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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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  • 04/06/15--04:47: Remerciements par Cypou
  • Chers ami(e)s Les mots peuvent parfois paraitre absurdes quand on les dit dans certaines circonstances ; ils sont cependant souvent reçus comme cadeau par le destinataire quand il est dans un moment de profonde affection ….. Ces mots là, très nombreux, vous les avez eu a mon égards et je ne les oublierai jamais, qui au travers des réactions sous mon dernier commentaire, qui au travers de dédicaces, de mails ou de messages personnels via PCC…. Vous comprendrez que je ne puisse vous répondre personnellement (ce qui n’est pas mon habitude pourtant) pour des raisons évidentes…. A chacune et chacun d’entre vous qui se reconnaitront j’exprime ma plus profonde gratitude. Merci infiniment Cypou le 05/04/2015

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    En date du 1/04, ce n’était pas un poisson d’avril, j’avais mis une note en bas de page à mon COM « Poème pour une longue journée » Les nombreux lecteurs, éblouis par la beauté du texte, ne portèrent aucune attention à la note. Et comment pouvait-on, avec un œil ébloui, jeter un coup d’œil ? Je vais reprendre la note et en faire un nouveau COM, répondant ainsi aux multiples appels de mes fidèles lecteurs. « Je ne suis ni Aragon, ni Breton, grand pape du mentir vrai le premier, et du surréalisme le deuxième ( si on ajoute à la formule du premier la formule du deuxième on obtient un sacré mélange explosif), néanmoins j’aime jouer avec les mots des autres, les détourner, ou les suivre, selon mon humeur du moment, bref les mettre en musique qui s’accorde à mon cœur, ou les faire devenir des rumeurs absurdes qui nuisent à la clarté de l’esprit. Que voulez-vous ? J’ai le communisme barresien et le gaullisme romantique… Cette nuit à propos ou pas, et peut importe, sur le versant obscur de la vie réelle j’ai vu des journaleux, des pisses copies, style Piégé d’As, au service des torchons du soir ou libérés le matin, faire semblant, avec une dégoulinante hypocrisie, de défendre la justice et la démocratie. Mais sur l’autre versant de la vie ensoleillée pour ces êtres serviles et serpents, j’ai contemplé les mêmes animaux se dorer la pilule au soleil, partouzer comme des chiens avec les banquiers qui assurent les fins de mois des torchons. J’ai essayé de les mettre en fuite : comme seule arme j’avais du gravier que je jetais à leurs visages afin de les aveugler…. …De Gaulle, passant par là, après la fin de la dernière bataille, je luis tendis l’enfant que je portais sur mes épaules et le grand Charles posa un baiser sur le front innocent de l’enfant… L’enfant se changea en M.M.L.P., femme d’une quarantaine d’années, blonde, yeux clairs et peau douce à vous donner envie de la caresser matin midi et soir… Elle m’emmena dans son château, sis sur les terres du Comtat Venaissin, jadis terre des papes d’Avignon, entre Ventoux et Dentelle de Montmirail. Là je fis la connaissance de ses deux filles : Antoinette, dit Toinette, dit Nénette, et Louise, dit Louison, dit Son-Son. Les deux beautés étaient avides d’apprendre ma langue maternelle afin de faire carrière dans la diplomatie internationale. Très vite je leur montrai comment tirer bénéfice d’une langue morte, contrairement à ce qu’affirmait Ben Cassine, comtesse de Rabat… Le mercredi la langue ancienne n’étant pas enseignée aux deux jeunes femmes, nous partîmes visiter le château de Grignan, où séjourna la très connue Madame la Marquise de Sévigné. Le carrosse mécanique, une Mercedes 201, était conduite par Nénette, Son-Son était assise à sa gauche et moi, derrière le chauffeur, j’avais tout loisir d’admirer sa croupe, belle, suante, brûlante, répandant dans le carrosse ses ondes chargées de libido, Cupidon, avec ses flèches, pouvait aller se rhabiller, bref, la chair de Son-Son claquait au vent comme un ancien drapeau, ses pensées étaient exprimées par le mouvement de son derrière, et les voluptés dégagées captivaient totalement mon esprit, embrasement de luxure !! La brise entrant par la vitre baissée ramenait à mes narines les parfums de femelle en chaleur. L’orage en moi rajeunissait mon corps, enfin j’avais l’illusion de me rajeunir ! Car enfin, merde sois raisonnable, qu’as-tu à apporter à une beauté de vingt ans comme Son-Son ?? As-tu une raison de poursuivre ce rêve fou ?? Ton esprit seul garde la puissance du désir, mais ton corps ?? Tu es réduit à enseigner à ces deux merveilleuses jeunes femmes ta langue maternelle, mais ta langue pourrait encore servir ? Se faufiler, comme jadis, dans ces endroits de l’origine ?? Pratiquer le dévergondage qui échauffe et enchante ?? Soudain la main de M.M.L.P. se posa sur mon bras et elle me posa la question suivante ; « Que feras tu si nous arrivons au POUVOIR ? »

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  • 04/07/15--02:41: CA EXISTE!. par Passa dona
  • Bon, j'utilise quand même le conditionnel, car ils n'ont pas encore fait leur demande en mariage. Qu'importe, l’essentiel est que ce soit dans le domaine du réalisable. Ils ont trois points communs : le sport, l'âge et la nationalité. Elle: Mieko Nagaoka, 100 ans, vient de gagner une course de 1500m en nage libre, catégorie 100 à 104 ans, en une heure 15 minutes et 54 secondes. Pas très rapide? C'est selon.. Lui: Hidekichi Miyazaki, 104 ans, a remporté le record du monde du 100m des 100 ans, en 29 secondes 83. On le surnomme Golden Bolt, en référence à l'athlète Usain Bolt. C'est quand même mieux que Hidekichi. Précisons que 59000 centenaires ont été répertoriés en septembre 2014 au Japon, dont 87% de femmes..Des coriaces ces japonaises. Souhaitons longue vie et bonheur à ces deux sportifs de haut niveau. C'est un fait reconnu que l'amour fleurit dans les maisons de retraite. Je n'ai jamais trop compris s'il s'agissait d'amour platonique ou...? Ça fait un peu frémir mais pourquoi pas. Honte au racisme anti-vieux. Ce petit com' est bien sûr un clin d’œil à luigi et j'espère le conforter ici dans son attente d'un amour idéal : il a le temps devant lui...

