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    "Quand faut y aller, faut y aller" est un des films avec le duo Hill-Spencer. Comme le plus souvent, c'est E.B. Clucher qui s'y colle à la réalisation, sur un scénario écrit par son fils. Le film ne part quasiment de rien, vraiment de rien. Encore plus que les autres films. Un homme erre sur les routes en patin à roulettes et un autre homme, lui est en prison pour avoir couler un yacht : il sort plutôt de prison. Et les deux hommes se retrouvent dans le même bar sur une route déserte. Après une baston : ils se lient d'amitié et peu après, le personnage incarné par Hill prends l'identité d'un agent secret pour avoir un avion pour Miami, ainsi que celui incarné par Spencer. Les voilà dans une galère aux gouts surréalistes. "Quand faut y aller, faut y aller" est l'un de leurs films que j'ai découvert sur le tard pendant mon enfance, je l'ai donc moins vu que les autres, mais il demeure un vrai classique. Contrairement à "Deux super flics", il n'y a pas d'histoires de filles ni de romantisme. Pas le temps de draguer : un agent secret ça buche. D'autant qu'accompagné de gadgets, ils doivent se faire passer pour des milliardaires texans. Très vite on tente de les tuer. Si je l'ai moins vu que les autres pendant mon enfance, je me suis rattrapé et je l'ai revu plus encore que d'autres films. Encore hier. Et ça me fait toujours voire encore plus rire que pendant mon enfance. Tous les gags, la précision scénaristique, fonctionnent. Comme d'habitude, le scénario se tends sur un suspense, s'étire donc parfois. Mais pour mieux rebondir. Les dialogues sont taillés à la serpe et les deux acteurs principaux (43 et 53 ans au moment du tournage) sont très en forme, même impeccables. On se laisse porter par cette histoire légère, parfaitelent écrite et doté d'une réalisation modeste, tourné comme de depuis quelques films, à Miami Beach en décors réels. Et la musique inoubliable, de la chanson d'ouverture à la musique trottinante qui passe parfois dans le film. Divertissement pur et simple mais hyper-efficace. Comment oublier le papier toilette hyper-solide ? La scène du parc avec les orques qui éclaboussent les méchants ? La peinture qui arrache les pneus ? Le final avec le méchant complètement fou ? Dans ces moments là, la magie du duo opère à la perfection. C'est enfantin, jamais méchant mais brillant. Du Hill-Spencer inlassable. Quand faut y aller, faut y aller... voir et revoir ce film en boucle.

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    L'Amour de Soi L'Amour pour Soi L'Amour en Soi C'est tous les jours L'Amour physique L'Amour à deux L'Amour qui S'fait à deux Quand c'est bien fait C'est du feu de Dieu Peu importe L'Amour physique est comme La vague ! irrésolu... Serge l'a dit Dans le mot Espérance Que d'Evidence Les Apparences Sont pour Dame Prudence Et mon Silence Pour toutes mes Turbulences Peu importe L'Amour physique est comme La vague ! irrésolu... Serge l'a dit Expérience manquée L'innocence se perd Toujours un jour Af-firmatif Pour mon chéri Faut d'la pin-up Faut des pick-up L'anamour en bande-son Pour s'envoyer là-haut Peu importe L'Amour physique est comme La vague ! irrésolu... Serge l'a dit Il est froid Il est fou Et il s'en fout Il se souvient de rien Et puisqu'il oublie tout Rien, c'est bien mieux que tout L'Amour est son violent poison Un truc à ne pas dépasser La dose Peu importe L'Amour physique est comme La vague ! irrésolu... Serge l'a dit L'Homme à la tête de chou Gainsbourg into paradise Gainsbarre from hell Mickey aux grandes oreilles Mickey à la grande queue Mickey mouse son héros préféré Est tout comme Serge Qui, mais qui sans amour Existe ? Peu importe L'Amour physique est Sans issue... Serge a tout dit.

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    J'ai toujours suivi l'évolution de ce groupe, leurs voix se mêlant les unes aux autres lors de leur prestation en "A CAPELLA" donnent le frissons. C'est sur le tard que je les ai connus. Cela date de la période où je travaillais à l'hôpital, et que le soir, rentrant très tard j'écoutais des CD dont le lecteur était dans une poche de ma parka. Je prenais plusieurs style, et j'ai soudain eu l'opportunité de prendre 2 CD avec moi. Du jour où j'ai entendu la voix de ces deux frères si différentes mais se complétant vraiment bien a créer un déclic en mois En Septembre 2012, j'ai été hospitalisée et petit à petit je suis devenue handicapée ne pouvant ni lire ni écrire. Je n'avais que deux possibilités, la télévision et la musique. J'avais plusieurs CD du groupe, mais c'était toujours le même : E PIU BELLE. Durant les 10 mois de cette 1ère hospitalisation, en deux hôpitaux, cette chanson m'a accompagnée, et ce durant les plus durs moments de cette hospitalisation. Ce CD a été la 1ère chanson que j'ai écouté au sortir de l'opération et a été plusieurs fois par jour toutes les chansons du CD. J'ai été opérée d'une myopathie due à une compression médullaire en C1/C4 A ma sortie d'hospitalisation, j'ai encore et encore écouté ce CD, mais moins souvent, selon le déroulement de la journée. En Février 2013, j'ai su qu'il me fallait de nouveau subir la même opération, mais sur les dorsales cette fois. Plusieurs fois j'ai eu envie de leur écrire, mais cette fois j'ai franchis le pas, je l'ai fait. Sachant que le groupe devait se produire à LYON, je leur ai demandé une entrevue. Celle ci m'a été accordée, et j'ai rencontrée deux personnes très chaleureuses, très humaines, très proches des personnes qu'ils rencontrent et à leur écoute. Jamais je n'oublierai ce soir là. Je venais de sortir de centre de rééducation et cette soirée a été la fin de 3 mois très très durs, et qui le sont encore. Un grand merci à ce groupe que j'écoute chaque soir avant de m'endormir

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    Vincent Lindon est devenu un des tauliers du Cinéma Français, au même titre qu'Olivier Gourmet (France 3 diffusait hier soir le superbe: L'Exercice de l'État) ou F. Cluzet. Après La crise - Ma petite Entreprise & Fred de P. Jolivet - Le Coût de la Vie - Ceux qui Restent - La Permission de Minuit et bien évidemment Welcome & Toutes nos Envies de Philippe Lioret ou Quelques Heures de Printemps et aujoud'hui: "La Loi du Marché", toujours avec Stéphane Brizé. Film coup de poing que ces Messieurs nos Elus feraient bien d'aller voir, Film-Reportage presque clinique qui taille dans le vif, montre, ausculte, où les mots sont non seulement à Ecouter (verbe récurrent de ce film) mais surtout à Entendre & Comprendre. Thierry (V. Lindon) est en butte à la machine "Pole Emploi", aux camarades syndiqués de l'ex-boite qui les a tous jetés à la rue comme des merd... une succession de dialogues de sourd, de stages qui n'apportent qu'amertume et mésestime de soi, et bientôt pour faire bouillir la marmite - parer au plus pressé, un emploi bancal comme surveillant - agent de sécurité dans une grande surface. La vie de ce type est totalement passée au scanner par la caméra de Brizé, parfois un peu beaucoup avec quelques scènes qui à mon sens n'apportent rien de plus, mais le film est sans aucune concession et définitivement une photographie numérique de notre société, enfin celle des prolos, des chômeurs, des p'tits boulots qui ne mènent à rien qu'à survivre, la grande spirale de la Loi du Marché, de l'Offre et de la Demande.... étonnant document à mettre en parallèle avec "L'Exercice de l'État" de Pierre Schoeller diffusé hier. Lindon est encore Énorme, comme face à Hélène Vincent - Audrey Dana ou Emmanuelle Devos, sauf qu'ici ses partenaires se nomment adversité - désillusions & saloperies, même s'il reste droit dans ses bottes, intègre et toujours raccord avec ses convictions profondes, le seul arc-en-ciel de ce film difficile.

