Are you the publisher? Claim or contact us about this channel


Embed this content in your HTML

Search

Report adult content:

click to rate:

Account: (login)

More Channels


Channel Catalog


Channel Description:

Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

older | 1 | .... | 228 | 229 | (Page 230) | 231 | 232 | .... | 259 | newer

    0 0

    Cal, tu es l'ami dont j'ai besoin. Je ne peux pas sauver ton âme, je t'ai connu à ton plus mauvais. Tu te perds doucement encore et encore, tu ne trouves de réconfort que dans ta peau pleine de cicatrices, ornée de tatouages et crevée de piercings, elle porte ton histoire abominable comme une poésie. Au loin balance la corde noire. Dave ne sourit plus, son corps remue au vent du soir, la tête penchée pour mieux te voir... Tu étais là quand il avait le plus besoin de toi. Tu étais son Père, son Fils, son Saint-Esprit. L'oeil rouge du diable clignote entre le noir et le blanc, et il est évidemment difficile pour toi de trouver la nuit où Dave repose. Rien ne peut combler ce trou. Tu saignes dans tes rêves où chante sa vision. Tu montres tes ailes brisées aux cieux éternels. La lune commence à rougir, mon innocence nue trop translucide, te bercerait volontiers pour te regarder dormir du sommeil du diable, juste pour le laisser satisfait. L'ange de l'amour est venu au-dessus de toi, tu te sens si pur à présent, je dois t'abandonner à ce repos de paix. Tu te tournes vers les rayons dorés, radieusement, pour brûler d'un feu d'amour, réfléchissant la lumière infinie. Inlassablement, en recherche de purification, tu embrasses les flammes du brasier de l'amour rédempteur, qui joue pour toi, cette sanglante parodie de la vie et de la mort . Tu hurles le mot "Aimer" et saute dans le vide pour tous nous guider jusqu'au Ciel. Ad vitam aeternam, Pour toi Cal, Dave et tous les autres.

    0 0
  • 11/12/14--08:32: Perdition par Slavia
  • Dans l’obscur étalé d’un jour voilé de pleurs Je marche sur les fosses souterraines du Temps Et trébuche sur un vide engouffrant ma douleur. Ô ! Toi mon âme triste que fais-tu maintenant ? Je deviens presque aveugle d’un monde qui m’oppresse, Pourtant j’entends les cris des pauvres innocents. En tâtonnant les murs j’avance mais sans liesse Et ne comprends plus rien à la vie, au néant. Las ! Ce bel amour feu qui m’a sculptée doucement S’est perdu dans le gouffre, démantelé par les vents. Mon regard englouti dans ses yeux d’améthyste Au fond d’une nuit sans lune, fut celui d’une noyée Et, contre un roc de sang, tzigane équilibriste, Mon cœur - sentant la faille immense - fut projeté. Slavia 12 novembre 2014

    0 0

    Tant qu'elle n'était pas vaccinée, LILOU n'avait pas le droit d'aller au jardin... Il fallait aussi qu'avant d'aller au jardin, elle prenne possession de sa nouvelle maison, qu'elle a investie sans crainte ni complexe de la cave au grenier... Un mois après son arrivée, après avoir reçu ses vaccins et sa puce d'identité, LILOU a pu enfin s'aventurer au jardin... Petit à petit, il lui a fallut découvrir cet univers qu'elle ne connaissait pas : le monde extérieur, avec ses bruits et ses odeurs, ces touffes de plantes par-ci par-là, mais surtout ces êtres étranges qui passaient dans les airs, et qui plus qu'une feuille qui vole au vent ou les papillons l'intriguaient au plus haut point... Le ballet des étourneaux fascinait notre LILOU, qui aplatie derrière un pot de chrysanthèmes n'en perdait pas une miette... Ceux piaillant sur le micocoulier, sur les fils du téléphone et sur l'antenne de télévision étaient inaccessibles,... mais ces deux qui étaient sur l'olivier devaient sans doute être faciles à approcher... L'olivier, elle l'avait découvert en élargissant peu à peu son territoire et s'y était essayée a grimper sur les branches du bas, puis, de plus en plus haut, bien dissimulée dans les feuilles... La coquine s'était même aventurée dans la rue, mais heureusement, apeurée, elle avait trouvé refuge sous ma voiture garée devant la maison... Après, une stérilisation et une dizaine de jours en Haute-Savoie, LILOU vient de retrouver sa maison, son jardin, sa liberté, et surtout son olivier favori... Il est tellement touffu, que c'est une planque idéale pour ma chatoune, et dès qu'on lui ouvre la porte de la cuisine, elle y passe de longs moments à guetter les alentours, et qui sait, un oiseau à croquer... Mais, il semblerait que les étourneaux aient déserté le quartier... Bien sur, il reste les moineaux, le rouge-gorge qui a déjà pris ses quartiers d'hiver au jardin, les tourterelles, les mésanges bleues et à tête noires les queues-rouge et les chardonnerets que Julio nourrit de boules de graisse et de graines dans des mangeoires,... et LILOU n'a pas fini de s'essayer à la chasse... le sport favori de la gente chat. Capucine7434 17 novembre 2014

