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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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  • 05/22/15--03:26: amour- perdue par Fleurbleu1
  • La vie ne vaut la peine d'être vécue sans AMOUR mais c'est vous qui l'avez voulu...mon amour... ne vous déplaise en dansant la javanaise... Ce soir c'est la fin d'un rêve, un rêve de folie peu ordinaire qui s'éteint! Mon étoile a cessé de briller! Il y a plus rien de lumineux dans le ciel, il est noir! 1) S'arrêter de croire aux étoiles magiques. 2)De rêver à l'âme soeur! 3)Retour à la réalité dur mais réel! 4)Ne plus jamais croire au au poney! Au arc-en-ciel! Ne plus imaginer! 5)Effacer une fois encore quelqu'un à jamais! 6) fini de badiner avec l'amour! 7)Trop de râteaux, trop de bateaux, trop de romantisme nuit gravement à la santé! Bridget Jones

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    Sans exagération, le corps de la femme est la plus belle sculpture dans cette existence. Mais pour certains hypocrites, c'est le diable avec sa queue, ses sabots de chèvre et son trident. Alors donc et par conséquent, il faut l'enfermer soit entre quatre murs soit dans un grand mouchoir ( de préférence noir, en exergue d'obscurantisme). On lui laisse néanmoins ( néant moins) une petite lucarne pour voir où elle met les pieds...C'est très généreux,déjà. La femme en sera reconnaissante quant elle distribue- faute de sourires- quelques subreptices charmants clins d'oeil à ses hommes : cousins, maris de voisines ou des amants passagers...Ainsi mêlera-t-elle dans son attirail camouflé, mais parfumé,toute une horde d'hommes assoiffées de désirs et de mystères. Bonté....beauté divine!...Pris tels des insectes dans la toile noire de la 'veuve noire', les hommes peuvent alors donc et par conséquent, se réjouir des plaisirs charnels et services diaboliques de la "Nextdoor girl"

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    Tout en elle est suggestif, doux, gratifiant, parfois excessif. Elle prend son temps, ralentit, suit ses instincts et goûte la sensualité d'Edoné au quotidien. L'attachement aux plaisirs des sens est son unique religion. Elle aime chatouiller du bout du nez les pétales de lys. Le duvet nasidoux, tremblant sous les à-coups parfumés de la fleur, anesthésie son âme de délicieux picotements nerveux. Tout n'est... que frisson. Elle aime la richesse du lait gourmand qui glisse sur sa peau. Ses chairs sous le palper-rouler de ses doigts agiles livrent généreusement toute leur grâce pulpe. Tout n'est... que tâtons. Elle aime aussi, accroupie sur les draps moelleux, enrouler moulées ses hanches torrides contre les coussins aux tissus de soie brillante. Velours, miroir, onctuosité, veloute et vagina, douceur clitorine. Tout n'est... que soupçon. Mais ce qu'elle aime par dessus tout, c'est tremper ses doigts fins dans le chocolat fondu. Il coule le long de sa gorge quand elle fond sa main dégoulinante à sa bouche offerte. C'est bon, divin, moelleux, noir, puissant crémeux. Tout n'est... que succion. Miss Sysy voue toute sa vie au Royaume des Sens, entre profondeur, caresse, satisfaction, suggestion, séduction, somptuosité et soie. Tout n'est... que passion. Sysy loves Sensuality... Tout n'est... queue ronron.

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    Qu'est-ce donc que la câlinothérapie? C'est l'évidence des bienfaits des câlins ! Les récentes découvertes montrent que le câlin améliore notre bien-être par la libération de l'hormone du bonheur: l'ocytocine, et entraîne une chute du taux de cortisol, l'hormone du stress. On veut tous des câlinous ! et face à cette forte demande d'un genre nouveau, les propositions affluent: les "free hugs" les bars à câlins, il y même un magasin de câlins aux Etats-Unis! http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20141121.OBS5799/le-premier-magasin-de-calins-ouvre-aux-etats-unis.html Mais le must ,c'est notre PCC et son indéniable virtuel câlin power ! Tout est prétexte ici à câliner et à se faire câliner, virtuellement bien entendu! N'est ce pas super agréable? Les câlins cela garde en vie donc aucune forme d'hésitation , étreignons nous bien fort pendant que la mort qui fauche sans relâche les blés en égalisant leur pousses sans discrimination. nous oublie pour un petit moment...Mais pour un bon moment Yeah! https://youtu.be/BGAL4pZKOQI

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    L'attente Devant mon écran d'ordinateur Devant mon écran de téléphone Devant ma glace, infini J'attend Les minutes passent Elles se ressemblent Et ne s'assemblent pas J'attend La nuit est tombée Le noir envahit la ville Les lumières arrosent les trottoirs J'attend J'erre dans les rues Les passants baissent la tête Il est temps de rentrer J'attend Mon envie est si forte Elle jaillit de ma plume Elle exulte de ma bouche J'attend Seule, assise, sur le coin De mon lit, j'observe La pièce sans vie J'attend Le pain du matin s'est durci Le thé a refroidi Rien n'est important J'attend Le Messie n'a plus sa place Fini le plat du pauvre Où est la Matza ?!!! J'attend Comme les trolls en Norvège Qui attendent si longtemps Que l'herbe leur pousse sur le dos L'attente Combien de temps encore ? Une heure, une nuit, une semaine ? L'infini emporté mon courage Je t'attend Prend ton temps Mais ne m'oublie pas. Ma vie s'essouffle Usée de ces instants Sans réponses, sans toi Pas le temps latent Que l'aube se réveille Que mon écho t'atteigne Pas la force d'affront Du refus inconsidéré Du non avoué au non vécu Pas l'envie d'oubli Des minutes perdues De la peur grandissante Pas le courage d'abandon Que la nuit offre Des hésitations en gondole Pas la présence vérifiée De l'amour inassouvi Des couches, des nuits La mienne présente M'invite à l'oraison De la confusion des sens Pourvu qu'elle dure Que ma patience suture Au lendemain le futur Qu'est-ce qu'on attend... ---------- Maya http://youtu.be/PZuFxc70WHM Court métrage l'attente http://youtu.be/LCGH5zfA_Tg Punition... Elle attend, Goldman http://youtu.be/lFB1x4Mxq_Y Ray ventura http://youtu.be/DEFQ4PCvFBc Re punition, mais quand même celle-là elle me parle, et l'on n'y peut rien http://youtu.be/09zwFKuodOE ---------- Nô stress no panic Love is in my heart, ever. Mais y'a des jours où Ptite Fun, elle Aimerait se faire cajoler, aussi. État pire qu'hier, au fond du lit, l'attente inspire, expire, transpire.

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    Dialogue au poulailler satellite entre M. Tweedy, déchu, et une cocotte qui déjeune, j'ai nommé Kiki. Monsieur Tweedy essaye de passer son permis depuis 1998. Avec tout de même une pause de quelques années au milieu. Deux codes validés et on ne compte plus l'argent dépensé, ni les heures, à ce niveau-là... - Pour le permis, c'est encore perdu - Je suis désolée pour toi - Moi j'en ai marre - Change d'auto école - Le problème vient de moi ! - Bon ben va voir un psy - Laisse moi tranquille - Bah !! Cot cot cot !!! C'est toi qui dit que le problème vient de toi !! Ça m'apprendra à mettre la bouche en cul de poule et faire un effort pour être aimable. T'as déjà vu une poule aimable toi ? Non. Ben pan sur mon bec ! Bon et sinon... Je dis ça comme ca, mais l'évasion est pour bientôt, j'ai un plan ! http://youtu.be/jJHNdQje9EM

