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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    Je suis entrain de lire autobiographie d'un épouvantail ... ce livre est comme moi, positif. Le verre soit on le voit à moitié vide, soit on le voit à moitié plein. Même dans le mauvais il y a du bon et tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ! J'aime l'idée que d'où que l'on vienne rien n'est jamais joué d'avance ... il faut juste se battre et trouver des stratégies pour s'en sortir ... et pour ceux qui pensent le contraire ... je leur donne la corde pour se pendre de suite ! Au plaisir de vous lire

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    Comment le dire et comment le transcrire ? C'est un sentiment sur la vie que je traverse. Je marche dans la rue, sur le trottoir encombré des poubelles, des plots empêchant de se garer, des bouches d'aération des évacuations d'air du métro ou des parkings souterrains, contournant les poussettes d'enfants, les vieux aux canes tremblantes, les livreurs solides portant des cartons, les groupes de filles ados portables à la main, collées les unes aux autres, les hommes d'affaires en costume cravate noir corbeau leur Pc à la main. Je marche et je les regarde et de temps à autre un regard m'est adressé en retour. C'est là que je me suis dit, je regarde mais qui me regarde ? Bon j'évacue les regards intéressés, aujourd’hui un type qui voulait de taxer d'une klop, une mendiante avec son gosse sur l'épaule d'un Euro, un type qui ne savait pas où il était et me demander une adresse impossible, le gars qui faisait traverser les gamins d'une é,cole les éboueurs que je dérangeais dans leur activité où chaque seconde compte. Aujourd’hui dans la rue, personne ne m'a regardé, bon pas au boulot où un membre de la Direction de mon client est venue me voir pour me saluer, alors que j'étais assis dans l'entrée en attendant un rendez-vous avec un responsable. J'ai apprécié sa démarche mais c'était pas dans la rue. On s'est demandé comment on allait... J'ai été obligé de revenir en arrière sur les souvenirs fugaces des regards de la rue que j'avais pu noter au point de m'en souvenir. Rien, rien ne m'est venu. A chaque fois, c'était dans une situation de confinement, dans le train par exemple ou l'avion, une femme ou un homme, les femmes toujours avec l'idée que nous nous plaisions sans savoir pourquoi et les hommes avec l'idée qu'on aurait pu être copains. Dans la rue rien, sauf lorsqu'un événement particulier y existait , un marché, un manège avec un gamin, une altercation, un froissement de tôle. La rue est devenue un désert, l'autoroute des croisements sans clignotant, un chemin sans sens , sens au sens des sentiments comme si elle nous coinçait dans les embouteillages en bagnole sur le périphérique ou sur une artère chargée. Le rue nous conduit désormais d'un point A à un point B, une fois à A ou à B nous nous autorisons à nouveau le regard. L'itinéraire devient un moyen et plus une fin en soi. Enfant nous jouions à la Marelle, à la Marelle, le gagnant est celui qui réussit l'ensemble du parcours et atteint le premier la case « ciel » en partant de la case « terre ». Et chacun joue à son tour, en solitaire. La rue est devenue une Marelle et plus un endroit de vie. Il faut fuir dans les endroits déserts pour que nous retrouvions le goût de regarder les autres qu'on croise rarement.

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    Aujourd’hui, je vais évoquer la mémoire du grand savant Slalom-Jérémie Menerlâche, quinquagénaire originaire de Mouchaboeuf-en-Tournée, près de Morzy-les-Gracieuses, traversé par la Semoule, marié avec trois garçons et une paire de jumelles « avec la courroie et l’étui », il parle de nombreuses langues « dont le yaourt, le strabisme, le phéno-barbital et le moldosamovar ». Poète à ses heures perdues (son œuvre "La Mère et le Bambin" est mondialement connue, je vous la recommande, émouvante et gracieuse), Menerlâche fut avant tout un grand inventeur. Et en particulier, l’inventeur d’une invention révolutionnaire, le biglotron qui « bouleverse de fond en comble toutes les lois communément admises, tant dans le domaine de la physique thermonucléaire que dans celui de la gynécologie dans l’espace ». Le mieux, évidemment, c’est de laisser la parole au spécialiste de cette étrange machine, le célèbre biglotronologue, le professeur André Isaac, qui fut également un grand Sâr (à ses heures gagnées). « Entièrement réalisé en matière agnostique, autrement dit, pour éclairer le profane, en roubélure de plastronium salygovalent, il se présente sous la forme néo-classique d’un tripottsolipède rectangle, c’est-à-dire d’un ictère octopolygonal à incidence ipso-faco-verso-rectométrique ». Je n’ose cependant pas poursuivre la description savante du biglotron dans la mesure où je ne suis pas certain que les lecteurs pourront suivre avec la meilleure compréhension. En effet, pour cela, quelques notions scientifiques devront être déjà bien intégrées dans le corpus intellectuel personnel du lecteur, savoir notamment ce qu’est : un clebstroïde, du fignabulose ignifuge, la capillarité médullaire, un fiduseur de télédéconométrie différée, un schpoutzmühl de dérivation, l’angle orbiculaire et stnochoïdal, un foutaisiogognomètre à spirale introputréfactionnelle, un bobinaromètre de diversion, un flugdug métranoclapsoïdique, un connecteur à rustine de distorsion hémorroïdo-statique, les particules hypodméfessaloïdes, les ondes talerdinconcentriques... Toutes ces notions font évidemment l’objet d’un enseignement international ouvert à tous les auditeurs (libres et prisonniers) et constituent le contenu d’un cycle de formation spéciale en biglotronomie avancée que propose chaque année l’Université de Châlons-en-Champagne qui expose le premier prototype de biglotron, une pièce historique et unique au monde, que le site Ebay a déjà évalué à sept cent quatre-vingt-seize millions d’euros. L’invention du biglotron a permis d’ouvrir un pan entier de la science moderne qui a conduit à l’invention, quelques temps plus tard, par les frères Fauderche, du fameux Schmilblick « dont on peut d’ores et déjà prédire que demain, ou les jours suivants, il sera universellement considéré par tous les hommes de bonne volonté non seulement comme le sublime foyer du phare, d’une civilisation lumineusement rénovée, mais encore et enfin comme la seule panacée possible au sein d’un monde humainement et schmilblickement pacifié ». Comme on vient de le voir, Maître Pierre Dac était un épistémologue distingué et très honoré, et il avait démontré qu'on pouvait aller aussi vite que la lumière dans une des expériences mémorables. Il a fait venir une lampe ainsi qu'un chat en haut de la Tour de Pise et il les a fait tomber tous les deux en même temps. Le chat est arrivé parterre au même moment que la lampe. Conclusion, le chat est allé à la vitesse de la lumière. Mieux que la lumière, il a atterri sur ses quatre pattes. Mais je vois que l’heure est déjà bien avancée, l’occasion de conclure par ces mots dacaliens fort remarquables : « Les bons crus font les bonnes cuites ». À la vôtre !

