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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    Parce que la vie me fait toujours de drôles de blagues. Parce que c'est le moment le plus complexe de mon existence. Parce que le poids se porte à plusieurs, mais que la plume est la mienne. ----------------- Parce que ce soir là... Mon regard a croisé le tien Ton sourire a ranimé le mien Et pour la première fois, notre danse. l'évidence... 1, 2, 3, valsez Ma main posée dans la tienne Ton souffle court, notre éphémère espace vital. m'a frappé juste là... C'était ça, juste précieusement ça C'était toi, déraisonnablement toi Sensation d'arriver au bout du chemin, apaisée, détendue. où ça ne battait plus... 1, 2, 3, valsez Je ne demanderais plus rien j'ai désormais tout. Un bout de chemin, juste tes bras, un instant, un sourire, un regard, l'éternité, qu'importe... parce que ce soir là, l'évidence m'a frappé, juste là, où ça ne battait plus... Qu'importe le temps, j'ai croisé "ta ptite flamme". Depuis elle éclaire mon chemin et ce qui t'ira à toi, m'ira inconditionnellement bien à moi. L'éternité n'est jamais loin quand on danse... ----------------- https://www.youtube.com/watch?v=wi262WKivp4

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  • 03/18/15--07:53: TRENDIA par Minos36
  • TRENDIA était un mélange d'IRLANDE et d'ECOSSE, de la première elle tenait les yeux verts, de la seconde les cheveux roux et les taches de rousseur sur son visage mi-ange mi-diabolique. Elle m'avait dit qu'elle avait 50 ans, mais elle mentait, elle en cachait 7, mensonge qu'on pardonnait vu son corps magnifique. Elle alla à la cuisine chercher le beurre d'Isigny, je l'observais marcher, elle se déhanchait comme un mannequin anorexique, et sa nuisette lui couvrait à peine son joli cul, si bien qu' on pouvait voir quelques poils de sa touffe. "Vu ton âge", je lui avait dit, alors qu'on dévisageait dans son salon," tu n'as pas vu Le Dernier Tango à Paris". "Raconte moi le film" me demanda -t-elle. J'ai réussi à la convaincre qu'il valait mieux faire que raconter faire que raconter... Elle revint avec la plaquette de beurre, elle la posa sur la table du salon, je me hâtais à remplir nos deux de champagne. Elle voulut que je lui parle encore du taureau Gaudenzio, visiblement ça l'excitait.... Pendant ce temps le beurre commençait à fondre .....

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    "Ou la ronde de Mots..." Cette page blanche que vous voudriez tant écrire à deux, avec le mot AMOUR en lettres majuscules... Tout vous l'interdit. Ce chant d'amour que vous voudriez crier partout, à la terre entière... Tout vous l'interdit. Ces mots qui restent dans votre stylo, Ces mots doux, tendres, futiles, inutiles, Ces mots osés, Ces mots dévastateurs comme l'Amour, Ces mots usés comme les baisers... Toujours des mots, encore des mots.. Peur d'en venir aux mots, aux gros mots. Plutôt choisir des mots sous-entendus. Jouer sur les mots pour faire passer un message... ou ne souffler mot... Essayer en un mot de faire un bon mot. Au bas mot, le chuchoter à son oreille. Mot à mot, le distiller comme un élixir ou comme un poison. Ah ! Se donner le mot... C'est un bien grand mot ! Pourtant dans cette histoire, vous voudriez bien avoir votre mot à dire... Peut-être attendez-vous de le prendre au mot... Mais vous ne souhaitez pas avoir des mots avec lui. Malgré vous, vous attendez toujours un mot de lui. Tant pis, vous aurez le dernier mot, en un mot comme en cent, Le mot de la fin ! Et peut-être vous faire maudire...

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    "Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants". N'avez-vous pas remarqué que, quels que soient les contes de fées, on ne s'attarde jamais à nous révéler quelle est la suite de l'histoire, une fois que les 2 tourtereaux se marient ? A quoi ressemblent leur vie quotidienne, leur vie de parents ? Après des investigations très poussées, je suis en mesure de vous dévoiler la suite du conte "La Belle au Bois Dormant", une histoire magique et merveilleuse qui ressemble à ce qu'ont vécu beaucoup de princesses. Alors, après la mort de la méchante sorcière Maléfique (transformée en dragon rappelons-le), et après le baiser du prince charmant à sa princesse qui la réveilla de son sommeil comateux, fut organisé en grandes pompes un mariage inoubliable. La Princesse fut la plus belle de tout le château et de tout le royaume de Fort Fort Lointain et les dames d'honneur se pâmaient devant sa sculpturale beauté. Il était grand temps que les deux se marient, eux qui avaient déjà 18 ans pour la Princesse et 20 ans pour le Prince. Les premiers jours du couple furent magiques : le Prince, après de longues journées passées à la chasse, s'occupait tendrement de sa dulcinée, une fois rentré. La Princesse s'occupait en chantant avec les animaux.... mais les mois passaient, aucun enfant ne venait... "Soyons patients" dit la Princesse, après tout ses parents lui avaient bien dit quand elle était enfant : "tu rencontreras un jour l'homme de ta vie, puis une nuit, une cigogne passera, et te laissera un petit panier avec un magnifique bébé à l'intérieur". Le même discours avait été répété au Prince, dès son plus jeune âge. Quelle ne fut pas leur stupéfaction quand ils apprirent... l'horrible vérité ! et la Princesse de hurler de dégoût ! "beeeeeerrrk".... devant la pression de la Cour (il fallait impérativement un héritier mâle), on organisa une cérémonie où les 2 devaient accomplir l'acte de procréation, devant un collège d'experts, histoire de bien s'assurer que le nouveau-né ne serait pas un bâtard. La Princesse connut ainsi les joies de la grossesse : nausées matinales, vomissements, prises de poids et ballonnements.... après 9 mois de supplice, la Cour constata avec dépit que le bébé en question était.... une fille ! Pas de descendance assurée, il faut donc recommencer.... après 10 tentatives s'étant soldées par 10 filles, le 11ème fut finalement un garçon. La Princesse se rendit également compte, à son grand désarroi, que les bébés ne chiaient pas des pétales de roses ! Cruelle désillusion.... Au départ, les journées quotidiennes de la Princesse s'apparentaient davantage à du sport intensif... s'occuper seule de 11 enfants pendant que le Prince est à la chasse, on ne chôme pas ! Puis il fallut se rendre à l'évidence et embaucher de jeunes filles au pair pour s'en occuper. Princesse put ainsi penser un peu à elle : bonbons, pop-corns, cacahuètes.... en quelques années, la Belle avait pris 30 kgs ! Les années passèrent, les filles grandirent et se crêpèrent le chignon sans arrêt afin de pouvoir se disputer qui est la plus belle. Une tragédie survint : l'unique héritier mâle mourut tragiquement à 12 ans d'un accident de chasse... on murmure que son cousin félon aurait provoqué cet accident, malheureusement les supposés témoins périrent en l'espace de quelques jours mystérieusement... Le Prince oublia ce coup funeste du destin et décida d'acheter une invention révolutionnaire qui allait changer la vie de toute la famille : une boîte à image magique, baptisée Télévision ! http://www.youtube.com/watch?v=uK4mf6GyzcY "Bon, alors Pierre Menès, que dire du début de saison du Fort Fort Lointain Football Club ?" "Pfff.... Fort Fort Lointain de la Ligue des Champions, oui ! ça fait des années que je n'ai pas vu une équipe aussi catastrophique" "Boboooooone.... il arrive quand, le livreur de pizzas ? Apporte-moi la bière" ! "Un instant chéri, je dois faire le ménage.... cette maison est un taudis, j'ai croisé des rats tout à l'heure dans la cuisine" "Bah super, toi qui aimes pousser la chansonnette, tu pourras chanter avec Ratatouille et ses amis" ! Mieux encore, une autre émission allait perturber le Prince durant tout le reste de sa vie : http://www.youtube.com/watch?v=a11xYAJzFRk Hé oui, il existait des femmes plus attirantes que sa Princesse. Que faisait-il alors dans cette galère ? après tout, s'il quittait le domicile conjugal, il ne ferait rien de mal.... il n'a plus de fils, ses 10 filles restantes ont maintenant 16 ans, elles sont déjà toutes mariées et même sur le point d'enfanter pour certaines ! Après des recherches très poussées sur un service de rencontres par correspondance, lui qui avait 37 ans tomba sous le charme d'une jeune fille de 18 ans, et quitta quelques semaines après sa chère et tendre Princesse. A 37 ans, on a encore le temps de refaire sa vie, et on peut vivre encore 15 ans de plus à tout casser, si on ne meurt pas de la syphillis ou d'une partie de chasse un peu trop virulente. Restant ainsi toute seule, elle était devenue la paria de tout le Royaume. Que faire de cette Princesse devenue totalement inutile ? A 35 ans, totalement inenvisageable de lui faire de nouveau rencontrer quelqu'un, encore moins de la faire enfanter. Après tout, sa demi-soeur avait déjà enfanté à 32 ans d'un monstre à 3 bras et 5 jambes.... Il fut donc décidé de la placer dans une maison de retraite pour vieux pensionnaires... une femme de 35 ans ne peut plus rien espérer que finir ses vieux jours à regarder les jeux télévisés ! Mais le courage de la Princesse ne s'arrêta pas là.... elle décida de rester femme-enfant malgré ses rides disgracieuses, ses vergetures, et continua de chanter et danser avec sa tenue de princesse XXL et ses 30 kgs bien assumés ! "Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants"... CQFD ! On murmure que Princesse apparut, il y a quelques mois, dans une émission culturelle intitulée "Confessions intimes". Le titre de cette émission : "A 35 ans, je m'habille encore comme une princesse et je vous emmerde !"