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    Le regard décentré, et les seins ballants Il fait tout noir dans son corps sage blanc L'amour découvre la nuit sur ses seins L'air tout ému, elle étire ses bras pleins Et montre un sein mou et impalpable Symbole cinglant de la mort inaltérable Les boutons des seins, fin régal des lèvres Se gorgeant de délices sucrés de fièvre Seins lourds puissants dandinés balancés Mille plaisirs pour un amour sein chronisé Le regard décentré, et les seins ballants Il fait tout noir dans son corps sage blanc.

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    Elle ne s’habille plus. Elle ne se maquille plus. Elle ne sort plus. Ses jambes ne la portent plus et son corps alourdi déborde de ses trop vieilles robes. Elle reste des journées entières sur la terrasse, trônant dans son fauteuil, comme une reine. Elle épluche des fruits et cisèle des légumes de ses belles mains blanches et fines. A l’ombre dansante des plantes exubérantes, elle règne en maîtresse sur sa maisonnée et aussi sur la rue en contrebas, qui descend voluptueusement vers la mer. Recluse dans ce petit port oublié du bout du monde, Maria fait des confitures et prépare des conserves. Qu’elle offrira à ses amis de passage, ou à des voisins en visite. Le soir, elle arrose le jardin, donne à boire aux chiens errants, et de la pâtée aux chats perdus. Quand viendra la nuit, et son parfum âcre d’ herbe mouillée, qu' enfin les enfants seront couchés, elle sortira du buffet son coffret en bois de rose, l’ouvrira sans précipitation, en songeant à Pandore, avec des gestes lents, presque liturgiques, et caressera les vieux papiers, un peu fanés, un peu froissés, les rares photographies, et aussi les lettres....les nombreuses lettres que lui écrivit autrefois son amoureux lointain. Dans lesquelles il lui disait, et à elle seule, combien il lui tardait de la voir, de la revoir, et sa hâte de la toucher, de la respirer, de la goûter tout entière. Alors, elle prendra une de ses plus belles brosses et longuement elle lissera ses cheveux « au cas où il viendrait la visiter en rêve... » La Chanson India Song http://youtu.be/6XWBMRBjKUA par Jeanne Moreau et une autre version blues. incredible .....(dans le style on a retrouvé Barbie !) http://youtu.be/2QC762sZbvI?list=RD2QC762sZbvI et un petit commentaire pour la route Ah ! voilà de quoi seront privées demain les gentes dames du temps présent et du cyber-amour ! comment retrouver ses brebis et son coffret si précieux et ses textos passion et ses sextos torrides dans le futur dédale du numérique de demain !!! ce ne sera plus si évident ni possible de relire son hot mail si tendre si hot, perdu ou effacé, une grande perte pour la nostalgie ! mais tout le monde sait désormais que la nostalgie....justement... n'est plus ce qu'elle était ! En attendant, et comme la patiente et exigeante Pénélope, tissons nos lendemains -et nos textos -pour qu'ils soient beaux ! PS merci à Edouardo Galeano auquel j'emprunte ici un peu, ....beaucoup...., passionnément !

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    Il est partout autour de moi. Dans mes mots, dans le souvenir de ma peau, dans le regard sur mes mains, dans l'émoi de mes chairs, dans mes songes, dans mes humeurs, dans mon armoire et dans mes chutes. Il me hante et déambule dans les couloirs de mes sentiments esseulés. Il règne en maître sur mes pensées et mes activités. Je le vois le jour comme la nuit. Eveillée comme endormie. Par tous les temps et tous les lieux. Il me chuchote des douces nuitées et je l'attends les paupières closes. Toutes les heures nocturnes ! Il me parle, me touche, parfois nu, parfois muet, parfois sombre, mais toujours bienveillant. Il me veille, et me protège de mes propres cauchemars. Il me prend par les épaules, par l'intensité de son regard, par sa bouche, par ses cuisses, par ses mots inventés, bien à lui, et chuchote à mon esprit sinueux : "Mais comment puis-je être assez fol' pour te laisser partir ?". Il me prend par la main ou par les yeux, et me réveille doucement. De sa vision, je suis hagarde, esbaudie, étourdie, ensuquée et pâteuse. Triste de l'illusion. Je me tourne et la place est vide. Toujours ce vide qui me creuse. Il me reste les pensées. Les mots se bousculent, en boucles, répétés, lancinants. Refrains à conserver. Des dialogues font la queue, des sensations à décrire, des lieux insolites, incongrus, des situations inconnues et libres. La cohue dans cet état semi conscient. Ne pas perdre. Se rappeler encore, pour le faire vivre toujours un peu plus. Je répète ma scène, et je scrute les moindres détails. Je consigne dans mes tiroirs l'essentiel de son amour nocturne en grappes d'émotions, bouquet sur mon poitrail. Et puis je laisse filer. J'abandonne, je baisse les armes sous le joug de mon obsession qui me rend littérairement folle ! Lui. Lui, mon fantasme, mon rêve, ma réalité éphémère, ma jouissance secrète, mon orgasme de chairs et de papier. Mon homme. Celui qui m'évidence. Ce Lui que je veux. Celui que je rêve. Ce Lui qui me touche du bout du dos, et me suffoque, parfois. Celui que je délit. Ce Lui qui me fuis. Mon génial honneur. Mon délicat taiseux. Mon carpe diem timide. Mon bienveillant fantôme. Mon fuyant gentleman. Mon galant amoureux. Je suis folle. Pour me soigner, et ne pas mourir de chagrin, je me rendors. Vite. Très très vite. Comme toujours. Et au réveil, le mien cette fois, seule, tout s'est évanoui. Je tire le draps et reste là à regarder le plafond. Je ne me tourne pas dans le lit. Je sais qu'il n'est pas là. Je cherche un peu les mots, mais ils se sont évaporés avec le lever du soleil. Je cherche un peu de chaleur mais ma coquille demeure vide de lui. Reste à sonder mon chagrin pour me rappeler que je l'aime tant et qu'il nous manque... Je m'étire et sens les picotements de mon intimité. Souvenirs de ses gestes imagés. Menus et rares. Précieux et déferlants. Regarder l'écran froid pour le retrouver et apprendre encore un peu, pour quelques heures, jours de sa patience... J'attends le soir... Je t'attendrais... Encore... Ce soir. ********** http://youtu.be/hGsN_qLNCos http://youtu.be/IpWcSEaEyR8 ********** Il joue avec mon coeur Il triche avec ma vie il dit des mots menteurs Mais moi je crois tout c'qu'i' m'dit Les chansons qu'il me chante Les rêves qu'il fait pour deux C'est comme les bonbons menthe Ça fait du bien quand il pleut J'me raconte des histoires En écoutant sa voix C'est pas vrai ces histoires mais moi j'y crois Mon mec à moi il me parle d'aventures Et quand elles brillent dans ses yeux J'pourrais y passer la nuit Il parle d'amour Comme il parle des voitures, Et moi je le suis où il veut Tell'ment je crois tout c'qu'i' m'dit Tell'ment je crois tout c'qu'i' m'dit Oh oui Mon mec à moi Sa façon d'être à moi Sans jamais dire je t'aime C'est rien qu'du cinéma Mais c'est du pareil au même Ce film en noir et blanc Qu'il m'a joué deux cents fois C'est Gabin et Morgan Enfin ça ressemble à tout ça J'm'raconte des histoires Des scénarios chinois C'est pas vrai ces histoires Mais moi j'y crois... ********** "Nul n'a vu le Paradis ni l'Enfer, ô mon coeur ! Nul ici qui de là-bas soit revenu, ô mon coeur ! Nos peurs, nos espoirs reposent sur... Sur seulement des mots, une chose au loin, c'est sûr ô mon coeur ! [...] Serveuse, que faire ? Mon coeur est en feu à cause de toi ! Je suis plus qu'ivre mort, c'est vrai ! à cause de toi ! Ils disent tous : "Il est ivre !" Mais ce n'est pas de vin, C'est de toi, jolie comme une tulipe, que j'ai pris tout ce vin [...] Tout homme qui eut une affection, une amitié, dans son coeur, Qu'il soit de ceux qui prient ou de ceux qui jamais en public ne prient, Tout homme dont le nom a été inscrit sur le livre de l'affection Est libéré de l'Enfer, n'a plus besoin du Paradis. [...] Combien de temps resterons-nous esclaves Dans la prison de la raison quotidienne ? Qu'importe si nous sommes venus pour cent ans ou pour un jour ? Avant de devenir pots de vin chez le potier, verse le vin dans le verre." -Rubayat- Omar Khayam **********