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    Ils essaient encore de faire leur boulot de journaliste parmi la horde de communicants représentant notre presse 'indépendante'. Nu n'est parfait mais la pathologie de l'institutionnellement correct n'a pas encore sévi dans la rédaction. Articles qui bousculent, remettent en question les dogmes et surtout informent !!!!

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  • 06/05/15--09:50: Oserai je ? par Cypou
  • Oserai je ? Le langage de la poésie peut il rejoindre celui de l’artiste ? Rejoindre celle qui, de ses doigts magiques traverse la toile pour effleurer ma peau, celle qui sommeille dans mes cotonneuses pensées, celle dont j’aime bien embrouiller les couleurs pour qu’elles expriment sa saveur. Saveur que je devine sucrée pour celle qui rêve a mots couverts autant qu’espiègle elle est dans mon imaginaire. Autant que mon imaginaire la découvre d’un voile nappée sur un coussin de mousse. Autant qu’espiègle Vous êtes. Vous qui, au travers de vos doigts de fée, dansez sur le brouillard de mes nuits sans sommeil. Vous qui suscitez en moi ces plaisirs que je ne peux atteindre. Pourquoi vous soustraire à mes rêves ? Je vous sais, ornée de vos lèvres en dentelles de désirs, m’attendant là bas à la lisière de la clairière. Plus belle toile n’est, dans votre galerie intime, que la silhouette dénudée qui s’avance vers moi, éclairée par le seul halo discret de la lune curieuse…. Oserai je vous dire que j’aimerai que vous soyez tout à la fois celle qui me rejoint et celle qui m’attends. Oserai je vous dire ? : Qu’importe le temps ! Le temps qui vous a fait belle de rus en cascade jusqu’à cette source divine. Le temps qui, d’orage au beau, me donne la palette de couleurs à bout de pinceau. Oserai je vous dire qu’autant l’huile rend soyeuse a demeure cette pointe vicieuse, elle attendra que votre mirette tranchante s’éloigne pour, sur votre toile, peindre les larmes de l’amour. Oserai je vous demander de les mêler aux miennes. Oserai je vous dire que même en plein été les résurgences …. Oserai je vous dire …. Vous vous y attendiez ? Il n’y a plus rien à dire…..   Cypou le 05/05/2015 https://www.youtube.com/watch?v=SKsI1c9AQ9c

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    C’était en assistant à un concert. À l’écoute de Bartok. Il y a trois petits mois. Mélodieuse harmonie. Oreilles en plein nirvana. Je resongeais à lui. À sa sensibilité. À sa grande finesse d’écoute. Il aurait pu être devant moi. Il aurait dû être devant moi. Là, à cinq mètres. Faisant chavirer les tripes Tout en conduisant le navire Vers la rigueur de la candeur. Pas facile de le devenir. Sans instrument. La guitare comptait pour du beurre. Juste envoyer dans les cordes. Pleuvoir quelques cordes. Envoyer dans les cordes. C’était le cas du conservatoire. Trop rigoureux. Trop ennuyeux. Trop discipliné. Il avait besoin d’imagination. D’évasion. De rêve. De magie. Pas des policiers des notes. Mais des accoucheurs des cœurs. Jusqu’à quelle limite accorder la réalité ? Quel équilibre accepter ? Entre le présent et l’avenir. Entre des années qui n’ont pas eu lieu, Et un destin qui ne s’est pas écrit. Le compromis entre les temps. Une conjugaison qui s’est mal engagée. Une amertume dans les veines. Au point de déracinement près. Il ne reste que la transmission. Transmission du désir de l’écoute. Transmission d’une histoire pourtant révolue. Révolution, telle est la marche planétaire. La voûte plantaire. Tu t’es planté là, devant trop d’éclat. À chaque concert, mes pensées vagabondent ainsi. Le cœur serré. Le petit cœur serré. Noué par les tripes encore fraîches. Le Petit chœur dans l’au-delà des musiques lointaines. Les lieux incertains d’une jeunesse au deuxième niveau. Et cette sensation, cette certitude. D’avoir être le fruit de deux voix cordiales. De deux petits cœurs. Serrés. Noués. Jusqu’au fond de la nuit.

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  • 06/07/15--04:38: Poisson si... par Pepi pepo
  • C’était un de ces après-midis finissants lorsqu’il arrosait d’argent le plan d’eau où le poisson rouge vivait reclus. Par la force des choses... A cette heure bleue de la journée, il espérait que vienne la libellule. Légère, voletant au bord du bassin, roulant de ses ailes de tulle telle une danseuse étoile, il lui plaisait de la regarder se mirer dans l’eau, courber les angles et fréquenter l’espace aussi gracieusement. Notre poisson rouge en était fort ému et lui faisait des signes de sa queue frétillante, de clopettes en clopettes au-dessus de l’eau pour l’appâter ou peut-être juste pour que sa belle remarquât sa présence. Mais non, elle était indifférente à sa finitude attitude... Une lumière brumante continuait de ternir le tableau, le soleil pâlit. Un éclair zébra le ciel un instant dans la nuit moire. Demain sera couleur de l'espoir. Non mais ça va pas ! Un poisson rouge avec une libellule, ça n’existe pas, ça n’existe pas ! Et pourquoi pas ?