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    "Elephant" est un film choral. En effet, il met en scène plusieurs personnages qui étudient dans le même collège, qui se croisent ou non. Quand un(e) cinéaste veut montrer quelque chose à l'écran, quelque chose de vrai : il doit se rapprocher de la réalité pour être crédible. Mais "Elephant" n'as pas eu besoin de passer par ce stade et Gus Van Sant n'as pas cherché à raconter une véritable histoire. Tourné comme un documentaire, avec des jeunes acteurs non-professionnels dans un lycée (réaménagé pour le tournage) de Portland, il montre le quotidien ordinaire d'un lycée : l'ennui des cours, les obligations administratives, les problèmes des élèves voire des professeurs, sans Jamais entrer dans le cadre privé, car le film, mis à part quelques scènes, se déroule essentiellement dans un collège. On ignore combien il y en as, nous on en suit une poignée, bien que d'autres apparaissent furtivement à l'écran. Est-ce réaliste ? Oui, bien sur que c'est réaliste, c'est vrai, c'est authentique, la direction d'acteurs à la Van Sant, c'est : "Faites le comme dans la réalité", ainsi les jeunes acteurs sont tous impeccables et d'un naturel extraordinaire. On passe par quelques clichés mais obligatoires : une bande d'adolescentes superficielles, des beaux gosses, des "loosés", des plus laides. Mais par compte-gouttes, le cinéaste distille tout de même le mal-être adolescent : la même bande d'adolescentes sont boulimiques, deux d'entre eux sont chamaillés par leurs camarades, ou encore l'alcoolisme d'un père dont le fils semble nettement plus adulte. Comme d'habitude, chez Van Sant, les jeunes gens semblent avoir pris la place des adultes, ils sont indépendants, les parents quand ils ne sont pas irresponsables, sont absents. Mais les jeunes ne sont pas forcément marginaux. Pendant 70 minutes, on va (littéralement) suivre ces quelques jeunes errer, vivre dans un collège. Le mal-aise pourrit de plus en plus et le carnage est presque inévitable : pendant le dernier quart d'heure. La réalisation est l'une des qualités du film : Van Sant, comme d'habitude, reste détaché et se contente d'observer des vies : ses longs plans-séquences ou ses plans fixes, parfois ironiques en disent beaucoup. Il ne cherche pas la virtuosité, le sensationnalisme. Et en plus, il casse la chronologie, en osant notamment montrer une des scènes finales au début du film, mais tout cela avec une parfaite cohérence. Le film ne chercher à montrer rien d'autre de ce qu'il montre, il est comme son cinéaste, humble et c'est en cela, qu'il est virtuose.

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    Je vous quitte ne m’en voulez pas, Ce n’est pas que je ne vous aime plus Non, franchement croyez moi Simplement je suis un peu lasse . N’avez-vous pas ressenti mon ennui, lorsqu’à vos côtés, je baillais distraitement. J’ai découvert, depuis que cette distance entre nous s’est instaurée, du temps, du temps pour tout ce que vous m’aviez fait délaisser par votre trop grande présence dans ma vie , Me comprenez-vous ? Peut-être me manquerez-vous parfois….. Parfois, je penserai à vous, votre délicatesse, votre patience, votre manière si particulière de vous interroger sans fin, votre gaucherie, ben oui vous êtes un peu gauche Voilà que vous m’en voulez à présent, je sais, c’est cruel mais reconnaissez moi de la bonne volonté à défaut d’un cœur plus grand. ne faites pas cette tête, vous n’y êtes pour rien. Pardon qu’avez vous dit – rien – Ah bon j’ai cru entendre - Pétasse - Non bon Voulez-vous que je descende la poubelle en partant ?