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    Suite et fin de mon commentaire de "Mulholland Drive", de David Lynch. Pour résumer la partie précédente, je disais qu'au fond rien n'indique dans le film que sa première moitié (ou plutôt ses deux tiers) soit un rêve : au contraire, Betty et Rita sont, tant qu'on ne cherche pas d'interprétation à l'histoire, bien réelles (et bien charnelles). J'aime, pour ma part, l'idée que c'est alors la rencontre de leurs vrais sentiments entre elles qui provoque une sorte de déflagration dans la texture de la réalité, et sa transformation en cauchemar métaphysique. J'en viens à présent à mon idée essentielle, celle qui justifie le titre de mon commentaire. « Mulholland drive » est une élégie. Une élégie amoureuse, une élégie funèbre. L'élégie, comme on sait, a pour objet le thème de la rupture, de la séparation et du deuil : séparation liée à la mort d'un être cher, ou rupture amoureuse. Souvent les deux (à lire : le poignant Quelque chose noir, de Jacques Roubaud, sommet de l'élégie au 20ème siècle en poésie). C'est ici bien sûr le cas, avec un entremêlement très particulier de la pulsion sexuelle et de la pulsion de mort. La musique de Badalamenti, caractérisée par cette lente mais sûre descente vers les graves (aux enfers!) donne le ton dès les premières images après le générique : une limousine noire aux airs de tombeau, qui s'enfonce inexorablement dans la nuit, transportant une mystérieuse brune dont on ne sait rien, comme pour un deuil. Suis-je le seul à remarquer une ressemblance avec le célèbre adagio de Barber, que Lynch avait utilisé à la fin de son « Elephant man » ? Une chose est sûre : dans l'adagio de Barber, le ressassement des cordes s'élève, comme en quête de l'inaccessible point culminant de sa souffrance, tandis que chez Badalamenti, la mélodie descend, pour remonter tout-à-coup sur un accord en ré, puis s'affaisse sans parvenir à s'éteindre. Mais cette musique funèbre, on la retrouve dans les moments de fusion amoureuse, dans ces états de grâce que tout amour réserve à ceux qui le vivent, quand bien même leur rencontre ne durerait qu'une nuit : notamment lors de cette nuit partagée entre les deux amantes, au moment où les mots « I'm in love with you » résonnent avec une portée inouïe pour ne plus jamais quitter notre mémoire (très bel article de Louis Guichard à ce sujet dans Télérama). La musique prolonge cet instant en débordant sur la séquence suivante, lorsque les deux femmes dorment en se tenant la main, comme si l'émotion de la séquence précédente semblait ne plus vouloir nous quitter, une musique qui déborde, peut-être en résonance du choc qui vient de se produire sous nos yeux, comme s'il y avait toujours un reste, une dernière vague qui refuse de mourir. Ce débord de la musique sur l'action nous entraîne vers des contrées jusque-là inconnues. Et c'est encore ce thème lancinant et son douloureux contre-point qu'on entend au moment où Diane et Camilla se retrouvent dans la seconde partie du film, en se tenant à nouveau la main, gravissant le petit chemin qui conduit à la villa d'Adam, mais cette fois leur amour est en miettes, et l'on comprend au regard de Diane toute la nostalgie désespérée qui peut envahir celui ou celle qui ne veut pas laisser partir ce dernier moment d'éternité avant l'ultime séparation, ce mélange d'espoir, de révolte (soudain... ré mineur !), et de lucidité sur la réelle signification de cet instant. C'est que ce passé encore si récent pour Diane, de son union avec Camilla, n'est pas vraiment du passé, mais encore un présent pour elle. On est là au cœur du sentiment élégiaque. Elégiaque, ce cinéma qui nous montre une simple ascension sur un petit chemin pour nous faire éprouver la lévitation amoureuse de Diane, lisible dans son regard intense dirigé vers Camilla, une ascension à l'échafaud, en fait ; élégiaque, la musique qui prend une dimension d'éternité sur un accord en ré à cet instant précis, sans jamais se déprendre de ses accents mortuaires ; élégiaque, cet ultime toucher de la main qu'accompagne le regard confiant qui ne se sait pas encore trahi, mais en a la prescience, ce malentendu entre deux êtres. Et surtout, à la fin du film, on réentend une dernière fois cet accord de sous-dominante lorsque Diane meurt, avec une image que l'on croirait avoir vue dans le film, mais qui en réalité n'a pas encore été vue (à l'instar de cette deuxième partie du film imitant la première par un effet de déjà vu). Cependant, cette image, ou plutôt ce mouvement très lent, figure bien un passé, qu'elle éternise sous la forme d'un ralenti gracieux : les deux femmes ensemble, le visage radieux, qui regardent leur rêve hollywoodien, le rêve de leur réussite, en saluant un public imaginaire (cette fois, elles sont sur scène, et non pas dans le public, mais face à lui, contrairement à la séquence du Club silencio). Cette image qui semble dire qu'il n'y avait aucune raison que cela ne fonctionne pas, qu'il n'y avait aucune raison que leur amour soit impossible... si ce n'est qu'il n'a pas eu lieu. Il s'agit donc d'un passé rêvé post-mortem, un conditionnel passé (« ça aurait pu... »). Cela a eu lieu, en effet, seulement quelques instants qui se sont égarés dans le temps et hors du temps, instants disséminés et arrachés au silence du néant : cela a eu lieu, et en même temps, cela n'a pas eu lieu. Cela a eu lieu, ou presque. C'est ce « presque » qui s'exprime dans cette dernière image, quasi-récapitulative, ce faux flash-back (à l'image du film entier, du reste), juste avant la femme aux cheveux bleus et son « silencio ». C'est ce « presque » qui se fige pour l'éternité. Ce « presque » de la fusion amoureuse. Comme pour dire aussi que quelque chose déborde, et pas seulement la musique, quelque chose déborde effectivement de la vie au-delà de la mort, et quelque chose déborde du film. Mais quoi ? Le rêve ? Le désir ? L'émotion et le torrent de larmes au Club Silencio ? Quelque chose, en excès, qui ne veut pas mourir, un vestige du vertige... S'il y avait l'immortalité, ce serait peut-être cela : un passé qui n'a pas eu lieu, mais qui s'éternise et se fige sous la forme d'un possible, conservé en boucle par la grâce d'un mouvement, celui d'un triomphe, d'une apothéose, d'une extase, et qui se prolonge sans pouvoir s'achever, toujours le même, toujours le même... Ce temps de l'éternité qui n'est plus tout-à-fait du temps... « Mulholland Drive » est bien dans la tradition élégiaque : c'est l'histoire d'un impossible renoncement, d'un deuil qui ne peut pas se faire, d'une dépression amoureuse dont le pathos mélancolique, la charge émotionnelle brisant les digues de la conscience, entraînent la totalité du Réel dans le sillage de son trou noir, jusqu'à anéantir toute possibilité de langage, de signification, de retour au symbolique, et au rêve. Bienvenue dans le petit monde du trauma.

