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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    Nuit du mercredi au jeudi. Les leds au rouge intrusif affichaient une heure cinquante-huit. Cela faisait onze minutes qu’il avait plongé dans un profond sommeil paradoxal. Ses capacités à s’endormir étaient célèbres dans toute sa contrée. Il avait même réussi à faire une sieste record où, en dix minutes chrono, il fournissait l’endormissement, le rêve, le réveil et le souvenir du rêve, et bien sûr, le repos auquel on pouvait s’attendre. Récurrences nocturnes. Ces débuts n’étaient jamais anodins. Le cerveau s’embrumait mais une partie de la vigilance veillait, résidu d’une ancienne nécessité de survie. Soudain, ce fut le trouble, l’hystérie, le cri presque. Le cri d’une femme qui découvrait une souris dans son lit, le cri d’une femme qui constatait une araignée sur son nez. Le cri fut perçant, emmaillota la nuit d’un voile d’épouvante. Le ciel resta silencieux. « Allume ! Allume ! Oui, allume ! » pourrait-on lire sur une bande dessinée avec des caractères épais, gras, pleins stress, en forme de foudre. La peur bleue. Ou jaune. Ou noire. Ou grise. La peur ne se contrôlait pas. Pas encore. La lumière était la seule issue, était la seule solution, la seule garantie. Un peu comme lorsque vous prenez votre calculatrice pour refaire une addition que vous aviez déjà faite mentalement, mais pour être bien sûr, pour être certain qu’il n’y aurait pas d’erreur, une béquille, une bretelle, une ceinture… Au même moment, il songea aux voisins. Au-delà du mur, les voisins. Ils entendraient tout. Ils se réveilleraient. Ils s’inquiéteraient. Ils souriraient même. Ce n’était pas la tondeuse mais quand même, en pleine nuit, faire autant de vacarme. Se débattre avec tant de violence contre les fantômes et les lutins. Elle alluma. Tout s’était évaporé. Elle réteignit. Pas d’araignée géante noire. Pas de chauve-souris géante noire. Pas de méduse rose géante. Il avait vu une forme floue et grisâtre. Svelte et agile. Mince et effilée. Une sorte de chat, petit et long, maigre, gris avec quelques rayures noires, qui venait de sauter sur l’oreiller. Il n’y avait rien. Les retours des sens étaient toujours aussi pénibles. La révolte du cerveau. La grève des synapses. Les gardiens du temple étaient toujours en fonctions, mais il n’y avait plus le big boss dans le commandement central. Des zombies avaient débarqué à la tour de contrôle. Ils prenaient les fauteuils et manipulaient les manettes comme des usurpateurs. Cette nuit-là, ils avaient préféré l’horreur féline. C’était plus original. Plus en rapport. Une fois le cœur calmé, sept minutes plus tard, un petit troupeau de grenouilles en pleine vie traversa la rue. Leur chant n’était pas sans rappeler que le printemps venait de s’ouvrir sur une nouvelle époque, celle du soleil et des bourgeons en fleur, celle de l’herbe haute et des merles qui faisaient leur nid. Les grenouilles partirent gaiement au fond de la nuit alors qu’il se rendormait tout doucement…

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    Je vous soumets ce petit exercice qui, en fait, n’est pas vraiment des mathématiques mais de la logique. Or, la logique, c’est ce qui manque le plus dans beaucoup de raisonnements de nos jours, même chez les "grandes personnes". L’exercice n’est pas de moi mais pour éviter de retrouver trop rapidement les soluces sur Google (ce n’est pas drôle), j’ai changé exprès quelques paramètres. Il a été donné à des élèves de quinze ou seize ans dans un pays lointain, c’était l’une des vingt-cinq questions d’une épreuve d’un équivalent du concours général en France. Il est assez simple (et rapide) à résoudre si l’esprit est clair, et surtout logique. En revanche, si l’esprit sombre dans l’illogisme tortueux, ça devient vite dément ! L’énoncé est le suivant. Camille, qui a seize ans, veut faire deviner à Dominique et à Claude sa date de naissance. Camille donne aux deux personnes dix dates possibles de son anniversaire : Les 19, 21 et 27 janvier, Les 20 et 28 mars, Les 19 et 22 avril, Les 20, 21 et 22 juin. Puis, dans le creux de l’oreille, Camille indique à Dominique le mois, et à Claude le jour de son anniversaire. Dominique dit alors : « Je ne sais pas quand est l’anniversaire de Camille mais je sais que Claude ne le sait pas non plus ». Alors, Claude affirme : « Au départ, je ne savais pas quand était l’anniversaire de Camille, mais maintenant, je sais ». Finalement, Dominique réagit de cette manière : « Alors, je sais aussi quand est l’anniversaire de Camille ». Saurez-vous découvrir la mystérieuse date de naissance de Camille, en vous servant uniquement de vos méninges et pas de monsieur google-est-mon-ami ? N’oubliez pas d’offrir des chocolats à Camille au jour J ! (Bon courage !) NB. Dans un souci de neutraliser au maximum l’aspect sexuel des choses, j’ai préservé volontairement l’anonymat des sexes !

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  • 04/21/15--12:55: Dina par Aupiedemonarbre
  • Elle disait, avec son accent moscovite: "J'aime quand ton chibre vient se planter en moi et s'y enraciner". Elle était grandement mon aînée et m'avait enseigné l'amour du plaisir qu'elle tissait et tressait malicieusement avec celui des mots français qu'elle cueillait au fil de ses lectures en les consignant dans un livre blanc à couverture de toile noire. Ce livre est là, sur ma table, et je le feuillette et caresse comme en ce 21 avril 1979 où Dina choisissait de disparaître avant que la maladie ne l'emporte.