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    Émotion encore au petit matin. Chaque nouvelle est un coup de hache sur le petit cœur. La cause accidentelle rend moins palpitante la tragédie par l’absence de développements géopolitiques, mais le résultat reste le même, une dizaine de personnes restées sur le carreau de la vie. C’est toujours comme ça. Des accidents, il y en a des milliers chaque année, ils font généralement quelques secondes dans les journaux quand ils sont au moins cités, mais il faut aux proches concernés des années ou des dizaines d’années pour s’en remettre si jamais ils s’en remettent. Alors, c’est sûr, quand il y a des personnes un peu connues, les médias peuvent s’envoler. Mais l’émotion, elle, demeure bien au sol. Dans les dix qui se sont entrechoqués en hélicoptères dans la Quebrada del Yeso, dans la province de La Rioja, en Argentine, le lundi 9 mars 2015, dans un ciel on ne peut plus clément, il y avait une personne qui ne m’était pas inconnue et qui, comme ancien grenoblois, ne pouvait m’être indifférente : Florence Arthaud. Sa fille est devenue orpheline. Et aussi son petit chat. À cinquante-sept ans, elle avait pourtant la baraka. Elle avait survécu à quelques malheurs dont le premier, à dix-sept ans, coma et paralysie à cause d’un accident de la circulation, mais elle en était sortie indemne deux ans plus tard. Son dernier, le 29 octobre 2011 au Cap Corse, a d’ailleurs été raconté sur pcc ici : http://www.pointscommuns.com/lire_commentaire.php?flag=L&id=99518 Son père, patron de la plus grande librairie de Grenoble, avait édité des récits d’Éric Tabarly, ce qui l’avait mise dans le bain de la navigation assez vite avec son frère. Parmi ses exploits, la première place à la Route du Rhum en 1990, ce qui lui valut d’être sacrée la championne des championnes par L’Équipe. Et aussi (parmi ses exploits) sa chanson avec Pierre Bachelet "Flo" en 1989. Et parmi les trucs qu'elle voulait faire, cette satanée émission de téléréalité à la noix (Dropped) qui fera qu’elle n’a pas péri par la mer mais par les airs. Elle n’était pas seule : il y avait aussi Camille Muffat, vingt-cinq ans, nageuse niçoise d’un mètre quatre-vingt-trois et championne olympique de natation (quatre cents mètres nage libre) le 29 juillet 2012 à Londres, le boxeur Alexis Vastine, vingt-huit ans, champion du monde militaire de boxe en 2008, 2010, 2011 et 2014 (sa sœur est morte d'un accident en janvier dernier), Laurent Sbasnik, cameraman de quarante ans, Lucie Mei-Dalby, journaliste, Volodia Guinard, chef de projet de trente-six ans, Brice Guilbert, caméran de trente-deux ans, Édouard Gilles, ingénieur du son, et les deux pilotes argentins dont je n’ai pas les noms. Ce n’est pas la première fois que des candidats d’une émission de téléréalité pour TF1 sont éliminés… physiquement. Les larmes n’ont plus qu’à répéter en boucle : mais qu’allaient-ils faire dans cette foutue galère ? En hommage, le Helikopter-Streichquartett de Stockhausen : http://www.youtube.com/watch?v=g2qQ6UWbRVc NB. Comme tout était filmé, la tragédie a été filmée et diffusée sur Internet. Je propose plutôt d'aller mater Bylka. http://minilien.fr/a0np86

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  • 03/08/15--13:46: récit en do mi par Juscaq
  • Un jour, le samedi vers 14 heures, je me trouvais devant l’immense statue allégorique de la République, sur la place du même nom ; où se remarque aussi, sur les abords, un bâtiment très long qui se fait appeler « caserne Verines » dans un des ses frontons triangulaires : Ce qui m’a fait sourire à cause des gardes qui y logent et que j’imaginais en couche… Je fis le tour de la statue d’un pas lent et solennel, en partant de la queue du lion de bronze et dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, me figeant par endroit pour pourvoir lire à toutes les inscriptions écrites, toutes autour du piédestal, avec des moyens de plume, qui du stylo, du feutre ou de la peinture …plutôt rouge et bleu sur fond blanc : et c’est un peu normal pour une République qui se respecte… Dans les hauts reliefs en bronze circulant tout autour du piédestal étaient représentaient les différents moments d’une Histoire de La République, où je pouvais voir des personnages exaltés, les bras en l’air, quelques uns tenaient des stylos ou des marqueurs…aussi des fleurs séchées y étaient essaimées dans les encoignures… Des gens paisibles étaient assis sur la margelle de la fontaine cylindrique, à eau plate, qui fait le tour du socle. Ainsi je pus voir une femme d’âge mûre, avec un énorme sac à dos sur le dos, la tête baissée consultant le portable, de lever la tête, sourire, et embrasser la jeune fille qui venait à sa rencontre ; aussi un couple de jeunes amoureux asiatiques dont la jeune fille se prenaient en photo à bout de bras: ça s'appelle un selfi parait il ; aussi une jeune femme noire semblant toute décontenancée et qui s’est aussitôt levé à mon approche, aussi deux jeunes filles ados semblant pétries de fierté regardant vers des lointains, et un type débraillé qui faisait la manche, et une jolie blonde américaine tout sourire laissée un peu seule assise, par son américain debout, et à lunette noire, et qui me transperça de son regard… et je passais devant l’urne et la gueule fermée du lion, pour en revenir à la queue du lion où se trouvaient, là, quatre blacks debout, en pleine concertation, tenant à la mains des drapeaux blancs enroulés sur eux même autour de longues hampes, et deux d’entre eux avaient des pantalons de toile roses et violet criard. En restant un tant soit peu près d’eux je surpris un brin de conversation : 1.- toi, tu manges de la SE moule… 2.- Non, je ne mange pas de la SE moule… 3.- Il mange le Ma nioc ! 2. - Non, je mange le MA ïs de mes frères… Il y avait un slogan inscrit sur le socle qui me frappa et que j’ai conservé en mémoire, une inscription que le temps lavera tôt ou tard. Tandis que je me dirigeais vers la rue du temple je me remémorais qu’elle était signé de Maurice Blanchot et disait ceci : « Il faut tout dire, la première des Liberté est la Liberté de tout dire ». La statue allégorique de la liberté, je m’en souvins alors, elle avait un cordon rouge autour du cou, et comme je pensais sur le coup, au cou d’une libertine ceint d’un cordon, comme on en voit dans des tableaux du 18 ième siècle… ( voire à Bouchet ) et c’est alors que j’ai vu ce cordon comme un symbole du sang figé autour du cou, et le message en était : La liberté assassinée. Je me souvins aussi qu’une peluche de je ne sais quel animal- un éléphant ? -était coincée dans une lyre que tenait l’allégorie de la fraternité, qui était penchée et d’un regard caressant vers ses deux enfants ; Dans la rue du temple, je cheminais et m’arrêtait dans le square du temple, où j’eus un œil, au passage, pour la statue assise de Béranger avec un pigeon couleur bleu nuit échoué sur la tête.. Je m’assis sur un banc, à coté de deux endormies : des mamies asiatiques toutes en cheveux parcheminés de blanc… Quelques minutes plus tard, elles se réveillèrent ; ma voisine en basket à trois bandes attrapa une prune séchée dans sa poche de blouson bleu et l’avala aussi sec… dans mon dos des fleurs d'un l’arbre étaient déjà écloses ; Une mamie en tenue féline faisait sa gymnastique des bras devant la pelouse…une autre lui montra un geste de bras- avec un déroulé de main plus gracieux- selon elle, plus conventionnelle… Le soleil se pointait bien rond et cinglant tout juste en pleine face ; j’avais la niaque de vivre… Je me levais soudainement comme sorti d’un long dodo et trainassais jusqu’au centre vivant de Paris où je trouvais « les belles en do mi » et je rentrais chez moi, l’air de rien, comme si de rien n’était.

