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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    J’ étais en plein océan. Nous voguions. Elle et moi. Moi et elle. Collés serrés. Le ciel tout bleu, , l’horizon ouvert, les cormorans, le bonheur ! à la bonne heure ! Tout à coup le vent tomba. Alors l’océan démasqua sa grandeur, son interminable, minable, solitude. Le vent tomba d’un coup. Sur mon cou un couperet. Ma vie fit "toc". Elle était arrêtée à tout jamais. Ce fut une après-midi de délire, une après-midi singulière, l’après-midi de quand la mer se retire…de quand la fiancée s’en va… Ce fut un moment, un éternel moment, comme la voix de l’homme et son cœur s’étouffent dans sa gorge, gémissant silencieusement en dedans, s’étouffent et reculent jusqu’au fond de l’estomac chaviré charivari, et tous les autres moments s’y engouffrèrent, en bousculade, empilés comme des assiettes sales, reliefs infâmes de ce dernier repas, nauséeux, à présent, et lourd, l’un après l’autre au fur et à mesure, ils arrivaient, sans fin, sans fin et je fus roulé dedans, de plus en plus enfoui, sans fin, sans fin. exercice autour de Michaux

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  • 05/25/12--09:12: Rêve de rue par Gill _
  • C'était un village du Sud........ de l'Italie. Un village oublié qu'on aurait ouvert pour Elle, comme on ouvre un parc d'attraction. Village pauvre, ici, bouger semble vain mais gueuler semble vital. La façades sont comme écorchées vives par un soleil cruel, les maisons pas finies, ah quoi bon !! Il faut franchir ce décor, derrière, comme partout ici, il y a une fontaine et comme nés de cette fontaines des grappes de gouttes en forme de gamins noirauds et lisses comme des galets. Là, sous les arbres, des tables, autour des tables, de vieilles gouttes en forme de vieillards. Elle ne comprendra jamais, comment ce coin aride peut préserver cet art de la séduction, spécialité de ce pays sans doute. A son passage, ils se lèvent, la saluent, Elle fait de même et les jeunes gouttes l'entourent, l'entraînent dans leur jeux d'eau. Elle, elle se régale, dessine une marelle, saute à la corde D'une des façade, une fenêtre s'ouvre, un cri « Ritorna, è l'ora di mangiare, subito » elle reconnaît la tignasse brune, la vraie fausse colère dans les yeux sombres, les mains puissantes qui agitent l'air brûlant. Il n'y aura pas d'autre sommation. Elle traverse la place, salue ses vieux nouveaux amis, ses jeunes futurs amoureux et s'engouffre dans la porte. Grimpe l'escalier dans une bonne odeur de tomates, d'huile, de viande qui mijotent depuis quarante ans au moins …......................... « Sono là Ana » Puis, elle se lève, éteint la télé, réveille son père endormi, caresse le chien, rejoint sa chambre shoote dans son cartable et se promet qu'un jour, quand elle sera grande, elle ira rejoindre sa sœur de rêve. Elle l'a fait « Sono là Ana »

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    G.FAUBERT, lettre à G.SAND 12juin 1867 "Je me suis pamé,il y a huit jours,devant un campement de Bohémiens qui s'étaient établis à rouen.Voilà la troisiéme fois que j'en vois.Et toujours avec un nouveau plaisir.L'admirable, c'est qu'ils excitaient la haine des bourgeois,bien qu'inoffensifs comme des moutons.Je me suis fait trés mal voir de la foule, en leur donnant quelques sols.Et j'ai entendu de jolis mots à la prudhomme.Cette haine-là tient à quelque chose de trés profond et de complexe.On la retrouve chez tous les gens d'ordre.C'est la haine qu'on porte au Bédouin,à l'Hérétique,au Philosophe,au Solitaire au Poète.Et li y a de la peur dans cette haine.Moi qui suis toujours pour les minorités,elle m'exaspére.Du jour ou je ne serais plus indigné, je tomberai à plat,comme une poupée à qui on retire son baton". (Correspondance,éd de la Pléiade tome 5,pp.653-654)

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    Un Amour insensé ( aux victimes de la dictature en Syrie et de toute barbarie... ) Des siècles au goût de mort Nous ont rendus fantômes En cette vie et tant d'autres Vous, moi, étouffés A ce point, sous l'action Des armes, de l'indifférence L'âme défaite, à la recherche D'un repos impossible Le corps dispersé, jusqu'au fond de Chaque puits d'horreur Terres dévastées, sans visages Si bien que je réclame à jamais Pour toute créature Un amour insensé Essaimant ses feuillages, ses oiseaux Dans l'azur enfin retrouvé A travers le moindre geste d'amour, d'amitié Caressant l'espace infini d'une joue Une main contre ma nuque, la vôtre Substituant le soleil au poids des tragédies L'arc-en-ciel d'un sourire Efface bien des peurs Tel le martin-pêcheur frise la lumière du jour Fécondant le temps de divines couleurs Une attitude soudain rassure Par son chemin fidèle Baiser d'abeilles au verger Châle d'étoiles sur nos vies Mimosas du plaisir d'aimer Un jour, pour toujours Nos prairies intérieures connaîtront Les pas d'une biche apaisée Son faon lové dans nos coeurs Nos épaules frémiront d'hirondelles Échappées du souffle pur de l'aimée J'avoue, je t'ai mise à distance, ma mie Afin de ne pas perpétuer les crimes Contre ta mémoire Je t'aime au nom des peuples disparus Se réclamant de toi Comme eux je crois en toi A tes chevaux fêtant le chant des sources Surtout, ne pas trahir ton Nom, ta venue Tes lèvres aux rivages si doux Embrasant l'infini. V.

