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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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  • 05/06/15--15:31: Fuck love par Sysy serenity
  • "Aimer ? C'est - oublier - qu'on doit mourir." Aimer, c'est donner un sens à la vie et paradoxalement la rendre à elle-même insensée. La lumière du Ciel, nous offre des messages lumineux comme autant de lettres d'amour. Le Ciel a sa propre nuance et chaque lettre a son heure. L'amour est ce bout de ciel bleu. Il n'y a plus de temps pour personne quand l'été devient l'automne. J'ai passé tant de temps à m'écorcher vive sur de l'immatériel... Où vas-tu ? Nul ne le sait. Où je vais ? Nul ne le croit. Vouloir des caresses, sans aucune promesse. Où allons-nous ? Vers quelque étoile à décrocher, une autre bouche à embrasser. Laissons encore un peu d'espace pour un sourire virtuel, un sourire ailé, qui nous amène toujours au-delà de la ligne, entre le ridicule et le sublime. Où allons-nous ? Nul ne le voit. L'un pour l'autre, Nous - oublierons -. Kill love.

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    Nous voilà donc quatre, sur ce site, qui aimons Céline Sallette. Quatre pour la plus grande actrice de sa génération, voilà qui suscite quelques interrogations : les film, téléfilms ou pièces de théâtre dans lesquels elle a joué seraient-ils restés inconnus du plus grand nombre ? C'est à la télévision que je l'ai découverte dans un remarquable téléfilm en deux parties réalisé par Raoul Peck : l'Ecole du Pouvoir, consacré à l'entrée dans la carrière de quelques diplômé(e)s de l'Ena. Alors que les critiques parlaient essentiellement des deux personnages ayant pour modèles un certain François et une certaine Ségolène, ce sont deux autres, moins appelés à briller sous les sunlights mais infiniment soucieux du bien public, qui rendaient l'histoire attachante et par moments bouleversante : les interprétations de Robinson Stévenin et de Céline Sallette n'y étaient certes pas pour rien. Plus récemment, elle fut pour Canal + l'une des interprètes de la première saison des Revenants dont on attend impatiemment la suite. Mais c'est au cinéma qu'elle a, à plusieurs reprises, crevé l'écran, que ce soit dans des rôles secondaires, ainsi dans le plus récent film de Valéria Bruni Tedeschi, Un château en Italie, où, en trois scènes, elle donne au film un pouvoir émotionnel inattendu, que ce soit, plus encore, dans des rôles principaux. Deux films sont indispensables à la connaissance de cette actrice, deux films par ailleurs magnifiques et originaux. - Mon âme par toi guérie, un titre sublime mais pas très commercial, réalisé par François Dupeyron en 2013, raconte la double rédemption par l'amour d'une jeune alcoolique et d'un guérisseur. Casting formidable où, aux côtés de Celine Sallette et de Grégory Gadebois, tous deux impressionnants, on retrouve avec plaisir Jean-Pierre Darroussin et deux actrices trop mal connues et superbes l'une et l'autre : Marie Payen et Nathalie Boutefeu. - Geronimo, réalisé en 2014 par Tony Gattlif, qui revisite le thème de Roméo et Juliette, plus précisément celui de West Side Story, transposé dans le midi de la France et opposant turcs et gitans. Céline Salette y est Géronimo, éducatrice empathique qui au péril de sa vie va tenter d'éviter la tragédie qui attend ces nouveaux Capulets et Montaigus. Dans l'un comme dans l'autre de ces deux films, Céline Sallette bouleverse dès sa première apparition par une intensité de jeu que je n'avais pas ressentie chez une actrice depuis Kristin Scott Thomas. Capable de moments de violence considérable qui sont autant de fulgurances, elle sait aussi donner à certains scènes une poésie calme, comme apaisée. Jamais elle ne cultive la joliesse, sa démarche pourra même paraître parfois gauche, incertaine. C'est que cette actrice-là semble ne s'intéresser qu'à l'âme de ses personnages : si le mot incarnation a un sens c'est par des artistes de cette trempe. Alors vous qui l'avez manquée jusqu'ici, rattrapez-vous !

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    Le dernier opus d'Emmanuel Mouret est sorti en salle il y a quinze jours, accompagné de son lot habituel de critiques discordantes. Une fois encore, les analogies avec Woody Allen ou Eric Rohmer ont fleuri : elles sont justifiées, assurément, mais entre ceux qui n'aiment pas les deux auteurs précités et ceux qui disent : ça y ressemble mais .... en beaucoup moins bien, l'ami Mouret manque un peu de soutiens. Je lui apporte donc modestement le mien ... Et en premier lieu, Mouret c'est Mouret, une petite musique bien à lui que je situerais pour ma part volontiers entre Marivaux et Buster Keaton. Dans ce répertoire, Caprice est un des plus savoureux. Peut-être que plus personne aujourd'hui, dixit Pierre Murat dans Télérama, ne parle comme les personnages de Mouret : personnellement, ce langage me ravit et l'entendre au cinéma est un privilège. Rien ici qui concerne l'avenir de la planète, mais peut-être, sans avoir l'air d'y toucher, Mouret nous met-il en face d'un de nos problèmes humains, trop humains : aime-t'on vraiment celui ou celle que l'on pense aimer ? Comme chez Marivaux, souvent, c'est un quadrille qu'il convoque pour l'exercice : lui ( Mouret, éternel rêveur et étourdi ) et elle ( Virginie Effira, actrice célèbre et vraie bourgeoise ) filent le parfait amour : très improbable, mais parfait. Sauf que lui a un collègue enseignant ( Laurent Stocker, tout en demi-teintes ) qui n'est pas indifférent au charme de l'actrice et aimerait bien jouer pour son propre compte. Sauf qu'une gamine, peut-être pas si ... capricieuse que cela, est bien décidée à faire tourner la tête de notre rêveur : Anaïs Demoustiers assume comme une grande, avec un naturel époustouflant, le rôle le plus acrobatique du quatuor. Quelques beaux instants de pur cinéma ponctuent le film avec quelques accessoires obligés : tasse de café, bouteille de vin, pot de peinture et, grand moment, les béquilles du chef, clin d'oeil définitif à Keaton. Mais au fil de l'histoire, la gorge du spectateur se serre un peu ; comme chez Marivaux, comédie légère et tragédie ne sont jamais très loin. Si vous ne connaissez pas Mouret, ce film-ci fera une parfaite introduction. Et, n'en déplaise à Pierre Murat, Caprice, c'est un très joli prénom ...

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    Les émissions télévisée débiles, j’adore. Chaque fois que j’en ai l’occasion, c’est-à-dire de manière totalement fortuite en triturant nerveusement ma télécommande, je m’arrête sur ce que la télévision donne de plus débile. "Débile" veut dire "faible d’esprit" et c’est vrai que ça paraît être la caractéristique déterminante du succès commercial d’une émission. Le vendredi 6 juin 2014 au soir (dernière partie de soirée), je me suis donc penché sur TF1, l’une des chaînes phares pour ce genre d’émissions. Le phare de la culture. Les émissions spéciales sur le débarquement étant terminées, on pouvait revenir au train-train habituel de la débilité ordinaire. C’était donc "Qui veut épouser mon fils ?", une émission dont j’avais évoqué il y a déjà très longtemps quelques amertumes à épisodes. Peut-être d’ailleurs que le truc que je venais de voir était une simple rediffusion d’un vieux truc, qu’importe. Le principe, c’est une mère possessive, parfois très séduisante, un fils très immature, parfois à l’âge très avancé, qui se retrouvent dans la galère de la recherche de l’âme sœur. L’idée générale, c’est que ce n’est pas vraiment le fils qui recherche sa future femme mais la mère qui recherche sa future belle-fille ("bru", quel vilain mot). Donc, l’essentiel pour les candidates nanas qui se présentent au fiston, c’est de plaire à la mère. Inutile de dire que cette émission est particulièrement débile, machiste, sexiste, avec un nombre invraisemblable de clichés. Le pire, c’est que les candidates sont ma foi fort jolies, très agréables, sympas, plaisantes et peut-être même intelligentes, et nul doute qu’elles devraient n’avoir aucun de mal à trouver un bon ami fiancé qui les satisferait avantageusement (je peux même me dévouer si c’est nécessaire). Tandis que les fils sont d’horribles enfants gâtés, gâtés dans la vie mais pas par la vie, car ils concentrent un petit condensé de tout ce qu’une femme, si j’étais femme, ne voudrait absolument pas trouver en face d’elle (en tout cas, dans son lit). J’exagère un peu. Ils ne sont pas tous méchants et moches, ces garçons célibataires. S’ils ne sont pas machistes, alors ils sont d’une insaisissable naïveté. Nunuche ou macho, ce n’est pas le rêve pour ces fées si éblouissantes dont les sunlights de l’émission ne suffisent plus à éclairer la majesté ! Parmi eux, donc, il y a le nunuche de service, Thierry qui a l’extrême chance de se retrouver avec deux candidates merveilleusement belles et amoureuses (amoureuses, j’ai un doute mais il semblerait que la candidate qui remporte l’alliance a également la joie de remporter un gros chèque de la production). Éléonore et Milena sont effectivement très belles. Thierry a réussi un très bon coup : il a acheté à Capri un bracelet avec la mention "Eleonora" et cela a bien plu à la fille (comme quoi, il ne faut pas chercher très loin pour plaire "aux filles"). Éléonore en est surprise, bluffée, et croit donc que le gros chèque, euh, l’alliance est dans le sac. Bisou sur la bouche, danse, etc. Quand vient le tour du tête-à-tête avec Milena, le téléspectateur attentif pourrait croire qu’elle va être virée comme une malpropre avec une telle éléonorisation du (pas très jeune) homme. Point du tout : Milena est également fort jolie et fort aimante, et cela fait un bel effet chez le fringant garçon. Du coup, c’est également balade romantique et autre petite attention mignonne dans la baie de Naples. Et puis vient le mot phare de la soirée, celui qui est à retenir pour s’endormir tranquillou le soir. Un peu impuissant de tant de sollicitations féminines, Thierry lâche en effet cette réflexion philosophique qui laisse un drôle de goût dans son parfum d’infini : « Si je les avais rencontrées en même temps, j’aurais été amoureux des deux ! » Ben justement, mon coco, tu les as rencontrées en même temps, et tu es amoureux des deux ! Que fait la production ? On avait pourtant dit : pas encore de polygamie, on verra plus tard !