    0 0
  • 11/18/14--14:31: Les exclus par Repassera
  • 15 octobre Cela fait maintenant des jours que je suis là. C’est peut-être l’autre que l’on voit. Personne ne croise mon regard, je suis seul avec cet autre qui n’est pas moi. Cela fait longtemps que je n’entends plus les rames qui glissent silencieusement devant moi. L’univers dans lequel j’habite est clos et confortable. Aucune menace ne pèse sur moi. Quand il ne fait pas froid je dors sur un banc dehors. Une seule fois on m’a demandé mes papiers, j’ai répondu que je n’en n’avais pas, ce qui était vrai, qu’on me les avait volés. Alors on m’a laissé tranquille parce que je ressemble à tant d’autres pareils à moi. Nous n’existons pas. Il y a quelque chose de si tranquille dans cette absence d’existence que je ne désire pas l’interrompre. De temps en temps une âme charitable dépose quelques pièces sur un morceau de carton que je garde près de moi. L’autre dit merci, sourit vaguement. Je n’ai pas besoin de grand-chose. 30 octobre Maintenant je passe des journées entières dehors. Je marche au hasard des rues, je m’installe dans un square, je regarde les gens. Je ne leur fais pas peur, car je fais encore illusion : je ne suis d’ailleurs qu’une illusion. De temps en temps, je dors à l’armée du salut. Je suis devenu transparent à mes yeux et à ceux des autres. C’est peut-être parce que mon être intérieur a disparu que l’on ne me voit pas. L’autre sourit, incline poliment la tête. Cela m’est égal de ne pas vivre vraiment. Je ne demande rien, je ne veux rien. 10 novembre Hier une femme s’est assise près de moi. Une femme sans âge, toute menue. Elle s’est posée là comme un oiseau furtif, les mains sur les genoux, toute droite. Au bout d’un moment, elle a sorti quelque chose de son sac et elle l’a porté à son oreille, comme on fait pour une montre pour s’assurer qu’elle marche. Et puis elle a secoué la tête d’un air mécontent et a remis l’objet dans son sac qu’elle a refermé soigneusement. Elle a continué à regarder furtivement autour d’elle et j’ai pensé qu’elle attendait quelqu’un. Et puis elle a recommencé son manège, ouvert son sac, pris l’objet, l’a porté à son oreille et l’a rangé à nouveau avec le même air mécontent. Elle a fait ça quatre ou cinq fois et j’essayais de voir ce qu’elle avait dans la main, car on n’écoute pas sa montre aussi souvent. Et puis finalement elle a laissé retomber sa main comme si elle avait oublié ce qu’elle attendait, et j’ai vu que sa main était vide. 11 novembre Aujourd'hui il y a eu des défilés, des drapeaux, des tambours. Quelle animation! Comme c'était gai! J'étais aux premières loges...Parfois j'ai envie de vivre ma vie d'avant ou celle de demain, plutôt que ces heures où rien ne bouge. Mais peut-être que l'épouvantail en moi ne le supporterait pas. Il faut que je l'aide à se tenir debout.. Maintenant il est l'heure pour moi de dormir.

