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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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  • 12/13/12--00:21: La robe rouge par Cypou
  • La robe rouge. Cette nuit je n’ai pas envie de dormir, je me fais mon cinéma. Devrai je ne pas l’écrire quand bien même je crois que tu t'en doutes déjà ? Demain sera un très beau jour, témoin, tel un marqueur, du plus bel amour qui, je le souhaite, entre nous battra encore longtemps en nos cœurs. Ma Princesse dort paisiblement. Demain nous quitterons la maison en même temps. Elle sait que celui qui, comme un fou comme moi l’aime éperdument, ne mérite, comme toi, que paix et encens. Ce soir tes mots écrits au téléphone se sont tus brièvement. Je sais ta fatigue et t’espère dormante même si je n’en suis pas si sûr maintenant car pour toi se profile un pari brulant. Cette fin d’année aura pour toi été trépidante, comme moi emplie d’interrogations laissées au bord de la route en pente. Pourquoi se poser des questions ? Apres demain sera un autre jour pour toi symbole d’un nouveau commencement. Ton amour pour lui raisonne Non non….je n’ai pas fait de faute précisément. Alors pourquoi ne pas rêver qu’encore, m’attendant sur le balcon revêtue de ta robe rouge que je me plais à frôler, nous emportera le tourbillon de la passion ? Je me suis trompé. Ma Princesse ne dort pas. Ne t’inquiète pas ; j’ai su la rassurer. Sereine de t’avoir vu désormais nous marchons du même pas. Elle a compris que parfois l’amour se conjugue au pluriel et ne t‘en voudra pas alors laisse ton cœur autant de fois encore comme un soleil de ses rayons chaleureux adoucir mes pas. Cette nuit je n’ai pas envie de dormir. Demain je serai avec toi, non pas pour t’empêcher de partir mais tout simplement parce que nous l’avons souhaité d’une même voix. Ma Princesse m’attends alors rejoins ton Prince. Soyez heureux autant que je le suis depuis ce printemps bonheur. Je ne t’en voudrais pas et ne pense surtout pas que je croirais que tu m’évinces si comme moi tu ne peux partager ton cœur. Cette histoire pourrait ne pas être celle de hors la loi. Qui de vous ne s’est pas fait son cinéma ? Alors de grâce restez en émoi s’il arrive qu’un jour votre cœur traverse ce branlebas. Voila ! Je me suis fait mon cinéma…. C’est une belle histoire …. Non ? Vous ne croyez pas ? ……inutile de téléphoner demain a la maison ……mais personne ne vous empêche d’y croire !..... Cypou le 12/12/2012