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    Quoi France culture? C'est quoi ce que raconte la prof? Ben non, c'est pas fun radio, même si ça ne m'empêche pas d'écouter aussi. Mais question culture, c'est certain qu'en écoutant France culture on s'instruit sans se fatiguer. A tous les coups, quelle que soit l'heure à laquelle on se branche sur cette radio, on est pris! On se met à écouter même un sujet qui a priori nous aurait semblé sans intérêt voire abscons. Avec des journalistes éclairés, cultivés, documentés et des intervenants de marque, tout s'éclaire...ou presque, j'avoue que je sèche quand la physique et la recherche des sciences dites dures sont abordées...France culture ne fait tout de même pas des miracles ;-) mais grâce à cette radio on entend des infos peu relayées, exit le sport (nan, je n'ai rien contre!) et les sujets omnibus tels que les désignait Bourdieu. Alors je me retrouve à prendre des notes, et je relaie les infos à mes élèves car à tous les coups ça peut être utilisé. Il est certain qu'en enseignant l'histoire/géographie, j'ai plus d'occasions, héhéhé. Quel bonheur de pouvoir entendre des débats sans cris, avec suffisamment de temps pour chacun d'intervenir convenablement. J'aime particulièrement le samedi matin l'émission de 8 à 9h, que l'on peut écouter en replay pour les marmottes, "le secret des sources" qui nous montre le travail des journalistes sur un thème d'actu. Occasion de découvrir des musiques, des chanteurs aussi, comme "Treat me right" de John Milk. A écouter en en abusant!!

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    Ca n’a pas très bien commencé entre nous. Elle est arrivée à mon bureau sans dire bonjour et sans un sourire. Elle m’a demandé « les mémoires d’Hadrien » et face à mon silence (je ne savais plus si je l’avais en stock) elle s’est cru obligée d’épeler : de Marguerite Y-O-U-R-C-E-N-A-R. J’avoue, j’ai sèchement répliqué que je la connaissais, que je l’avais lu en Licence que c’était un de mes plus beaux souvenirs de lecture UNIVERSITAIRE. Elle a eu un petit rire embarrassé, elle a saisi mon bras, je crois qu’elle a senti qu’elle m’avait un peu vexée. Nous avions bien « les mémoires d’Hadrien » mais uniquement en poche et cette dame souhaitait un grand format : un cadeau. Nous nous sommes redirigées vers mon bureau et j’ai passé la commande. Elle se tenait droite à côté de moi, toute petite et fragile, elle ressemblait à l'autre Marguerite; elle a pris une grande inspiration et elle a dit les mots suivants qui ne cessent depuis presque une semaine, de me hanter : « J’en voudrais un deuxième, pour la même personne, c’est mon gendre, il vient de perdre sa femme, à 40 ans, d’un cancer. C’est un ange, il est si triste, je l’aime tendrement, je voudrais tellement l’aider, lui changer un peu les idées, nous faisons le même deuil en quelque sorte… » Elle l’a dit calmement, de façon presque détachée, et pourtant quelque chose dans son regard et dans sa posture, quelque chose chose comme une onde de douleur, a fait vibrer l’air. Elle s’est accrochée à mon bureau, sa douleur m’a cueillie, j’ai senti les larmes monter. Je n’ai pas su quoi faire, ni quoi dire, donnez moi un connard à envoyer bouler, une cliente mécontente, je sais faire, mais quoi dire à cette femme dont l’enfant est morte ? Elle ferme les yeux, respire un grand coup, je caresse son bras et sa main ; cette main que j’ai rejetée cinq minutes auparavant, et je me cognerais pour ce geste, on ne connait pas la vie des gens. On ne sait pas. Je la caresse, la masse, je ne sais pas quoi faire d’autre, j’attends qu’elle reprenne pied, une cliente derrière elle trépigne et souffle, elle attendra. Elle est repartie avec l’autre livre que j’avais choisi pour elle, et je croyais l’oublier. Mais elle s’est invitée dans mes pensées dimanche parce que c’était la Fête des Mères, et lundi à la pause déjeuner quand j’ai raconté l’épisode à une collègue, et surtout cette façon si étrange qu’elle avait eu de me faire sa demande. J’ai dit à ma collègue que je n’avais pas compris pourquoi elle ne m’avait pas dit « ma fille est décédée » plutôt que cette formule alambiquée, et elle m’a répondu « parce qu’elle ne pouvait pas. » Et on s’est mises à pleurer toutes les deux comme des quiches au dessus de nos salades Sodebo. Quand elle viendra chercher « les mémoires d’Hadrien » Madame M. trouvera une petite boîte d'amandes au chocolat attachée à sa commande. Sur le kraft blanc du paquet j’ai griffonné « à partager avec votre gendre ». J’espère qu’elle ne sera pas embarrassée,ni fâchée, et qu’elle le prendra pour ce que c’est : un geste de tendresse d’un être humain envers un autre.