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    *Je ne puis employer, pour mes fables, de protection qui me soit plus glorieuse que la vôtre. Et je conçois donc très bien que vous n’ayez pas récompensé hier ma dernière, intitulée « Le Maître-queue et les cancrelats », malgré mes efforts pour respecter vos règles. Ce goût exquis et ce jugement si solide que vous faites paraître dans toutes choses, tout cela joint au devoir de vous obéir et à la passion de vous plaire, m'a obligé de vous présenter une fable qui ne m’est pas personnelle mais qui pourrait amuser vos membres. LE CHEVAL ET LA POULE Un cheval et une poule jouent dans un pré. Soudain le cheval tombe dans la boue et s’enfonce. Il appelle la poule à l’aide et lui demande de ramener le fermier. Elle court mais le fermier est absent, alors elle prend son 4x4. Elle attache au pare-choc une corde, qu’elle lance à son ami, Et sauve le cheval en tirant avec la corde Quelques jours plus tard, la poule et le cheval jouent. Et c’est la poule qui tombe alors dans la boue. Elle supplie le cheval d’aller chercher le fermier. Mais le cheval lui dit : « je peux te sauver tout seul » Se plaçant au dessus, il lui lance : « Attrape mon pénis et accroche-toi » La poule obéit et il la sort de la boue. Moralité : Quand on est monté comme un cheval, on n’a pas besoin d’un 4x4 pour tirer une poule. Vous m'avez même ordonné de continuer; et si vous me permettez de le dire, il y a des sujets dont je vous suis redevable, et vous avez jeté des grâces qui ont été admirées de tout le monde avec cette science de bien juger des ouvrages de l'esprit avec toutes les règles qui conviennent. Si vous vous connaissez maintenant en orateurs et en poètes, vous vous connaitrez encore mieux quelque jour en bons politiques; et vous vous tromperez aussi peu au choix des personnes qu'au mérite des commentaires et voyez mieux que moi le profit à en tirer pour l’avenir. Je voudrais bien que vous y puissiez trouver des louanges dignes de toutes les modérations. Des sujets au-dessus de nos paroles, je les laisse à de bien meilleures plumes que la mienne et suis avec un profond respect, toujours le très-humble et très-fidèle serviteur de votre cause. * texte fortement inspiré d’une préface de Jean De La Fontaine PS : si je dois retirer la fable qui vous choque, veuillez me le dire, Merci PCC !

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    C’est encore un de ces vendredis où je prends mon service à l’hôtel peu avant vingt et une heures. Un vendredi qui sera très calme. La date ? Il y a un peu plus d’un an, au tout début avril si je me rappelle bien, Environ une quinzaine après la mort brutale de l’ours Knut, foudroyé par une encéphalite aiguë un après-midi de mars alors que de nombreux visiteurs sont massés devant son enclos. Depuis sa naissance, le brave animal était en même temps la star incontestée du zoo de Berlin et la mascotte de la ville entière – ce qui biensûr indifférait les gens qui n’aiment pas les animaux et ulcéraient ces grands défenseurs de la nature que ce sont les ennemis jurés des zoos. Les deux dernières minutes de sa vie ? Un bain de soleil sur son rocher préféré, une inexplicable série de deux douzaines de tours sur lui-même. Juste après cette inquiétante danse, sa dernière tentative pour se lever. Puis, alors qu’il est debout, le geste saccadé des membres supérieurs, la chute dans l’eau à quelques centimètres en contrebas – une eau verte où il se débat quelques secondes avant de cesser définitivement de rouler sur lui-même. Voilà, tout est fini pour le vaillant mammifère de quatre ans – mais ceci n’est pas notre histoire. Le temps qu’il fait ? Assez beau pour un début de printemps berlinois. Des matins frais, des après-midi de ciel gris pâle légèrement bleuté. Il fait indiscutablement doux ; les promeneurs sourient, ignorant que six semaines de grande chaleur vont bientôt cuire chaque centimètre de la ville. Ignorant tout autant qu’ensuite l’été sera d’une épouvantable médiocrité. Et ceci n’est pas non plus notre histoire. Ici, maintenant que le décor est planté, je m’amuse à penser que je pourrais écrire n’importe quoi. Raconter je ne sais quelle péripétie comme il s’en produit tant dans un hôtel de cinquante chambres. Dresser le portrait de n’importe quel client sortant un tant soit peu de l’ordinaire sans me soucier de savoir s’il était présent ce jour-là ou pas. Personne n’en saurait rien. Au moment où j’écris ces lignes, je sais que je pourrais parler sans gêne et sans embarras de Madame X ou de Monsieur Z qui ne séjournaient ni l’un ni l’autre chez nous le samedi en question. Ou encore du vieux dégueulasse de la 212, cet immonde porc qui passe ses après-midi dans des bordels et a essayé de baiser toutes les serveuses du petit déjeuner et a d’ailleurs probablement réussi avec la brave Anna, qui n’a jamais réussi à percer les mystères de la cuisson des œufs durs. Mais non, je ne le ferai pas. Ce qui suit sera la stricte vérité. C'est-à-dire quelques jours dans la vie de Madame Spengler, Ulinor de son prénom. Une inconnue pour moi car elle a enregistré chez nous dans l’après-midi. Je ne sais pas encore qu’elle a atterri à l’aéroport de Tegel vers quatorze heures, à bord d’un avion appartenant à la flotte d’une compagnie autrichienne. J’ignore tout autant qu’elle a voyagé seule, qu’elle a effectué seule le trajet en taxi jusque chez nous. Et surtout, j’ignore encore qu’aussi longtemps qu’elle restera dans nos murs, elle va me faire sourire, me charmer, m’épater et m’offrir une semaine de pur enchantement. Nous faisons connaissance vers 22 heures, alors qu’elle s’avise de m’appeler à la réception. La conversation va être assez longue. Un hasard heureux veut que je ne sois guère occupé à ce moment-là, ce qui facilitera ma tâche le moment venu pour moi de régler le petit souci qu’elle s’apprête à me confier d’une voix flûtée et à peine chevrotante. - La Réception ? -- Oui madame. - Voilà, je suis la dame de la chambre 508. Euh, attendez un peu. Si, si, c’est bien ça, 508. Figurez-vous que je vous appelle parce que… Oh, voilà que ça me reprend. J’en étais à la chambre 508 et je ne sais plus ce je voulais vous dire après. - Je vous vois sur mon tableau, Madame Spengler. Vous êtes arrivée de Vienne cet après-midi. - Oui, tout ça est vrai. Mais entre parenthèses je suis née ici, à Berlin, quartier de Wedding. Et ce n’est pas non plus ce que je voulais vous dire, flûte, flûte et flûte. Ah si, maintenant ça me revient. Je vous appelle parce que j’ai un souci. Comme j’ai plus de quatre-vingt-dix ans, je suis sous télésurveillance à mon domicile. Chez moi, c'est-à-dire dans le Tyrol. J’ai un boîtier sur lequel je dois appuyer plusieurs fois par jour pour dire que tout va bien – ça, c’est le bouton vert. Le gros bouton rouge, je n’en ai encore jamais eu besoin. Et mon souci, justement, c’est que j’ai oublié de signaler mon absence à la Croix Rouge. Comme je n’ai pas appuyé sur le bouton vert, ils vont téléphoner chez moi. Et si je ne décroche pas, ils vont venir en urgence, avec de gros moyens – vous comprenez bien. D’ailleurs, décrocher, je ne vois pas comment je pourrais. Vous pensez que vous pouvez les contacter de ma part ? La Croix Rouge, dans le Tyrol, et tout leur expliquer pour qu’ils ne se déplacent pas inutilement ? Je la rassure ; je raccroche, pensant une fois de plus que l’imprévisibilité des situations est un des charmes de ce métier. A ce titre, je suis d’ailleurs loin de me douter que dans moins d’un mois je vais devoir venir en aide à un amnésique ayant oublié le nom et l’adresse de l’hôtel où il est descendu – ce qui sera l’objet d’une autre histoire, un autre jour. La Croix Rouge autrichienne, plus précisément celle du Tyrol ? Une institution d’une efficacité remarquable. Seulement deux interlocuteurs. Une standardiste souriante, puis, moins de deux secondes le permanent de nuit à qui je m’empresse de confier le souci de ma cliente. Pas la moindre hésitation dans sa voix, Je ne l’entends même pas frapper les touches de son clavier puisqu’il me répond directement : - Madame Spengler, c’est bien ça ? Ah, si vous ne voulez pas la tracasser, vous ne lui dîtes rien. Vous ne lui dîtes pas que nous avons foncé chez elle avec une ambulance et les pompiers, ni qu’ils ont réellement failli enfoncer la porte d’entrée à la hache parce que le serrurier avait quelques secondes de retard. Mais elle n’a rien, la porte, et c’est la voisine qui nous a dit que Madame Spengler est en vacances. Et, après un petit quart d’heure, soit le temps de boire mon premier café de la nuit, et tout en me demandant quel nombre se cache réellement derrière la formule « un peu plus de 90 » : - Madame Spengler ? Vous pouvez dormir tranquillement. Le nécessaire est fait. Dormir tranquillement, c'est-à-dire au prix d’une légère omission des faits. J’ai décidé de ne pas épouvanter ma cliente étourdie par le récit inutile d’une intervention mouvementée. Elle fera de beaux rêves, me suis-je avisé, et non pas d’affreux cauchemars hantés de haches et de téléphones qui sonnent dans le vide. De beaux rêves pour une amusante dame âgée dont je découvrirai peut-être le visage le lendemain si elle descend tôt prendre le petit déjeuner qu’elle a commandé. (à suivre...)