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    Arrivée à Tel-Aviv, tard, fatiguée mais heureuse d’être enfin revenue sur cette Terre sacrée. Eid, retenu comme d’habitude à l’entrée du terminal de Ben Gourion, arrive avec un peu de retard. Ca laisse le temps de reprendre contact avec le pays. Drôle d’ambiance. J’avais oublié le poids des hommes en armes. Déjà à Vienne, dans la salle d’embarquement pour Tel-Aviv, l’atmosphère était devenue plus lourde. Regards suspicieux des personnels au sol et parfois des passagers. Pourtant une séquence comique s’est glissée de manière tout à fait inattendue dans une organisation bien huilée où chacun reste à sa place, à bonne distance des autres et observe de manière très furtive tout ce qui se passe. Un passager m’a donc abordée en français (et non en hébreu ce qui est assez rare) pour savoir si je n’étais pas, par hasard, Mme Fitoussi. La demande était tellement inattendue que j’ai manqué d’éclater de rire. Inconnus l’un pour l’autre mais rapatriés tous les deux par le même organisme, il cherchait à faire sa connaissance. Et non, je ne suis pas Dame Fitoussi, mais nous avons plaisanté à sa santé puisque cela semblait permis. Eid arrive, toujours égal à lui-même, souriant et plein d’attentions. Les mots manquent aux retrouvailles. J’ai pourtant plein de trucs à lui dire et lui demander, des nouvelles de sa femme, de ses filles, de lui … trois ou quatre questions fusent puis tombent. Le gros du voyage se fait dans le silence et la nuit. Puis il remet sa musique. Enfin, il change la station de musique de variété arabe pour de la musique africaine … ses origines obligent. Personne ne se force à parler. Je me calle dans ce silence et ce spectacle. Je regarde le paysage et cherche à reconnaître des endroits familiers. Des histoires de routes me reviennent... dont une mémorable panne d’essence sur la 60 avec Laure en pleine nuit… Difficile de trouver le sommeil avec tout ça dans la tête… … Soirée au Jérusalem Hôtel avec Catherine; Narghileh et Taïbeh* . Très joli endroit dont nous rêvons pendant les moments les plus difficiles de la semaine. C’est là que nous débarquons après Hot Winter* sur Naplouse. Toute la douleur s’estompe à la première gorgée de Taïbeh ainsi qu’à la première bouffée de narghileh. Tous les malheurs du monde s’arrêtent à l’entrée de ce jardin d’habitués, beaucoup de militants de tous poils Le vendredi c’est soir de fête. Les trois musiciens sont au rendez-vous et les shebab* aussi. Musique, shechleek* , narghileh … Musique, sa’fran* , Taïbeh ... Les hommes se lèvent chacun leur tour pour danser. Puis les femmes. Juste sur quelques mesures. Les hommes qui dansent sont d’une grâce exquise. Les femmes sont magnifiques. Ils sont ce qu’ils dansent. Les visages s’illuminent et plus rien d’autre n’a d’importance. Que la musique et le corps qui bouge. Tout ce spectacle est d’une sensualité éblouissante et contribue à vider la tête. Lendemain direction Gaza ce qui suppose le passage d’Erez. Depuis quelques semaines, Gaza a été déclaré par le gouvernement israélien, territoire étranger. Tout est donc organisé comme si nous franchissions une frontière. Arrivée au terminal tout neuf qui ressemble à une entrée d’aérogare. « Douane » avec interrogatoires inquisiteurs comme d’hab’. Puis système démentiel où l’on passe de porte en porte, sans rencontrer qui que ce soit, en suivant les flèches ou les lumières. Les portes s’ouvrent (ou pas) électroniquement sur le passage. Les caméras grésillent et suivent chacun des mouvements sur tout le long du trajet. Chicanes, portillons métalliques, corridors, barbelés … *1: Bière locale *2:Dernière incursion extrêmement dure *3:Jeunes gens *4:brochettes *5:Plat local Sortie d’Erez peut-être pire encore que l’entrée. Chemin inverse dans ce tunnel sans fin jusqu’à la lourde porte métallique coulissante. Un autre bout de chemin dans un immense hall. Arrivée sur un premier sas. Obligation de se délester de tout bagage, téléphone ordinateur … tout cela part sur les tapis roulant pour passer aux rayons X. Pendant ce temps là nous commençons le passage à travers les sas successifs. Le premier, digne de Star Wars. « Avancez ! » La voix métallique vient d’on ne sait où. Puis à force de la chercher on finit par voir le personnel très loin tout en haut dans un bureau en mezzanine de verre. Incroyable. Nous sommes tenus en respect, à une distance suffisamment rassurante pour que des mômes en uniforme puissent brailler des ordres à travers des micros, sans que nous sachions vraiment à qui s’adressent ces voix synthétisées : « C’est à vous que je parle ! Vous là !» gueule la môme. Les présents se regardent, éberlués parfois effrayés pour les nouveaux, habitués et las pour les autres. Finalement y’en a toujours un qui se lance. Si ce n’est pas le bon on le saura toujours assez tôt aux braillements qui s’en suivront. « Mettez les pieds sur les dessins au sol ! Les mains en l’air ! ». La porte du sas se ferme d’un seul coup et pivote autour de soi, toujours jambes écartées et bras en l’air. Un bruitage de film. On s’attend à voir surgir les alliens. Un truc flippant au possible. Sur, c’est pour un film ou un jeu vidéo. Deux portes encore à franchir avant d’accéder à la salle de réception des bagages. Là, les sacs reviennent complètement sens dessus dessous, les ordinateurs allumés, jetés en vrac avec le contenu de tout nos sacs dans des bacs à moitiés renversés. Là souvent, la colère manque d’exploser. … Entre toutes ces lignes, y’a plein de choses à raconter, tellement de choses que les mots manquent. Mais j’essaierai d’en trouver quelques uns encore … J'étais en mission humanitaire en 2007 à Gaza, comme infirmière d’état je vivais en France, encore. Ce fut, ma dernière mission, là bas. Merci à tous de m’avoir lue, je tiens à préciser que je suis bien Elle et non Lui, comme sous-entendu sur mon premier commentaire, auquel je ne peux pas répondre ! Au plaisir de vous lire et à bientôt.

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    C'est gris, c'est brun, c'est grège, ocre, ardoise, marne, c'est contrasté dans les roubines, mâchuré, poudré de neige, hachuré de fusain, dans les gorges c'est feuilleté, plissé, voluté, c'est sable, plomb, étain, céruse, c'est sourd terne tanné, ça et là souligné d'un éclair de métal glacé. C'est claro, double claro, clarissimo, ça fume des ronds de brouillard, des volutes de brume, parfois c'est blond, c'est flave, c'est crémeux, mousseux, spumato, sfumato, c'est nuageux brumeux gorge de pigeon, horizon de Turner, c'est mêlé d'ambre et de turquin, ça remplit le ciel jusqu'au bord des fenêtres, jusqu'à tomber au sol, parfois ça remplit le chemin jusqu'au bord des fenêtres. C'est gris souris, c'est taupe, c'est chamois, c'est lièvre dans le clair de l'aube, c'est renard entre chien et loup, grive dans les ceps nus, ventre de biche, chat de gouttière, lérot, c'est isabelle, pinchard, pommelé, tisonné, tourdille, c'est chevaux au repos à la lisière des blaches, ânes gris, croix de saint André, calligraphies sur fond sépia, le long des talus, des ados, des crêtes, dans les torrents, les combes, brouillons d'eaux fortes, lithographies, lavis. C'est châtaigne et feuille morte, c'est poire martin-sec et pâte de coing, noisette et feuille de chêne, c'est cuivre éteint, vert de gris, véronèse, c'est laine brute moutonnant sur les adrets, c'est queue de vache dans les creux herbeux, aux murs gris c'est lichens et joubarbes, c'est drap de laine usé sur les prés, couverture de soldats fatigués, capote kaki lourde de pluie et de boue, c'est terre de sienne, c'est terre brûlée, c'est vert sombre, vert dur, vert noir, pin sur la neige, c'est vert loden, brun duffle-coat, c'est imper de flic, feutre de privé, robe de bure, vêture austère pour geste lent, pour geste engourdi et patient. C'est vanille, c'est thé au lait, c'est chocolat, c'est café, capuccino, cachou, un peu d'amer dans la douceur, fiel et moutarde, mélasse et cassonade, c'est baie gelée dans la broussaille, prunelle, gratte-cul, genièvre, c'est mie de pain, pain bis, pain brûlé, c'est envol de petits oiseaux. C'est poivre et sel, c'est blond cendré, c'est givre aux tempes, fines rides, ombre de barbe au creux des joues, rousseurs obscures, toisons, broussailles, et ça et là c'est perle, ivoire, agate, opale. C'est caresse lente au creux du sommeil.