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    Elle avait rendez-vous avec cet homme. Ce n'était pas la première fois. Il lui plaisait au-delà de tout. La première fois, elle avait essayé de lui parler mais il était sourd et elle muette. Evidemment, ce fut assez compliqué. Elle était repartie un peu interdite, et pleine de questions. Mais n'étant pas de nature à se laisser abattre, elle avait dit : "tant pis !". En fait elle le voyait assez souvent cet homme. Pour tout dire plusieurs fois par semaine ! Il faisait leurs exercices ensemble. Elle était très studieuse et tâchait de ne louper aucune leçon. Problèmes de mathématique, de français, d'histoire, de politique, de gymnastique, de musique. Tout y passait. Ce n'était pas que des pieds agités et des mains tremblantes ! C'était aussi des cerveaux créatifs. Lui, ne refusait jamais une mission. Il faut dire qu'il se débrouillait plutôt bien l'animal. D'ailleurs, il faisait travailler d'autres personnes. Mais ça, elle s'en fichait royalement, ptêt même qu'avec le temps, elle en fut assez fière. Au deuxième rendez-vous, elle avait essayé de lui parler mais il était joueur et elle était déstabilisée. Evidemment, ce fut assez compliqué. Elle était repartie un peu interdite, et pleine de questions. Mais n'étant pas de nature à se laisser abattre, elle avait dit : "tant pis !". Cette fois-là, ils étaient repartis ensemble. Ils avaient bien fait leurs exercices, comme toujours. Un peu de gêne en plus, ou des questions exponentielles. Allez savoir. Oui parce qu'elle, elle aurait bien aimé savoir si elle se trompait. Et vu que c'était sa spécialité de se tromper, elle ne se faisait pas trop d'illusions. En fait, elle détestait par dessus-tout ce vide sous ses pieds. Heureusement, elle se raccrochait à d'autres branches qu'on lui tendait. Ca l'aidait, parce qu'à tout dire, elle aurait eu vite fait de cesser les exercices, en dépit d'elle-même. Le truc qui était tout de même embêtant, c'est que parallèlement à ces exercices, et à cet homme qui lui plaisait plus que tout, elle vivait une histoire d'amour épistolaire. Un truc fou ! L'histoire la plus folle de sa vie. En plus, elle qui était si sensible, elle avait totalement fondu pour ces nobles lettres. Elle recevait chaque jour plusieurs lettres dans sa boîte de Pandore. Des voyages. Des jeux. Des mots réconfortants. De l'intelligence. De la culture. De la dérision. De l'amour, oh oui, de l'amour en barre. De l'érotisme. Du pragmatisme. De la couleur et de la musique tous les jours sur son coeur. Elle essayait d'y répondre du mieux qu'elle pouvait. Parfois même, c'est elle qui envoyait un billet. Elle avait envie de se livrer de temps en temps. Parler à un mur ce n'est pas évident, mais on y arrive avec de l'entraînement, se disait-elle. Cela durait depuis de nombreuses semaines. Elle était complètement amoureuse. Elle commençait même à en souffrir. Elle s'en rendit compte quand, de temps en temps, de plus en plus souvent, son cerveau ne comprenait plus les billets doux. Elle devenait irritable, impatiente, idiote. Elle avait atteint sa limite sans peau. Les mots la balançaient contre le mur. Elle avait le vertige. Elle devenait triste, et elle perdait espoir. Cette fois, elle voulait le rencontrer. Elle voulait savoir s'ils se plairaient emmêlés autant qu'à l'écrit. Elle voulait savoir si leur avenir était celui de co-auteurs, parce qu'ils en avaient des choses à dire et à écrire, ou celui d'un amour hors norme, unique et précieux. Elle voulait en parler, le dire, le crier, s'exprimer. Elle voulait dire à la terre entière qu'elle discutait avec l'homme le plus doux, instruit, intelligent, noble, doué, écorché et tendre, qu'il lui ait été donné de rencontrer. Elle imprima tous leurs billets. Lecture de chaque. Petites larmes de bonheur. Elle avait compté, et peut-être même en avait-elle oublié... mais il y avait pas moins de 150 lettres en 4 mois. Elle était en retard à son troisième rendez-vous. Elle mit un ruban rouge autour de sa correspondance et la mit dans son sac. Elle se demandait si c'était une bonne idée de la faire lire à cet homme. Allait-il la comprendre ? Il lui plaisait tant, qu'elle ne voulait pas qu'il prenne ombrage de cette indélicatesse. Pourtant, elle était sûre que c'est ce qu'elle avait de mieux à faire. Il était déjà là. Attablé, un verre devant lui, il l'attendait amusé, par son retard, pour la troisième fois renouvelé. Elle se mit en face. Silencieuse. Comme lui. A se regarder de temps en temps dans les yeux. Ils se souriaient. Elle n'osait toujours pas lui parler complètement. Alors elle sortit son pavé d'amour et lui tendit : "Tiens, c'est pour toi. Je crois que tu dois lire tout ça." Elle se leva en souriant plus encore, le coeur gonflé mais léger. Elle lui dit : "je t'attends pour nos exercices, parce que le plus bel endroit du monde est ici*." Et elle ajouta : "Ne pleure pas parce que les choses sont terminées ; souris parce qu'elles ont existé."** ------------- * Le plus bel endroit du monde est ici, titre d'un livre de Francesc Miralles Care Santos ** Citation de L. E. Bourdakian