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    Je délaisse la bicyclette à panière, gonflé à bloc pour les futures courses, et j’enfourche mon vélo. Après une boucle d’échauffement par Mery et Mouxy j’aperçois le premier panneau qui indique : « Le Revard dix-sept kilomètres ». Cela m’évoque les dix-sept tournants de mes sorties dominicales. C’est rassurant et je me sens dans mon élément. Bien que soudain je sois moins sûr de la pertinence de certains raccourcis de formulation ! Cela va me permettre de confronter celui-ci à la réalité. Les premières pentes sont déterminantes pour trouver le bon rythme. Je sens un faux rythme qui s’installe et que, faute de repère je vais sans doute conserver jusqu’au sommet. A moins qu’un régional ne me rejoigne et que je parvienne à prendre sa roue. Le soleil sort de son écrin de ouate. De mon ombre projetée sur le bitume il brode le chapelet de mes pensées vagabondes. Le Revard quatorze kilomètres, pente six pour cents. Je suis déjà sur mon plus petit développement. Sans braquet de réserve je me rassure en me rappelant que le Revard est un col facile. (En tout cas plus que le col du chat si j’en crois ce que l’on me raconte) Un pique-niqueur matinal m’encourage. Il s’est installé là, à l’extérieur d’un virage en solitaire. Qu’attend-t-il ? Je n’ai pas encore croisé la moindre touriste en goguette… Le Revard dix kilomètres, pente huit pour cent. Après sept kilomètres d’ascension mon rythme cardiaque s’est assagi me permettant de passer sans problème cette pente à huit pour cent avec mon plus petit braquet que je ne quitte plus. Un escargot, qui a décidé de traverser la route, s’est fait piéger par la dissipation précoce des brumes matinales. Il en est au quart de sa traversée et en plein soleil. Je m’interroge sur ses chances de parvenir à ses fins. Certes je n’ai encore croisé aucune voiture… m’enfin. Je poursuis l’ascension. Désormais les hautes herbes, largement ornementées de pâquerettes et de fleurs de pissenlits, ont fait place à une prairie alpine beaucoup plus stricte et discrète. A l’approche des premiers chalets de la station de ski aux volets clos, je suis impressionné par le calme qui me permet de distinguer plusieurs sortes de chants d’oiseaux qui semblent surpris par l’arrivée brutale de l’été. Le Revard, m’y voilà. La vue sur la chaîne des Alpes aux sommets enneigés vaut bien un arrêt. Surtout par cette température estivale ! Maintenant la descente. Il ne s’agit plus de broder mais de filer à soixante-dix kilomètre heure tout en finesse et en prudence. Je ne voudrais pas me retrouver nez à nez avec un escargot ! Le vent qui balaie la vallée a décidé qu’il ne serait pas mon allié. C’est ainsi mais je préfère la loyauté d’un col qui annonce sa pente et son kilométrage à la fourberie du vent qui virevolte et m’oblige à jouer du braquet jusqu’à l’arrivée au bercail. Quant au raccourci de formulation du début, je trouve qu’il est tout à fait acceptable pour tout familier des dix-sept tournants et des cols de dix-sept kilomètres.