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    J’entreprends de descendre en terres de pcc. Les pécécéennes cervelles ne végètent en ce bled. Esthète, je me délecte en présence de ce déferlement de textes, réensemencement éternel de pensées brèves. Je décèle des enchevêtrements d’êtres cléments, rebelles, sensés, déments, légers, revêches. Prem’s je tente le recensement des mecs en désert de tendresses : Le Blessé égrène de jpeg en jpeg les têtes de ses fées préférées et les enserre de ses regrets. Gerbe de spleen… Le Pressé se dépêche de serrer en speed dès le week-end, descend bretelles et trempe zézette en entre-fesse de pécheresse. Effervescence ! … Herpès ? Le Réservé encre très légèrement ses dépêches : « Mme, Mlle, je sèche, je stresse… bref je me sens bébête ». Le Pervers d’emblée ment, serpente, prend entre ses rets les belettes écervelées ; ce cerbère les leste de fers, les descend en ses enfers et sent ses membres zébrer les dermes blessés de fessées. Le Zen empêche ses réflexes, excelle en flegme, respecte les self-défenses, enclenche les clefs lentement. Le Fervent-de-sexe se sent des tempêtes, des véhémences -et tente prestement de héler les nénettes : « bergères et cheptels : enlevez dentelles… enflez mes emblèmes , tétez ce sceptre, léchez cette verge, ce nem-de-chêne… éjectez le sperme, le céleste chrême ! » Le Tendre jette des flèches vers les déesses, femmes vénérées, belles sentes devers les gemmes d’Eden, reflets de genèse. Ensemble le bébé ! L’entêté se répète : « persévère , persévère, persévère, persévère, etc.» Tel s’énerve, perd ses légèretés Tel cherche les emmerdes Tel erre, Tel teste et tel crée, Et tel rêve…

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    Droit de réponse Sur les conseils d’un ami inscrit sur Points communs, je décide d’en faire de même et comme j’aime l‘écriture, je passe directement à l’espace des commentaires. Mal m’en a pris, car je ne savais pas qu’il y avait trois jours de carence, afin de pouvoir répondre à ceux qui ont eu la gentillesse de venir échanger, sous mes deux premiers commentaires. Je les remercient pour leurs sympathiques appréciations. Je remercie les femmes et hommes qui m'adressent des Bienvenue, parmi nous. (Clap de fin) a été validé en 10 secondes, soit, bravo ! j’ai été sidérée de passer aussi vite dans la machine à broyer des nouveaux arrivants ; je m’explique : aussitôt un inscrit s’en prend à moi, en prétendant que j’étais un homme, depuis il s’est empressé de me présenter ses excuses et je le remercie (c’est honnête de reconnaître ses erreurs) Le second jette le discrédit sur ma photo en disant ceci : « bel exercice de style ! la photo de la donzelle est elle celle de la donzelle ? J'ai comme un doute ... Comme on dirait chez nous, trop jolie pour être honnête ! » Ah bon ? si j’avais été moche ou moins jolie, vous n’auriez eu aucun doute Monsieur sur mon authenticité ? Vous qui n’avez pas de photo sur votre profil, êtes vous à même de juger de, qui est qui sur ce forum ? Mais peut-être êtes vous une rose cachée sous du bleu, un peu jalouse, non ? Si je tombe moi aussi dans la parano ! C'est du bizutage, comme au lycée ? Allons cessez ces invectives Monsieur ! et permettez moi, de trouver encore de l'allant à écrire et d’avoir le plaisir de vous lire tous, sans être embêtée, en attendant de pouvoir apporter ma contribution, sous les commentaires il y en a de très beaux, émouvants, sensibles. Accessoirement, (je plaisante) je recherche un homme, mais je n'ai reçu, aucun message ! Y-a-t-il, des abonnés sur ce site ? Patience...:) Merci et belle journée à tous. Joëlle

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    À l'origine, c'était un monstre sacré parmi Les Acteurs français, une sorte de Mammuth un peu bourru mais Pas si méchant que ça. Alors, Préparez vos mouchoirs, tout ça est une époque révolue et, pour lui, c'est Le Grand Soir. Il a pris la Rue du départ puis Le Dernier métro, s'est lancé avec tous Les Fugitifs dans Le Grand Embouteillage des exilés fiscaux et a traversé Un pont entre deux rives, pour se fixer de l'autre côté du Quiévrain. Une pure formalité, désormais il a sa Green Card et c'en est fini des Paris je t'aime ; maintenant c'est Je t'aime moi non plus. Alors Hello Goodbye Gérard, et Bon Voyage surtout. Mais fais quand même gaffe parce que le jour où tu diras « I want to go home », on te répondra peut-être « Tais-toi ! » Vous allez le boycotter au cinéma, comme certains mécontents, le proposent ?