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    Depuis plusieurs semaines, et particulièrement ces derniers jours, l’actualité s’est portée vers l’éducation et les collèges et après tout, ce sont quand même des débats un peu moins flippants que sur le terrorisme, la délinquance, le renseignement, les tremblements de terre ou les guerres à l’étranger (bon, c’est vrai, ne pas en parler ne signifie pas qu’il n’y a plus de problème mais ça permet de mieux digérer son impuissance). Bon, c’est vrai aussi qu’il y a un vrai problème avec cette réforme, notamment dans l’apprentissage de l’allemand et surtout du latin et du grec. Mais également dans l’apprentissage du français et des mathématiques qui perdraient encore du capital horaire. Sans parler du jargon imbitable des prosateurs de pédagogie. Les sciences de l’éducation, c’est d’un compliqué ! encore que… ce ne sont pas des sciences, pas plus que l’économie, la sociologie, la philosophie… ce sont juste des réflexions, pertinentes …ou pas. Avec l’humain comme matière expérimentale, on n’a pas grand moyen de faire de la science exacte (je me demande bien ce que veut dire l’oxymore "science pas exacte"). Tout le monde est pourtant d’accord sur le point de départ. Le collège est à réformer car il y a de graves problèmes depuis une vingtaine d’années. Distorsion sociale, incapacité à former des enfants, etc. Et les évaluations éducatives internationales sont désastreuses pour la France, comparativement à avant, et comparativement aux autres pays : la France perd trois places en mathématiques (vingt-cinquième) et une place en science (vingt-sixième). Bref, l’une des nations les plus culturelles et intellectuelles du monde forme de plus en plus médiocrement ses enfants. Quelle misère ! Ce constat a été résumé très simplement par le journaliste Claude Weill sur France 5 le 19 mai 2015, dans l’émission "C dans l’air". Il expliquait avec une analogie morphologique. Avant, il y a une vingtaine d’années, la répartition du niveau des élèves dans une classe ressemblait à un ballon de rugby, une grande proportion d’élèves moyens avec quelques cancres et quelques cracks. Maintenant, cela a la forme d’un sablier : une grande partie des élèves est adaptée au système et ceux-ci sont bons, et une autre grande partie décroche complètement. Au début, les médias ne trouvaient pas beaucoup de laudateurs de la réforme, à part la jeune ministre elle-même et ses deux patrons qui, en toutes circonstances, n’ont cessé de l’épauler. Tout le monde quasiment était contre : profs, parents d’élèves, syndicats, responsables politiques de l’opposition, mais on sentait bien les réticences du côté de la majorité vu l’énorme silence émis. Big Guimauve a alors sonné la charge, ordonné aux anciens ministres de venir soutenir leur frêle successeur et c’est à partir de ce moment qu’une tripotée de spécialistes de l’éducation et de la pédagogie sont venus envahir les médias pour prêcher la bonne nouvelle (réforme). Dans ce débat public, personne ne met évidemment en doute que chacun souhaite le bien des enfants, collectif et individuel. Mais il y a quand même quelques dérapages à connotation politicienne dans les deux "camps", ce qui est inévitable dès la politisation à outrance du débat (ce qui n’aide pas les collégiens d’aujourd’hui et de demain). Le sujet se situe donc plus sur les méthodes, les moyens que sur le diagnostic et sur les objectifs. C’est donc un sujet politique passionnant où tout le monde a la même volonté mais où personne ne sait comment arriver au but de manière consensuelle. En gros, les opposants à la réforme disent que les nouvelles méthodes, c’est bien joli et même, ça peut être intéressant, mais cela va se faire au détriment des fondamentaux qui, eux, sont déjà en danger (français, mathématiques, histoire, langues). En gros (bis), ils craignent qu’avec cette réforme, le niveau baisse encore (et qu’avant-c’était-mieux). Les laudateurs de la réforme sommés de se mobiliser dans les médias ont malheureusement prouvé par eux-mêmes ou par leurs opposants (les bugs intellectuels proviennent des deux "camps") que ces opposants n’ont pas tort. Car j’ai relevé trois exemples (parmi sans doute d’autres, on se rappelle il y a plusieurs années un ministre de l’Éducation, normalien, devenu entre temps membre de l’Académie française, certes plus littéraire que matheux, incapable de faire une règle de trois en direct à la télévision) qui montrent à tel point le niveau baisse tant en mathématiques qu’en histoire… parmi les protagonistes de ce débat public. Exemple 1 Le 12 mai 2015 au soir, sur LCP, était proposé dans "Ca vous regarde" un débat classique sur le sujet de la réforme. Parmi les intervenants, il y avait Alain Bentolila, un linguiste renommé de soixante-six ans, auteur d’une vingtaine de bouquins, professeur dans une université parisienne, officier des arts et des lettres, chevalier de la légion d’honneur et chevalier des palmes académiques. Il a beaucoup travaillé contre l’illettrisme. J’avais donc tout lieu de croire que ce qui sortait de sa bouche serait très pertinent. Il connaît très bien la situation des écoles primaires, et il faisait remarquer qu’au cours préparatoire, il y avait déjà une inégalité entre les enfants sur le nombre de mots de vocabulaire connus en disant qu’il y avait un rapport de huit, et de préciser : certains ne connaissent que deux cents mots alors que d’autres connaissent déjà deux mille voire deux mille deux cents mots. Personne ne l’a repris. Pour moi, ce n’est pas un rapport huit, mais dix ou onze. On peut être linguiste réputé pour sa lutte contre l’illettrisme et être nul en calcul …niveau cours moyen. Exemple 2 Le 19 mai 2015 à la matinale de France Culture, émission toujours sur la réforme. Beaucoup de profs perplexes sur la réforme, ne sachant pas qu’en penser et ne sachant pas s’il fallait faire grève ou pas. France Culture a alors diffusé une interview d’Edgar Faure sur le latin. Edgar Faure, grand homme politique de la Quatrième et Cinquième République, chef du gouvernement, plusieurs fois ministre, aux finances notamment mais aussi à l’éducation juste après mai 1968, président de l’Assemblée nationale, et ayant failli être candidat à l’élection présidentielle contre Chaban et Giscard, était un petit bonhomme chauve doté d’une énorme culture, avait rédigé de nombreux romans sous un pseudonyme et avait même sorti un disque où il chantait en s’accompagnant au piano. Bref, comme beaucoup sous la Troisième et la Quatrième République, un homme de très haute culture. L’interview en question datait des années 1960 et Edgar Faure expliquait que malgré son amour pour le latin, il valait mieux quand même que les élèves apprissent d’abord le français et les mathématiques (pour la logique). On peut voir où voulait en venir le journaliste de France Culture : dire qu’avant le latin, il valait mieux apprendre les fondamentaux, et que c’était un latiniste distingué extrêmement cultivé qui le disait, et il y a déjà une cinquantaine d’années ! Et alors, en réaction, une enseignante invitée dans le studio a réagi ainsi : je ne suis pas d’accord avec ce que dit la personne dont vous avez diffusé une interview. Elle ne connaissait visiblement pas l’existence d’Edgar Faure dans notre package historique national. En clair, elle devait savoir un peu de latin, mais elle avait quelques carences en histoire et en culture générale. Edgar Faure faisait pourtant partie de la classe politique très médiatisée, intervenant très régulièrement dans les médias jusqu’à sa mort en mars 1988… Exemple 3 Le 19 mai 2015 au soir, sur LCP, toujours dans "Ca vous regarde", nouveau débat sur la réforme. Était parmi les invités, un intervenant récurrent particulièrement agaçant (selon mon point de vue), François Durpaire, quarante-deux ans, maître de conférence en sciences éducatives à Cergy-Pontoise, et "consultant pour la télévision et la radio". Il était en débat notamment face au député de l’opposition Philippe Gosselin, quarante-huit ans, enseignant à science po Paris. Ce dernier, goguenard, parlementaire travailleur (capable de s’éterniser dans les débats nocturnes, en particulier pourfendeur du mariage pour tous), d’une carrure imposante et très posé, égrainait ses arguments contre la réforme. Il évoquait notamment que vingt pourcents des heures d’enseignement étaient modulables en fonction du chef d’établissement, dans un projet éducatif, ce qui faisait que les heures de véritables cours étaient encore réduites. Pour dédramatiser, François Durpaire lui a juste lancé en lui coupant la parole qu’il ne s’agissait que d’une heure sur six. Heureusement, Philippe Gosselin, qui, lui, a appris le calcul dans le primaire, l’a immédiatement corrigé en disant que c’était une heure sur cinq, et pas une sur six. Là encore, on peut blablater des sciences éducatives dans tous les médias, BFM, RFO, France O et régulièrement invité dans tous les autres, et ne pas savoir faire une division basique. Bref, tout cela pour dire que oui, le niveau baisse, pas celui des écoliers, mais le niveau de ceux qui prétendent savoir ce qu’il faudrait faire pour ces écoliers. Et à mon avis, c’est cela qui craint !