    0 0

    Au cas où vous l’auriez raté, il est encore possible de visionner « Sacrée croissance ! » ; un très intéressant documentaire pour nous donner un peu d’espoir sur le fait que nos « gestes citoyens » finiront bien un jour par changer le monde... Vous y verrez 10 histoires de changement « ici et maintenant » que Marie-Monique Robin (également réalisatrice, entre autres, du « Monde selon Monsanto ») appelle les « lanceurs d’avenir » ou plutôt les « lanceuses d’avenir » puisque ce sont quasiment exclusivement des femmes qui en parlent et/ou en sont les initiatrices (copier/coller de son site) : - Amy : L'agriculture urbaine qui transforme les villes - Charlotte : La transition énergétique au quotidien - Pabrita : L'énergie au service du développement - Otamana : Une monnaie pour lutter contre la pauvreté - Ida : L’agriculture urbaine transforme les gens - Magali: Des légumes bio pour sauver la planète - Merete: L'énergie est l'affaire de tous - Heike : Une monnaie au service de l'économie locale - Deki : Le bonheur commence à l'école - Alessandra : La cuisine locale pour tous Vous y entendrez également « d’éminents spécialistes » qui là, pour le coup, sont quasiment exclusivement des hommes (copier/coller de son site) : - Andrew Dlugolecki : GIEC - Thomas Greco : Économiste - Rob Hopkins : Fondateur du mouvement des villes en transition - Isabelle Cassiers : Économiste - William Ress : Créateur du concept « d'empreinte écologique » - Tim Jackson : Économiste - Richard Heinberg :Post Carbon Institute - Herman Daly : Économiste - Dominique Meda : Sociologue - Jean Gadrey : Économiste - Juliet Shor : Sociologue - Nico Faech : Économiste - Andrew Simms : Économiste Bé oui, on ne change pas une équipe qui perd : les femmes à la besogne et les hommes qui « pensent »... Bon j’exagère un peu, puisqu’il semble que ce soit un parti-pris de la réalisatrice, mais quand même ça fait bizarre... Surtout pour entendre principalement des « économistes », dont la discipline a généré probablement le plus grand nombre d’escrocs intellectuels que les sciences humaines aient pu produire... et si vous ne partagez pas cette dernière affirmation, je vous le démontre quand vous voulez, où vous voulez... Mais pour revenir au contenu de ce documentaire... Évidemment, c’est très orienté « écolo-bobo » ; et si votre projet personnel de vie est de continuer à rouler en 4X4 et à vous offrir tout ce que la société de consommation vous permet de posséder (si vous êtes riche et en bonne santé), sans jamais mettre les mains dans la terre, vous allez trouver ça très « gentil »... Cependant, si vous pensez qu’être c’est mieux qu’avoir (Cf. : « Avoir ou être : un choix dont dépend l'avenir de l'homme » d’Erich Fromm), alors tout vous paraîtra absolument normal... Il y a quand même un choix presque caricatural pour moi : sur 10 sujets présentés, 7 concernent l’agriculture et l’énergie, comme si le problème principal n’était pas avant tout politique !... Toutes ces expériences ne tiennent que par la volonté personnelle de gens qui ont compris que la compétitivité, la compétition, l’avidité, la cupidité, l’égoïsme... allaient tous nous faire crever ; et surtout qu’on vit beaucoup mieux quand on choisit la coopération, le partage, l’échange humain, la solidarité... Mais si on doit attendre que tout le monde comprenne cela par soi-même, alors on n’est pas sorti de l’auberge. Personne ne se risque d’ailleurs à nous dire dans ce documentaire, comment on fait évoluer le plus grand nombre, comment on fait pour changer les mentalités et les comportements ; et c’est quand même « dommage »... parce que c’est ça le nerf de la « guerre », du moins si on veut la gagner et pas seulement se créer un « petit paradis » juste pour soi. Exit donc une vision politique des problèmes qui nous proposerait une analyse des freins aux évolutions et par conséquence une méthode pour « l’extension du domaine de la lutte ». Parce que l’autre aspect qui m'interroge toujours, c'est la pérennité de ce type d'initiative à moyen et long terme... Dans les années 80/90, j'ai participé, assisté et subi, de très près, le lent délitement des « expériences sociales différentes »... Sur la centaine d'entreprises différentes que je suivais (ou dirigeais) alors, je me demande même si une seule a survécu aux luttes de pouvoir personnelles (dérive courante et assez communément partagée) qui ont mis fin à ces expériences, le plus souvent sans éviter les drames humains... :-( D'ailleurs, je pense qu'il y avait beaucoup plus d'expériences de ce type dans les années 80/90 qu'il n'y en a aujourd'hui, alors que personne n'en parlait à l'époque (sauf dans les milieux concernés)... Alors pourquoi nous présenter toutes les expériences actuelles comme susceptibles de changer le monde et même de le sauver, alors que l’histoire nous démontre qu’il n’en a jamais rien été, même à des époques où les mouvements sociaux étaient bien plus présents et actifs qu’aujourd’hui ?... Plus petit encore, j’ai aussi connu l’époque, où les « restaus du cœur » c’était tous les jours dans les milieux modestes... Mon père (entre bien d’autres) n’aurait jamais supporté de rencontrer un clochard (on les appelait ainsi à l’époque) ou toute autre personne dans le besoin, sans lui offrir le gîte et le couvert chez nous... Et quand il n’y avait plus d’argent, bè c’est nous qui mangions des pâtes à tous les repas... :-) Ça ne m’a jamais chagriné et je n’ai pas pour autant l’impression d’avoir jamais eu faim... par contre, j’ai vu tant de fois mes parents se priver pour les autres, pour nous, qu’au-delà de toutes leurs difficultés et erreurs de parents, rien ne pourra jamais leur enlever cette humanité-là... Ça a bien changé aujourd'hui, où dès que quelqu'un aide son voisin âgé à porter ses courses trop lourdes ou tient la porte du métro pour ceux qui arrivent derrière lui, il passe à la télé comme un initiateur d’expérience sociale différente... :-) Dérision, vacuité et fatuité du « spectacle » qui nous donne à voir des comportements juste normaux - qui devraient être la norme - comme des faits exceptionnels... Ma crainte, c’est que si ces « innovations sociales » et solidarités-là ont besoin aujourd’hui qu’on en parle à la télé et qu’elles soient soutenues par d’innombrables associations caritatives et autres, c’est qu’elles sont, en réalité, en train de disparaître au plus profond de nos vécus quotidiens humains individuels... Cela dit, la question de fond reste quand même de savoir comment on passe de l'expérience locale à un changement global... surtout avec des forces réactionnaires aussi puissantes qu'elles le sont aujourd'hui ; et là, on ne trouvera aucune réponse dans ce documentaire... Les divergences qui existent depuis 1917 entre les socialistes, les communistes, les gauchistes et les libertaires ne sont toujours pas résolues (Cf. : « La révolution inconnue » de Voline)... d'autant qu'historiquement parlant et jusqu'à aujourd'hui, tout le monde a eu tort et raison... Les socialistes ont renoncé depuis longtemps à changer le monde, les communistes ont démontré qu’on ne pouvait faire que le malheur des autres en voulant leur bonheur, les gauchistes attendent toujours le « vrai grand soir », tandis que les authentiques anars cahin-caha vivent comme ils peuvent leurs utopies sans attendre que personne ne le fasse pour eux... Sauf qu’aucun n’a su opposer d’alternative crédible au rouleau compresseur du libéralisme triomphant... le même qui nous fera tous crever, si les 7 milliards d’êtres humains, qui peuplent notre planète, veulent tous bénéficier du niveau de vie d’un Européen, qui est pourtant encore 25 % inférieur à celui d’un Américain (enfin pas tous les Américains parce que ce pays détient aussi tous les records en terme d’inégalités, de pauvreté, de criminalité, et cetera)... Bref, je suis toujours étonné qu’on nous présente ce type d’expériences comme des novations susceptibles de changer le monde... Là, je pense qu’on est en pleine illusion... Mais ce n’est pas grave, l’important est d’être bien dans ce qu’on fait et ce qu’on est, de voir et de sentir qu’on n’est pas seul sur le chemin. Bien sûr, on peut aussi se raconter (pour se rassurer) l’histoire du colibri et de l’incendie (rapportée par Pierre Rabhi) : Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. » Et/ou on peut aussi faire sienne la prière de Marc Aurèle : « Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d'accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux, et la sagesse d'en connaître la différence. » Cependant, j’ai toujours pensé que c’était quand même grandement insuffisant... comme ce documentaire me paraît insuffisant pour explorer les raisons qui font que ces initiatives locales ne restent que locales. Je vous donne néanmoins tous les liens, pour vous faire votre idée par vous-même : - pour voir le documentaire en replay sur Arte, jusqu’au 11/11/2014 : http://www.arte.tv/guide/fr/050584-000/sacree-croissance - pour la sortie du bouquin et l’expo (à la médiathèque Marguerite Yourcenar et ailleurs) qui va avoir lieu, le blog de Marie-Monique Robin : http://www.arte.tv/sites/fr/robin/ Allez, en avant pour changer le monde... ou presque... ou pas du tout...