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    C'est n écrivain que j ai lu en retard car mon entourage voulait me protéger de mes peurs ; c contradictoire mais plus on me protege plus je suis attiré ; je voulais voi par moi meme : c vrai que j ai eu peur d'écrire quand j ai lu mysery, de conduire, peur de rencontrer christine ; c un écrivain qui se sert de la psychologie humaine, de nos peur dans les pires situations ; quand j'étais enfant j avais peur de la tousaint à cause de "ca" et je crois que l'homme aime bien savoir ses possibilites dans les pires situations ; j'aime bien stephen king à cause de ca.

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    J’ai distraitement tourné ma tête vers un film dont l’acteur principal venait de faire la une de l’actualité pour un simple déménagement. La corpulence énorme, la peau encore assez ferme malgré ses soixante-deux ans, un dynamisme à rude épreuve ; apparemment, il campe désormais toujours le même genre de rôle, un peu benêt, un peu gentil, un peu bête, grande énergie physique et petite puissance intellectuelle. Mais ce soir du jeudi 13 décembre 2012 sur France 3, ce n’était pas lui qui aveugla mon attention en regardant "Tête en friche", un film réalisé par Jean Becker et sorti le 2 juin 2010. C’était une vieille dame, au visage qui ne m’était pas complètement inconnu, à la gentillesse qui se lisait bien au-delà du rôle qu’on lui avait confié, celui d’une vieille dame (ça tombe bien) qui essaie de redonner goût à la lecture à l’analphabète Gérard Depardieu en lui lisant "La Peste" de Camus. Cette dame a eu le bon goût de papoter juste après la diffusion du film, avec un journaliste qui devait bien sûr justifier son salaire. Ce genre de papotages est généralement inutile et agaçant, pause méritoire pour les éventuelles aisances, mais justement, la paie était méritée car cette dame est une femme extraordinaire. Elle est sociétaire de la Comédie française et son métier était plus sur les planches que dans les tournages. Elle a arrêté le théâtre en 2005 mais continue le cinéma car c’est un peu moins fatigant. Elle a joué avec des comédiens comme… Raimu. Son premier rôle, elle l’a eu à vingt ans pour une pièce d’Alfred de Musset …en 1934 ! Oui, cette charmante dame a plus de quatre-vingt-dix-huit ans et demi (trois de moins lors du tournage du film en question), elle est née juste avant la guerre, la Première guerre mondiale, le 14 juin 1914 ! Elle a dû attendre 2003 pour recevoir la consécration de la profession, un Molière d’honneur après soixante-neuf ans d’activités théâtrales. Il s’agit de Gisèle Casadesus, toujours bien vivante, et Feudouce avait déjà fait la remarque dans un com’ en juin 2010, lors de la sortie du film, il s’agit bien d’elle et pas de Mathilde Casadesus, sa cousine, morte à quarante-quatre ans en …1965 ! La base de PCC est mal faite et c’est très regrettable qu’en deux ans et demi, elle ne fût toujours pas modifiée et l’erreur supprimée ! Cette femme est issue d’une très grande famille de fratrie de presque dix personnes, qui a donné de nombreux musiciens et de nombreux acteurs. Elle est fille d’un chef d’orchestre et aussi la mère du célèbre chef d’orchestre Jean-Claude Casadesus, qui a déjà soixante-dix-sept ans, Les trois dernières années, elle a tourné au moins sept films ! Son dernier film, elle l’a tourné cette année 2012 en compagnie de Michel Galabru (nonagénaire aussi désormais), sous la réalisation d’Aytl Jensen ("Le jeu de cette famille"). Revenons au film justement. Gisèle Casadesus connaît bien le réalisateur Jean Becker, qui a dix-neuf ans de moins qu’elle (seulement), car ils ont tous les deux une maison sur l’île de Ré. Et un jour, juste avant le tournage de "Tête en friche", le cinéaste l’a aperçue en train de faire du vélo pour se déplacer. Il l’a presque engueulée pour lui dire qu’elle était folle de prendre un tel risque, si jamais elle tombait, juste avant le tournage ! Donc, c’est cette femme qui m’a impressionné exclusivement dans ce film au scénario un peu bêtifiant. Je croyais que Mélanie Bernier, girl friend en friche de vingt-cinq ans, ou encore Amandine Chauveau, la mère jeune et belle de Depardieu, auraient eu un peu plus d’épaisseur et d’existence, mais non, rien. Tout pour Depardieu et Gisèle et c’est tant mieux pour la vieille dame à l’esprit si jeune et enjouée, si malicieuse et audacieuse. C’est tant pis pour l’histoire qui est beaucoup trop caricatural, pleins de clichés (sur la pauvreté, sur les cancres etc.), caricatural aussi psychologiquement avec une garçon pas aimé de sa mère et donc triste toute sa vie (scènes d’enfance pas du tout crédibles). Parmi les autres personnages, on peut citer aussi la chanteuse Maurane, quarante-neuf ans (je la croyais plus âgée car elle chante depuis la fin des années 1970 si je ne me trompe), qui joue le rôle de tenancière du bistrot, Claire Maurier, soixante et onze ans, la mère de Depardieu, qui avait joué la bistrotière parisienne "typique" dans "Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain", Patrick Bouchitey, soixante-trois ans, veuf désespéré et faiseur de mots croisés en ses temps perdus, l’entreprenante Sophie Guillemin, trente-deux ans, jolie copine de Depardieu (là non plus, même si l’amour ne s’explique pas, ce n’est pas très crédible ; au début, j’ai cru qu’elle jouait le rôle de sa fille), Régis Laspalès, cinquante-trois ans, l’instituteur sadique des temps anciens, et enfin François-Xavier Demaison, trente-six ans, le compère, tout auréolé de son succès coluchien de 2008. Le film, scénarisé par Jean-Louis Dabadie et mis en musique par Laurent Voulzy, a eu un million trois cent mille entrées en France, ce qui est très important même si c’est loin des plus grands succès de Jean Becker qui a cumulé pas loin de vingt-trois millions d’entrées en salle avec tous ses films. Bref, "Tête en friche" n’est pas excellent sauf que la présence exceptionnelle de Gisèle Casadesus vaut le temps passé à regarder le film. Longue vie à elle et vivent les centenaires !