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    Ecoute ma prière Mon évidence de tous les diables La ville est un drôle d'endroit selon Lou, quelque chose comme un cirque comme un drôle d'égout Le diable au cœur mon âme de démone voit ta liberté sombrer sur le fumier de la ville Je kiffe tes cheveux rat mon kéké rockeux Ecoute ma prière Mon évidence de tous les diables Tu aimes le noir You are a morbid person selon Johnny, Offrons-nous à-corps-que-veux-tu béqués et miaous magiques Nos deux bouches l'une sur l'autre deux langues ourlées de désir épais et simple Ecoute ma prière Mon évidence de tous les diables Les gens aiment voir souffrir leurs héros selon David, Les veines en vrac sur la vague blanche je te regarde mourir sur la plaine d'une solitude hémorragique My mister héroïno-man Ecoute ma prière Mon évidence de tous les diables Tu es ma prière.

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    Debout, Face-à-face, surfaces, avance, recule, balance, arrête, Elans, tourbillonne, ralentit, repousse, retient, tire, attache, Griffe, mord, lèche, serre, étreint, enlace, percute, cherche, Rejoint, pénètre, accélère, perdure, augmente, essouffle, tamise, Brumise, susurre, sors, chatouille, rit, cri, goûte, tapote, choque, Rencontre, plaque, lie, durcit, frotte, torses, sexe, sel, suce, Déshabille, dénude, affronte, remonte, glisse, main, cheveux, Tête, rejette, retourne, sens, sent, parcours, pince, salit, étreins Essaie, envie, abandonne, refoule, approches, lèvres, brandit, Rythme, sang, intervient, effleure, grandit, enfle, palpe, mouille, Attend, palpite, encore, reprends, resserre, plus fort, tremble, stoppe, Transpire, sueurs, corps, minutes, odeurs, enivre, déguste, taquine, Langues, doigts, chaleur, tensions, raidir, partir, suffoquer, ventre, Contrôler, lâcher, brouillard, lumière, tambours, parcours, seins, Ruisselle, caresse, perle, désirs, râles, embrase, embrasse, dessus, Eloigne, roule, pieds, cuisses, attendre, pulpe, creux, reins, redresse, Souffre, pleure, dos, défie, comprends, fais, secret, silence, soupire, T'entendre, oreille, mordiller, chuchoter, souris, fond, plaisir, agonie... jouis. Aime En tension sur ta peau Morte au combat. **************** Scotch & Sofa feat.Ours "Ça se" http://youtu.be/bRmgLhRSIVs Peau - Litanie http://youtu.be/MYXVscdUexo Peau - première mue http://www.deezer.com/album/6555888 **************** Soirée en tension, musicale et de corps Comme l'amour que je préfère de toutes les formes C'est le combat, la retenue, la transe, une jouissance Qui Reste dans mes souvenirs de peau et fantasmes de fièvre.

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    C'est le black blues du soir qui s'interpose et me voilà nostalgique du temps où j'étais autre chose, où toute petite je ressemblais à une princesse, à une fée, à une créature surnaturelle créée pour l'amour. La logique semble prétendre que je suis envoûtée par le désir d'aimer. Dites-moi donc que l'amour ne repose pas sur la démence. J'ai toujours contemplé ma vie à travers le rideau délirant de mes rêveries. J'observe mes illusions comme mon propre reflet dans le miroir. Le rêve borde ma vie telle une délicate dentelle de poésie. Il pousse une porte pour m'ouvrir à une réalité inexplorée qui ressemblerait à un voyage. La couleur de mon âme a changé, se rapprochant du délire, elle ressemble désormais au rouge de l'extase. De lui... je ne sais pas grand chose et peu importe à vrai dire. Si je ne le vois pas, je l'imagine. Si je ne le touche pas, je l'invente. Il doit resplendir de loin et rester inaccessible. En exagérant ses qualités, en lui attribuant une image aux proportions inusitées, il devient cette perfection impossible à toucher. Rien n'est plus éminent que l'impossible et n'en déplaise au commun, je sais bien que l'impossibilité n'est disponible que pour celui qui sait toujours rêver... Or rêver c'est être infidèle et l'être sans remords en oubliant les amants avec cet inconnu. Dans l'absolu, j'aimerais faire de ce rêve impalpable comme la lumière et impossible à toucher, une lanterne me permettant de marcher toujours plus loin, vers ma propre réalisation. Mais lui, je le sais bien, demeure un but trompeur et sous le feu ardent du désir et du rêve, ce sujet de poursuite n'est qu'un fantôme éblouissant qui me renvoie toujours à ma triste disgrâce. De ce songe aussi merveilleux soit-il, nul ne saurait naître et de cet impossible idéal, je n'ai su faire qu'un tombeau. Il arrive toujours ce moment où le voyage s'arrête. A quoi je ressemble désormais ? A quoi ressemble cette fonctionnaire ordinaire rentrée dans le rang ? Moi qui ai le mal de mer sur la vague des chiffres qui s'amoncellent sur mon écran désignant des contribuables que je dissèque au scalpel, moi qui n'ai jamais su faire du mal... De quoi j'ai l'air ? De presque rien. J'ai le blues du noir qui m'indispose. Je me souviens quand j'étais encore autre chose. Rendez-moi mon apothéose du temps où mon coeur était profond, serein et voué à l'envie d'aimer tout entier. J'ai laissé cette considération à la passion : il n'est pas bon d'en avoir envie. Je dois tenir le coup tout en étant certaine que ça n'est pas par vanité. Mon cœur est sur le point d'éclater hors de ses points de suture. Vos tics nerveux peuvent ne jamais entendre mes tocs passionnels et ça n'a pas d'importance... Tout ce que je veux c'est quelqu'un qui m'aime comme je le fais. J'ai tant rêvé, j'ai tant rêvé que je ne suis plus la même. En ma pensée illimitée j'ai longtemps porté avec moi l'immensité, l'amour et l'indicible espoir qui me dit tout bas : « Le plus beau voyage c'est celui qu'on n'a pas encore fait » (de Loick Peyron). Mon blues est aussi noir que la nuit.