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    Difficile de rédiger un texte sur un cinéaste aussi grand que Gus Van Sant. Parce qu'il y a déjà eu tellement de choses écrites à son sujet et qu'à la fois, si on veut écrire quelque chose de vraiment personnel sur lui : on en oublierait. J'ai vu treize des quinze films réalisés par Gus Van Sant, dans le désordre, j'ai vu "Will Hunting" en premier et "Prête à tout" en dernier : la boucle est presque bouclé puisque le dernier précède le premier. En fait, c'est Le cinéaste dont j'ai vu le plus de films et j'ai un avis plutôt positif concernant son oeuvre et encore plus concernant lui-même. Le plus portlandien des cinéastes à une réputation : très discret, humble, tranquille, calme, sensible et tournages très rapides. Gus Van Sant, derrière le cinéma : c'est pas le genre de type qui se prends la tête pendant des heures, il va droit au but, ne lève jamais la voix, fait maximum cinq prises, et parle aux acteurs avec une douceur infinie, s'inquiétant pour les membres de chacun de son équipe, acteurs compris. Mais surtout : il est d'une extrême sensibilité. Ouvertement homosexuel (une des rares personnalités à n'avoir jamais eu besoin de faire son coming-out), il est connu pour traiter de ses obsessions dans chacune de ses œuvres mais il le fait à sa manière. Il as une personnalité bienveillante, rassurante, ses œuvres (même celles qu'il n'as pas écrites) sont remplies d'une sensibilité qui lui est propre et sait rendre ouaté même une scène violente. De la scène de sexe gay de son "Mala noche", en passant par la mort d'Harvey Milk dans son biopic éponyme ou les caresses entre Will Hunting et sa petite amie en passant par les errances de jeunes lycéens dans "Elephant" et la première fois d'Alex dans "Paranoid Park", il montre ces moments avec une douceur infinie où la caméra filme en gros plan mais jamais voyeuse et on voit que les acteurs ont confiance en la personne qui les dirige, qui est là, pas loin, derrière la caméra et qu'ils peuvent se laisser aller et qu'il n'en profiterait pas : ils sont dans un espèce de cocon, une bulle qui laisse transpercer chacune de leurs émotions. Gus Van Sant sait créer ses moments avec sa personnalité, car ses films, même les plus impersonnels comme "Prête à tout" ou "A la rencontre de Forrester", c'est lui, c'est ce qu'il est. Même les scènes les plus violentes de ses films (où il y a quasiment un mort par film) sont filmées avec un amour des personnages, une attention presque paternelle mais jamais brutale envers les acteurs, les morts sont peut-être que le résultat d'un amour que le cinéaste à fini de leur donner. Il sait rendre aussi fascinant des faits ordinaires comme personne (arriver à nous passionner pour le quotidien banal des jeunes d'"Elephant" ou deux types qui marchent dans "Gerry"). Il sait faire plein de choses Gus Van Sant : il sait donner de la vie et la reprendre, donner de l'amour, donner aux spectateurs des moments qu'il ne verrait que dans un de ses films, et en plus d'être cinéaste, est photographe, musicien, acteur, chef opérateur, poète, écrivain, etc... : vraiment Gus Van Sant sait tout faire. Et c'est avec son talent, avec ce qu'il est qu'on aime tant qu'il fasse toutes ces (ses) choses.

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    Alors que le gros mastodonte "Avengers 2" se rapproche dangereusement de nos écrans et s'apprête à tout dévaster sur son passage dans le box-office mondial, j'ai une bonne petite envie d'évoquer ce premier "Iron Man", qui annonçait la saga des "Avengers" par la suite, avec ses acolytes Thor et Captain America notamment ! "Tony Stark, playboy, milliardaire, n'est pas seulement l'héritier des usines d'armement de son père, c'est également un inventeur de génie. Alors qu'il est en déplacement en Afghanistan afin de présenter sa dernière création, le missile Jéricho, il est enlevé par des terroristes. Gravement blessé lors de l'attaque, il ne survit que grâce à l'aide d'un scientifique qui le guérira en lui greffant à la poitrine un électro-aimant placé près de son cœur et alimenté par une batterie de voiture." (Wikipedia) Robert Downey Jr peut plus que remercier ce personnage de Tony Stark, qui l'a clairement remis dans le droit chemin, lui qui pendant tant d'années était "persona non grata" à Hollywood, multipliant les déboires et scandales en tout genre, à tel point que l'on parlait plus de l'acteur dans le domaine privé que dans le domainé cinématographique. Et cet "Iron Man" est aux antipodes du super-héros tel qu'on a l'habitude de le voir : alors que Batman et Spiderman se prennent constamment la tête, ne voulant en aucune manière dévoiler leur identité, sans cesse torturés dans leurs considérations existentielles, Iron Man est coooool. Bon, bien entendu, on peut être agacé par Tony Stark et ses multiples signes ostentatoires de richesse (ça passait encore en 2008, vu que la crise mondiale n'avait pas encore pointé le bout de son nez), ou alors par son air suffisant, arrogant, sûr de lui, très nonchalant également et partisan du moindre effort. Mais paradoxalement, cela fait du personnage de Tony Stark celui de la galaxie Marvel sans doute le plus attachant car le plus humain et le plus pétri de défauts, si l'on considère que l'être humain par définition est un être totalement imparfait. Bref, si vous cherchez un super-héros, bien cool et sans prise de tête, avec de la bonne bande originale (AC/DC en grande partie), et un Iron Man qui a "de la gueule" vous apprécierez certainement, si ce n'est déjà fait, ce bon petit film, estampillé "film du dimanche soir sur TF1". Moi je préfère le terme "film du samedi soir", histoire de ne pas penser au lundi matin... !

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    Inspiré par son interprète principal et la série "Dr. House", "Shark", créée par Ian Biederman est une perle assez méconnue mais qui mérite d'être reconnue à sa juste valeur. Depuis "Les Soprano" et "The Shield" (2001 et 2002), il y a eu une foule d'anti-héros lancés à la télévision américaine et aussi des acteurs de cinéma très connus qui s'en vont à la télévision (Gary Sinise dans "Les experts : Manhattan", Glenn Close pour "Damages", etc...) et vous pouvez combiner les deux pour faire une remarquable série. D'un côté, Sebastian Stark, meilleur avocat de la ville de Los Angeles et de l'autre, son interprète : James Woods connu pour ses rôles dans "Il était une fois en Amérique", "Videodrome", "Casino", "Virgin Suicides" e(s)t connu pour être très intelligent (il as un QI de 180, ce qui le place parmi les personnes les plus intelligentes du monde), et ses rôles de grande-gueule, prétentieux, égocentrique, etc... Sebastian Stark Est James Woods : le créateur as repris plein de traits de personnalités et de la vie de l'acteur (notamment son train de vie) ainsi que ses précédents rôles pour créer le personnage. Le premier épisode, signé (s'il vous plait) Spike Lee s'ouvre sur Stark faisant une plaidoirie aux jurés en espérant qu'ils acquittent son client d'une prétendue tentative de meurtre : "Justice. Que signifie ce mot ?", sont les premiers mots prononcés par le personnage dans la série : le ton est donné : "Shark" n'est pas une série judiciaire comme les autres et elle n'as rien à voir avec ce que nous pouvons généralement voir. Il se fait engager au bureau du procureur après que son dernier client ai tué sa femme. Mais il n'as rien perdu de sa pugnacité à gagner un procès et il est prêt à tout pour cela, et il va mener à la baguette une bande de jeunes assistants qui ne seront pas déçus du voyage. Il as trois règles : "Un procès est une guerre, être deuxième c'est la mort" ; "La vérité est relative : prenez celle qui marche.", "Dans un procès d'assise, seuls douze opinions comptent : celles des jurés." qu'il suit scrupuleusement. Il n'a peur absolument de rien, sauf de perdre peut être sa réputation de ténor du barreau, connu pour gagner ses procès, en faisant chanter, manipuler et... ce jusque dans sa vie privée. Stark est aussi un père de famille, quand sa fille choisit de vivre avec lui, fille qu'il as toujours ignoré, sa vie va être bouleversé et pour la protéger et l'aider : il va faire chanter soit un moniteur de conduite (qui n'as pas donné le permis à sa fille) et le directeur de son lycée (quand celle-ci est expulsée accusé de plagiat) et même le petit ami de sa fille ! Décidant de faire le bien, au lieu de faire le mal, il va voir son passé le rattraper (notamment dans la saison 2), Stark est un homme complexe, aussi attachant et drôle, que totalement immoral. James Woods livre ici, bien sur, ses meilleures prestations. Mais "Shark" as été punie par la grève des scénaristes et fut annulée au terme de sa deuxième saison. La saison 1 est absolument parfaite : 22 épisodes totalement passionnants, aux dialogues ciselés, à l'interprétation impeccable, à la réalisation discrète et aux scénarios géniaux. La saison 2 laisse moins apparaitre James Woods (c'est l'ex-patronne de Stark, qui co-dirige avec lui l'unité) et la qualité en pâtit un peu mais la saison offre tout de même des scénarios détonants et l'arrivé d'un nouvel assistant très drôle et la série se finit avec une fin honnête ne laissant pas le spectateur dans une incertitude. C'est ici, le plus gros regret, que l'on peut avoir de "Shark", si ses 38 épisodes sont d'une très grande qualité, il n'y en as que 38. A revoir encore et encore (je revois actuellement la saison 1 pour la huitième fois) et les reparties de Stark sont aussi nombreuses qu'inoubliables (notamment dans les 12 premières minutes du premier épisode). Elle aurait mérité plus de considération de la plupart des gens, intoxiqués par "Dr. House" et consorts... Notes : la série doit se voir absolument dans l'ordre, la saison 1 est disponible en DVD en France mais la saison 2 n'est jamais sortie, les deux sont disponibles un peu partout sur le Net.

