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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    "Ou la ronde de Mots..." Cette page blanche que vous voudriez tant écrire à deux, avec le mot AMOUR en lettres majuscules... Tout vous l'interdit. Ce chant d'amour que vous voudriez crier partout, à la terre entière... Tout vous l'interdit. Ces mots qui restent dans votre stylo, Ces mots doux, tendres, futiles, inutiles, Ces mots osés, Ces mots dévastateurs comme l'Amour, Ces mots usés comme les baisers... Toujours des mots, encore des mots.. Peur d'en venir aux mots, aux gros mots. Plutôt choisir des mots sous-entendus. Jouer sur les mots pour faire passer un message... ou ne souffler mot... Essayer en un mot de faire un bon mot. Au bas mot, le chuchoter à son oreille. Mot à mot, le distiller comme un élixir ou comme un poison. Ah ! Se donner le mot... C'est un bien grand mot ! Pourtant dans cette histoire, vous voudriez bien avoir votre mot à dire... Peut-être attendez-vous de le prendre au mot... Mais vous ne souhaitez pas avoir des mots avec lui. Malgré vous, vous attendez toujours un mot de lui. Tant pis, vous aurez le dernier mot, en un mot comme en cent, Le mot de la fin ! Et peut-être vous faire maudire...

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    Ils attendent. Ils ne le savent pas mais ils attendent. Ils sont là pour ça. Tous. Tous attendent. Tous attendent tout le temps. Même ceux qui sont allés ailleurs. Ils attendent ailleurs. Ailleurs, ici, partout on attend. Ne croyez pas que vous pouvez attendre parce que vous avez le temps. Le temps, lui, n'attend pas. Le temps passe. Il se casse comme disent les jeunes et c'est vous qui êtes cassés. Vous me direz le temps ne fait rien à l'affaire, le temps c'est de l'argent, il faut prendre son temps. Vous aurez raison. Vous serez rassurés. Vous reprendrez du poil de la bête. Vous croirez braver le temps. Vous croirez vaincre le temps. Et pendant ce temps, le temps aura passé. Vous n'aurez plus que le temps qui vous reste. C'est ce temps-là qui fera la différence. Il est là pour ça. Prenez-en soin, entourez-le, donnez-lui ce que vous avez de plus précieux. Donnez lui un peu de votre temps.

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    Tandis que la douceur du soleil printanier tentera de lui faire oublier les mers déchaînées, les combats sanglants, sa barque le ramènera jusqu'au rivage où l'attend sa douce Pénélope. Le vent cessera enfin de mordre son visage. Pourtant si ce froid persiste en lui, Pénélope allumera un feu dans la cheminée, pour un instant, quelques heures ou quelques jours... le temps qu'il faudra pour qu'Ulysse, son héros, reprenne ses esprits. Elle lui offrira de la tisane sucrée avec du miel pour adoucir sa gorge et le massera tendrement avec des huiles essentielles. Simplement, tout doucement, et après cette longue absence d'Ulysse, cette longue attente de Pénélope, retrouver ces délicieux moments, encore les partager, les savourer, les enfuir précieusement au fond d'eux-mêmes tel un trésor inestimable. Ils se rappellent aussi de leurs premiers instants, leurs tout premiers regards échangés. Toutes ces émotions sont restées intactes, avec une infinie tendresse, à jamais dans leur mémoire. Après toutes ces années passées, ils ont toujours tant d'amour au fond de leurs yeux, dans leurs gestes, leurs attitudes, leurs attentions l'un envers l'autre ; ils pensent que les paroles sont inutiles et préfèrent le silence pour se redécouvrir. Ulysse ne racontera pas les îles qu'il a visitées ni sa rencontre avec les Cyclopes, ces géants à un œil, ni Eole maître des vents, encore moins les Sirènes et leur funeste chant... alors que Pénélope repoussait les avances des prétendants qui lui demandaient sa main. Faire un détour, une pause, ici, maintenant, déposer les armes, réapprendre à vivre ensemble, avant peut-être qu'il ne soit trop tard ou que la vie ne les emporte loin l'un de l'autre à jamais.

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    Pour les anglophones ,jouir se traduit par: "to come " , littéralement :"arriver " . Ma fiancée d’il y a très longtemps , étasunienne de naissance, me criais au comble de sa joie: " j’arrive cheri, j’arrive " . Moi je ne comprenais rien puisqu’elle était déjà là !! Et moi de lui répondre :"Ne part pas, reste encore un peu ", c’est pour cela que ça a foiré , ça ne venait jamais . J’ai entendu a la radio ce matin: "Le Premier ministre vient d'arriver a Matignon ".Je me suis imaginé ce bon Manuel débarquer dans son bureau tout tendu….. Du coup, ça m’a flanqué la pétoche. C’est comme les garçons de cafés qui lorsque vous les appelez tournent les talons en disant «"J’arrive " . Imaginez ! Rendez vous compte ! Quand mon patron hier m’a dit :"vous êtes arrivé en retard " , je lui ai répondu :"De quoi vous vous mêlez, vieux dégueulasse " . Je me suis fait virer. L’autre fois , mon pote Emile était avec sa fiancée au téléphone : "T’inquiète pas mon amour ,je finis avec ma cliente et j’arrive ".  Quand j’ai rigolé, il m’a regardé bizarrement. Peut-être que c’est pour cela qu’il y a des "Hotels de l’arrivée"  a proximité des gares , finalement. Arrivée des coureurs sur les Champs-Elysées. Gloups ! Miss France arrive en dernière position. Triste ! Mais au fait? Comment interprétez vous la phrase :"Il n’arrive pas a jouir " ?