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    Fusse une époque lointaine où sur Pcc, on s'amusait beaucoup beaucoup. J'avais lancé donc un dico un peu spécial... vous allez vite comprendre. Et même que vous pourrez jouer si dessous, si vous le voulez, mais attention, je dois vous prévenir que c'est totalement addictif, obsessionnel, compulsif... ça rend marteau ! Autre mise en garde : ce dico peut provoquer des fous rires... à vous de voir où vous avez envie de pouffer ! Le principe est simple. Prenez deux mots différents, accouplez les, un nouveau vient de naître. Donnez-en une définition. Continuez ce dictionnaire et vive la création collective !!! Sinon n'hésitez pas à dire ceux que vous préférez ! ----------------------------- Adoratures : énergumène entre chien et loup aux doigts écumants Animaladroit : animal gauche ----- Badeleine : biscuit que l'on garde pour les moments difficiles Bimbomagnat : nouvelle danse des fumeurs de havane Brosse d'Adam : brosse l'appareil génital masculin Bombe dermonuclaire : arme de déshabillage massif Brome d'Adam : remplace la pomme d'Adam chez les eunuques Bullblog : blog incisif. ----- Cabanane : cabane à bananes Cadhavre : corps reposant en paix Capo-cabanane : cabane à bananes refermable Cavabanane : caravane à bananes Cavhavane : caravane à cigares Chagale : peintre graveur d'origine russe qui avait une maladie de peau le démangeant Chamouiller : chatouiller et tremper. Se dit des chattes en chaleur Cha-puant : minou sentant le petit oiseau qui se néglige Cococochonne : porc femelle parfumée et trompeuse ----- Démélancolique : soin capillaire qui rend vraiment triste ----- Époustoufilant : mari très volage Escargo : navire transportant des maisons ----- Flanc-tireur : combattant du moindre effort ----- Guingoitte : salle de danse pour déséquilibrés ----- Hachisch parmentier : spécialité culinaire fumante Haleine de mouton : permet de se réchauffer par la voix ----- Internenet : site réservé aux femmes ----- Kro-lanta : jeu de télé-réalité avec des naufragés alcooliques Khavane : cabane à cigares. ----- Lifting : opération dans le but de monter au septième ciel Lénifler : renifler comme Lénine ----- Matouvu : chat tape à l'oeil Minoubombe : chat explosif ----- Nanavet : gros légume féminin ----- Obrue : belle fille qui éclate Obamo : qui parle en sourdine Orthogaffe : mot malheureux ----- Paparossi : journaliste spécialisé dans les chanteurs corses Prêtsentiment : oeuvre de bienfaisance qui tourne mal Plasmac : écran plat pour MacIntosh Plhamac : hamac équipé d'un écran plat Panobama : tout le patrimoine visible d'Obama Pomme à dent : remplace avantageusement le dentier chez les hommes Potos : potes qui restent maigrichons Paperassis : amoncellement de conneries par une personne sénile, bornée et dangereuse ----- Révulvolver : sexe capable de tirer 6 coups Rapportheure : horloge d'angle ----- Salsifis comme çà : méthode de cuisson qui énerve Stridios : locaux barrés et simplets ----- Tirer son  coucoup : onanisme suisse Les-tas-unis : rassemblement de gros tas Tapiocabanes : Souvenirs d’enfance mitigés Tapiocachexie : Amaigrissement  lié au refus d’avaler sa bouillie ----- Usurprés : voler dans les champs ----- Végètnamien : habitant du Vietnam qui ne mange pas de chien ----- Zhommebi : mort vivant s'attaquant aux filles et aux garçons ----------------------------- « Vous qui n’êtes pas philosophes, vous inventez des notions ; vous dont l’imaginaire est pauvre, vous engendrez des amorces d’histoires auxquelles vous n’aviez jamais rêvé, et vous fabriquez des fantasmes qui ne sont même pas à vous… » ----------------------------- :)

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    Dans l’actualité, il y a pas mal de raisons pour dégurgiter tous les repas qu’on prend malgré la faim érodée par tant de malheurs… Cette année 2015 sera-t-elle pire que les autres ? En tout cas, elle a commencé dès le début pour concourir. On ne saura jamais combien de migrants ont péri dans ces eaux glaciales de la Méditerranée, volés par des passeurs éventreurs de rêve, mais certains ont déjà calculé que depuis le début de l’année, il y avait une personne noyée toutes les deux heures. Rien que ma nuit de sept heures, le temps de me laver, paf ! déjà quatre disparus… Alors, rajoutons dans la nausée avec deux informations. La première se passe en Indonésie et est affolante d’horreur. Un Français, Serge Atlaoui, a été condamné à mort pour trafic de drogue. Le 21 avril 2015 à quatorze heures trente-cinq, on apprend que la justice indonésienne rejetait l’ultime recours. Le 23 avril 2015 à dix-neuf heures vingt et une, il est annoncé que « l’Indonésie a donné l’ordre de préparer les exécutions ». "Les", au pluriel, car en fait, ils sont dix dans le même cas. Serge Atlaoui clame son innocence. Il vit un cauchemar, sa famille aussi. Ils vivent un cauchemar, leurs familles aussi. Le (nouveau) Président de l’Indonésie (Joko Widodo) a voulu faire de cette affaire une affaire exemplaire, et se veut intransigeant dans sa lutte contre les trafiquants de drogue. En s’en prenant à des étrangers, il montre aussi l’indépendance de son pays. Nationalisme de crotte. Il est populaire et soutenu par son opinion publique dans cette lutte contre la drogue. Dans le passé, un condamné à mort néerlandais avait déjà été exécuté. Mais il n'y avait plus d'exécution depuis 2013. Il y a donc peu d’espoir et ce ne sont certainement pas les gesticulations du ministre français des Affaires étrangères, qui a éructé jeudi contre la justice indonésienne qui vont arranger les choses (que c’est diplomate pour une situation si délicate !). De plus, les moyens de rétorsion français (je ne parle pas des autres pays en cause, je crois qu’il y a aussi l’Australie) sont faibles car les deux pays sont peu liés par les liens commerciaux, même si l’Indonésie est une grande puissance (le premier pays musulman du monde). Tout le monde s’attend maintenant au pire. La seconde information, elle est tombée le 23 avril 2015 à vingt-deux heures environ, juste avant de dîner : une alerte enlèvement a été déclenchée à cause de la disparition d’une fillette de sept ans, Berenyss. Elle a disparu à quinze heures. Elle était en vacances, faisait du vélo devant la maison, dans un village de Lorraine, sa mère a eu un moment d’inattention et apparemment, une camionnette est passée par là. Tous les médias s’y sont mis. C’est important de le dire. La procédure est maintenant rodée. À une heure trente du matin, dans la nuit du 23 au 24 avril 2015, l’alerte est levée : la fillette a été retrouvée en vie et en forme dans les Ardennes, à deux cents kilomètres de là où elle avait été enlevée. Fillette ? Quasiment une adulte. Car elle a eu un sang-froid du tonnerre, a pu s’échapper de son ravisseur (enfin, c'est le ravisseur, sans doute par peur, qui a déposé l'enfant), et se réfugier auprès d’une médecin qui a compris qu’elle était la fille recherchée et qui a appelé immédiatement la police. Après l’histoire horrible de Chloé de Calais qui avait à peu près le même âge, il est heureux et joyeux que cette information s’achève dans la joie des retrouvailles, même si le ravisseur, lui, n’a pas encore été retrouvé. Et d’ailleurs, comment peut-on vouloir enlever une gosse de sept ans ? Que les recoins de l’âme humaine sont parfois très obscurs ! En tout cas, Berenyss, excellent prénom, à l’orthographe originale et audacieuse. Souhaitons que Serge Atlaoui trouve lui aussi le même chemin de la providentielle fin heureuse…

