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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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  • 06/26/15--06:30: zéro amour par Bretzelle
  • Chère zéro mari, J'ai besoin d'écrire parce que je me sens seule... je viens d'entendre " I want you" de Bob Dylan à la radio et je suis triste. J'en ai marre d'être seule, j'ai envie d'un amoureux! A croire qu'il y n'a personne sur cette terre pour moi! J'en peux plus d'attendre une étoile filante qui n'existe pas. Pourquoi personne aucun homme ne me regarde, ne tombe amoureux de moi? C'est vraiment dur parfois surtout quant on croit au arc-en-ciel mais là c'est un petit nuage noir que j'ai dans la tête. Bien à toi Bretzelle

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    Vous n'êtes pas son premier? Encore heureux à notre âge ! Elle a vécu avant vous. Tant mieux pour elle et tant mieux pour vous. Laissez-la vivre avec ses beaux souvenirs, ne la saoulez pas des vôtres et démerdez-vous pour que le prochain n'existe pas. Vous n'êtes pas le plus beau, le plus grand ou le plus fort? Elle s'en fout, vous êtes son mec, c'est tout ce qui compte, c'est sur vos épaules qu'elle compte. Et laissez-la baver sur les dieux grecs. Vous n'êtes pas son fils. Elle n'a pas besoin d'un gosse de plus. C'est une adulte, bien plus que vous souvent, alors soyez à la hauteur. Faites-lui confiance. Laissez-la vivre, laissez-la être, n'en faîtes votre chose que lorsqu'elle le désire. Et n'oubliez pas d'être la sienne, d'autres fois. Soutenez-la sans qu'elle vous le doive. On n'aime pas un créancier. Prenez ce qu'elle vous donne mais ne lui arrachez rien. Donnez-lui tout mais ne lui imposez rien. Soyez forts, mais légers. Doux, mais pas mous. Faites la rêver et rêvez avec elle. Mais faites que ces rêves ne soient jamais des illusions. Aimez-la pour ce qu'elle est et pas pour ce que vous en voulez. Ce n'est pas une poupée et elle n'est pas en kit, vous ne pourrez jamais changer une pièce. Elle est à prendre entière ou à laisser. N'ayez pas honte d'être un mec. C'est bien un mec qu'elle veut, et parfois même elle s'en amuse. Mais pas l'homme de Cro Magnon, elle s'en fout que vous lui déposiez un bison à l'entrée de la grotte. C'est un bisou qu'elle veut. C'est votre égale, c'est votre moitié. Faites-la vibrer, faites-la bouger, laissez-la être pire qu'un mec quand ça la prend, elle n'en sera pas moins femme et vous n'en serez pas moins homme. Remettez-vous en question pour ne pas craindre le temps qui passe : ronfler et faire du gras sur ses lauriers, c'est pas très attirant. Ne lui demandez pas si elle vous aime. Elle saura vous le dire et le montrer et ça vaudra de l'or. Dites-le lui, montrez-le lui, c'est beaucoup mieux. Tenez-bon, les potes, c'est pas l'enfer tout ça, je vous l'assure elle vous le rendra, à sa façon : entière, généreuse et courageuse. C'est un trésor qu'il faut juste savoir mériter.

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    ... C'est alors que je pressens, ce tsunami qui va me noyer, là Si loin que la vague disparaît derrière la ligne d'horizon Beaucoup plus loin que lorsque je te quitte tant Sans bruit, en charriant les aluvions Plus loin que chaque matin, Loin, précipitamment L'océan retiré Si Loin ... Le temps arrêté Monde sans son La Vie Suspendue Quand soudain Quand soudain Quand soudain ... La vague, L'IMMENSE VAGUE, la TERRIFIANTE VAGUE, BRUYANTE, INCRONTROLABLE, LA DESTRUCTRICE VAGUE SCELERATE déferle et c'est alors ... qu'avec ce bruit grondant et silencieux, ce râle, qu'on appelle désespoir ... revient le temps ... de la douleur des grosses larmes de l'asphyxie de l'âme hématome du tunnel noir de la perte d'équilibre du doute des genoux en sang des cris de l'épuisement des sanglots de l'anonymat stérile ... et puis ... Je te hurle de me saisir, de me secouer, de me gifler d'amour physique que tu retiens, de faire crever la gueule pendante cette drogue dure de l'espoir vain, de piétiner le "je t'en prie" que je nous overdose et de briser de ta poigne virile le désespoir. Camisole ma violence, et rends-la épave de nos fonds marins. ... Je suis vide, ma ville est détruite, les arbres sont morts, l'espoir aussi, le soleil disparaît derrière mes éclairs, le vent est fou, il te repousse, et tu reculeras parce que je te fais peur, autant qu'à moi-même, et ce qu'il faudra d'énergie, de tendresse et de compréhension pour que la petite pousse verte ne se brise pas sous l'amas de douleur que je ressens, que je crache avec rage et dégoût de moi-même. J'erre dans les ruines de ma vie entre janvier et juillet, et je me demande quand, quand, quand, cessera que le temps rime avec attend. ... Le calme revient. A bout de force, âme scarifiée, elle ferme les yeux trempés, loque de ma capacité, le chagrin se tait avec l'absence de mouvements. J'ai trop pleuré. Il faut dormir et rêver encore. L'été est long. Le rivage si loin. Les morceaux de bois flottent dans mon inconscient, je te cherche. J'entends ton envie figée, cristallisée, pétrifiée, sous le coup du bruit sourd de ma chute. Le doute. L'abandon de la lutte. Un jour peut-être, au fond d'une bouteille, recevras-tu le sel des larmes condensées, douleurs d'un passé passible d'une peine de passion à perpétuité. Alors ce jour-là, retiens-moi. Urgences-moi. Électro-encéphalogramme plat de notre océan. Electrochocs et nouvelles marées. La vie reprend tes droits. ... Silence et stupeur. Convalescence. ... Je venais d'essuyer un tremblement de femme d'une ampleur irrationnelle. Quand la nature gronde et ne prévient pas, c'est le déchaînement des ailes et ment. Le temps redevenu poussière. L'homme et la femme enchaînés à quelques débris de cette secousse démesurée, brutale. Je lève les yeux sur toi, tu es toujours là, tu me fixes, me souris encore, j'ai peur, mais entre nos mains bien serrées, enlacées, jamais quittées, une petite pousse verte, fragile... ... un jour millénaire. L'océan se retire. En douceur. ... Dans la tendresse de ta main sur ma joue, la chaleur de ton baiser sur mon front. Je me réveille de cet affreux cauchemar, et je t'entends me chuchoter : "Je suis là, chuuuuut, ça va aller, je suis là". ... Je ferme les yeux et me blottis contre toi, ma tête contre ton coeur. Il bat fort. Et je me rendors épuisée, dans le souffle calme de ta respiration. Dans ton odeur rassurante, d'embruns musqués, je redeviens l'enfant contre son parent. Mon rivage. Mon ilot. Et je m'abandonne à nouveau sur le clapotis de l'équilibre, au fil du temps.

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    Il n'est pas trop tard pour organiser votre saison de chasse ! -Vous êtes Avantageuse dans une trappe célébrée -Grand Bris et autres antres de déperditions hantées par des niquedouilles (poètereaux). J'avance à l'ancienneté, le coude rompu à l'exercice profitable de l'étanchement. J'étanche. Vous(e), Budgétivore(e), pluvian dans la gueule des crocodiles, écrivailleurs, phalènes défeuillantes Poivre-et-Sel, doctes comme les charbonniers giflés d'une foi. Oh! Les tendrons circulatoires et les débordantes affections, Ulcération des âmes, et l'un meurtri verse un sanglot sur la fugacité Des jours, et l'autre talé tempère sa convoitise en disant des sentimentalités Bouillons-de-Poule. Oh! Les réfrénés. Ils secouent tant et plus la boîte crânienne. Ils font des vers. C'est un bonheur du jour. -Et si nous organisions l'économie des parties, Que vous autres, poètereaux(e) histrions, vous taisiez vos maux-êtres ? Que nous puissions, enfin, avoir la paix, Que nous puissions boire en silence. Nous vivrons, alors, un unanime consensus, (Oh, Nous accorderons une eurythmie introspective avec les bien cadencées. C'est pas bientôt fini, ce boucan de roses sitôt écloses... -Florissants poètereaux conformés au goût du joug, âmes replètes, coeurs tant et tant endoloris qu'on peine à y percevoir un pouls, Recouvrez une raison ! Taisez vos idées courbatues, chenues. Juste un moment. -Et l'Avantageuse abonde dans un sens -La Fausse-Monnaie. (Oh! Délivre-toi de leurs paroles captieuses qui t'enchaînent.) J'avance à l'ancienneté, J'encaisse de mieux en mieux. (A suivre ou non) Je valide mon commentaire. (Cet envoi nécessita l'écoute de 2 albums de The Residents -Meet The Residents & -The Commercial Album).