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    Il faisait bon ce soir, sous les platanes des allées du mail, je roulais doucement ayant dans la bouche le goût des sushis dégustés en terrasse en compagnie de mon Amie Julie. Il en fallait de la douceur ce soir, et du vent chaud pour sécher mes larmes, elles revenaient en vagues, le souvenir des images ,,,,,,,, Un film vous me direz ce ne sont que des images, toutes ressemblances avec des personnages réels seraient fortuites, mais quand est-il de la ressemblance avec des sentiments vécus ? Après un départ en longueur, une rencontre avec un garçon un peu «lourd», mal dans son rôle de père, jouant des poings comme d'autres des mots, et d'une fille fragile, un peu paumée, qui n'est resplendissante qu'au milieu des orques, on tombe dans la spirale des émotions intenses. Les images défilent et elles me remontent à fleur de cœur, des douleurs et des désespoirs que je croyais enfouis, ce moment de réveil de conscience que quelque chose de terrible est arrivé, que ce réveil de douleur est le premier d'une longue série. Elle voit son compagnon la quitter, le cercle de ses amis se réduire pour ne finir qu'un. C'est douloureux ce sentiment d'abandon, il vous laisse un coin d'amertume qui semble ne jamais vouloir s'effacer. L'envie de terminer tout de suite l'histoire, d'arrêter cette descente aux enfers est violente, réelle, on y pense,,, La vie reprends petit à petit le dessus, elle relève la tête, certes ces jambes ne sont plus que moitié, mais elle avance, le désespoir est son quotidien elle survit plus qu'elle ne vit. Elle se sent pas seulement amputée des jambes, mais aussi de sa vie de femme. Alors quand elle peut tester le bon fonctionnement de sa sexualité elle met a bats ses barrières, et se lance dans cette relation sans amour, juste un échange, du moins le pensent-ils tous les deux. Et le film continu de s'écrire à coups de poings, à coup de gueule. Les larmes coulent, tout autant que le sang, au milieu un enfant, balloté, aimé il est vrai, mais son père ne sait pas dire je « t'aime », ce môme il se paume. Il faudra après des heures de lutte morale et physique, un drame, qui a mon avis aurait pu être moins exagéré, même si la symbolique du poing et de la glace est très intense, pour qu'il sache dire enfin je t'aime à son fils et à sa princesse. Je ne vais pas vous parler du jeu des acteurs, il est tout simplement sublime, et Marion Cotillard se met à nue. Ce film m'a laissé vidée, déchirée émue au bord des larmes, je n'ai pas prétention à être mieux placée oh non ! Je laisse cette place là à qui la veut, je ne sais si j'ai réussi à vous faire passer mes émotions, je voulais juste écrire cet après ! Allez le voir, mais allez y a deux, en fin d'après midi pour pouvoir partager ensuite un verre de vin.

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  • 05/27/12--05:11: Soleil ! par Misty44
  • "SOLEIL ET CHAIR Le Soleil, le foyer de tendresse et de vie, Verse l'amour brûlant à la terre ravie, Et, quand on est couché sur la vallée, on sent Que la terre est nubile et déborde de sang ; Que son immense sein, soulevé par une âme, Est d'amour comme Dieu, de chair comme la femme, Et qu'il renferme, gros de sève et de rayons, Le grand fourmillement de tous les embryons ! Et tout croît, et tout monte !" Arthur RIMBAUD Soleil ! On jouerait à "soleil !" Tu compterais un, deux, trois ! Ton regard se poserait sur moi Tu me réchaufferais Tu me caresserais Je dévoilerais lentement Mes épaules et mes seins Ton regard murmurerait « Tu es superbe ! » Et je te croirais. Je te dirais « Tu me rends vivante ! » Et tu sourirais. Je sentirais tes rayons pénétrants Au plus profond Au plus intime Et je resterais là, immobile, Suspendue dans le temps. M.

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  • 05/29/12--02:58: Le jeu par AmordeMisAmores
  • Elle avait plus d'un tour dans son sac, elle avait plus d'une carte dans sa manche. Et pourtant, elle a perdu. Et comble de malchance elle a aussi perdu le petit manuel qui ne la quittait jamais, qu'elle gardait en permanence dans sa poche, celui où elle avait consigné tous ses secrets. Elle a décidé qu'elle ferait tout pour le retrouver, elle ferait tout le tour de Paris, elle marcherait du nord au sud, d'est en ouest, et même du 14ème jusqu'au 4ème, elle se sentait même de courir s'il le fallait, elle qui n'avait jamais aimé le sport. Elle ne sait plus si elle a tous les mots, ces mots qui lui échappent souvent désormais, ces mots qui font gagner, ces mots qui font perdre. Ce qui restera dans sa mémoire quand elle aura tout oublié, c'est la Romance d'Honnegger.

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    J’ai reçu un message personnel. Souvent et même très souvent, ça me fait plaisir de recevoir le moindre message personnel qui m’apporte de l’intérêt voire, dans certains cas particuliers, de l’amitié et dans certains autres cas, encore plus particuliers, de l’amour. Celui-là, de message personnel, m’interpelait de la sorte : - avez-vous participé au concours ? Aussitôt sur mes grands chevaux je rétorquai : - vous pouvez me tutoyer et qu’à cela ne tienne . Ce qui fut dit, fut dit et fait. La question était la suivante : - avez-vous participé au concours ? - Comme je vous l’ai déjà rétorqué, vous pouvez me tutoyer et qu'à cela ne tienne. Ce qui fut aussitôt chose faite. Sur le champ la qualité de la conversation s’en trouva sensiblement améliorée. C’est vrai, à bras ouverts, c’est mieux. La confiance s’invite aux festivités, on peut danser sans se gêner, papoter sans se monter sur les pieds. C’est ainsi que le coup d’envoi fut donné : - Non je n’ai pas participé au concours - Peut-on savoir pourquoi vous n’avez pas participé au concours ? Je sentis que ma patience allait s’impatienter et que j’étais très susceptible de recommencer à monter sur mes grands chevaux. Quand le cheval se cabre il est recommandé de ne pas se laisser importuner par la moindre vétille. Ne rien lâcher sans pour autant céder aux sirènes du tutoiement même si celui-ci, le tutoiement, se présente en retrait et se réduit à sa toute simple expression. Je décidai de parer au plus pressé. Retenir toute vocifération intempestive sans pour autant lâcher le morceau, tenir le harnais d’une main ferme mais sans tirer, regarder le voussoyeur droit dans les yeux et lui accorder le bénéfice de tout reprendre à zéro. – Je propose de tout reprendre à zéro. Ce qui aussitôt fut chose faite. Ma réponse sans se faire attendre fit claquer au vent l’étendard de la vraie vérité. Je me devais d’abord à moi-même, mais aussi à toute l’assemblée, de faire valoir mon droit commun à une censure appuyée des deux côtés. Mais me prenant de court : - Qui ose parler de « vétille » - Je parlais à mon cheval. Aucun cheval, quel qu’il soit, aucun cheval n’irait jusque là. Repartir à zéro pouvait être pris au pied de la lettre, ou à plusieurs degrés en arrière, ce qui est fréquent ici, sans ambages mais avec ménagement. Toutefois la question n’était pas là. Voici, à mon avis où était la question. Elle était là-haut. Elle attendait sagement qu’on se décide à la poser. Elle méritait respect et considération. Parler à son cheval mérite qu’on s’y arrête pour examiner la question qui est là-haut. Examiner la question en repartant à zéro ? Pourquoi pas ? Aussitôt dit, aussitôt fut fait. Et c’est ainsi que la question fut examinée au plus près sans autre forme de procès.