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    Écrire un texte sur ce qui parait être un énième livre pour jeunes adolescents dans une collection qui as fait son beurre, ça peut paraitre étrange et on peut se demander quoi en faire. "L'attaque des morts vivants" est un des livres de la collection "Zone d'ombre" écrit par JR Black (pseudo qui cache un collectif d'auteurs spécialisés dans les romans pour la jeunesse). "L'attaque des morts vivants" n'est pas un livre comme tant d'autres où le but est d'effrayer le lecteur avec des créatures terrifiantes, en vérité, il parait comme une dénonciation des gros exploitants prêt à tout pour détruire des lieux sacrés afin d'y implanter des commerces. Josh est un jeune adolescent, qui emménage avec sa famille dans une grande et vieille maison, très vite, alors que ses frères et sœurs sont plus passionnés par les programmes télévisées, Josh, lui est intrigué par cette étrange demeure, d'autant que lors d'un passage dans la salle de bains, il va y voir une vieille femme qui n'est rien d'autre qu'une morte-vivante. Parallèlement, le père de Josh est en contrat avec des exploitants pour implanter un centre-commercial sur un cimetière. Les deux intrigues sont évidemment liées et les morts-vivants ne sont pas des méchants qui veulent du mal à Josh, oh non, même le titre français du livre est trompeur : les morts-vivants qui hantent le patio de la maison, ne sont pas des créatures horribles et qui veulent tuer Josh. Après une rencontre qui se révèle être un quiproquo, ces créatures s'expliquent à Josh et très vite se lient d'amitié avec lui et même Josh semble en pincer pour une des jeunes leurs. Très vite, les étrangers pour Josh ne deviendront pas ces monstres, mais sa propre famille qui s'aliène et ne se pose pas de questions. Ils veulent le contacter mais dans quel but ? Le livre remets à sa place, les rôles de gentils et de méchants. Car les méchants ne sont pas ceux que l'on croit et les gentils, en vérité, sont encore moins humains que les morts-vivants. Car le livre rends humain chacun de ces morts-vivants, quasiment tous et toutes dotés d'une conscience, de facultés intellectuels, brefs ils sont plus vivants que réellement morts. Et plus Humains que certains exploitants. Si le livre joue sur les effets de ces créatures pour vendre et que le jeune lecteur de douze ans ne comprendrait peut-être pas le sous-texte, les auteurs ne font clairement pas mystère de ce qu'ils veulent dénoncer et pour cela, ils se servent de créatures imaginaires, mais qui sont aussi réels que vous et moi pour Josh. Dans ce genre de livres, c'est l'Humain que j'aime tant, les personnages ne sont jamais réduits à des stéréotypes, ils nous sont présentés comme des personnages vraiment attachants. Les apparences sont clairement trompeuses, le rythme est juste calculé et il y a une légère touche de mystère à la fin. Les critiques et les lecteurs, ne voient généralement pas la valeur métaphorique de ces livres : pour imager : ils utilisent des effets voyants mais derrière se cache une vérité jamais bonne à entendre.

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  • 03/21/15--04:42: prière au Chat par Helio__
  • Tu es né Chat tu es l'héritier du grand Peuple chat en toi se reconnaissent tous les chats du monde en ta voix miaulent les ancêtres qui sont aussi le Peuple Chat je te souhaite une journée magnifique de Chat tu es un Chat mag - ni - fique ! Je suis ici pour veiller à toi toi, le Chat toute ta journée comme ta nuit feue sera heureuse et remplie de contentement félin tous les chats de l'univers fauve sauront que tu es un Chat heureux de vivre et de ronronner ton jour car tu es Vrai Chat, Chat libre et je suis ton humain de compagnie, je te souhaite une belle journée en ce matin, et je vais veiller à toi ! Miaou .

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    Savais-je seulement moi-même qu'elle était ma vérité. Ne s'arrange-t-on pas tous avec elle ? L'essentiel n'est-il pas plutôt de se libérer de ses prisons afin, telle une chrysalide, pouvoir à son tour prendre son envol. Moi, Nedjma, devais faire entendre la voie que j'avais choisie, me libérant des chaînes de la famille. L'auteur continua à parler mais ses propos devinrent inintelligibles, une musique venant de l'au-delà du plateau s'était peu à peu amplifiée jusqu'à entraver son discours. Dans le même temps, une jeune femme s'était avancée du fond du plateau. Elle se dirigea d'un pas pressé vers l'avant-scène. Arrêtez la musique, dit-elle, d'une voix décidée, il n'est pas question que je sois encore reléguée et muselée. Personne ne m'a demandé mon avis, alors je ferai de même, puisqu'il faut en passer ainsi. Je ne veux plus que l'on pense pour moi, que l'on décide pour moi. Depuis vingt ans, je passe ma vie dans ton ombre ou dans ton oubli. Il n'est pas question que tu parles encore à ma place. L'auteur s'est figée dès les premiers mots. Une bataille se livre en elle. Fuir ou écouter encore ces récriminations ? Ton père, au moins, a vécu pleinement, même si brièvement. Tu ne m'as laissé aucune chance, sans même une hésitation. Mon sort était convenu d'avance. Tu ne voulais pas de ce rôle de mère. Tu m'as ignorée. Bien sur, tu avais comme excuse de ne pas avoir de modèle puisque ta mère était morte à ta naissance. Mais as-tu seulement pensé à moi ? Moi je voulais une vie de petite fille insouciance, de rires et de câlins. Tu as fui tout ça. Tu m'as sacrifié le temps de l'éclosion, de l'adolescence, des premiers émois. La voix se brise d'un trop plein d'émotion, les larmes s'entremêlent aux mots. J'ai tout vécu par procuration à travers toi, à travers le prisme de ce que tu projetais. Tu m'as laissé là, derrière cette porte de service. Tu sais ce lieu qui te hante encore. La jeune femme s'est retournée vers l'auteur. Elles ont toutes deux les yeux, de souvenirs, noyés. La fille se dirige vers la gauche, la lumière l'accompagne et fait découvrir aux spectateurs un fauteuil à bascule dans lequel elle s'installe. Elle commence à se balancer sans plus un mot, tandis que la même musique revient. Peu à peu par un jeu de lumière, l'on ne voit plus que l'ombre du fauteuil qui se projette sur le mur du fond, tout là haut, inlassablement, comme au dessus de l'auteur restée au centre. L'ombre des balancements incessants, le silence et ce chant de Mahler, les kindertotenlieder.