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    Assurément, c'est parce que ces instants de grâce existent que nous finissons, malgré nos déceptions, par continuer à vivre, par essayer à nouveau. Rien, ni personne ne peut nous détourner de l’espoir, du désir, que nous finirons bien, un jour, par trouver le chemin d’une relation apaisée, complice, amicale, amoureuse, ... qui ne se fracasserait pas sur le premier brisant venu... Nous gardons toutes les mémoires ; les douloureuses, mais aussi celles qui nous ont fait ressentir que le paradis existe sur terre. Pour cette dernière certitude, tant que nous le savons, tant que nous le ressentons, la vie, malgré tout, reste un voyage merveilleux. Mais continuons à entendre cet homme de 43 ans... Chaque nouveau départ est pour moi comme une nouvelle chance de devenir ce que j'ai toujours rêvé d'être. Je maigris sans aucun effort, je vis sans manque, je me sens capable d'arrêter de fumer, d'inventer n'importe quelle originalité, de partir au bout du monde juste pour voir les yeux de mon aimée briller… Comme si l'autre avait ce pouvoir inimaginable de me sortir de moi-même, de mes routines rassurantes et sclérosantes, d'annihiler mes peurs, d'effacer mes souffrances passées, de vivre une nouvelle vie au présent en me constituant de nouveaux souvenirs... bref, de me donner le droit d'oublier… Tous ces instants magiques que décrivent si bien la littérature, les poèmes, les chansons nous les connaissons tous, du moins je l'espère pour les autres. Mais j'ignore toujours les véritables raisons de leur fin. Bien sûr, elles découvrent qu’il y a aussi un homme avec ses défauts, ses maladresses, ses limites, ses blessures, il y a un enfant qui a erré longtemps à la recherche d'impossibles réponses… mais que celle qui n’a aucun problème me jette la première pierre. Comme tout le monde, j'ai évidemment un discours, des justifications, même parfois une analyse de ce qui s'est passé pour que le mot « fin » s'inscrive. Mais en réalité, je suis certain que tout ça, c'est du pipeau. Les vraies raisons sont ailleurs, à supposer qu'une vérité vraie existe… Dans le silence de mon cœur, je sais bien que j'ai été le jouet et l'enjeu de forces qui me dépassent, tout autant que l’autre d’ailleurs. Je suis ému ou je pleure comme beaucoup de gens, en écoutant une belle chanson d'amour, mais je suis également persuadé que nous ne pleurons pas tous pour les mêmes raisons. Oui vraiment, s'il y a deux mots qui auraient besoin d'être redéfinis, c'est bien le nom commun « amour » et le verbe « aimer ». Étonnamment et à ma connaissance, toutes les langues sont d'une pauvreté affligeante pour apporter toutes les nuances à toutes les sortes d'amour dont l'humain est capable (ou incapable) de vivre. Si je ne veux pas sans cesse être dans un quiproquo, il me reste les adjectifs qualificatifs, les paraboles, la poésie, les métaphores ou les périphrases, pour être sûr que l'autre comprendra bien le sentiment dont je lui parle. Et encore, il n'est jamais sûr que je serai compris, ni que je ne me trompe pas moi-même en parlant d'amour alors qu'il pourrait s'agir d'autre chose. Je sais définir et reconnaître chez les autres l’amour maladif : celui qui vampirise, celui qui domine, celui qui étouffe, celui qui manipule, celui qui méprise, celui qui ne veut que séduire, celui qui se nourrit et meurt de l'absence, celui qui n’est que pulsions sexuelles maquillées pour le rendre moralement acceptable, celui qui n’est en couple que parce qu'il ne supporte pas d'être seul ou par convention sociale... Bref, toutes ces bonnes mauvaises raisons d'être ensemble qui font que malgré tout l'humanité tend vers la surpopulation. Mais même pour ces amours-là, tous ceux qui les vivent, diront toujours que c'était de l'amour, moi y compris. Il se passe la même chose pour tous : ce que je vis émotionnellement et psychiquement est mon réel et ma vérité. Essayez de convaincre un phobique qu'il n'a pas de raison d'avoir peur, cela ne fera qu'augmenter son angoisse et sa certitude qu'il a raison d'être terrifié : ce qu'il vit est sa vérité et sa réalité. Essayez de convaincre un amoureux que ce qu’il vit n’est pas de l’amour… c’est le fiasco et le déni assuré, et le messager devient même haïssable. En italien, il y a le « ti voglio bene » (« je te veux bien » ou « je te veux du bien ») ; qu'est-ce qu'il peut y avoir de plus fort que ce sentiment où mon bonheur s'amplifie par celui que je donne à l'autre, quel qu'en puisse être le prix ? C’est l’amour que j’aime... Après avoir résisté longtemps à mes sentiments en sentant que ce serait une galère de plus, une femme-enfant, grande séductrice, que j'ai aimée et qui ne m'a pas aimé, m'a écrit pour me faire craquer : « Mais, pour toutes les nuances de passion, tendresse, désir, pour l'amour plein d'abnégation, celui que l'on cultive soigneusement comme une fleur fragile, celui contre lequel on ne peut lutter, celui qui est si fort qu'il est inséparable de la trame des jours, il n'y a pas de mot ! » En lisant ses mots, j'en ai pleuré, … enfin, une alter ego qui savait aimer… C'était juste avant que je tombe dans ses filets et que je m'en morde les doigts jusqu'au moignon. Qu'est-ce qui a bien pu me faire croire que cette promesse de vie s'adressait ou pouvait s'appliquer à moi ? Qu'est-ce qui peut encore me faire croire qu'un jour je vivrai un amour partagé intemporel ?