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    Je suis une grande rêveuse. Je suis dans la lune. Je roule au diesel, le tout sans voiture, sans permis, et la vitesse n'est pas ce qui me caractérise. Mes rêves sont insensés, colorés, de petite fille, romantiques, maladroits. Ils sont moi, comme je suis, qui je suis, telle que tu me vois. Ils m'ont permis de tenir cette vie pas toujours facile. Ils m'ont permis de croire qu'un jour je serais heureuse, qu'un jour je rencontrerais l'homme de ma vie. Oui je l'ai dit, j'ai fait des rêves de petite fille naïve. Et alors ? Je les aime mes rêves. Encore et toujours. Certains s'étiolent, disparaissent, ou reviennent transformés. Toujours je les laisse vivre leur vie, et si je les arrête c'est pour les écrire, arrêter le temps. Ils ne se réalisent jamais ou presque, et le deuil que je dois m'en faire, me demande de gros efforts. Mais je garde espoir, toujours tout au fond de moi, qu'ils vivent un jour. Je vais t'en livrer un de mes rêves. Il est simple, un peu niais, commun, et sans saveur. Mais moi, il me rassure. Il me reconnecte et me rappelle que je suis un animal qui a besoin de naturel, de paix et de m'enraciner, et que c'est ce qui m'apaise le plus. Je rêve d'une maison. Ma maison. Une maison, à mon échelle. Une maison qui me ressemblerait. Une maison dans laquelle, j'aimerais vivre toutes mes émotions. Toutes mes vies. Toutes mes passions. Tout mon amour. Tout mon temps. Une maison dans laquelle mes amis aimeraient s'y réfugier, rire, me retrouver, me raconter, se poser et qu'ils n'aimeraient pas quitter ou alors seulement avec l'envie poignante d'être déjà de retour. Une maison qu'un homme, qui m'aimerait, aurait plaisir à améliorer ou réparer, juste pour le plaisir, juste pour moi, pour m'émouvoir, pour embellir ma vie, me voir sourire, simplement pour marquer le temps passé ensemble, là. Juste pour rien, ou pour tout. Juste pour y vivre ou y mourir. Je rêve d'une maison. Ma maison. Une maison qui contiendrait du bois, parce qu'il sonne, qu'il me réchauffe, qu'il chante parfois et qu'il est tendre aussi. Une maison faite de pierres, parce qu'elles ont de la mémoire, froides en été, et isolantes en hiver, parce que cette maison aurait, comme elles, une âme solide et simple, à l'épreuve du temps. Une maison qui aurait dans sa cuisine une ouverture que j'aime, un oeil de boeuf, par lequel je jetterais un regard de temps en temps pour mieux me sentir heureuse quand je l'apercevrais. Une toute petite lucarne sur la vie extérieure. Une maison qui aurait des volets en bois, bleus, soignés de temps en temps, en pestant que c'est épuisant, et qui fermeraient sur une chambre d'amour, le buste penché par la fenêtre, et sur la pointe des pieds. Une maison qui verrait ses pièces inondées par la splendide et émouvante lumière du soleil du matin. Une maison avec du fer forgé, de plain-pied et dont l'entrée donnerait sur une courette emplie de plantes et pots de fleurs en vrac aux odeurs plus ennivrantes et aux couleurs plus chatoyantes les unes que les autres. Je rêve d'une maison. Ma maison. Une maison avec une cheminée, pour lire ou écouter de jolies histoires, dont le nom de l'auteur me serait inconnu et dont pourtant je choierais les nuits, pour se réchauffer, se reposer, rêver ou s'apaiser en le regardant, à s'endormir. Une maison dont les pièces seraient à dimension humaine, chaleureuse, avec du mobilier qui raconte les cultures, les ancêtres, et des anecdotes pour les enfants. Une maison dont la pièce d'eau comporterait une baignoire aux pieds en fer forgé, un drap de bain chauffé pour se couvrir de douceur, un bouquet d'anémones sur le rebord de la vasque et des pots, plein de pots, des textures, des essences, des boites à trésors. Les murs seraient orange, ce jaune orangé, façon Van Gogh. Une maison dont la chambre à coucher serait un temple, celui des rêves, de l'apaisement, de l'abandon, des morts heureuses. Une alcôve. Un soupir de douceur.Une maison qui pourrait accueillir les voyageurs avec de simples matelas, des couvertures chaudes, des vieux draps épais, des oreillers lourds. De toute heure et avec plaisir. Une malle dans un coin pour accueillir ce fourbis. Une maison avec un grenier qui sentirait, avec des ptites bébêtes, des bruits bizarres, des lianes d'aux, des malles de costumes pour rire et se déguiser, des vinyles, des journaux, des souvenirs, des objets poussiéreux, du bazar pour y rêvasser des heures. Une maison avec une jolie cave, pour les vins, les jus de fruits, les ptites bébêtes encore, pour trouver un peu de fraîcheur en été. Je rêve d'une maison. Ma maison. Une maison dont on poserait sur la table du pain, du vin, un morceau de tourbe irlandaise, des graines, des noix, un bout de tissu blanc, un couteau, mon carnet, les dernières lectures, la lettre d'un ami ou des mots d'amour, inutiles, pour le plaisir, des miettes de pain, des miettes de joie, des miettes de vie, des fruits, des fleurs encore, des jeux. Elle serait robuste, simple et brute. On pourrait la blesser en y plantant une lame, sans avoir à s'en émouvoir. Vivre un peu rustiquement dans le raffinement des sensations et des émotions, et non du paraître et posséder. Du vrai, toujours. Cette table, elle accueillerait les voyageurs, encore, les amis, musiciens, parfois saouls, bruyants, chantants, dansants, trinquants, vivants et maudissants nos semblables, quelques amis poètes, lecteurs à la lumière d'une bougie, des confessions, des secrets, des voisins, des goûters d'enfant, de la famille, et des rires, tous les rires, encore et encore, et ils résonneraient dans les murs, et rebondiraient sur nos mémoires ! De la vie, autour de cette table, toujours, par tous les temps, tous les jours, tous les âges. Et pour s'y rassembler, un ou deux bancs, des tabourets trois pieds, peut-être une chaise ou deux. Que des assises que l'on aimerait pour toutes les activités de cette table, confortables et mobiles. On y tiendrait à beaucoup comme en tête à tête, toujours à une étendue de bras l'un de l'autre... Se toucher la main, par simple envie de voir un regard, un sourire, son regard, son sourire. Une table en bois brut et blond. Ma table. Celle que j'aimerais quitter en lui prenant la main, avec le sourire des gens fatigués mais heureux, et de le traîner vers un endroit d'amour, sous le regard amusé, complice des convives, et de nos rires gênés d'enfants coupables de bonheur, enfin. Je rêve d'une maison. Ma maison. Elle n'existe que dans mes rêves et ce sera sûrement toujours ainsi. Mais elle est jolie. Je m'y sens bien. Je pourrais continuer à la décrire, mais je ne le ferais pas. Parce que si un jour, elle venait à exister, j'aimerais qu'il reste des choses à inventer, à rêver, à écrire, à partager. Je rêve, parce j'ai besoin de protection, de simplicité, d'humilité, de naturel, de douceur, d'apaisement, de vivre des jours heureux, et qui me ressemblent, peut-être. Et puisque je fais ce que je veux de mon rêve, alors je rêve d'une maison. Ma maison. Une maison dans laquelle tu serais le bienvenue, toi, et tous tes rêves à toi, aussi, et qui ne serait plus Ma maison, mais un espace de liberté à s'inventer, nous construire. Et toi, elle ressemble à quoi la maison de tes rêves ? ------------------ http://youtu.be/skkJqE2pN74 ------------------