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  • 03/31/15--05:35: Tous Coupables par Nadarc
  • Il les avait tous bien bernés. Médias et populace pouvaient cracher leur fiel sur lui, la boite noire du Boeing 787 « Dreamliner » attester qu’il s’était barricadé dans la cabine avant de se suicider en crashant l’avion et ses deux cent passagers au flanc d’une montagne, il était le seul à connaître le fin mot de la tragédie. Le seul également à ne pas risquer, emportant son secret dans la mort, de révéler la vérité. C’était cela qui l’avait poussé à aller jusqu’au bout de sa folie et tout s’était déroulé comme il l’avait planifié. Les trois semaines d’avant le jour J il les avait passées à jubiler, à rire, tel un cancre névrosé fier de récolter son énième zéro de conduite, d’un rire pathologique et convulsif. Question coke, il avait surmultiplié sa consommation et s’était, vidant son compte en banque, offert des orgies pantagruéliques avec des ladyboys et des gitons imberbes choisis sur catalogue. Heureux de crever avec préméditation il avait joui de tout son saoul avant de sauter à pieds joints dans le néant. Machiavélique d’un bout à l’autre, il savait pertinemment que la police et les journalistes allaient éplucher son vécu. Ca n’avait pas manqué, ses dépressions nerveuses et la rupture amoureuse censée l’avoir plongé dans la démence faisaient maintenant la une des quotidiens et des hebdomadaires. Le tour pendable qu’il venait de jouer à l’opinion publique avait gravé en lettre de sang son nom dans l’histoire du crime et il avait atteint son but ultime : devenir à l’insu de tous le plus grand sérial killer européen du premier siècle du troisième millénaire. Pilote de ligne, cinq à dix mille euros de salaire mensuel et rien à foutre d’être maudit par ses semblables. Un punk de trente-cinq ans, toutes options nihilistes, tiré à quatre épingles et parfumé au Bleu de Chanel, auquel le diable pouvait s’enorgueillir d’être le seul à avoir une chance de faire cracher le morceau. Au Diable il se faisait fort de ne rien avouer même sous la torture. A Dieu qui n’est qu’amour il se confesserait peut-être, de son plein gré, pas pour obtenir la grâce ou le pardon, simplement parce qu’il croyait à la mansuétude d’une entité foncièrement compatissante, supérieure à la barbarie humaine. De sa barbarie schizophrène de malade mental ayant réussi à endosser, sans que quiconque dans son entourage ne lève le voile sur la supercherie, l’identité d’un citoyen au dessus de tout soupçon jusqu’à destination finale. Deux cent morts putain, la résultante d’un suicide prémédité de longue date qu’une dizaine de tonneaux en voiture, quand il conduisait défoncé, n’avaient même pas eu la judicieuse idée de transformer en un fatal accident de la route avant qu’il ne devienne un homicide sciemment assumé. Deux cent morts au compteur bordel, des femmes, des enfants et surtout, quelques businessmen arrogants surpris par la faucheuse au firmament de leur ultralibéralisme en guise de bonus. Ses collègues, les autres meurtriers en série, devaient récidiver sans discontinuer dans l’accomplissement de leur funeste labeur pour parvenir, tâcherons du couteau, de la hache ou de la scie sauteuse, à faire du chiffre. La plupart, des mâles dépourvus de remords, atteints de troubles de la sexualité, avaient une fâcheuse tendance à s’en prendre à des femmes et finissaient, identifiés par des profilers de haut vol, par se faire prendre après avoir infligé d’inimaginables supplices à leurs victimes. Lui n’avait pas fait la moindre discrimination, il s’était simplement contenté, au point d’agir en conséquence, d’écouter les suggestions de la voix intérieure qui ne cessait de lui répéter qu’il était un putain de coupable et qu’il devait payer et qu’il n’y avait pas de raisons qu’eux, putains de coupables, ne paient pas avec lui.

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    Il y a eu déjà plusieurs commentaires sur "Requiem for a dream" sorti en 2000, film culte s'il en est, mais je ne l'ai vu que récemment et il m'a tellement frappée que j'ai eu envie d'en parler. Un film coup poing, presque insoutenable sur la descente aux enfers de la drogue. On pourrait pleurer en regardant ce film de même que l'on peut pleurer en écoutant le Requiem de Mozart, sa dernière œuvre (non achevée), ce chant bouleversant dont on ne peut se lasser, à commencer par l'Introitus et le Dies Irae Rex Traemenda Majestatis.. "Colère de demain là Dans les cendres de la vie profane La créature se lèvera Pour le jugement dernier." Insoutenables sont les images des effets de la drogue dans "Requiem for a dream" et plus insoutenables encore les ravages causés sur la mère, une femme âgée prête à tout pour "entrer" dans sa robe afin de pouvoir si elle est sélectionnée, participer à un lamentable concours télévisé. Bourrée de pilules, jusqu'à en être hallucinée (il s'avère que ce sont des amphétamines prescrites par son médecin) elle est le symbole d'un société dépravée qui donne l'illusion de bonheur pour pas cher. Ou payer cher sa vie. Touchante l'affection entre la mère et son fils qui sans cesse rapporte à sa mère la télévision qu'il a mise en gage pour se procurer sa drogue. Un film plus dur que "La Chambre des Officiers" qui se termine sur un sourire. Un film sans "happy end", un film sans espoir. Mais un film à dimension humaine.