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    Tiens, l’autre dimanche, il y a deux mois, une amie me dit tout de go ce qu’elle aimerait faire pour le jour de ses cinquante ans. Elle doit être plus jeune que moi, elle doit avoir encore quelques années de plus que moi pour y réfléchir, mais elle a dû cogiter depuis longtemps, très longtemps déjà. J’avoue que moi, je ne m’y mêle guère. Déjà savoir ce que je ferais le week-end prochain… J’ai toujours été très mauvais en anticipation. Et j’ai toujours l’idée que l’avenir n’est jamais comme on aurait voulu le prévoir. C’est vrai que nous étions le lendemain de la Saint-Parfait, et que l’amie en question a horreur de l’improvisation. Tout doit être parfait, calculé au micromètre près et toute incertitude, toute indétermination crée chez elle une angoisse palpable qu’elle ne maîtrise visiblement pas. Je préfère les petits week-ends surprises dont je n’ai même pas idée la veille, ou même des balades sans savoir où aller, cela m’était arrivé souvent lorsque je passais deux ou trois jours, quatre même, dans la voiture, à rouler vers le littoral ou dans les montagnes. Je refusais alors les autostoppeurs qui ont la fâcheuse manie de te demander : où allez-vous ? et que pouvais-je leur répondre ? Je n’allais quand même pas dire là où ils voulaient se rendre. Je crois encore au libre arbitre et au fait de ne pas être seulement ballotté par les flots de la vie. Bon, je reviens à cette amie. Donc, elle rêve de passer ses cinquante ans aux Maldives. Dans une île paradisiaque, en tout cas, vendue comme telle. Bon, j’ai bien sûr un peu rouspété, mais je n’ai pas insisté, car elle m’a dit que c’était déjà décidé, sans appel, résolu de résolu, qu’il n’était pas question d’y revenir. J’avais alors jeté un discret coup d’œil vers le mari flegmatique qui avait pris le visage le plus studieux de la neutralité, tandis que les enfants en âge de s’y opposer avec argumentation étaient déjà repartis dans leur chambre. J’avais renoncé à donner tous mes arguments pour ne pas aller aux Maldives… Déjà, aller aux Maldives, comme c’est triste, comme c’est commun. C’est banal, comme destination. Cela manque d’originalité. Je n’aurais pas la mauvaise foi de parler du bilan carbone, sinon, on ne pourrait aller nulle part et encore moins chez les kangourous, mais tout de même, la pollution qu’il faut pour se prélasser quelques jours sur une plage déserte au sable chaud et au bord d‘une mer verte, transparente, chaude, avec de beaux poissons dedans !… Je t’épargnerais aussi, bien sûr, toutes les histoires qui ont trait à un vol aérien, pas question de parler de crash, de suicide de copilote ni de terrorisme. Mais tout de même… Quand elle m’a dit cela, l’amie, je venais juste de voir un reportage je ne sais plus où, qui expliquait l’horreur engendrée par les îles à touristes, une véritable industrie de la pollution, avec une île totalement consacrée aux déchets, parfois très toxiques, un incinérateur géant en plein air, avec de véritables esclaves qui y vivent, qui y travaillent. Des Bengalais sous-payés, si on n’oublie pas de les payer, qui respirent des fumées ultratoxiques avec des métaux lourds, du plomb, etc. Parce que construire un centre de retraitement des déchets coûterait trop cher pour la rentabilité de ces séjours. Le pire, ce n’est pas cela. Le pire, c’est que les vrais habitants de Maldives n’habitent pas avec les touristes. Pire, les touristes sont interdits de se frayer avec eux sur certaines îles qui ne sont pas des hôtels de luxe. Le pays est gouverné par la charia, une loi islamique particulièrement rétrograde pour les droits de l’homme. Or, depuis quelques mois, la loi permet de condamner à mort et d’exécuter des enfants de sept ans ! Bref, avec toutes ces infos, il me serait vraiment difficile de me prélasser au bord du lagon en voulant faire abstraction de ce que je provoquerais moi-même en monnayant cette industrie touristique affligeante. Tout cela, je ne lui ai rien dit, parce que je n’avais aucune ambition de vouloir faire changer les rêves que les médias, la société de consommation, les publicités ont martelé pendant des années à cette amie qui rêve encore en midinettes. Et puis, tiens, tant qu’à faire, si tu cherches une destination pour tes vacances, tu peux bien sûr évacuer tous les pays où des habitants se font massacrer (d’ailleurs, les débordements peuvent aller jusqu’aux touristes comme hélas en Tunisie le 18 mars 2015 et aussi ce 26 juin), donc, là, pas trop besoin de le dire (il suffit d’aller faire un tour sur le site diplomatie.gouv.fr), mais aussi des pays comme l’Indonésie. Oui, on le dit trop peu, mais Bali est en Indonésie. Grand pays, vaste, peuplé, le plus grand pays musulman du monde, plus grand que l’Égypte, plus grand que l’Iran, plus grand, évidemment, que l’Arabie saoudite… Si tu suis l’actualité des derniers jours, tu t’apercevras qu’on y applique la peine de mort comme simple argument postélectoral. Le Président nouvellement élu, démocratiquement élu, là, il n’y a rien à redire, c’est même le problème avec la démagogie dans le package, veut asseoir son autorité de fermeté contre les trafiquants de drogue en remettant à la mode les exécutions les plus cruelles. Le 18 janvier de cette année, six personnes, et le 29 avril, huit personnes. Sauf pour deux d’entre eux, tous les exécutés étaient des étrangers. Des trucs déments, parfois, t’es même pas au courant que dans tes bagages, t’as un kilogramme de drogue et hop, pris en flag à l’aéroport de Jakarta. Qu’importe ta culpabilité, l’idée, c’est l’exemplarité. La justice doit être ferme et sévère. Ne pas céder aux pressions des puissances étrangères, nationalisme et indépendance. Et il y a toujours une Philippine, qui n’était que femme de ménage, qui s’est fait ainsi piéger à l’aéroport, dans une valise à double fond qu’elle ignorait elle-même, et un Français qui n’était qu’un simple ouvrier de maintenance de machines qu’il n’imaginait pas pour produire de la drogue, qui devaient être exécutés avec les autres le 28 avril et qui ont été in extremis sortis de la short list. Ils sont en dernier dernier recours, mais leur chance est très mince, la probabilité est grande qu’ils seront exécutés d’ici quelques jours… Le recours du Français a été jeté à la poubelle le 22 juin et il doit sa survie au ramadan (on ne va quand même pas exécuter en plein ramadan). Quant à la Philippine, tout le monde s'en moque dans les médias francophones. Franchement, avec ce genre d’actualité, pas question de cautionner ce genre d’horreur en finançant leur tourisme, et dans tous les cas, il me serait impossible de m’y détendre en toute quiétude… même si je sais qu’il n’existe aucune terre paisible tant que la misère existe dans ce bas monde.

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    L’été, déambuler dans Paris, offre l’occasion d’observer dans les parcs un phénomène récurrent. Comme sur toutes les plages, les parisiens s’entassent sur ces espaces ensoleillés et restreints de verdure. Ils s’amassent et se dénudent… Toute cette chair qui dore au soleil et qui partage quelques mètres carrés de vert. Ouiiiii ! Chair (fraîche ?), il y a ici !!! Des donzelles ont revêtu (après régime) leur maillot de bain nouvellement acquis et des mâaaales, bombent leurs torses nus, avec leurs bermudas qui descendent honteusement sur leurs hanches, laissant apparaître ainsi leurs boxers. Sexy ?! Bof ! Bof ! Et puis, quelque part ailleurs, histoire de ne pas effrayer les enfants avec tant d’impudeur, les familles se sont installées à l’ombre et à l’écart. Elles fêtent les anniversaires, jouent au dernier jeu de plein air à la mode, notamment ce truc un peu mutant entre le jeu de quille et la pétanque, le Mölkki, très élégant et tout en bois. Le parc se transforme alors comme toutes les plages en un microcosme. Partager chaque jour un bureau d’un mètre carré pour évoluer le weekend dans un espace aussi étroit. Étrange , Non ? Mais Mince, faites gaffe, les gars fumer et bronzer nuisent gravement à la santé, alors !! Que d’insouciance !!! Ils ont peut-être raison, en fait, sans doute,oublient ils ainsi la violence… Mais comment oublier ? http://www.youtube.com/watch?v=GSsjIgGFi8E

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    Ne pas compter, surtout ne pas compter, compter ne veut rien dire Fous de dieu, dieux de fou, tout fout le camps Surtout ne pas compter que sur soi même , se réunir, ne pas se désunir, se solidariser Pas de tête a tête, pas de tête d'affiche, envoyer la terreur à l'échafaud Nos enfants comptent sur nous et veulent encore croire aux beaux contes des jours heureux Le sang verse dans le sablier de notre éternité et remplace les larmes de nos yeux La planète se métastase du cancer religieux qui ronge notre âme depuis la nuit des temps Devenons ce que nous sommes et non ce que la peur voudrait que nous devenions La mort est une fidèle amie et non un instrument de vie Garder la foi en l'homme et en l'homme seul, c'est l'essentiel qui compte Lcm