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  • 05/29/12--04:07: Toi, mon amant. par Cypou
  • Toi, mon amant. Ce soir j’ai envie de vous parler de lui. Lui m’a déjà parlé, par deux fois plus longuement que d’habitude, il y a déjà longtemps ; comme le temps passe vite ! Était-il à ce point habité que je n’ai eu besoin alors de le solliciter vraiment? C’était pour lui très certainement une façon de me dire qu’il fallait savoir attendre ; alors j’ai attendu et pour remerciement il m’a donné les plus beaux des cadeaux. Si je vous dis qu’il m’enchante encore et m’enchantera toujours Qu’au point de vous en parler ma vision se brouille alors peut être n’allez vous pas me croire ; qu’importe ! Depuis pourtant il me parle souvent, certes pour de plus brèves conversations, passant d’un flegme étonnant à des mots endurcis certes un peu suscités. Alors je m’étonne encore que vous pestifériez contre lui Voudriez vous qu’il se taise, lui qui pourtant fait mon enchantement, lui qui, pour avoir été très souvent sollicité, a tenu toutes ses promesses. J’ai envie de vous dire de l’aimer comme de toute façon je vous aimerais quoi qu’il advienne tellement vous êtes indissociable….. D’ailleurs je voudrai bien que d’un œil différent vous le regardiez ; vous n’allez tout de même pas baisser les yeux et vous en laisser conter…. Vous ne savez de qui je vous parle ? Il m’a dis de ne pas vous le dire ; nous sommes complice mais je me délecte le savez vous quand il me parle de vous. Vous n’arriverez d’ailleurs pas à le faire se taire mais rassurez vous ce ne sont que mots d’amour sur vous qu’il me chante. . Il m’a confié à l’oreille l’autre jour qu’il ferait fi de vos remarques à son encontre et que nous nous entendrons toujours. alors je lui ai chuchoté qu’il n’avait pas de soucis a se faire, que dans mes bras je le prendrai encore. On ne lâche jamais un ami qui vous donne tant d’Amour Cet ami l’avez-vous deviné Madame mérite égards et délicatesses. Du regard j’essaie de le dévisager au travers du voile qui l’habille. Je vous voie par trop souvent l’ajuster mais nous sommes des hommes pareils. Le mien ni n’entends ni ne répond alors je le délaisse un peu…. Le votre lui me fascine alors laissez le entrer dans la danse pour que dans un tourbillon attendu, tendu, ……toujours et encore…….je vous devine. Chut ! me dit il …. Promis ; je ne vais pas te trahir….alors que déjà vous êtes ...... Milles tendres baisers de joie pour toi et…….A VOUS Cypou le 28/05/2012

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    Wolfgang Amadeus Mozart a ruiné ma vie sexuelle entre 2004 et 2006. La moindre note mozartienne qui s'élève réveille en moi un traumatisme qui m'a poussé à fréquenter plus tard une femme avec appartement strictement haussmanien. Tuer un architecte des années 50 et Mozart a pendant deux ans été mon obsession. Que ce dernier (j'aime écrire le mot "dernier" pour le désigner) soit mort dans le dénuement adoucit un peu ma rage. Ah! Le salaud ! Il a transformé maints concertos promis à devenir de splendides symphonies en fugues minables. En ce temps-là, mon amie de l'époque, à laquelle j'étais très attaché, habitait un de ces quartiers reconstruits après la guerre, c'est dire si c'était laid, mais je l'aurais rejointe dans un bouge, un ascenseur, une cabine téléphonique, c'est dire si elle était belle. Très vite, il s'avéra que nos retrouvailles suscitaient une frénésie mozartienne chez sa voisine du dessous (celle du dessus était, la sainte femme, plus sourde que Beethoven). A peine, à peine nos lèvres se retrouvaient, à peine à peine le premier ressort gémissait, que jaillissaient la symphonie 39 en mi bémol majeur, l'ouverture des noces de Figaro, un concerto pour cor et orchestre qui me déconcertait, et entre les bras de ma reine de la nuit, l'amour pouvait chanter un requiem. Elle me disait de ne pas y prêter attention, mais cette musique était un signe de haine, je ne pouvais en faire abstraction. Parfois, nous repoussions nos retrouvailles à très tard dans la nuit, presque l'aube (ce qui nous excitait un peu), avec l'espoir que cette tarée ronflerait profondément, mais las! Dès le premier soupir, Mozart surgissait. Nous guettait-elle? Quand nous la rencontrions dans les parties communes, femme jeune et dynamique, c'était grand sourire et signe bref. Incapacité d'en parler. Il y eut séparation. Je vous raconterai plus tard mes rapports difficiles avec Léonard de Vinci : j'ai été largué en 2008 sous le portrait de la Joconde.