    0 0
  • 11/10/14--00:20: Enfermement par Misty44
  • Peu à peu elle vit dans l'enfermement. Un enfermement qui lui a été imposé, quand on considérait qu’elle abusait de sa liberté. Elle s’est longtemps rebellée, puis a baissé les bras. Elle a encore cette clé qui pourrait ouvrir sa porte au monde, mais elle a choisi de la fermer pour se protéger. Contre quel danger ? Elle ne saurait le définir. Une sorte d’instinct. Elle se persuade que sa solitude choisie n'est pas un enfermement. Il ya eu un moment de sa vie où c'était devenu impératif pour elle. Cela s'est fait tout seul, comme le courant emporte la rivière vers la mer. Elle exprime cela de façon anodine en disant qu’elle voudrait se faire ermite, se mettre en hibernation. Plus le vide se fait autour d’elle, plus elle a le sentiment de mieux respirer, de ne plus perdre son temps en activités contraignantes ou superficielles. Il n’y a que l’amour et la sensualité qui lui sont toujours aussi essentiels, l’amour à donner, l’amour à recevoir. Pour se sentir encore femme avec quelques hommes choisis. Elle a l’impression d’être désormais à sa place. D’être là où elle doit être, et de vivre ce qu’elle aime vivre. De passer par une phase nécessaire. La quiétude qu’elle ressent est là pour le lui confirmer. Mais elle craint aussi de tomber dans l’irréversible. Elle est consciente que l'enfermement est comme une prison dont on peut perdre la clé. Où l’on peut finir ses jours à tourner en rond dans ses propres pensées et son mal-être. Elle craint de se retrouver face à des blessures d'enfance. L'habitude de garder tout pour soi, sans écoute attentive, sans cajoleries, avec la nécessité d'être seule et de s'assumer seule. Elle craint d’être bloquée au point de ne pas parvenir à extérioriser ses émotions. On peut faire taire ses sentiments, cela ne les empêche pas d'exister, au fond de soi, et le silence au contraire les attise. Elle sait…elle sait…

    0 0
  • 11/19/14--12:03: Nuit Mosaïque par Annaconte
  • Alors, c' était quoi cette chose qui le rongeait ? Nuit noire sur le monde. Nuit noire au Nord. Nuit noire au Sud. A l' Est. A l' Ouest. Sur la terre. Sur les mers. Effroyable nuit. L' océan la nuit. Il glisse comme un zombie, le cargo sombre, sur le miroir de plomb . Dévasté. L'équipage n' a pas réussi à contenir les infiltrations de l'eau dans les cales obscures. Ruissellements et clapotis, tous les niveaux sont envahis. Rassemblement sur le pont. Susurrements dans les coursives. Des larmes de sel perlent au plafond de sa cabine. Nuit noire sur la ville. Parqués dans leurs cités ciment, dans leurs réserves ou leur ghetto, tous les feux du camp éteints, ils ne savent pas encore qu'ils vont bientôt devoir partir. Nuit noire sur l' île. La plage noire de goudron. Les oiseaux poisseux et les poissons vaseux. C' était hier encore une plage touristique. Les parasols balayés par les vents flottent à présent à l'envers, comme des barques, sur une nappe d'huile. Nuit totale. Il avait rêvé d'un monde radieux. Un papillon épinglé dans un cadre d'ébène. Cétoines funèbres et coccinelles. C'était son butin. L' océan la nuit. Le bateau fend l'acier de la mer tendue. La coque craque. Vertige vertical. Noir le ciel. Noir l' horizon. Le jour risque de se faire attendre. Il aurait voulu que quelqu'un le prenne dans ses bras. Que quelqu'un le regarde avec de l'amour dans les yeux. Que quelqu'un le berce. Noire la forêt. Noir l' étang. Noire la nuit. Il avait les mains sales. Lui aussi. Et c' était contagieux. "C' était comme la fois où le train avait dépassé la gare sans s'arrêter. Le conducteur avait entamé une marche arrière improbable. Tout le monde, sur le quai, l'avait applaudi. Ainsi tous étaient repartis emportant avec eux le virus. Ils ne savaient pas qu'ils allaient vers le pire. Le virulent microbe n'avait pas fini de faire parler de lui." Noirs les puits de pétrole. Noires les mouettes. Noir d'encre aux doigts. Et ces chiens qu'on abat. Erreur d'aiguillage ou de destination. Et ces enfants qu'on assassine. Arrêtez tout Cela suffit, cela suffit. Et cette haine tout autour. Qui ondule, hérissée de dents acérées, sa croupe excitée. Coups de feu puis Requiem. Nuit noire sur son âme. Il replie son journal. Son écran se fait noir. Il se demande où il va. "Dans la vraie nuit de l'âme, il est éternellement trois heures du matin. ". (La Fêlure, 1935). Francis Scott Fitzgerald http://youtu.be/miLV0o4AhE4 Gorecki Symphony No. 3 "Sorrowful Songs" - Lento e Largo - http://www.wat.tv/audio/naruto-shippuden-19-desespoir-16cse_2jodr_.html http://www.ericlacombe.com/oeuvres.php Nota : retrouvés sans titre, sans nom, sans date et en vrac ces morceaux de textes...grappillés mêlés aux miens, tissage serré dont je ne repère plus l' origine, disons que ce texte "mosaïque" ne m'appartient pas, ne m'appartient plus et la nave va ! merci de votre bienveillance

    0 0
  • 11/20/14--14:10: La conscience par Slavia
  • Assez ! J’ai mal de vivre Au bord du cœur Trop de souffrance gicle sur l’onde Les corps pantelants gisent et se fondent Dans l’incertain des brumes d'oxyde L’ingratitude au bord du vide Ouvre ses portes chancelantes L’absurdité qui m’égratigne Suinte d’un sang exténué Sur l’océan d’un port noyé Je vois des regards égorgés Assez ! J’ai mal de vivre Au bord du cœur Tant de sourires seront percés Sous des ogives parfumées Trop de violence sème la peur Aux vents d’un monde crucifié Marées d’acide aux fumées âcres Les âmes se tordent dans la nuit Je bois l’élixir des maudits Le poète est un condamné Aux ailes rognées par la nausée Assez ! J'ai mal de vivre Au fond du coeur Les fleuves sont rouges d’encres livides L’humanité a dévalé Le long des collines de la mort Tant de beauté fut mutilée Les galops fauves de la folie Sur les steppes frissonnantes prient Le poète est pris par une transe Dans cette lumière qui l’atteint Au grand festin d’éternité Assez ! J’ai mal de vivre Et de mourir... Slavia Novembre 2014