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    Bravo au Clap de fin ! Ah comme j'ai aimé les Valseuses , ces moments de folie, les aaaah de Gérard, son regard fou, son agilité et Patrick D qui le suivait ..........comme beaucoup de nous autres à travers cette filmographie effrénée qui mélangeait tous les genres et qui prouvait qu'il pouvait TOUT jouer ! Ces derniers films sont très bons aussi avec une sensibilité à fleur de peau et les sujets bien choisis ! Mais il s'est empâté, il bouge moins bien, il se sépare, il perd son fils, il grossit, il enfle , il boit , il gagne beaucoup d'argent, TROP ! Pour moi, il agit trop vite, il part ou il s'enfuit ! !! Dommage, mais avant tout je regarde l'acteur et tant qu'il y aura cette lueur malicieuse et ce sourire en coin dans son visage je l'apprécierai. Nous avons un point commun - nous payons trop de taxes et d'impôts - certainement pas dans les mêmes proportions! Et s'il fait couler autant d'encre c'est que nous nous intéressons à lui et l'apprécions!

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    Selon l'adage bien connu, Il coulera après nous, encore beaucoup d'eau sous les ponts Nous ne sommes que de passage sur l' instable Pont carrousel Alors voyageons légers, avant de couper le dernier pont A la vie ,relions nous ... En nous hâtant fébrilement, par le pont des Arts Empruntons délicatement le pont Marie, en marchant sur des œufs ,jusqu’au pont neuf Traversons le pont d’Arcole et soudain ayons une idée folle! Gaussons nous finalement de franchir le pont Aval , interdit en amont ! Nous n'avons que déjà que trop, arpenté le pont de la Concorde Demeurons donc sur le pont écriture...Pont Royal de l' imaginaire Enjambons le sans ostentasion , et sans pontifications...Enfin essayons... Il en passe des petits bateaux de papiers emplis d'encre sous le pont au double Je me demande ou tous ces mots dérivent se perdent et s’en vont Peut être que le zouave du pont de l’Alma ,les recueille, et les collectionne En les lisant, peut on demeurer du coeur ,invalide?

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    Le rythme de la vie Au commencement de tout A la fin de chaque chose Irradier de bonheur Ou se morfondre en pleurs Se perdre en paroles Ou se taire à jamais Savoir écouter Ou se fermer aux autres Contempler les beautés de la vie Oublier les mauvais moments du passé Te regarder vivre et être Mesurer le bonheur De te connaitre http://www.youtube.com/watch?v=JVqTZgxndXI&feature=share&list=FLE-ivVnrsvXzGV4kaRyE57w

