travaille avec passion. Le Bilal du Design finira bien par inventer un engin parfaitement inédit, biscornu, jubilatoire, paradoxal, cocasse, extravagant, démocratique et pour finir, coopératif ! Humaniste donc Starcky avec de si généreux projets ! "Inventeur, créateur, architecte, designer, directeur artistique, Philippe Starck est tout cela, mais surtout un honnête homme dans la pure lignée des artistes de la Renaissance". (Cela non plus, ce n'est pas moi qui le dis). C'est bien là le paradoxe. Et voici que sur son passage "claquent des noms étranges : Dr Sonderbar, Dr Glob, Bubble, Slick Slick, Ploof, Zbork, Dédé, Lalala... Et bla, bla, bla. jouet Toto, chaise Boom. et des meubles encore, Alfie Funghie, Anton Ho, Diki Lessi, Ema Sao, Joa Sekoya, Jono Pek, Light Rock, Misa Joy, Oka Chic, San Jon, et puis et puis côté technologie , en abondance ! par celui qui revendique la fin du consumérisme oui oui !!! Vous n'êtes vraiment pas obligés de tout lire !!! M.A.S.S. BY S+ARCKBIKE with moustache, Vélos à assistance électrique (2012) Ideas Box, Médiathèques en kit, Bibliothèques Sans Frontières (2011) Thermostat, Netatmo (2011) Blade Runner, hard drive, Lacie (2011) Carte Navigo, STIF (2011) Casque ZIK, Parrot (2010) Net, Flos (2009) FreeBox Revolution (2008) Tic & Tac, horloges, Kartell (2008) Zikmu colors, enceintes sans fil, Parrot (2008) Eoliennes, Pramac (2008) Disques dur, La Cie (2007) Zikmu, enceintes sans fil, Parrot (2007) Montre, Fossil (2005) Montre, Fossil (2004) Optical Mouse by Starck, souris optique, Microsoft (2002) Montre bracelet, Fossil (2002) Station météo, Oregon Scientific (2001) Montre bague, Fossil (2001) Montre pendentif, Fossil (2001) Montre, Fossil (2001) Radio pour salle de bain, Princess (2000) Rasoir électrique, Princess (2000) Brosse à dents électrique, Princess (2000) Brosse interdentaire électrique, Princess (2000) Balance, Target (2000) Fer à friser, Princess (2000) Sèche cheveux, Princess (2000) Chauffe biberons, Target (2000) 900 MHZ babyphone, Target (2000) Montre, Fossil (1999) Fontaine à eau, Paris (1997) RT201, radio réveil, Thompson (1997) Low cost watch, montre, Seven Eleven (1996) Low cost clock, réveil, Seven Eleven (1996) Euroconvertisseur (1996) Boa, stéréo FM radio, Saba (1994) Krazy Jacket, blouson en nylon sonore, Saba / Adidas (1994) TV Bicolonne, téléviseur (1994) Vertigo, vidéoprojecteur, Saba (1994) To Yoo, téléphone, Thomson / Alessi (1994) La la la, radio, Thomson (1994) Toccata, lecteur CD, Telefunken (1994) Street Master, radio FM, Saba (1994) Rock’n’Rock, micro chaine hi-fi, Telefunken (1994) Poe, radio, Thomson / Alessi (1994) Pala Pala, répondeur téléphonique digital, Thomson (1994) Perso, visiophone portable, Telefunken / Hermes (1994) Partoo, téléviseur portable, Saba (1994) Ola, téléphone monobloc, Thomson (1994) Moosk, radio Thomson / Alessi (1994) Lux Lux, 16 :9 Pal Plus téléviseur, Telefunken (1994) Hook, téléphone, Thomson / Alessi (1994) Ego, lecteur vidéo DVD, Telefunken (1994) Cube, projecteur LCD, rétroprojecteur, Thomson (1994) Coo Coo, radio réveil, Alessi (1994) Babel, tour multimédia video, Thomson (1994) Alo, téléphone à commande vocale, Thomson (1994) Plasmaa, téléviseur ultra plat, Nordmende (1993) Ici Paris, réveil radio avec