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    Ce n’est que depuis 1982 que le huit mai est un jour de congé (par la loi du 2 octobre 1981, mais c’était déjà férié du 20 mars 1953 au 11 avril 1959). Cela colle bien cette année mais l’année prochaine, ce sera un samedi. Cette année, d’ailleurs, il n’y a aucun week-end qui n’est pas un week-end prolongé, sauf le dernier. Avec l’été et la fin décembre, ça fleure bon la détente, pourtant, il n’y a pas beaucoup de quoi se détendre. Soixante-dix ans de victoire. De la capitulation allemande. Défaite sans condition. Tu parles, le führer était déjà décomposé sous son bunker (depuis huit jours), et les bataillons allemands ressemblaient plus à des classes de collégiens qu’à des armées conquérantes. Le 11 novembre 1918, ils avaient dit que c’était la der des der, et le 8 mai 1945, ils n’ont plus osé rien dire. Et puis, ça bataillait encore dans le Pacifique. Au lieu de l’infâmant Traité de Versailles, il y a eu les honteuses conférences de Potsdam et de Yalta (tiens, rappelons que Yalta, au bord de la mer Noire, est en Crimée), qui ont divisé l’Europe en deux, avec un net avantage pour Staline parce que Roosevelt, agonisant, se moquait complètement de l’Europe (tu demandes pourquoi il a une station de métro à Paris). Les Russes fêtent plutôt le neuf mai. C’est l’un des jours de congé les plus importants en Russie, avec le premier mai. Les forces françaises, britanniques et américaines avaient même défilé sur la place Rouge, à Moscou, il n’y a pas si longtemps, le 9 mai 2010, il y a cinq ans. Un siècle en géopolitique. Au fait, pourquoi le neuf mai en Russie ? Parce que l’acte de capitulation allemande a été signé à Berlin le soir du 8 mai 1945, à vingt-trois heures seize, heure de Berlin, mais à l’heure de Moscou, c’était déjà une heure seize, le matin du 9 mai 1945. Tout est une question d’horloge. Un premier acte avait été signé le 7 mai 1945 à Reims, au futur lycée Roosevelt, mais les Soviétiques avaient vu rouge, ils voulaient que ça se passât à Berlin. Pour le symbole, ils n’avaient pas tort. Le neuf mai, c’est aussi la fête de l’Europe depuis 1986 (décidée au Conseil européen de Milan, le 29 juin 1985, il y a presque trente ans). Pourquoi le neuf mai ? Parce que le 9 mai 1950, il y a soixante-cinq ans, dans le salon de l’Horloge, au quai d’Orsay, à Paris, Robert Schuman a prononcé un important discours qui fut l’esquisse de l’Union européenne avec la proposition de créer la Communauté européenne du charbon et de l’acier qui fut établie par le Traité de Paris le 18 avril 1951. L’idée, c’était de s’unir sur des choses très matérielles, très économiques, pour unir nos forces, pour ensuite aboutir à un sentiment européen, voire une citoyenneté européenne : « L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes, créant d’abord une solidarité de fait. Le rassemblement des nations européennes exige que l’opposition séculaire de la France et de l’Allemagne soit éliminée ». Schuman était alors le ministre des Affaires étrangères et son discours avait été inspiré par Jean Monnet, autre "père de l’Europe". Adenauer avait donné discrètement son accord avant le discours tandis qu’au sein du gouvernement, René Pleven et René Mayer avaient soutenu Schuman au sein d’une classe politique très divisée. Même si elle est loin d’être parfaite, l’Union européenne reste encore la meilleure assurance-vie contre la guerre : « L’Europe n’a pas été faite, nous avons eu la guerre (…). La solidarité de production qui sera ainsi nouée manifestera que toute guerre entre la France et l’Allemagne devient non seulement impensable, mais matériellement impossible (…). Ainsi sera réalisée simplement et rapidement la fusion d’intérêts indispensable à l’établissement d’une communauté économique qui introduit le ferment d’une communauté plus large et plus profonde entre des pays longtemps opposés par des divisions sanglantes ». Mais revenons au huit mai. Contrairement à ce que croit un parti de brutes, c’est le huit mai qu’est fêtée Jeanne d’Arc et pas le premier mai (mais c’était politiquement plus pratique pour se retrouver entre les deux tours de l’élection présidentielle tous les cinq ans et pour faire la nique aux syndicats). En effet, le 8 mai 1429, Jeanne d’Arc avait vaincu les Anglais à Orléans et c’était le début de la reconquête (tayaut !). Le 8 mai, ce fut aussi l’adoption du futur Auguste par César (46 avant JC), l’invention du coca-cola (1886), l’éruption meurtrière du mont Pelée en Martinique qui ravagea la commune de Saint-Pierre qui donne sur la mer des Caraïbes (1902), la nouvelle constitution de la République sud-africaine, sans apartheid (1996), la naissance du curé d’Ars, Jean-Marie Vianney (1786), du Président américain Harry Truman, le seul à avoir fait exploser des bombes nucléaires (1884), de l’acteur au sourire chevalin Fernandel (1903), du cinéaste italien Roberto Rossellini (1906), de l’écrivain Romain Gary (1914), de la chanteuse Marie Myriam (1957) et de la présentatrice Laurence Boccolini (1963), et également la mort du grand chimiste Lavoisier guillotiné par la Terreur qui pensait que la Révolution n’avait pas besoin de scientifique (1794), de l’écrivain Flaubert (1880) et du peintre Gauguin (1903). À noter que le biologiste britannique Henry Baker (1698-1774) est mort le jour de son anniversaire le 8 mai. Le 9 mai, ce fut aussi le Traité de Saint-Omer, important accord entre Charles le Téméraire, duc de Bourgogne vaincu un peu plus tard en Lorraine, et Sigismond de Habsbourg, duc d’Autriche (1469), le début d’une grave crise économique mondiale (1873), l’indépendance de la Roumanie (1877), la naissance du fondateur d’Opel (1837), du célèbre égyptologue Howard Carter (1874), de Zita de Bourbon-Parme, la dernière impératrice d’Autriche (1892), morte il n’y a pas si longtemps que ça, de l’ambassadeur nazi Baldur von Schirach, qui me donne toujours l’impression d’être Balladur fond de Chirac (1907), du patron d’EDF Marcel Boiteux (1922), de l’acteur adorable Claude Piéplu (1923), de l’humoriste intello-loufoque Pierre Desproges (1939) et de la journaliste Béatrice Schönberg (1953), et également la mort du grand poète Schiller (1805), du grand chimiste Gay-Lussac (1850), du chef du gouvernement italien Aldo Moro, assassiné par les Brigades rouges après plusieurs semaines de calvaire (1978), du cinéaste italien Marco Ferreri (1997), de l’écrivaine Marie Cardinal (2001) et du présentateur Pascal Sevran (2008). Quant au 10 mai, ce fut un dimanche en 1981. Comme en 2015.