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    Il arrive au gré de ses lectures et de ses reflexions qu'un texte vous agrippe et vous susurre comme un étrange refrain de plaisir satisfaisant... Mais est-ce satisfaisant ? Peut-être... Sans nul doute... Naturlich les amis !!! ******************************************************************************* "Les gens qui ont perdu leur cœur se conduisent bizarrement. Ils refusent qu’on le leur rende ! En quoi ils diffèrent grandement de ceux qui ont perdu leur portefeuille, leur sac, leurs clés de voiture, leurs sandales de bain, leur respect d’eux-mêmes ou bien la face. Ces derniers font tout pour retrouver ce qu’ils ont perdu : ils appellent la police, mettent des annonces dans le journal et des affichettes au supermarché, ils fouillent tous les endroits où ils sont passé, appellent amis et connaissances pour demander s’ils n’ont pas vu leur portefeuille, leur sac, leurs clés de voiture, leurs sandales de bain, leur respect d’eux-mêmes ou bien la face. Mais si arrive en courant derrière moi un garçon haletant qui me dit, tout essoufflé : -Pardon, monsieur. Je crois que vous avez perdu votre cœur ! Je ne me creuse pas la tête pour trouver une récompense. je ne le remercie pas avec émotion, je ne lui file pas une pièce, je ne retourne pas sur mes pas pour récupérer ce que j’ai perdu. Je fais comme si je ne l’avais pas entendu et je poursuis ma route, le laissant là, bouche bée -complètement abasourdi – et avec l’impression que j’ai aussi perdu la tête. C’est bien sûr un peu étrange mais il en est ainsi des gens qui ont perdu leur cœur. Il ne faut surtout pas croire qu’on perd son cœur de son plein gré. Ce sont souvent des gens qui l’on au bon endroit et dont l’intention n’était sûrement pas de le perdre. Mais une fois que c’est fait, au fond, ils sont formidablement satisfaits. D’aucuns, fort raisonnables, peuvent s’étonner vivement, me tapoter l’épaule, s’éclaircir la gorge, me dire où je peux le trouver, me proposer, même, d’aller le chercher ! Tout au plus, je secouerai la tête : Non merci ! Je préfère qu’il reste où il est. Chez toi." Flemming Jensen

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  • 05/29/12--04:47: Carte brunch par Cyn0484
  • Le jeune homme, les cheveux encore roussis de l’été, devant sa glace se tâte perplexe. Dans tous les sens il saisit sa peau, tente de la pétrir en une forme fidèle et amie. Inquiet, il louche sur la vaseline répandue à quelques mètres de là. Il ne perçoit pas nettement l’utilité qu’il pourrait en tirer. Soudain, le désespoir s’empare de lui. « Ma vie à use âge unique ! Ô pauvre de moi, je suis bien un damné qui n’a pas su, lui non plus, tirer son épingle de cette grande farce ». Il hésite encore entre le parti d’en rire, et celui, plus théâtral, d’en périr. Pestant, rageant, il se fend encore de quelques saillies verbales. « J’ai pris la clé des champs, me suis baladé à rebours et à rebrousse, ai jeté des ponts et sauté des flaques sans m’attarder sur mon ombre sautillante ! Comment suis-je payé en retour ??? » En effet, le miroir, doux comme du velours contre le creux de sa paume, coupe ses iris incrédules de sa cruauté non édulcorée. Dorian se grise sans peine pour ne plus avoir mal, son reflet grimace et se tord.