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    Vous n'êtes pas sa première ? (rhoooo vas y raconte !!!) Encore heureux à notre âge ! Il a vécu avant vous. Ok, comprends qu'il a tenu un carnet de toutes ses conquêtes, ou mieux, un blog ! Quand tu croiseras ses potes, tu verras bien leur réaction... Souvent ils parlent à sa place rien que dans leur attitude... Bon l'un dans l'autre, oui ça arrive parfois, c'est ptêt pas si mal, on va bien s'marrer... (rires de pouff). Laissez-le vivre avec ses fantasmes, ne le saoules pas avec les tiens, de toute façon si tu y regardes bien, y'a peu de chance que tu sois l'un des siens, et vice et versa, youpi ! Donc, oublies ce truc et arranges toi pour que vous continuiez à en avoir, ensemble c'est sympa aussi. Tu n'es pas Blanche Neige, Miss Univers, ou la bombasse de cinéma du moment ? No problème ! Il te fera croire que ce n'est pas grave ! D'ailleurs, Ca l'est pas tant que ça, j't'assure... Vu le prix que tu colles chaque mois en coiffeur, esthéticien, manucure et toutes ces conneries, l'humilité est ton premier atout, sinon optes pour la dépression avec traitement chimique lourd. Oui oui, et toi tu le croiras dans le blanc des yeux, parce que c'est ton chum et que bon, tu sais bien que c'est bien relou à ferrer un bonhomme, alors çui qui veut bien de toi, ben tu le gardes ! Bichette, dorénavant, tu devras être libre, indépendante, voire autonome (oula, oui même pour la carte bleue) et en plus de temps en temps, il te faudra faiblir sur son épaule, lâcher quelques ptites larmes, parce que ton homme, il faut que tu l'aides un peu. Pour qu'il doit ton homme fort, il faut que toi tu sois plus faible parfois, tendre comme un chamaillis, fondante. Et oui ! Il faut l'aider parce que c'est encore un tout ptit garçon au fond de lui. Mais attention !! Il ne faudra surtout JAMAIS lui dire ! Au risque de voir toute son image de lui détaler comme un lapin. T'es sa girl, c'est tout ce qui compte. Il compte sur ton sourire, ta bonne humeur, ta présence, tes ptites robes affriolantes, tes bas nylon, tes décolletés, et tout le reste. Et il sera fort pour toi, quand tu failliras. Et en miroir maestro. Laisse le mater le cul de la serveuse. Oui !!! Laisse le mater ! Ce n'est pas grave ! Il a raison, de toute façon, elle est canon. Et ce qu'il ne sait pas c'est que toi aussi, t'as le droit de la mater en même temps, et meme que tu le fais, indépendamment des genres, hé hé ! (Au fait, tu l'as acheté où ton vernis ???) Tu n'as pas besoin de te mettre en colère dans ce genre de cas, parce que de toute façon, il le fera que tu le veuilles ou non. C'est un mec, adulte ou presque, et qui profitera de la remarque pour se barrer et recommencer un peu plus tard et même pas trop loin, juste pour t'emmerder. Alors be cool, sois à la hauteur. Toujours à l'aise avec la sexualité, ma chérie, toujours ! En apparence au moins, c'est un minimum. Fais-lui confiance. Et oui, il faut essayer, je sais c'est dur ! Et pire encore de ne pas faire de scène, mais il le faut. Prends des cours si besoin, mais fais lui confiance. Tu verras qu'en le faisant, tu te sentiras mieux aussi, j'affirme. Et puis la peur n'évite pas le danger, à toi de voir si tu préfères l'enfer aux moments sereins, ou presque. T'es une fille, je sais, tu ne le fais pas exprès, essaye au moins. (Attends, je t'ai pas raconté... Il lui a dit... Si j'te jure... Elle a répondu direct Ca... Ouais une conasse t'as raison ! Mais non lui c'est un saint de toute façon) Laisse-le vivre... surtout quand il va voir sa mère !! Oui là, laisses-le être... être le fils à sa maman, et à son papa ! Pour retrouver ton bonhomme, homme, il faut aussi lui laisser l'espace pour redevenir de temps en temps, le petit de sa maman... c'est comme ça. Laisse le faire, ou alors tu vas en chier ! Avec lui, mais avec ta belle-mère aussi, qui ne se gênera pas de te faire remarquer que c'est elle la mère. (C'est quoi ton parfum ? J'adôôôôre !!!) Alors, là sur ce terrain, donc, tu oublies direct. Tu le laisses vivre sa vie. Point non négociable, j'te le dis. N'en fais ta chose que lorsqu'il le désire. Hummm, ne réfléchis pas trop sur ce point... Et n'oublies pas d'être la sienne, d'autres fois. Et tout ira bien. Soutiens-le sans qu'il te le demande. Surtout quand il est malade... Plains le, cajoles-le, bichonnes-le, et apportes lui son médicament. En même temps, il est tellement pénible, qu'il te faudra être vraiment très forte, alors soutiens-le le plus possible, ça aide à faire passer ce mauvais moment ensemble. (Et oui, après tu as le droit et le devoir de le taquiner ! Evidemment !) Prend ce qu'il te donne, surtout tes soirées, sa carte bleue, des idées de week-end, et dis lui bien que non tu n'es pas vénale, mais que tu apprécies ses ptites attentions. Et s'il ne le fait pas, ne lui reproches pas, ben ouais, tant pis, en vrai, au fond, avouons qu'on s'en fout de tout ça, quand il est tout à vous, ça vous suffit, n'est-ce pas ? Dis lui aussi... Il cedera ptet sans que tu insistes, va ! Donnes-lui tout ou presque mais ne lui imposes rien, sauf les chaussettes sales dans le panier et la cuvette des wc rabaissée. Là, c'est ton combat, et ça le sera toujours. Mais rassures-toi il est formaté, ça devrait passer à l'aise. Oublies la vengeance s'il n'y arrive pas, parce que tu perdras à çe jeu. Sois forte. Mais ai-je besoin de le préciser ? Forte mais pas chiante ! Douce mais pas insipide. Ton bonhomme, tu dois le faire bander. Point. Ris, amuse le, chouchoute-le, flatte-le, invite-le, envoie lui des mots doux, etc. N'oublie pas que ça s'ra un travail de tous les jours. Mais il le vaut bien, et m'est avis, qu'il te le rendra bien. ;) Aime-le pour ce qu'il est et pas pour ce type idéal que tu imagines, parce que bichette, le Prince charmant, hein. Bref, maudit soit-il. Ou pas, mais ça, si tu l'as rencontré, ne le dis pas, parce qu'entre conasses, on est vraiment terrible. Moi la première hein. Conasse un jour, conasse toujours. Pas de pitié quand on parle du Prince Charmant. C'est la règle d'or. Et quoi que tu fasses, quoi que tu penses, respires. Oui respire, parce qu'il sera toujours comme il est. Il peinera même à évoluer, à s'améliorer, alors tu oublies que ça ira mieux avec le temps, et tu l'aimes maintenant, alors tu l'aimeras tout le temps. Et tu te le graves une bonne fois pour toute dans le ciboulot. Ce n'est qu'un homme. Sinon tu le quittes, et tu vas voir plus loin. Bon, et puis, tu as le droit d'être bombasse (tu mets du combien en soutif, toi ? moi je rame pour trouver ma taille, putain !), comme mémère à la maison. T'es une meuf, on sait que tu aimes te pomponner pendant des heures (non ? ben apprends, parce que c'est rigolo aussi), mais que tu aimes les peignoirs moumoute pour traîner dans le canap. Oui on le sait. Le seul truc c'est qu'il te faudra jeter tes guenilles dès lors que vous partagerez toutes vos nuits, là ouais, désolée. Parce qu'il ne veut pas vivre avec sa grand-mère si tu vois c'que j'veux dire. Sur ce sujet, il te taquinerait, en disant, mais non que ce n'est pas grave, alors que ce serait la pire erreur que tu pourrais faire. Il te veut comme tu es, sans les bigoudis, c'est tout. Et il a raison... Ton homme a toujours raison (hum hum, sic, en boucle, message subliminal... Fais lui croire, voilà). C'est ton égal, c'est ta moitié. (oui là dessus, on la ramène pas trop... on peut rajouter, ton binôme, sa partenaire, sa complice, son amie, sa soeur, son double) Fais-le vibrer, fais-le bouger, laissesl-le être pire que toiquand ça lui prend (oui il peut se déguiser, oui il peut chanter avec une voix de faussaire au karaoké, oui il peut rouler du cul s'il le veut, ou meme passer des heures au téléphone avec ses potes ou faire claquer ses talonnettes), il n'en sera pas moins homme et tu n'en seras pas moins femme. Remets-toi en question pour ne pas craindre le temps qui passe : ronfler et faire du gras sur ses lauriers, c'est pas très attirant... Ca... Il faudra le prévenir de toute façon, et dès le départ. Parce que oui, les meufs, ça ronfle, et parfois pire que les bonhommes. Oui les meufs, ça a aussi un baobab dans la main, et de temps en temps, il devra faire la vaisselle, oui tu prendras du poids, que tu bouffes trop ou que tes hormones te malmènent... Ne lui demandes pas s'il t'aime (attends, faut que j'te fasse lire son dernier texto, trop chou !!!), parce que ça le gave ! Ca le gave façon même ! Et surtout, surtout surtout... ne rajoute pas : "ben quoi ? J'ai dit un truc qu'il fallait pas ?" ou un "Tu fais la gueule ?" Parce que oui vous le gavez, et oui il vous aime. Il vous le montrera. Au mieux, parce qu'il est top, Souvent, aussi souvent Sue vous en avez besoin, doit tout le temps, au pire, quand il a le temps ou au moment de votre anniversaire, tous les trois ans donc... Mais il y aura des moments, où il te le dira, c'est certain. Et là... tais-toi, par pitié juste tais-toi. Et toi, dis lui aussi mais pas 50 fois par jour, ou alors en variant les plaisirs, et n'oublies pas de t'excuser d'etre relou. Montres-lui mais arrêtes de lui acheter ses sapes, il sait le faire tout seul, et ça, ça n'est pas une preuve d'amour, c'est juste lui dire qu'il s'habille comme un sac. Bref, L'amour, tu lui dis, tu lui fais, tu lui montres, tu le valorises ton bonhomme, ça sera mieux. Tiens-bon cocotte, c'est pas l'enfer tout ça, je t'jure, qu'il te le rendra, à sa façon : solide, attendrissant et désespérément séduisant (oui un homme aimé, Ca se voit, ils deviennent irrésistibles). C'est un trésor qu'il faut juste savoir mériter. Eh oui, et surtout... N'oublies jamais ceci... Si tu touches à mon mec, j'te f'rais bouffer l'escargot et sa coquille au réveil, j'te collerais du piment fort en douce dans ton assiette, je t'arracherais les yeux évidemment, et plein d'autres trucs cool encore... Bref, trouves toi un Jules mais pas le mien. :p Ouais toi aussi quand on t'aime tu te sens belle à en crever, et je te rassure tu l'es... Dédicace de moi pour moi. Nan mais. http://youtu.be/A842x7fl6sM (Evidemment, ce commentaire n'est pas à prendre au sérieux. Svp, on sait bien que les filles ça change d'avis tout l'temps. J'vais pas m'amuser à pondre un commentaire, chaque fois que je pense le contraire de ce que je viens d'écrire. Pour tout le reste, dans la vie y'a qu'un truc qui compte, les mecs comme les filles : ce sont vos bisous d'amour... ) salutations à l'ami Masculin, qui m'a enjouée avec son commentaire. Have fun, Guys and Girls, and that's it !