trois mémoires et tuner digital, Telefunken (1993) Don’O, radio, lecteur de cassette audio, Thomson (1993) Aloo Telephone, téléphone à commande vocale, Thomson (1993) Haut parleur, Thomson (1993) Lecteur vidéo, Saba (1993) Lecteur vidéo, Thomson (1993) Lecteur vidéo, Telefunken (1993) Téléviseur, Telefunken (1993) Téléviseur, Saba (1993) Téléviseur, Thomson (1993) Télécommande, Telefunken (1993) Comboo, téléviseur et lecteur CD combiné, Nordmende (1993) TV Bicolonne M5116F Screen, écran, Saba (1993) Radio, Thomson (1993) Oye Oye, radio FM portable, Saba (1992) Zéo TV, téléviseur portable, Thomson (1992) TV Bicolonne T7049 SLT, téléviseur, Saba (1992) Téléviseur 14’’, Thomson (1992) Haut-parleur, Thomson (1992) Télécommande, Nordmende (1992) Oz, téléviseur, Telefunken (1992) Moa Moa, radio, Saba (1992) Jim Nature, téléviseur portable, Saba (1992) M 5107, télécommande, Saba (1992) K1, disque dur, D2 (1989) Machine à espresso (1988) Walter Wayle II, horloge murale, Alessi (1987) Walter Wayle I, horloge murale (1985) Don Quichotte, horloge murale, Spirale (1983) et pour partir en astronef !!!!!!! Samsonite (1998 – 2000) * "Dans « Impression d’ailleurs », (Editions de l'Aube, 2013) pas encore dans la base pcc bien que suggéré il y a 48 heures au moins, (et que j'ai donné après lecture à mon fils chéri, pour qu'il devise un peu pendant ses trajets en train,) Philippe Starck (qui dessine les intérieurs des wagons du TGV lui, mais ne le prend jamais) nous entraîne, au gré des mots et sous la forme d’un abécédaire déstructuré, dans son univers mental, imaginatif, créatif et fertile. Réflexions personnelles, expériences vécues et analyses étayées s’entremêlent et révèlent une pensée complexe, subversive et novatrice. Derrière l’image du personnage public ancré dans la matérialité par la richesse de sa production, se révèle l’homme Philippe. Celui qui, en domptant la matière, la nie. Écologie et politique, jeunesse et culture, art et science… Philippe Starck nous livre un regard décalé et acéré sur les enjeux du monde et propose, en humaniste, des voies pour le changer."(copie collé de critiques ) http://www.numero-magazine.com/ Le Paradoxal http://www.e-marketing.fr/Marketing-Magazine/Article/1664-et-Starck-un-partenariat-paradoxal-13900-1.htm Le "looseur" mais de génie http://lejpp.mediacoaching.com/philippe-starck-looseur-de-genie/ L' Ubiquité http://rue89.nouvelobs.com/2010/12/12/design-au-secours-philippe-starck-est-partout-180161 « Cet homme remplit en partie le cahier des charges de Dieu, il a le don d’ubiquité. Est-ce qu’il sera éternel ? Ça je ne sais pas... », lance Christine Bauer, auteure de « Le cas Philippe Starck ou de la construction de la notoriété ». Maître de conférence en sciences de l’information et de la communication, elle a écrit le seul livre d’analyse un peu critique du phénomène. (Elle y mentionne la stratégie de Starck qui s'apparenterait dit-elle au Jeu de Go .........allez donc y voir de plus près, c'est la stratégie des entreprises japonaises il parait !!!!) Starck en fin stratège n'a pas répondu.... Ah je vous vois venir, vous allez me dire "mais alors, pourquoi BILAL ? " Parce que. http://www.lesechos.fr/week-end/culture/0203814877442-enki-bilal-loptimiste-sombre-1049553.php