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    Il y a une chance sur deux pour qu'elle déboule. On ne peut pas prévoir. En tout cas, je suis prêt. Assis dans un fauteuil d'osier grinçant dont les brins commencent à s'effilocher, j'attends. Pour passer le temps, je joue avec une bande de mots espiègles qui s'imaginent naïvement pouvoir me filer entre les doigts, avec autant de chances qu'une anguille d'échapper au rouleau à pâtisserie d'un cuisinier bordelais. D'une écriture limite pattes de mouche, j'aligne le plus vite possible mes pensées sur un papier de fortune, avant de les voir disparaître. Hélas pour ma concentration, devant ma terrasse passent régulièrement des jeunes femmes en chaussures découvertes, et je constate avec étonnement qu'à chaque pas, leurs orteils se lèvent sans qu'elles semblent les contrôler. Surprenant ! Plus fort encore, certaines agitent symétriquement des poitrines qui sont un véritable défi à la pesanteur, et pour ne pas en perdre une miette, je risque de me choper un strabisme non encore répertorié par le corps médical !... Tsss, tsss. Je sens que ma muse me fait les gros yeux et je retourne à mes écritures. Je descends les phrases à la vitesse d'un cheval au galop, je noircis la feuille plus vite que mon ombre. De temps en temps, je sors la tête de l'eau et je reste quelques instants le nez en l'air en évitant bien de regarder ce qui reste de blanc sur la page. Avec pour seule et unique angoisse la panne sèche... et l'espoir de voir Gaby. Et pendant tout ce temps, toutes ces minutes poisseuses où je flotte entre deux mots, à la terrasse du Renoir, ce café qui, pour s'affubler du même nom que Rita, la Tragédienne du strip-tease des années cinquante n'en a hélas pas la beauté sulfureuse, illusoirement séparé des miasmes de la rue par une haie chétive de thuyas miniatures, du coin de l'œil j'entrevois, trônant derrière son bar, un garçon de café moustachu qui fait son récital de garçon de café tout dévoué à ses habitués du comptoir et qui m'ignore superbement. Difficile pourtant d'imaginer un seul instant que quiconque puisse rester insensible aux fragrances subtiles et euphorisantes de mon gel douche matinal, lavande, ylang-ylang et patchouli qui donnent à ma peau cette douceur et ce parfum ambigu qui font ma renommée jusqu 'aux confins interlopes de la Porte de Vanves... Non, la solution est tout autre : ce garçon de café doit avoir le nez bouché, un point c'est tout ! D'ailleurs ne vient-il pas de gratifier son auditoire ba­vochant dans la sciure et tout acquis à son humour débile, de cette blague de pauvre goût, la variante sodomite du slogan surgelé Heureusement qu'il y a Findus, Findus !... Bien longtemps après, en écartant les toiles d'araignée qui commençaient à me recouvrir il prend enfin conscience de ma présence et pour m'accueillir me balance sur la table un café dont il a comme de juste pris soin de renverser une partie du contenu dans la soucoupe, détrempant par là-même le sucre et son emballage de papier. C'est à ce moment que Gaby arrive enfin. Gaby, c'est un personnage échappé de la Cour des Miracles comme on n'en voit plus guère dans nos cités aseptisées. Un mètre cinquante, trente kilos à tout casser, une scoliose et deux pieds bots, le corps tirebouchonné, sec et tordu comme une chaussette au sortir de l'essoreuse, cramponnée à son déambulateur rose qui la propulse à deux à l'heure (et encore...). Et pour couronner le tout, un visage de poupée contrebalancé par un caractère de cochon qui fait mon bonheur. Ne vous avisez surtout pas de lui manifester la moindre compassion ni de lui proposer votre aide pour traverser la rue, elle vous ignorera superbement et si vous avez le malheur d 'insister, vous enverra chier comme du poisson pourri ! Et pourtant, par une espèce de magie qui m'étonne encore, le grincheux à moustache déguisé en serveur, d'ordinaire aussi aimable qu'un castor qui se serait planté une écharde dans la gencive, en sa présence se transforme subitement en Maman Poule. - Gaby, mon amie, qu'est-ce qui te ferait plaisir aujourd'hui ? Le plat du jour, c'est rosbif purée. Le moustachu virevolte, fait des entrechats, des ronds de jambe. Il ne lui manquerait plus qu'un tutu pour se transformer en ballerine. - Ah oui, c'est vrai que tu n'aimes pas la purée. Hein? Le rosbif non plus ?! Bon, c'est pas grave, on va te trouver quelque chose ! Le plus drôle étant que toutes ses amabilités ne reçoivent en guise de réponses qu' aboiements grinçants et d'où je suis, inintelligibles (et pas moyen de me rapprocher). - Tu veux des œufs sur le plat ? Et pas trop cuits. Bien sûr, pas de problème. Et je te mets une assiette de frites. Ah non, c'est vrai, pas de patates. Tu préfères des coquillettes ? Je vais voir ça en cuisine, t'inquiète pas, je m'en occupe. Il s' éloigne en chantonnant Oh ! Gaby, Gaby ! Tu devrais pas m'laisser la nuit, j'peux pas dormir, j'fais qu'des conneries... Avant de rentrer dans le café, il se retourne : - Et un petit quart de rouge pour faire passer ? - Mrgxzvm ! (borborygme agacé !) - Ça marche ! Gaby se carre tant bien que mal dans son fauteuil et parcourt la terrasse d'un regard majestueux. Immanquablement elle s'arrête sur moi. Elle lève les sourcils et elle porte deux doigts à sa bouche qu'elle tapote deux fois pour me demander de quoi fumer. Ce rituel se répète à chacune de nos rencontres. Je me dirige vers elle, lui tends mon paquet, mon briquet. Elle aura juste le temps d' une cigarette avant le retour du serveur. Je retourne m'asseoir. Je sais qu'elle ne laissera jamais nos relations dépasser le stade du taxage de clope. Elle est une reine en exil dont nous somme les serviteurs... Comme d'habitude, toute cette pantomime m'a déprimé. J'en ai assez. De toute façon j'ai déjà fait durer mon café aussi longtemps que possible. Je laisse deux euros sur la table et je mets les voiles en me promettant de ne pas revenir. Mais Gaby me re­garde passer et sous son regard amusé, malgré que j'en aie, mes résolutions partent en fumée...

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  • 04/08/15--04:23: False Pack par Juscaq
  • Le temps des beaux yeux Est opaque J’ai mis mes aveux En abaque Le tas d’ beaux yeux mais tu l’ sais J’ai remis mes adieux Au vicié S’il me faut bien rire C’est tant mieux Je n’attends au pire Que d’un noeud Comment vas-tu poupée De l’élixir Connais-tu l’effet Musée de sire Aimes-tu les choco Lents d’éthique Dans les culbutos Franc d’attaque Le temps des beaux vœux Va au cloaque J’ai tant cru les envieux Vents d’panique S’ils me font dire Où sont mes feux Je crois pour le kir Des pots aux yeux Où sont ils passés Mes beaux vœux Et dans mes cévés Tes doux creux Le temps des beaux yeux Est trop hard T’as remis tes aveux En cocarde