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    J'étais malade. Mais j'avais envie de le voir. Sans lui donner ma raison, oh, qu'il avait peut-être même deviné d'ailleurs. J'avais aussi envie de voir les gens heureux, dans la rue. Je savais qu'il serait dans le coin. Il aimait bien cette fête, et puis il avait envie de voir ces papys enmusiqués. J'aurais pu aller ailleurs, mais lui absent de mon autre lieu, je n'avais plus rien à y faire. Au moment de partir, je lui demande s'il est arrivé. Il est sur place et il mange. Je pense à ce moment là, que j'aurais aimé manger avec lui et qu'il me le propose. Je prends le métro. Je termine de lire mes messages. Un appel de mon ex : "As-tu nourri les poissons ?" _ "Non"... si tu savais comme je m'en fous de ces poissons ! Si tu savais comme j'en ai marre d'avoir des liens avec toi, de vivre sous ton toit, d'être sclérosée dans ma toute petite vie minable. Ah si tu savais ! Le trajet est rapide. C'est la bonne heure. Je suis aussi guillerette que le train file. Arrivée dans les parages, je passe devant un étal coloré. Je craque pour des framboises que je déguste une à une sur le chemin. Petite envie d'adulte un peu enfant. J'entends la musique au loin. Il est 20h15. Je m'approche, et je vois la fin de la fanfare. Je reste un peu. Je vois une copine commune et je l'aperçois à côté. Je n'ose pas m'approcher. Et puis j'avais envie que ce soit lui qui me voit. J'avais envie de surprendre la lumière qui se fait sur son visage quand il m'aperçoit. Petit plaisir égoïste de femme amoureuse. Discours de la maire de l'arrondissement, qui ne manque pas de me faire pouffer de rire avec son "Je vais pas être beaucoup très longue" rapport à son temps de parole. En même temps, là tout d'un coup, on se dit que : "ouf, merci Madame !!". Je lui jette quelques oeillades. Blablas convenus. Toujours là pour faire la fête. Politique de la ville. Je lis son message : "Je suis sur la place, devant la scène"... J'y suis aussi depuis 20mn... Je réponds : "Je sais... :P". Un peu déçue qu'il ne réagisse pas. Qu'il ne se tourne pas pour me chercher du regard, j'attends encore un peu. Et puis je me dis que c'est nul d'attendre. D'autant qu'il est tout seul, et que moi je crève d'envie de me rapprocher. Métaphore nulle. Je le rejoins en bravant la foule, et quand on me connaît, on sait ô combien j'ai cela en horreur. Jouant des coudes, défiant les appareils photos, à coups de "pardon", "excusez-moi", "je voudrais passer"... Laissez moi aller jusqu'à lui, bordel !!! Supplice. Je vois son profil, ses trois merveilleuses rides de sourire. Je me poste derrière lui. J'égraine quelques minutes. Je m'imprègne de sa présence. J'aime son dos. Sa minuscule gibbosité, me laisser songer qu'il porte sûrement quelque chose de lourd. Il est large, mais mal à l'aise. Envie de le masser, de le sentir se détendre. Il est bien peigné, toujours. J'aime son séant aussi. Et ses mains dans les poches, son sac à main à lui. Toctoctoc. Il se retourne, et mon petit monde intérieur s'illumine à la vue de son sourire et de sa surprise. Je me sens comme une petite fille. Je suis impressionnée. Je fais quelques pas en arrière, j'ai peur de le déranger. J'aimerais tant de choses toujours, trop, et ce cerveau qui ne me laisse jamais en paix. Par exemple, qu'il me retienne près de lui, ou qu'il me suive. Un pas en avant, un pas en arrière, toujours à la même place. Je l'ai abandonné. Mais pas vraiment, puisque je ne suis qu'à deux pas de lui. A bout de bras tendu, tout au bout de mes doigts, de quoi être près, sans appuyer. Mais c'est alors que l'on m'attrape le bras et l'on m'emmène dans une danse, on m'arrache à lui. Je le perds des yeux. Des bonjours à foison. Des sourires de gens visiblement contents de me voir. Moi je souris niaisement, je ne suis pas vraiment là. D'ailleurs, les gens me parlent, mais je ne comprends pas ce qu'ils me disent. Les lèvres bougent, mais rien ne résonne en moi, les mots n'ont aucun sens. Alors je hoche doucement de la tête et je souris. J'ai de la fièvre. Je suis restée devant la scène, contre lui, dans ses rides de sourire. Je brûle. Je ne peux pas, je ne suis là après tout que pour être près de lui. Tant pis pour le qu'en-dira-t-on. Tant pis si j'appuie un peu fort sur lui. Je les abandonne au milieu d'une phrase, je les quitte tous et je le rejoins. Ses mots à l'oreille, de l'émerveillement de quelques créativités sonores. Longue barbe et comic strip. Tout près des papys. Quand crèveront-ils ? Se rappellera-t-on les avoir vu ensemble ? Les notes vibrent en rondeur. Elles, elles appuient fort sur mon coeur. Le réservoir à émotions se remplit. J'ai envie de pleurer, les larmes montent, quand tout à coup, il m'invite à lever les yeux... Ô joie ! Elle scintille ! Je suis émerveillée comme une petite fille. Mes synapses frétillent. J'aime ces étoiles pétillantes. Des petites bulles de rêverie. Première fois douce. Je sens qu'il me regarde, enfin je crois, mais je n'ose pas me tourner pour le constater. C'est si bon d'être là, à s'émerveiller, à en prendre plein les yeux, les oreilles, sentir le froid sur mes jambes et la chaleur imaginée de sa personne. En 2006, j'ai jeté ma télévision après la digestion (lente oui) des événements du 11 septembre 2001. J'ai fait un surdosage de chocs visuels et manipulation médiatique. J'en ai eu marre de subir le diktat de l'information que je ne choisissais pas. J'ai comme tout le monde été saisi par l'horreur. J'ai engrangé pendant 48h, toutes les informations possibles. Toutes les chaînes, en continu, plusieurs fois le même reportage, j'ai constaté des différences, que dis-je des traductions opposées des paroles de blessés, j'ai lu tous les journaux disponibles, et pendant la lecture, la radio. J'essayais de comprendre. Je pensais à Massoud l'afghan. Je pensais à Amin Maalouf et ses identités meurtrières. J'ai surdosé, j'ai tout envoyé se faire foutre. Ce qui m'avait le plus marqué à l'époque, c'était bien sûr le reportage des frères, sur les pompiers de NY. Ils auraient voulu faire du grand spectacle que jamais ils n'auraient autant réussi. Je revois le premier avion se planter dans la tour, comme on planterait une cuillère dans un yaourt, . Je regarde la nôtre de tour et je me dis qu'elle n'est que deux fois plus petite... j'essaye de l'imaginer deux fois plus grosse. Et je suis prise de vertige. Je revois le deuxième avion, et mes sensations d'effroi de l'époque. Et enfin, je me rappelle quand dans la tour, au rez-de chaussée, ils sont plongés dans la poussière blanche, seuls, l'horreur absolue, en enfer. Le monde craque et s'effondre autour d'eux. Les tours s'effondrent... Evidemment j'ai fait le parallèle. Je me suis demandée ce qu'il se passerait si un tel événement intervenait. L'amour n'est rien face à l'instinct de survie... Mon amour ne semble rien ni être ni pouvoir face à son instinct de survie... Tout soudain, et comme pour me faire un pied de nez, il me tire énergiquement, en me disant : "viens vite, on doit s'éloigner, ça va danser..." Ah ah ah !! Fuyons mes pensées morbides c'est vrai ! Vive la vie et la simplicité. Je m'accroche à lui. Je sens qu'il voudrait se détacher, mais je ne veux pas. Quelques pas. Quelques rondes. Sourires complices avec un ami qui nous observe depuis quelques semaines et à qui je mens pour garder le plus que je peux mon secret. Il n'est pas dupe, et lui et moi le savons. Mais je lui mens. Et cela me rappelle une situation analogue, et ça me fait de la peine. J'aime en presque secret. Ridicule n'est-ce pas ! Mon Jules, il n'est pas insensible, je le sais bien. Mais j'aime dans sa parallèle. Je me rappelle qu'il m'a un jour écrit, c'était il y a longtemps, mais souvent ça me revient en boomerang : "Je sais que tu rencontreras quelqu'un qui te rendra autant d'amour que tu en as donner...mais je ne suis pas cette personne.". Je n'arrive pas à l'écouter et à m'en détacher. C'est terrible. Je n'arrive pas à l'écouter. Je ne sais pas faire autrement. Et c'est terrible. Il me faudrait être à l'autre bout du monde. Peut-être. Alors que je suis trop pleine d'émotions de la musique, de son petit doigt, de fracas métalliques imaginaires, de vertiges, de fièvre, de bousculades, de pensées envahissantes, je lui dis au revoir. Je voudrais rejoindre un autre endroit, où je ne me sentirais pas bousculée. Etouffée. Je voudrais un cocon doux. Je voudrais m'endormir dans le nid des oiseaux heureux. Je voudrais être légère. Les mots m'envahissent. Je marche droit devant moi et j'entends si fort derrière mes paupières : "Je voudrais que tu sois celui que je ressens par vibrations, pas celui qui se terre, qui se cache, et qui me ment. Je voudrais être ivre. Je voudrais oublier cet amour que qui ne naît jamais et qui renaît sans cesse. J'voudrais faire la paix avec moi, avec toi. J'voudrais être culottée, et te coincer contre la porte de la fête comme des adolescents. J'voudrais te respecter un peu moins, et te bousculer. Et inversement. J'voudrais que tu sois maladroit, que tu bazardes nos trouilles. J'voudrais trésailler encore à tes nouveaux gestes, petits pas vers moi. J'voudrais ne plus bouger avant que tout s'évanouisse. J'voudrais avoir moins peur de toi et de ton silence. J'voudrais être femme dans les bras de l'homme. J'voudrais être ton poids dans la balance, ton ciel, ta rage, ton autre moitié d'étoile, la cerise sur le gâteau de ta vie." Je marche sans conviction. Il en fait tellement un devoir ce rejet, que j'ai bien le droit de faillir, défaillir. Je le prends. Je suis maladroite et je lui fais peur autant qu'à moi. Je me déteste de l'aimer tant. Je rejoins un autre endroit. Qui danse aussi. Dans une salle. "Mais tu n'es pas là." Là, une autre, me parle de sa soirée étrange, tellement amoureuse de lui, également, en silence aussi, me montre son vide. Elle ne prononce pas son nom. Ne dis même pas la raison de cette étrange sensation. Mais moi je sais. Parce que j'ai vu qu'elle me sondait au fond des yeux. Parce qu'elle a vu aussi. Je suis triste pour elle parce que je sais ce qu'elle ressent. Je suis triste pour elle, parce qu'elle ne sait pas que je l'aime autant, et que j'abattrais tous les murs de la terre pour continuer à croire qu'il pourra un jour m'aimer, à le dire, et à le montrer. Je ne suis pas ce qu'elle pense. Je ne suis pas son amie. "Je t'aime". il n'y a de la place pour aucune autre dans ma tête. "Tu n'es pas là et pourtant tu l'es tellement, Mon dieu, si tu savais ce que je vis, pense et écris parfois sur le site des points communs, tu me fuirais plus encore, je tremble de ta peine, de ton courroux. Je sais bien que tu n'oserais plus me tenir dans tes bras tendrement si tu l'apprenais, de peur qu'elle ne le voit et que tu lui fasses de la peine. Que vaut ma peine ?". Je l'aime, mais seule. Et il n'est pas cette personne là, et même s'il se ment, il s'y accroche. Et même que j'ai peut-être tout faux. Mais j'ai le droit de spéculer puisqu'il n'y a bien que mon coeur et mon instinct qui sâchent la vérité. Je ne veux pas être son amie, à lui. Voilà toute ma peine. Je l'aime. Ma faute à lui. J'ai besoin de vivre. J'ai besoin d'aimer. Et lui il reste là. C'est pas sa faute. "C'est ma faute à toi. Je voulais juste dire que je me fiche du mensonge originel qui protège et qui lisse, et qu'il n'a pas besoin de subir le confessionnal. Je voulais juste me serrer contre toi, pendant ce concert." Terroriste de l'amour, emporte ma folie et détruit les murs de mon enfer. http://youtu.be/nIJ-pn_g2y8