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  • 10/07/14--02:08: Me r'voilà :) par Repassera
  • En recherchant les "nuits d'été", je me suis aperçue pour ma plus grande confusion que j'avais inventé le "sans haine".. Je suis coutumière du fait et l'ai toujours été. C'est un truc de famille, un problème d'association mêlée à de l'étourderie ou du j'm’en-foutisme, bref, on a l'esprit vague :) Par exemple, je dirais facilement "ma mère était dans ses p'tites bottes" ou bien encore "aller K.O K.O". Je m'en voudrais de faire du tort à Berlioz, d'où cette rectification. Quant à "Sur les lagunes", vous trouverez le lien dans mon com' Berlioz/ nuits d'été, sous anna conte. On peut tout demander à Anna, elle vous dénicherait une sœur ou un frère inconnu(e) ...enfin, sur le net :D C'est un chant merveilleux que "Sur les lagunes". Je vous le recommande...

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  • 10/08/14--00:51: Son meilleur ami par Cypou
  • Son meilleur ami Quand elle m’en parle je me demande si ce n’est vraiment qu’un ami. Étranges sont les qualificatifs qu’elle lui attribue ; jusqu’a me dire qu’ « il enchante sa vie de la senteur du parfum du printemps nouveau revenu » Ne faites pas attention : nous sommes en automne ; je la sens émoustillée. Je m’interpelle et lui demande la marque de son parfum. Elle ne sait jamais me répondre à croire que c’est un mix…. Atchoum ! Ca la fait rire ; quand je rentre chez elle elle me dit que ce pourrait être un bon traitement pour déboucher le nez. Pas très flatteur pour celui qui vient de sortir et qui fait parti de tous ses voyages. Il paraitrait même que bien couvert il peut passer inaperçu, elle est gonflée celle la, à croire qu’il ne se promène qu’a poil chez elle…. Jusqu'à me dire « Tu sais, c’est une confidence, il me fait beaucoup de bien dans le bas des reins » Je la trouve bizarre cette nana ! Non , je ne suis pas jaloux ! Ne serais je ni plus ni moins qu’un ami ? Plutôt moins puisque je ne l’accompagne pas toujours en voyage ? Allez savoir ! Je sais qu’elle aime quand mes mains s’égarent dans le bas de ses reins Elle m’a dit l’autre jour que l’on pouvait faire bon ménage à trois en me tendant ....…..le tube de pommade. NB1: rien de poétique dans ce commentaire. Simplement Mesdames ne perdez jamais de vue que la perception ( nanh pas la trésorerie générale arff ! ) de toute personne en émoi face à vous peut être grandement perturbée par votre langage qui d’un coup va devenir sensuel à ses oreilles bien plus que malodorante votre pommade …..ne le ferait fuir …plait il ??..... Non je ne rigole pas ! Allez cherchez votre tube de pommade…. Cypou le 08/10/2014

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  • 10/09/14--00:41: S'unir ou rien par Narayan
  • Son esquisse. Telle une idolle , son ombre échappée un peu folle sans cesse à ses côtés , il la voit sans la posséder .D'abord le cœur en joie, le vent en poupe son crâne , à bas , sur les rochers en croupe , il espéra .Seul lui importait le parfum de sa robe ; la couleur des sentiments échangés , tolérés . Tombe sa litanie et le fard , étoffe vacillante sans faux semblants l'alcôve les attend . Les corps frais et chauds des aimants flânent sur la peau lisse des sentiments . Sage mais sans moyens , ressentant tout et rien . Fuir . Sur les infortunes de l'existence il jeta son dévolu avec magnificence . La cervelle balancée sur les rives de la Terre salie des Hommes , comme la toute puissance du soleil noir le feu sacré illumine son regard hagard , pour s'endormir au trou de la montagne . Encore un peu de temps pour voir il ne sait quoi , encore un peu de sang pour laisser venir le trépas .De son bras ensanglanté des plaies passées qu'elle a pansées il recouvre sur lui son linceul . Juste mourir , l'ensevelir sous leurs rires . L'air que nous respirons , l'eau que nous buvons, ce que nous mangeons , la Terre que nous piétinons , les morts de toujours, tout est perdu mais le pire est à venir , que nous reste t il ? Le doute , le désir du non désir , le détachement , les instants futiles , une lutte inutile . Quelle conscience sur nos connexions . Conscience collective ?