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  • 06/09/15--16:00: Rendez vous. par Cypou
  • Rendez vous. Début de matinée. Déjà réveillée, elle est là. Elle ne se balance pas ; immobile elle m’attend. Elle sait que je l’adore. Quand d’autres la font trébucher elle pleure de ne pouvoir se relever. Un jour je lui ai raconté que je pouvais la ressusciter. Elle ne m’a pas cru. Comment pourrait-elle comprendre et souffrir la comparaison, elle , candeur pureté juvénile. Elle m’a dit que j’étais un menteur, alors je lui ai dis que Dame nature avait bien fait les choses, que, tombé du ciel, du sol évaporée ou échappée de l’antre du plaisir, c’était toujours signe de vie que sa divine présence. Elle fit mine de ne pas comprendre et baissa la tête, étourdie des rayons brulants du soleil. Alors que je m’avançais vers elle à pas feutrés elle se mit à l’ombre. Sa peau lisse était sèche. Le soleil n’arrivait pas à la faire transpirer : étrange paradoxe ! C’était une Dame de la nuit et des jours de pluie ou elle aimait danser sans parapluie avant que ne se lève la brise. Elle savait que j’étais heureux de la retrouver ailleurs que sur ce sabot de Venus chaque année au rendez vous. Timide, quand elle se rappela ce que je lui avais dit elle s’enorgueillit de cette comparaison avant de fondre en larme Miracle de l’amour où de monts en vaux quand Dame nature se met au beau rien n’est plus exquis…qu’une goutte d’eau. Cypou le 09/06/2015

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    Lundi soir, la lumière s’estompe. Les merles se sont endormis. La lune se fait attendre. Petit dîner au creux du canapé. Rapide encas pour foncer au lit. Bruit strident de la ferraille qui swingue. Là, deux minets tout en excitation. Le museau pointé vers le ciel. L’un à droite, l’autre à gauche du canapé. Les yeux électrifiés par cette odeur fantastique. La magie du fumet libère tous les sens. Opère en plein feu, oblitère la soirée. Celui de droite aux yeux écarquillés. Un peu gauche dans sa longue colonne. Attentif au moindre indice. Celui de gauche aux paupières ridées. Retrouvant une nouvelle jeunesse. Assuré qu’il aurait le dernier mot. Comme Gaston avec sa mouette et son chat. Chacun aura sa part de poisson emballant. Je donne le thon, qui m’aime me suive. (miaaaouwww)

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    Ben oui va falloir se décider et agir...Cela ne marche plus du tout entre vous!   Incompatibilité d'humeur, d'humour, d'amour bref vous n'avez finalement rien en commun. La rupture s’impose mais cela vous angoisse grave de l'affronter frontalement et la crainte de la ou le faire souffrir vous taraude En fait pour être honnête vous avez surtout la flemme de répondre à l'abyssale question que l'on ne manquera pas de vous poser et à laquelle vous n'avez strictement aucune réponse : " Pourquoi ? " perspective qui vous donne des sueurs froides ou des bouffées de chaleur selon votre sexe! Ah! petits chanceux et chanceuses que nous sommes de vivre à l’ère des nouvelles technologies et des réseaux sociaux! Nous disposons d'un clic de l' outil rupture par texto , manière pratique et tendance de mettre un terme à une relation pesante  En effet car tout en légèreté et bien rédigé, un SMS représente un gros avantage : il permet d’éviter la confrontation,car quand on n’est plus très collé serré à l'autre on a pas du tout envie de se lancer dans de longues explications. Le soulagement majeur étant d'en finir le plus vite possible! Pas vrai? Allez disons la vérité! Larguer par SMS, c’est pratique et rapide. c’est la meilleure façon de couper vite le cordon Bah... certains vous diront que c'est vraiment peu digne, voire lâche, mais à l’ère ou le zapping entre humains devient une monnaie courante d'échange ,cette manière de passer électroniquement à autre chose est tendance et zen. Attention cependant plaquer pas SMS pas n’empêche pas de donner des raisons. C’est une indispensable marque de respect envers son son futur ex... Être clair s’avère indispensable et surtout le plus concis possible oui oui! Faites lui donc bien part faire part de la raison précise pour laquelle vous rompez Pour aider voici quelques idées glanées amoureusement sur le net par tata Montruk! 1. Je t'aime bien, mais en copine tu vois (version indirecte) 2. Je t'aime mais je te quitte (version cornélienne) 3. Va t'en ! C'est pour ton bien ! (version altruiste) 4. Je ne te mérite pas (version hypocrite) 5. Et ta sœur, elle est libre en ce moment ? (version opportuniste) 6. C'est loin Strasbourg tu sais... (version routard) 7. Je pense que je fais la plus grosse connerie de ma vie, mais je te quitte. (version paradoxale) 8. Navré, mais vous êtes viré (version pro) 9. Je suis malheureux, je voudrais pas t'imposer ça, je dois faire le point, m'isoler... (version déprimante) 10. J'aime toujours mon ex (version nostalgique) 11. Je n'y arrive plus. Je ne ressens plus rien. Je ne t'aime plus. Et je n'arrive même plus à me souvenir si je t'ai vraiment aimé. (version je te fais mal et j'appuie bien fort) 12. J'ai envie de me donner une chance d'être heureux (version épicurienne) 13. Y'a deux semaines, tu étais quand même bien plus belle (version optique) 14. Tu sais, je ne suis qu'un homme (version réaliste) 15. Je te quitte ! On le fait une dernière fois quand même ? (version plaisir) 16. Tu n'étais qu'un plan thérapeutique... (version psy) 17. Ecoute, je t'aime bien mais tu es à ma femme idéale ce que les rillettes sont au fois gras : Un pis-aller. (version gastronome) 18. Ecoute, je suis désolé mais je n'arrive plus à supporter ta perte de vitesse qui s’éternise. Arrêtons nous là si tu le veux bien. Et même si tu veux pas d'ailleurs. Ciao. (version tgv) 19. Non, arrête de pleurer, tu me rends les choses plus difficiles qu'elles ne le sont, et en plus tu es ridicule. (version cry baby cry) 20. Tu es à mon cœur ce qu'a été l'URSS au développement de l'humanité (version coco) 21. Ça me fustige de te voir ressembler à ta mère, tous les matins un peu plus. Tu n'as plus "rien pour inspirer l'amour" (version Aznavour) 22. Tu connais le coup du parachute ? non ? j'te largue... (version Humour, avec un grand H) 23. Je dois libérer de la place pour le Home Cinéma que je viens d'acheter (version numérique) 24. T'as déjà joué au Rugby ? Non ? Ben je te plaque. (version valeurs de l'ovalie) 25. Tu sais nager ? Alors prends le large ! (version Captain Crochet) 26. Je viens de comprendre ce mal au cœur persistant (version médicale) 27. Game Over (version geek) 28. Je ne suis pas fait pour tant de bonheur (version fragile) 29. Je suis lion, tu es verseau, ça n'aurait jamais pu marcher entre nous (version Elizabeth Teissier) 30. Vous êtes le maillon faible... Au revoir ! (version Laurence Boccolini) 31. Voilaaaaaa, c'est fini (version Jean-Louis Aubert) 32. Toutes les bonnes choses ont une fin (mais le saucisson en a 2) Et en Kdo la version Joker, elle marche à tout les coups vous n'aurez plus aucune nouvelle ! Yep! désolé mais t'es vraiment trop moche ! Je trouve cependant que la rupture via Niagara c'est quand même vraiment plus classe! http://youtu.be/_-XUH9mJmrY