    0 0

    De l’Art Con- Temporain Un jour Phallus S’habilla de vert Il fallait Qu’il eût Bien de l’ennui Pour faire son home De la Place Vendôme Et entrer en sapinière Sous les regards ébahis Cet Académicien Se trouva de ses atouts Dépourvu Quand un Normalien Y fit un petit trou C’était du jamais vu Les badauds hurlaient De joie à voir les méfaits De ce coquin de ce vilain Punis, c’était bien fait.. Comme tous les Eternels En habit vert Solennel, Il se croyait prospère Alors que du dindon Il avait tous les dons Ce Priape Les ânes ne craignait Mais pour le Pape Il se prenait Et levait son pénis Oh hisse ! Quand il fut tout dégonflé Au Musée de la Monnaie Tout vert Sur une civière Il fut transporté Rapetissé En nain on le voyait Et au sexe on jouet Avec ce dévergondé Cette Vénérable Institution Fut ainsi transformée En une chocolaterie Qui fit les choux gras De ce Paul McCarthy L’homme au croupion L’homme aux zizis Pendant ce temps-là Paul McCartney Chantait Sa noblesse le préservait Des ânes qui braient

    0 0

    Tu as attendu longtemps que son esprit vienne et te prenne par la main. Toutes ces véritables sensations éprouvées en toi et un peu mystiques, t'ont fait ressentir mille plaisirs inspirés par son fantôme inédit et mâle-saint. De ses mots tout noir, psalmodiés dans l'expression écrite de l'excessif, tu retiendras que tu as vibré au point de déchiqueter le voile opaque et stérile qui t'étouffait en silence. Tu restes immobile, prisonnière de l'obscurité, tu te penches vers l'humidité de ta nature intime qui comme toi, ne voit jamais la lumière. La voici qui tressaille lubriquement. Puis supplie. "kiss me, kiss me, kiss me... embrasse-moi sur mes lèvres humides..." Tu sais qu'en bougeant plus vite, ça ne sera plus qu'à portée de main, tu as l'esprit par le désir mouillé qui vire comme une secousse d'effroi. Tout sera plus rapide en vrai. Tu délires à présent, tu fantasmes cette belle illusion virile aux écrits sexués. Ton intimité humide se tord et tu la devines qui mord fermement sa langue, elle croit comme toi, qu'elle aime être léchée, pourtant son goût amer lui en coute, elle n'est embrassée que rarement. "kiss me, kiss me, kiss me... embrasse-moi sur mes lèvres humides... " Sa langue fantôme rampe maintenant rageusement sur les pourtours de ton tendre joyau, et frappe ta chatte sauvagement jusqu'à l'extase. Plusieurs fois. Violemment. Durement. Tu la griffes rageusement dans ton délire phantasmé de lui. Voilà qu'elle saigne horriblement sa glaire orgasmic. "kiss me, kiss me, kiss me... embrasse-moi sur mes lèvres humides... " Blessée et délivrée des ténèbres de ton imaginaire, tu te réfugies à l'extérieur. Tu marches en silence, en regardant le danger des uns qui bavardent sans rite. Marcher encore et librement à travers les rues du bas, contourner tous ces coins abandonnés sans envie, et ne jamais tourner le pas. Tu désires partir. Reconstruire ta vie. Tu te poseras avec le soin qu'on convoite quand tout semble perdu mais que l'espoir subsiste. Ca veut dire quoi tout ça, ça veut dire quoi l'espoir ? Vous vous rencontrerez. Du moins une fois. Nus pour vous voir. Enfin, monter et descendre les étages, ce sera presque suicidaire, les lumières éblouissantes et les voitures qui s'emboitent, c'est fréquent au paysage ; du moins, c'est l'idée que tu as longtemps gardée de cette grande Ville. Là-bas, là-haut, sa confusion et ton illusion, toutes deux portées comme un masque de haine de soi, souffleront à ton esprit comment apprendre à aimer ces toutes nouvelles sensations. Là-bas, là-haut, confrontée à toi, à lui, avant l'exit union, il prétendra encore que ça devrait se faire, tu penseras toujours que ça pourrait être beau. "kiss me, kiss me, kiss me... embrasse-moi sur mes lèvres humides..."