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    Amies, amis : A la veille des législatives de ce mois de juin il est certainement grand temps de nous interroger sur les valeurs profondes qui motiveront nos votes. Il est d’ores et déjà certain qu’en questionnant l’Histoire politique de notre belle nation nous y trouverons quelques réponses et idées à méditer, et aussi quelques candidatures hautes en couleur qui brillèrent de mille feux mais aujourd’hui presqu’oubliées des mémoires et des manuels. Aussi vais-je proposer une brève série de courts portraits de politiques dont les pensées pénétrantes pourront donner plus de matière au débat, pourfendre la pensée unique et vivifier la chose politique. D’abord l’un des plus généreux (si ce n’est le plus philantrope de tous) : Adolphe Bertron, le candidat humain. - Adolphe Bertron, (devenu, par la grâce d’une inspiration de sa cervelle quelque peu détraquée, Adolphe Bertron Liberge des Bois) né au début du 19è, candidat-omnibus, défenseur du monde entier, participe à partir de 1848 à toutes les élections possibles, dans tous les lieux possibles, sollicitant toutes les fonctions possibles, locales, législatives, sénatoriales, présidentielles, au grand dam de sa femme et de sa fortune personnelle. A ces multiples occasions ce personnage étonnant se révèle d’abord un précurseur : il est le 1er homme politique à comprendre l’impact de l’image, faisant produire massivement son portait daguerrotypé qu’il colle sur chacune de ses professions de foi avant de les distribuer aux passants, lors de divers scrutins. Il se présente lui-même ainsi : « Adolphe Bertron, Le Candidat Humain et seul candidat de l’humanité, agriculteur-horticulteur, ouvrier tourneur amateur, industriel, couronné de divers concours nationaux et internationaux, industriel, fondateur de plusieurs maisons de commerce, négociant.. » Elaborant ses idées partout mais prodiguant principalement ses bienfaits à Sceaux, il y possède sa résidence d’été baptisé « palais de l’humanité », domaine dont il a fait garnir les murs de clôture d’arbres fruitiers en espalier, vignes, fraisiers (treillage en fil de fer de son invention) pour que les gens humains puissent se rafraîchir ». Il est donc surtout le candidat des humains, et considère tout adversaire comme un négateur du bien. Féministe militant en diable il propose d’abord un vrai droit de vote universel pour tous et toutes, puis, approfondissant sa pensée, l’élection d’une assemblée de sénatrices : 100% féminine. Balançant invariablement d’échecs en échecs (le plus cuisant à Bordeaux où il arrive au dernier moment par train rapide alors qu’il n’y connait personne : 7 voix), raillé par toute la presse qui voit en lui un aliéné, il se déplace constamment pour briguer toute investiture là où un siège se libère. En 1867, il écrit même au peuple mexicain : “On dit que vous voulez absolument un Roi : prenez moi, je ne suis pas de race royale mais seulement propriétaire à Sceaux dans le département de la Seine. J’ai extrait de l’huile de la boue parisienne, je saurais si vous m’honorez de votre confiance, faire sortir l’ordre le plus parfait des bas-fonds de l’anarchie mexicaine.” Il finit par être élu après 30 ans d’activisme forcené, en 1877, dans sa bonne ville de Sceaux qui lui offre un titre de conseiller municipal. Il donne en retour le parc de son palais de l’humanité à la commune après avoir établi un projet de morcellement et de construction de logements qui portera son nom : la cité Bertron. Malgré cela (ingratitude !) il ne sera pas réélu en 1881 : beaucoup d’amis mais peu d’électeurs ! A sa mort en 1887 un journaliste écrit : ” Nous avons perdu le candidat humain, les périodes électorales seront bien ennuyeuses ! Dans les partisans de tous les régimes il voyait des Français, dans les habitants de tous les pays il voyait des Hommes ; je souhaiterais sa folie à bien des sages.” --QUELQUES ANNEXES - 3 EXTRAITS D'AFFICHES LORS DE DIVERS SCRUTINS (à lire absolument)-- « Français, peuples de l’univers … Napoléon III : Comment cet empereur n’a-t-il rien tenté auprès du candidat humain pour s’instruire sur ce qu’aurait fait Adolphe Bertron, le seul candidat de l’humanité ? Il aurait pu prolonger son règne mais la fatalité a voulu qu’il succombât à Sedan. (…) Tous les Césars de la terre n’ont jamais valu mon chien nommé « César ». Ah ! quel bon animal, sa fidélité était à toute épreuve et, à mon avis, un bon chien vaut mieux que tous les César. (…) Le candidat attend donc un mandat pour parler à la tribune législative. A vous tous, son cœur et son temps il n’en demande pas d’avantage pour assurer la sécurité au monde entier » Elections législatives de 1876. - « Aussitôt mon élection validée ma première proposition aux élus de France serait de diviser la chambre en 2 parties : du côté gauche les humains, du côté droit les inhumains (s’il y en avait), pour nous connaître et nous compter ; la seconde faire le vide autour des inhumains pour les conquérir à l’humanité ; la 3è abroger toutes les lois et en promulguer pour assurer la perfection humaine en tout et pour tout ; la 4è : amnistie générale ; la 5è rendre à l’humanité « tout »…etc » Elections parlementaires secteur de Paris 1877 - « Sexe masculin, vrais usurpateurs etc, etc, etc, des droits du sexe féminin qui nous charme et qui nous aime, vous n’êtes que des demi-souverains, des impuissants !!!... Qui allez-vous élire sénateur ? Qui vivra verra mais si vous le voulez votez dès demain UNANIMEMENT pour le candidat humain Adolphe Bertron Liberge des Bois… Gouvernement unique du globe terrestre, vrai suffrage universel des 2 sexes, suppression de l’impôt cruel du sang par l’impôt sublime de l’abondance !!! L’or est une chimère ! Suppression de toutes les monnaies… Expérience Patience, passent science qui terre a guerre aura. Nb – tous ces comités d’élections ne sont que des corrupteurs du sexe masculin : CE SONT DE VRAIS BORDELS. » 1885 Elections sénatoriales département de la Seine - Sources : - Votez Fou : Anthologie de l’historien Bruno Fulgini - Société d'histoire locale : les amis de Sceaux - Quelques documents de la Bibliothèque nationale de France en ligne http://gallica.bnf.fr/

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  • 05/29/12--05:56: Les poètes par The Dreamer
  • Il est un peu le Roi dans son monde intérieur, Et son gîte est selon ce qu’a fait la nature, Château, palais, maison, église où le prieur, Lève son front au ciel d’une sombre mâture. L’un dit : « j’ai dans mes yeux, l’or et les mille éclats, Des galions perdus dans le creux des tempêtes, La flamme des trésors, l’argent et les ducats, Aux pieds d’Eldorado, dans le feu des conquêtes. L’amour et ses tourments sous des cheveux châtains, Bijoux, perles, colliers, bagues, verroteries, Butins des coffres lourds des amours incertains, Fanfreluches aux bouts des passementeries. Lacet que l’on défait après l’avoir noué, Parce qu’un long soupir… Oh, mon Dieu, soyez-sage ! Quand un tendre secret sur la bouche - échoué, Comme un flacon ouvert, délivre un doux message ». L’autre dit : « je suis seul ! Et le monde est prison ! A l’Olympe et aux Dieux, je préfère une cave, Tout s’efface un beau jour - la froide guérison Ou la mort – fruit nouveau – que l’âme désentrave. Ma demeure est un lieu dont les marches s’effritent, Monstrueux haut donjon des dragons et chimères, Vieille tombe, oh caveau, longues nuits où s’abritent, Les souvenirs, au cœur, des songes éphémères. Je vous laisse les mains qui tremblent et le goût Des peaux où les baisers sont de lentes morsures, Laissez-moi, voulez-vous, mes pleurs et le dégoût Des beautés sans parfum au coin des commissures ».

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    Il est des jours où tout part en vrille, où tremblement de terre, tsunami, explosion et accident de force majeure se disputent à la porte de mon coeur pour tout foutre en l'air... et aujourd'hui est de ceux-là... Pourtant tou avait si bien commencé. une semaine de vacances, des jours agréables en perspective...une chose, une chose seulement coinçait... Le manque de communication réelle.. et c'est aussi du temps et des moments perdus à tout jamais... Alors j'ai décidé que peut être en m'éloignant quelque temps, certaines choses s'arrangeraient, mais étant abonnée jusqu'en septembre..je ne suis pas du genre à jeter mon argent par les fenêtres, je resterai puis apres...fini les Agnès et co, les courriers internationnaux, les avances musicales, les com sur les relations germano-franchouillardes...jem'en retournerai dans un autre coin perdu, la Chine peut être ou même la Lune qui sait, là on est tranquille, on ne voit sur la terre que les dormeurs... Voilà..mais un jour je reviendrai!