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  • 12/18/12--01:14: Femmes par Cypou
  • F..... Enfant je n’en rêvais pas, peut être est ce parce que garçon ni maman ni papa ne m’avaient parlé de ces bonbons. Alors j’ai grandi dans l’insouciance ne présageant pas de l’avenir bien que dans la cour du collège de mon enfance je perçu en ce début de classe de cinquième un trouble m’envahir. Ne rigolez pas ! Chez nous en campagne ramasser des pissenlits pour les lapins ne nous ouvrait pas des horizons sur les montagnes pas plus d’ailleurs que, pour allumer le feu, des pommes de pin. J’avais bien appris en histoire que Charlemagne était tout compte fait initiateur de ces travaux annexes que l’on appelait devoirs mais ne me doutait pas qu’un jour ils deviendraient labeur. Oh diantre ! Quelle fut la surprise de ma mère de s’apercevoir à son grand regret que son fils avait subitement lâché prise, lui qui pourtant d’ordinaire au tableau d’honneur souvent se hissait. Je vais vous le donner en mille. Non non ce n’est pas un conte de Noel. Hier soir sur PCC en lisant un commentaire tissé de pleins de fils je crois bien que j’ai eu une révélation qu’à ma mère je vais livrer avant qu’elle ne se défile pour lui prouver qu’un rien peut vous faire perdre la raison. « Un rien », entendons nous bien, n’est qu’un mot. Vous savez tant de choses Point n’est besoin que j’en fasse trop avant que vous compreniez de qui parler je n’ose. Comment !vous m’interpellez pour déjà connaitre le dénouement ? Voudriez-vous croquer la pomme avant de l’éplucher ? Miséricorde ! Devrai-je me livrer aussi rapidement alors que j’ai mis tant d’années pour décoder ? Puisqu’attentives vous êtes alors disons que c’est grâce à vous que j’ai découvert, devrai je vous le dire au fond d’une cave à charbon, cet émoi qui bouleversa mon univers. Maman je vais te dire pourquoi je ne retenais pas mes leçons. Enfin peut être je me trompe. Je m’en doutais bien un peu avant de lire ce commentaire sur les ponts mais la j’en suis presque sur, pas besoin de pompe. Maman tu ne m’avais pas di que quand tu avais rencontré papa ton cœur avait trouvé le paradis. Les profs eux ils ont rien compris ; je n’étais pas gaga. Maman dis moi, ca vient de la si aujourd’hui je les appelle Princesses, elles qui font mon bonheur à chaque pas, elles qui ne méritent que tendresse ? Maman je crois comprendre que c’est grâce à elles que, d’enfant en classe de cinquième, je suis devenu adolescent. Ne me gronde pas ; déjà elles étaient aussi belles que tu l’es sur cette seule photo de toi à dix huit ans. Maman, aujourd’hui ce sont elles qui m’apprennent des leçons alors je peux bien Vous rendre cet hommage. Je vais vous l’avouer, en classe de sixième nous n’étions que des garçons Vous êtes arrivées simplement…..à me faire redoubler…..pas d’avantage Maman j’ai dis « Vous »…..parce que c’est Toi ……la première qui m’a fait apprendre mes leçons. Merci petite maman…… Cypou le 18/12/2012

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  • 12/17/12--14:53: Chercheur d'or par Cyn0484
  • Les mots se taisent. Du bout de ses doigts osseux l'homme au cerveau les chicane puis les soupèse. Une voix moqueuse résonne : "... perdu quelque chose ?" Les mots se sont tus. Baignant dans une lumière blafarde qu'il abhorre et redoute, les voilà traîtreusement endormis au bord d'un chemin gris cendre. Celui-là, têtu, marmonne à qui la faute, cherche le brin de phrase qui s'agite dans une indifférence molle. Son sommeil agité lui joue des arabesques de saison qui narguent son esprit craintif. Quelle bravade, cet être qui s'est cru fort et peuplé de silhouettes amies ! Au beau milieu de la nuit il avançait crânement, allongeait même des pas de géant. Les mots se taisent. Un doute, une timide assertion : "C'est ma saison pâle, ce n'est qu'une petite mort qui me trompe..." La voix ironique, dans un soupir : "tu n'as donc rien appris?"

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    Http://youtu.be/8jQMJTMePSA Mon arbre à moi, c'est un pin. Il est là, en toute saison, dans l'encadrement de la porte-fenêtre de ma cuisine, sur le terrain voisin, il ne m'appartient pas. Toutes sortes d'essences l'entourent mais je ne vois que lui. Il est là, comme témoin de ma vie. J'ai grandi parmi les pins des Landes girondines, plantés par l'homme, et il m'a suivi en exil de France. L'hiver dernier, une de ses branches maîtresse a cédé sous le poids de la neige, dans un horrible déchirement et un vacarme sourd, s'écrasant sur l'épais manteau blanc, sous mes yeux. Un bras en moins. J'ai traîné le membre lourd dans mon jardin, l'ai débarrassé de ses atours, écorcé, poncé, poli, traité comme un os autoclave, posé enfin sur un brancard d'acier. Il est mon banc où je m'assois souvent sous le bel oeil tout neuf et complice de mon pin. Il faut trente an pour faire un beau pin mûr. Pour d'autres, c'est plus long; il faut être patient. Et quand la mort les touche, on peut encore les sublimer. http://youtu.be/vJ_ctsNr9jU Merci Jean-Philippe.