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    Quand j'étais gamin, je croyais que les eucalyptus étaient des arbres magiques , tous les ans leurs écorces séchaient sur leur tronc et je les décollais doucement pour ne pas les briser en mille morceaux, puis après je façonnais les morceaux avec un petit opinel que mon grand-père m'avait donné en me faisant jurer que je ne le dirais pas à mes parents. Je faisais des animaux, suivant la forme de l'écorce, j'aimais bien faire les éléphants, mais c'était dur, pour le corps ça allait à peu près, un bloc bien formé et je n'avais qu'à tailler des jambes épaisses, par contre pour la trompe, c'était difficile de trouver accolé au bloc une espèce de tige longiligne. Les Eucalyptus étaient magiques en ce sens qu'il faisait naître des animaux dans mes mains. Quand j'étais adolescent, je croyais que les chênes étaient des arbres magiques, à leur pied il y avait des tapis de mousse verte qui descendaient jusqu'à la bordure de fougères, entre les deux, il y avaient souvent des rangées de cèpes odorants, dont je coupais le pied à raz sans ôter les racines, comme mon grand-père me l'avait montré, et à l'aide de l'opinel dont le modèle avait changé, puisque pépé m'en avait donné un autre plus adapté à ma taille. Les chênes étaient magiques en ce sens qu'il étaient protecteurs sous leur branche larges qui protégeaient de la pluie et nous donnait de quoi faire de belles omelettes aux cèpes. Quand j'étais jeune adulte, je croyais que les cèdres étaient des arbres magiques, ils s'imposaient dans l'espace montagneux du Moyen Atlas, rien ne poussait à leur pied, c'était la puissance de leur odeur qui faisait le vide, enivrante senteur qui me fait penser à l'immensité du monde et me suggérait que je devais être aussi puissant que ça pour envahir le monde. Je descendais de ma voiture pour couper une branche basse avec un laguiole que mon père m'avais donné parce que pépé ne pouvait plus le faire, vu qu'il était parti là haut dans le ciel des pépés cueillir des cèpes et graver des cœurs dans les écorces des nuages. Les cèdres étaient magique en ce sens qu'ils donnaient une image de la puissance qu'il fallait pour faire sa place dans ce monde. A l'âge d'homme mûr , je pensais que les Saules étaient des arbres magiques, assis à leur pied , je pleurais avec eux, mes amours perdus, je coupais une de leur fine branche au feuillage espacé, pour m'en faire des bracelets tressés à l'aide d'une petite paire de ciseaux que ma mère m'avait offert pour tailler mes sourcils, mon père était partie rejoindre mon grand-père là haut en me laissant orphelin, nous avions tant à nous dire et nous nous étions tant dit quelquefois avec une émotion comme seuls les hommes savent échanger. Les Saules étaient magiques en ce sens qu'ils apaisaient nos cœurs devant la dureté des sentiments que la vie provoquait. Aujourd’hui , je pense que les buissons le long de la forêt sont des arbustes magiques, quand je chemine sur tout leur long, il me montre un chemin que je n'ai plus besoin de choisir j'y avance en paix. Je n'ai plus de couteau, plus de ciseaux, alors je cueille des feuilles entre mes doigts avant de les porter à mon nez pour sentir la douceur acre. Je suis en première ligne maintenant et je viens de donner à mon petit fils, un petit opinel en lui faisait promettre qu'il ne dirait rien à ses parents.Les buissons sont des arbustes magiques , ils nous ramènent à terre et notre condition.

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    Il y a trente-quatre ans exactement, c’était un dimanche (comme les prochains premier et huit mai !). Mais un peu moins ensoleillé que celui-ci (10 mai 2015). Un ancien de la Francisque venait d'être élu à la tête suprême de l’État, et, étonnamment, par la gauche, par le "peuple de gauche" ! Bon, je suis un peu provocateur, mais le personnage n’avait pas refusé au second tour les voix extrêmes d’un avocat candidat quinze ans auparavant. En fait, la révélation s’est faite il y a deux semaines, le 27 avril 2015 au soir. J’ai découvert sur LCP un excellent documentaire sur Pétain. Il a été diffusé la première fois en 2010. C’est donc déjà de l’ancien mais du nouveau pour moi et surtout, du nouveau pour l’histoire puisque ont été prises en compte les notes manuscrites au crayon de papier du maréchal lui-même sur le projet du statut des Juifs. Il avait, de lui-même, rendu plus sévère que projetée la chasse aux Juifs. Ce qui démontre bien que le maréchal n’était pas encore un vieillard sénile manipulé mais bien l’initiateur actif, volontaire et conscient de l’antisémitisme (ce qui donne donc toute la saveur aux récents propos d’un vieux papy dans Rivarol). http://www.pointscommuns.com/lire_commentaire.php?flag=L&id=91135 http://www.pointscommuns.com/lire_commentaire.php?flag=L&id=41816 Ce documentaire long, une heure trente, très nuancé (pas du tout manichéen, s’étonnant presque de l’antisémitisme de Pétain alors qu’il avait fait des lettres les soutenant quelques mois auparavant), est vraiment exceptionnel et émouvant, avec beaucoup de films "inédits" tant de l’époque de la Première Guerre mondiale que de la Seconde. Et quand j’ai vu à plusieurs reprises la stature du maréchal au conseil des ministres à Vichy, je me suis dit : diable, il me fait penser à quelqu’un ! Assis sur son siège, plein de rides (et s’en servant), le tronc et le buste droits, le menton relevé, l’air hautain, les deux mains bien posées devant lui, sur la table, les coudes bien rangés. Le regard à l’horizon éloigné. Bref, une véritable statue du Commandeur, qu’on craint, par son âge, son autorité institutionnelle, et pourquoi pas, son caractère mystérieux. Oui, vous l’avez deviné. J’ai tout de suite reconnu la stature de François Mitterrand, tant lors de ses conseils des ministres, qu’il présidait avec malice, que dans ses émissions télévisés lorsqu’il donnait la leçon à ces citoyens décidément imbéciles. On ne l’a pas surnommé par hasard le Sphinx. Et je suis maintenant convaincu que c’était volontaire. Un mimétisme qui n’avait sans doute aucune finalité idéologique (s’il a eu la Francisque, c’était par arrivisme, pas par idéologie, voir un peu plus loin ce qu’en disait De Gaulle), mais dont le but était clairement d’impressionner ses interlocuteurs, de préserver ses marges de manœuvre et d’imposer une autorité "naturelle". Une attitude également adoptée par d’autres chefs d’État, comme Staline et Poutine par exemple. Big Guimauve qui cherche depuis cinq ans à imiter l’imitateur dont je viens de parler n’a pas vraiment réussi à dégager cette "autorité naturelle"… Le mimétisme avait sans doute un côté sentimental, car nul doute que Mitterrand nourrissait plus de sentiment vis-à-vis du maréchal que du général, et ce n’est pas un hasard qu’il envoyait tous les ans une gerbe de fleurs à la tombe du "vainqueur de Verdun" jusqu’au jour où le grand public l’a appris, choqué de façon injustifiée puisque les prédécesseurs avaient fait de même. Peyrefitte avait retranscrit une conversation qu’il avait eue avec De Gaulle le 8 septembre 1965, publiée le 15 octobre 1997 ("C’était De Gaulle", tome 2). Et De Gaulle était sans complaisance avec celui qui fut son rival puis son (lointain) successeur. De Gaulle : « [Mitterrand] est venu me voir à Alger dans l’hiver 43-44. Il a mis du temps à me parvenir. Il avait travaillé pour Vichy avec tant de zèle que ça lui a valu la Francisque. Il était entré dans ce corps d’élite. Voyant que ça allait tourner mal, il a voulu se dédouaner en entrant dans un réseau. Il est arrivé à Londres. Il est allé trouver d’abord les Anglais et les Américains, qui n’ont pas été très chauds pour l’accueillir, puisqu’ils voyaient qu’il mangeait à tous les râteliers. À la fin des fins, Passy l’a vu, l’a cuisiné, l’a expédié sur Alger, me l’a fait recevoir avec une fiche le présentant comme un personnage douteux. Mitterrand m’a demandé de lui confier la direction d’un réseau Charrette, qui marchait très bien sans lui. Je n’avais pas envie de risquer de mettre un agent double dans un mouvement de résistance. Je lui ai donc proposé de se battre, soit dans le corps expéditionnaire en Italie, soit comme parachutiste dans le corps qui serait le premier à prendre pied en France. Il a refusé les deux propositions. Je l’ai congédié : "Nous n’avons plus rien à nous dire". Eh bien si, nous avions encore à nous dire ! Il s’était arrangé pour prendre la tête d’un "mouvement national des prisonniers" et pour se faire nommer secrétaire général du ministère des Anciens Combattants et Prisonniers ». Peyrefitte : « Il dit qu’il a été ministre dans le gouvernement de la Libération ». De Gaulle : « C’est faux ! Un mensonge de plus ! C’est un imposteur ! Il a été nommé secrétaire général à titre intérimaire. Le ministre, c’était Henri Frénay. Mitterrand a essayé de le faire sauter en lançant son mouvement contre lui. Vous imaginez ! Le plus haut gradé du ministère prenant la tête d’une rébellion contre son propre ministre ! Il a organisé des manifestations, qui se massaient devant le ministère en hurlant : "Frénay au poteau !" Je l’ai convoqué au ministère de la Guerre. Il est arrivé avec deux acolytes. Il m’a prétendu que les prisonniers avaient bien raison d’être en colère. Je lui ai dit : "De deux choses l’une. Ou bien, vous ne pouvez rien pour empêcher ces désordres bien que votre mouvement les ait provoqués, et vous me remettez votre démission. Ou bien, vous êtes le chef et vous me signez l’engagement de faire cesser tout ça aujourd’hui même. Sinon, je vous fais mettre en état d’arrestation à la sortie de ce bureau". Il m’a demandé à se concerter avec ses deux acolytes dans l’encoignure de la fenêtre. Je lui ai donné trois minutes pour se décider. Je lui ai dicté la formule. Il a obtempéré ». Peyrefitte : « Si vous avez gardé ce document dans vos archives, vous devriez le publier ! » De Gaulle : « J’y avais pensé dans le temps, mais ce n’était pas possible de le publier, il y avait deux fautes d’orthographe ». Et pourtant, quinze ans et demi plus tard, l’arriviste est finalement parvenu à arriver, et à rester au pouvoir quatorze ans, soit le record indiscutable de longévité pour un chef d’État français en période républicaine…