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    18/06/2015, mais j'avais envie de le ressortir là, ce jour... non je n'ai pas pleuré hier ! Oui j'ai même remanié un peu ce texte, parce que le lieu de rencontre et le choix donc des mots sont importants :) ---------------------------- Ce soir, j'ai bu. Hier j'ai pleuré et ce soir j'ai bu ! Je n'ai même pas fait exprès tu sais. Ca m'est tombé dessus comme ça. J'ai pris l'apéro pour affronter avec sympathie mon quotidien, j'ai joué le jeu de mon costume du soir presqu'esseulée, et puis une fois vraiment seule, je suis tombée sur une copine de mots dans une toute petite fenêtre. Et on a discuté, et j'ai bu un verre après l'autre. Et j'ai ri, j'ai raconté des bouts de ma vie, mais pas toi, rassure toi, ou pas beaucoup ou juste ce qu'il faut. Bref ce soir j'ai bu. Le rosé ça cogne la tête ! Et dire que maintenant, je vais devoir boire autant d'eau pour ne pas être malade, misère, je vais rouiller. Allez trêve de plaisanterie. J'ai tout de même des choses à dire. Oui, même s'il n'y paraît pas, comme ça, vu les bêtises régulières que j'écris, vu la qualité de ces piètres mots, tout ça, bref. J'ai des choses à dire. Je ne sais absolument pas comment la vie a fait pour nous mettre sur le même chemin. Je ne sais absolument pas comment j'ai fait pour te trouver sur notre autre chemin. Je ne sais absolument pas pourquoi tu as accepté que je m'y trouve, de le continuer et de te faire connaître... Mais ce que je sais... c'est que depuis toi, je vis la plus belle histoire, d'amour, d'amitié, d'écriture, de peau, de pensée, et d'envie, que la vie puisse donner à qui que ce soit. Je suis malheureuse souvent. J'en ai marre de t'attendre, bon sang que j'en ai marre ! Plus encore de t'entendre tournicoter autour d'autres belles. Mais salope de vie, je te passionne de nous avoir fait nous rencontrer. Je t'aime, comme je n'ai jamais aimé. Et de ça, jamais je ne doute. Pas plus que de la sincérité de ton regard sur moi, de ton sourire, de tous tes sourires, de tes lèvres mordues de l'intérieur, de tes airs graves et soucieux de me voir tracassée, de ton sourire jusqu'aux oreilles de mon apparition, de tes clins d’œil décomplexés... bref !!! de ce que je crois lire d'amour aussi en toi. Ton visage est gravé dans ma mémoire et je le convoque dès que je le souhaite, et là, je souris niaisement. Ton odeur derrière mes souvenirs, et hop je défaille. La douceur de ta peau, de tes mains, du matin au soir, et je me sens enchaînée à ton âme. Bref, je ne sais pas quand voudras-tu de moi et des miens, de nous, de ce possible, minuscule, immense bonheur, truc à inventer, délires à créer, à une, deux, quatres, huit mains et plus si tu le souhaites, mais là, je profite de cet état, minable et honteux, tellement risible que les mots en sortent seuls et en cascade pour te dire, ô combien je suis heureuse de t'avoir croisé. Ma prière à moi s'élève chaque jour vers la vie pour cela. Merci la vie. Demain je serais triste encore d'être si seule, éternellement seule, comme si rien n'existait, comme si encore ce mensonge était important. Alors que vraiment... un peu comme la technologie, il est obsolète. On s'en fout ! Pourquoi se raccrocher encore à ce truc alors que tous les mots ont été dit ! On a tout fait toi et moi ! Il nous reste le voyage à faire, le vrai voyage ! Des mois qu'on a apprivoisé le mensonge, le silence, la parodie, la mascarade, le folklore, le carnaval, le cirque et la folie. Et qu'on les aime, ces attributs ! Nos attributs, nos épithètes. Nos cuivres sur la piste circulaire ! Moi sur le fil, toi peint en blanc. Je ris ! Je sais que tu aimes me voir rire, alors je ris de penser à toi. Je me sens virevolter, je regarde les étoiles, ça tourne, tu me tiens, tu me protèges, je ferme les yeux, ah non, je ne peux plus taper, mais dans tes bras, je ferme les yeux, et je m'abandonne... dans mes rêves aussi... allez, je ris, pour toi ce soir, parce que mon trop plein de rires déborde aussi. Je vis une histoire d'amour moderne. Et je rierais aux éclats de le raconter à mes enfants plus tard. Ca, ça m'appartient. "Votre maman a eu un amant de cyber papier, qu'elle a aimé, non adoré. Le contact humain étant dépassé, elle ne faisait que l'effleurer. Mais par contre, dès le dos tourné, les sms, les textes, les sites divers et variés, les réseaux sociaux, voyaient se jouer le théâtre de cet amour inconditionnel. Mes chéris, je vous souhaite d'aimer autant, mieux, de vous réinventer, d'inventer et de créer l'amour comme VOUS en avez envie ! C'est la liberté que votre mère s'est offerte, dans toute la difficulté, l'incompréhension et la passion que cela lui a demandé. Je vous souhaite bonne route, mes enfants, mais ne doutez pas de la vie, elle est merveilleuse, blagueuse et vous connaît mieux que vous-même. Faites lui confiance." Je ris aux éclats de ces bêtises, mais cette histoire n'est ni plus ni moins, qu'une histoire moderne, complètement folle ! Le problème de la modernité parfois, c'est qu'on en oublie les besoins essentiels. La chair. Le contact. la trivialité. Je peux essayer de griffer mon portable autant que je veux, il ne rira pas, ni même ne gémira autant que tu pourrais le faire, autant que je t'imagine. Comme je te vois rire, quand je dis une bêtise, exprès, juste pour te voir rire. Et que tu le gardes ce sourire, parce que ça rebondit chez toi, que les pensées se bousculent, et que je sais ce que tu vis, pour le vivre aussi. Imagines si c'était dans ton dos que je te serrerais mes ptits doigts amoureux... Et maintenant considères la même chose avec des caresses... Joute d'amour. A joueur, joueur et demi. Quelques mois plus tard, et pour la vie. Moi, femme moderne, je t'aime toi homo connecticus. Le rosé, je ne le veux plus que sur mes joues... débrouillons-nous comme on peut ! ---------------------------- http://youtu.be/bELKJ0BlBQQ http://youtu.be/CEmuEOXnXH0 ----------------------------