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    Rien n'est jamais complet, en toute chose il manque une chose. Ainsi on doit admettre que la Beauté ne peut être Perfection. Il manquera toujours quelque chose à la Beauté. La Beauté permet de résister à la fureur du monde : elle est Patience. Par le Bonheur l'homme se réconcilie avec la Beauté : elle est Bonheur aussi. La vie est un lent pourrissement, tout meurt chaque jour, comme la Beauté est immunisée par ce Désespoir : elle est Désespoir encore. La Beauté, merveille des merveilles, touche les sens et le Beau touche l'âme, elle vient de l'Amour, elle est Vérité, car rien n'est moins vrai que le visible : elle est Amour, et puis, Vérité. Au-dessus de la Beauté est l'invisible, au-dessus de la Beauté est la Perfection, c'est-à-dire Dieu ! idéal de perfection absolue. Après la Beauté, la plus belle chose au monde est donc la Lumière. Dans ce monde réel, imparfait et palpable, la Beauté est partout et au-dessus de tout. Comme au royaume de l'invisible il n'est qu'un seul Dieu, parfait et unique, alors qu'Il s'exprime ici-bas, nous retiendrons ceci : « La Beauté, c'est la signature de Dieu. » de Charles Kingsley

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  • 03/25/15--05:05: Une rose par Cypou
  • Une rose Par dela monts et vaux court ta senteur, pourtant j ai perdu l odorat. Ta vue m eblouie encore de milles eclats d un soleil qui ne cesse de jouer de jouer a cache cache avec ma memoire. Je ne t ai pas vu eclore mais c est en toi que je suis ne faconnant tel un architecte la grace de tes petales qui desormais se sont refermes doucement. Doucement, tels mes yeux qui bientot ne te verrons plus chair mais par dela l univers regarderons la beaute supreme de ton etre, etre qui prendra tout son sens faute d etre... - sens comme sensation d encore mieux te connaitre car jusqu au bout du sens unique tu es alle sans faillir.... - sens comme sensationnel - sens comme direction ou tu me guides pour toujours. Cette direction ne m effraie pas, elle effacera ce qui n est pas un paraitre mais m aura livre jusqu au bout le secret de la naissance d une essence. Cette essence, maman, c est ce qu il restera visible quand je serai aveugle, audible quand je serai sourd, odorant demain a mon retour sur le chemin de ta derniere demeure. Je ne l ai pas fait expres: quand j irai te voir avec Papa je ferai poindre la fleche de l eglise gravee sur la stele avec celle de l eglise juste derriere toi qui est celle du clocher de ton village. Alors, comme pour me montrer la direction, je vous imaginerai tous deux la haut reunis, l ame apaisee pour l eternite. Ici bas la terre transpire de souvenirs qui ne sont pas que chair, faillible a mes yeux comme parfois faillible je suis, comme tant de nous sommes, meme dans ce plus bel elan qu est l amour qui n est rien s il n est que chair. ..... Ces mots pour une rose ....dont les petales ne fanerons jamais. Cypou le 24/03/2015

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    1h41 sur un quai de métro parisien Ptite Fun s'asseoit. Un couple la rejoint. Jeune homme en premier, Mademoiselle sur ses genoux. Ptêt un 23 ans à tout casser. Elle a de longs cheveux, et bien lissés. Lui, il est propret, et passe sa main sur son dos. Il se fait tard. Ptite Fun a encore la tête dans les nuages. Sourires, tendresse, joie, odeur. La fatigue commence à peser. Elle a aussi un peu froid. Elle est seule et va rejoindre son nid avec des hauts le coeur. Elle se dit, que c'est chouette qu'on prenne soin de l'autre si tard. Comme une couverture toute chaude et douce. Elle aimerait bien se lover, elle aussi, dans des bras, poser sa tête sur son épaule, et le sentir l'envelopper, placée sous l'aile de l'homme, comme pour lui dire : "je suis là, je veille sur toi". Et elle aurait enfin confiance. Quand la voix du jeune homme subitement brise sa rêverie. 1h44. "Tu ne m'as pas appelé aujourd'hui ?" La demoiselle un peu désarçonnée : "Bah heu non... mais tu sais, des fois je reste une semaine sans appeler mes copines..." - Nan c'est trop, deux jours maximum - Ok... mais tu sais je pense quand même à toi... - Nan j'ai dit deux jours maximum, voir au moins une fois par jour, c'est tout. silences lourds Elle : "Tu as l'air si fatigué, ça ira ?" Lui... ben lui rien. Ptite Fun est replongée dans ses pensées, et attends péniblement sa deuxième station de correspondance. Elle repense à ses 15 dernières années. Elle se dit que quand même, au-delà du problème de communication, il y a le manque de volonté de prendre soin de l'autre. En dépit des apparences, parce que l'on peut toujours trouver un contre exemple, une anecdote, une exception. Mais quand même. Elle y pense. Et elle soupire. Et elle se dit aussi que c'est le choix qu'elle fait pour le reste de ses jours. La bienveillance. Faire la paix avec elle aussi. Cesser les reproches. Anéantir le jugement froid et implacable sans porte de sortie. Ne pas faire de mal quand on peut faire autrement. Regarder le monde avec tendresse et amour. Accepter la et les différences. Supporter sans souffrir que l'autre puisse vivre sa vie. Etre un petit maillon dans cette grande chaîne. Et si c'est un petit maillon heureux, souriant, et bienveillant. Elle sait que son petit monde à elle, sera plus beau, plus doux, plein d'amour et de tendresse. Et que finalement, c'est la seule chose qu'elle souhaite. L'amour de la vie, avant tout. Ptite Fun est arrivée. Elle glisse la clé dans la serrure, et remonte vite sur son fil. De là-haut, le monde est plus calme. Elle s'étire. Elle sent sur son épaule, un tout petit poids qui vient de la toucher. Elle regarde, et découvre, une toute petite, petite étoile, juste minuscule, dorée. Ce soir c'est elle, qui a finalement, une étoile sur son épaule. Elle en prendra soin. Elle sourit.