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    Espèce de compte-minutes ! Voici ce qu’il est devenu. Un amas de temps. Du temps et du temps. Du temps neuf. Neuf. Neuf temps. Neuf ans. Un amas de chair aussi. Tout est cher. Même le temps. Au temps pour lui. Au temps pour elle. C’était d’abord le matou. C’était lui et personne d’autre. Lui qui choisit. Lui qui évalue. Lui qui jugeotte. Matoucompatible ou rien. Le canapé fait foi. Dans le dédale des pudeurs. Dans le labyrinthe des éreintés sentimentaux. Dans le kaléidoscope des désirs. Dans la mosaïque des frissons. Dans le miroir des sourires. Au fond de la nuit. Au fond de la région. Aux confins de la province. Dans une demeure improbable. Aux froideurs de décembre. La chaleur de la main. La chaleur du château. La chaleur de la sieste. La chaleur du banc. Des canards, des arbres, du fleuve. Et le petit canard jaune. Preuve irréfutable de l’antériorité. Petit canard jaune durement catalogué. Enfermé depuis si longtemps dans sa sphère de plastique. Prison synonyme de liberté. Le lien qui affranchit. Il a été pris de court. À court de réflexion. Il poursuivait sa réflexion. L’action est venue le gifler en plein oreiller. Il y avait songé avec Ingres. Un roi populaire, encore aujourd’hui. À quatre pattes jouant comme les Kennedy. Étrange sensation de la certitude. De la certitude et de la sérénité. Candeur d’un horizon trouvé. Candeur d’une mer calme, plate. Sans tempête, sans vent, sans aspérité. Les vagues ne sont plus que les reflets du soleil et de la lune. Continue, petit canard. Continue, candide matou. Continue, mince canapé. L’aventure est au bout du canapé. Elle a démarré comme elle ne finira pas. Sans tambour ni trompette. Sans fleur ni couronne. Merci à l’oui neuf.

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  • 05/31/15--04:02: Un jour qui par Cypou
  • Un jour qui Un jour qui prend un autre sens. Un jour qui avant était comme les autres. Un jour qui, même pour toi, n’avait guère d’importance. Un jour qui me ramène à la réalité. Un jour ou le soleil pleure des larmes d’amour. Un jour ou je voudrai pouvoir te téléphoner. Un jour ou plus qu’hier je pense à toi. Un jour qui surement chaque année va sonner glas. Un jour ou je me rappellerai qui tu étais. Un jour ou je me rappellerai que la vie nous fait donner de l’importance au jour. Un jour ou plus que l’existence c’est l’essentiel qui devient moteur de vie. Ce jour où tu es partie. Ce jour aujourd’hui de fête Ce jour pour toi …..maman. Cypou le 31/05/2015 http://www.youtube.com/watch?v=_hICPRWLVQg

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    Y'a des soirs où les frustrations sont plus grandes que d'autres. Plus ou moins pénibles à vivre. C'est étonnant alors que j'ai passé une douce soirée avec mes Ptites copines virtuelles, justement. Peut-être que ça a joué un rôle de révélateur, pour la photographie de mon labo noir et blanc. Ce soir, particulièrement, une bulle me saute à la gueule. Oui je suis vulgaire. Je n'ai pas envie de mots sages. Parce que je me bats avec ces démons, et que j'essaie de les faire taire. C'est un combat violent, je ne prends pas de gants. Je n'en ai pas envie parce que l'entendement le tolèrera. Ce soir, tu vois, y'a un truc qui m'a gêné, plus que jamais. Même comme jamais. Ce soir, alors que tout est établi, bien rôdé, huilé, su, connu, reconnu, attendu, dégusté salé sucré, bordé, consolé et autres, j'aurais aimé l'entendre. Oui l'entendre. Sa voix. Son souffle. Son rire. J'aurais aimé l'entendre ce rire, me raconter une bêtise, une anecdote de boulot, me parler de bonbons, de voyages, de rien, de ses découvertes, des paysages qu'il voit, de l'absurdité du monde, de lui, ou de moi. Oui j'aurais aimé entendre son souffle au creux de mon oreille. Que ses mots pour une fois m'effleurent dans ce pavillon. Et moi je n'aurais rien compris de ce qu'il m'aurait raconté, juste pour le plaisir de le faire répéter. L'entendre. L'agacer. Aller le chercher dans ses recoins pour le taquiner et le rattraper sur le bout de mes lèvres et l'explosion de mes sentiments. Et rire ! Et tu vois, jusque là, ce putain de silence ne me gênait pas, ou pas trop. Il m'amusait. Et même que j'l'aimais bien notre petit silence d'amour. En tout cas, en dehors des moments où il est temps de se séparer. Parce que là, je nous déteste au plus haut point. Je ne nous pardonne pas encore, ce manquement envers nous. Mais ce soir, surtout, alors qu'on me chuchote dans des tubes et nos ondes de couleurs différentes, toutes nos détresses et nos problématiques, je suis seule avec ce besoin. Et je trouve ça dur. Cette terrible frustration. Je sais bien que ça se gère en se concentrant, en respirant tout ça... mais en ai-je envie ? Moi, là ce soir, j'aurais eu envie, plutôt, qu'il m'appelle, enfin et de lui dire ô combien il est important pour moi, et que de toute façon, il occupe mes pensées nuits et jours, à sa façon, alors l'entendre ne serait qu'un autre véhicule pour se le dire. J'aurais fait volé en éclats tous les miroirs sans teints. En riant aux éclats. J'aurais peint nos visages de toutes les couleurs de la honte, de l'envie et la joie de pouvoir dire : "Nous ne sommes que des gosses, qu'est-ce qu'on a bien ri ! Tu te rappelles ? C'était fou ! C'était trop fou ! Nous sommes fous ! Et on aime ça, encore !" Et d'ajouter en chuchotant : "Mais maintenant, j'ai besoin de toi. Ne me laisse plus seule de nous. Je ne veux pas que tu me fasses souffrir, et je ne veux pas que tu souffres non plus. Nous avons franchi le seuil du tolérable. Percute-moi et prends soin de nous. Mets au creux de moi, tes secrets, et ceux que nous avons en commun. Tu as déjà les miens, car je suis moi, et que tu me complètes. Restons des gosses pour les autres, brisons les codes, les chaînes. Ne soyons jamais là où on nous attends.". J'ai envie qu'il nous invite, nous invente, nous devance, nous vive. Pis tiens tu vois, d'autres trucs que je pensais un peu plus tôt dans la journée... Quand je songe à cette, notre histoire, je souris. Dans la rue. N'importe quand. Avec n'importe qui. Je souris au milieu d'une phrase que je n'ai pas écouté, pas comprise. Béatement, je souris. Et je me sens heureuse de vivre tout ça, mon histoire d'amour. C'est tellement fou. J'aime tellement ma vie depuis que je suis rentrée dans la sienne... Et puis un autre truc aussi. Je pensais que c'est la première fois que je ressens de la fierté de cette manière. Fierté pour lui. Fierté pour moi. Fière de notre joli nous. Alors que... Il n'y a pas vraiment de raison. Il n'a rien promis. Moi non plus. Il n'a même rien dit. Et moi non plus. Il est lui, juste lui, génial, insaisissable et silencieux. Et moi, je suis si fière de ce qu'il est. Qui il est. De celui que j'ai rencontré, que j'ai découvert, celui qui se cache, qui se ramifie, celui qui me voyeurise, et me distance vitale. De sa manière de m'aimer, de me couver, de faire attention à mes petits détails envahissants, mes rêves, mes peurs, mes tics, mes tocs, mon dégoût de moi, et tout le reste... De ce qu'il m'autorise à le dépeindre, le raconter, le valser, le bousculer, l'envahir, le juxtaposer en mouvements, et aligné, à sa droite ou à sa gauche, toujours dans sa main fiable et rassurante. Et je me sens fière et plus forte à côté de lui, homme, et moi femme sous son aile, sa protection, nos sentiments si bien mis à l'abri. Faire partie de son tableau me rend fière oui. Grandie et sereine que nous ayons réussi à nous apprivoiser et cela me fait tout à fait étrange, que nos amis m'associent aujourd'hui naturellement à lui et inversement. Ca me fait peur, parce que j'ai si peur qu'il fuit de cela. Mais nous n'avons rien fait pour que cela arrive. Nous transpirons juste de notre histoire, et nos sueurs emmêlées ruissellent contre le halo qui nous enveloppe. Pas qu'ils le voient. Juste ils le ressentent comme un visage ami. Ce silence ne protège plus nos corps et leurs élans, leur chimie et les visages heureux, en dépit de nous. Je voudrais vivre une vie normale dans toutes nos singularités, et nos différences. Ce soir, j'aurais voulu l'entendre. Banalement. Enfin. Simplement. Comme tout le monde le fait. Comme si ça avait toujours été le cas. Sans se justifier, ou alors faire comme si c'était étonnant cet acte que nous n'avons jamais fait ! Glisser d'un silence vidé, essoré de toute consistance, à ces mots si plein de sens, de tout, de nos constructions, de notre lien, à nous. Faire le joint entre les deux états. Et nous parler d'autre chose en toute évidence, parce que c'est comme ça, parce qu'on le veuille ou non, tout est là, on en est là. Parce que je le reconnais entre tous, aux premiers rythmes, parce qu'il me ressent aux premiers pas de la porte. Parce que je le retrouve au milieu de tous au premier regard, parce qu'il me patiente au milieu de tous, de tous mes retards. Ce silence, il ne s'agit pas qu'il engloutisse tous ces mois, comme si tout était à réécrire, non, juste qu'il s'efface, se taise, se mette en sourdine, un peu, se fasse discret, son propre silence, et trouve ses limites. Silence en bouclier contre les autres, mais pas en arme contre nous. Nouvelles frontières à redessiner. Nous ne saurions nous en passer, de toute façon, parce qu'il est Lui et que je suis Moi. Il ne peut pas disparaître, nous musicalons, et il nous est essentiel. Notre respiration, ce qui nous rassure, ce qui nous prouve que nous nous comprenons, nous nous ressentons, encore un peu. De la complicité incompréhensible et hermétique pour le reste du monde. Notre bulle. Mais... Maintenir ce silence présentement infranchissable, c'est nier ce lien absolument fascinant qui nous unit au creux de cette histoire merveilleuse, que nous avons composé pour un quatre mains, deux coeurs, et nos dizaines de travers. Partager des passions ne méritent pas qu'on se perde individuellement, s'étouffe à deux et se meurt tous ensemble. Je refuse que mon amour, avec un grand A soit associé à une relation devenant malsaine, quand elle est... elle est, au contraire, la plus jolie de toutes les histoires d'amour que l'on pourrait vous raconter. ************************ http://youtu.be/6nL3M77v3zY http://youtu.be/G6e7KR0SU0s ************************