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  • 04/23/15--14:56: rencart par Montrukenplume
  • Il est arrivé avant moi . Je n 'ai pas fait exprès , j' avais pas envie d'y aller! Bises échangées, on s' assoit . Il est tout beau dans son polo Lacoste orangé, bon chic bon genre, soigné Moi, je me sens moche, je n 'ai fait aucun effort particulier et franchement je m'en tape On commande , l'alcool a la vertu de desinhiber paraît il et pour ma part il en faut beaucoup! On discute , très cultivé le monsieur, et du coup suis intéressée, je sors de mon ironique et désagréable réserve Il m'écoute, très bonne éducation , on parle architecture, art nouveau et je bois un peu trop... Il sourit, attentif, bienveillant, il est vraiment charmant. Je le regarde tout ouvers vers moi et je me prends encore à penser à l'autre ...Je revois notre dernier rendez vous... Comme il etait sur de lui et si jouissif à la perspective de me planter des couteaux de reproches dans le coeur . Sa carapace brillait tellement fort soleil , éblouissante! Il l' avait particulièrement bien briquee ce jour là, en mon honneur! Il était fier de sa posture, de son abnégation S' il savait combien je voyais tout cela clairement et comme c'était triste et pitoyable. Je me souviens du coup aussi de ma pote, qui me disait à l'époque ou je l'ai rencontré Que fais tu avec lui, c'est pas toi, c'est pas ton monde! Tu vas y perdre ton âme, déconne pas! Et je me dis , putain, oui, c'était vrai et j'ai pas écouté Je le regarde soudain droit dans les yeux, mon Lacoste orangé cultivé et tout et tout.... Je lui dis , baise moi Mes yeux bleus orage, sont plutôt convaicants Il est un peu gêné, mais semble d'accord Il me prend le bras , nous sortons Rideau

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    Il ne s’agit pas ici de faire du complotisme de hall de gare mais de balayer toute l’étendue des possibles pour se faire une idée. Version classique : le suicide. Déjà le 22 novembre 1974, il s’était jeté du cinquième étage d’un hôtel genevois et avait dû son salut à un talon de chaussure qui s’était miraculeusement accroché au troisième étage (y en a qui ont de la veine, comme une navigatrice). Dépressif, harcelé par ses fans, désorganisé par sa vie de patachon et son succès trop rapide, et même traumatisé par le conflit israélo-palestinien. Version Dalida : il était fâché contre son producteur qui lui refusait le pognon et l’ouverture internationale dont il rêvait avec un contrat signé le 1er juin 1974. Il lui avait dit qu’il préféré sauter d’une fenêtre à continuer à bosser avec lui. Le producteur lui aurait alors dit : « Chiche ! Eh bien, saute ! ». Bing ! Version drugstore : un accident. Il avait arrêté de prendre des antidépresseurs car ça le faisait grossir et les bourrelets sur une plage déserte des Maldives, c’est pas beau. Pour tenir le coup, il a pris de la drogue en compensation. Comme il avait besoin d’air, il a mis son nez dehors, et paf ! il a heurté un truc et est passé par-dessus bord du balcon. Version œuvres d’art : il faisait du trafic d’œuvres d’art et on l’a liquidé. Version James Bond : même topo que la version œuvres d’art mais avec le Mossad. Version Wajntrop : ah-wikipédia-c’est-super ! Le rédacteur encyclopédiaque a dû mal lire son brouillon en le confondant avec Weintraub, le producteur en question. Le producteur se serait disputé avec le chanteur. Résultat, un chanteur sur la terrasse. Pendant l’enterrement, le producteur s’est disputé avec la mère qui, du coup, est morte d’une crise cardiaque. L’histoire est morale, le producteur s’est finalement tiré une balle dans le museau au bois de Vincennes un peu plus tard. Vilain producteur ! Version métro : ça-n’a-rien-à-voir-sauf-sur-wikipédia. Quelques années plus tard, le secrétaire du chanteur s’est jeté sous une rame de métro à Paris. Résultat, le secrétaire était louche (il l’aurait poussé au balcon ?) et une demi-journée de travail a été foutue en l’air pour plein de travailleurs franciliens (que fait le gouvernement ?). Version martienne : il a été enlevé par les Martiens et un corps a été déposé à sa place. Version vénusienne : même version que la martienne, mais avec des nymphomanes en délire (Version plus crédible, car les femmes viennent effectivement de Vénus). Version Elvis : il en avait marre de la célébrité et a voulu revivre normalement, faire ses courses chez Carrouf sans être submergé par l’adrénaline, boire un coup de mousseux au bar de chez Marcel et jouer à facebook pendant que la planète est à feu et à sang. Euh… Aaah, j’ai oublié le début. Le plus important. Les faits : le vendredi 25 avril 1975 à onze heures et quart du matin, un jeune garçon bien rasé de vingt-huit ans aux cheveux longs et aux pattes d’éph a été retrouvé sans vie au bas du balcon du sixième étage de son appartement du seizième arrondissement. Quarante années plus tard, les anciennes jeunes adolescentes pleurent encore… Qui saura ? http://www.youtube.com/watch?v=iCJSTqW-q3I http://www.youtube.com/watch?v=ts0_GNyJA9A

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  • 04/28/15--03:44: O D L (fin) par Barioline
  • Pas de clients. Le bistrot est vide mais abondamment éclairé. Sur le bar une imposante machine à café. A l'autre bout un seau métallique avec son couvercle. Dehors il neige. Une neige fine et régulière. La nuit est bientôt là. Les passants avancent lentement à pas feutrés, tête baissée. Certains ont des capuches, d'autres des parapluies. La gare est déserte. Un vent glacial la traverse. Sur le quai, le seuil d'une porte fermée offre un abri dérisoire. Toute la ville semble réfugiée dans un épais silence. Les porches sont obscurs, les vitrines éteintes. La lumière des réverbères hésite. Il est debout adossé à la porte d'entrée. Il reprend son souffle. Il a couru pour ne pas être en retard. Sa respiration se calme. Personne, c'est bizarre. Il se redresse, quitte l'appui de la porte. Son regard balaie les tables vides. Qu'il soit arrivé le premier, c'est normal, ce qui le surprend c'est qu'il n'y ait personne, même pas un serveur. Et toute cette lumière. Ne pas se laisser impressionner. Le sang froid. Sa plus grande qualité c'est son sang froid, c'est bien connu. Il s'avance lentement entre les tables, en choisit une dans l'axe de la porte. Dans l'axe de la porte. Tactique, stratégie, là aussi il est balèse. Il tire une chaise, s'assoit et pose la valise à côté de lui. Ses moindres gestes sont soigneusement étudiés. Il retire son bonnet et chausse ses lunettes noires. C'est sa dernière trouvaille. Sauf qu'il n'y voit plus rien. Dommage, c'était classe. Un coup d'oeil dans son miroir de poche, tout va bien Pour le moment il est maître de la situation, il gère. Du bout des doigts,il dessine des ronds sur la table. Des ronds concentriques, bien réguliers. Le bois est lisse, un peu froid, net et propre. Ses doigts ne laissent aucune trace. La vitre de la porte commence à s'obscurcir. Bientôt il ne pourra plus rien voir à travers. Lors du tout premier rendez-vous,ce n'est pas une valise qu'il avait mais une simple enveloppe kraft glissée dans sa poche revolver. Il se souvient, le bistrot était plein de monde. Comme il était inquiet à l'époque. Il craignait de ne pas la reconnaître, d'être maladroit, de se faire remarquer. Il avait la timidité des débutants, mais déjà le coup d'oeil infaillible du spécialiste. C'est pas pour rien qu'il se fait appeler Oeil de Lynx ! Il l'avait tout de suite identifiée. Elle était petite, un peu forte, des lunettes aux verres épais. Il ne lui manquait que le chien-chien à sa mémère. " Savez-vous que dessiner des cercles est signe de folie?" Il avait répondu sans hésiter "la folie est mon péché mignon." Facile. Tellement facile, et tellement rapide. Ils avaient bu un café et elle était partie la première. Avec l'enveloppe. Depuis il a pris de l'assurance. Il fait ça en sifflotant. Plus besoin de dessiner des ronds sur la table. La seule fois où elle est arrivée en retard il en a dessiné sans savoir pourquoi. Elle s'était confondue en excuses et en explications vaseuses. Décidément elle n'est pas très fute-fute. Tout à l'heure elle va encore lui raconter sa vie pour justifier son retard. Elle a une voix désagréable, trop haut perchée. Lui, il ne la chargerait jamais d'une telle mission, elle ne lui inspire pas confiance. Il la trouve balourde, ordinaire, insignifiante. Arriver en retard deux fois, c'est deux fois de trop, c'est grave, c'est dangereux. Il sent monter en lui une vague de colère contre elle. Il donne un violent coup de poing sur la table. « Y a personne ? Taulier, un café et plus vite que ça. » Ils sont tout en noir, casqués, bottés, combinaisons pare-balle, l'arme au poing. Ils sont partout, face à lui, derrière lui, autour de lui. Lentement, très lentement, il dessine un dernier rond sur la table.