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    L'imberbe! J'ai plaqué l'implacable imberbe, oui, il n'a pas de poil au torse le beau Big Lebowski! Il était pas si incapable que que cela car c'est lui qui m'a plaquée. Heureusement, j'ai une grande facilité à effacer les affiches de cinéma que je m'était collée dans la tête. De plus c'était un amateur de femmes, un collectionneur de conquête, pas quelqu'un à qui on peut faire confiance.Trop rond et moi trop carrée! Moi trop folle, lui trop normal! C'était pas le bon, ni la brute, ni le le doux, ni le voyou, ni le rêveur que j'avais imaginée! C'est la vie on recommence et on cherche un autre! Le bon! Le gentil! L'adorable! L'incroyable! L'étoile! Le créatif!

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    J’ai été très étonné, il y a deux ans, que son départ fût médiatiquement si discret sur la scène nationale… mais c’est une sorte d’apothéose pour les humbles. Il y a deux ans, en effet, l’un des plus grands musiciens français contemporains (il ne l’est plus, maintenant) quittait ce monde de sauvages. Henri Dutilleux s’en allait en effet à quatre-vingt-dix-sept ans le 22 mai 2013. Compositeur et enseignant, il a eu un peu près toute la reconnaissance académique et nationale (comme la grand-croix de la légion d’honneur ; seulement quatre musiciens furent honorés de la sorte avec Gabriel Fauré, Saint-Saëns et Messiaen). Pendant la guerre, il a fait partie de la Résistance en s’affiliant au Front national des musiciens, c’était à l’époque du vrai Front national, celui de la Résistance et pas celui des démagos à deux balles en jupettes courtes. Autre prix prestigieux reçu par Dutilleux (considéré comme un nobel de la musique), le prix Ernst von Siemens, décerné le 29 janvier 2005 par l’Académie bavaroise des beaux-arts. C’était le troisième musicien français lauréat après Messiaen (1975) et Boulez (1979) et le premier prix a été attribué à Britten en 1974, et parmi les autres lauréats, Rostropovitch (1976), Karajan (1977), Yehudi Menuhin (1984), Stockhausen (1986), Leonard Bernstein (1987), György Ligeti (1993), Maurizio Pollini (1996), Daniel Barenboïm (2006)... [Parenthèse : diantre, je ne savais pas que Ligeti était si contemporain ! mort le 12 juin 2006 ! même période que Stockhausen]. Malgré son courage de résistant et cette reconnaissance nationale, aucun officiel n’a assisté aux funérailles de Dutilleux, malgré aussi son grade le plus élevé de la légion d’honneur. En 1924, à la mort de Gabriel Fauré, on est venu voir le ministre de l’Instruction publique lui demander des funérailles nationales et le ministre (aussi inculte qu’aujourd’hui notre ministre de la Culture Fleur Pellerin ne connaissait même pas le nobel français de littérature) a répondu : « Fauré, qui est-ce ? » mais il a eu finalement les funérailles nationales. Dutilleux, c’était donc le départ en émotion mais aussi en discrétion (d’État et de médias). La ministre de la Culture Aurélie Filippetti n’avait pas pu venir, elle n’avait pas piscine mais enterrement de Georges Moustaki quelques heures plus tard (rien d’incompatible) avec quelques caméras supplémentaires… (Moustaki qui méritait autant que Dutilleux la présence ministérielle, bien sûr). Pire, en janvier 2015, un maire d’arrondissement indigne (le quatrième arrondissement) a refusé de baptiser une rue parisienne de son nom à cause d’un mauvais procès en sorcellerie l’insultant d’avoir été collabo (ce qui est évidemment faux, lui qui était résistant aux côtés entre autres de Poulenc et Munch). De quoi se retourner dans la tombe s’il n’a pas les oreilles bouchées par la terre (ou son œuvre). Dutilleux avait quelques ascendances glorieuses, comme un arrière-grand-père copain du peintre Delacroix et un grand-père copain du compositeur Gabriel Fauré. Contrairement à Messiaen ou Boulez, il est considéré comme un "classique". Il a composé un très grand nombre d’œuvres musicales qui sont régulièrement interprétées partout dans le monde, sur touts les continents, et bien sûr, e, France, en particulier à l’ORTF puis à France Musique. J’ai eu en particulier la chance d’entendre trois de ses dix "chansons de bord" harmonisées par lui pour chœur d’enfants à trois voix sous la direction de Sofi Jeannin, à Paris, quelques mois après sa mort (pour lui rendre hommage). Dutilleux a également composé en 1997 la "Slava’s Fanfare" en l’honneur de Rostropovitch (1927-2007), pour le soixante-dixième anniversaire du plus grand des violoncellistes, une œuvre que j’ai dû également écouter en concert (sans Rostropovitch malheureusement !). Je mets ici cinq œuvres intéressantes de Dutilleux, mais c’est assez difficile de trouver des liens sur le web pour certaines de ses œuvres, comme celles que je viens de citer juste ci-dessus. Bonne écoute ! Symphonie n°2 le Double (1959) : http://www.youtube.com/watch?v=4jm6CKA6RRs Métaboles (1965) http://www.youtube.com/watch?v=rMK14yKj5kM Tout un monde lointain... (1970) http://www.youtube.com/watch?v=KtKII43x4l4 Timbres, espace, mouvement ou La Nuit Étoilée (1978) http://www.youtube.com/watch?v=7u3PZkISdFY The Shadow of Time (1997) : http://www.youtube.com/watch?v=9ci5E-BCxSQ http://www.youtube.com/watch?v=GM21pr47iZg