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    Je ne suis que de passage, et je sors de l'ombre pour pousser mon coup de gueule sombre. Plus de mystères ! Me voilà dans la lumière j'accepterai les regards de travers. Je ne sais plus qui est sincère. Il y a des clans et des non-clans, des chainons manquants manquant à cette chaine de clan, des vents contraires pris dans les bourrasques paranoïaques, des choux et des hiboux qui se la jouent au pluriel et des zouaves qui traînent de ci de là, au milieu des boîtes de thon en pleines insomnies. Y a-t-il encore des chats et des bicyclettes dans le quartier ? Le « comm d'habitude », d'une certaine blancheur : je n'ai plus envie... Mais comm la vie est dure quand l'habitude habite les ombres de l'âme, l'habit tue les apparences , comment l'habiller de transparence ? Je ne m'habituerai pas, je n'habiterai plus ici... Moi, je ne triche pas, je ne me déshabille pas de rose pour me rhabiller de bleu. Demandez donc à Emma d'inventer le violet ! Une certaine personne me disait l'autre jour qu'il fallait être honnête en toute circonstance, d'autres très honnêtes me diraient : « sois-toi, vrai de vrai ! r'A.conte pas d'histoires ! » Être le roi des ombres, être un(e) autre, autrement, un clone de soi-même sans les défauts juste pour essayer, pour bousculer ses habitudes ? Mais quand le clone montre son côté sombre, c'est la liberté des autres qui sombre. A l'ombre, on ne risque rien, quelle lâcheté ! A l'ombre, on se coupe de soi-même, on égare sa dignité. À terre dans la pénombre pourtant, c'est une ombre qui nous ressemble... Mais attention, à la nuit tombé, il n'y a plus d'ombre pour se cacher, le froid envahit et... RIEN. On est l'ombre de son ombre, on n'existe plus.. Alors pourquoi choisir de ne pas être... ? Soyons honnêtes ! Personne n'est dupe ! Où est le jeu ? Des concombres de mer, j'en dénombre en surnombre dans cet univers... Devient fade, qu'est-ce qu'on s'emmerde ! Entre les presqu'îles, ma barque navigue sans encombre. Des pervers et des soumises, il y en eut, à l'ombre des comm... A tous ceux-là, j'ai envie de hurler : « Toi tu m'fous les glandes, Pis t'as rien à foutre dans mon monde Arrache-toi d'là, t'es pas d'ma bande Casse-toi tu pues ET MARCHE À L'OMBRE ! »

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    On en fait des théories afin d'essayer d' expliquer l'apparition de l'art. Le romancier et critique d'art John Berger a écrit qu'on doit la naissance de l'art à un mélange indéterminé d'extravagance et de tribulations. « C'est comme si l'art avait surgit tel un poulain qui se met à marcher dès sa naissance, ...[autrement dit] la nécessité de cet art et le talent pour le faire apparaissent en même temps. » Je ne prétend pas parler d'art, juste signaler qu'il pourrait, peut-être, y avoir un explication bien simple. Et comme toujours, j'aime bien aller chercher dans ce que j'ai lu et vécu ; ce qui pour moi revient au même puisqu'il nous faut nous penser au quotidien à travers un langage et lire à mes yeux n'est qu'un prolongement. Je connais quelqu'un, pour l'avoir bien connu, qui à peine âgé de trois ans, avant d'avoir appris à manier les crayons de couleur pour dessiner ou gribouiller sur une feuille, usait littéralement ses ongles en grattant d'abord, puis faisant des sillons sur les murs couverts de chaux pour y graver de petits chiens. A force d'enlaidir et de décrépir les murs, sa mère à bout de patience le gronda un jour. Ce genre de comportement, me semble plutôt inné, je dirais même originel : façonner dès la plus tendre enfance, depuis que l'être humain existe, avec ce qu'il a sous la main ce qui l' éblouit et l' effraie en même temps. En ce qui concerne ce petit garçon qui vivait à la campagne, c'étaient des chiens. Comment pouvait-il en être autrement. En effet le père, le jour de sa naissance acheta un chiot qui jouait et prenait soin de lui quand il restait seul. Ils étaient comme des frères. Voilà ce que Francisco Umbral – un des plus grands écrivains espagnol du XX siècle, très peu connu en France hélas (je n'ai même pas pu le mettre dans ma liste) – nous raconte dans son très émouvant livre et journal « Mortal y rosa » lorsqu'il assiste impuissant à la lente agonie de son fils : “L'enfant et les couleurs. L'autre jour il s'est assis pour peindre, avec une feuille fixée à un tableau. Et j'étais-là à regarder avec quelle simplicité, fraîcheur et sens de la nouveauté l'enfant obtient les couleurs. Il n'existe pas d'inhibition pour l'artiste juvénile . Il peint un point c'est tout. 'Si le soleil doutait un seul instant, il s'éteindrait', écrivit Blake. Les enfants sont des soleils en miniatures parce qu'ils ne doutent pas un instant. Mon fils se met face à la feuille en ignorant les siècles de peinture derrière lui. Il n'expérimente pas le poids inhibiteur de la culture. Il vient d'inventer ce mouvement, ce geste, cette manière de peindre. Il vient d'inventer la peinture. Sa sérénité est prodigieuse, tout comme son ignorance de la dubitation et l'assurance qu'il révèle. Il peint, colorie, dessine, trempe le pinceau de-ci de-là, il le promène sur la feuille avec légèreté et liberté. Peu importe ce qu'il fait ou s'il le fait bien ou mal. L'important c'est cette merveilleuse liberté de l'enfant, la légèreté mental qui lui permet de s'approprier le monde sans effort. C'est ainsi qu'il faut créer. Ce n'est qu'en devenant l'un de ces tout petits qu'on entre dans le royaume de la création artistique. Cela a déjà été dit maintes fois, mais il est merveilleux de l'éprouver, de le vivre. L'enfant peint comme il fait de la musique ou bien compte, lentement mais sûrement (l'enfant lui n'a aucune hâte mais il ne s'arrête jamais : il a un rythme naturel). […] L'enfant c'est la création sans angoisse. Il n'y a que lui pour créer, dessiner, peindre, sans l'angoisse du créateur, et c'est ce qui nous fascine dans les dessins des enfants, au-delà de nôtre inévitable attendrissement : l'absence d'angoisse. » Une étude récente révèle que nos ancêtres du Paléolithique, ceux qui nous ont laissés les peintures rupestres de Lascaux et Altamira reproduisaient plus fidèlement le mouvement des animaux que nos artistes modernes. Cette étude a été mené par l'Université Eotvos de Budapest. On a comparé le travail artistique réalisé par les anciens et les modernes en examinant différents quadrupèdes. D'après cette étude, ils commettaient bien moins d'erreurs lorsqu'ils représentaient des animaux en mouvement bien que nos artistes contemporains aient bénéficié des travaux réalisés par le photographe Eadweard Muybridge qui étudia la démarche des animaux grâce à l'invention de la photographie. Ils connaissaient leur sujet et pourtant quelle modernité, quelle liberté, quel saisissement ne ressent-on pas lorsqu'on feuillette les pages d'un de ces beaux livres sur le sujet. Et même si les artistes modernes ont pris des libertés, il n'en ait pas moins vrai que se fut aussi le cas chez nos ancêtres. (Cela me fait penser au sens de l'observation chez certains peuples dit primitif, mais ça sera pour une autre fois). On a même découvert dans la grotte Blombos près de la ville du Cap en Afrique du Sud un atelier de peinture utilisé par des hommes 'primitifs' vieux de 100 mil ans. On y a trouvé différents outils pour obtenir de l'ocre et tout indique qu'ils étaient non seulement capable d'en produire mais de le stocker. Avant cette découverte, les spécialistes pensaient que l'idée de peindre était apparu il y a 60 mil ans. S'ils étaient déjà à même de l'entreposer pour plus tard, cela signifie à mes yeux plusieurs choses. Cela devait être non seulement une pratique courante à cette époque pourtant si lointaine mais ils devaient aussi être capable de penser à 'demain', à 'plus tard'. Il a donc fort à parier qu'ils étaient aussi doués de langage. Mais là c'est moi qui m'engage.