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    Pour les anglophones ,jouir se traduit par: "to come " , littéralement :"arriver " . Ma fiancée d’il y a très longtemps , étasunienne de naissance, me criais au comble de sa joie: " j’arrive cheri, j’arrive " . Moi je ne comprenais rien puisqu’elle était déjà là !! Et moi de lui répondre :"Ne part pas, reste encore un peu ", c’est pour cela que ça a foiré , ça ne venait jamais . J’ai entendu a la radio ce matin: "Le Premier ministre vient d'arriver a Matignon ".Je me suis imaginé ce bon Manuel débarquer dans son bureau tout tendu….. Du coup, ça m’a flanqué la pétoche. C’est comme les garçons de cafés qui lorsque vous les appelez tournent les talons en disant «"J’arrive " . Imaginez ! Rendez vous compte ! Quand mon patron hier m’a dit :"vous êtes arrivé en retard " , je lui ai répondu :"De quoi vous vous mêlez, vieux dégueulasse " . Je me suis fait virer. L’autre fois , mon pote Emile était avec sa fiancée au téléphone : "T’inquiète pas mon amour ,je finis avec ma cliente et j’arrive ".  Quand j’ai rigolé, il m’a regardé bizarrement. Peut-être que c’est pour cela qu’il y a des "Hotels de l’arrivée"  a proximité des gares , finalement. Arrivée des coureurs sur les Champs-Elysées. Gloups ! Miss France arrive en dernière position. Triste ! Mais au fait? Comment interprétez vous la phrase :"Il n’arrive pas a jouir " ?

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    Du 27 juillet au 02 octobre dernier, j'ai regardé l'intégrale de la série, à compter d'environ un épisode par jour. "Columbo" as bercé mon enfance, lors de ses diffusions sur TF1, le samedi soir, avec ma mère et mon frère. Et pendant mon adolescence, quand la chaine as rediffusé certains épisodes, je les regardais mais je n'avais jusqu'à l'été dernier : jamais vu l'intégrale de "Columbo". Et maintenant que c'est fait : j'ai de quoi être fier. Mais le soucis est : que n'as t-on pas déjà dit sur "Columbo" ? Même quelqu'un qui n'as pas vu la moindre seconde d'un seul épisode de la série peut vous citer au moins une voire plusieurs des caractéristiques du personnage. Alors ce que je vais à présent dire n'aurait d'inédit, sauf mon humble opinion. Peter Falk se demandait comment une personne pouvait être aimé par deux milliards de ses semblables. Peter Falk Est Columbo, ça c'est un fait et personne ne pourrait jamais le remplacer. 69 épisodes variant de 70 à 95 minutes tournés sur une durée de 35 ans (absence compris) : le premier épisode avec son introduction d'une demi-heure est quasiment du jamais vu : on sait strictement tout du meurtre : à un petit type (1 mètre 68) avec un imperméable gris et un cigare de résoudre tout cela. Et on s'aperçoit à la fin de l'épisode qu'on as pas strictement tout vu : il y avait un petit détail qu'on avait pas forcément remarquer. Et c'est ça "Columbo" : rendre les téléspectateurs plus malins qu'ils ne le sont. Après avoir vu toute la série, je me suis dit que c'est cela que j'aime tant dans la série : les petits détails. A mes yeux : ça vaut bien plus que les meurtriers et d'autres choses : pas tant la façon dont il as de trouver les petits détails mais les petits détails eux mêmes. Pas besoin d'un labo scientifique pour Columbo : juste un sens de l'observation très aigu Un plan sur une cuisine par exemple : on y voit les policiers sur les lieux vaquer, on ne prête pas attention aux objets de la pièce, si ordinaires, pourtant Columbo passe par là et ça lui permet de trouver un indice. Le personnage n'est pas quelqu'un de prétentieux, même il reconnait qu'il n"est "pas plus intelligent qu'un autre" : mais nul question d'intelligence mais d'être malin. L'intelligence réside dans le fait d'avoir des facultés intellectuels, mais Columbo, lui se contente de simplement observer, voire à peine regarder. La série ne vieillit pas, beaucoup sont ceux qui préfèrent la première période (qui contient aussi deux ou trois mauvais épisodes personnellement (dans la saison 3 particulièrement)) mais la deuxième est aussi réussi notamment ceux avec Fisher Stevens et Ian Buchanan tient du grand art. Le dernier épisode as été tourné en 2002, où on retrouve un Columbo qui fait face à la modernité (l'introduction électro en dit long) qui n'as rien perdu de son gout pour les questions importantes. Peter Falk nous as quittés en 2011, Columbo lui évidemment as survécu. Mon épisode préféré : "Le grain de sable" (saison 2, épisode 3) pour le plus beau petit détail du final et la façon de Columbo de rentrer dans un Robert Culp constamment sur les nerfs.

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    Ame aux yeux noirs Quel regard est le tien Touche les ténèbres Grandit comme un espoir Et ne rencontre rien Entre soleil et ombres Ame aux yeux noirs Tu es toxique Avec le goût de tes lèvres Je plane sans déchoir Poison paradisiaque Je suis intoxiquée et ivre Ame aux yeux noirs Paysage de la tristesse Aux tons pastels et gris Mon ciel est ta mémoire Des nuages à la lune altesse Je dessine ton cœur de lys Ame aux yeux noirs Oh mon unique fièvre Tu me parais si lugubre Dignement drapée d'espoir J'établis le shalom entre Ma lumière et tes ténèbres Ame aux yeux noirs Je t'emmènerai loin Singulière et abandonnée Sur ton infâme désespoir Viens et donne-moi la main Cela suffira à mon éternité.

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    Les plus belles amours sont inachevées ou impossibles ! voilà, je le dis, je l'écris, je signe.... A partir de là, être seule devient signe de romantisme échevelé, de nature passionnée qui ne veut que l'exceptionnel, d'une âme de poète, sensible et vulnérable.... Pôv petit bouchon... Ou quelle personnalité..... en clair quelle emmerdeuse ! Et pourtant.... Ces soirées où finalement on aimerait bien qu'il y en ait un qui.... s'approprie la zapette et nous impose sont film d'action violent, ou ce match de rugby que... sachant qu'après il y aura câlin doudou sucre et tout le tintouin.. et qu'il faut être prête pour cette opportunité : et que je mets l'ensemble coquin avec vue plongeante; et que je m'épile, que je me passe la peau au sable pour qu'elle soit douououce.. Comme les fesses de Mylène Farmer (y a longtemps) ! Sans oublier la teinture cheveux, pour le blond de rêve ou le châtain chocolat à croquer.... Surtout ne pas avoir l'air d'attendre, trouver la juste frontière entre je suis autonome mais j'ai besoin d'une protection mâle et musclée (tant qu'à faire !). Et encore... Faire de la place dans mes armoires ? enlever les bouddhas des étagères et les livres de développement personnel, pour ne pas afficher baba sur le retour.... plus d'encens ? A la poubelle l'énorme panthère noire en peluche achetée 8 euros dans une farfouille et qui nous suit depuis longtemps ? Comment ça, ça fait kitchouïlle ?!! Ne pas dire que l'on aime les musées, la peinture et la sculpture, tout en préfèrant les Orientalistes (ça redevient tendance) à l'art moderne que l'on trouve trop "sec" (juste parce que l'on ne doit pas comprendre la profondeur du truc...) ? Cependant... Avoir des projets communs pour les prochaines vacances, et même pour le week end à venir... Et pis on se moque des projets parce que ..ses yeux, ses mains, sa bouche, son rire... cette mèche qu'il écarte de son front et qui s'entête à glisser devant son regard... c'est tellement ...!!! C est surtout...!!!... C est encore...ouiiiii ... Dire à tout bout de champs "mon compagnon, ma compagne.. " pour que les autres sachent, pour se l'entendre dire, pour sentir le mélange d'apaisement et d'exaltation que cela procure ! Mais aussi.... "Faire une fin... lutter contre la solitude... Trouver l'âme soeur... je cherche ... ma moitié !!!!... de ma vie... Jusqu'au bout (de quoi ?) " ... ces mots dans les annonces, les messages personnels auxquels on ne peut répondre parce que plus abonnée depuis longtemps... Ces phrases qui font peur, qui foutent le frisson parce qu'elles signent l'immense mal être offert en partage.... Et toujours... La "vraie vie" et les non occasions, les pas libres, les trop pas pareils, les qui font pas rêver, les cartésiens, les rationnels... les "suis pas pessimiste, suis réaliste !!!", les assassins d'enthousiasmes... Bon ben... Les amis, les projets très perso, la marche afghane, les sites pour sortir ensemble, les livres, les films... Le carnaval en Guyane... Les photos....En gardant peluche et bouddhas... et peut être un bout du chemin de Saint Jacques ? .... Trop cool ! Et c'est sûr, les plus belles amours sont inachevées ou impossibles. Si je vous le dis ! au fait, le choix du genre "texte érotique" c'est pour attirer le chaland... je comprends la déception de ceux qui ont tenu jusqu'au bout... de ce commentaire, heureusement court...