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    Emportée ânesse battée l'estomac pesant je tais mes relans. le port à grosse rancoeur nous offre toutes les odeurs de poissons stagnants du vert si troublant. Derniers instants de ce souffle agonisant Dégueule de tristesse sur mon refus de faiblesse. Et elle est lasse, là à lui tenir tête, Scélérat à interdire le poing dressé la volonté connue de malmener. Lèvre basse pendante, chienne Abasourdie par les tactiques, siennes De manipulation en victimisation de profonds ravages en imminentes collisions. Le mur effrité sans lierre de leur vie sans prières répandu sur le sol en mots coupants en verbiages de sables mouvants. Tique profondément plantée sur mon coeur, je t'attrape tête et arrache ton corps Poison, n'approche plus de mon esprit Mon être, mon âme, fragiles et meurtris. Protégée par ma bonne étoile Plus jamais, ne se brisera ma voile la corde sensible de mon amour Mise à l'abri à jamais du vautour. Brutalité, violence des idées alignées Furies, délires, bruyants, exprimés Veille sur moi la chaude présence du silence Alcôve de joie respectueuse, ma préférence. Coucher les mots, les retenues, les caresses Soulager l'effroi, la douleur, la tristesse Souffler patience sur les heures adorables Et me cacher au fond de la grotte confortable. Empêcher les blessures de mes griffes colère par la tendresse des notes bandoulières Éteindre la rage de mon esprit abandonné par la force des bras d'honneurs réclamés. Bouche ouverte, Yeux embrumés Sur le néant de l'avenir fermé Je hurle ma violence comme je crache sur l'homme malveillant à la hache --------------

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    Récemment, j’avais prévu un rendez-vous que je ne voulais vraiment pas manquer…une séance de cinéma… encore un film que j’avais loupé à sa sortie. Donc ce matin-là, je fais sonner mon réveil, un peu surexcitée de voir, enfin ce film. Mais voilà, il y a des fois de drôles de hasards, parce que la copie du film ne fonctionnait pas, la séance a été annulé. Et me voilà ici, réveillée tôt et un peu déçue tout de même, car j’aurais aussi pu dormir plus longtemps. Donc, comme je me suis déplacée, je me demande ce que je peux faire dans les parages. Je n’étais pas très loin de la cinémathèque, alors je me suis dit que je pourrais aller jeter un œil à l’exposition Michelangelo Antonioni : « Antonioni, aux origines du pop ». Je tiens à préciser que je ne connaissais pas du tout…mais pas du tout le cinéma d’Antonioni…je n’ai vu aucun de ses films. Je savais juste qu’Antonioni était un réalisateur qui a marqué une époque. Donc au fond, je n’avais pas grand-chose à perdre à visiter cette exposition. Et je n’ai pas regretté… Déjà visuellement, elle est vraiment incroyable, tu as des écrans géants partout avec des extraits des films, peintures, photographies et manuscrits. Les peintures de l’artiste sont tout simplement sublimes et mises en relief dans la manière dont elles sont présentées. En fait, cette expo t’amène dans l’univers d’Antonioni avec magie et modernisme et te fais découvrir son cinéma si comme moi tu ne le connaissais pas Et puis, maintenant, je sais quels films je veux voir de cet auteur. Pour ceux qui auraient envie de s’y rendre et de s’y perdre, elle a lieu du 9 avril au 19 juillet 2015. Pour la rétrospective, elle se déroule du 9 avril au 31 mai. http://www.cinematheque.fr/fr/expositions-cinema/michelangelo-antonioni1/exposition.html En musique, un extrait de Blow up : http://www.wat.tv/video/yard-birds-blow-up-1jr18_2hqbf_.html