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    "Dans le système judiciaire, les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux. À New York, les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes sont membres d'une unité d'élite appelée Unité spéciale pour les victimes. Voici leurs histoires.", voici les mots prononcées par la voix off d'introduction de chaque épisode de la série qui dure désormais depuis 1999 et qui attendrait prochainement ses 400 épisodes. "New York, unité spéciale" va se terminer inévitablement un jour mais avec au minimum 17 saisons au compteur, elle est l'une des plus longues séries télévisées jamais produites. Mais le mystère est épais : comment une série télévisée dont le sujet principal est le viol (donc un sujet très tabou) peut durer autant et continuer d'avoir encore plus de succès qu'à son lancement ? La vérité est simple, si l'on en constate les commentaires innombrables d'internautes sur les pages de sites communautaires consacrées à la série : la plupart des gens la regardent comme un simple divertissement, plus attachés aux personnages comme l'inoxydable Benson, les derniers arrivés comme Rollins ou Amaro, qu'aux crimes sur lesquels ils enquêtent. En vérité, la série produit l'inverse chez le spectateur que ce dont elle peut provoquer initialement : au lieu que la plupart des téléspectateurs soient bouleversés ou outrés par les crimes desquelles la série évoque, ils songent plus à l'adoption de Benson ou les mésaventures d'Amaro avec son ex-femme. Certes, les personnages sont intéressants, mais moins que les enquêtes et les sujets aborder. "New York, unité spéciale", diffusée sur NBC, une des plus grandes chaines publiques, depuis sa création n'as jamais fait de cadeaux à ses spectateurs, si la plupart des faits sont suggérés ou mentionnés, celui-ci en prends quand même plein la figure. Une scène de cinq minutes où un jeune garçon raconte ce qu'un homme lui as fait dans les moindres détails ou un prédateur dit avec un naturel étonnant ce qu'il as fait à ses victimes. Viol, pédopornographie, atrocités sexuelles, séquestration, etc... mais contrairement à une "Esprits criminels", "New York, unité spéciale" montre rarement des psychopathes, un violeur peut être un enfant de huit ans ou un pédophile en voie de "guérison" est poussé à violer et tuer une fillette. Contrairement à son ainée, "NYUS" passe plus de temps avec les personnages, ce qui as souvent un impact sur leurs vies. Car travailler dans l'Unité Spéciale des Victimes : c'est pas vraiment facile. Toujours avec tact et douceur, à l'écoute des victimes, sans ménager les prédateurs (qui s'en sortent parfois), s'inspirant constamment d'histoires réels, la série, parfois manichéenne, traite au fond de la place de victime, qui n'est déjà pas si facile, suite à une agression mais en plus souvent broyée ou ignorée dans un système faillible. Critique aussi faite par sa grande sœur, mais la cadette, ici se sert des crimes sexuels pour mieux dénoncer le système. Certains ont accusés la série de faire l'apologie de la pédophilie, ce qui est faux, en 43 minutes, "NYUS" raconte des histoires qui débutent de façon ordinaire, et les scénaristes constamment inspirés (sauf lors des dernières saisons où les épisodes très bons sont rares), partent souvent dans une direction lointaine. Car la série est remplie d'intrigues totalement passionnantes : un enfant qui touche une de ses camarades peut conduire à la fin d'un épisode au démantèlement d'un réseau pédophile. Mais "NYUS" va sur des terrains parfois plus classiques, comme les meurtres, mais ces épisodes sont inférieurs à vingt. Si la série à un léger décalage avec la réalité (la véritable Unité Spéciale des Victimes de Manhattan n'as été créée qu'en 2003), elle confronte le spectateur à une réalité trop dérangeante pour lui mais bien authentique. Un monde dans lequel il vit mais refuse de l'admettre. Car oui la pédophilie existe, oui il y a des femmes et enfants violées tous les jours, ce n'est pas déprimant, ni pessimiste, et encore moins paranoïaque, juste honnête. Et rien que le fait de montrer que cette réalité existe, ça, pour une série de nos jours sur une chaîne publique, là où le câble ose encore plus, c'est déjà bien.

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    A l’enterrement de sa propre mère, par delà les Monts du Lyonnais, à le voir, j ai perdu le goût. A sa vue, éblouie encore de milles éclats d un soleil qui ne cessait de jouer à cache-cache avec sa mémoire, il fanfaronnait au milieu des cousins retrouvés à cette occasion. Tel un architecte de l’univers, tout franc-maçon qu’il est, trop content de refermer la grâce de ces pétales qui l’avaient fait naître, je me demande s’il ne l’avait pas occis d’une de ses fameuses décoctions de champignons dont il avait le secret. Je me demande si son seul sens n’était pas guidé par l’héritage à toucher. N’avait-il pas fait l’économie du capiton dans le cercueil, sous prétexte que ça ne se voit pas, n’avait-il pas résumé l’épitaphe que souhaitait sa mère à 52 lettres, l’enfoiré ! Il avait concocté la messe avec 2 bigotes dans le plus grand secret. Alors que dans l’assistance, son parrain, traditionaliste FN, espérait sa reconversion, il s’était permis d’embrasser la plus coincée des deux à la sortie … la pauvre, elle a du mouiller toute la semaine ! Ni aveugle, ni sourde, ces mots sont pour toi, grand-mère ... dont les pétales ne faneront jamais.