    0 0

    LILOU nous parle de sa vie Je jouais comme une petite folle avec les copains et copines de ma famille d'accueil... Je reconnais que j'étais bien dans cette maison où nous étions huit en attente d'être adopter... De temps en temps, un petit nouveau arrivait, parfois en mauvais état, mais notre Nounou faisait l'impossible pour le soigner, le nourrir, l'éduquer,... se souciant de notre confort, notre bien-être, et nous câlinait individuellement comme si nous devions rester là, toujours... De temps en temps aussi, dès qu'il avait deux mois, et qu'il était propre et sevré, un petit copain partait dans sa nouvelle famille... Des gens venaient pour nous voir,... choisir le chaton qui allait repartir avec eux,... seulement après que Nounou, était assurée que son petit pensionnaire serait aimé et choyé dans sa nouvelle famille, comme il l'était chez elle... J'entendais les conversations,... les gens disaient préférer les chatons "tigrés",... "écaille de tortue",... blancs, tachetés ou gris,... mais surtout pas noir... Pas de chance pour ma jumelle et moi, plus noir que nous, y'a pas... Un jour, dans l'après-midi, un vieux couple est arrivé... Nounou les a fait assoir dans la salle de séjour où nous vivons, leur racontant l'histoire de chacun de nous, tout en continuant à s'occuper de ses chatons... A un moment, alors que ça papotait, j'ai eu envie de faire une petite pause, et bien m'en a pris... Je suis allée m'endormir en boule juste entre ses pieds à Lui... Et Elle, de fondre : "oh, regarde comme elle est mignonne, c'est cette petite noire qu'il nous faut". Et hop ! le tour était joué, enfin moi aussi j'allais avoir une famille. J'avais plus de trois mois et je ne voulais pas être laissée pour compte sous prétexte que je suis noire intégrale. Après leur avoir remis un certificat d'adoption et un sachet de croquettes deuxième âge, Nounou m'a mise dans une cage de transport, et me voila embarquée dans ma nouvelle vie... Ils ont tenu à faire un arrêt chez le véto pour établir mon carnet de santé et c'est là que j'ai entendu mon prénom pour la première fois. C'est Elle qui a dit : LILOU, et ça me plait bien. Pas de doute, je ne le savais pas, mais j'étais non seulement souhaitée, mais attendue. Un arbre à chat et plusieurs corbeilles capitonnées étaient déjà en place, dont une sur un guéridon au pied de leur lit... Le plateau-repas a été aussitôt garni de croquettes et d'une coupelle d'eau fraîche... Dès mon arrivée dans la maison, J'ai opté pour l'étagère du téléphone... aussi sec Elle a enlevé le téléphone pour y installer un coussin en velours, et une corbeille. J'adore les caresses, et je n'en manque pas. Quand Il regarde la télé, sous ses caresses, je m'endors sur ses jambes qu'il allonge sur le pouf pour mon plus grand confort. Je passe de Lui à Elle, d'un saut du fauteuil au canapé... Plusieurs fois dans la nuit je vais mendier ma dose de câlins, qu'ils me donnent à grands coups de caresses et de compliments, puis après, je vais croquer quelques croquettes et laper un peu d'eau fraîche avant d'aller dormir dans un de mes nombreux endroits douillets, parfois à même la couette au pied de leur lit. Quand ils lisent, qu'ils écrivent, qu'ils jouent aux cartes ou au scrabble, je viens m'installer sur le papier étalé ou au beau milieu de leurs jeux, et au lieu de me chasser, ils m'inondent de caresses. J'aime bien aller observer les chats dans le jardin du voisin, depuis la fenêtre de la chambre, derrière la moustiquaire,... ou partir en expédition dans le grenier, au-dessus du garage. Il y a plein de cachettes où je peux jouer à me faire peur, et aussi, par la petite fenêtre je vois tout ce qui passe dans la rue, des chats, des chiens, des gens... Ils sont en train de m'apprendre la chatière, pour ma liberté. Au jardin aussi il y a plein de choses à découvrir, le vent qui agite les grandes herbes que j'essaie d'attraper, les escargots, les abeilles et les sauterelles. Mais ce que je préfère, c'est aller faire le guet dans l'olivier... Je peux y passer des heures... Je n'aime pas trop les longs parcours en voiture, mais quand on va à la montagne, je m'amuse beaucoup dans l'appartement où j'ai déjà des habitudes... Et puis tout le monde viens me caresser, me dit que je suis belle. Finalement, je suis très heureuse de les avoir choisis, car je sais qu'ils m'aiment vraiment et que tous les trois nous vivons en très bonne harmonie. Ah ! j'allais oublier de vous dire, il y a trois semaines, j'ai été opérée pour mon bien-être. Tout s'est très bien passé, et maintenant je peux faire ce que je veux Le bonheur quoi ! Capucine7434 21 novembre 2014

    0 0
  • 11/21/14--09:02: Cher amour par Slavia
  • Viens mon cher amour, viens, au soleil de mon cœur. Je suis la courtisane qui mélange nos corps. J’aime tes mains, elles me lissent au fluide de ton ardeur. Rien ne peut arrêter ton désir, il me tord. L’attente est un supplice, le manque me dévore Et, quand l’aube dessine ses volutes sur mon âme, Tu apparais soudain plus glorieux et plus fort. J’appelle nos étreintes sous tes baisers de flammes. Ô caresses ! Ô vertige ! Ma chair réclame ta peau. J’aspire à respirer ton odeur et tes mots. Je ne peux m’enivrer qu’à ta sueur qui coule. Viens mon cher amour, viens, la nuit sculpte nos transes. L’abandon de nos êtres au fond du temps qui roule Est cette tendre lumière où s’invente notre danse. Slavia Novembre 2014

    0 0

    CHER AMI, il y a quelque temps, déjà, j'avais publié un extrait de mon roman "L'amour au temps de la peste rouge, la liberté au temps de la COM", mais à l'époque vous n'étiez pas présent sur PCCC avec votre soif de lecture, essentielle et vitale nourriture de votre vaste culture humaniste. L'actualité , qui met en premier plan la folie des religions, ces jours-ci, me pousse à le publier à nouveau, et surtout en connaître votre jugement.... " Le vrai objectif c'est le contrôle mondial de toutes les sphères humaines, ainsi que la conquête, par l'imposition d'une nouvelle religion mondialiste, qui puisse remplacer le Christianisme et le message dangereux des Evangiles. Pour la stabilité du « nouvel ordre mondial » tout ce qui stimule l’éveil spirituel doit être éliminé. Un environnement urbanisé, passablement dégradé, favorise et développe peurs et angoisses et amène les hommes à demander davantage de sécurité. Le Marché répondra à ces nouveaux besoins. Je reviens, donc, à la Nouvelle Théologie Universelle. Elle devra être capable d’aveugler l’opinion mondiale sur ces deux problèmes majeurs. Voilà la tâche qui nous attend ! Comment donner naissance à cette Nouvelle Théologie Universelle ? Le marché doit incorporer la religion. Laquelle choisir parmi les trois monothéismes ? Les préférences de la COM vont à la catholique et à toutes les petites sectes dont elle a accouché au long de son histoire. Faire revenir toutes ces sectes au sein de l’église mère : voilà une belle tâche à accomplir pour la COM ! Cela renforcerait la religion catholique qui reste la plus proche de la philosophie capitaliste. Je vous laisse imaginer de quel blason doré pourrait s’enrichir la puissance de la COM si elle parvenait à recoudre tous les schismes et ramener dans le sein maternel toute les sectes, plus ou moins importantes, qui se sont détachées. Il reste une possibilité que nous devons envisager : si jamais l’Islam venait à gagner la bataille qu’il livre à l’Occident et à ses religions, nous aurions misé sur le mauvais cheval ! C’est pourquoi la COM suit avec intérêt la lutte que se livrent Allah et Jésus. Soyons attentifs à ne pas transformer cette guerre de civilisation en une catastrophe pour le Marché ! Je suis en mesure de vous annoncer qu’une grande conférence, bien entendue secrète, va s’ouvrir prochainement sur ce thème. Toutes les branches du savoir seront présentes : philosophie, sociologie, théologie, histoire, biologie. Un travail de titans attend les penseurs de la COM. Il ne sera pas facile pour nous de choisir la religion à incorporer au Marché. Toute religion, nous le savons, contient des philosophies économiques qui conviennent au Marché. Nous devons, à mon avis, effectuer un travail de déstructuration de la Bible, des Evangiles et du Coran, pour aboutir, ainsi, à une synthèse de ces trois religions, afin de mettre en place un seul texte dont la transcendance pourrait fusionner avec l’immanence du Marché. Voilà les sentiers que la COM se doit d’emprunter pour que son pouvoir soit éternel et que nous atteignions la fin de l’Histoire ! Ce ne sera pas une tâche facile à accomplir, mais je vous avoue que grand est mon enthousiasme et immense mon bonheur de savoir que je participerai à cette tâche !