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    Une éclipse de lune ou de soleil, partielle ou totale, s'apparentant en langage de funambule à une acrobatie entre deux entités individuelles fragiles et l'union faisant toujours la force, inconditionnellement, il est important d'en rappeler les principes. Equilibre, principe essentiel de la vie. Je me réfère souvent à un guide d'entraînement à l'acrobatie, qui plus est, vu la difficulté sur mon fil de funambule ou son alternance du jour et de la nuit à le maintenir justement, quant au sol, la respiration a encore un autre rythme qui lui est propre. De l'art de ne plus trembler à la disparition temporaire de la lumière ou du cri aigue à forts échos. Bref comment ne pas se péter la margoullette, avec cet équilibre de nouilles. ---------- "Les artistes doivent comprendre les principes de base de l’acrobatie/de la gymnastique, p.ex. la tension et l’extension du corps, l’équilibre, le contrôle du corps, une bonne forme et une bonne posture du corps. Les techniques de portés acrobatiques sont beaucoup mieux exécutées si chaque partenaire maîtrise déjà les bases des techniques d’acrobatie individuelles." Dois-je donc faire l'explication de texte ? Evidemment si l'on ne prend pas la mesure de la faiblesse de chaque entité, comment se positionner ensemble ? Comment se soutenir ? Comment interagir ? Mon arrière grand-mère m'a fait mander quelques heures avant de s'éteindre et elle m'a dit ceci en me tenant le bras de ses doigts cagneux de centenaire : "On s'connaît, mais pour ça faut bien s'connaître"... je médite encore dessus. ------- "Dans les techniques impliquant le port d’un poids, il est généralement recommandé que le porteur soit plus lourd et plus fort que le voltigeur. Ce n’est pas indispensable, mais plus les deux partenaires sont proches en termes de poids et de stature, plus les techniques sont limitées et plus le risque de blessure est important. - Il est essentiel que les deux partenaires communiquent et établissent un « rapport » physique entre eux. - Il est essentiel que les artistes progressent uniquement dans la mesure de leurs capacités physiques. Avancer trop vite, notamment lorsque la préparation physique n’a pas eu lieu, peut causer des blessures et les techniques ne seront pas abouties" J'ai presqu'envie de dire que chez la Fun, ce principe semble pouvoir se conforter en miroir tant la lune et le soleil règne sur un même plan. A tour de rôle. L'important étant de ne pas se lâcher la main. Il n'est pas question de tomber. Pouvoir compter l'un sur l'autre, ne dispense pas de définir les limites de chacun, sans les reléguer au second plan, et de l'énoncer clairement. ---------- Cet article se consacre à la nature et à la qualité des principaux contacts entre un porteur et un voltigeur. Le perfectionnement de ces contacts apporte une aide incontestable lors de l’apprentissage des éléments « statique et dynamique » (balance & tempo) :̧ Obtenir la plus grande surface d’appui ̧ Donner une stabilité au voltigeur ̧ Contrôler et anticiper les déséquilibres ̧ Transférer les forces sollicitées de manière efficace ̧ Adapter et personnaliser les contacts (rechercher le meilleur compromis) La nature des contacts a des effets directs sur la qualité de maintien et de maîtrise des éléments. Bien évidemment, selon le niveau des athlètes, les contraintes pour optimiser les appuis sont plus ou moins importantes : plus le niveau de technicité est élevé, plus la qualité de ces contacts est importante." C'est simple pourtant ! De l'équilibre du silence statique aux contacts dynamiques des mouvements, il faut de toute façon en passer par là. Sinon que seraient deux acrobates sans contacts ? Des pantins ? Des mimes ? Des opportunistes ? Des apprentis ? Des âmes errantes ? ---------- "La qualité des contacts s’obtient par l’action simultanée des partenaires. Les mouvements de l’un ont toujours des conséquences sur le placement de l’autre. Le porteur et le voltigeur ont besoin de ressentir une fixation forte des mains ou des pieds pour pouvoir bien évoluer et modifier leur position si cela est nécessaire. De plus, on constate un gain de confiance entre eux." Ainsi, si on les regarde de près, on peut s'apercevoir qu'il s'agit de coordination. D'aucun appelle cela le miroir. Je le redis mais si chaque entité n'a aucune défaillance dans sa propre évolution et que la confiance en son partenaire est la priorité, alors la synergie peut avoir lieu. La moindre anicroche venant rouiller la machine pouvant leur être fatale, il est tout de même important de faire cette vérification à chaque figure, et de prévoir les mouvements qui pourront en découler ensuite. ---------- "Il est donc nécessaire [...] de consacrer beaucoup de temps à la compréhension des contacts. Leur amélioration est basée sur l’échange de sensations et l’analyse des conséquences du geste. Au dela des critères purement techniques, l’expérience des partenaires amène à la personnalisation des prises améliorant ainsi l’unité du groupe." Moi ce que j'en comprends c'est que plus on s'aime plus on s'aimera, plus on prend le temps, plus ça durera, plus on se parlera, plus tout sera facile. Mais ce n'est que mon interprétation. Parce que la seule chose qui m'intéresse c'est d'apprendre à tomber de moins en moins, même si ça ressemble à s'éteindre ou mourir. Et surtout de cesser de t'emporter dans ma chute. Je suis le matériau instable. J'ai besoin de ta force et de ta main. Ne doute pas de moi, mais sois clair dans tes desideratas, l'animal noir du désert ne supporte pas les zones d'ombres, et préfère avancer sans piquer. Si tu comprends ce principe, alors sois sûr que je mets mon être à disposition de tes propres nécessités. ------------ Mais ce que je préfère dans ce guide d'entraînement c'est cette phrase : "Bien évidemment, il existe d’autres contacts qui pourront éventuellement être développés" Alors j'ajoute à titre tout à fait provocateur, que je ne doute pas, mais que je ne comprends pas. Et c'est une réalité mais surtout parce que je ne sais pas de quoi il retourne. Je parle, je parle toujours, et trop, mais je n'écoute pas. Les mots semblent me dire qu'il n'y a pas de contact en bas, parce que c'est impossible et que ce truc là, on me le dit depuis le début. (Evidemment, moi je ne constate pas exactement la même chose. Et c'est précisément dans ce décalage que s'opère un balancement dangereux de la Funambule, des chutes très violentes même parfois. C'est sur ce message que ma colère se concentre pas sur l'entité qui le porte). Devrais-je lire qu'il y a bien des parralèles pour les gymnastes mais que les barres sont fixes ? Si c'est exact alors oui tout deviendrait limpide. A quoi bon faire souffrir tous ? A quoi bon essayer de devenir acrobates au sol quand finalement tout ne se passe que sur le fil, en hauteur, entre deux états ? Peut-être qu'en effet quand le soleil montre ses fesses à la lune et inversement, ils ne se baisent pas le cul au passage, juste ils se narguent et continuent leur course ? Moi j'ai du mal à le croire. Mais après tout, on est bien ici sur un fil de funambule, alors tout est possible. ----------- Un point n'est pas évoqué là... c'est la difficulté de retrouver l'équilibre, quand les gestes ont été imprécis, maladroits et malheureux. Je garde pour ma part toute la confiance en ce duo, lune soleil, ils ont déjà fait leurs preuves ! J'aspire en effet à comprendre ce que l'exercice devrait m'apprendre. Je les aime inconditionnellement ces deux là, ils sont touchants, et je voudrais les câliner pour les rassurer. Câliner en équilibre c'est un exercice bien plus délicat que de se câliner dans les bras. Je retiens donc ces mots pour être de vrais partenaires : Confiances réciproques Compréhensions individuelles Soutiens indéfectibles Capacités intrinsèques Si... Alors... Individuels, ensemble. Contacts Patience amélioration personnalisation Amour, tendresse, communication, envie, besoin, espoirs, honnêteté (quoi ? j'en rajoute ? Non non j'ai lu ça dedans le texte !) et on garde silence, parce qu'on l'aime et qu'on peut vivre sans le briser. Ai-je tort de garder espoir en ce que notre vie charnelle existera un jour ? Esprit lasse et esprit qui doute, ôtez-vous de mon Soleil ! Sans lui, je suis éteinte. Tu me manques. ---------------------------------------------- http://www.fedec.eu/datas/files/m6%28fr%29.pdf Louise attaque http://youtu.be/DAPs6XuortY Tête raide http://youtu.be/tXdlXt1IXTQ Les acrobates http://youtu.be/Zz3jU6KZbZ4 ~~~~~~~~ Le funambule... http://youtu.be/bL4R1yfE7Fs ----------------------------------------------