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  • 03/25/15--05:06: Dans la vallée par Leon Zat
  • San Fernando Valley, Californie. Sur les rebords de la ville de Los Angeles, il s'en passe des choses. Pour un cinéphile, la Vallée de San Fernando n'est pas inconnue, soit : ce sont des séries et des films qui y ont été tournés sans jamais la mentionner, soient elles fait partie intégrante de l'histoire. A ce titre, "Boogie Nights" et "Magnolia" de Paul Thomas Anderson ont été intégralement tournés et se déroulent là bas, le cinéaste lui même ayant né et grandi (à Studio City), mais peu parlent de la mythologie et de l'ennui, dans les banlieues isolées, une espèce de communauté errante : David Jacobson, inspiré de sa propre enfance s'en est chargé. Pitch : l'histoire d'amour impossible entre Tobe, une adolescente de seize ans libérale et Harlan, un trentenaire simple d'esprit qui se prends pour un cow-boy. D'autant plus impossible que le père de Tobe est possessif. L'histoire d'amour laissant vite place à un drame familial. Il possède des atouts majeurs mais aussi un sacré handicap qui fait que le film n'est pas le chef d'oeuvre absolu qu'il aurait pu être. Les atouts : le casting : Evan Rachel Wood, impeccable, dans un nouveau rôle d'adolescente, trois ans après le déchirant "thirteen" où cette fois-ci, elle semble avoir grandi, pour ce personnage plus détachée et rêveuse. Edward Norton, connu pour ses performances déjantées, il a aussi co-produit le film, mais joue à merveille, un équivalent de "Forrest Gump" : un homme qui ne se rends pas compte de ce qu'il provoque. David Marse, solide gaillard d'un mètre 93 connu pour ses rôles de méchants, incarne ici un père possessif et brutal, qui as un penchant pour la bouteille, et une nouvelle fois, il excelle. Rory Culkin, frère cadet de Macaulay Culkin, quinze ans lors du tournage, très bon en petit frère souvent délaissé et aussi fidèle à sa sœur qu'à son père. - Les BO d'une grande qualité : allant des chansons country de Peter Salett composées spécialement pour le film, à celle du groupe "Mazzy Star" (efficace surtout dans une scène de boite de nuit) à même Patsy Clint. - Le script très original, qui évoque fort bien la mythologie de la Vallée où les personnages s'y ennuient, errent, dans un coin à la fois paisible et vide : "Il y' a rien à faire" dit même Tobe. Sauf quand un certain Harlan pointe son nez. - Le montage : impeccable, coupant le film en plusieurs parties bien distinctes et ne fait même plus apparaître son héroïne pendant les vingt dernières minutes du film (hormis la scène finale) ! Le Gros défaut du film : pour un film aussi intense, violent, percutant, entre les scènes romantiques et frontales et les violences du père envers sa fille très authentique (croyez-moi) où il fait passer notamment sa fille à travers une fenêtre, il faut une réalisation qui colle aux personnages, qui soit prêt d'eux, à titre d'exemple, pour filmer les errements et le parcours de Tracy (déjà Evan Rachel Wood) dans "thirteen", Catherine Hardwicke avait choisi l'option caméra à l"épaule ne lâchant Jamais ses personnages. Soucis : David Jacobson, si il est doué pour les scénarios, ne sait pas tenir une caméra et c'est avec des plans fixes et larges qu'il compte nous montrer l'intensité d'un baiser dans une baignoire ou la violence d'un père, ce qui est clairement raté. Il semble plus adorer filmer les hauteurs désertiques de la Vallée de San Fernando que ses personnages, sa réalisation aurait surement été mieux piloté par quelqu'un d'autre handicap lourdement des scènes qui auraient du et pu nous fait sentir les sentiments des personnages. Mais en dépit de son seul et sacré défaut qu'est sa réalisation, "Down in the Valley" est un film passionnant, puissant, avec des personnages forts et attachants (sauf le père de Tobe), et émouvant qui nous fait visiter des coins banlieues méconnues et trop calmes où l'iconoclasme n'as pas sa place. Une belle représentation de ce que le cinéma américain indépendant sait faire, un drame brut mais aussi une comédie romantique, avec des références assumées au western : tout les genres y passent et le scénario à de l'audace. Ca me donne envie d'aller y faire un tour mais vaut mieux pas que je me déguise en cow-boy...

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    Evidemment, vous me lirez de jour mais je dois quand même vous raconter... Que hier soir, mon rayon de soleil, à moi, n'était pas là. Un petit rayon de soleil malade, ce n'est pas banal. J'étais certes, prévenue, mais juste, il n'était pas là, et ça faisait toute la différence. Du coup, ce soir, j'ai beaucoup pensé à lui, et j'ai été prise d'une frénésie inconsciente. J'ai donné de mon énergie, comme si je voulais qu'elle lui parvienne. Tout ce que j'ai pu. Pour deux. Avec toutes mes tripes, toute ma joie, toutes mes pensées. Sans rien vouloir en retour. Sans même qu'il le sache. Et est-ce vraiment important qu'il le découvre ? De toute façon, mon petit rayon de soleil, à moi, il a été clair : "Que des petits bouts de chemin, de temps en temps, au gré des vents, portés par les mélodies de la vie." Bien Petit rayon de Soleil, je te suis, si c'est ce que tu souhaites, ça me suffit. Ah ! Sauf exception, les week-end d'équinoxe... oui j'ai négocié, un peu, pour rire surtout. Mais je dois vous dire... Moi, ce soir, j'ai été heureuse de voir tout ce monde sourire, vivre ensemble. J'aurais aimé qu'il soit là, c'est vrai. Le voir sourire aussi, heureux, vivant, et lire tout son abandon. Le voir se gaver de souvenirs, de complicité. Oh que oui, j'aime voir tout ça ! Mais voilà, mon rayon de soleil, à moi, n'était pas là. Mais était-ce vraiment, je veux dire, vraiment, si important ? Evidemment, j'aurais aimé le surprendre, cherchant à croiser mon regard. Découvrir l'invitation de sa main. Me retrouver près et contre lui. Evidemment ! Parce que tu sais, un petit rayon de soleil, qui te met entre ses bras, ça fait toujours quelque chose, un gros quelque chose, qui fait tout chaud dedans la poitrine, crois-moi. Alors, je me suis concentrée et j'ai pensé fort fort fort à tout ça et j'ai profité de la vie comme j'ai pu. Comme il l'aurait fait lui. Avec toute sa force, son éclat et son être. De l'avoir dans mes pensées ce ptit rayon de soleil, moi, finalement, ça a suffit à recharger toutes mes batteries, et plus encore. Oui, moi je marche à l'énergie solaire, intérieure. C'est naturel comme truc, je ne fais aucun effort, et ça fait un bien fou ! Finalement, j'ai tiré le meilleur de moi, pour lui, si loin, pour mes pensées divagantes, et c'était facile ! J'ai fermé les yeux, j'ai respiré, j'ai écouté, et j'ai ressenti. Je me suis sentie vivante, et j'ai profité de l'occasion pour sublimer cette sensation. Peut-être parce que je l'avais, là, juste là tout contre mon coeur, devant mes yeux, dans mes pensées, et, que sa petite lumière m'a réchauffé. Oh oui ! Moi, ce soir, avec tout ça, j'ai le coeur gonflé à bloc, et je me sens heureuse. Tout simplement. Tendrement, je souhaite qu'il se remette vite sur pied, mon petit rayon de soleil, mon petit bout de bonheur éphémère. Que deviendrait mon printemps sans lui, sinon ? Peut-être aura-t-il reçu, quelques paillettes de toute cette énergie. J'espère tout ça, parce je t'assure, un petit rayon de soleil malade, c'est pas banal. ------------------------- http://www.youtube.com/watch?v=PLk31tFwUpA