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    Il y a pile vingt ans est sorti "Kiss of death", qui est l'un de mes films fétiches. Bien sur, je ne l'ai pas découvert à sa sortie (j'avais même pas quatre ans). Mais j'aurais aimé. On peut toujours se rattraper et c'est fin 2008, grâce à une diffusion tardive sur France 2 que j'ai pu le découvrir. Avant de voir le film (que j'ai enregistré et regardé quelques jours après), j'ai lu un nombre incalculable de fois l'avis de mon programme télé ("Télé Z"). Je n'ai jamais autant lu un avis que celui-ci, ces mots : "Un film subtil et retors, sur les méthodes d'infiltration de la pègre américaine." A l'époque, j'étais fou de son acteur principal : David Caruso, accro que j'étais à "Les experts : Miami". Mais justement aux détracteurs de l'acteur, aux nombreuses moqueries dont il as été victime pour son rôle à Miami, la réponse Parfaite est : "Kiss of death". Laissez tomber : c'est un tout autre David Caruso que l'on découvre (ou redécouvre) dans "Kiss of death" : il est complètement déchainé, excellent, enragé, brillant. Il est hyper crédible, vraiment impliqué. C'est sans doute, pour beaucoup dont moi, son Meilleur Rôle. Barbet Schroeder probablement impressionné par l'acteur dans "King of New York" et "NYPD Blue" l'as donc collé en tête d'affiche. Sous sa direction, il y ferait donc des merveilles. On additionne la direction d'acteurs du cinéaste au talent de l'acteur et vous obtenez l'une des collaborations les plus efficaces du cinéma. Car si David Caruso n'est pas le seul atout du film, c'est son principal. On note, moi qui voit les films en VF généralement, la VF particulièrement bien avec Philippe Vincent qui à fait un travail remarquable sur l'acteur. Globalement "Kiss of death" est plutôt méconnu : si la critique l'as couvert d'éloges, le public ne s'est pas pointé au rendez-vous, c'est donc plutôt un film culte. Et il y a aussi son casting prestigieux digne d'un film d'Altman qui mélange gueules connues du cinéma et de la télévision : Nicolas Cage, Samuel L. Jackson, Helen Hunt, Stanley Tucci, Philip Baker Hall, Kathryn Erbe, Michael Rapaport, Anthony Heald : rien que ça ! Voire autant de stars dans un film, en plus tous et toutes impeccables, c'est impressionnant. "Kiss of death" qui est un film quasiment documentaire (du à son scénariste Richard Price qui à fait énormément de recherches), raconte l'histoire de Jimmy Kilmartin, un petit truand qui tente de reprendre une vie normale avec sa femme et sa fille, après avoir passé trois ans en prison. Une nuit, son cousin Ronnie le supplie de venir l'aider à transporter des voitures volées pour le compte de Little Junior Brown, un mafieux du coin. Mais en cours de route, ils se font pincés. Jimmy risque quarante ans de prison, après un incident avec un policier. En prison, le procureur lui propose un marché : il l'aide à coincer Little Junior Brown et il finit sa peine plus tôt. Ce qu'il fait accepter : c'est que pendant ce temps sa femme as été tuée accidentellement à cause de son cousin. C'est donc trois ans plus tard qu'il ressort : auprès de Rosie, son ex-belle soeur avec qui il s'est lié et sa fille. Il renoue donc avec Little Junior Brown.... Le personnage principal du film : Jimmy n'est pas particulièrement intelligent, plutôt malin, entêté, rusé. Très vite il va comprendre que le gouvernement ne peut quasiment pas assurer la protection de sa famille. Car si il veut bien aider le procureur, c'est surtout pour prendre une vie ordinaire avec sa famille. A partir de ce personnage et du postulat, "Kiss of death" va nous montrer son travail d'indic' mais aussi les manœuvres judiciaires qui se cachent derrière lui. Il se rends compte qu'il n'est qu'un instrument dans un système complexe et surtout pourri. Pas même pas les fédéraux sont gentils. Dans "Kiss of death" outre la plongée réaliste dans l'infiltration et le portrait touchant d'un type coincé dans le système, c'est toute les institutions qui en prennent plein la tronche : Price as gratté la surface. Et de ce fait "Kiss of death" est un film plutôt humble, comme son personnage principal, bien loin des films ont le FBI et la CIA sont des héros qui sauvent des gens. Là : c'est plutôt comment la police, le bureau du procureur, le FBI ne peuvent Pas protéger un de leurs "larbins" ? Dans La scène centrale du film : toutes les institutions se battent les unes contre les autres. Se déchirant presque Little Junior Brown pas encore tout à fait enterré. Quasiment pas de manichéisme, pas d'affrontement entre gentils et méchants, "Kiss of death" est un film rempli d'ironie (même le caïd Little Junior Brown nous est parfois touchant), avec des dialogues philosophiques et un peu déjantés qui n'ont quasiment rien à voir avec l'action (rappelant Tarantino), mais aussi des dialogues très pointus. Le film arrive à parler de choses ordinaires. "Kiss of death" n'est pas un film d'action, plutôt un drame. En se centrant sur les personnages plus que sur les faits, Barbet Schroeder (qui signe une réalisation sobre mais efficace) signe un film de personnages. Les décors, les situations sont particulièrement travaillés. "Kiss of death" est un de mes dix films fétiches, je l'ai vu au moins dix fois (dont trois en une semaine), inlassable tant il à peu de fausses notes. C'est l'un des films les moins imparfaits que j'ai pu voir. Un chef d'oeuvre incontestablement.

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    Consumées mes amours, laminées un moment Les mots animent mes émois mais les mîment si mal Qu'ils m'amenuisent de maux mûs en vers moribonds Malmenée mon âme en ses mornes tréfonds. Assumé cet instant de mon Âme amoindrie Au calme immaculé d'une Immense nuit Réminiscence lacrymale Crie Mâle! Crie mon Âme Enfermée qui s'étiolait meurtrie Mais un miroir aux mille t(h)hermes en Elle me ranime Comme métamorphose de mes malléables humeurs Femme aimée euphémisme de mes émois , soudain un film Nomme l'avènement de mes plus amples mystères >Démasquée d'une double lumière L'alchimie de nos dermes en nos Ämes emmêlées Parfumées d'un mouvement vers Demain mugissant, Mûs ensemble sur la Mer de nos désirs moirés Manger le sombre hémisphère et recommencer Femme si je mérite ce coeur de ta légitime énigme Si la Lune nous allume cette riche parole en communs, C'est qu'une myriade de musiques tout au loin De ton Âme à la mienne viennet et s'arrîment A la cîme dorée de ces multiples cieux Faîts de ces mauves étincelles qui ne s'admirent qu'à deux.

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    1) Celle qu’on attendait plus Vêtue d’une longue robe blanche à volant inspirée d’une tourte meringuée vous vous avancez dans l’église. Arrivés devant l’autel, le prêtre prononce un long discours que vous n’écoutez pas (Votre robe vous serre aux hanches.) Soudain un homme se lève: Je m’oppose à ce mariage ! Le prêtre : Ah bon et pourquoi ? Parce que je l’aime ! Vous hésitez 45 secondes, puis vous vous dites que c’est trop tard pour tout annuler, surtout au prix que vous a couté le traiteur. Mais bon c’est trop tard Non, j’aime Jean-Pierre et je vais l’épouser ! 2) Celle qui nous fait vomir Il y a bien longtemps qu’aucun homme n’a posé une main virile sur votre nuque. Sans être totalement désespérée vous acceptez cependant un rendez vous avec Hug, un collègue qui vous lance des regards baveux à longueur de journée. -Alors tu as enfin accepté un rendez-vous. Je ne te suis pas totalement indifférent ? Premier relent -Et un litre de rouge se serait bien, j’en ai besoin. -Moi aussi. être avec toi enfin j’en suis si ému ! -Tiens Hug la table penche dangereusement ! -C’est parce que j’ai une érection Là, vous courez vomir aux toilettes enfin si vous en avez le temps. 3) La déclaration enflammée Voici six mois qu’Eudes vous tourne autour grand sportif il n’arrive pourtant pas à marquer un panier. Il attend semble t’il un événement marquant pour se déclarer. 10) Celle qu’on attendait Scène 1 intérieur, jour. Dans un café. L’homme superbe, aux yeux de biche, à la peau mordorée, aux cheveux d’ébènes que vous aimez en secret depuis des mois est là. Assis, il lit nonchalamment le journal, tout en jetant des regards rêveurs au travers des vitres du café vers le ciel bleu. Et justement en revenant des courses, vous passez part là. Vos regards se croisent, vous entrez. Lui :- Je t’attendais… Vous :- Ah, ah (rire gêné) Lui :- En fait, je t’attendais depuis toujours Vous :- Oh mon dieu ! Lui :- Je t’aime Il se lève, vous embrasse et vous tombez évanouie terrassée par l’émotion. Happy End

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    Il y a bien longtemps on s'est croisé enfin "j'imagine" de Jaune Lesnonnes sur pcc. J'aurais voulu vous rencontrer avant, peut-être que le coeur de notre envie, de notre vie aurait été autrement. Rendez-vous manqué. J'aurais peut-être rencontré mon âme soeur plutôt que mon âme conne. J'aimerai être votre Jaune! Voulez être mon bleu?