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  • 06/28/15--11:42: Mondanités par Jules Félix
  • Ce jeudi était orageux. La grand messe commencerait vers seize heures. Tu devais encore partir à une vingtaine de minutes de là. Tu as roulé un peu comme un malade. Pas de temps à perdre. Il était dans les quinze heures quand tu te retrouvas dans un bureau administratif assez glauque pour lire le tableau d’affichage. Tu étais reçu. Ce n’était pas très important. Tu n’avais fait que suivre une double filière et tu t’étais même dit que tu ne gâcherais pas tes vacances si tu devais repasser septembre. Tu ne repasserais pas septembre dans tous les cas. Tu laisserais le destin te juger. Le retour fut plein de pluie. Tu étais même trempé mais tu as rejoint quelques amis. Ce n’était pas une célébration que tu appréciais habituellement. Certains étaient même venus avec leurs parents, certains étaient même venus avec un costume et une cravate. Tu souriais légèrement. Les mondanités t’ennuyaient mais en même temps, tu appréciais les séances plénières, avoir tout le monde au même endroit, disponible, c’était plus facile que de devoir contacter les uns et les autres. C’était facile, tu t’apercevrais même que cette facilité était si peu consciente, si peu comprise. Cela se passait dans le grand amphithéâtre. Après tout, cela faisait près de cinq années que vous y pensiez, que vous en viviez. Une conclusion grandiloquente presque ridicule. Tu avais pu comprendre que certains avaient sympathisé avec une quadragénaire, une vieille quoi, qui enseignait le français, qui prolongeait de décennie en décennie une thèse interminable en musicologie, qui se servait pour rédiger son œuvre des antiques disquettes souples de sept pouces que seul le Série un acceptait avec mauvaise grâce avant d’être mis sous vitrine en guise de musée, qui dansait le folk dans les nuits égarées les plus chaudes, qui entretenait une dizaine de chats chez elle, qui s’engageait tellement qu’elle s’était retrouvée sur la liste européenne des écolos de l’époque… cette femme étrange, indocile, rompant les frontières entre élèves et professeurs, entre su et sachant, entre apprentis et maîtres, que tu retrouverais plusieurs décennies plus tard dans un recoin du web… tu t’étais alors étonné que certains y avaient trouvé matière à convivialité, si ce n’était plus… Tu t’es installé au milieu sur le côté droit. L’amphi déjà quasiment plein et c’était grâce à la fidélité d’un bon camarade que tu as dû ta place. Le directeur était nouveau, c’était la première fois qu’il se prêtait à ce genre de séance. Il avait répété les mêmes discours que son long prédécesseur, la même évocation d’un prestigieux élève qui avait fini à la tête d’une banque, sans savoir que quelques années plus tard, il serait arrêté pour de troublantes connexions avec une association sportive. Tu étais surtout triste que ce ne fût pas le prédécesseur qui te remît les honneurs du moment. Qui ne te sacrât pas. Qui ne te consacrât pas. C’était presque pour lui que tu avais tant travaillé. Pas vraiment mais un peu. Il était impressionnant, un gros bide, des yeux microscopiques derrière des verres épais de myope transi, un tempérant du tonnerre, un volcan en éruption quasi-permanente, il était connu pour ses colères monstre, ses exigences, ses sybarites, ses ayatollahs. Quand il y avait un retard involontaire pour cause de chemin de fer, il exigeait une lettre de protestation au chef de gare et au directeur général de la SNCF. Il avait donné sa façon bien personnelle de régler les conflits du Proche-Orient, en balançant une ogive nucléaire à Téhéran. Il avait réfuté avec des équations toutes les élucubrations sur le réchauffement climatique, bien avant que ce ne fût la mode de l’écologie. À côté de cet aspect brutal, il avait de vrais atouts, une réelle passion, une réelle rigueur, une aisance avec les notions les plus compliquées de la nature, une pédagogie par l’électrochoc qui t’avait enthousiasmé, une volonté très manichéenne de l’efficacité : ça marchait ou ça ne marchait pas, c’était zéro ou vingt, il n’y avait pas d’entre-deux, et la transmission rude d’une volonté d’avoir confiance en soi dans tout contexte même les plus hostiles. Quand ton nom fut prononcé, tu t’es doucement levé et tu es descendu lentement vers le bureau, le regard un peu vicié par celui des autres, le sourire étouffé par la représentation soudainement mise en lumière. Tu as reçu une simple feuille, une simple attestation. Avec un sourire poli et convenu, tu as serré la main au grand mandarin qui s’était retrouvé à ce poste après avoir quitté la présidence de l’université. Le sourire malicieux, tu avais su que tu avais fini le dernier effort dans ces lieux. Ce fut quand tu as quitté ce vis-à-vis que tu t’es retrouvé face à son prédécesseur, assis au premier rang et très attentif car c’était sa chair, c’était sa tripe, c’était ses troupes et il n’en ratait pas une miette, si le ministère ne lui avait pas dit qu’il avait déjà duré excessivement trop longtemps pour sa fonction, il aurait continué car c’était sa chose, c’étaient ses lieux, c’étaient ses murs. Il les avait même sauvés de la dissolution après soixante-huit, il avait remué ciel et terre, il avait mobilisé les anciens, et Dieu sait à quel point c’est difficile de mobiliser les anciens qui ont tourné la page, qui sont dans un autre paradigme, et il était venu à Paris, avait brusqué les huissiers, s’était retrouvé dans le bureau du ministre en tapant du poing sur la table : il fallait continuer ! Edgar Faure, diplomate et intelligent, lui permit de continuer. Exigeant mais juste. Il t’a alors serré aussi la main. Un peu par effraction. Tu étais fier. Tu étais heureux. Tu sentais que l’injustice était réparée. L’injustice de ne pas avoir reçu le papier de ses propres mains. Dubitatif, il avait été même étonné d’apprendre que tu avais eu aussi l’autre papier, celui que tu étais allé chercher sous la pluie quelques minutes avant. Tu grandissais à ses yeux, son regard laissait esquisser une surprise non feinte, vite étouffée, vite éteinte. Il t’avais sous-estimé. Tu n’appréciais pas. Tu as repris ta place alors que c’était déjà au tour d’un autre. C’était peu pour toi. C’était juste une formalité. Tu l’avais peut-être imaginée avec plus de lustres, plus de luxe, mais tu avais atteint ton but. À tes yeux, la voie serait tracée. Et cette ligne qui se faisait si droite, si tranchante, déjà t’enthousiasmait. Un nouveau palier avait été atteint. Une carte de visite était déjà acquise. Ton destin était déjà ailleurs.

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  • 06/29/15--15:12: Mettre à mal par Stephanaa
  • Tu me donnes à manger des couleuvres que j'avale avec les larmes aux yeux comme je faisais quand j'étais petite avec les épinards .C'est pas curieux que je suis devenue anorexique. Une mouche se cogne la tête contre les vitres de cet établissement pénitentiaire .Que tu nous as concédé . Quand je ne tiens pas les murs ,j'écris avec des lettres minuscules dans mon journal. Lacan parle du langage comme d'un parasite ; parce qu'il participe à produire le sujet ,cela veut dire la personne qu'on est . Indépendamment de nous. Donc ce que j'écris ,je n'sais pas si c'est moi . Pasolini voulait se défaire des liens avec la langue italienne en signe de proteste comme si ça serait possible d'arracher la langue de sa tête ,abdiquer de ses origines . Quelles sont les forces de divergence entre toi et moi? Alors oui,les anarchistes ont raison ; le pouvoir engendre désordre . Car l'ordre que tu voulais instaurer c'est avérée être un fiasco. La charte des droits de l'homme est un recueil obsolète . En quoi le fils d'un immigrant débarqué à Lampedusa ,qui n'est pas né dans la pourpre , aurait la même liberté de choix que le fils du maire ? Je me sens concernée parce que la charte ne mentionne pas mon droit de voler haut (d'aimer), sans que ce soit un supplice . .. Hey monsieur , j'ai bouché mes oreilles à tes arguments . J'ai un petit moral oui, à cause des tous les sales tours que tu me joues . Et de tes relations douteuses avec un requin qui s'est niché dans la baie de Bretagne . T'es méchant et gentil à la fois , t'es ton plus redoutable censeur en matière de sentiments et pas que , tu préfères te laisser piquer par des moustiques au lieu d'installer un moustiquaire , t'as tes humeurs , tu n'as pas un instant de courage et tu me mets à mal ... Si tu m'aimes, pourquoi ne mange tu pas ton chapeau ? et ne descends tu pas de tes grands chevaux ?