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    Anatol Stiller, le héros de Max Frisch, un Américain venant du Mexique et appréhendé à la frontière suisse, ne cessera de répéter tout au long de sa détention "Je ne suis pas Stiller". Il prétend ne pas être celui que reconnaissent sa femme, ses amis, sa maîtresse. "Max Frisch analyse le désir de tout être humain de s'échapper de soi-même, la difficulté à se voir tel qu'on est vraiment, l'incapacité à accepter les autres tels qu'ils sont". Ironique, subtil, Anatol Stiller souligne notre incompétence, nos échappatoires, toutes choses dont nous nous servons pour lutter contre un monde hostile qui nous renvoie une image peu flatteuse de nous-même. Je suis sous le charme de cette lecture...et désirais vous en faire profiter.

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    Difficile de rédiger un texte sur un cinéaste aussi grand que Gus Van Sant. Parce qu'il y a déjà eu tellement de choses écrites à son sujet et qu'à la fois, si on veut écrire quelque chose de vraiment personnel sur lui : on en oublierait. J'ai vu treize des quinze films réalisés par Gus Van Sant, dans le désordre, j'ai vu "Will Hunting" en premier et "Prête à tout" en dernier : la boucle est presque bouclé puisque le dernier précède le premier. En fait, c'est Le cinéaste dont j'ai vu le plus de films et j'ai un avis plutôt positif concernant son oeuvre et encore plus concernant lui-même. Le plus portlandien des cinéastes à une réputation : très discret, humble, tranquille, calme, sensible et tournages très rapides. Gus Van Sant, derrière le cinéma : c'est pas le genre de type qui se prends la tête pendant des heures, il va droit au but, ne lève jamais la voix, fait maximum cinq prises, et parle aux acteurs avec une douceur infinie, s'inquiétant pour les membres de chacun de son équipe, acteurs compris. Mais surtout : il est d'une extrême sensibilité. Ouvertement homosexuel (une des rares personnalités à n'avoir jamais eu besoin de faire son coming-out), il est connu pour traiter de ses obsessions dans chacune de ses œuvres mais il le fait à sa manière. Il as une personnalité bienveillante, rassurante, ses œuvres (même celles qu'il n'as pas écrites) sont remplies d'une sensibilité qui lui est propre et sait rendre ouaté même une scène violente. De la scène de sexe gay de son "Mala noche", en passant par la mort d'Harvey Milk dans son biopic éponyme ou les caresses entre Will Hunting et sa petite amie en passant par les errances de jeunes lycéens dans "Elephant" et la première fois d'Alex dans "Paranoid Park", il montre ces moments avec une douceur infinie où la caméra filme en gros plan mais jamais voyeuse et on voit que les acteurs ont confiance en la personne qui les dirige, qui est là, pas loin, derrière la caméra et qu'ils peuvent se laisser aller et qu'il n'en profiterait pas : ils sont dans un espèce de cocon, une bulle qui laisse transpercer chacune de leurs émotions. Gus Van Sant sait créer ses moments avec sa personnalité, car ses films, même les plus impersonnels comme "Prête à tout" ou "A la rencontre de Forrester", c'est lui, c'est ce qu'il est. Même les scènes les plus violentes de ses films (où il y a quasiment un mort par film) sont filmées avec un amour des personnages, une attention presque paternelle mais jamais brutale envers les acteurs, les morts sont peut-être que le résultat d'un amour que le cinéaste à fini de leur donner. Il sait rendre aussi fascinant des faits ordinaires comme personne (arriver à nous passionner pour le quotidien banal des jeunes d'"Elephant" ou deux types qui marchent dans "Gerry"). Il sait faire plein de choses Gus Van Sant : il sait donner de la vie et la reprendre, donner de l'amour, donner aux spectateurs des moments qu'il ne verrait que dans un de ses films, et en plus d'être cinéaste, est photographe, musicien, acteur, chef opérateur, poète, écrivain, etc... : vraiment Gus Van Sant sait tout faire. Et c'est avec son talent, avec ce qu'il est qu'on aime tant qu'il fasse toutes ces (ses) choses.

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    Polo n'est pas surpris, tout est manigancé et le délit a été rondement initié. Florence est délestée. Elle a réuni quelques documents, elle a briffé Jérôme et Jérôme. Polo lui-même a fait le reste. Il a mis en lieu sécurisé les documents les moins importants et passé au peigne fin quelques voisins en quête de voisinage. Les autres sont prévenus en temps et en heure, ça n'aura pas trainé. Jérôme a rejoint K.Jérôme et ils partent sur le champ, chacun pour sa destination préférée. Ils tiennent compte des émoluments au fur et à mesure.Tous les indices sont préconisés. L'affaire explose en plein vol dans le journal local.Le rouage central de l'opération est juxtaposé. Question de respiration. Polo décide de frapper avant d'entrer. La porte blindée est verrouillée. Il réunit les protagonistes à l'improviste, prépare une allocution délocalisée, tente une dernière fois d'obtenir un grain de cause. L'équilibre des forces est inversé, changer de camp est perpétré. Polo vitupère une menace pour révéler le patronyme du commandant de la BAK. Il instaure une planque pour loger les victimes collatérales, les autres changent de place mais restent à bord. Les accusés sans alibi se mettent à table, et les témoins à charge aussi. Tout le monde en profite pour s'empiffrer. Celui qui a préparé le flag est mandaté pour lâcher le morceau. Une affaire carrément menée dont on a tantôt fini d'entendre parler.