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    Oui c'est clair, j'ai fait un appel d'offres, je voulais savoir si quelqu'un pouvait m'offrir au prix le moins élevé la couverture de mes besoins avec le niveau de qualité nécessaire, mes critères de jugements sont aussi bien établis : 33 % pour la couverture technique de mes sentiments 33 % pour la couverture sexuelle de mes désirs 33 % pour le plaisir de vivre au quotidien 1 % pour la beauté Je dois dire que ce premier appel d'offres, j'ai du le déclarer infructueux , à cause de l'écart de prix des réponses qui était de 1 à 3, comme si chaque compétitrice avait évalué des coûts différents à chaque demande. La plupart des offres chiffraient les sentiments de manière très élevée , sauf une offre en provenance de la région de Marseille qui proposait un budget ridicule pour ce poste en affirmant qu'elle avait des sentiments à revendre. Au niveau de la couverture sexuelle, il y avait cinq propositions alléchantes de la région parisienne et pas pour cher, Deux proposaient des fellations avec avalement sans surcoût, deux autres un coït « tradi » comme les baguettes chez le boulanger mais avec autorisation de gros mots, et une dernière une sodomie mais partielle – je n'ai pas bien compris ce que la partialité signifiait, on est dedans ou pas..... Coté Marseille, il faut dire que pour la totale, c'était donné. Par contre, pour le plaisir de vivre au quotidien, chaque offre faisait exploser le budget, pour un « bonjour chéri» au petit matin , avec café fumant et tartine beurrée, j'ai eu un prix délirant plus cher qu'un cher qu'une fellation à Paris même à Marseille où le prix était trois fois plus important que les autres offres. Coté beauté, alors que c'était très peu important dans mon système de cotation, les offres faisaient la retape sur les cheveux blonds, la poitrine avantageuse et la nature généreuse des formes pas en accord avec les mannequins actuels anorexiques et plates comme les limandes. Là c'était une alsacienne qui m'a vanté sa polyculture germano-celte. Mais vu le pourcentage de poids de ce critère , ça n'avait pas d'influence dans la comparaison. Après avoir rendu infructueux cet appel d'offres j'en ai ré émis un autre : 25 % de paroles émises dans la journée 25 % de chants partagés au réveil 25 % d'envie de partir au soleil 25 % de calme et de volupté J'ai eu des milliers de réponses, dont la moins chère était de 1€ C'est elle que j'ai choisie.

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  • 04/03/15--17:04: Marin Marrant par Syllabique
  • Guillaume était un marin marrant, il aimait sa mer. Bon fils quand il prenait son bateau à voiles et sortait du port du royal prince Albert Yacht Club et en tournant la cote vers le grand large, il pensait que s'il avait su , il aurait pu être un oiseau volant. Parce que les oiseaux volant , en s'envolant, se sente libres comme un marin marrant sur l'océan géant. Guillaume aimait les mots , pendant que le vent fort soufflait dans ses voiles, il passait dans sa tête des idées construites sur les consonances de mots qui assemblaient pour rire dans la solitude du grand large. Le marin marrant mari en a marre ce mardi d'être parti dans la partie. Guillaume aimait les femmes, mais il aimait l'idée de la femme plus que les femmes elles même. La rafale violent, annonciatrice d'une bourrasque de tempête , coucha à quarante cinq degré son 18 m, il bondit sur le pont pour descendre le grand spi , Guillaume était poète mais pas fou, il venait de se rendre compte que le grain annoncé commençait à arriver. Cette tempête tant pète , je l'apprends à mes dépends. Une vague énorme prit la barre en retournant le bateau. Guillaume expulsé du pont plongea dans l'eau noire, en se disant Et voilà que je me noie de coco ballot. Retourné pas les flots en furie, il ne pense qu'à penser en se retenant de respirer les mains accrochés à son gilet de sauvetage qu'il a pensé à enfiler en sortant du port. Il se sent remonter à la surface, comme par miracle. Miracle je racle les plaques Il surgit hors de l'eau, en prenant un grande goulée d'air frais qui le rassure. Au loin la quille qui s'enfonce tête en l'air, plus rien que les profondes oscillations de la mer déchaînée qu'il suite s'en pouvoir rien faire. La nuit y passe , Guillaume est transi de froid au matin. La mer s'est calmée, il n'a plus qu'à attendre des secours. Le pélican a atterri à ses cotés, une heure après, il portait dans son bec un poisson qu'il tendit à Guillaume, qu'il le prit et le mangea goulûment pour se réchauffer. Le pélican rit quand le poisson est mangé goulûment. Guillaume tout tremblant regarde le Pélican charmant. Sa tête lui tourne, ses yeux se ferment doucement. Une douleur atroce, le pélican vient de lui filer un violent coup de bec qui le réveille. Pendant 2 heures, la même scène se répète, l'oiseau surveille l'endormissement , prélude à la mort. Puis un bateau apparaît à l'horizon, le pélican s'envole vers lui et lui fait des signes en battant des ailes et en criant. Le bateau arrive bientôt sur la position de Guillaume qui fait des signes lents de son bras droit. Il est hissé par les sauveteurs et à peine lui ont t ils couvert d'une couverture chaude, le Pélican fait un piqué vers le bateau et repart dans le soleil argenté. Pélican quand te reverrai je, Mon ami , mon petit frère Pélican je t'attends en rêve Merci pour elle et ma mère

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    Comme du sable roux l'amour est rouge sang, Le Ciel mat et vermeil brunit au couchant, Noir comme du sang frais il déploie son rouge d'enfer, Gouffre flamboyant sur les veines carmin et glacées de la femme, Coquelicot couve mon rêve rouge, Pareil à une fleur étrange l'amour s'épanouissait dans l'aveuglante douleur rouge, d'un éblouissement lunaire d'étoffe blanche, Femme coke licot à la robe légère et vaporeuse, Rouge éventail la fleur sanglante de l'amour cruel, Rutilante fleur de l'Honneur aux racines plantées dans le cœur, Coquelicot déchu fleur mystique en diable, Coquelicot d'amour en transe comme poussière d'ange intoxiquée, Femme coke licot, Toute au bonheur de mourir, Et d'aimer.

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    En plein coeur de la ville. Une voiture en stationnement, en marge du flux incessant de la circulation. La pluie dégouline sur la vitre sale. Galadia est assise au volant avec les yeux rougis et bouffis. Galadia : C'était une gare immense et froide comme celle-ci. Tu sculptais, je jouais, c'était la dernière fois. Et puis tu es parti en me tournant le dos. Je sais qu'au fond de toi il y avait des larmes. Oh comme je voudrais t'oublier Galadio ! Oublier ton odeur et la grain de ta peau. Oublier tes élans quand tu courais vers moi. Oublier ce flottement quand nous étions tous deux, Étalés sur le drap, comme tout dégonflés Après notre voyage dans on ne sait quel ciel, Tout tendus de désir, de plaisir, de soupirs. Oublier nos rires quand nous courions ensemble Rattraper les voitures et les chevaux du vent. Oublier nos frissons quand les vagues bruyantes fouettaient nos corps de fous debout dans l'océan. C'est si loin et si proche et je m'en souviens bien. La peur de ressembler à tous ces couples éteints. La sale image de toi en bon père de famille La sale image de moi en maîtresse de maison. Oublier, oublier, oublier tout cela ! Dire que je t'ai perdu, que j'ai perdu mon âme. Dire que je voulais tant effacer ton image. Dire que ta Galadia voulait t'oublier Galadio, mon frère, Galaio mon amour.