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  • 04/27/15--08:40: INFO par Rosa_Bonheur
  • De Gaby à Joséphine, Europe 1 raconte Alain Bashung lundi 27 avril 2015 A l’occasion de la réédition de l’album Osez Joséphine, Europe 1 rend hommage à Alain Bashung, disparu en 2009, en donnant la parole à ses amis et compagnons de route dans une émission spéciale De Gaby à Joséphine diffusée le lundi 27 avril de 20h à 22h. Pour cette émission spéciale, le journaliste Christophe Conte est allé à la rencontre de cinq des plus proches collaborateurs et amis d’Alain Bashung : Boris Bergman, parolier et auteur des premiers tubes d’Alain Bashung et notamment du célèbre «Vertige de l’amour » ; Jean Fauque, qui collabora dès la fin des années 1980 à l’écriture de certains textes de l’album Novice puis au début des années 1990 au carton de l’opus Osez Joséphine écoulé à 400 000 exemplaires et récompensé de trois Victoires de la musique ou encore à l’album Chatterton sur lequel figurait le tube « Ma petite entreprise ». Le journaliste s’est également entretenu avec le chanteur Christophe, qui fréquenta Alain Bashung au début de sa carrière, puis Yan Péchin, son guitariste, ainsi que le photographe de renom Jean-Baptiste Mondino réalisateur des clips d’« Osez Joséphine », de « Volutes » et « Sur Un Trapèze », le dernier d’Alain Bashung. Ils se livreront chacun sur la relation qu’ils ont entretenue avec Alain Bashung qu’elle soit amicale ou artistique et partageront de nombreuses anecdotes sur la conception de ses albums et sa manière de travailler. Ils se confieront également sur la personnalité singulière et mystérieuse de Bashung, artiste lumineux et torturé. Leurs confidences et témoignages seront entrecoupés de nombreux extraits de chansons et de titres qui ont marqué la carrière du chanteur et la chanson française. L'article de Télérama est très touchant : (pas mieux) http://www.telerama.fr/radio/europe-1-ressuscite-le-mythe-bashung,125749.php Avec beaucoup de tendresse et d'admiration, ses proches racontent l'interprète surdoué de “Vertige de l'amour”, mort il y a six ans. Elles sont rares, les soirées qu'Europe 1 passe à tourner les pages de la vie d'un artiste, à plonger dans l'intimité d'une œuvre et d'un univers. L'an dernier, Lou Doillon et Etienne Daho avaient chacun usé d'une élégante carte blanche pour se révéler au gré de conversations ; Julien Clerc avait célébré le dixième anniversaire de la mort du parolier Etienne Roda-Gil. Ce soir, les hommes de la vie d'Alain Bashung se souviennent de l'auteur, compositeur et interprète, mort il y a six ans. Christophe, le guitariste Yan Péchin, les paroliers Jean Fauque et Boris Bergman, le photographe Jean-Baptiste Mondino redessinent avec tendresse et admiration les contours du mythe — la star et l'ami, qu'ils semblent veiller encore comme des anges gardiens. Les années d'insuccès entre blues et country, les triomphes successifs de Gaby oh Gaby et de Vertige de l'amour, l'album Play Blessures, avec Serge Gainsbourg, le retour dans la lumière avec Osez Joséphine... Leurs voix, douces comme des tissus usés, s'additionnent pour raconter les états de grâce et de douleur d'un artiste surdoué, admirable à leurs yeux avant même d'être admiré. Ceux qui se souviennent du feuilleton documentaire De l'aube à l'aube, diffusé en 2010 et 2014 sur France Inter, ne seront pas surpris à l'écoute de De Gaby à Osez Joséphine. Dans leur esprit, ces témoignages s'inscriront comme un palimpseste, une superposition délicate d'instants banals et majeurs à la fois. Un hommage subtilement stylé, comme une chanson de Bashung. Silence... ------------------------------------------------------------------------------- Moi, j'écouterai; il me manque Alain ! Et je ne suis surement pas la seule sur PCC. Je place le commentaire de coucou c est ginou sur Bashung en 2011 Trop beau... Dis Ginou...Quand reviendras-tu ? http://www.pointscommuns.com/alain-bashung-commentaire-musique-95057.html Y'avait d'la vie et d'la bonne humeur en ces temps-là sur PCC ! :) :)

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    Petit proverbe: Après une soirée arrosée, dindon et dindonne éméchés à la vigilance émoussée gagnent un test HIV! Merde! Capote oubliée, zappée ! bah pas bien grave je le connais ... Doctoresse en furie, épique engueulade et flippe thérapie Ben non inconsciente tu ne le connais pas ! As tu vu ses dernières analyses et à quand remontent elles? Sais tu que de plus en plus de personnes de 50-70 ans ne se protègent pas? Penaude, tête baissée et super angoissée , je file presto au labo du coin et je relaie l' info en citant ceux qui en savent plus que moi! "8% des séropositifs dépistés en 2012 avaient plus de 50 ans. Face à ce constat, le laboratoire Janssen, engagé dans la lutte contre le VIH depuis 1986, a commandé une étude « VIH et Séniors » pour en savoir plus sur la perception du VIH par les séniors. VIH, des séniors qui s’ignorent En 2012, en France, 6 400 personnes ont découvert leur séropositivité au VIH. Le dépistage du virus n'est pas encore entré dans les pratiques régulières des françaises et des français et l'on compte encore trop de diagnostics tardifs qui oblitèrent les chances de traiter avec succès. Parmi les découvertes de séropositivité au VIH en 2012, 27%1 étaient tardives A l'heure actuelle, la population des s 50-70 ans ne se considère pas comme étant moins bien informée, mais se sent moins concernée par les risques d’infection. 12% seulement déclarent se sentir concernés (vs 28% auprès des 18-49 ans). Les 50-70 ans n’estiment pas faire partie des populations les plus à risques. Les séniors se dépistent moins que les jeunes : 46% des 50-70 ans ont déjà réalisé un dépistage (vs 61% pour les 18-49 ans). Un taux qui s’élève à 59% auprès des célibataires. Les prises de risque sont aussi plus grandes chez les séniors : parmi ceux qui ont eu plusieurs partenaires ces cinq dernières années, 37% n’ont jamais mis de préservatifs au cours de cette période et, 26% n’en ont mis que de temps en temps (vs 12% et 45% chez les 18-49 ans)" Ceci n'est pas une tranche de vit mais on va pas y laisser nos jolies plumes chamarèes et bigarèes . Enroulons donc sans tergiverser, un seyant un cache-Cœur bien ajusté, autour du Boa ou du Baobab qui sait?

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  • 04/30/15--06:56: Blue dream par Sysy serenity
  • C'est le moment le plus nu, La voix de l'enfant s'est tu, Changer de ville, des amis attendus, Mon accent du sud et un studio menu, Comment dire adieu à la vie en douleur, A l'amour mauvais et dire bonjour au Bonheur ? Taire toutes ces choses qui m'ont fait pleurer, Je pense comme une folle, je refuse de parler, Je dois partir un peu pour prendre l'air, Juste le temps d'apprendre la différence Entre mon espoir et la souffrance, Ma liberté se perd dans une peur routinière, J'ai fait un rêve, une promesse. Le soleil se lève lentement, sa lumière glamour Epaissit le sang, une mare de sang qui court, Mes muscles se contractent, me voilà compacte Avec mon Idéal, mon impossible contact, Tel un songe je vous regarde monter vers mes yeux, Où le langage écrit de vos silences, tourne mes pages, Votre poésie me pare de deux ailes somptueuses, Comme le papillon, qui s'envole de la main divine, De ma folie raisonnablement humaine, je ne montre Que ma raison furax, pour sortir de ma bulle, Je déteste ce monde, je n'aime pas tant le réel, Mes yeux cernés de bleu voient couler mon rimmel, J'ai rêvé votre promesse. Sans perte de contrôle, les bras le long du corps, Rivée à la rouille de mes veines, la tête enfouie Dans le brouillard épais, j'attends la mort... A demi enterrée, tel un papillon de nuit, J'erre dans les décombres de ce supplice sans vous, Ce son bluesy tiré de mes lèvres ressemble au silence, Aigrelet le zeste de rondelle, aigre-lait le biberon malice, Les péchés de la chair sur le sacrifice de Vénus ! La lune reprend sa place, ce besoin d'être sous vous, D'un battement de cils, vous repartez avec tout, Pour un aller sans revenir, via les amours bleues Qui simplement nous disent toujours A.Dieu. J'ai rêvé que je pouvais vous aimer.