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  • 05/10/15--06:18: Rose bonbon par Ashke
  • ROSE BONBON Le bouton bourgeonne d'une ivresse si rose Le suc du matin coule du nectar de la rose Le pistil sans épine lave son chagrin morose La fine fleur de la maison est éclose Les pétales s'ouvrent au soleil sans pose Le pollen à l'air gêne les métamorphoses Le parterre du jardin fait sa leçon de choses Le bouquet final parfume d'une bonne dose.

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    Il y a toujours quelque chose de fascinant dans ces séries britanniques et nordiques où l'ambiance y est souvent mélancolique et les lieux y retranscrivent un moment particulier. Je ne suis pas un spécialiste des polars nordiques et britanniques qui font leurs beurres depuis quelques années genre "Borgen", "Broadchurch", "The Killing", etc.. mais je suis plus un fan des séries procédurales. "Wallander" par son format (90 minutes) s'inscrit dans la lignée des "Columbo" et "Hercule Poirot" : il faut donc être patient et savourer l'intrigue qui réserve quelques jolis rebondissements toujours surprenants. Mais "Wallander" adapté d'histoires d'Henning Mankell et supervisée par lui, tourné en décors réels dans les lieux mêmes mis en scène dans les romans, n'as finalement plus rien avoir avec un procédural. Évidemment, il y a une enquête, mais ce qui semble intéresser Mankell et les adaptateurs de la série : c'est la réaction et l'impact de l'enquête sur son personnage principal. Ce n'est pas tant une série d'intrigues (toujours intéressantes) mais le parcours d'un homme, souvent seul, asocial, bourru et qui traine tout le malheur du monde sur ses épaules. Pendant les 12 épisodes de la série (je n'ai vu que les neuf pour l'instant produits et diffusés, les derniers sont en cours de production), on suit les mésaventures de Kurt Wallander, être bien mystérieux, détaché et à la fois impliqué. Kurt Wallander est aussi un homme pas vraiment intelligent ou malin : c'est un flic ordinaire mais qui as des responsabilités. Quand il n'est pas en train d'enquêter, il à affaire à sa fille avec qui il entretient des rapports calamiteux souvent / à cause du père de Kurt : un vieil homme malade dont Kurt devrait finalement s'occuper. C'est ce qui est vraiment passionnant dans "Wallander", grâce à un montage vraiment parfait : on alterne entre enquêtes et vie privée du personnage : résultat les 90 minutes d'épisodes passent très vite malgré une lenteur coutumière du fait de ce format. "Wallander" (préférez cette version à la série suédoise produite en 2006...) est évidemment portée par le charisme de Kenneth Branagh, très respectueux du personnage original, qui du haut de son mètre 77 et de sa voix grave (la VF sur ce point est excellente), en impose. On ne verrait quasiment jamais Wallander sourire, il fait face au désespoir de ce monde. Le pilote de la série est un chef d'oeuvre : la scène d'ouverture où on voit dans une jeune fille se bruler vive dans un champ puis le générique de trente secondes (l'un des plus beaux de la télévision) sur fond de la chanson "Nostalgia" d'Emily Barker installe l'ambiance. La série peut se voir en une seule fois, car elle est un plaisir constant : constamment fascinante, sublimée par toutes ses qualités : réalisation, montage, scénario, bandes-originales (Martin Phipps nous ouvre des morceaux en parfait accord avec l'ambiance en plus de la jolie chanson d'Emily Barker), qualité de l'interprétation : tout semble parfait pour passionner le téléspectateur. Mais parce que la perfection n'existe pas, le dernier épisode de la saison 3, avec l'aide de la fille de Wallander dans une enquête gâche un peu le plaisir. Ca ne s'arrangerait pas puisque qu'initialement, elle deviendrait flic comme son père.

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    Les émissions télévisée débiles, j’adore. Chaque fois que j’en ai l’occasion, c’est-à-dire de manière totalement fortuite en triturant nerveusement ma télécommande, je m’arrête sur ce que la télévision donne de plus débile. "Débile" veut dire "faible d’esprit" et c’est vrai que ça paraît être la caractéristique déterminante du succès commercial d’une émission. Le vendredi 6 juin 2014 au soir (dernière partie de soirée), je me suis donc penché sur TF1, l’une des chaînes phares pour ce genre d’émissions. Le phare de la culture. Les émissions spéciales sur le débarquement étant terminées, on pouvait revenir au train-train habituel de la débilité ordinaire. C’était donc "Qui veut épouser mon fils ?", une émission dont j’avais évoqué il y a déjà très longtemps quelques amertumes à épisodes. Peut-être d’ailleurs que le truc que je venais de voir était une simple rediffusion d’un vieux truc, qu’importe. Le principe, c’est une mère possessive, parfois très séduisante, un fils très immature, parfois à l’âge très avancé, qui se retrouvent dans la galère de la recherche de l’âme sœur. L’idée générale, c’est que ce n’est pas vraiment le fils qui recherche sa future femme mais la mère qui recherche sa future belle-fille ("bru", quel vilain mot). Donc, l’essentiel pour les candidates nanas qui se présentent au fiston, c’est de plaire à la mère. Inutile de dire que cette émission est particulièrement débile, machiste, sexiste, avec un nombre invraisemblable de clichés. Le pire, c’est que les candidates sont ma foi fort jolies, très agréables, sympas, plaisantes et peut-être même intelligentes, et nul doute qu’elles devraient n’avoir aucun de mal à trouver un bon ami fiancé qui les satisferait avantageusement (je peux même me dévouer si c’est nécessaire). Tandis que les fils sont d’horribles enfants gâtés, gâtés dans la vie mais pas par la vie, car ils concentrent un petit condensé de tout ce qu’une femme, si j’étais femme, ne voudrait absolument pas trouver en face d’elle (en tout cas, dans son lit). J’exagère un peu. Ils ne sont pas tous méchants et moches, ces garçons célibataires. S’ils ne sont pas machistes, alors ils sont d’une insaisissable naïveté. Nunuche ou macho, ce n’est pas le rêve pour ces fées si éblouissantes dont les sunlights de l’émission ne suffisent plus à éclairer la majesté ! Parmi eux, donc, il y a le nunuche de service, Thierry qui a l’extrême chance de se retrouver avec deux candidates merveilleusement belles et amoureuses (amoureuses, j’ai un doute mais il semblerait que la candidate qui remporte l’alliance a également la joie de remporter un gros chèque de la production). Éléonore et Milena sont effectivement très belles. Thierry a réussi un très bon coup : il a acheté à Capri un bracelet avec la mention "Eleonora" et cela a bien plu à la fille (comme quoi, il ne faut pas chercher très loin pour plaire "aux filles"). Éléonore en est surprise, bluffée, et croit donc que le gros chèque, euh, l’alliance est dans le sac. Bisou sur la bouche, danse, etc. Quand vient le tour du tête-à-tête avec Milena, le téléspectateur attentif pourrait croire qu’elle va être virée comme une malpropre avec une telle éléonorisation du (pas très jeune) homme. Point du tout : Milena est également fort jolie et fort aimante, et cela fait un bel effet chez le fringant garçon. Du coup, c’est également balade romantique et autre petite attention mignonne dans la baie de Naples. Et puis vient le mot phare de la soirée, celui qui est à retenir pour s’endormir tranquillou le soir. Un peu impuissant de tant de sollicitations féminines, Thierry lâche en effet cette réflexion philosophique qui laisse un drôle de goût dans son parfum d’infini : « Si je les avais rencontrées en même temps, j’aurais été amoureux des deux ! » Ben justement, mon coco, tu les as rencontrées en même temps, et tu es amoureux des deux ! Que fait la production ? On avait pourtant dit : pas encore de polygamie, on verra plus tard !