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  • 06/07/15--04:37: Colore, Colore !! par Roisin
  • Une fenêtre de Bleu sans nuage, Allongée sur ce tapis d’herbes folles, Les branches au-dessus de ma tête, verdoient. Le soleil, de son jaune éclatant, me dore le visage, Les yeux tournés vers le ciel sans nuage, Je sens ses lèvres roses se poser sur le coin de ma bouche, Les yeux fermés… Songe ou réalité ? Et en musique, Coloooooore !! http://www.youtube.com/watch?v=jnR0CI3a3R8 http://www.youtube.com/watch?v=CWWj8nIvAfc http://www.youtube.com/watch?v=6IrJKF1gTuw http://www.youtube.com/watch?v=Lo1HKQkN_Do Proposition musicale non exhaustive, comme d'hab', et toi comment colores tu la vie ?

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    Aujourd’hui, je vais évoquer la mémoire du grand savant Slalom-Jérémie Menerlâche, quinquagénaire originaire de Mouchaboeuf-en-Tournée, près de Morzy-les-Gracieuses, traversé par la Semoule, marié avec trois garçons et une paire de jumelles « avec la courroie et l’étui », il parle de nombreuses langues « dont le yaourt, le strabisme, le phéno-barbital et le moldosamovar ». Poète à ses heures perdues (son œuvre "La Mère et le Bambin" est mondialement connue, je vous la recommande, émouvante et gracieuse), Menerlâche fut avant tout un grand inventeur. Et en particulier, l’inventeur d’une invention révolutionnaire, le biglotron qui « bouleverse de fond en comble toutes les lois communément admises, tant dans le domaine de la physique thermonucléaire que dans celui de la gynécologie dans l’espace ». Le mieux, évidemment, c’est de laisser la parole au spécialiste de cette étrange machine, le célèbre biglotronologue, le professeur André Isaac, qui fut également un grand Sâr (à ses heures gagnées). « Entièrement réalisé en matière agnostique, autrement dit, pour éclairer le profane, en roubélure de plastronium salygovalent, il se présente sous la forme néo-classique d’un tripottsolipède rectangle, c’est-à-dire d’un ictère octopolygonal à incidence ipso-faco-verso-rectométrique ». Je n’ose cependant pas poursuivre la description savante du biglotron dans la mesure où je ne suis pas certain que les lecteurs pourront suivre avec la meilleure compréhension. En effet, pour cela, quelques notions scientifiques devront être déjà bien intégrées dans le corpus intellectuel personnel du lecteur, savoir notamment ce qu’est : un clebstroïde, du fignabulose ignifuge, la capillarité médullaire, un fiduseur de télédéconométrie différée, un schpoutzmühl de dérivation, l’angle orbiculaire et stnochoïdal, un foutaisiogognomètre à spirale introputréfactionnelle, un bobinaromètre de diversion, un flugdug métranoclapsoïdique, un connecteur à rustine de distorsion hémorroïdo-statique, les particules hypodméfessaloïdes, les ondes talerdinconcentriques... Toutes ces notions font évidemment l’objet d’un enseignement international ouvert à tous les auditeurs (libres et prisonniers) et constituent le contenu d’un cycle de formation spéciale en biglotronomie avancée que propose chaque année l’Université de Châlons-en-Champagne qui expose le premier prototype de biglotron, une pièce historique et unique au monde, que le site Ebay a déjà évalué à sept cent quatre-vingt-seize millions d’euros. L’invention du biglotron a permis d’ouvrir un pan entier de la science moderne qui a conduit à l’invention, quelques temps plus tard, par les frères Fauderche, du fameux Schmilblick « dont on peut d’ores et déjà prédire que demain, ou les jours suivants, il sera universellement considéré par tous les hommes de bonne volonté non seulement comme le sublime foyer du phare, d’une civilisation lumineusement rénovée, mais encore et enfin comme la seule panacée possible au sein d’un monde humainement et schmilblickement pacifié ». Comme on vient de le voir, Maître Pierre Dac était un épistémologue distingué et très honoré, et il avait démontré qu'on pouvait aller aussi vite que la lumière dans une des expériences mémorables. Il a fait venir une lampe ainsi qu'un chat en haut de la Tour de Pise et il les a fait tomber tous les deux en même temps. Le chat est arrivé parterre au même moment que la lampe. Conclusion, le chat est allé à la vitesse de la lumière. Mieux que la lumière, il a atterri sur ses quatre pattes. Mais je vois que l’heure est déjà bien avancée, l’occasion de conclure par ces mots dacaliens fort remarquables : « Les bons crus font les bonnes cuites ». À la vôtre !

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    Ils essaient encore de faire leur boulot de journaliste parmi la horde de communicants représentant notre presse 'indépendante'. Nu n'est parfait mais la pathologie de l'institutionnellement correct n'a pas encore sévi dans la rédaction. Articles qui bousculent, remettent en question les dogmes et surtout informent !!!!