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    Çà ne ressemble à rien. Des bouts de phrases, des bouts de chair, quelques ponctuations, ou des soupirs. A de l'encre qui pleure, qui a besoin de dire, de faire savoir. A de la sueur qui goutte, qui aurait besoin de s'éponger à deux, de se dessaler. Mais non, au lieu et place de ce que Monsieur tout le monde ferait de sa vie, moi et toi, ça ne ressemble à rien. On s'écoute, on se croise, on fait la fête, on se cherche, on s'attend, on s'embrasse. On se désire si fort que même le terme nous paraît désuet, figeant même ses propres lettres, pourtant rimant avec beauté. Alors à quoi bon tout ça. Suis-je différente moi ? Ne mériterais-je pas moi aussi, ce truc chiant que tout le monde appelle "relation amoureuse". Oui connement, un homme et une femme, dans ce cas, dans mon cas de simple mortelle. Tu aurais été une femme que je t'aurais désiré tout autant. Mais tu es juste un homme et moi simplement une femme. Comment est-ce possible qu'un tel désir ne mène pas chez toi à un besoin de se rassembler ? Du doute, de se tromper. Alors se raconter, se le dire encore et encore. Mais à quoi bon ? J'ai juste envie, moi, de bras pour me consoler, ou pour partager ma joie quand elle est là. Oui connement, juste un homme et une femme. Et tout réapprendre. Je ne suis pas éternelle. J'aimerais, et encore que, seulement avec toi, mais non je ne suis pas éternelle. J'ai juste envie qu'on m'aime charnellement. Et pourtant je dois t'avouer que je suis comblée, Amour. Je suis couverte de ces attentions que toute femme décente tuerait pour en avoir ne serait-ce que le premier gramme. Mais m'entends-tu ? Comment est-ce possible que tu ne souhaites pas vivre de cette vie charnelle qui nous unit parfois. Je ne sais tellement plus si tout cela est vrai que je n'ose pas me mettre contre toi, alors que c'est le seul endroit au monde où je me sente bien, et moi. Alors je vacille, encore, comme souvent, comme la marée qui revient me noyer, moi si lente à remonter sur la grève. Amour, que t'ai-je fait ou pas fait, pour que tu nous évites tant ? Évidemment, l'amour de chair est sale, bestial, et bassement terre-à-terre. Toi tu n'en veux pas de cette trivialité, soit. Moi oui. Alors que faire ? M'entendras-tu ? Me comprendras-tu ? Accepteras-tu ce compromis pour nous laisser vivre un peu là-bas ? Ou garderas-tu encore cette attitude qui nous tient chacun d'un bord à l'autre du gouffre de l'impossible ? Moi je veux le toucher cette éternité, je veux que tes mains me griffent ou me caressent, je veux que ton sourire me morde, que tes yeux me mouillent l'intimité, je veux que ta violence nous sublime, que ta noirceur s'illumine, que nous rougissions d'être si faibles, que le ciel disparaisse sous le coup d'une jouissance qui rierait aux éclats, des poussières vulgaires pour un amour unique. Oui, moi je veux du corps à corps. Oui, je veux juste que tu me prennes sans mots qui eux vivent si bien ailleurs. Je veux être un morceau de femme contre le sexe fier de son homme. Oui, je veux juste bassement de l'amour charnel. Est-ce mal ? Je ne sais pas, j'en ai besoin, envie, et je devrais me boucher le nez, si je dois aller combler cette pulsion ailleurs. Alors Amour, je ne veux pas mourir si triste. Je n'ai pas d'autres solutions que ce que je vais faire. Je crains malheureusement que ce sera inutile, mais saches que je le fais par désespoir, par chagrin trop lourd à porter, de mots qui sortent toujours en bouillon quand il pourrait être embruns sur quelques histoires légères. Oui Amour, notre histoire n'est pas triste, alors je ne veux pas qu'elle le devienne comme ces dernières semaines. Ce qui est terrible, c'est que jamais nous n'avons été si proches, au point de nous croire en amour à deux, de ce qu'ils disent. Nos amis souhaitant nous voir ainsi, si fort que de se mettre en branle d'une aide à nous apporter. De sourires complices en notes prolongées. Amour, je te quitte là, mais il n'est pas trop tard pour que tu me rattrapes, tu sais si bien le faire. J'aime tant me jeter dans tes bras. Alors je te dis, encore à ce soir, encore à demain... et après... tu seras le roi de notre histoire, je te laisse les rênes. Sois sûr que je pleurerais tous les soirs où je serais loin de toi, mais si tu ne veux pas prendre cet amour qui nous revient, je disparaitrais parce que je ne pourrais jamais lutter contre ta force que j'aime tant. Mon avenir t'appartient. Tous mes lendemains, toutes mes lunes, tous mes soupirs, toutes mes envies, tous mes mots sont tiens. Amour. Donnons-nous rendez-vous à quelques mots par ci, à quelques heures de nous, à quelques pas de là. Entends cette prière de terroriste, et ne me laisse pas partir seule. Je veux encore danser sur cette vie, et en écrire les couleurs. Prends moi ou dis moi ce que toi, tu veux. Amours. "Je veux contre toi, toujours me heurter. Je veux cette vie, je la veux entière, même si mon coeur doit y suffoquer." Reçois ici, mon préavis de grève de nous, reconductible... . . . . . http://www.deezer.com/track/6721994 Retour aux fondamentaux :) http://www.youtube.com/watch?v=wi262WKivp4

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  • 06/30/15--18:33: Noir lumière par Decorhomme
  • Mon père, cet animal complexe un peu trop tôt disparu, m'est revenu en pleine gueule, il y a quelques mois. Un jour, j'ai découvert qu'il aimait Pierre Soulages, l'artiste du Noir. De l' "outrenoir", même, comme le disait lui-même le peintre. Nous ne parlions jamais d'art avec mon père, j'avais en la matière ma propre culture, mes propres études, j'en imposais même à certain(e)s sans toujours le vouloir. Mais il n'était pas question d'être un érudit avec mon père, un fils, un homme, ça me suffisait. Longtemps, surtout depuis sa mort, je me suis demandé pourquoi il m'avait parlé de Pierre Soulages, pourquoi cet artiste l'avait interpelé. Tout était si différent de nos conversations habituelles, qui ne tournaient jamais autour de l'art. Aujourd'hui, 30 juin 2015, j'ai compris, je crois. Pierre Soulages a vu la lumière dans le noir. Un jour, en travaillant sur un tableau, il ajoute, retire du noir pendant des heures. Ne sachant plus quoi faire, il quitte l'atelier, désemparé. Lorsqu'il y revient deux heures plus tard, il s'exclame : « Le noir avait tout envahi, à tel point que c'était comme s'il n'existait plus ». Le noir n'existait plus, la lumière en avait jailli, et pourtant tout était noir en dessous. Aujourd'hui, j'ai compris, ouais. Toi, l'amour que j'ai aimé, ce qui t'es arrivé, m'y avez vachement aidé. On a tous notre part d'ombre et de noir, on a tous la profondeur mono-pigmentaire, mais un jour, enfin, on réalise que la lumière est encore plus belle lorsqu'elle jaillit de tout ça. Mon père a voulu me montrer cette lumière, je crois, ce jour-là. Et son amour au-delà des ombres qui nous avaient éloignés. Je t'ai évoquée, directement, ici, n'y vois rien d'impudique surtout que j'apprends à ne plus t'aimer. Juste une envie de lumière. Parce que j'ai vu la lumière dans le noir autant que j'ai deviné le noir derrière la lumière. Parce que j'ai aimé ta lumière autant que j'ai aimé tes ombres. Elles sont indissociables, avec ou sans moi.

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  • 07/01/15--17:01: aujourd'hui par Bretzelle
  • Encore une journée de belle rencontre! Tout d'abord dans le parc en face de chez moi que j'appelle mon jardin! Il y a un café qui s'appelle "les folies Voltaire" et les garçons de café viennent de tous les coins du monde. Une vraie auberge espagnole!!!! J'ai parlé italien, espagnole et français avec une jeune homme de 24 ans qui arrête le théâtre pour se lancer dans la vidéo. Pas mal de point communs avec moi sauf que je pourrais être sa mère! Ensuite mon ami et producteur à emménagé dans l'appart au dessus du mien 8pratique pour bosser) et sa femme à l'aire trop sympa. Ensuit j'ai rencontré un autre producteur pour un autre truc, quelqu'un de très sensible qui ressemble à Woody Allen et qui roule en Harley Davidson encore une belle rencontre. Enfin, j'ai mangé avec mon père pour couronner cette journée et la reine d'Angleterre!

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    Elle voulait voir la mer, Marie-Ange c'était son truc, sa réplique favorite. Hiver comme été, jour et nuit, encore, elle voulait voir la mer. Et le bleu, et le vert. Flux et reflux. Obsession. Mission... J'ai enfin compris une fois arrivé sur les bords de l'océan au soleil couchant. Incendie involontaire allumé sur les eaux salées. Le soleil rouge descendait lentement, il s'enfonçait là-bas au loin, solitaire. Marie-Ange avait plongé droit devant, illuminée, presque embrassée rejoindre l'horizon, l'astre flamboyant qui doucement changeait d'atmosphère. De profundis en latin. Et c'est sur ce fond d'or façon peinture qu'elle se noya volontaire. Je veux voir la mer qu'elle disait sans cesse. Alors voilà, c'est fait ! J'ai aimé Marie-Ange comme on aime un enfant, envers et contre tout, tout autour d'elle, j’avais dressé des remparts pour la protéger des ennuis de la vie d'ici. Un édifice bien fragile pourtant, remparts de brindilles en fait, que le souffle du temps a dispersé au vent mauvais. Et puis d'abord, la protéger de quoi ? Qui suis-je pour tenter d'inverser le cours des choses ? Les fleuves vont à la mer, inexorablement. Et les amoureux n'ont que leurs yeux pour pleurer. Mais ça, tout le monde le sait. On aime parfois une femme plus fort que les nuages dans le ciel ou le bleu de la mer. C'est un feu qui brûle toujours. À la source de nos pensées, notre amour occupe ainsi l'espace en entier, au profond. Alors noyée, Marie-Ange marche sur mes eaux alcoolisées. Morte, elle vit autant qu'avant au-dedans. Et tant pis si je mens pour dire la vérité. On fait comme on peut, désolé.

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    Les culs des hommes sont des compas sur la terre… François Truffaut faisait dire à Charles Denner que « les jambes des femmes étaient des compas sur la terre » dans « l’homme qui aimait les femmes ». Mais les culs des hommes aussi! J’aime regarder leurs fesses je les aimes toutes, je ne suis pas raciste en matière de cul (ailleurs non plus). J’aime aussi les torses surtout les imberbes en fait les hommes imberbe me plaisent. Oui! J’aime pas les poilus (pas ceux qui ont fait la guerre de 14-18, donc). Pour moi les imberbes sont implacables tous les sens du terme !