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    Dans les Temps modernes, ou plutôt, postmodernes, ceux qui font qu’on ne peut plus émettre de réflexion audible à plus de cent quarante caractères, point d’exclamation compris, l’inversion des rôles est souvent en marche, dans l’objectif de la confusion des genres. Il n’y a plus de structure, ma bonne dame. Dans le dialogue de sourds entre fillotte et papé, il y a un côté particulièrement croustillant, une sorte de sitcom ou de téléréalité en direct dans un front familial en déliquescence jusqu’à la marque du nom. Et c’est le rôle du méchant qui est inversé. Le méchant, depuis plus de quarante ans, c’était celui qui se permettait des petites libertés avec la loi comme avec les convenances, un bon moyen de polémiquer, de parler de lui à bon compte (sans payer personne ; le monsieur est particulièrement près de ses sous), en clair, je te lance un détail, un crématoire ou une fournée et zou, voici qu’on parle de moi pendant une semaine (une semaine, actuellement, c’est à peu près quatre mille demandeurs d’emploi de la catégorie A en sus). Mais le méchant devient victime, lynchage en règle …par sa fille ! L’an dernier (époque fournée), elle le soutenait encore sur le fond en disant qu’il avait juste commis une erreur politique pour ne pas avoir imaginé les méchants commentateurs pouvoir interpréter (mal) le mot (à connotation un peu trop typée). Pas question pour le vieux de parler d’erreur, il avait alors protesté avec véhémence par écrit à sa fille en lui demandant où était l’erreur, lui qui avait tant fait pour elle et son parti. Cette année, les mots à Rivarol sur le maréchal, brave-gars,-j’voudrais-bien-vous-y-voir,-vous,-à-l’époque, ça ne l’a plus fait rire du tout et elle trouve qu’il est un peu débile, le papé, de vouloir ainsi enfoncer son organisation alors qu’elle a le poupe au vent et qu’elle pourrait être promue capitainette de pédalo (ce à quoi le vieux répondrait déjà que de pédales, le parti en compte maintenant quelques-unes). Bref, reprenons la chronologie. Lundi 4 mai, la convocation du paternel ne fut pas suivie par l’action. Au contraire, il s’est défilé. Pas question d’accepter le tribunal qui le flagellerait. Résultat, il fut viré. Oui, viré ! comme un garnement. Lui, le patron, le fondateur, le père de cette petite entreprise qu’il a mis quarante ans à construire progressivement, à faire prospérer, à se servir très légalement dans les caisses de l’État en critiquant le système qui le fait vivre. Alors, pas question de lâcher prise. À quatre-vingt-six ans, pas question d’abandonner le terrain. Puisque c’est comme ça, j’ai un gros pouvoir de nuisance ! Déjà, l’argent. C’est moi qui ai l’argent, c’est moi qui me suis payé sur le dos de l’organisation, c’est moi qui ai mis les lingots en lieux sûrs (enfin, sûrs, façon de parler, car la presse commence à en parler, pff, cette saleté de transparence). Désigné il y a quelques années la personnalité politique au patrimoine le plus élevé du pays. C’est moi le plus riche ! Le lendemain, contre-attaque : je ferai tout pour éviter que la fille prenne le pouvoir, vu qu’elle est capable de trucider son père, bonjour la morale, vous vous rendez compte, la morale au sommet de l’État, ce que ça donnerait ? La morale selon lui. Comme s’il avait une notion du sens que ce mot a. Mais là, patatra ! Moi aussi j’applaudis des deux mains. Le vieux est devenu le principal vecteur de l’opposition. J’te jure, les inversions de courbes ne se font pas rapidement, mais les inversions de valeurs, c’est tous les jours. Le méchant est devenu le rassembleur des opprimés de la méchante. Il n’a plus les moyens physiologiques de remonter sur son destrier comme Jeanne (du nom de ce microparti épinglé de la fille pour avoir un peu abusé, enfin, c’est ce que certains juges croient) mais il peut beaucoup pour nuire à sa fille. D’ailleurs, la petite-fille se méfie maintenant, possible qu’elle ne soit pas non plus d’une même longueur d’ondes. Pour tout dire, en juin 2014, dans l’affaire de la fournée, ni la fille ni la petite-fille n’a jugé utile de prendre contact avec lui, ni par téléphone, ni par courrier, ni par email. Pauvre chou, pauvre géniteur opprimé. Du coup, on commence à avoir un peu pitié. Ce n’est pas que la vieillesse est un naufrage, mais plutôt : les héritiers impatients veulent tuer le vieillard. Nouvelle vision de l’euthanasie familiale. Et on a même l’envie d’encourager ce brave lutteur qui s’arrêtera qu’une fois arrivé à la morgue en déambulateur. Certains l’appellent le menhir, mais peut-on vraiment faire dans l’analogie phallique sans dévier vers une relation incestueuse ? Le vieux va même jusqu’à renier la fille. La troisième fille, car il avait déjà renié, il y a dix-sept ans, la première fille quand elle était partie flirter avec le félon Mégret, copain du gendre. Il voudrait même qu’elle trouve vite un mari car, en vieux macho, il aimerait qu’elle change vite de nom car son nom, le sien aussi, est une marque et maintenant, la trahison de la fille le salit. Il faut dire que les hostilités avaient commencé l’été dernier par un clébard du vieux qui avait bouffé un chaton de la fille, ce qui l’avait encouragée à déménager pour sauver le reste des félins et à imaginer l’expulsion manu militari du père de son parti pour simple raison électoraliste. Papy fait de la résistance. Franchement, pour l’amateur du détail et du maréchal, il y a de quoi vraiment frissonner de cette inversion des pôles de l’emploi du mot… résistance ! En tout cas, c’est un fait, cette famille n’est pas animée par un esprit de …collaboration. Épisode précédent : http://www.pointscommuns.com/lire_commentaire.php?flag=L&id=112771

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    La violence jusqu’au bout des dents Quelle honte de récupérer ainsi une jeune héroïne. Honte séculaire. Toutes les ligues d’extrême droite. Depuis plus d’un siècle et notamment entre les deux guerres. Vendredi premier mai. La mâchoire carrée, une voix de dictateur en herbe. Le ton monte sous la pluie. Elle hache, elle assène. Fermeture des frontières, pays cloîtré de peur et de sang. Le paternel n’est pas loin mais boude. Avant, grande ovation, la dernière sans doute. Le manteau rouge très seyant, un brun de clochettes. Un brin de muguet à la boutonnière. Dernière révérence. Dernière irrévérence. Avant le bureau politique punitif. Et là, ces sauterelles de la provocation à deux balles. Contreproductives endiablées. Sur un balcon d’un hôtel de luxe donnant sur les Pyramides. En plein dans l’axe de la statue. Elles sont trois, jolis bustiers aux accents violents. Deux grands étendards. Drapeaux quasi-nazis. Des heils qui vont à l’encontre de leur combat. De la publicité à bon compte. Leurs cibles… De tortionnaires, les voici victimes, quelle stupidité ! Les employés de l’hôtel arrivent. Retirent un étendard. Le service d’ordre du parti totalisant viole la chambre. Violente énergiquement les trois femmes. Arrache le second étendard. La police n’arrive qu’après, trop tard. Comme la cavalerie. La violence au bout des seins. « Tiens, voilà les Français qui brûlent Jeanne d’Arc à leur tour ». Disant Lloyd George en janvier 1920 quand le Tigre fut rejeté comme un malpropre de l’Élysée par ces députés qui n’ont dû pourtant leur récente élection par son parrainage. Comme Churchill une guerre plus tard fut rejeté, lui aussi. Et le lendemain, ceux qui ont brûlé la Pucelle s’assurent d’une nouvelle descendance royale. Kate va mettre au monde le second prince de sang. « Stade précoce de travail », à six heures du matin, samedi. Princesse de sang, précise-t-on à midi. Ovations à dix-neuf heures lors de la présentation. William crie comme Tarzan sur sa liane. Charles en rit jaune. Elizabeth bêle. Et Diana au loin laisse glisser une larme de joie. Mère deux fois, elle sera grand-mère une seconde fois.