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    Ne t’en fais pas, le temps ne fait rien à l’affaire si tenté qu’il y ait une affaire. C’est comme une rage de dent, une morsure de susceptibilité qui déploierait son vaccin pour inoculer une paix universelle, cette rage dedans qui gronde submergera l’idéologie des dinosaures qui ne cessent de se renouveler et qui veulent faire perdurer leur ordre établi. Plus fort que le tyrannosaure l’envie de vie dans un monde de libellules légères comme la plume qui égratigne la virginité de notre conscience, nous attire pour défendre la subtilité de l’aisance essentielle de notre existence et pour continuer d’écrire notre histoire afin de libérer la liberté restée à fond de cale dans l’arche de Noé. En tous sens, pourquoi la vie devrait-elle avoir un sens ? Le bonheur est-il une faim en soie qui dévoilerait le ruban de notre appétence à trouver une fin à toutes choses qui n’ont cessé de commencer et attendrait le happy end. Le parfum du bonheur est une pensée chimérique au goût de violette qui s’enliane dans les maillons de la grande chaîne de la vie. La valse du temps encensée par d’insensés parchemins oniriques révélant notre peur de l’ignorance, portée à faux par des exploitants divinatoires encrant à jamais notre soif de connaissance dans les contes de calculateurs qui mal y pensent dans une bienséance qui suit des voix impénétrables pour fin de non-recevoir. Après tant de déluges et de fins du monde, notre petite planète bleue sans peur résiste à la soif dévastatrice de l’humanité qui crève de faim sous couverture d'opulences hégémoniques. Bien après que Gaia se sera envoyée en l’air avec le Râ rédempteur, se perpétuera dans l’espace la rémanence d’un écho d’une bizarrerie en quête de reconnaissance et de terre promise. Lcm