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    ça fait 4ans et 9mois que je traine par ici. A l'époque où j'avais commis ma 1ère inscription je commençais une nouvelle vie. Je ne suis plus l'homme qui s'était inscrit à l'époque. J'ai muté, mué. Ho je reste le mème imbécile dont les cicatrices se reproduisent de peau en peau. Mon caractère reste mou et sans squelette, ma morsure brulante, mon étreinte étouffante. Mais voila j'ondule sur le sable brulant me glisse là où la main ne va pas, et je fascine. Peut-être que je ne suis pas un serpent, que je ne me renouvelle pas en grandissant et que je ne suis qu'une larve qui se traine encore un peu plus loin, une limace bavante et urticante qui se noit dans la bière. Ha, bah, à quoi bon parler de tout ça ? conjecturer sur le passé, tenter de mettre Paris en bouteille ? quand on n'aime plus Paris ? plus la bouteille ? Dans quelques semaines, cette vie commencée il y a 5 ans à peine se terminera. Elle est déjà terminée d'ailleurs, il faut juste faire quelque bilans, ajuster les comptes ...les cloturer. Qu'on se rassure, je ne vais pas "régler mes comptes" ici. Si vous croyez reconnaitre quelqu'un, soyez assuré que c'est faux. Et si vous croyez vous reconnaitre, vous-même, réfléchissez mieux ( jeu de mots maitre capello ) ; bien sur si vous vous reconnaissez c'est que vous êtes capable de me poser la question directement IRL, quand on veut on peut, auquel cas ne vous en privez pas - la réponse sera "non", mais nous pourrons discuter d'autres sujets. Comme je ne suis pas à l'abri, comme sur les sites d'exhibition, qu'une personne de ma connaissance lise ceci, je précise que si aucun de nous deux n'en parle personne ne saura que nous fréquentons cet endroit. Je suis à une heure où... J'ai un grand sac à vider avant de passer à autre chose. Comme je vide un appartement sans pouvoir vraiment en aménager un autre, j'ai un grand travail de tri à faire. C'est comparable à un deuil, sauf que je dois sacrifier des "rescapés" des deuils précèdents. Pour cette mue, une des dernières de mon existence, je vais devoir me dépouiller encore plus intimement de moi-mème, de ce que j'ai considèré longtemps comme moi-même. En fait j'ai choisi a priori que mème ce que je "sauverai" ne serait qu'utilitaire, de sorte que je fais le deuil de tous ces objets, et de ce qu'ils symbolisaient. Au fond comme si je faisais bruler ma maison , comme si un torrent boueux l'avait emporté, comme si je tombais à la rue,... et si je mourrais, ne serait-ce pas un peu comme ça ? En fait ce n'est pas si simple. Ces objets, ces biens, ils ne m'appartiennent pas tous. Pour certains ils sont la mémoire d'autres personnes, et pas que pour moi, aussi pour mes proches, ou de moins proches. En m'en débarrassant comme des vieilles chaussettes, c'est mes souvenirs de ces gens là que j'abandonne. Ils disent "loca-terre" mais à leur àge se soucient-ils du "sous-venir" dans le futur ? Et les autres vieux qui ne répondent pas à mes appels, me dénient de porter une part de leurs mémoires... ne leur dois-je pas aussi une certaine loyauté malgré eux, malgré nos dissenssions ? Et à leurs successeurs ? Les objets des morts sont des aide-mèmoires. Ceux qui ont traversé les siècles, j'en ai, bon ok deux siècles seulement, sont en général, pas toujours, aussi ceux qui ont les plus grandes qualités, car les générations précédentes ont fait leur sélection. Tiens d'ailleurs, prenez les outils de jardin comme le sarcloir ou la binette, qui sont souvent associés dos à dos, ils sont identiques à ceux qui étaient utilisés il y a des milliers d'années, alors mème que les légumes que nous faisons pousser n'existaient pas, et que ceux qu'"ils" avaient ne sont plus là, ou très rares. Comment se relier à nos ancètres, nos putains de dieu de racines si on jette ce que nous partageons encore avec eux. Ce n'est pas qu'une question d'individu ou de liberté, c'est un peu plus large, et plus léger, plus ténu que nos chairs, nos actes, nos zidentités personnelles. C'est comme la main d'un enfanceau dans celle d'un vieillard. Ce dont je vous parle ce ne sont pas de grandes idées, nous sommes notre mémoire ou l'avenir se forge dans le passé ; ça c'est de la propagande scolaire, des trucs qui vous font accepter la guerre ou la répression policière, contre les zotres. Non c'est plutot quelque chose de profondément intime et personnel, organique. Bien sur que tout le monde les a, ou presque, comme tout le monde a ses propres membres, et organes intimes. Cette chemise que j'ai jetée l'autre jour, elle me venait d'un oncle, elle reprèsentait exactement cet homme, ce que j'en aimais, sa simplicité et sa qualité. Il me reste ses tableaux, que je commence à distribuer, quand je peux, quand ils peuvent plaire. Cette chambre à la cave que je vais devoir donner à Emmaüs, ce sont des meubles d'une partie de la famille qui est éteinte, mais qui ... ce sont de bons meubles encore, un peu volumineux pour les logis modernes, mais dans ce temps c'était eux qui constituaient le foyer. Les conserver c'est aussi garder en mémoire l'attachement de mon père au village de pècheur dans sa mère était issue. Aujourd'hui plus personne de ma connaissance n'habite plus là-bas. Et...ho ce serait trop long... La dernière fois il y avait un arc-en-ciel au dessus de la mer où ils ont été dispersés ; mes frères et soeurs y ont-ils seulement été une fois depuis ? Ils m'ont exclu immédiatement de leur "lieu de mémoire familiale". Nous débarquions ma femme mes gosses en bas-age et nous voulions faire le ménage dans leur bauge d'adolescents attardés. Nous ne réclamions même pas qu'ils nous aident mais bon on les a dérangé. J'ai bien lutté un peu, mais que faire ? Que nous ayons des souvenirs diffèrents, soit, c'est la vie ça, ça se discute, ça s'échange. J'accepte pas qu'ils refusent ma mémoire, celle de mon fils... c'est méprisable. Je les plains, mais ça ne résoud rien de mon problème pratique. Où caser cette mémoire de bois, qui vaut bien plus que leurs identités culturelles de merde, de concepts abstraits de mots en papier ? J'en ai d'autres des mémoires, plein, dont je vais devoir me déshabiller comme on enlève ses vètements pour prendre une douche collective. à suivre ou pas ( je ferme les réac' parce que franchement vous me fatiguez. Je sais, c'est pas mon 1er texte ; vos mots de compassion...merci mais ce texte c'est un moulinet de sabre en bois, pas une plainte )