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    Il y a des matins où ma peau est encore moite de cette nuit passée sous tes étreintes emmurées et silencieuses Tes bras se mêlent aux miens tels un camaïeu de feuilles automnales qui nous colorent l'âme Ta douce main que j'aime est délicatement posée sur ma hanche Tu respires lentement, tu dors encore Je te respire, tu es ma brise Emue, par ces voiles au vent J'aimerai lire dans tes rêves mais ne le peux Je déambule au milieu de tes chemins multiples Et je t'observe, je t'admire, je me mire Ta peau à la texture de cuir me raconte quels chemins tu as traversé quelles vies tu as rencontré quelles tempêtes tu as affronté... Tes lèvres avec cette nuit ont pris une teinte pourpre et le creux de nos silences si doucement donné par la fée du savoir s'est courbé Tu ouvres un oeil Cet oeil du jour qui poind Bleu noisette comme mon plus beau ciel Tu soupires, tu bouges Un peu plus encore Tu viens tout contre moi, ensommeillé ton corps est chaud, endurci Sent l'amande et le divin et moi je fige le temps Le réveil de nos sens à l'écoute de nos mélodies de nos mots ajustés sur les frissons de nos peaux Je t'embrasse longement langoureusement tendrement Pour de faux Pour de vrai Dans la couleur de mon rêve, c'est la brume de la peinture bleue Qui fait l'orange de ton soleil Qui fait le rose de mes joues Qui fait le prune de mes espoirs Bonjour Amour, Fasse que chaque matin ressemble à ce si délicieux Mais en creux de mon ventre, et non de mes lucarnes Tous les jours un nouveau rayon de soleil Déposé sur ta virilité, et ton étoile sur mon coeur Mon roi, mon trésor, mon amant délicat Dis, quand viendras-tu ? ---------- Tous les matins du monde http://www.youtube.com/playlist?list=PLF41CDD78BE4BF6C8 Barcella - T'es belle http://youtu.be/22as1K1-E1A Barcella - Abracadabra http://youtu.be/m6MdzD1Odl0 Renan Luce - Appelle quand tu te réveilles http://youtu.be/QzaNb_CIglk ----------

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    Je m'acclimate, j'aère ma vie de ta présence. Souvent, l'envie me soulève de t'ameublir le bas ventre De te biner Mais tu te bornes A brumiser mes espoirs J'ai cerné tes désirs Je ne pense qu'à défoncer cette porte que tu tiens close Défricher, dessoucher Drainer la vie Qui est en toi Et je me dresse pour ce bourgeon Tes yeux s'éclaircissent Je me vois déjà enfouir Ma tête dans ces collines Élaguées, y greffer mon hauban nous palisser Tu te pares Je pince tes pointes Je praline ma racine Dans ton semis Et l'on se pousse Je rafraîchis, tu rajeunis Je repique, tu restaures Je sèvre, tu transplantes Ton aphylle aquatique, aromatique et endémique me rappelle nos glabres hétérogames Mon amour est pérenne Mon désir polymorphe Et ma sève persistante Spontané et succulent Je glisse, volubile Pollinisé et bêché jusqu'à notre petite mort ---------------- Soyons légers ! Le Printemps est toujours là :) http://youtu.be/-aVLqk01Ghk "C'est au crépuscule Quand la libellule S'endort au marais Qu'il faudra, voisine Quitter la colline Et vite rentrer Ne dis rien, ma brune Pas même à la lune Et moi, dans mon coin J'irai solitaire Je saurai me taire Je ne dirai rien" ----------------

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    Priorité ? Etre heureuse, pour ne pas crever rabougrie d'amertume, pour être enfin moi, avec mes vibrations que vous laissez résonner avec patience. Et vous êtes mon bonheur, et mon écho. Le reste n'a aucune importance, puisqu'il dépend uniquement de moi. Je ne m'oublie pas. Je fais ce que j'ai à faire. Mais j'erre sans vous. Je ne veux pas de votre peur. Je ne veux pas de miettes d'amour. En fait, je voulais m'excuser pour la crue. J'ai cru que la rivière irait à la mer sereinement, quand elle pourrait, quand l'estuaire serait là. Je ne pensais pas que la digue lâcherait. Je ne pensais pas que l'eau monterait jusqu'à mon fil, et me ferait faire quelques brasses coulées. Je pensais pouvoir maîtriser la force de mon courant violent. Je pensais pouvoir vous épargner. Je ne voulais pas arracher le décor. Je ne pensais pas qu'évoquer un rêve de réveil puisse déborder sur mon besoin de réveil de ma réalité. D'un bord à l'autre. Tirée hors du lit et pleurer quand le coeur saigne, pardon. Je voulais dire que j'ai toujours cru ne pas aimer la poésie. Mais j'ai toujours été en guerre contre moi-même. Elle me rendait agressive, lointaine, et cynique. Je niais les sensations qu'elles me provoquaient, et refusais de les laisser vivre. Alors que si je prends mon café au soleil, simplement, j'ai envie de la déclamer, de la réciter. Parce qu'il me laisse être moi. Avec ses fortes bouffées de chaleurs, odeurs, ses couleurs, sa joie de vivre et sa façon de prendre soin de mon être. Ses insomnies et ses élans. Soleil de minuit comme à midi, il y fait doux d'être soi-même. J'aurais aimé être une âme poétique. Vous souffler des mots qui vous feraient voyager, aimer, ressentir, vibrer, danser, m'aimer peut-être. Pas qu'ici, mais dans la vallée. Sur les versants de mon volcan. Sur les champs de ma solitude. Je suis juste bonne à baiser quelques ressentis convenus, vus, revus et même pas corrigés d'états d'âme banals et plats, les miens, et toute ma chiure d'étrangetés biscornues. Et comme je suis médiocre et triste, j'ai fait, ce matin, quelques noeuds à ma corde. Les mots y grimpent. Ils s'accrochent et l'ascension est délicate. Encordés, malgré tout, ils glissent et se fracassent en avalanche. Je compte sur eux, pour ne pas dévisser totalement, et ne pas crever dans un quelconque gouffre dont la terre entière se fout, puisque vous m'attendez encore un peu, ici. Alors je les laisse me rejoindre doucement, à leur rythme et je jette par dessus bord, mes pleurs-poison qui ne feraient que les faire glisser, et surtout vous blesser. Tout à l'heure peut-être que les bourgeons réapparaîtront. Sûrement, car vous les faîtes toujours renaître. Vous êtes les magiciens et fées de mon esprit torturé. Vous savez me parler, m'enlacer, me panser, me porter à bout de bras. Vous êtes solide et fort, quand je suis fracassée et recroquevillée. O combien, je vous aime, quelque soit le lieu et le temps, dans toute votre unité ramifiée. Mais sâchez que je n'attendrais plus en-bas. Je n'aime pas souffrir, je ne veux plus pleurer pour vous car vous méritez tellement plus que ces larmes de petite princesse stupide. Retenez-moi près de vous comme vous l'avez fait ici, si une once de ce qui a pu vibrer est vrai. Sinon je m'ennivrerais ailleurs dans les plus gros sanglots de mes tripes, et je vivrais comme une toxicomane en manque. Malheureuse et perdue. Je ne veux plus pleurer. Ou alors contre votre épaule, de bonheur. Je tapisse mon fil de douceur, pour qu'en arrivant tout là-haut, mes mots en ascension puissent vous aimer encore, toujours. Comme on n'arrête pas le temps, et qu'il faut juste fermer les yeux, et le laisser nous prendre la main et que je ne sais faire autre chose que de me débattre quand j'ai mal... Ce jour, je laisse la place à de vrais poètes qui diront ce que je pense, bien mieux que moi. ------------------- Sur la même longueur d'onde http://youtu.be/B8rw7t1fBQA Je veux sentir nos âmes sur la même longueur d'ondes Positives et rebelles nos mains dévagabondent Ce soir la lune est pleine les étoiles sont fécondes Faisons attendre le ciel quelques milliards de secondes Tous les chemins que nous avons suivis tous nos détours nous ont mené ici Ici ensemble et maintenant Tout devient tellement plus évident Dans le froid nous nous sommes perdus Tant de fois nous nous sommes cherchés Tant de fois nous avons cru Que jamais, ô jamais, nous n'pourrions y arriver Soyons de ceux qui pensent encor' Qu'il y a bien une vie avant la mort Si elle était là juste dans nos yeux Ne demandant qu'à briller de milles feux Et quitte à nous brûler les ailes Si nous nous embrasions avec elle Si nous la laissions nous emporter Loin des vents mauvais Je veux sentir nos âmes sur la même longueur d'ondes Positives et rebelles nos mains dévagabondent Ce soir la lune est pleine les étoiles sont fécondes Faisons attendre le ciel quelques milliards de secondes D'une seule chose soyons coupables D'avoir osé nous, et nos semblables Ouvrir nos coeurs, nos corps et nos êtres A tous ces improbables peut-êtres Toutes ces choses inaccessibles Pour qui ne croit pas en l'impossible Si elles étaient là juste sous nos pieds Si nous n'avions qu'à les ramasser Comme ceux-là qui ont écrit notre histoire Ces âmes rebelles en nos mémoires Au pied du mur qu'ils ont bâti Saurons-nous relever le défi Saurons-nous enfin nous reconnaître Saurons-nous enfin nous reconnecter Sommes-nous sur la même longueur d'ondes Positive et vagabonde Je veux sentir nos âmes sur la même longueur d'ondes Positives et rebelles nos mains dévagabondent Ce soir la lune est pleine les étoiles sont fécondes Faisons attendre le ciel quelques milliards de secondes Je veux sentir nos âmes sur la même longueur d'ondes Positives et rebelles nos mains dévagabondent Ce soir la lune est pleine les étoiles sont fécondes Faisons attendre le ciel quelques milliards de secondes Avant qu'aujourd'hui ne s'achève Avant que demain ne nous enlève Profitons de ce voyage sans retour Demain peut bien attendre encor'un jour Nos voies, nos rêves à l'unisson Nos sourires, nos larmes, nos frissons Ici le temps ne nous est pas compté En cet instant d'éternité Je veux sentir nos âmes sur la même longueur d'ondes Positives et rebelles nos mains dévagabondent Ce soir la lune est pleine les étoiles sont fécondes Faisons attendre le ciel quelques milliards de secondes Je veux sentir nos âmes sur la même longueur d'ondes Positives et rebelles nos mains dévagabondent Ce soir la lune est pleine les étoiles sont fécondes Faisons attendre le ciel quelques milliards de secondes ... Je veux sentir nos âmes sur la même longueur d'ondes Positives et rebelles nos mains dévagabondent Ce soir la lune est pleine les étoiles sont fécondes Faisons attendre le ciel quelques milliards de secondes Je veux sentir nos âmes sur la même longueur d'ondes Positives et rebelles nos mains dévagabondent Ce soir la lune est pleine les étoiles sont fécondes Faisons attendre le ciel quelques milliards de secondes ------------------- HK & les Saltimbanks L'album complet : Rallumeurs d'Etoiles http://www.deezer.com/album/10080082 -------------------