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    Dans le métro, les parisiens, croisent souvent des artistes de rue. Des fois, les voyageurs souhaiteraient que les musiciens en herbe exercent leur art, ailleurs pour leurs oreilles et leur bonne humeur, surtout après une très longue journée de travail. Cependant, des fois, quelques surprises t’attendent dans une rame. Et tes oreilles en redemandent !! Récemment, je prends donc le métro, je monte de manière complètement hasardeuse dans le wagon. Mais, je remarque que les gens bougent et sourient. Le fait est assez anormal pour le préciser ! J’entends de la musique et là je comprends mieux la situation. Deux jeunes gens, chantent, dansent et sourient, ils ont l’air si heureux de partager ce moment avec les passagers que leur bonne humeur est communicative. Et en plus, tout le monde sourie comme eux et bouge, danse presque tout en restant assis. Un rayon de soleil en ces temps difficiles !!! Alors, comme il n’y a pas de petits bonheurs dans la vie. Je vous envoie un joli sourire musical avec des musiques pour danser…ma manière à moi de partager avec vous cet instant extraordinaire. Des voix ensoleillées et du rythme pour remuer tout ton corps, ami(e) PCC naute !!! Et comme d’hab’, n’hésitez pas à rajouter des chansons pour danser et pour la bonne humeur !!! http://www.youtube.com/watch?v=1-ORJddr0QY http://www.youtube.com/watch?v=OPf0YbXqDm0 http://www.youtube.com/watch?v=IyYnnUcgeMc http://www.youtube.com/watch?v=GuJQSAiODqI http://www.youtube.com/watch?v=EVBsypHzF3U&list=RDEVBsypHzF3U http://www.youtube.com/watch?v=JQ2DVwSVIIo http://www.youtube.com/watch?v=h_D3VFfhvs4 http://www.youtube.com/watch?v=ABc8ciT5QLs

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    Souvenir de ce bon temps jadis passe ensembles.. Nous avons foulés de nos pieds les teramilliers de grains de sables d’une plage de la côte d’Armor Tu me parlais, nous nous parlions d’un ton aussi enivrant que nos cœurs chaviraient. Nous nous sommes touchés, profondément. J’attendais ton retour, endormie et pensive… Tu cavalais, tu étais un peu nerveux parfois, tu exultais, tu vivais en étant toi. Souvent mon esprit vagabond sentait cette réminiscence. Et un jour tu es revenu, J’espère cela comme la paix éternelle ; aussi déchainée ; parfois. Cela parait paranormal tellement c’est surnaturel. Nous vivrons de notre vie et de notre petite mort ad vitam aeternam. Car le monde semble sempiternellement manichéen et ça depuis l’invention, au moins des Soap Opéras. Les souvenirs de nos vraies et fausses manigances sont comme le velours à caresser. Bien sûr nous sommes mordus l’un de l’autre. Nous serons ensemble chacun de notre côté ou plutôt à coté car les battements de mon cœur o grand jamais n’ont été aussi ludiques, sérieux, pures et appliqués.

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  • 05/12/15--06:41: Brelan de femmes par Nadarc
  • A en croire Bernard Henry Lévy, philosophe germanopratin officiel de la socialo-ploutocratie régnante, il lui aurait fallu, de toute urgence, lire « L’Eloge du blasphème » de Caroline Fourest, essayiste (terme un rien galvaudé) de renom, figure de proue du lesbianisme radicalement déféminisé et défonceuse de portes ouvertes. Qu’il fût un citadin anonyme dont la parole et la pensée ne touchaient guère que le cercle restreint de ses rares amis n’en faisait, toutefois, pas un con ni un mouton. La Fourest ne pouvait, décemment, être à sa place, sa vraie place, qu’avec un concombre dans l’anus, une aubergine dans le vagin et le phallus d’un BHL dopé au viagra dans la bouche pour l’empêcher, au moins temporairement, de déverser, lors d’émissions télévisées à fort audimat, sa propagande dans les tympans du spectateur lambda scotché à son écran plat. Le blasphème, s’il y en avait un, n’était donc pas la énième publication de cette bouffeuse de minou nazillonne-gauchisante, mais la caricature obscène que cette pitoyable virago dressait d’elle-même chaque fois qu’elle déféquait sa logorrhée dans les merdias lui servant son potage à la chagatte militante. Métaphoriquement parlant, pour mettre des mots sur les fantasmes qui le ravageaient de temps à autre, il aurait bien, à grands coups d’extincteurs, défoncé les crânes de Manu le catalan, Fanfan le bibendum, Najat la collabeur, Cricri la guyanaise, la Fourest, ledit Bernard et toute une pléthore d’autres gibiers de potence du même acabit. Juste comme ça, par colère citoyenne amplement justifiée. Avec le Todd il se serait montré un peu moins expéditif. Son genou dans les testicules du quidam, quelques directs à la face et une ou deux semaines d’hospitalisation auraient fait son bonheur. Il l’aimait bien le Todd au fond. Un peu plus que les autres enflures en tout cas. Mais là il était allé trop loin le Todd. Qu’il écrivit, à la vitesse d’un TGV ralliant Paris et Marseille en trois heures, un essai sur le mouvement de masse « Je suis Charlie », il s’en foutait comme d’une guigne. Ce qu’il n’appréciait pas c’est que le Todd le prenne, lui et quelques millions de français, pour des crétins, l’identité de crétin étant échue, comme l’avait précisé l’Onfray, en nommant l’imbécile par son nom, au premier ministre du gouvernement fantoche qui emmenait la France au fond des abysses. Sérieusement, d’homme à homme, est-ce qu’il avait eu besoin du Todd pour se rendre compte, dès les premières heures de l’épiphénomène, que toute cette mascarade générée par le massacre du 7 janvier 2015 était du pain blanc pour les médias et le pouvoir en place, auto promus chefs d’orchestre de cette faramineuse imposture. Et le maccarthysme libéral-libertaire de ce pestiféré par l’ambition de catalan, imbu jusqu’à la lie de sa doctrine, qui conchiait tout ce qui se refusait à boire, manger, sniffer, shooter, chier, baiser, sucer, lécher, enculer, tringler et partouser Charlie est-ce qu’il avait eu besoin des élucubrations du Todd pour pisser, verge fière et droit dans ses bottes, dessus ? Assurément non. Il n’éprouvait que mépris et rejet envers la France endoctrinée du 11 janvier 2015. De la compassion également, pour les dix-sept victimes criblées de balles. Mais rien, assurément rien de plus. L’amour, l’amour chrétien et sans limites qui l’habitait, il le réservait à Françoise Sagan qui avait, rimbaldienne dans l’âme et des bleus au cœur, écrit « Bonjour Tristesse » à dix-neuf ans. A Nelly Arcan pour avoir donné « Putain », « Folle » et « A ciel ouvert » à la littérature vécue à bras le corps et à Albertine Sarrazin, la troisième de son brelan de femmes, pour « L’astragale », « La traversière » et « La cavale ».

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    Pour un tantinet sourire et parce que finalement on est sur un site de rencontres, aprés tout! une petite histoire sympa pècho sur le net "Belinda veut vraiment trouver l'amour. La jeune femme, une australienne de 30 ans, a rencontré pas moins de 130 prétendants en 17 mois, mais ne leur a jamais proposé de second rendez-vous! C'est après une rupture que Belinda décide de s'inscrire, sur le conseil d'une amie, sur un site de rencontre Elle ne pensait certainement pas qu'elle allait être aussi populaire, note "20 minutes" qui a repéré l'histoire. En 17 mois, son profil compte presque 5.000 "matches" et elle reçoit une dizaine de nouvelles invitations par jour. Pour Belinda la raison pour laquelle elle a généré l'intérêt de tant d'hommes est parce qu'elle "100%" naturelle sur son profil. "Je ne vois pas l'intérêt de prétendre être quelqu'un que vous n'êtes pas. Il est important que les gens savent qui vous êtes et ce qu'est votre but ultime", fait-elle valoir. La jolie Australienne a l’embarras du choix mais ne trouve pas chaussure à son pied. Une fois le premier contact fait, Elle envoie cinq questions à choix multiples aux hommes qu'elle apprécie. Si elle aime leurs réponses, alors elle fait une liste qui recense 10 facteurs indispensable pour aller plus loin. Belinda assure avoir a rencontré avec environ 20% des garçons qui l'ont contacté. Sur les plus de 130 prétendants, soit près de deux rencontre par semaine, qu’elle a déjà rencontrés, elle assure de n’avoir jamais été surprise et regrette le manque d’étincelles. "Si je suis si populaire comment cela se fait-il que je sois célibataire?" s'interroge la miss qui malgré tout, croit toujours à l’homme parfait et au jour où elle finira par le trouver. " Vous croyez qu'elle a investi dans un logiciel de gestion du temps Belinda? http://youtu.be/DMLoviOP6IY