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    Hier soir j'ai vu la délicatesse. Un film de David et Stéphane Foenkinos. C'est une très belle histoire avec François Damiens et Audrey Tautou. L'histoire d'une femme follement amoureuse de son beau et jeune mari mais malheureusement il meurt dans un accident de la route. Elle devient aussi triste qu'elle a été gaie. Plus tard elle rencontre un collègue qui ne paie pas de mine, il est timide pas très beau aux yeux des gens idiots mais en fait il est beau, gentil, maladroit, délicat, drôle etc. Elle tombe sous son charme car "on ne voit bien qu'avec son coeur" comme disait l'autre poète . Ce film est vraiment super, drôle, triste, romantique. Les acteurs sont tous merveilleux! Je vous le conseil Amicalement votre Bretzelle

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    Ils avaient déjà dansé ensemble. Agathe aime bien ce type là. D'abord il danse bien, vraiment bien. Il sent toujours bon. Il est discret, pas envahissant. Et puis, il se pourrait qu'il l'aime bien, elle a cru deviner quelques fois des petits signes. Mais bon Agathe, elle a un autre mec dans le coeur, alors c'est plutôt porte close. Quelle que soit son histoire, et ce qu'elle vive, elle a fermé toutes les entrées. On n'est jamais trop prudent. Bon évidemment, son amoureux, il s'en fiche, alors bon Agathe elle fait comme elle peut hein. Ce soir là, c'est elle qui décide de l'inviter. Il est tout seul, c'est une danse qu'elle aime bien, son amoureux ne l'a pas invité... elle traverse donc la piste de danse et lui tend les bras. Il accepte d'un petit oui discret dont il a seul le secret. Une fois dans ses bras, il lui dit : "Tu peux te reposer sur moi si tu veux". Alors là ! Elle était pas prévue cette phrase là. Un petit merci à la volée, un peu de gêne, surtout quand il mime le "se reposer sur moi'. La musique commence, ils dansent. Très vite il lâche sa main pour l'enlacer littéralement. Tête appuyée contre la sienne, il ne prend pas de gant. Ses mains caressent le dos d'Agathe, d'abord timidement, puis plus affirmées. Il la pince presque, appuie sur ses reins. Il va jusqu'à chercher sa peau dans l'ajour de son débardeur dentelé sur le haut. La musique continue, et Agathe sent tout à coup son désir mâle les envahir. Elle est surprise, gênée. Elle pense à son amoureux. Elle ne voudrait pas le rendre triste. Même si... Mais elle profite de cet instant dans les bras de ce danseur qui la désire. Ce n'est pas tous les jours, qu'un homme est si franc avec elle. Et elle lui fait confiance, parce qu'il est si discret, elle sait qu'il la respectera. Ils dansent toujours, collés, ils sont seuls, les autres se sont effacés sous les mains qui jouent une partition dans son dos. Il met son nez dans son cou, remonte vers son oreille, laisse échapper un soupir et lui sert la chair. Il se reprend, ralentit la danse, remonte une main sur sa nuque et l'autre la tient fermement au milieu du dos pour ne pas la faire chanceler. Agathe, elle est entre les mains d'un homme qui la désire. Sensations étranges de l'envie, de la peur, du pourquoi lui et pas... et puis ce "Un homme quand il veut vraiment, il se sert" qu'une de ses amies lui avait dit pour la consoler, qui lui tambourine les tempes. Ca lui rappelle que son coeur saigne mais que ce n'est pas faute de l'avoir hurlé. La danse s'achève, ils restent dans les bras l'un de l'autre, combien de temps ? Ce n'est pas important. Ils se décollent, ils l'embrassent sur la joue et la reprends dans ses bras. A ce moment Agathe comprend qu'elle pourrait l'embrasser sur le champ, que c'est elle qui a les cartes en main. Mais elle pense à son petit bonhomme, qui ne veut pas d'elle, mais qui quand même... en veut bien un ptit peu. Un ptit peu. D'ailleurs, il vient la rechercher juste après cela. Tout le monde s'en va. Agathe repart avec son amoureux. Ils se disent au revoir fatalement comme toutes les autres fois. Elle rejoint son quai le coeur serré, comme à chaque fois. Elle est là à attendre ce train qui l’emmènera encore loin de lui, mauvaise habitude et de le vivre et de penser que ça pourrait être autrement, et rêvasse. Agathe sort de sa rêverie parce qu'elle sent un regard sur elle. Elle tourne la tête, et elle voit son danseur transis qui la regarde avec douceur. Il ne voulait pas la déranger. Elle lui sourit, lui aussi. Elle le rejoint à quelques pas. Il lui refait la bise. Oh bah ! Pourtant ils se sont déjà vus, et déjà embrassés ! Elle lui fait remarquer, il rit, et lui dit, en se frottant le front comme pris d'un tic nerveux : "Oui, je sais mais tu sens si bon ! J'aime ton parfum, sur toi et je voulais encore m'enivrer". Agathe est par terre, les fesses bien sur le sol, tellement elle n'en revient de tant d'audace. Enfin l'ombre d'Agathe, parce que elle, le regarde en écarquillant les yeux tout ce qu'elle peut. Elle ne s'y attendait pas. Et si son amoureux avait fait la moitié de ce que lui venait de lui faire vivre, elle lui aurait volé un baiser dont il n'aurait jamais pu oublier le feu. Mais, Agathe, elle ne s'attendait tout simplement pas à une soirée comme celle-ci ! Elle revenait de vacances, n'avait pas reçu des nouvelles de son petit homme, et il lui avait juste adressé un sourire comme ça en répondant à un de ses messages un peu enflammé. Elle avait très envie de le revoir. Elle était contente en arrivant ce soir. Il avait l'air content lui aussi. Mais il était peu démonstratif avec elle, ce n'était pas toujours facile d'y croire encore, de se dire que peut-être un jour... Et du coup Agathe ne s'attendait pas du tout à ce que par contre, son danseur occasionnel, se déclare là comme ça ce soir, et si franchement. Ils poursuivent le voyage dans ce métro, qui les ramène dans leur quartier commune, et ils parlent de vacances. C'est la bonne période. Agathe ne sait pas ce qu'elle va faire de sa peau. Elle doit emmener sa progéniture pendant 15 jours bientôt, et ensuite, c'est à elle de voguer... Mais elle ne sait pas du tout quoi faire, ni où aller ! Elle lui dit, et il lui répond : "Moi, je t'emmène en vacances, si tu veux. Viens avec moi. Je pars la semaine prochaine.". Plus jeune, elle aurait accepté les yeux fermés une telle proposition. Mais là, à son âge sage, évidemment elle déclina en le remerciant sincèrement. Il insista pour lui dire qu'ils ne se reverraient pas avant la fin de l'été... Ce soir là, Agathe aurait pu tout plaquer et se tirer au bord du Nil avec cet homme qui la désire. Odeur violente du sexe masculin qui désire, dans la moiteur de la nuit. Rêve éveillé de contrées exotiques qui appellent le raffinement des heures longues. Des linges blancs. De la douceur des mots. De l'immensité d'une civilisation. Un homme qui veut d'elle. Agathe elle a rêvé un peu, et ça lui faisait très envie. Mais... Ce qui est sûr, c'est que si son amoureux n'en veut pas de cette pauvre Agathe, elle sait maintenant qu'elle plaît encore. Et elle sait aussi que c'est bon de se sentir désirer comme une Reine... follement bon. Et qu'elle ne sait pas si ce désir pour elle ne fera pas tanguer sa vie platonique. Elle reste animale, et ce soir la vie s'est chargée de lui rappeler. Y'a des fois où on se demande si Cupidon ne picole pas en douce quand même. http://youtu.be/VyZnN6B4n8Y