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    Détestant le froid et gardant le souvenir d’anciennes lectures sur le goulag je n’ai guère d’attirance pour la Sibérie. Par contre le goût de la nature sauvage me suit depuis que j’ai découvert toute jeune les romans de Jack London. C’est ainsi que je me suis fait piéger il y a quelques années et entraîner dans l’une de mes pires aventures cinématographiques. Je suis allée voir « Sibérie, Monamour », film de la cinéaste sibérienne Slava Ross annoncé comme l’histoire d’un enfant attendant le retour de son père en compagnie de son grand-père dans une maison perdue de Monamour, hameau désert au beau milieu de la taïga. Un film à la « Dersou Ouzala » me suis-je dit, la sagesse de la vieillesse, la fraîcheur de l’enfance, la faune et la flore dans toute leur splendeur...mais j’ai plongé dans un véritable cauchemar. Le grand-père et le petit-fils sont confrontés au froid et à la faim mais leur pire ennemi est l’homme. Si l’on en croit la cinéaste, cette région n’est peuplée que de hordes de brutes imbibées de vodka qui tuent et s’entretuent à l’envi. Si une femme a le malheur de croiser leur route, c’est le viol assuré. En fait de faune sauvage, on croisera surtout dans le film des bandes de chiens errants affamés que l’on verra dans une scène atroce se disputer une jambe humaine. Certes quelques lueurs d’espoir illuminent brièvement le film : l’innocence de l’enfant dessinant une icône pour l’autel de fortune où il prie pour le retour du père ou encore le personnage dostoïevskien d’un militaire baroudeur qui s’engage soudain sur la voie de la rédemption. Je suis sortie sonnée de cette histoire de pauvreté, de beuverie et de violence. De retour chez moi je me souviens d’avoir ouvert mon bar pour y chercher un cordial, tout sauf de la vodka. Ce film éprouvant était sorti de ma mémoire et si j’y repense aujourd’hui c’est parce que je viens de lire « Dans les forêts de Sibérie » de Sylvain Tesson, journal de bord de sa retraite d’ermite dans une isba solitaire au bord du lac Baïkal de février à juillet 2010, alors qu’il était âgé de trente-huit ans. Lisant le plus souvent au hasard des achats de livres d’occasion et des prêts d’amis je n’ai découvert qu’aujourd’hui cet ouvrage qui a obtenu en 2011 le prix Médicis Essai. Parlons d’abord de ce qui m’a gênée bien que j’aie fini par l’oublier au fil de ma lecture, l’omniprésence de la vodka. Dès le début du livre il est permis de s’interroger car l’auteur a fait la liste du matériel à emporter et on y trouve « 10 boîtes de paracétamol pour lutter contre les effets de la vodka ». Le moindre évènement heureux ou malheureux se doit d’être abondamment arrosé et les rares contacts avec les autochtones se terminent nécessairement en cuite. Malgré tout Sylvain Tesson a fini par m’entraîner « into the wild », into the wine aussi, et je suis tombée sous le charme de son expérience érémitique. J’ai aimé son écriture et la richesse de son vocabulaire. J’ai apprécié son goût pour la lecture puisqu’il avait emporté dans ses bagages une soixantaine de livres composant ce qu’il nomme une « liste de lectures idéales » et nous les commente à mesure qu’il les découvre. Le temps passé dans la cabane en bois de trois mètres sur trois est donc consacré à la lecture, à l’écriture et au repos. Le temps passé à l’extérieur est celui de la marche, de la contemplation de la nature et des multiples tâches nécessaires à la survie : casser la glace et puiser l’eau, abattre et débiter les troncs, cueillir et pêcher pour enrichir les réserves essentiellement faites de pâtes, de ketchup et de tabasco. Ah la recette des blinis fourrés à l’omble tacheté… Nous aurons tout notre content de faune avec les deux chiots adoptés, les visons, les lynx, les cerfs, les ours, les poissons, les phoques et les oiseaux et insectes les plus variés. Nous ne manquerons pas de paysages magnifiques à toutes heures et en toutes saisons. Quant aux rares humains rencontrés, pêcheurs ou employés de la réserve naturelle, ils se révèleront presque aussi imbibés que les personnages du film mais parfaitement amicaux. Deux réalités très différentes nous sont montrées ici, deux régions différentes sans doute. On l’aura compris, même si je suis persuadée qu’il y a beaucoup de vérité dans le film « Sibérie, Monamour », je préfère de loin entendre Sylvain Tesson dire de la Sibérie son amour. Victime de ses excès, l’écrivain a fait une grave chute en 2014. Heureusement, il n’a gardé comme séquelle qu’une légère paralysie faciale et semble décidé à ne plus se mettre en péril. A la fin de son expérience sibérienne, il écrit ces mots : « je repars en sachant que je reviendrai ». C’est tout le bien que je lui souhaite, une nouvelle retraite « dans les forêts de Sibérie » avec un peu moins de vodka et, pour notre plus grand bonheur, un nouveau récit à la clé.