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    "Hey !? ça farte ?" C'est comme ça que ce type en jaune saluait, non ? Au début j'avais des intentions littéraires de ma curiosité qui se socialise. Comme au fond c'est d'assez peu d'intérêt - je vais rester sur les bords. Moi qui suis habitué à déguster les courges écolo-gauchistes en souriant, les identités enematiques (coucou) ne m'ont pas spécialement géné. Franchement c'est de l'anticipation marrante. Je préfère BORDAGE, mais c'est plutot mieux écrit que BARJAVEL. Ce que j'ai apprécié de ce livre c'est qu'il a alimenté mon mépris pour les élites d'Ile de France, qui n'a jamais aussi bien porté son nom. J'y ai trouvé une provocation stimulante pour l'immense valeur moderne : le pouvoir des femmes. Je pense bien sur à Angela Merkel, mais aussi à Margaret Thatcher, d'autres, scandinave, brésilienne, indienne, israélienne... ; avons nous eu "quelqu'un" dans cette république d'Ile de France, qui n'a jamais aussi bien porté son nom ? Edith CRESSON ? Sans blague quel sale coup pour les femmes politique en France, ce ...j'ai pas de mot...n'a-t-il pas fait en la nommant, elle ? Et quel sale coup à elle-même, d'ailleurs. Notre version de la puissante vieille chèvre ( old mighty goat ) sera-t-elle ... ? En tout cas elle devra être implacable pour ses ennemis. Vrai. La faux montée à l'envers. that's our style. Vous sauriez aiguiser une faux ? ça se martèle, en début de saison, et on refait le fil à la pierre, pendant. "Ha je ris de me voir si chèvre en ce miroir..." chantait une grosse blonde. Bon t'façon pour moi l'esprit français est mort, vive les esprits franco-... . Les jacobinstocrates à la lorgnette. (au début j'avais pas mis le "n", je l'ai rajouté pour que les cons ne confondent pas avec le prénom Jacob ) - ou si on préfère sur des barges dans les rivières, ...quoi dans la boue des tranchées ? A la romaine, sur les grills du cirque les jacobistouquettes ( ...oui mais là le jeu de mot ne marcherait plus du tout - faut vraiment tout expliquer ? ) n'en déplaise à Najat.(wiiiiIIIIouuuuuwiiiiiHiiiiiiiiOOOOUUuuuuu il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ). Le diable est dans les détails, je suis bien trop brouillon pour faire un bon classique gréco-romain, vous ferez ce que vous voudrez de ces cons savants - une croisière en Méditerrannée par exemple, "70 vintage boat people". "Vous me reconnaissez ?" (United couleurs of bèle-mouton). La question de l'énigme : Je parlais de quel livre récent (enfin façon de parler, il est très "litres et ratures". J'avais déjà dit français ou pas ) ? En guise d'allonge à piquette, moi je bois le vin coupé comme mon grand-père : j'aime bien cet auteur par les sujets qu'il aborde. Mais il est communiste comme je suis chrétien : de culture. Je déteste ce que le communisme fait de l'humanité, comme je déteste ce que le christianisme n'en fait pas . Le matérialisme, commun au communisme et au capitalisme, c'est un peu comme les pieds bandés de la chine impériale. Etre athée ce n'est pas comme être agnostique, c'est croire qu'il n'y a pas de dieu, avoir cette foi là. Je trouve ça con comme une poule avec un couteau. Il y a dans les critiques justifiées à l'égard du christianisme l'excès de la mauvaise foi ; ne se souvenir que de l'inquisition en oubliant que ça a surtout sévi sur des chrétiens, par exemple ; ça reste un fondement mal exprimé de la faille qu'on peut voir dans les religions chrétiennes (catholique surtout mais aucune n'y échappe ) : ça ne change pas la société, pas le monde, ou alors ça le fait mal. C'est intéressant. Pour comprendre comment ça fonctionne il faudrait avoir spéculé à la bourse. Alors qu'on soit bien d'accord : toute action économique qui s'inscrit dans le temps est une spéculation ; on ne peut que spéculer sur les profits et leur répartition dans le futur. Ceux qui disent le contraire mentent. Ils vous feront perdre l'argent et l'espoir en l'humanité. Cependant on peut spéculer à plus ou moins long terme. Un être humain vit beaucoup moins longtemps qu'un groupe humain, et plus le groupe est large plus c'est vrai. C'est ce qui fait que les communautés ouvertes finissent toujours par dominer les communautés fermées. Il faut choisir le moins sectaire, ou mieux, ne pas choisir. Dans le monde d'aujourd'hui, les machines qui représentent pour leur création des communautés humaines trés trés larges et donc trés trés puissantes et trés trés longues sont aux mains d'un petit nombre de personnes, qui prétendent qu'elles sont légitimes à les détenir. Leur légitimité est fondée sur... ... un vol d'ange passent tenant en leur mains la sagesse des siècles . Ce vol dure des heures et nous ne pouvons lire que des bribes de ce qui est écrit dans leur mains. Chacun d'entre nous lit des phrases diffèrentes, et ce sont les phrases qu'il reconnait pour les avoir apprises avant, sa culture. Ce qui pourrait fonder nos disputes, au nom d'un passé mal connu, coulant entre nos doigts comme le sable. Mais je ne me dispute plus... ...Les fondamentalistes religieux, les nationalistes emplumés ont beau jeu d'envahir les égouts que les munificences humaines et leurs oiseaux serviles évitent, nient ou masquent. Mais qui mourra ? Qui meurt ? Des millions de va-nu-pieds glèbeux et pouilleux dont les flots de sangs, impurs emporteront aussi de nombreux mi-rentiers, orgueilleux serviteurs à mi-hauteurs avant d'abrever de quelquonques sillons dont la propriété "légitime" n'est plus celle des citoyens. Et ce serait très bien, à mon avis, si ...