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    J’ai récemment découvert un roman original, aussi rapide que savoureux à lire : le premier écrit de Loïc DEMEY, né en 1977, professeur d’éducation physique et sportive dans un collège de Moselle. « Je, d’un accident ou d’amour ». Quelques mots de présentation seulement ; donner envie, sans trop en dévoiler. C’est d’abord un titre ! et un bel ouvrage, publié fin 2014 par Cheyne Editeur, jolie maison s’il en est. Une rencontre amoureuse, un été à Paris : « Excès d’août et de lumière », « Hadrien. – Adèle. » Un narrateur, Hadrien, nous décrivant cette parenthèse de 5 jours, lumineuse et profondément troublante : « Plus rien d’importance depuis cette fille sur une chaise verte du jardin du Luxembourg, voiliers miniatures et lecture de poche ». Un récit très court, concis, centré sur les sensations et l’essentiel à dire, à partager. Un texte sans aucun verbe, dans lequel les bouleversements de la langue expriment ceux produits par cette rencontre dans la vie d’Hadrien : « Mais Adèle, rien qu’Adèle. » « Depuis, ma pensée se désordre. Mon langage se confusion ». Loïc Demey explique avoir été inspiré par le poème de Gherasim Luca chanté par Arthur H*, «Prendre corps», dans lequel les verbes sont remplacés par des noms ou des adjectifs qualificatifs. Ne vous y trompez-pas, il ne s’agit pas ici d’un banal artifice d’écriture plaqué sur une histoire d’amour à l’eau de rose, loin de là ! Sollicitant plus que jamais l’imaginaire et l’univers émotionnel propres à chaque lecteur, «Loïc Demey nous propose bel et bien un immense jeu de piste, où chacun est amené à devenir co-auteur, créateur et poète. La littérature comme plaisir actif », souligne Antoine Wauters dans sa Préface. « Je, d’un accident ou d’amour », c’est avant tout un livre poétique et sensuel, dont la langue inventive, et pleine d’humour m’a offert une échappée en littérature inattendue et très rafraîchissante ! A lire (et relire), en écoutant Arthur H et Nicolas Repac, pour encore plus de plaisir, évidemment ;) * http://www.youtube.com/watch?v=HrQ-gFcry_w (Arthur H / Nicolas Repac)

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    -Qu’est-ce que tu fous, man ? T’écris pas ? Tu traînes sur des sites… des sites de quoi ? -Bah... - Putain mais tu crois que la gloire ça va te tomber tout cuit ? Tu crois que Marcel il se branlait devant un écran ? -Je.. -Quand y’en a qui cherchent à tremper leur biscuit via ces sites de rencontre de merde, Marcel lui il trempait sa madeleine : ça lui faisait se ressouvenir. C’est au début de la recherche… bilan il a enchaîné 1 millions et demi de mots ! Est-ce quand tu trempes ton biscuit t’es à donf ça comme, man… est-ce que quand tu le trempes t’es aussi prolifique, man ? -Non mais c’est pas pareil. D'abord la madeleine c’est pas un biscuit, c’est un gâteau… et tu apprendras que, d’une texture craquante, voire croustillante, le biscuit se différencie du gâteau par son côté résistant. -Et alors ? La belle affaire, man ! Si tu trempes ton biscuit dans une tasse de tilleul… Il fait quoi ? Il fait quoi ? -Je sais pas… il… -Bah il flotte, man… Il flotte ! -Certes… Et alors ? -Et alors j'en connais aucun qui, après cette épreuve, garde une seule de ses qualités : résistant, craquant, croustillant : mon cul, man… Ton biscuit il se prend pour le nénuphar dans son étang, il pompe par en-dessous jusqu'à plus soif, il se remplit tous ses interstices imaginant quoi… en imaginant quoi, man ? … une prochaine floraison ? Bah ouais : il sent la sève lui monter figure-toi. Alors, après un certain laps, passé le seuil de saturation, d’un coup il dégorge. Il faut que tu le ramènes à sa vie terrestre et à ses désillusions… A ses désillusions, man, tu comprends ? Tu le récupères avec une écumoire. Résistant, craquant, croustillant, c’est des épithètes qui lui faudra à jamais oublier, man. On le pose sur la table on, le tâte du doigt, c’est devenu une chose toute molle. - Comme les parties masculines après l'amour… -Eh ouais man… Eh bien figure-toi qu’après avoir trempé sa madeleine, lui, le Marcel, il avait encore du jus pour gicler plus de 2500 pages. -Certes, mais chacun sait que les homos, sur ce plan… ils ont des besoins… par rapport à nous les hétéros… c’est pas que je cherche des excuses mais… -Ouais, ça doit être ça, man… ça doit être ça…

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