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    "La peine de mort est abolie. Nul ne peut être condamné à une telle peine, ni exécuté." Le 9 Octobre 1981, une loi a aboli la peine de mort en France. Son adoption a été l'aboutissement de près de 200 ans de discussions, de débats et de prises de position passionnées. Le 14 Mai 2009, Samantha est confortablement installée autour d'une table de salon avec son jeune fils, Allan, précoce social, 7 ans. L'enfant discute sereinement. Sa mère lui porte une oreille indiscrète et attentive. Allan a entendu parler pour la toute première fois à l'école, des tribus cannibales. Son regard est troublé. Samantha tente de le rassurer. "-Les cannibales te font peur, c'est ça... - Non, je sais que je n'en croiserai pas en sortant de ma salle de bain et comme je n'irai jamais les voir, je m'en fous. -Tu es dur mon fils, à ton âge j'en faisais des cauchemars. De toute façon, les tribus cannibales sont plus qu'en voie d'extinction..." Allan était absorbé dans le flux de ses noires pensées. Un flot d'images envahissait son jeune esprit. "-Je me pose une question, maman. Les cannibales font pire que 'tuer'. Ils tuent l'homme, puis, ils le mangent... Y a-t-il des bandits qui font pire que 'tuer'?" Sa question appelait inéluctablement une réponse sincère. "-Oui. On appelle ces criminels des tueurs en série, des terroristes, des pédophiles multi-récidivistes qui n'hésitent pas à se débarrasser des petits corps. Ceux-là font pire que 'tuer'. Mais tu es trop jeune pour que j'entre dans ces sombres détails avec toi. Ils vont généralement en prison pour de longs séjours. -S'ils sont méchants comme les cannibales, ça n'est pas suffisant la prison. Je pense à un truc mais c'est n'importe quoi... -A quoi penses-tu, dis-moi?" Allan hésitait en proie à une haute tension, il articula difficilement ces quelques mots: "-Il faudrait... il faudrait... les tuer... -Ce dont tu parles, existe. Il s'agit de ce que l'on appelle "la peine de mort", mais depuis presque 30 ans elle ne s'applique plus en France, et en Europe non plus. Certains pays comme la Chine (entre 1000 et 3000 exécutions annuelles), les E.U, l'Arabie Saoudite, l'Iran et d'autres encore exercent cette peine. Elle n'est pas toujours servie que pour les cas les plus extrêmes de cruauté. Et les méthodes de mise à mort sont redoutables. -Si ces bandits font pire que 'tuer', la prison, c'est pas assez pour eux, maman. -Dieu a dit: "Tu ne tueras point." -Mais nous, nous ne croyons à aucune religion." L'enfant était à nouveau distant, absorbé. Il prononça ces mots : "-Ils font pire que 'tuer'... Si je veux les tuer, je deviens comme eux, hein maman? -Oui. La violence est entrée dans ta vie avec ces histoires de cannibales racontées par ta maîtresse. Je crois que la réclusion à perpétuité est une peine capitale plus noble que la peine de mort. Oui la perpétuité... Mais est-elle plus digne pour les familles ensanglantées et meurtries ? On entre dans un domaine qui n'est franchement pas de ton âge. - Maman, c'est quoi la perpétuité?"

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    " Partons, dans un baiser, pour un monde inconnu." Alfred de Musset Sur les remparts d’avril, il avait bu ses yeux. Ce grand félin étrange l’encercla de ses bras, Écrasant sur ses lèvres des baisers audacieux Et, caressant soudain le soyeux de ses bas. Un seul instant avait suffit pour l’enivrer. Ô ciel ! Divine folie ! L’Amour est un mirage. Mais nous voulons l’ivresse de la chair exaltée, La violence de son feu, l’extase qui ravage. Elle a livré son corps dans un élan sacré ; Râle mystique, les amants dansent leur volupté. Puis l’âme cherche plus loin, après les vagues d’étreintes. A la source du tendre, le cœur veut s’abreuver. Aimer est une brûlure de l’esprit, et sa plainte Transperce chaque nuit les flots d’Eternité. Slavia 9 Octobre 2014

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  • 10/10/14--07:13: De Moi à Vous par Slavia
  • « Par le plaisir faut tromper le trépas. » Pierre de Ronsard Venez donc et restez, je ne vous chasserai ! Mais parlez-moi d’Amour, toute la nuit, le jour. Point n’est besoin de longs discours pour faire la cour. Juste quelques mots, des mots d’Amour, sans rechigner. Ecrivez-moi comme autrefois, d’une longue plume, Trempée dans une encre bien épaisse, une encre rouge. Rouge elle sera comme la passion qui brûle et bouge Je veux un feu qui me dévore et me consume. L’Amour s’en vient et puis s’en va, n’y pensons pas. Vivons ses transes sans réfléchir à l’au-delà. Prenons cette force qui nous tient encore debout. Osons les plaisirs infinis grisant nos corps. Faisons de la vie une lumière, de moi à Vous. Et que le désir nous submerge jusqu’à la mort. Slavia 10 octobre 2014

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    J'aime ce film, je ne saurai dire pourquoi. Je l'aime, c'est tout. Je n'ai pas d'argumentaire à développer, je n'ai pas le talent de certains pour décortiquer et analyser les objets filmiques. J'apprécie tout simplement, avec ma sensibilité, ce long métrage sobrement réalisé, sans fioritures, et qui met en image une bien belle histoire.