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    12 personnages, douze hommes enfermés dans une seule pièce pendant des heures. Ils sont douze, pas un de plus, ni un de moins. "12 hommes en colère" est donc un film choral : une multitude de personnages mis en scène. Dans la plupart des films chorals : les personnages vivent leurs histoires chacun dans leurs coins (les 22 personnages de "Short cuts" de Robert Altman aux quatre coins de L.A. ; la douzaine de personnages des "Boogie Nights" et "Magnolia" de Thomas Anderson dans la même ville) : mais ici, il y a un seul lieu : une salle de délibération. Ca pourrait donner des idées aux scénaristes de les faire se mettre à chanter, telle une comédie musicale mais non. Bien que "12 hommes en colère" soit à sa manière une comédie musicale : puisque les voix des personnages sont comme des choeurs qui se superposent fredonnant un air de culpabilité et / ou d'innocence. Bien sur, 12 personnages enfermés dans une seule pièce qui parlent pendant 95 minutes ça peut ennuyer et bien en fait : pas du tout. On fait leur connaissance dans le décor quasi-unique, des personnages se dessinent, certains loufoques, d'autres écorchés vifs et non seulement, des personnages entiers naissent devant nous mais une enquête est reproduite quasiment nos yeux. On ne sait rien au début mais on semble tout savoir à la fin. Reginald Rose, bien malin, ne donne jamais le moindre nom (sauf à la fin du film où deux des jurés s'échangent leurs noms), ainsi ils parlent du "jeune", "vieux", "vieille dame", "témoin", "voyou", "vendeur", etc... Et eux mêmes ne s'appellent jamais par leur prénom, juste à peine par leur numéro (ce qui référence mis à part déplairait à Patrick McGoohan qui refusait que les hommes soient des numéros :) ) et se vouvoient. Ils parlent, ils parlent, ils discutent, se disputent, en viennent presque aux mains, se vexent, les dialogues ne cessent quasiment jamais, car un homme à toujours quelque chose à dire et ils décortiquent les apparences. Ils refont l'enquête : une enquête qui semble avoir été bâclé par des inspecteurs trop pressés de faire leur quota et ces hommes refont mieux l'enquête, en creusant tous les petits détails, étudiant un plan, un couteau, la démarche d'un homme : le film, par cet amassage de petits détails très importants fait penser à "Columbo" crée quatre ans après. Et en parallèle, les blessures des uns et des autres ressurgissent, surtout le juré numéro 3 (Lee J. Cobb impressionnant de justesse), à qui on finit quand même par s'attacher. Tourné en trois semaines, fin juin à début juillet 1956 pour un budget de 340 000 dollars (ce qui était une jolie somme pour l'époque mais principalement du au cachet des interprètes) à New York, "Douze hommes en colère" passionne jusqu'au dernier instant, certains y ont vu une charge contre la peine de mort. A titre personnel, j'y ai vu un tour de force judiciaire et un portrait réaliste d'hommes ordinaires confrontés à leurs consciences.

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    Quelques temps après le début de la contamination Houllivoudienne ( dite la peste noire de Nixon), Tous les Mythes Grecs qui avaient façonné notre civilisation humaniste, Commencèrent à s'effondrer. Il était vain et inutile d'affirmer : "Fassianos est un artiste Grec " Phèdre et Hippolyte sont dévorés, Dépecés, et la SAUCE KANE, Venue d'Hollywood, Nous rend plus appétissant Notre misérable cannibalisme. Pendant ce temps là les bonnes consciences Prennent la défense des loups contre les agneaux, Les féministes défendent la liberté pour les musulmanes de porter la burka Et la dernière corrida est programmée Pour le mois de Juin à Mîmes ! ITE MISSA EST

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    Déjà comment ouvrir un texte sur un film avec le duo Terence Hill et Bud Spencer ? Aujourd'hui, il faut prendre toutes les précautions nécessaires afin de ne pas se faire démolir tant les films du duo semblent être des nanars. Pourtant, à l'époque, avant ma naissance, ces mêmes films recevaient tout de même quelque éloges et le public y allait par parquets. Ce même public, qui quarante ans après, les renie. Le truc pour ouvrir un texte où l'auteur compte glorifier un film du duo : c'est que l'auteur évoque son histoire personnelle avec ces films, ainsi le lecteur pourrait avoir de la compréhension pour lui. Mon cas : enfant, mon père nous les faisait regarder à mon frère et à moi, le samedi soir et parfois le dimanche après-midi, qu'il avait enregistré sur cassette lors des diffusions dans les années 80. Donc depuis tout petit (au moins l'âge de deux ou trois ans), j'ai regardé ces films et je les adorais pour les scènes de bagarres, j'étais un gamin aimant la violence comique et j'imitais volontiers Terence Hill (j'en ai sa carrure, grand et mince). L'enfance s'est terminée et puis est venu l'adolescence : pendant plusieurs années je n'ai pas regarder un seul film, puis un jour, à l'âge de dix-huit ans, j'ai regardé un de leurs films qui passait sur NT1 pour voir si le charme fonctionnait toujours. Au bout de 90 minutes : j'avais les larmes aux yeux... de rire. Il y a quelques mois, j'ai revu "Deux super flics" et à 23 ans désormais, ces films me font encore plus rire que pendant mon enfance : devenu adulte, je ne m'arrête plus aux bagarres mais je note tout, si la réalisation est plutôt classique, les dialogues, les situations, les personnages, le montage : tout est parfaitement calculé et "Deux super flics" est l'un des meilleurs où il n'y a quasiment pas la moindre fausse note. Nous sommes dans les années 70, à Miami Beach, deux types que tout oppose cherchent consécutivement du travail, mais ils se font tout deux rembarrés et ils sont du genre insistants et un chouilla susceptibles. Deux scènes de bagarres, de démontages de voiture, une course-poursuite (où nos amis sont à pieds) puis une dernière casse : le premier quart d'heure est bouclé et tout est absolument parfait : absolument tout. Tout fonctionne : une réplique est prononcé au bon moment, un coup de poing est infligé au bon moment, une situation arrive au bon moment : on se demande comment les scénaristes ont réussi ce tour de force où tout fait rire pendant 15 minutes. Évidemment le film ne s'arrête pas à cette ouverture, la suite est moins réussi, donc moins drôle, le bémol est le plein de bons sentiments mais les scénaristes ont absolument tout osés et si les personnages mènent une enquête (très sérieuse, ils ont depuis retrouvés un job dans la police), eux mêmes se tournent en bourrique (voir la scène où Hill va séduire une jeune femme tandis que Spencer attends seul sur sa moto) et le final dans le bowling est totalement barge. Si il y a un happy-end, les scénaristes (qui sont le plus souvent aussi les réalisateurs), laissent toujours aux personnages un gout amer : Spencer (le plus souvent) déteste sa situation. La fin la plus amère pour eux serait dans "Salut l'ami, adieu le trésor", autre merveille du duo.