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    Chère Elise, Voyez combien - ma vie est trop soumise et j'irai n'importe où, jusques à vos genoux. Ici la routine subsiste comme ma tristesse s'y dissipe, et - l'amour que vous m'inspirez, par le fantasme existe encor. Ma vie me semble plus loin, dans un âge lyrique, chère Elise. Au fond de ma déprime, je m'émeus en silence, délicatement blotti contre mes rêves chuchotés. Je souhaiterais m'asseoir, le sourire figé, et espérer que votre main de sa paume rassurante se pose chaudement sur ma timidité. Le temps fait disgrâce à mon corps étendu et j'ai tant de maladresse, cette digne union charnelle que vous m'inspirez alors, me semble corrompue, chère Elise. Les peines du plaisir, j'aime mieux éviter, tant que mes rêves me disent que je suis mieux ainsi ; mais ici y'a trop de doutes et toutes ces choses que je redoute : ça sent - la mort. Les rires des autres en rimes résonnent sur mon mal amplifié. Tous ces mots que vous avez dits, mots que j'ai dû fuir, où sont ils allés ? chère Elise. Je reste comme ça attaché à vos mots, à votre souvenir, et ça ne peut rien changer. Que de fantasmes et d'illusions ! Pures sensations de - vide. Je vous rêve encore femme névé, là j'irai bien vous chercher mais j'ai tellement peur, chère Elise. Tout ce qui s'est passé doit disparaître et glisser de côté comme l'eau sur les joues. Je ne veux plus rester lié. Si - le vent pouvait tout emporter... laissez le vent prendre soin de moi. Seul sans prière j'ai renoncé, abdiqué, chère Elise. Apprenez-moi à prier pour mes pensées les plus sombres, parfois abominables, que toutes celles qui m'attendent ne m'attendent plus jamais, car je pars. Rattraper tous les mots pour inscrire à vos pieds mon existence meurtrie - la vie, l'amour, la mort, le vide et le vent. I Love U Miss, Chère Elise.

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    Elle s'est perdue mille fois en contemplant la mer pendant d'innombrables heures. Elle l'interroge et attend tandis que les marées se succèdent régulièrement en réponses. Les coquillages se dispersent comme des plaies sur le sable chaud. Cherchant instinctivement un dérivatif à son désespoir, elle ramasse - un petit galet - tout lisse et l'encercle doucement entre les doigts de sa main droite. Comme une promesse il se réchauffe au contact de sa peau. Autour de son cou, le balancement de son pendentif absorbe l'inspiration poétique qui soudainement l'étreint. Le clapotis du bijou en forme de coeur tout froid contre sa poitrine, répond avec obstination, à l'écho tout en chaleur du caillou, au creux de sa main. Levant dans un geste sacré son poing gauche pour étreindre le joyau suspendu, elle l'admire qui miroite, de toute la puissance de ses iris bleu roy, face aux somptueuses vagues de la grande bleue. Il irradie tel un miroir face à la clarté marine du paysage infini. Le ciel brûlant comme un soleil fondu répercute l'éclat souverain du petit bijou précieux, pris et enserré comme une fontaine close, dans l'écrin de sa main. Quelques étoiles brillent encore dans ce ciel de jour attendant les ombres du soir. La nuit comme la mer ne meurt jamais, pensa-t-elle. Le soleil réchauffe le sable, amas de grains et de poussière, sans cocaïne. La plage apparaît sous une lumière d'or ambré semblable à un feu de joie ; l'astre solaire comme la flamme dissipe l'oxygène de vie, et nous fait voir le jour purifié d'amour. Elle observe toujours le bijou suspendu à son cou, ce saphir bleu sacré à la lumière du jour. Taillées en carré, en goutte d'eau ou en petit cœur, ces jolies pierres ne perdent jamais leur forme, protégées miraculeusement de l'érosion du temps. Parcourue d'un magistral frisson d'émoi, elle sourit avec gourmandise en pensant que les pierres précieuses sont vraiment les meilleures amies de la femme. Tiffany's, Cartier, Gorham, parlez m'en encore ! s'exclama-t-elle dans un élan euphorique en serrant avec force ses deux poings victorieux. Le galet glisse légèrement au creux de sa main, elle l'observe avec surprise, il est si chaud à présent, aussi lisse et humble que la plage désolée à ses pieds. Elle ne veut surtout pas secouer cette émotion qui la saisit soudain aussi noble qu'un sentiment d'amour, sans whisky. Elle se souvient la petite fille en tenue de princesse, elle sirote à présent goutte à goutte cette douce liqueur enfantine dans sa tête. Le manteau de sable épanoui et éparpillé sous ses pieds semble lui dire : « c'est la faute à l'amour. » Elle sait qu'il existe un amour plus élevé, sans amant, où la douleur dure toujours après la mort. Elle disperse alors quelques coquillages sur le lit de sable blanc, l'un d'eux écorche un peu son doigt, une goutte de sang jaillit, elle immortalise par elle un message personnel cousu à l'encre rouge : Un « je t'aime » pour toujours gravé et sanglant. Oubliant jusqu'à l'existence de son précieux bijou suspendu, elle porte doucement l'humble galet réchauffé au creux de sa main, à son oreille droite pour l'écouter peut-être... Ce petit coeur de pierre peut-il battre seul, une fois dans la fusion de la pierre? demande-t-elle à l'immensité bleu marine qui l'entoure d'une bienveillance absolue.

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  • 05/11/15--14:31: La lettre par Fragonarde
  • Un jour elle lui avait écrit. Après des mois de silence, elle retirait le fil distendu entre eux. Il lui fallait poser des mots sur ce temps de l'absence qui s'éternisait. Lui dire qu'il lui manquait encore, malgré tout, malgré elle. Malgré elle, cet amour-là qui n'en finissait pas de vivre la retenait dans ses filets, l'emprisonnait. Elle avait continué le chemin mais lestée de ce poids qui entravait sa vie, qui la condamnait dans cette errance du souvenir. Bien sur, elle n'avait pas apposé ces mots-là. Elle ne voulait pas de cette pesanteur qui suintait de tout son être. Elle avait simplement voulu lui dire qu'il lui manquait. Son silence l'avait blessé plus encore que leur séparation. Elle aurait aimé avoir de ses nouvelles. L'idée qu'il disparaisse un jour sans qu'elle le sache la remplissait toujours autant d'effroi. Elle avait mis des jours à ne plus rien attendre, à ne plus espérer qu'il lui écrive un simple mot. Il l'avait reléguée aux oubliettes de sa mémoire. Peut-être était-ce pour qu'elle l'oublie plus rapidement ou par lassitude ? Elle n’arrivait plus à se convaincre qu'il avait un temps tenu à elle. Il l'avait tenu, cela oui. Mais cela valait si peu de choses à ses yeux à lui, même s'il était question de bliss. Les mots coulaient et traçaient des rigoles le long de ses joues. Il lui fallait extirper cette douleur, tailler dans le vif pour pouvoir enfin recoudre son chemin de vie. Suturer les regrets. Et puis cautériser les mots pour les rendre plaisants. Il ne lui avait jamais promis plus que ce qu'ils avaient partagé. Elle ne pouvait lui en vouloir du fait qu'il était devenu prioritaire dans sa vie alors qu'il ne voulait être qu'optionnel. Elle ne pouvait lui reprocher de l'avoir aimé éperdument, passionnément même si lui l'aimait bien seulement. Elle ne voulait pas par ces mots lui faire mal. Simplement, par ce biais, essayer de mettre un point à cette histoire. Paradoxalement en lui disant qu'il lui manquait, ce qu'elle s'était refusée à faire pendant tous ces mois, en lui disant son manque de lui, elle pouvait enfin l'abandonner, le laisser seul au bord de son histoire à lui. Et s'autoriser enfin à prendre du plaisir ailleurs, et peut être si la chance lui souriait, aimer à nouveau. Après ces quelques pages écrites qu'elle clôtura d'un point qu'elle voulait définitif, elle signa de son prénom, puis plia les feuillets. Elle les mit dans une enveloppe qu'elle cacheta et la posa sur son secrétariat avec le sentiment du travail de deuil accompli. L'enveloppe resta quelques jours avant d'être cachée par du courrier plus récent. Au bout de quelques semaines, elle la retrouva et la rangea dans sa correspondance. Il n'avait jamais été question qu'elle lui envoie. Elle ne voulait pas prendre le risque de le blesser, c'eut été indigne de leur histoire.

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