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    En ces temps incertains l'éternité est devenue fragile et tenue Sauron nous nous préserver de l'anneau du saigneur Nul doute qu'il ne suffit plus d'avoir les dents longues la nuit nous transperce le cœur et ail que vaille scelle le cercueil Dans la lande loin de la ville le chien mord désespérément une basket Lâcher les monstres, Dracula vaut bien une messe l'horreur a pris naissance au plus profond de l'homme et le ressuscite Ne pleurer plus jeunes vierges le pire est avenir Je te dois d'avoir éprouvé mes premières peurs tu es monté au panthéon de mes cauchemars j'ai bravé l'interdit pour te voir dans le noir tragique La guerre des étoiles est finie, tu peux reposer en paix et abandonner ta cape Lcm

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    Lundi 8 juin, France 3 nous a rendu un hommage à Jean Ferrat... Sur que je n'allais pas rater ça, d'autant que la semaine précédente nous avions passé trois jours et deux nuits en Ardèche, précisément à Antraigues sur Volane, le village où Jean Ferrat a passé une grande partie de sa vie. Depuis longtemps nous en rêvions,... ainsi avec nos amis et alliés Claudie et Pierre, nous étions nous donné rendez-vous ce 27 mai à l'auberge "la Castagno" au Pont de l'huile au bord de la Volane. Nous avons grimpé jusqu'au coeur du village, pour voir et nous imprégner de ce lieu que Jean Ferrat avait aimé pour sa simplicité et l'humanité de ses habitants. Bien sur, la notoriété du chanteur attire beaucoup de monde dans ce petit village authentique, et peut-être a-t-il perdu un peu de son âme, en particulier à cause de ce petit musée installé sur la place, derrière une verrue vitrée... Je pense que Jean Ferrat n'aurait pas vu ça comme ça, et surtout il n'aurait pas laissé faire,.. mais cela est une autre histoire. Le matin du 28 mai, nous sommes allés nous recueillir sur sa tombe et Claudie y a déposé un magnifique Kalanchoé bronze-orangé au milieu des multiples plaques d'hommages. Donc, pour en revenir à l'émission de France 3 , présentée par Henri-Jean Servat passionné et sincère sans mièvrerie, ce fut près de deux heures passées à retracer la vie du poète et de l'artiste, aux différentes époques de sa carrière, entrecoupées d’interviews et de chansons... Un moment de pur bonheur de revoir ce grand artiste, poète humaniste ayant le sens des valeurs, les vraies, et que j'aime depuis le jour où je l'ai entendu pour la première fois... Juste un petit moment de partage avec celles et ceux qui l'aime, qui l'ont aimé et qui l'aimeront... Capucine7434 le 11 juin 2015

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  • 06/16/15--00:56: 8 à 10. par Zeromariage
  • 8. ​ Il avait 20 ans, et me séduit, la première nuit, en utilisant sa quéquette pour mimer un sketch des Inconnus. S'ensuivit un an de rigolade et de sexe sans délire particulier, mais tout à fait satisfaisant. Je l'ai beaucoup regretté. 9. ​ C'était un pote, l'ex d'une copine. Nous couchâmes ensemble après une nuit de beuverie. Je ne me souviens de rien, sauf qu'il avait une bite sombre et très nervurée. Les poils de son sexe et de son ventre n'étaient pas frisés, mais drus. 10. ​ Bien qu'il soit en compétition avec deux autres hommes, je me demande si ce n'est pas le meilleur amant de ma vie. Cette assez jeune personne à l'époque (24 ans) n'avait couché qu'avec 2 filles avant moi, et visiblement pas de façon répétée. Son talent et son intuition étaient stupéfiants. Tandis que nous faisions l'amour dans sa chambre de bonne, accompagnés par une compilation parfaitement appropriée de Franck Sinatra, je me souviens avoir réalisé que tous mes désirs étaient immédiatement suivis de ses actes, sans même que j'aie besoin de les énoncer. De la magie pure, une connexion délirante. Quand il embrassait, sa salive était un peu collante. Il était en plus fort intelligent, cultivé et doux, mais je ne l'aimais pas. Nous restâmes amants quelques mois, il resta dans mes désirs quelques années.