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    Oui il y était au salon du Livre où il intervenez dans le cadre des villes invitées : cracovie et wroclaw sur le thème littérature et cinéma. C'est après la guerre, à 18 ans qu'il a commencé à "faire du cinéma", à cause de la lecture d' écrivains du XIXè siècle, en pensant toujours à l'éventualité d'une adaptation. Ainsi en a-t-il été de tous ses films, comme Tess adaptation du roman Tess d'Urberville de Thomas Hardy ou Macbeth : pour ce Shakespeare dit-il, "il n'y a pas de direction puisque qu'il y a des entrées et sorties comme du jazz d'où la facilité quant à la liberté d'adaptation". Pour Ghost Writer, l'adaptation du roman L'Homme de l'ombre de Robert Harris : le livre est écrit à la 1ère personne. Inspiré par quelque chose du style "sunset"où l'on voit un corps flotter dans la piscine, pendant qu'une voix off raconte... c'est là : http://www.youtube.com/watch?v=r9TIDthcIHU. Mais la musique aussi a son importance, ainsi pour Tess, c'est à Chopin qu'il pensait...quoique la peinture hollandaise l'ait aussi inspiré, en particulier ce tableau du couple arnolfini de van eyck : http://en.wikipedia.org/wiki/Arnolfini_Portrait à cause de la perspective offerte par le médaillon en fond. Mais là ce que j'aime beaucoup c'est "le couteau dans l'eau", premier long-métrage réalisé par Polanski en Pologne en 1962. Peut-être parce qu'il est le fruit de son imagination. Il semble que Polanski ne s'arrêtera pas là : à 82 ans il prépare un film sur Dreyfus en collaboration avec A. Desplat (ben oui, assigné à résidence, il doit se contenter de ceux qu'il trouve en france ou en Belgique...) on en conclut que "faire du cinéma" (mais du bon), ça maintient en forme!

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    Vaut-il mieux mourir à petit feu ou que la déchéance s’abatte d’un coup sur soi ? Dans les deux cas, de toute façon, l’issue est fatale mais le deuil est différent. Enfin, je parle de deuil, de fatalité, de mourir. Mais ce n’était pas de mourir qu’il s’agissait, c’était de vivre, et de vivre pleinement ce qu’il restait, peut-être de nombreuses années, peut-être quelques minutes. C’était le matin, il y avait du soleil, un soleil doux, un soleil auguste, mais quelques nuages tempéraient l’aridité. Il était tôt, environ dix heures du matin. Il valait mieux profiter de la journée. On est venu la chercher. Elle était prête, comme d’habitude, le sourire aux lèvres. Son dentier blanc ne faisait pourtant pas trop illusion. Elle n’était plus de la toute dernière fraîcheur. C’était donc debout, en forme, un peu courbée, très ridée, qu’elle a quitté son épade. Non, pas sa tablette tactile, mais son établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. On y entrait comme dans un moulin. On y sortait aussi comme dans un moulin. Des vols de vieux, serait-ce possible ? Techniquement, oui, c’était beaucoup moins sécurisé que les crèches et les écoles. On concevait plus facilement des vols d’enfants ou d’ados, mais des vols de vieux, incapables de vivre tout seuls, qu’il fallait laver, habiller, nourrir, soigner… franchement, qui en voudrait ? C’était d’ailleurs là le drame social, plus personne n’en voulait, et même les plus proches, les plus aimants, parfois s’épuisaient à la tâche, se tuaient même à les aider, tuer dans le sens propre du terme, encore que tuer, c’est toujours sale. Le seul garde-fou était le double bouton poussoir en bas et en haut à la fois, sur lequel il fallait appuyer simultanément et qui permettait d’ouvrir les portes, et le code pour en sortir. Il fallait être un résident drôlement doué et somme toute, qui n’avait pas besoin d’une structure médicalisée aussi aiguë, pour pouvoir en sortir tout seul. Elle, elle ne sortait pas toute seule, elle était avec des proches. Elle les reconnaissait même si cela devenait de plus en plus difficile de savoir exactement qui ils étaient pour elle. Elle reconnaissait les voix, les visages, les regards, l’humour, le respect, la personnalité. Ils étaient des familiers, c’était sûr, peut-être des amis, ou des parents, ses parents ? ils étaient peut-être trop jeunes, ou des frères et sœurs. Elle n’avait pas de frère. Des camarades d’école ? elle n’était pas allée à l’école très loin. Des enfants ? En avait-elle au moins ? Tout cela était assez confus mais ce qui était clair, c’était qu’ils étaient des proches, des familiers, sur qui s’appuyer, sur qui elle pouvait compter, qui la rassuraient, qui l’accompagnaient, qui la soutenaient. Ces images ont été à jamais fixées dans la mémoire flash. Le visage érodé par le poids des décennies, tellement qu’il était presque difficile de les compter avec les doigts des deux mains, les lunettes presque modernes, en tout cas, à la mode, les yeux un peu baissés, regardant le trottoir pour ne pas tomber, la bouche esquissant un léger sourire, comme une promesse de la joie annoncée, et cette chevelure blanche, le mouvement de ses cheveux coupés récemment, cette mèche presque romantique qui s’agitait discrètement sous la brise. La joie l’avait emporté sur la préoccupation de ne pas tomber. Elle était plus dans la discussion que dans la préoccupation. De ses sourires, on pouvait distinguer la jeune femme qu’elle a été, sa capacité à se laisser séduire et conduire, son incrédulité face aux plaisanteries. C’est qu’on ne pouvait pas la mener en bateau longtemps, même si son établissait avait été construit au bord du grand canal. On pouvait cependant la mener en automobile. Elle a pu ainsi atteindre une petite maison aux confins de l’agglomération. Le jour était très ensoleillé. Un soleil d’été si éclatant, où le soleil, si bleu, malgré quelques nuages limitrophes, ne mentait pas. Elle portait quand même un gilet costaud en laine, histoire d’éviter toute chute brutale de température. Ah, ce n’était pas un soleil de matin mais un soleil de début d’après-midi, en fait. Il était plutôt dans les quinze heures. Elle avait déjà déjeuné dans sa cantine collective et elle avait encore un dessert à prendre au soleil. Elle était ravie devant cette tarte à peine sortie du four qui donnait une apparence lunaire avec ses cratères formés de fruits plus ou moins bruns. Elle prit quelques morceaux de tarte et les apporta jusqu’à sa bouche. Elle avait tous ses sens, toute sa mécanique, toute son acuité intellectuelle. Même les quelques oublis se dénouèrent devant cette journée exceptionnelle. Elle se préoccupait même des vivants. Du jus d’orange et des fraises faisaient figures de pièces rapportées. Le sourire, toujours le sourire. Au moins, elle ne pouvait avoir ce sentiment d’enfermement ou d’isolement que tant de ses corésidentes devaient ressentir. La digestion fut introduite par une petite promenade sur la pelouse densément verte. Elle alla jusqu’au fond, le mur n’était même plus visible tant la végétation avait poussée. Elle s’est même permise de picorer quelques fruits sur des arbres en pleine production. Ève à l’oméga. Pas de serpent. Des cerises. Et puis il y a cette image, incroyable, à l’ombre, elle un peu petite, recroquevillée, une main au bras de sa jeune fille beaucoup plus grande qu’elle. Les trois quarts de la photographie sont verts, vert de la pelouse, vert du feuillage des arbres fruitiers. Et au font, entourée, assiégée par les feuillages, la maison, la petite maison d’où elle avait rempli son ventre, sur un fond nuageux très lumineux. Le contre-jour des deux visages n’annulait nullement les deux sourires et les deux regards qui apportaient comme un air de paradis. Et puis, elle est allée s’asseoir sur un banc, s’assoupir quelques minutes au soleil, le chapeau bien installé sur le front, les lunettes de soleil bien programmées pour éviter tout abus solaire strictement interdit. La peau était craquelante, toute rugueuse, comme celle d’un lézard, un kaléidoscope de pores et de peaux éclatés qui contait, sur chaque parcelle, une histoire longue, très longue. Le sourire, le détachement, la joie du soleil, la joie au soleil, la joie des choses simples. Comme un air de paradis. Mais pour l’atteindre, il a fallu passer l’épreuve. L’épreuve du souffle, l’épreuve du cœur. Elle l’a brillamment passée. Un mois après cette exaltation champêtre, exactement, elle y entrait par la grande porte, auréolée de sa nouvelle étoile au-dessus de la tête. Ce n’était plus le sourire qu’elle avait laissé, c’était la beauté. http://minilien.fr/a0nte4