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    Depuis six mille ans la guerre Plaît aux peuples querelleurs, Et Dieu perd son temps à faire Les étoiles et les fleurs. Essayez de percevoir, nous sommes une bande de 8 garçons d'environ 8 ans, nous allons dans la même école, et nous vivons dans la même cité. Il y a forcement la guerre, pour jouer mais aussi pour de vrai, et enfin il y a les jardiniers. Ils sont formidables, ils passent vers le jeudi et labourent toutes les haies internes et les pieds des arbres. Cela crée des mottes de terre et le samedi après-midi lorsque nos parents nous laissent sortir nous nous en servons comme projectiles dans des batailles souvent douloureuses. Il faut casser les mottes d'abord en morceaux pour que cela soit plus maniable lorsque l'on court après la proie, par contre si on fait une embuscade un morceau conséquent peut être suffisamment douloureux pour obtenir la demande de grâce en un coup. Si vous êtes connu pour être dangereux, votre présence avec la motte suffit pour obtenir une rédition immédiate et obtenir du coup un allier et ainsi être plus efficace dans la chasse à l'homme Je suis un guerrier et un chef. Les autres ont peur de mes réactions. Mon père me raconte Napoléon. Il est admiratif. Lui, sa guerre elle était contre Rommel ou avec Monty. Mon grand-père lui c’était Verdun, Douaumont, la Somme, le chemin des Dames, l’ypérite. On me raconte, je vois à la télévision. Je suis encore à l’époque des émissions en directes. Je découvre Holocauste et Racines. Je deviens à la fois juif et noir, notre douleur et l'injustice dont elle découle nous sont communs. La petite sœur de ma mère m’offre un disque de Louis Armstrong : « the good book ». Du gospel, je suis trompette, je deviens ramasseur de coton sur les rives du Mississippi. Elle me raconte que pendant la guerre de Sécession, les esclaves en fuite étaient renseignés des dangers de la route par ceux encore enchainés au travers des paroles des chants religieux. L’ironie de l’histoire se trouvant dans le fait que le propriétaire croyait que ces esclaves chantaient la gloire de son dieu pendant ce temps là… Mon père a des armes accrochées aux murs. Il y a une réplique de rapière, l'épée des mousquetaires, il y a aussi un sabre de cavalerie époque second empire et pour moi un fleuret d’exercice. Pour moi, parce que pour mon père c’est la rapière. Nous avons des combats dans le garage souterrain, dernier niveau, ou personne ne vient. s’intéresse t'il à moi ? Je ne sais pas je voudrais qu’il m’aime alors je me convaincs que c’est de l’amour et il me fait un coup de vice. Je suis déstabilisé. Un jour il m’a emmené chez le coiffeur, il est partit faire des courses et n’est jamais revenu. C’est ma grand-mère inquiète qui m’a cherché et un copain qui savait où j’étais le lui a dit, plus de trois heures plus tard. Le plus beau est l’anniversaire de mes huit ans. Ma mère travaillera ce jour là mais il accepte de faire la fête et même de sortir son projecteur super8 et de passer des films de Charlot et de Laurel et Hardy qu’il a récupéré je ne sais où. J’invite tout mes copains, et tous viennent avec un cadeau. Je suis super fier assis au premier rang. On rigole comme des malades. Ensuite le gouter, nous jouons avec les cadeaux et d’un coup mon père crie sur un de mes copains Et puis sur tous Il crie : « sortez de chez moi ! ». Il prend mes cadeaux, leur rend et les fout dehors. Je tape une colère si forte que cela devient une crise de nerf. Une fois qu’il a mis tout le monde dehors. Il m’attrape de son mètre quatre vingt dix et me colle dans la baignoire avec le jet d’eau froide dans la figure. Je crois que la déprime à commencer ce jour là.

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    Bien. Le festival de Cannes est terminé. La presse, après avoir pronostiqué le palmarès sous les palmiers, le commente avec la même énergie. Le Grand Journal va réintégrer ses plateaux parisiens dès le mardi 30 mai. Mais le dimanche 27 au soir, sitôt fermée la page cannoise, la chaîne du cinéma palmé continue d’applaudir et programme la palme d’or de l’année précédente : THE TREE OF LIFE. Nous avons essayé de regarder le film. Nous avons dû renoncer, tant ce chef d’œuvre est au-dessus de nos moyens intellectuels. Nous avions sous la main le DVD d’un film de 1962 : THE DOCK BRIEF (titre UK) ou TRIAL AND ERROR (titre US). Un film avec Peter Sellers ne peut être tout à fait mauvais. Nous avons pu vérifier une nouvelle fois cet axiome. Il joue le rôle d’un avocat, Wilfred Morgenhall, qui n’a jamais plaidé pendant les quarante ans d’une carrière qu’il a occupée en faisant des mots croisés. Richard Attenborough y tient le rôle de Herbert Fowle, « un pauvre bougre » qui a tué sa femme « sur un coup de tête » et ne cherche même pas à s’en défendre. Aussi, le premier dit-il au second : "Now you're the only case I've got, and the most difficult." Le film a été par réalisé par James Hill. Ecrit par Pierre Rouve d’après la pièce de John Mortimer. James Hill est un cinéaste britannique (1919-1994). http://www.linternaute.com/cinema/james-hill/ http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Hill_(r%C3%A9alisateur_britannique) Pierre Rouve est un producteur, réalisateur et scénariste français (1915-1998) http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=51213.html John Mortimer est un avocat , dramaturge , scénariste et auteur britannique (1923-2009). http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Mortimer Richard Attenborough est né en 1923 également et a été nominé en 1963 BAFTA Award ce pour ce rôle de Herbert Fowle. http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Attenborough Quant à Peter Sellers, il semble répéter avec ce rôle d’avocat notoirement incompétent, imbu de lui-même, mais touchant, le personnage de Jacques Clouseau qu’il inaugurera l’année suivante avec Blake Edwards Hmm… http://www.blinkbox.com/Movies/8275/Trial-And-Error Et lundi 28 mai, ARTE, la chaîne du cinéma sans le foot et sans le sou, programmait THE BARBER dont le titre original est The Man Who Wasn't There. Et par quelques aspects (les rapports entre un avocat et son client, les répétitions en vue du procès), il nous a rappelé ce TRIAL AND ERROR vu la veille. Mais bien que le barbier (Ed Crane) soit servi par un avocat très compétent (Freddy Riedenschneider), il faut bien avouer que cette compétence est bien moins efficace que l’incompétence légendaire de Wilfred Morgenhall. http://www.cinemaderien.fr/2012/03/19/the-dock-brief-trial-and-error-1962/ http://www.petersellers.org/list.html

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