    0 0

    Mourir de ne plus aimer Pour être tant aimé j’ai décidé d’aimer. Pourquoi me poserai-je des questions ? D’aucun peuvent prétendre l’inverse. Serai je a ce point égoïste de n’aimer que parce que je suis aimé ? L’inverse n’étant pas seulement que l’on n’aime pas car ( ou puisque) l’ont n’a pas été aimé mais aussi que l’on aime car l’on n’a pas été aimé ….ou n’aimerions pas pour trop avoir été aimé. Compliqué le langage de l’amour. Je ne saurais que la vérité que je sais. Comment savoir ? A quoi bon savoir ? Les fondations coulées il faut monter les murs. Je n’ai pas vu couler les fondations. Les fondations de la vie seront pour tous toujours méconnues sauf si l’on se persuade de les connaitre …..où si nous les occultons alors je fais un rêve d’architecte. Je rêve de l’irréel, de l’irréel qui fait la folie des hommes, l’irréel qui fait croire aux hommes que seules de bonnes fondations permettent de tenir debout. Là, qui a Wall Street ou ailleurs a Tchernobyl ou Fukushima ou tout avait été prévu avant que l’invraisemblable ne devienne réalité. Je rêve de ce que l’irréel ne devienne réel et l’invraisemblable. Je rêve d’amour autant qu’Hilary Swank rêvait de victoire avant que, le rêve accompli, l’invraisemblable n’arrive. Faute de ne pouvoir aimer qui demain fera s’ouvrir sous mes pieds le volcan du désespoir ? Je n’y pense pas plus que l’architecte qui échafaude d’insubmersibles bateaux. Quand la mer tremble S’engouffre la vague dans la fissure de notre enfance. Comme un coup de poignard dans le dos elle nous trahit : inconsciente réalité. Ne vous méprenez point, il ne s’agit pas d’un match de boxe. Je ne vous demanderai pas la délivrance ultime quand bien même je ne pourrai plus aimer si un jour je perd le match. Je ne serai pas a ce point hypocrite pour ne pas vous avouer qu’en fait c’est surement plutôt de ne point être aimé qu’alors je déciderai d’ouvrir, pour les explorer, ……les vannes ignorées de mon enfance. PS : Non, je ne suis pas d’humeur noire. La fin de ce film m’a simplement interpellé et je me suis posé cette question : Peut-on demander à ceux qui vous ont aimé d’abréger votre vie quand on ne peut plus gagner ? (je pense que vous vous souvenez de la sollicitation de cette boxeuse, pour toujours clouée au lit a la suite d’une ultime victoire, a son entraineur d’abréger sa vie….. ) Rassurez vous Mesdames, vous qui m’aimez, vous qui m’avez fait gagner ce combat pour la vie, jusqu'à ce que l’invraisemblable arrive, …..je vous serais fidèle…..en amour Cypou le 21/11/2014

    0 0
  • 11/23/14--03:57: One love par Sysy melody
  • L'amour est loin Son ombre discrète surgit Sans laisser de bruit Et mon rêve se poursuit Le temps se dépense Essence de rose intense Il se fond en ton absence L'amour est loin Quelques mots sur le clavier Un silence en réponse détournée Sur le parler d'un ange ailé De gare en attente Se croiseront abstinentes Deux destinées agonisantes L'amour revient au loin.

    0 0

    « En Nouvelle-Zélande, on soigne les troubles du comportement avec des livres à la place ou en complément de traitements médicaux », cet entrefilet avait attiré mon attention alors que je lisais distraitement un hebdomadaire féminin. Ah la belle idée que voilà, me suis-je dit, comme elle donne raison à Montesquieu « n'ayant jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture ne lui ait ôté » ! Toujours prompte à m’enthousiasmer, j’ai imaginé l’arrivée de l’innovation en France et me suis interrogée sur les modalités pratiques de sa mise en place. Les médecins allaient-ils faire provision de livres dans leurs cabinets ? Trouverait-on un rayon livre dans les pharmacies ? Les malades se verraient-ils remettre un bon d’achat chez le libraire ? Ensuite j’ai imaginé ce qui allait se passer au moment de la prescription dans les cabinets de consultation devenus tremplins vers la littérature. Y entendrait-on des phrases telles que: Pour vous aider à trouver le sommeil je vous prescris les sept tomes d’ « A la recherche du temps perdu » Votre appétit devrait revenir à la lecture du "Festin de Babette" Il faut absolument vous changer les idées, faute de pouvoir voyager vous lirez « Le tour du monde en quatre-vingts jours » J’ai voulu en savoir plus sur l’expérience en cours, j’ai vu qu’on l’avait mise en pratique au Danemark et en Grande-Bretagne où trente livres différents sont d’ores et déjà prescrits aux personnes souffrant de « rage (sic), d'anxiété, de dépression, de crises de panique, de phobies, de manque d'estime de soi, de stress ou encore de douleurs chroniques ». En fait c’est l’abonnement à la bibliothèque qui est pris en charge si le malade emprunte le livre figurant sur l’ordonnance. Grosse déception, la liste des livres fait la part belle aux ouvrages dits de développement personnel et me semble tout sauf exaltante. Vous je ne sais pas, mais moi je ne pense pas que la lecture de « The feeling good handbook », le livre du bien-être, serait de nature à me redonner le moral si je l'avais perdu. Reste l’incitation à reprendre le chemin de la bibliothèque qui en soi est une bonne chose.