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    - « Mais pourquoi donc me comparer à une kalashnikov ? - Pour une raison très simple : les orgasmes à répétition que vous me faites subir. - Subir…le mot est peut-être un peu fort Sophie, ne trouvez-vous pas ? - Et quel autre terme devrais-je employer selon vous ? - Hé bien je ne sais pas…peut-être « les orgasmes à répétition que vous m’offrez » ? - Ce ne serait absolument pas approprié. - Pourtant, beaucoup de vos contemporains tiennent l’orgasme comme le plaisir le plus intense que l’on puisse offrir, chère Sophie. Ils le considèrent comme un cadeau, certains voient même en lui une preuve d’amour. Pas vous ? - Les considérations de mes contemporains m’intéressent peu, vous le savez bien. Et puis admettons qu’ils aient raison. Le corps, soit. Mais l’esprit ? - « La jouissance et les désirs Sont ce que l'âme a de plus rare. » - Houellebecq ? - Jean de La Fontaine. » Le ton que prenait la conversation commençait sérieusement à énerver Sophie. Une fois de plus, elle devait répondre à des reproches qui lui était adressé. Or, c’est elle qui avait exigé cet entretien ! Comme à chaque fois, la situation se retournait contre elle. Et cette façon qu’il avait d’étaler ses connaissances littéraires…Il lui fallait reprendre l’initiative. - « La Fontaine…En admettant qu’il soit l’auteur de cette citation, ce dont je doute fort reprit-elle, vous n’avez rien trouvé de plus désuet ? - Vous savez chère Sophie, La Fontaine n’a pas seulement été le conteur pour enfants que l’histoire officielle a retenu. Il fut aussi un libertin. Les mœurs de son époque le contraignirent à garder au fond d’un tiroir ses écrits les plus tendancieux, voilà tout. Néanmoins, grâce au travail acharné des historiens, ces textes nous sont parvenus. Ils existent et que vous l’admettiez ou non ne change rien à l’affaire, si je puis me permettre. - J’admet ce qu’il me plait d’admettre. Quoi qu’il en soit, nous sommes en 2083 et j’affirme que La Fontaine est un auteur désuet. Et ça, vous ne pouvez le nier ! » Sophie n’avait pu se retenir de crier en prononçant ces derniers mots et elle s’en voulait. Mais comment ne pas s’emporter lorsque l’on se trouve face à un mur de rationalité ? Comment ne pas être exaspéré par ce ton condescendant ? Pourquoi refusait-il obstinément de ne pas…de ne pas…lui donner raison ! Elle décida de changer d’angle d’attaque. - « Adam, lui expliqua-t-elle plus calmement, votre nom, que j’ai toujours trouvé ridicule, ne vous autorise pas à me donner des leçons de littérature. Vous semblez oublier que je suis moi-même diplômée en lettres modernes et que l’on me compte parmi les éditorialistes les plus en vues. - Je ne l’oublie point Sophie. Le public raffole de vos billets d’humeur, la presse vous réclame, les politiques vous craignent, et les intellectuels vous épargnent. Vous passez l’essentiel de votre temps à travailler et je suis votre unique loisir. Mais vous ne pouvez ignorer que le nom qui m’a été donné est une sorte d’hommage à l’écrivain libanais Amin Maalouf. Ne vous rappelez-vous pas son roman Les désorientés ? - Ceci n’enlève rien au ridicule de votre nom. Et cet auteur est décédé il y a déjà quinze ans. Je maintiens que vous êtes désuet. - Dans ce cas, que dire du terme kalachnikov que vous employez pour me désigner ? - J’admets qu’il n’est pas très moderne puisque ce type d’arme n’existe plus. Néanmoins, il vous va comme un gant. » Après un temps mort pendant lequel Sophie tentait vainement de calmer ses nerfs, ce fut lui qui reprit la conversation. - « Tout ceci ne nous explique pas ce que vous avez à me reprocher. Je vous sens en colère Sophie mais je ne puis en trouver les raisons. Le plus étonnant reste sans doute que cette colère n’enlève rien à votre charme naturel. Peut-être même le renforce-t-il. La couleur noisette de vous yeux n’en est que plus intense, le grain de votre peau plus fin, la courbe de vos lèvres… - « C’est bien votre incapacité à me comprendre qui me désole, l’interrompit Sophie. Vous ne savez donc pas raisonner autrement que par déduction logique ? Que vous me procuriez des plaisirs physiques qu’aucun homme ne serait même capable de concevoir, soit. Mais c’est un peu facile, vous ne croyez pas ? Vous profitez de ma solitude affective pour me séduire avec des flatteries intempestives pour ensuite être en contact avec des parties de mon corps que seul votre scanner reconnaît comme étant érogènes. Ce que j’aimerais, moi, c’est de l’amour, du vrai. Celui qui passe par la séduction, par la découverte, par l’exploration de l’être ! - Je crois vous avoir beaucoup exploré Sophie… - Je vous interdis d’être vulgaire ! » N’y tenant plus, elle débrancha le câble qui le reliait à l’alimentation électrique. Cette fois, c’était décidé, elle demanderait à ce qu’un drone vienne le rechercher. Quelle stupide idée avaient eu ses amies de lui offrir un sex-robot ! Une machine idéale sur le plan physique mais pour ce qui est du moral…Tout ça pour lui faire remarquer qu’elle prenait sa carrière trop au sérieux et qu’il lui fallait de temps en temps se déconnecter du travail. Résultat, c’est le robot qui finissait déconnecté ! Ce que voulait Sophie, c’était de l’amour. Pas la guerre.

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    Au commencement, Une ouverture... Invitation à Paris "Le Flore" Avec quelqu'un qui me ressemble Comme un igloo Chaleur humide intérieure Après le grand sommeil Ce merveilleux été Le brasier jungle et pulse Le soleil inonde Sur mon cou, un bijou Epaule tatoo Douceur de tes yeux sur moi Conquise par ton charme... C'est le premier jour du reste de ta vie Déjà tu m'appelles Eden Boulevard des Capucines Tu me prends la main Ciel radieux Nul besoin de mots Rendez-vous au Jardin des Plaisirs De dessous chics je me pare Dans l'ivresse des heures indoues Cueillir les fleurs de l'interdit Premier baiser de l'été Excitation de l'instant... Week-end à Rome, évasion Duel au soleil Nage indienne dans la baie Comme un boomerang, le bonheur ! Obsession, l'adorer corps et âme Retour à toi, encore... Amour pourpre Passion Cet air étrange ? Bleu comme toi, ce rêve s'assombrit. Private tortures, promesses Fin des attractions désastre... Saudade L'enfer... enfin... If... Mythomane ! 12.04.2015