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    La biographie d’un aveugle intitulée « Le voyant », l’autobiographie de ce même aveugle intitulée « Et la lumière fut », il y a de quoi déconcerter… Mais tout échappe à l’ordinaire lorsqu’il s’agit de Jacques Lusseyran, non voyant, chef de réseau de résistance à dix-sept ans et rescapé de l’enfer de Buchenwald à vingt et un ans. L’histoire commence dans une salle de classe où sonne l’heure de la récréation. Tous les enfants se précipitent et dans la bousculade la tête du jeune Jacques heurte violemment un pupitre. Il a huit ans et il vient de perdre définitivement la vue. Ni pour lui, ni pour ses parents, il n’est question de se laisser abattre. Jacques accepte d’emblée sa cécité dont il dit qu’elle n’est pas une entrée dans les ténèbres mais au contraire dans un bain de lumière. « On niait les yeux de mon corps, d’autres yeux s’ouvriraient en moi, je le savais, je le voulais » écrit celui qui désormais verra avec « les yeux de l’âme ». Ses parents font tout pour que sa vie reste normale, ils lui font apprendre le braille en accéléré et cinq mois après l’accident il est de retour dans sa classe. A dater de ce jour et sans assistance particulière, il sera le plus brillant à l’école et aussi le plus populaire, celui que tous recherchent pour le mêler à leurs jeux. A dix ans il entre en sixième équipé d’une petite machine Mauler à écrire le braille. A seize ans, alors qu’il se félicite d’avoir en lui un troisième œil « qui voit plus profond et plus loin que les yeux ordinaires », il entend l’appel du 18 juin du général De Gaulle et décide aussitôt d’y répondre. Il lui faudra moins d’un an pour tenir chez lui sa première réunion clandestine et créer les « Volontaires de la liberté ». Quand on songe au courage qu’il fallait pour se lancer dans la résistance avec deux yeux… Lusseyran n’a pas son pareil pour juger les hommes car tous ses sens sont aiguisés et il sait interpréter une intonation, une poignée de main. Il recrute avec discernement parmi tous ceux qui s’offrent, en un an le groupe passe de cinquante à deux cent cinquante membres. Pour pallier sa cécité il a développé anormalement sa mémoire, ce qui lui permet de retenir jusqu’à mille identités sans qu’aucune trace écrite mette en danger les intéressés. L’activité principale du groupe est la confection et la diffusion d’un bulletin intitulé « Le Tigre » en hommage à Clémenceau. Début 1943 les Volontaires de la Liberté sont six cents, ils choisissent de rejoindre un réseau plus important, Défense de la France. Depuis un an Lusseyran s’occupe à temps plein de la résistance car le gouvernement de Vichy a interdit par décret la participation des invalides au concours de l’Ecole Normale Supérieure. Il avait obtenu une dérogation mais en plein examen on est venu l’empêcher de continuer les épreuves. Il devient responsable national du journal « Défense de la France » qui sera tiré jusqu’à 450 000 exemplaires et diffusé clandestinement dans tout le pays. Le 20 juillet 1943 il est arrêté par la police allemande et incarcéré à Fresnes. En janvier de l’année suivante il est déporté à Buchenwald où il reçoit le matricule 41978. En tant qu’aveugle, il est dispensé de travail et affecté au block des invalides où les rations alimentaires sont divisées par deux. Malgré le froid, la faim, la maladie, il tient bon. Dès qu’il le peut, il reprend son travail d’information et de contre-propagande. Il est celui qui parcourt inlassablement le camp pour répandre les nouvelles de la progression des alliés. Les Allemands, qui doivent fuir, donnent aux prisonniers le choix de partir ou de rester au camp. Clairvoyant jusqu’au bout, Lusseyran choisit de rester et essaie de convaincre tous ceux qu’il croise de le faire. Sur 100 000 détenus, 80 000 partent, ils seront mitraillés en route et seuls dix survivront. Par contre les 20 000 hommes restés au camp seront sauvés de l’extermination par une intervention rapide des Américains. Il y avait 2000 personnes dans le train qui amena Lusseyran de Compiègne à Buchenwald, grâce à sa force morale exceptionnelle et malgré son handicap, il fait partie des trente rescapés du convoi. Voilà, je ne vais pas vous raconter le reste de sa vie, juste vous dire qu’il s’est marié trois fois et a mené une belle carrière d’enseignant en littérature en France et à l’étranger avant de décéder à quarante-sept ans dans un accident de la route. La lecture des deux livres m’ayant passionnée je suis reconnaissante à Jérôme Garcin d’avoir mis en lumière ce héros qui n’est pas suffisamment connu en France alors que ses textes figurent dans les manuels scolaires en Allemagne et que son livre « Et la lumière fut » est sans cesse réédité aux Etats-unis sous le titre « And there was light, the extraordinary memoir of a blind hero of the french resistance ». « Le voyant » de Jérôme Garcin est sorti chez Gallimard en février 2015. « Et la lumière fut » de Jacques Lusseyran est disponible en édition de poche aux éditions du Félin.

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    Il n’y a pas à dire, les Américains, ils sont toujours cool. Ce n’est pas parce que t’es le chef du pays le plus puissant du monde que tu n’es pas un rigolo et que tu ne te marres pas avec les autres devant le distributeur à café. Voici, il y a une vingtaine de jours, un communiqué de la Maison Blanche : « President Barack Obama tweets his very first tweet from his new @POTUS account from the Resolute Desk in the Oval Office, May 18, 2015 ». Tu te dis : mais Obama, il n’avait pas déjà un compte twitter ? lui qui a fait une campagne très moderne, misant sur le buzz et l’écho viral d’internet pour se faire élire la première fois. Oui, effectivement, il avait déjà plusieurs millions de "suiveurs" pour son compte personnel. Mais le 18 mai 2015, Obama a ouvert un autre compte twitter, pris d’assaut puisqu’en une seule journée, il s’est déjà pris un million de "suiveurs". Comment s’appelle ce nouveau compte ? POTUS. Cela fait pote mais ça ne veut rien dire en anglais. POTUS, ça veut juste dire Président Of The United States. Alors, Barack s’est lancé dans l’eau, tu penses bien. Il a lâché son premier tweet, comme l’indiquait le communiqué de presse, sans s’empêcher de balancer une petite blagounette. « Salut Twitter, c’est Barack. Après six ans, ils me donnent enfin mon propre compte ! » Supercool ! Du coup, il y en a plein qui lui répondent. Par exemple, un copain, Bill. Lui aussi était cool. Il faisait le job il y a quelques temps. « Bienvenue sur @Twitter, @POTUS ! » C’est super, un accueil si chaleureux. Cool et chaleureux, remarque, ça ne va pas ensemble, à moins d’aimer les chauds et froids. Et Clinton de lui demander si le compte utilisateur était attaché à la fonction. Barack lui répond alors tout de go : « Bonne question. Connais-tu quelqu’un qui serait intéressé par @FLOTUS ? » FLOTUS ? Ben, First Lady Of The United States. Et devine qui serait FLOTUS si Hillary était élue, hmm ? Pas très lady, certes, mais FLOTUS quand même. Daniel Schneidermann, qui suivait avec attention ce dialogue mondial essentiel, s’est amusé dans sa chronique du 20 mai 2015 à conclure sur Hillary elle-même qui, au même moment, reconnaissait qu’elle avait foiré en votant la guerre en Irak en 2003 (comme sénatrice). Mais elle n’a pas su sortir de plaisanterie à moins de cent quarante caractères. Pas rigolote, la mémère : « Ces filles, il faut toujours que ça casse l’ambiance », conclut l’éditorialiste le sourire en coin, macho au second degré.