    0 0
  • 11/23/14--12:16: Culture Paysanne par Ashke
  • CULTURE PAYSANNE Du candide maraicher il faut cultiver le jardin. Son champ donneur de maïs sème le citadin. Ses haricots verts de terre ont un grain de folie. Son blé s’enrichit face aux avoinées de la chienlit. Du verger, le râteau du pote âgé s’est débiné. En tête bêche, outils et pioches sont donnés. Sa brouette roule sur les pelles entremêlées. Sa tondeuse rase les hautes herbes refoulées. Le laboureur piétine les plates bandes en friche. Les choux du planteur frisent pour des postiches. Ses salades racontent leur frayeur des citrouilles. Ses tomates rougissent des poivrons en vadrouille.

    0 0

    Michel Serres nous prouve ici que même à 84 ans la curiosité et l'intérêt constant pour l'évolution humaine permet d'être toujours à pointe de la société et même à son avant garde. Cette conférence est très intéressante pour comprendre les enjeux non pas commerciaux mais intellectuels de l'innovation numérique. Je rappelle la définition de "innovation" qui n'est pas rappelée dans cette conférence. Or il convient tout de même de bien savoir ce que signifie ce terme pour avoir le recul nécessaire à l'écoute de cette conférence car en regard du sens de l'innovation, la conclusion de Michel Serres à l'issue de cette conférence est très enthousiasmante de prime abord. Cet enthousiasme est très communicatif mais sa conclusion amène tout de même des questions relatives à l'usage qu'il peut en être fait et potentiellement inquiétantes quand on comprend bien ce qu'est aujourd'hui une innovation. L'innovation n'est pas une invention même si elle peut en découler. L'innovation est une nouveauté qui a vocation à être diffusée le plus largement possible avec succès. En économie, l'innovation à pour but de générer le plus de profit financier possible de la façon la plus spontanée possible. Cette nouveauté peut découlé d'une invention. Par exemple, l'invention de l'imprimerie a permis une diffusion très large des écrits en produisant en grande quantité un même ouvrage à destination d'un public prêt à en acquérir un exemplaire. Il s'agissait là d'une innovation qui a généré l'économie de la production littéraire et scientifique (aujourd'hui on appellerait ça un "marché"). En remontant encore plus loin et en considérant les conséquences économiques de l'invention, la roue fût une innovation. Mais l'innovation peut aussi découler (et découle aujourd'hui le plus souvent) de ce qui a déjà été inventé. Le meilleur exemple actuel est le smartphone. Cet objet est la conjugaison, la mise en relation appelée "intégration" de trois inventions d'époques différentes : le téléphone, la transmission d'information par onde radio hertziennes et la transformation en éléments binaires (la dématérialisation la plus simple qui soit : des "0" et des "1") de l'information, quelle qu'elle soit : le son, le texte, l'image fixe ou animée. Ces trois inventions sont intégrées et gérées par une autre invention déjà existante : l'ordinateur autonome matérialisé par le smartphone. Aujourd'hui donc l'innovation a un caractère éminemment économique et a pour vocation essentielle la génération d'un profit maximum en mettant sur le marché une nouveauté la plus universelle possible pour toucher le maximum de clients à moindre frais. L'enthousiasme porte Michel Serres à nous interroger sur la proportion entre ce que l'on perd et ce que l'on gagne avec l'innovation numérique actuelle en regard des bénéfices humains considérables apportés par les deux innovations majeures précédentes et de même nature qu'ont été l'écrit (environ 3000 ans avant notre ère) et l'imprimerie industrielle (Guntenberg en 1450). Interrogation qu'il inscrit dans le rapport de l'homme au droit et à la chose politique sur lesquels ces deux innovations précédentes on eu un impact révolutionnaire. Voilà justement le sujet de l'inquiétude. C'est bien parce que l'innovation numérique a dores et déjà un impact révolutionnaire et toujours en cours sur la relation de l'homme au droit et à la chose politique que la question de ce que l'on fait de cette révolution et comment on la conduit se pose : à la faveur de qui la nouvelle relation de l'homme au droit et à la chose politique va-t-elle tourner en regard non pas seulement du passé mais aussi du présent où le monde de la finance s’accapare tout grâce justement à la dématérialisation des échanges humains et grâce à l'annulation du temps et de l'espace propre à l'innovation numérique ? Vous avez 4 heures (après avoir regardé la conférence) ! Voir la conférence : http://plus.franceculture.fr/l-innovation-et-le-numerique-par-michel-serres?fb_action_ids=10203797027239132&fb_action_types=og.recommends

    0 0
  • 11/23/14--03:57: l'ennui par Ralph55
  • C'est un avatar animé Tranchant,acerbe et obstiné, Il vous ronge de l'intérieur Et mine les voies du coeur Où il plante un drapeau noir Délimitant à qui voudra le voir Son royaume du désespoir De labyrinthes et de couloirs Il échafaude des plans macabres Imaginant satan,armé de sabre Coupant la t^te sur son passage A tous ceux pourvus de courage Qui tentent de chasser l'image Du destructeur ,de ses ravages

    0 0

    Irshad Manji journaliste Candienne origine Musulmane libre penseuse et surtout écrit sans détours et avec un langage clair avec des informations précises des rigidités de la religion , des possibles ponts à entretenir entre les différentes communautés ; elle détaille les faits historiques , des décisions des penseurs et politiciens qui ont essaillé de trouver un chemin de paix dans le monde cette journaliste a aussi un auditoire multiculturel qui lui permet des ouvertures sur le monde

older | 1 | .... | 228 | 229 | (Page 230) | 231 | 232 | .... | 259 | newer