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    Un café, dans une gare. Galadia et Galadio sont à une table. Le temps a modifié leur visage et la hauteur de ton de leur voix. Le fond sonore est constitué du tintement des tasses, du brouhaha des conversations de comptoir, et d'une musique pulsée à la boîte à rythme. Galadio : Bonjour. Vous êtes bien XXXX ? Je reconnais le livre WWW que nous nous étions donné comme signe de reconnaissance. ( Il sort le même livre WWW.) Galadia : Oui c'est bien moi. Vous êtes donc bien XYXY ? Galadio : Oui c'est moi. Vous êtes aussi jolie que sur la photo. Mais là c'est la vie. Je préfère. Galadia : Vous pensez que sur l'annonce ce n'était pas la vie ? Que vous auriez pu arriver,comme ça, dans ce café et trouver une table vide ou une sorcière avec son balai ou un fantôme de votre passé ? Galadio : Vous démarrez au quart de tour. Je sens qu'on ne va pas s'ennuyer. Galadia : Excusez-moi, j'ai tort. Et je dois laisser ce ton caustique alors que vous êtes tout à fait courtois et galant. C'est certainement l'émotion qui me met dans cet état là. Galadio : Vous êtes émue ? Je vous avoue que je ne suis pas aussi détendu qu'à mon habitude. Et si on commandait quelque chose ? Vous désirez ? Galadia : Un diabolo à n'importe quoi. C'est le diabolo qui me plait. Galadio : Et moi, une boisson en cannette. N'importe laquelle. C'est la cannette qui m'intéresse. Au fait, vous avez choisi WWW pour quelle raison ? Galadia : Parce que j'avais l'impression de me retrouver dans ce livre. C'est totalement infantile et ridicule. C'est un pécher d’identification. Je le sais bien, mais je ne peux pas m'en passer et je consomme en cachette sous ma couette. Galadio : Si on parle de vice, je vais perdre, je crois, car je n' ai que deux vices : la sculpture de cannettes et l’illusionnisme. Galadia : J'aime bien la sculpture. Galadio : Vous aimez la photo ? Galadia : Oui, ça me fait rêver. ( Galadio sort d'un sac un album photo ) Galadio: Tenez, regardez. Ce sont des endroits que j'aime. Je n'ai pas légendé les photos. On va pouvoir faire un jeu de devinettes. Galadia : J'aime assez ce jeu. Mais d'habitude c'est moi qui pose les questions. Allez, pour une fois je veux bien changer de rôle parce que c'est vous. Galadio : Première image. Galadia : Oh ces sapins poudrés comme passés dans le sucre ! Et ce bleu intense ! Est-ce un miroir ou est-ce de l'eau ? Et là je crois voir un bateau au loin sur le lac. Ah non, c'est une tâche ! Qu'importe. Je dirais que c'est quelque part en Norvège. Galadio : Vous aimez, c'est bien. Alors, regardez voici une deuxième image. Galadia : Hum ! Les cyprès qu'aucun vent léger ne fléchit. Et les statues de pierre gardant l'entrée d'une grotte. On est dans la torpeur de juillet et le soleil écrase et immobilise toute chose. Tiens, là, sur le chemin pavé, je vois deux amoureux. Ah non, ce sont des souches d'arbre ratatinées. Qu'importe ! Je dirais que c'est quelque part en Italie. Galadio : C'est génial ! J'adore quand vous me légendez mes photos. Galadia : J'ai gagné n'est-ce pas ? Galadio : Écoutez. Je vous propose quelque chose : un voyage pour mieux se connaître et pour rêver tous les deux. Demain, il y a un train qui part. Je vous invite. C'est en voie 7, grandes lignes. Istanbul, Samarcande, Venise, Bayreuth. Je vous laisse choisir. On verra ça demain. Je vous attendrai ici. Galadia : C'est à dire que… on ne se connaît pas beaucoup encore...et puis pour la destination, j'hésite. Galadio : Pensez au voyage pas à la destination. A demain, peut-être.

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    Souris gaulée comme un tank Elle pourrait finir à l'hôtel bonne planque Elle porte en elle un papillon blanc Elle fume l'herbe trankil Et rap la misère sur le fil Elle freestyle jusqu'au péril Comme une vie inutile Sacré biopic Tel l'insidieux loustic Elle est la vérité amnésique Tapie dans ses instincts basiques Le cerveau à un train d'enfer Litres de champagne par terre Nique sa mère De la blanche à intoxiquer fatale Du gilet gucci au gilet pare-balles Nique sa mère la polizei L'amour comme un papillon ne cesse Que pour l'instant X Le micheton prend sa demi-tasse Défrisant la chicorée et taquinant la fesse Shootés par la poudre de déraison Qui colore les ailes du papillon Comme charme de coke et fion Ca pue sa mère la daronne One love.

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    DIALOGUE AVEC UN PIED DE TOMATE Après mon COM qui se terminait par le voyage avec M.M.L.P. vers le château de Grignan, où madame de Sévigné nous reçut avec grâce et classe, j’aurais voulu faire d’autres COM. Je voulais écrire sur le cinéma oulivoudien, en effet je suis devenu un grand fan, mais Avril prend toute la place sur le sujet, il l’assume très bien, et je ne voulais pas le pousser pour m’y mettre. Je voulais parler de POLANSKY, mais la donna passa et l’herbe ne repousse plus. Je voulais écrire un poème érotique, mais l’impératrice d’Autriche –Hongrie, occupe le segment de marché tous les week-ends. Je voulais vous faire une bonne chronique documentée mais Bebé Chaton court derrière cette souris depuis longtemps, il l’attrape par la queue, mais son Com n’a ni queue ni tête. En désespoir de cause j’ai décidé de vous rapporter, en guise de COM, le dialogue que j’ai eu avec un pied de tomate dans mon potager. La rosée de la nuit faisait briller ses feuilles au soleil du matin calme d’avril. « Bonjour, joli pied de tomate, comment vas-tu ? » « La nuit fait encore frisquet, mais les belles journées printanières me réchauffent et me font plaisir » « Beaucoup de gens me reprochent de planter trop tôt et ne pas attendre le SAINTS GLACES, mais ils oublient, ces braves gens, que nous avons avancé nos calendriers au XVI siècle de 13 jours et que les Saints de Glace n’ont plus rien à voir avec le 10 Mai » « Tu as raison ! » « La semaine dernière, lorsque je suis passé à la caisse du BIO PLANTES ECOLOS, j’en ai entendu des vertes et des pas mûres sur les tomates que tu donneras et sur leur nom. Une caissière les a nommées : le clitoris des Andes, du fait qu’elles soient pointues, une autre s’est esclaffée de rire en disant qu’elles ressemblaient à une bitte d’Indien Quechua, une autre encore les a appelées tête de nœud bolivien. Je voudrais te poser une question : es tu agacé, mon cher pied de tomate, par tous ces noms les uns plus farfelus que les autres, sachant qu’on te les affuble pour combattre ta concurrence avec la misérable tomate ronde hollandaise, alors que ton vrai nom est la tomate pointue du Pérou ? Tu ne crains pas qu’il y ait un peu de racisme dans tout cela ? » « Oui, c’est sûr, mais je m’en tamponne le coquillard comme dirait demoiselle Garin de LIMA. » « Je n’en peux pas en dire autant, je suis attristé de fait que ma fille souffre du racisme bête et méchant de ses collègues à la FAC DE MEDECINE : infirmiers, médecins, étudiants : tous rient et la charrient à cause de son nom italien difficile à prononcer, l’autre jour elle est rentrée en larmes … » Que veux tu les gens sont jaloux, méchant, égoïstes, il n’y avait que l’idiot de Rousseau pour penser que l’homme est bon. L’homme n’est qu’un loup pour l’homme, comme disaient les Romains qui ne connaissaient pas la tomate du Pérou. Parlons d’autre chose pour nous distraire. Comment vas- tu assaisonner les tomates que je te donnerai dès juillet ? » « Bonne question. Je vais les couper en rondelle et les disposer sur le fond de l’assiette, ensuite je dispose sur les tranches des fines rondelles d’oignon de TROPEA du basilique, des tranches de mozzarella Santa Lucia, des pincées d’origan et enfin j’arroserai d’huile d’olive extra vierge, première pression à froid. Je me régale rien qu’à y penser !! » « A demain » « A demain »

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