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    Ooooohhhh....j'le peindrais, ton film....ces galettes sont succulentes, servies avec brio par un Marielle au top de sa forme. J'aime à me replonger dans les tournées de ce représentant représentatif, dans un décor seventies, aux piquantes aventures parfois pluvieuses. Et je m'amuse à retrouver ce même JP Marielle quelques décennies plus tard, rencontrant Sophie Marceau dans "Tu veux ou tu veux pas", assagi, contemplant avec son élégante nonchalance, la jeunesse encore bouillante de la séduisante actrice, dans une mise en abîme baroque (dans le sens théâtre dans le théâtre).

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  • 10/05/14--09:36: TURBULENCES par Ashaninka
  • Turbulences de la vie, une réalité sans couleur. D'être heureuse, elle n'y croyait plus, encore moins de l'amour. Emportée vers le fond, dans l'âme un grand vide Tel un quai, balayé par un vent d'hiver. De tant de tiédeur on en oublie de savoir aimer, dans la paix et l'émotion nul ne pense exister, A chaque coin de rue il est des surprises cruelles L'aveugle aux yeux ouverts, a besoin de courage. Devant tant d'expectatives, elle pleura comme l'enfant Percevant que l'ange ne fut que mirage renaissant un instant, par pur enchantement Elle s'était retrouvée, pour mieux se perdre Est morte cette femme qui oublia comment sourire, que voulait-elle vraiment? Elle songe, et dans son sommeil elle rêva... rien de bien mystérieux, rien de bien ambitieux. Qui sait par ironie, lors encore d'un chemin croisé Elle devra dire, que plus personne n'est attendu Aujourd'hui le coeur dans les mains, devant son carrefour Elle apprend que dans cette vie, rien n'est éternel. tout va et vient, le labyrinthe de l'avenir tourment de l'esprit, âme en putréfaction de mémoire heureuse? En a-t-elle le souvenir? Qui est elle qui déambule comme un spectre dans le cimetière de sa vie? Est morte cette femme qui oublia comment sourire,qui que voulait-elle vraiment? Elle songe, et dans son sommeil elle rêva... rien de bien mystérieux, rien de bien ambitieux. Juste être et donner sans retenue

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    J'éprouve une sensation assez étrange en faisant le point sur cet ouvrage. D'un côté, je ressens la modernité de l'écriture, de la composition, du propos, et d'un autre, je le trouve daté et légèrement teinté de snobisme dans son style. Cependant que je reconnais une finesse dans les analyses psychologiques, une mise en abîme littéraire intéressante (a savoir le roman dans le roman, l'externalité et l'internalité du propos) et une intrigue diffuse qui n'altère pas vraiment la qualité de la narration, j'ai parfois trouvé le propos ennuyeux ou peu limpide. Voire pas nécessairement intéressant. Mais pas intéressant pourquoi ? Parce que je ne partage pas la sensibilité de l'auteur ? Parce que la fluidité de l'analyse m'apparaissait-elle sacrifiée ? A vrai dire, je ne suis pas sûr de savoir répondre. Oui pour l'annonce du Nouveau Roman, la narration originale, l'absence d'intrigue per se, le croisements d'un tissu social prélevé dans la bourgeoisie parisienne du début du XXeme, oui pour la distillation précoce de l'homosexualité, oui pour les faux-semblants et leur incarnation dans ce traffic de fausse-monnaie, oui pour quelques réflexions sur les relations amoureuses, le sens de la vie, la souffrance des mal-aimés...mais quelque chose me manque. J'ai le sentiment d'être passé à travers sans véritablement rentrer dedans. Comme si j'avais l'impression d'avoir affaire à des fantômes qui n'étaient pas suffisamment tangibles. Alors même que l'oeuvre existe, et qu'elle décrit précisément son chemin, elle m'apparait vaporeuse. Quelqu'un partage-t-il mon sentiment ; flou, je dois bien l'avouer, mais qui m'habite au bout du compte ?