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    C'était un jour de Printemps mûr. En chemise de nuit de coton léger. La mienne avait des petites cerises jusque sous mes genoux et la tienne en broderie anglaise avec un petit noeud rouge insolant à l'encolure. Un gilet tricoté, chacune, mal fermé. Tes cheveux courts, frisés en bataille, et mes cheveux longs ondulés d'une natte échappés. C'était au petit matin mûr. La rosée n'avait pas disparu. Ce jour là nous avions échappé à la surveillance parentale. Référents pas tellement inquiets, par l'assurance d'un enfermement plutôt certain dans ce terrain clos. Une prison pour enfants sauvages à ciel ouvert. Je t'avais dit : "Viens, on va faire de la balançoire !". Tu avais percé le silence de ton rire joyeux, et en sautillant nous avions disparu. Longeant ce petit muret bordé d'herbes aromatiques et de clochettes odorantes de muguets. Grand huit autour des deux bouleaux de la première cours. Course poursuite, ventres à terre, gênées par les vêtements de nuit. A celle qui ouvrira la porte battante, façon saloon, nous menant dans le second jardin. Celui de tous nos jeux, de tous nos rires, de nos meilleurs souvenirs. Il fait beau dans nos vies d'enfants, au son de notre innocence du mois de mai, aussi blanc que l'éphémère brin de muguet. Petite butée de terre, les pas sont plus pénibles. Mais nous sautillons toujours. Tu passes sous le linge humide de la nuit et tu tends les bras pour le toucher. Joie pétillante. Je m'éloigne de toi, et je me cache entre les branches du saule pleureur. J'attends. Mais tu me connais, et tu me rejoins. A l'abri de tout, nous inspectons son tronc. Fragilisé de quelques tempêtes. Inquiètes de ses lacérations provoquées par l'étai. La cuve à gaz derrière notre rideau vert, nous fascine et nous tient à distance. Les fruits rouges ne sont pas encore là, mais je guette déjà les grappes de groseilles translucides. Pour dans de nombreux demains. Les poules du voisin caquettent. La vie coule lentement en ce matin de Printemps mûr et rien n'est pénible. Je te défie d'un : "C'est moi la prem's !", et je m'élance me frayant un chemin parmi ces bras de feuilles vertes claires. Tu me coures après en pleurnichant que ce n'est pas juste. Non ce n'est pas juste, je suis plus grande, et j'initie nos jeux, souvent. Mais nous ne sommes que des enfants, et nous nous amusons. Je te laisse finalement la place, et j'entame ton balancement. Puis je fais moi, des acrobaties sur la barre de la balançoire orange. Cochon pendu, roulade, plantade, rigolade. Le ciel de ce lever du jour est encore très clair. Me vient une idée, l'envie soudaine de te faire une blague. De te tester. De faire du théâtre. J'ai 7 ans, je ne sais pas ce que la mort veut dire, elle m'appelle et me fascine. Et toi, tu n'as que 4 ans, et tu as l'âge des cauchemars qui font hurler les entrailles de la nuit. Je réfléchis. Tu te balances. Je ris intérieurement. La première abeille du matin me frôle. L'herbe est verte. Je m'effondre sur le sol, sous tes yeux. Je te fais juste une blague. Je ressemble à ces personnages de film qui se sont jetés dans le vide. Etendue dans l'herbe humide et froide, jambes en vrac, chemise de nuit remontée sans ordre, un bras vers la tête, un autre derrière dans mon dos, ventre contre terre, et visage 1/4 contre le sol. Je garde les yeux ouverts. Je ralentis ma respiration. J'attends que tu me vois et que peut-être tu réagisses. Je suis excitée de savoir ce qu'il va se passer. J'ai hâte de sauter tel un zébulon et de rire aux éclats de cette petite blague, j'en ai très envie déjà, mais je me retiens. J'attends. Mais rien. Le grincement de la balançoire cesse. Le silence. Tu me regardes. La corde de ton assise bouge encore un peu, seule. Bouche ouverte. Le regard vide. Moi, je ne bouge pas. J'attends. L'angoisse me prends. Que faire ? Est-ce le bon moment ? Que penses-tu ? Je ne bouge pas. J'attends. Tu prononces mon prénom, immobile. Tu m'interroges. Tu ne comprends pas la situation. Je suis étendue sans mouvement, sous tes yeux, les rires ont cessés. J'ai les yeux ouverts. Fixes. Tu m'appelles avec plus de détresse. J'ai mal dans mon coeur. Tu lâches la corde de cette balançoire. Fais un pas. Te jettes sur moi et me tapes le dos de tes petits poings. Tu cries mon nom et me demande d'arrêter. Et tu pleures. Tu sanglotes et tu suffoques que tu as peur. Je retiens ma respiration, j'étouffe ma rage. J'attends encore. Je ne bouge pas. J'éternise ton calvaire sans raison. Le temps se dilate. J'ai froid. Je distingue maintenant chaque brin d'herbe. Tu pleures fort. Tu dis que tu m'aimes, que tu n'as rien fait, que tu ne comprends pas, que tu as peur, et que je vais te manquer. Tu répètes en boucle : "T'es morte ? T'es morte ? Mais c'est pas possible !". Tu poses ta tête sur mon dos. Tu as raison, ce n'est pas possible. Je ne suis pas morte. Si tu regardes bien, si tu sens bien, je respire encore. Mais toi du haut de tes 4 ans, tu ne vois que le visage figé, planté dans le sol, et le corps inerte de ta soeur aînée, qui riait il y a encore quelques minutes. Tu ne comprends pas. Je suis morte, d'une mort tragique, sous l'assaut de ton désespoir. Moi, je ne bouge pas. J'attends. J'ai perdu la raison. Pour nous sortir de là, je me retourne vers toi, me dégage de ton emprise, me relève d'un bond et je ris de ce rire trop fort, mal cadencé, gras et malvenu. Tu as le visage trempé. Assise sur tes petites fesses, la culotte à même l'herbe touffue, les genoux collés alignant pieds et tibias sur un même axe. Tes mains sont jointes, détendue, paumes vers le ciel. Tu es abattue. Tu lèves tes grands yeux noisette sur moi. Regardes le lieu du crime. Me regardes à nouveau. Aucun son ne sort de ta petite bouche tremblante. Attraction terrestre de la commissure de tes lèvres. Je t'aide à te lever, en criant : "Je t'ai fait une bla-gue, je t'ai fait une bla-gue !". J'ai 7 ans, et toi 4. Tu ne ris pas. Peut-être ne rieras-tu plus jamais comme ce matin. Bruit fracassant dans le silence. Un quelque chose vient de se briser au fond de nos âmes. C'était si malvenu. Je te serre contre moi, j'essaye de te rassurer, mais tu es pleine de taches noires. Tes nerfs lâchent, tu peux maintenant me parler. Tu me dis combien tu as eu peur. Je ne sais rien faire d'autre que de te répéter que c'était juste une blague. Rien qu'une blague. Et tu enfonces le clou, en me demandant si c'est ainsi que l'on meure, et quand. Tu ajoutes que tu ne seras plus jamais une soeur, si je meurs. Je ne comprends pas ce qu'il se passe. Ton flot de paroles, de reproches, tes larmes et ton désespoir glissent sur moi. Je deviens sourde. Mon coeur s'est pétrifié. Je viens de muer. Je prends conscience pour la première fois, que l'on devient adulte à coups d'erreurs irréparables, à coup de trahisons dans la gueule de l'innocence. Ma peau d'enfant de 7 ans git au sol près de la trace de mon corps, sculpté dans l'herbe perlée de la rosée du matin, de ce printemps mûr, de cet amour fraternel dorénavant fêlé. Je suis nue et j'ai la chair à vif. Trou noir... Ce devait être une blague, juste une blague... un petit mensonge, trois fois riens, un jeu d'enfant, le début d'une pièce de théâtre, les premiers mots d'un roman. Ce fut mon premier silence sans écho... * "On en voit encore les cicatrices", citation de Enfance, de Nathalie Sarraute. °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° Mon enfance a été bercé par Ferré. Il m'a construit aussi, en partie. "cette blessure d'où je viens [...] Et qui n'en finit pas de se rouvrir Sous des larmes qu'affile le désir " http://youtu.be/Cq9MIUaWzDQ Et par pur plaisir... http://www.deezer.com/track/8121794

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    Il y a bien longtemps on s'est croisé enfin "j'imagine" de Jaune Lesnonnes sur pcc. J'aurais voulu vous rencontrer avant, peut-être que le coeur de notre envie, de notre vie aurait été autrement. Rendez-vous manqué. J'aurais peut-être rencontré mon âme soeur plutôt que mon âme conne. J'aimerai être votre Jaune! Voulez être mon bleu?

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    "je suis mais ce que je suis nul ne le sait ou s'en souci mes amis m'abandonnent comme un souvenir fané par le temps n'ayant que mes fidèles tourments pour seule compagnie ils surgissent et disparaissent visiteurs absents telles les affres fantomatiques d'un amour tumultueux inassouvi quoi qu'il en soit je suis et je vis telles des vapeurs dans le vent je tends vers un lieu où jamais l'homme n'a pu aller un pays où jamais nulle femme n'a pleuré ni sourit je pourrais y vivre avec le dieu qui m'a créé et dormir inscoucient comme dans l'enfance j'ai dormi ni incommodant ni incommodé je reposerai sur un lit d'herbe tendre sous un ciel étoilé" un état d'esprit, un retour par un souvenir....

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