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    [Je ne sais rien de ce film] Mon cher Toi, Me voilà bien mal, mon cher Ami. Il me faut te le dire, mon fil ne tient plus qu'à un. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais depuis quand, mais j'ai l'impression d'être désespérément seule dans ce dédale. Je te sens faible aussi. Je nous sens mal, abattus par tant de rages immobiles. Je dois t'avouer que je me sens relativement sombre. Je ne comprends plus rien, mes boussoles s'affolent. Lors de ton retour, cher Ulysse, permette que je te nomme ainsi, tu en as même préféré à trois reprises successives les bras d'une autre. Celle qui me rend triste. Tu m'as laissé sur le bord, moi qui tissais depuis des jours avec des petits bouts de rien, pour toi. Moi qui t'attendait avec impatience, j'étais si heureuse, j'ai eu si mal tout soudain. Je ne suis pas Pénélope, et je n'ai pas la patience d'un ange. Ce petit rien sur le sol républicain, m'a fait un mal de chien. Je t'y ai donné mon poing dans le dos. Et paradoxalement, tu "me tenais", comme jamais. Ta main avait l'assurance de l'homme rassurant. Je la sens encore large et posée pour assurer ma chute. Je voulais te mordre, je voulais crier, je voulais pleurer et disparaître. Mon ami, où sommes nous ? Il fait noir tout autour de moi, mon fil est rouge et brille dans ce noir. Je vois d'autres fils tout autour de moi. Ils se croisent mais ne se touchent pas. Es-tu sur l'un deux ? Où sommes-nous ? pour combien de temps ? Comment redescendre ? Je veux revoir la mer, je veux entendre encore le bruit du vent dans la conque, je veux nos dimanches. Sur mon fil, j'ai imaginé tellement de vies ! J'ai récité milles et une histoires. Tantôt tu étais un père, tantôt l'amant secret ; Ou encore celui qui me fait rire toujours, ou bien l'homme mûr assumé, aussi sereinement que tu es beau... Nous avons pris la voiture, le bateau, l'avion ; nous avons rencontré des italiens, des marocains et des bretons ; nous avons joué au billard, au loup garou et à un, deux, trois soleils ; nous avons mangé debout à un comptoir, allongé sur le tapis, ou à grignoter dans un bain ; nous avons été saouls, épuisés, et heureux ; nous nous sommes promis la lune, d'apprendre le javanais et de ne jamais nous perdre dans nos détresses... Comme une chaîne, toujours la main droite en premier, et on tire la corde. Ne jamais nous lâcher. J'ai imaginé tellement de vies en dansant sur mon fil ! O ma tendresse, et toujours je rayonnais de bonheur, tout me convenait, j'étais fière, et heureuse, simplement. Oui j'ai eu mille et une vies, autant d'histoires, des milliers de mots, des rêves, des fantasmes, des envies... Je regarde mes mains tremblantes. Je scrute mon coeur, il pleure. Je ne comprends plus rien Ami. Qui de nous deux a été abandonné sur le chemin ? Je suis sur mon fil lumineux rouge et je te cherche, je crie et aucun écho ne me revient, juste ce noir intense et ces fils rouges qui jamais ne se touchent... Que ces heures sont longues sans toi. Que je suis perdue de ne jamais te voir en pleine lumière, et ces ombres qui me chuchotent, qui me tirent le bras, les cheveux, ils voudraient être toi. Mais moi, je ne connais qu'une voix, c'est la tienne, et je l'ai perdu ce soir, j'ai perdu ce qui m'est précieux dans cette drôle de vie. Je me bats pour rester debout en équilibre. Que je suis perdue au milieu de notre forêt de fils. Que je suis triste de ne jamais me lever à tes côtés. Que mon cœur saigne de n'être pas ta préférence. Ô qu'il est difficile d'être humaine et de peindre ce que je tais. Ô qu'il est cruel de nous sentir bêtes traquées quand nous n'aspirons qu'à nous jeter dans nos bras et d'hurler ensemble. Tu me hantes tant, que ma vie s'est figée, je suis cette momie que l'on a embaumé pour l'éternité. Dans ma cellule, il fait noir, je suis sur un fil lumineux rouge, je te cherche partout, je t'appelle, mais aucun son ne me revient. Les parois se resserrent sur moi, à chaque départ, à chaque joue tendue. Et l'espace vient à manquer, mon oxygène se fait rare. Je m'assieds un peu là, je me balance, et je me demande si je ne t'ai pas inventé. Je me demande si je ne fais pas un cauchemar. Je me dis que dès lors que je claquerais des doigts, j'ouvrirais les yeux, et tu seras là, dans mes bras à me tenir avec tendresse, et tout sera comme à chaque fois, ni plus ni moins. Nous serons amis, parce que nous sommes incompétents, parce que nous sommes incapables de mettre en branle ce qui est bon pour nous, parce que nous sommes des lâches pétris par la peur des conventions sociales, par la peur de se faire mal, englués dans nos bulles qui nous rendent fous. J'ai faim de toi, et je pourris comme un fruit trop mûr laissé au soleil. J'entends le bruit des abeilles, les fourmis me chatouillent les pieds, j'ai mal à la tête et je ne vois plus rien. Je suis molle, je suis la paria que tu caches, tu es mon désir qui se refoule. Est-ce réellement là ce que nous souhaitons ? Je suis perdue, et je sens que tu le sais. Je te sens affolé aussi, je te sens démuni, mais brave le chemin semé de ronces et cherche moi. Le comble de cette folie c'est que même eux, mes comparses me parlent sans cesse de toi. Ils ne savent rien, mais tu es dans leur demande, tu es le seul qui se soit figé dans leurs mémoires. Ironie de cette vie blagueuse, chose que je taisais pour ne pas t'effrayer... tu nous manques. J'aime nos premières fois. Alors je fais glisser sur mon fil lumineux rouge, un premier baiser. Si tu le vois passer près de toi, attrape le, il est sincère et il te porte un message qui ne parlera qu'à ton cœur. Je veux arrêter de me perdre. Je veux rester là, sur mon fil, à me balancer, et à me taire en attendant de te voir apparaître, toi celui qui sait ce qu'il veut, toi qui aime autant que moi le soleil, l'ange, le loup et la poupée, le vert et la sérénité, toi qui sait me rassurer, me parler, me comprendre, oh oui, me comprendre !! Je ne peux pas croire que la vie nous a placé sur le même chemin avec les mêmes fièvres pour qu'on se perde. Je me balance sur mon fil, je regarde mes comparses et je leur souris, parce que j'ai foi en la vie, je crois en toi, je veux être à toi. Je m'adresse à toi, à ton toi, tout là-bas, tout au fond de ton âme, pas à mon sourire qui éclaire mes pas, à ces yeux qui me bouffent de désir, et à cette bouche qui se tord de nos frottements. Non, à toi, le vrai toi, que je sais, dont je suis le double, le pendant féminin, la torture en miroir, le hurlement en écho, l'autre moitié d'amour au bout de ta chaîne dorée. Je m'adresse à toi, mon autre moi. Bien à toi, de toute mon âme. ------------------------------------- Et dediou, trouvez-moi un GPS !! http://youtu.be/qFXknodjdlQ ^^ http://youtu.be/1ggg1cvgZhg