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    Née en 1925, Flannery O'Connor est considérée comme un des plus grands écrivains américains. Issue d'une des plus anciennes familles catholiques de Géorgie, elle est éprouvée à un âge très jeune, quand son père meurt d'un lupus erythematus alors qu'elle n'a que 15 ans. Elle fit ses études à l'Université d'Iowa. Atteinte elle-même par cette maladie en 1951, elle dut retourner au domaine familial (dans une petite ville de Géorgie) "Andalusia", où elle éleva une centaine d'oiseaux (autruches, émus, toucans, paons et toute sorte d'oiseaux exotiques). Malgré le diagnostic de 5 ans d'espérance de vie, elle vécut encore 14 ans et mourut en 1964 à l'âge de 39 ans. Ce qui caractérisa Flannery O'Connor fut la timidité, le sens de l'humour, le dédain de la médiocrité la haine de l'affectation et une morale pessimiste. Malgré sa foi, il n'y a pas de didactisme dans ses œuvres ni d’apologie de la religion catholique. Elle stigmatise au contraire le fanatisme religieux. Elle a un don pour la caricature : ses personnages sont souvent retardés et grotesques, et il y a une disparité entre leurs perceptions limitées et le sort terrible qui les attend..."L'horreur s'y mêle agréablement au comique". Flannery O'Connor a écrit 2 romans et 32 nouvelles. "Les braves gens ne courent pas les rues", son premier recueil, écrit entre 1953 et 1955, est à la fois comique et sombre. ( tueurs évadés, sourde-muette, une jeune Dr en philosophie à la jambe de bois). Elle y utilise la violence et la tactique de choc. L'oeuvre de F.O'Connor est marquée par le sens du péché originel, de la culpabilité et du besoin de grâce divine : "La grâce nous change et le changement est douloureux". Son oeuvre reste incroyablement moderne alors que celle d'Erstine Caldwell, qui l'influença, est tombée en désuétude. En 2009, elle obtint " The Best of National Award", prix décerné par les internautes... C'est tout dire. Lisez "Les braves gens ne courent pas les rues", vous ne serez pas déçus!