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    On est vendredi, à New York, sur une quatre voies. Un jour, un vendredi ordinaire, un chemin ordinaire, des voitures par centaines. Deux hommes pressés se tamponnent et finissent dans des bidons d'essence. Doyle Gipson, un père de famille quinquagénaire, en procédure de divorce Gavin Banek, jeune avocat, qui doit gérer une grosse affaire Ces deux là, deux types ordinaires, se percutent et pendant une journée, ils vont se pourrir la vie. Qui sont ces deux types d'ailleurs et que découvre t-on sur eux ? A travers les coups foireux faits l'un à l'autre, on en apprends et ils deviennent devant nous des êtres en chair et en os. Tout les oppose sauf le fait de se rendre au tribunal, ils s'excusent mutuellement, mais l'un est plus pressé que l'autre, Gavin lui fait un chèque en blanc pour réparer la voiture de Doyle, ce dernier lui demande si il peut le raccompagner : "Vous aurez plus de chance une prochaine fois !", lui lance t-il repartant aussi vite dans sa belle voiture... en oubliant un dossier apportant pour son affaire. Doyle, ne vas pas l'oublier cette phrase : "Vous aurez plus de chance une prochaine fois." : elle serait même le catalyseur de son comportement : mais ici, c'est la faute de qui ? Le film ne les jugerait pas, nous, si on est sains d'esprit, non plus. Comme quasiment chacun des films et séries que j'ai vu, "Changing Lanes" (en VO) à une histoire personnelle avec moi. Et en 2015, alors que j'écris ces lignes, mon histoire avec ce film ne remonte pas à hier. Mais à 2004, lors de sa première diffusion en clair sur France 3 un jeudi soir. J'avais treize ans et "Changing Lanes" est probablement le premier film qui ai crée ma passion pour le cinéma et depuis onze ans, je ne clame rien d'autre de ce que je pense : c'est un chef d'oeuvre. Ce film est l'un des films que j'ai vu le plus de fois : plus d'une vingtaine sans doute. Je l'ai tellement vu que je le connais quasiment dans les moindres détails. Mais il reste génial, parfait et c'est une putain de réflexion sur l'existence et ça je l'ai compris dès la première vision. A sa sortie, le film fut en partie massacré par les critiques, et les spectateurs l'ont ignorés. Il est un peu plus connu aujourd'hui : pourtant rien que les noms de Ben Affleck, Samuel L. Jackson, William Hurt auraient du faire bouger du monde. Mais je reviens au film, 95 minutes de folie, un dossier oublié, une réplique marquante, de la colère, de la colère, de la rage : et une partie d'échecs à taille humaine qui ferait cogiter ces deux personnages. Ils ne sont que tous les deux mais en se battant l'un contre l'autre (jamais physiquement) : ils vont faire exploser leur entourage sans vrai dommage du fait que leur vie n'était pas vraiment top au début. Gavin avait une maitresse qui est (toujours) l'une de ses collègues avec qui il as envie de renouer, son mariage est en apparence soudé et son beau-père est son patron ! Doyle, perds la garde de ses enfants, tandis qu'il se rends aux réunions des alcooliques anonymes et se retrouver derrière les barreaux, pendant cette journée, après avoir exploser le visage de deux types avec un téléphone. Dans leur guerre, tous les moyens sont bons pour pourrir la vie de l'autre. Mais au final, ce serait un puzzle et chaque personnage en paierait le prix. Une des scènes finales où les hommes se retrouvent dans le bureau de Gavin parlant de leur vie, de cette journée "qui as le gout d'un souvenir d'une autre vie, plus belle, que vous auriez pu avoir" (le "vous" est général), lance Gavin, philosophe, est une merveille, montrant aussi le décalage de la vie de l'autre. Ca n'aurait été qu'une journée, une journée pas ordinaire, pas banale, une faille dans un rouage parfait de routines, mais quelle journée, en tout cas, Avec eux, on as vraiment envie de la revivre, encore et encore, mais eux Pas le moins du monde.

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