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    Liza s’ennuie, tout le temps s’ennuie. Certaines périodes sont plus faciles à passer, lorsqu’elle arrive à croire que cette manière sérieuse de vivre qu’elle s’impose est la bonne voie à suivre. Mais voilà, parfois le printemps revient et ça explose tout en elle. La mauvaise conscience plane encore, mais le corps reprend son pouvoir. Le corps égoïste qui n’écoute plus, mais alors ne fait même plus semblant d’écouter ce qu’on lui dit delà-haut. Il fonce. Il ne pense pas aux conséquences, juste il veut ce moment , là maintenant tout de suite, avec cet autre qui le désire. Putain aucune volonté, une année de vie construite remise en cause. Plus rien à foutre de se cultiver, de travailler, d’être une bonne personne, droit dans les rails. Le corps ne pense qu’à l’autre corps, il se fiche de la tête qu’il peut bien avoir et de ce qu’elle peut bien penser. Je suis un arbre, je suis un chat, j’aime la caresse du vent, de la main et le soleil. J’aime l’orage aussi, les éclairs qui arrachent l’ombre, et le grondement terrifiant qui suit. Je suis sur toi et j’ouvre les yeux, les éclairs dessinent les corps. Je m’accroche à toi, ta douceur contre la peur du tonnerre. Combien sommes-nous à cet instant à faire l’amour à 4 h00 du matin et à s’étonner qu’autour de nous, il y a le ciel, la ville et les autres. J’étais un corps, ma tête a repris le dessus, j’espérais trouver des joies plus sereines mais tout aussi fortes, j’espérais même qu’elles dureraient plus longtemps, je n’ai pas eu la patience de l’exercice. Me revoilà corps perdu, je t’ai rappelé toi sans me soucier cette fois des conséquences pour toi. Je suis un corps sans plus de culpabilité. Je vis plus légèrement ainsi. Voici la saison du corps, la tête est en vacances. Tant pis pour la morale, tant pis pour les autres, je pense à moi, je pense à moi très fort. D’autres meurent à côté. Pourquoi aurai-je moi le droit à la perspective des années à venir ?

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    Le monde est bossu sous le lourd fardeau sous un soleil comique et ébréché distribue des roses, des épines en cadeaux Tel l' épée de Damoclès sur les têtes éméchées assène des coups de hasards rend les coeurs embaumés ou écorchés. Le ciel est un vaste miroir Qui reflète toute la misère que le soleil comique et ébréché cache du matin au soir de son sourire, de sa lumière. Et LeFennec, s'ouvre bien les yeux fuyant ses méditations cafardesques contemple la nature où le vent sur les collines de sable de son doux souffle fait de son mieux sculpte et dessine des fresques. Et recevant les rayons du soleil, Il se réjouisse de cette bénédiction tend ses longues oreilles et invoque le ciel que le temps suspende son vol pour s'en aller lézarder avec les copains et les copines.

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    "Avouez,dit une féministe résolue, qu'il y a de quoi aller faire sauter le Ministère des Finances pour une femme qui est levée à 07 h du matin, qui a préparé le petit déj. de toute la famille, habillé les enfants, fait le ménage, le marché, préparé et servi le déjeuner, mis en train la lessive, servi le goûter, surveillé les devoirs, cuisiné le dîner, fait la vaisselle...et qui en regardant par dessus l'épaule de son mari tandis qu'il rédige sa déclaration d'impôts, voit qu'il l'inscrit comme....personne à charge !" blague choisie( reader's digest) En principe : Rien n'est laissé à la marge Toute personne est à charge. C'est une question de catégorie Instaurée, imposée Par le ministère des Finances Pour épater la galerie Des Draculas des créances Charognards rapaces en infanterie. Du lait à la femme de ménage Des cures dents à la lame de rasage Du loyer à la femme au foyer Employé, free-lance ou au chômage Faut se plier tous au...."chantage". Sans sédition, ni plaidoirie Faut tout remettre à la trésorerie, Et leFennec qui, en principe, ne sait pas compter, est saisi d'un trouble catégoriel les mains dans ses poches trouées rêve des sommes renflouées dans des caisses sans mémoire Il suppose des théorèmes, essaie des théories pense et prétend au calcul se cure les méninges, se gratte le cul Les idées vaguement...en bulles: La politique, c'est gérer et le troupeau et la bergerie. Mais.... où passe tout cet argent qui ne rate rien du soda au détergent Dans des caisses sans tiroirs ? Non, ça c'est une autre histoire Allez circulez y' a rien à piger....rien à voir !

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    Une critique du grand Mozart certainement pas.... Il est vraiment un très grand, dommage qu'il a "vieillit" si mal. Il est vrai qu'à notre époque il n'aurait pas eu le même triste destin (mais que fait on vraiment pour nos artistes, petits ou grands ?) Un petit concert aura lieu prochainement à Mulhouse, salle Kippelen rue du Ravin... Avis aux amateurs... (petite salle donc, public très limité) A bientôt ! ps la culture se porte mal dans notre pays et cela est bien malheureux ! elle est rarement à la portée de toutes les bourses et l'éducation nationale en fait quoi ?

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    Fin avril, ça pue le miel dans les jardins. Le soleil is back et hop, ça dégouline. Plein de mauve, de rose, tout pour plaire à la Queen On va enfin pouvoir draguer décapoté On part chasser un peu à l’heure du déjeuner Enfin descendre les Champs tout doucement, exhiber les jantes et les biscotos, sortir les sourires et les crocs Plus de veste, juste la chemise Ralph Lauren, manche courte, bras bronzé appuyé à la portière, la dernière Rolex numérotée, affichée comme une carte de club privée Rouler, parader, renifler le cuir beige des sièges et l’or du quartier Ronronner avec la pédale de l’accélérateur, vérifier dans le rétro que les lunettes te vont encore mieux qu’à Steeve McQueen Ca va, ça brille de partout. Strass au poignet, miror sur les chromes, mica aux yeux. Le Roi-Soleil n’est pas mon cousin 12:47 sur les Champs, 6:47 du matin à Miami, tout va bien, le chronographe en jette, les filles des agences de presse vont bientôt sortir des bureaux pour une salade et un bain de soleil parisien S’en débusquer une en dessert Tiens, là, celle-là. La robe fleurie avec les hauts-talons rouges qui traverse en courant juste devant la moto. Lui faire un signe. Elle fait semblant de ne pas avoir vu. Ralentir. La guetter dans le rétroviseur, lui refaire un signe en sifflant. Ca y est, elle a tourné la tête, elle est ferrée. On va … ______ Témoin 1 (piéton, 16 ans): j’sais pas. J’ai juste vu une grosse moto noire qui a disparu. Sacré moteur, super vite, putain la cylindrée ! Témoin 2 (chauffeur de G7) : non, je ne crois pas, je n’ai rien entendu, pas de choc. Y’a pas de tôle froissée, pas d’accrochage, enfin, je ne crois pas, je ne comprends pas d’où ça vient Témoin 3 (garçon de café): c’est dingue, ça saignait, ça giclait. C’est dingue, y’en avait partout sur les sièges. Ben ouais, le type de la voiture, celui avec les lunettes qui brillent. Il hurlait en tenant son poignet gauche avec sa main droite. Bizarre, comme s’il manifestait. C’est dingue, tranché net, comme ça, tac ! Témoin 4 (jeune femme, 22 ans, dactylo) : j’en sais rien, moi. Jamais vu de la vie. Non, il m’a juste sifflée ! Sifflée, comme un chien ! Témoin 1 : mouais, peut-être, z’étaient peut-être deux sur la moto, c’est possible… ______ Maintenant, il ne doit pas être loin de quatorze heures. Et à Miami ? Faudrait demander aux deux motards

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