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    J'ai déjà mentionné Le Solitaire de Robert Walser (La Rose), mais je n'ai pas donné mon avis personnel sur cet "état" qu'est la solitude, sur cette difficulté à vivre parfois intense, voire intolérable, un état cependant recherché par certains comme un bien "salutaire", comme la Solitude de Purcell "my sweetest love.." Il m'est arrivé de vivre des moments de solitude tels que d'aller chez le boulanger pour prononcer cinq mots : "une baguette s'il vous plaît", me procurait un soulagement intense. En revanche, me jeter dans la rue par un froid glacial pour aller jusqu'au Jardin des Plantes me demandait un effort surhumain, et si je me sentais mieux au retour, c'était par contraste, et je me jurais de ne plus recommencer. Cette solitude, j'ai appris à la meubler, ainsi je ne me sens plus seule. Ce n'est pas le cas de milliers de gens (je pense particulièrement aux personnes âgées,pour lesquelles les journées sont si longues, et qu'on "ne peut pas prendre chez soi", à une époque où la vie communautaire n'a pus grand sens). C'est le cas du"Solitaire" de Ionesco. son seul roman, considéré comme un roman de l'absurde. "Mieux vaut avoir une santé psychologique de fer avant d'entamer ce roman de Ionesco, écrit à la première personne du singulier. "L'homme qui nous livre son histoire est âgé de trente-cinq ans. Sa vie, jusqu'alors cadencée par un quotidien latent (sorte de "métro-boulot-dodo"), est bouleversée par un héritage inattendu (décès d'un vieil oncle américain sans progéniture). Du jour au lendemain, ce trentenaire, blasé par la monotonie de son existence, se retrouve à l'abri financièrement. Plus besoin de travailler, plus besoin de compter. "Commence alors une sorte de voyage introspectif ; celui d'un homme qui profitera dans un premier temps des avantages que procure ce nouveau statut de riche, puis, qui plongera de façon pernicieuse dans une conscientisation de l'absurdité de la vie. Une chose est sûre. A la réponse « l'argent fait-il le bonheur ? », la réponse est non. Evidemment, ce constat correspond à un premier niveau de lecture. D'autres réflexions et enjeux se bousculent en sourdine… et construisent la pensée de ce narrateur qui tente de percer les mystères existentiels. A quoi sert la Vie et quel sens lui donner? Qu'est-ce que l'Individu face au monde qui continue d'avancer, de grouiller, de s'agiter? "Le Solitaire est un homme double qui discute et controverse énormément avec lui-même, et que chaque page semble représenter un débat éperdu entre les différentes opinions qui se querellent en lui. le rêve du Solitaire vire bientôt au cauchemar. Exclus du monde, les hommes « actifs » qui continuent de le peupler, et qu'il observe depuis la place qu'il s'est réservée au restaurant du quartier, lui deviennent complètement étrangers. Il les observe comme des êtres inconnus, tantôt frappé par l'absurdité de leurs préoccupations, tantôt envieux de ce qu'il imagine être leurs réussites –tandis que lui ne subit que des échecs. [« Comme il est difficile de pénétrer l'âme des autres ! Pourtant, cette fois, j'aurais voulu être plus près d'eux. Que se passerait-il si j'étais plus près d'eux, avec eux ? Comme ce serait intéressant ! Je vivrais. Ils étaient séparés de moi comme par une vitre épaisse, incassable. »] "A partir de la moitié du roman, Eugène Ionesco introduit du délire psychotique chez son personnage. Est-ce la solitude ? Est-ce l'enfermement ? Le solitaire imagine des guerres civiles qui éclatent dans la zone restreinte de son quartier. Lorsqu'il descend dans son troquet habituel, tout le monde parle révolution. Les êtres humains s'unissent ou s'opposent en clans distincts. La lutte prend une allure allégorique : elle est la représentation de l'alliance contre l'absurdité, et il n'est pas anodin que Le solitaire refuse de livrer bataille. "C'est une fois que tout est passé que Le solitaire se rend compte que l'existence n'était peut-être pas aussi désagréable qu'elle lui avait paru jusqu'alors. D'ailleurs, lui avait-elle vraiment semblé insupportable de bout en bout ? [« Mais oui, mais oui, le monde ensoleillé nous l'avons en nous-mêmes, la joie pourrait éclater à tout instant continuellement, si on savait, je veux dire si on savait à temps. Qu'elle est belle la laideur, qu'elle est joyeuse la tristesse, comme l'ennui n'est dû qu'à notre ignorance ! »] " Ionesco parvient à nous donner le vertige dans cet ouvrage magnifique, quasi philosophique. Comment ne pas être sensible au sort de ce personnage Solitaire, marginalisé, vulnérable et arraché à la réalité ? ["Je regardais un objet se trouvant devant moi, un mètre soixante-dix de haut, un mètre vingt de large, avec deux battants de porte que l’on pouvait ouvrir. A l’intérieur, il y avait des planches où des vêtements, les miens, étaient accrochés, et du linge, le mien, rangé sur des planches. Evidemment, si on m’avait demandé ce qu’était cet objet, j’aurais répondu que c’était une armoire. Mais cela n’était plus une armoire, je ne pouvais croire sincèrement que ce fût une armoire, ce n’était pourtant pas autre chose. A tout le monde, j’aurais pu répondre que c’était une armoire. Pourtant les mots mentaient. Non seulement les objets n’étaient plus les mêmes objets, mais les mots n’étaient plus les mêmes mots. Les mots me paraissaient faux. Les objets avaient perdu, me semblait-il, leur fonction. J’en faisais quelque chose de ces objets, mais il me semblait que ces objets n’étaient pas destinés à ce que j’en faisais, et même qu’ils étaient hors de tout emploi."] La première fois que j'ai lu ce livre, j'ai été éblouie. A la deuxième lecture un peu moins. L'analyse ci-dessus me laisse à penser que j'ai d'abord cru à un véritable héros, et ensuite que son côté médiocre ne pouvait que me décevoir. Je le lirai donc une 3° fois, c'est une gageure!

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  • 10/07/14--02:08: Me r'voilà :) par Repassera
  • En recherchant les "nuits d'été", je me suis aperçue pour ma plus grande confusion que j'avais inventé le "sans haine".. Je suis coutumière du fait et l'ai toujours été. C'est un truc de famille, un problème d'association mêlée à de l'étourderie ou du j'm’en-foutisme, bref, on a l'esprit vague :) Par exemple, je dirais facilement "ma mère était dans ses p'tites bottes" ou bien encore "aller K.O K.O". Je m'en voudrais de faire du tort à Berlioz, d'où cette rectification. Quant à "Sur les lagunes", vous trouverez le lien dans mon com' Berlioz/ nuits d'été, sous anna conte. On peut tout demander à Anna, elle vous dénicherait une sœur ou un frère inconnu(e) ...enfin, sur le net :D C'est un chant merveilleux que "Sur les lagunes". Je vous le recommande...

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