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    "Salutations matinales à tout le Texas de l'Ouest, vous êtes sur Radio 4-70, c'est jour de match aujourd'hui..." : la voix-off de la radio locale qui ouvre les premiers épisodes de la série annonce la note. Sur des images du Texas filmées caméra à l'épaule avec une image granuleuse. Nous sommes au Texas, à Dillon (qui existe réellement mais la série as été tournée en grande partie à Austin) et plusieurs jeunes gens nous sont montrés ainsi que d'autres adultes. Je détestais le sport à l'école, j'avais un prof de sport au collège particulièrement sadique avec moi et durant les trois années où je l'ai eu, il avait aussi participé au lynchage vécu par mon frère quatre ans avant. De ce fait, une série traitant de football américain avait strictement Tout pour me faire fuir. Mais c'est pas pourquoi j'ai décidé de la découvrir mais Quand ? J'ai quitté le système scolaire fin 2009 et j'ai découvert "Friday Night Lights" quasiment en même temps qu'elle s'achevait aux Etats-Unis début 2011. En ce début 2011 donc, je m'étais forgé une culture cinématographique et je me suis dit que je ne devais pas condamner une œuvre pour ce que j'ai vécu. Ces deux faits m'ont décider à découvrir "FNL" : déjà pour la simple raison que "Friday Night Lights" se paye un scénario digne d'un film d'Altman avec ses innombrables personnages aux quatre coins de la ville et jusqu'à six intrigues par épisode se mélangent et une réalisation très cinématographique. Le style de "FNL" (qui est le même de celui d'"Homicide" et de "The Shield") : ce sont des mouvements de caméras virevoltants, collant au plus près des personnages avec des acteurs qui improvisent pendant une majorité du temps et des personnages solides, sous les clichés habituels. Parce que le football américain n'est qu'un fond, ce qui intéresse Peter Berg puis Jason Katims, ce sont les personnages. Et quasiment à toutes et à tous : on s'attache à eux, mon préféré est Tim Riggins : bad boy, un penchant pour la bouteille et les embrouilles mais sacré bon joueur. Pendant 76 épisodes, on va suivre les trajectoires d'une quinzaine de personnages qui n'ont absolument rien d'héroïque : ce sont des gens ordinaires, aux histoires qui peuvent arriver à n'importe lequel d'entre nous (licenciement, blessure grave, autodestruction...) et dans sa volonté documentaire, elle va aller très loin : un viol en fin de saison 1, un meurtre quelques épisodes plus tard, envoyer Tim derrière les barreaux, etc... "Friday Night Lights" est donc une série très adulte, à voir avec une certaine maturité, qui prends aussi bien le point de vue des jeunes que des adultes (ce qui est spécialité du showrunner Jason Katims déjà à l'oeuvre sur la jolie "Angela, 15 ans"). Les bandes-originales (la plupart sont du groupe texan "Explosions in the sky") sont superbes. Un petit bémol : la durée des épisodes : 42 minutes : ce n'est pas assez pour autant de personnages, si bien que certaines intrigues sont bâclés à la va vite voire jamais. Note : la série doit se voir absolument dans l'ordre, à voir en VO ou en VF selon les préférences mais la VF est tout de même plutôt fidèle à la VO (notamment pour les termes techniques comme "touchdown" ou "running-back" ce qui n'était pas le cas dans celle du film de 2004).

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    Quand on regarde ce film cela laisse une impression de "déjà vu" pourtant il y a une forme d'amour déchirant laissant un fossé entre les acteurs, puis je me suis laissée bercer dans une sorte de poésie tendresse à travers quelques extraits laissant percevoir des regrets...

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  • 03/22/15--02:52: Closer par Leon Zat
  • J'adore Dido, surtout ses deux premiers albums et c'est vrai qu'elle as enchainée les perles, dites moi comment oublier "Here With Me" : c'est impossible. L'ironique "Thank You" (voir le clip, génial, comme à peu près tous ses clips) et sur son deuxième album "Life for Rent" : elle n'as pas ménagée l'auditeur avec certaines chansons qui durent plus de cinq minutes, ce qui serait presque une constante de son "Safe Trip Home" : pour les gens qui veulent du son rapide, court et bruyant : allez voir ailleurs. Dido à une voix, à un talent, elle à aussi un physique qu'on ne peut pas oublier : elle met son corps en valeur dès son premier clip et s'impose comme une femme indépendante, qui sait ce qu'elle veut et dit ce qu'elle pense. Haute d'un mètre 68 avec un visage mignon comme un coeur (notamment sur la photo qu'à mis "Pointscommuns.com" pour l'illustrer), elle laisse peu de gens indifférents (même un dur à cuire comme Eminem n'as pas résisté). Elle est une des emblèmes, avec la cinéaste Sofia Coppola, de la femme moderne qui ne va pas rester dans la cuisine à faire des bons petits plats pour son mari. Par cette image, elle a créée un mouvement et une inspiration aux femmes de se libérer. Même si je n'ai pas trouvé son dernier album top, et même si il est incontestablement réducteur de réduire une artiste à une seule chanson, je voudrais surtout évoquer une de ses chansons, méconnues : "Closer". Pour la découvrir, cette chanson, histoire d'amour aussi simple qu'efficace, dans sa discographie, il faut prendre une pelle : car elle figure en "cachée" sur son deuxième album après deux minutes de silence. Pourquoi Dido semble vouloir cacher cette chanson, qui est pour moi, la plus belle de sa discographie ? "Closer", qui dure à peine 3 minute 20 est une merveille inlassable, preuve : je l'ai écouté des centaines de fois, des heures et des jours entiers, sans me lasser, elle est surement La chanson que j'ai le plus écouté de toute ma vie. Si Dido est une de mes inspiratrices en tant qu'auteur, "Closer" à inspirée une de mes nouvelles, l'écoutant en boucle pendant toute l'écriture, bien que la nouvelle n'ai quasiment rien à voir avec le texte de la chanson mais plus dans l'attention que j'ai porté à son interprétation et à la composition de la chanson : minimaliste, Dido avec une simple guitare, ne lève quasiment pas la voix, parle presque, avec une simplicité incroyable. La plupart des chansons que j'écoute peuvent me lasser, même "Knockin'On Heaven's Door" d'Avril Lavigne qui est la chanson que j'ai le plus écoutée après "Closer" y est arrivée. Mais "Closer", à écouter attentivement pour en ressentir chaque note, chaque émotion, chaque parole, non, je ne lui trouve absolument aucun défaut... mis à part quelque chose : elle est trop courte, on sent un sentiment d’inachèvement au bout de ces 200 secondes. Mais celles-ci valent incontestablement le détour. Simplicité, élégance, douceur, tact et le sentiment d'un enfant lorsqu'il entends le bruit du grelot du Père Noël, lorsqu'on écoute chaque fragment de cette chanson vraiment magique. Une chanson merveilleuse, sensible, surement encore plus belle que son interprète qui est aussi connue pour sa simplicité et son naturel. Dommage que Dido n'ai pas composée d'autres chansons aussi superbes que "Closer". La plus belle perle d'un collier de chansons confectionnées par une artiste discrète et humble. https://www.youtube.com/watch?v=kZKg5w8E9aM

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