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    Les petites filles croient au Prince charmant. Il était une fois... Patati, patata. Des conneries ! Dictat des normes sociétales et culturelles. Poids de la littérature. Ca arrange tout le monde. Ca permet de faire rêver à moindre cout. Ca occupe. Ca colle une étiquette sur les ptits mecs, etc. Bref, les petites filles grandissent avec cette idée et deviennent de sombres gourdasses désabusées, tristes et sans rêveries. Et pour contrebalancer, on apprend du Prévert à toutes les sauces. Bref, petites filles naïves, vont se faire du mal, mais ne le savent pas encore. Il faut bien survivre, on leur accorde. A 7 ans, je rêvais sous mes draps en m'endormant, qu'il viendrait me chercher, et me prendrait dans ses bras, comme on porte une mariée. Un peu comme mon père le faisait en revenant de vacances pour le trajet de la voiture jusqu'à mon lit. Souvenir de l'odeur de cet appartement ayant été fermé pendant 3 semaines. Je l'aimais cette odeur. Je m'en souviens. Mais non, mon prince charmant ce n'était pas mon père, et je chassais très vite cette idée de ma tête. Non j'avais envie de la sensation quand il me portait. Evidemment... à 7 ans, point de prince charmant. A 13 ans, je rêvais dans les soirées en rigolant, qu'il viendrait me chercher, et me prendrait dans ses bras, pour me balancer quelques gadins bien cadencés. Un peu comme dans les séries, façon AB prod' pour jeunettes boutonneuses au cœur d’artichaut. Il avait les cheveux longs, bruns, gras évidemment ! Et ressemblait sans être identique à... rien en fait. Parce qu'à 13 ans, les mecs ils ressemblent à rien ! Par contre, il était forcément musicien, et il m'emportait toujours dans ses chansons. Oui bon ok... la mue inévitable de cet âge ingrat, nous faisait prendre quelques fous rires. Mes pensées aux âmes taquinées de ma pré-adolescence. Evidemment... à 13 ans, point de prince charmant. A 22 ans, je rêvais au pied de ma tour d'immeuble, qu'il viendrait me chercher, et me prendrait dans ses bras, pour me proposer de se faire un resto-ciné. Il ne ressemblait déjà plus à grand chose, et j'avais oublié tous les fantasmes que je lui infligeais. Y'en a bien un qui s'est pris au jeu. Il était grisonnant déjà à cet âge-là, il portait des lunettes, avait plusieurs boulots en même temps, et transpirait comme un âne quand il appelait quelqu'un qu'il ne connaissait pas. Je l'ai épousé quelques années plus tard. Quand on est désespérée, on peut vraiment faire n'importe quoi. Mais vraiment. Evidemment... à 22 ans, point de prince charmant. Puis je n'y ai plus cru du tout. J'ai même été aigrie, à rire jaune, à avoir terriblement envie d'hurler sur les petites filles de mon entourage qu'il fallait arrêter de croire tout de suite à ces conneries là, que ça faisait un mal de chien, et que ça aliénait pour le reste de sa vie. Mais je ne suis pas méchante, et je me disais plutôt : "tant pis pour toi, tu verras bien, mais j'pense bien fort déjà tout de suite à toi, parce que tu vas en chier, petite". Et de partir d'un éclat de rire sadique. Non je ne suis pas méchante pour deux sous. Juste pour trois. Et j'y croyais tellement plus de toute façon, à cette histoire de Prince Charmant, que dans mon lit, je ne rêvais plus que de faire une nuit complète d'au moins 10h, qu'au pied de mon immeuble, je dégageais les ptits zonards qui se prenaient pour des chiens à lever la patte à pisser partout, et que celui que j'avais épousé, je le quittais parce que finalement j'avais épousé mon pote et que mon pote c'est pas un Prince Charmant, il pète au lit, et il gueule quand je me met du parfum et qu'il prend son café. Evidemment... à l'âge que j'ai, j'y croyais plus. Plus du tout. Et même que les Princes eux-même de ma tranche d'âge, n'y croyait plus non plus, au point de se préférer le qualificatif de "Nain", avec petit ajout de "grossier" ou un truc du genre. Bref, c'était désespéré, et désespérant. Oui mais voilà. Le truc qu'on ne dit pas aux ptites filles, c'est que les Princes charmants, ben c'est dans les livres ! Ben ouais ! Dans les livres ! Ils se cachent dans les mots, dans les phrases, dans les poésies, dans les rochers, dans la mer, dans le silence dans les couvertures en cuir et dans les rayons du soleil éclatant. Non on ne dit jamais ça aux ptites filles, et nous avons, tous autant que nous sommes, complètement torts ! Nous adultes, il est un terrible scandale de taire ce secret ! Parce que oui, ils existent ! Et moi je l'ai compris ce soir. Si si si ! Il est tard, ici comme dans ma vie, qui ne ressemble à rien d'ailleurs mais j'ai compris ce soir, que le Prince charmant n'existe pas dans la réalité parce qu'il se trouve quelque part, par là, ou par là-bas, ou encore ici, dans-les-mots. Et moi, aujourd'hui, je crois au Prince charmant. Oui ! J'y crois parce que mon Prince Charmant, c'est... *chuchotement* l'auteur que j'aime le plus, c'est celui qui me raconte, caché derrière quelques branches de figuier au sommet de l'été, odorant et ennivrant, les plus belles histoires pour me faire sourire. C'est celui qui m'écume des petits morceaux de mer dans ma tasse de café, tous les matins, pour me faire rêver. C'est celui qui me chatouille avec une plume de paon blanc sur mon petit sourire en coin quand je suis dans ses bras, pour me séduire et me garder près de lui, comme une Princesse. *sourire* Oui moi, aujourd'hui, je crois au Prince Charmant. Parce que j'ai trouvé le mien ! Que je l'aime. Qu'il me fait du bien. Et que ses histoires sont les plus belles de toute la terre. D'ailleurs, je l'attends bientôt pour écrire la suite de notre histoire. Mais ne lui dîtes pas que je l'ai reconnu, parce que c'est un petit mimosa timide. Les Princes Charmant, ça aime faire croire qu'ils arrivent sur un cheval blanc et qu'ils vous sauvent du méchant dragon ! Et ben ça tombe bien, parce que mon parfum, celui qu'il aime tant, il s'appelle "Le baiser du dragon"... ***** Pour Toi, mon Inconnu http://youtu.be/STJf6iKzJj0 *****

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