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    L’an dernier, Pierre Perret fêtait ses quatre-vingts balais. Oui, quatre-vingts. Alors comme c’était l’an dernier, aujourd’hui, il fête ce jeudi ses quatre-vingt-un balais. Chapeau et bon anniversaire ! Qu’est-il devenu ? Toujours à chanter. Le chanteur m’avait accompagné l’enfance dans sa tendresse et ses mots crus. Pourrait-on aujourd’hui chanter ce qu’il chantait à l’époque ? Probablement pas, pas plus qu’un nouveau Desproges aurait beaucoup de mal à percer sans être systématiquement attaqué pour outrage contre certaines catégories de personnes. Par exemple, dans le fameux (j’ai failli écrire, dans son fameux) zizi, en 1974, Pierre Perret parlait de plein de zizis, en reprenant les vieux clichés, comme celui-ci qui ne se ferait plus, aujourd’hui : « celui d’un juif cossu qui mesurait le tissu ». Plus d’un million de disques ont été vendus cette année-là ! À l’origine, l’éducation sexuelle à l’école. « Quel est ce monstre sacré qui a donc tant de pourvoir ? Et sans hésiter elle nous dessine Le p’tit chose et les deux orphelines ». C’était à la fois gentillet et paillard, mais jamais vulgaire. Un peu à la Desproges quand il parle du coït dans son unique roman "Des Femmes qui tombent". C’est même Tante Yvonne (la femme du Général) qui popularisa "Les jolies colonies de vacances" car elle la trouvait trop grivoise et voulait la faire supprimer des radios, si bien que les radios ont réagi en multipliant sa diffusion ! Pierre Perret n’a pas fait que le fanfaron tendre et joyeux, il a fait aussi dans l’engagement, contre un certain parti extrémiste, avec "La bête est revenue" en 1998, ou encore "Lily" en 1977 qui lui a valu le prix de la Licra pour son combat contre le racisme. « Elle croyait qu’on était égaux Lily Au pays de Voltaire et d’Hugo Lily Mais pour Debussy en revanche Il faut deux noires pour une blanche ». D’autres chansons poursuivent ce type d’engagement, comme "La petite Kurde" en 1992 et "La femme grillagée" en 2010, parallèlement à une carrière d’impertinent et de paillard avec "Le plaisir des dieux" en 2007. L’amour de la langue en a fait également un écrivain, avec entre autre petit ouvrage, les fables de La Fontaines revisitées en argot. Discographie sélective… Le bonheur conjugal" (1960) : http://www.youtube.com/watch?v=Av_lJA2bKOo "Le Tord-Boyaux" (1964) : http://www.youtube.com/watch?v=YnbGIVYQmvk "La corrida" (1965) : http://www.youtube.com/watch?v=dW-_6U3dO1I "Les jolies colonies de vacances" (1966) : http://www.youtube.com/watch?v=oeCM3V2lqfw http://www.youtube.com/watch?v=X6mluemwjcw "Tonton Cristobal" (1967) : http://www.youtube.com/watch?v=Kv44eI4BYiw "Marcel" (1967) : http://www.youtube.com/watch?v=Z5_WohElixA "Non, je n'irai pas chez ma tante" (1968) : http://www.youtube.com/watch?v=9No5_8ofT_Y "Cuisses de mouches" (1968) : http://www.youtube.com/watch?v=ZhSSpQHAIJw "Les baisers" (1968) : http://www.youtube.com/watch?v=14aJZ5fHPDg "La cage aux oiseaux" (1971) : http://www.youtube.com/watch?v=pWpZLKeqd-E http://www.youtube.com/watch?v=wIEV47dgKag "Le cul de Lucette" (1972) : http://www.youtube.com/watch?v=AL6afQgzRQs "Le plombier" (1973) : http://www.youtube.com/watch?v=1Fu7tf12RbM "À poil" (1974) : http://www.youtube.com/watch?v=iOKiQFPNArQ "Le zizi" (1974) : http://www.youtube.com/watch?v=3yBrFXU93t0 "Ma p'tite Julia" (1974) : http://www.youtube.com/watch?v=GXVYvPiqPIA "L'infidèle" (1974) : http://www.youtube.com/watch?v=RSBBGhuR4Rc "Papa maman" (1976) : http://www.youtube.com/watch?v=ljKD1c9gGhc "Vaisselle cassée" (1976) : http://www.youtube.com/watch?v=mEjUaMSryzs "Lily" (1977) : http://www.youtube.com/watch?v=urVfi9Yswaw "Mon P'tit Loup" (1979) : http://www.youtube.com/watch?v=jXBiIfyj7hU "C'est l'printemps" (1981) : http://www.youtube.com/watch?v=z-fNNm6WkD4 "Y’a cinquante gosses dans l’escalier" (1981) : http://www.youtube.com/watch?v=Jbw5RrA1dq4 "Amour liberté vérité" (1981) : http://www.youtube.com/watch?v=9FG3BSBarVo Réquisitoire du 30 novembre 1982 de Pierre Desproges (Tribunal des flagrants délires) : http://www.youtube.com/watch?v=sjBvBtnZ1vg "Comment c'est la Chine ?" (1983) : http://www.youtube.com/watch?v=XUDe2u-mWcY http://www.youtube.com/watch?v=0xhtpQSagEk "La petite Kurde" (1992) : http://www.youtube.com/watch?v=N18L_pvdZdU "La bête est revenue" (1998) : http://www.youtube.com/watch?v=AGNGcKdMwfo "Le plaisir des dieux" (2006) : http://www.youtube.com/watch?v=WzApwHisDko "La femme grillagée" (2010) : http://www.youtube.com/watch?v=IIoyykqWtCU Et aussi... "Les seins" : http://www.youtube.com/watch?v=gk6kxP10LBw "Les poils du cul" : http://www.youtube.com/watch?v=fuPtomV2q3Y "Les trois orfèvres" : http://www.youtube.com/watch?v=htLWnXNtc0Q "Les filles de Camaret" : http://www.youtube.com/watch?v=8AwbRUI_3Gw "La mère des cons" : http://www.youtube.com/watch?v=cU4_k93IsS0 "La pute au grand cœur" : http://www.youtube.com/watch?v=mo69maiV-Gk "Marie trompe-la-mort" : http://www.youtube.com/watch?v=YByKefx4OX0 "Femmes seules" : http://www.youtube.com/watch?v=xmUrYqkfT_0 "Les moines de Saint-Bernardin" : http://www.youtube.com/watch?v=CSrQLHZ6M_c "Ainsi parlait mon grand-père" : http://www.youtube.com/watch?v=N2MY6aI3JYk "La vie du pape" : http://www.youtube.com/watch?v=gYDuVaGoruU "Charlie Hebdo" : http://www.youtube.com/watch?v=ddkez45fiOs "Quoi de plus sympa qu'un œuf ?" : http://www.youtube.com/watch?v=jeEqAZd37Jw "Le monsieur qui vend des canons" : http://www.youtube.com/watch?v=mh0pf0k7PoM "Elle attend son petit" : http://www.youtube.com/watch?v=IJJ6iuQ6hvY Quelques disques : http://www.deezer.com/fr/artist/4895 Associées à Perret, deux chansons, Carlos et Gotainer... "Big bisous" de Carlos : http://www.youtube.com/watch?v=wcQXW5mje70 "Le youki" de Richard Gotainer : http://www.youtube.com/watch?v=Wx7vKvQ4axQ

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  • 07/10/15--11:11: Numéro Six par Nadarc
  • Que ressentent les grecs, qui ont malgré la propagande occidentale, le non-respect de la parité par les médias grecs et la pression exercée par le patronat sur ses employés pour les rallier au « oui », votés « non », à 61,3 %, lors du référendum leur demandant de s’exprimer au sujet des mesures d’austérité que les technocrates européens, gredins au service de la toute puissance financière, voulaient imposer à leur pays, quand leur premier ministre, Alexis Tsipras, gauche de la gauche, remet à ses créanciers une liste de propositions concernant la dette de la Grèce, avalisant la majeure partie de ce que proposaient Bruxelles, la BCE et le FMI, ce vendredi 10 juillet 2015. Qu’elle doit mal passer la pilule pour ces travailleurs qui ont déjà vu leur pouvoir d’achat baisser de 25 à 30 %, pour ces 50 % de retraités vivant en dessous du seuil de pauvreté et pour ces 50 % de moins de 25 ans au chômage. Parallèlement à cela les grosses fortunes, les hauts fonctionnaires et les militaires ne paient pas, ou quasiment pas d’impôts. Quelle leçon y-a-t-il à tirer de ce qui ressemble à une trahison ? Je n’écoute plus de rap depuis des années mais il me revient en mémoire une rime de Chuck D, leader du groupe Public Ennemy. « Don’t believe the hype » scandait-il sur un déluge de boites à rythmes. « Don’t believe the hype », hype pouvant être traduit par « gratin » cela signifie pour moi, ne crois plus les politiciens de droite de gauche, d’extrême-droite, d’extrême-gauche qui se font élire sur des promesses qu’ils ne tiennent pas. Ne crois pas ce que racontent les journalistes aux services de médias qui sont, plus que jamais, des instruments de propagande. Quand on sait que ces journaux, ces chaines de télévisions, appartiennent aux puissants régnant dans l’ombre, faut-il s’étonner de cette absence totale et totalitaire d’objectivité. Bien sur que non, il n’y a rien, non plus, à attendre des démocrates élus au bidonnage (excusez-moi je ne parviens pas à employer le mot suffrage, qui me semble tellement dénaturé de son sens originel au milieu de cette mascarade) universel. Que nous reste-il alors comme issues, comme alternatives ? Quelle sont les solutions dont je dispose pour éviter de trop souvent me sentir dans la peau d’un « numéro 6 » (échafaudant les plans les plus rusés et inventifs qui soient pour s’évader du village où il est retenu prisonnier) qui finit toujours rattrapé par la bulle le ramenant à la case départ. Dans le « Prisonnier » Patrick Mac Goohan parvient tout de même à s’évader lors de l’épisode ultime, mais dans la vie comment s’échapper ? Exceptée la mort existe-t-il un moyen de sortir de ce cercle vicieux ? Peut-être, en prenant conscience que ce qui se passe dans l’infiniment grand du cosmos, dont le ciel étoilé de mes nuits contemplatives me donne un aperçu, se passe également dans l’infiniment petit de mon cosmos interne. Cela nécessite des efforts constants, quotidiens. Apprendre à se détacher de ce qui se produit en ce bas monde sans sombrer dans l’indifférence, sans détourner le regard du mensonge, ni de l’horreur, est-ce là la liberté ? En anonyme, en simple mortel, en homme à l’automne de sa vie, je m’efforce de répondre à ce questionnement par des actes, de nature spirituelle si possible. Mais aujourd’hui, ce vendredi 10 juillet 2015, oscillant entre tristesse, colère et dégoût, je n’aimerai pas être à la place du peuple grec.

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