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    Le discours de cet homme avait su me convaincre de le rencontrer. Il me lançait quelquefois des p’tits mots doux par commentaires interposés : « Lola, oh ma Lola quand tu fronces les sourcils tu m’ fous la trique », J’en conclus qu’il aimait les femmes qui avaient la ride du lion bien prononcée et ça ma foi c’était pas banal ! alors je rugis de plaisir quand il m’annonça : Mon amour « tâchons d’éviter la chaude- pisse » je lui dis « OK mon Abi sale, mais si tu ne veux pas choper ma blenno et te retrouver au fond du gouffre, le seul contact possible sera celui de nos lèvres ! » Il me répondit « tope là ma poule, je suis le roi de la pelle ! Il me donna rendez-vous dans un parc et m’accueillit avec un grand sourire. Il n’eut dès lors aucun besoin de me décocher des flèches, son arc de Cupidon me fit comprendre instantanément qu’il n’avait pas menti ! ses lèvres était une promesse avant, pendant et après l'aube. Je m’approchais de lui en contractant chaque rides de mon visage et glissais mes mains dans les poches de son baggy pour m’assurer que mes signes de vieillesse accentuée tendaient sa bite inexorablement vers les cieux. Il s’écria « Ciel je bande ! et pourtant quand je pense à lulu là je ne bande plus mais quand je te vois ma lola je ne pense qu’à ça ! » Je lui chuchotais : « mon Abi cynique si tu veux me faire voyager, cesse de gloser et tourne sept fois ta langue dans ma bouche » Il obtempéra et je sus que désormais, dans n'importe quelles circonstances je ne dirai plus de conneries, sa langue se chargerait à jamais de me faire réfléchir avant de l’ouvrir. Après plusieurs patins en règle, et quelques fuites sous mon kilt, je récupérais ma langue meurtrie et ma peau lisse comme à 20 ans, et lui déclarais : « Oh mon Abi j’ai trop peur que tu m’Abimes, je te quitte pendant qu’il en est encore temps. » Son érection retomba illico comme un soufflé mal cuit mais sa bouche toujours prompte à l’échange me murmura à l’oreille, « la prochaine fois si tu me montres la peau de ton cou, je te jure que je te ferais jouir à en mourir. » Aussi je me dis que finalement il valait mieux garder cet amant détonnant qui aimait les vieilles peaux et que succomber pendue aux lèvres de ce Cupidon serait une bien belle façon de rejoindre Anubis !

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    A chaque Noël, la même ambiance festive chez les Montemoila...On décore le sapin de Noël avec entrain ! Gilberte adore jouer à celle qui s'encanaille en apostrophant son chéri : -Dis-moi, Bouboule ( c 'est le surnom de Bernard ), désape-toi que j'te décore ! Lui : -J'préfèrerai qu'on mette une crèche....:) Elle : -Bien sûr Bibichéri, cela n'empêche pas de faire les deux ! ( et hop...Voilà notre Gilberte qui se désape elle aussi....) Gilberte : -Tiens, cette année j'te mets un petit foulard rose mon Bibounet....en accord avec le mariage Gay...! ( le sapin commence à s'élever vers les hauteurs sous les gestes précis d'i-celle....) Bernard : -Pourquoi chérie tiens-tu autant à rajouter des boules ? Gilberte : -Écoute Bioubiou adoré, je trouve que 2 c'est un peu court non ? Lui : -Comme toujours tu as raison...mais mets-les pas trop énormes quand même hein ? Elle : -T'inquiète, mon Bitounet...jt'en rajoute juste trois petites : une jaune, une rouge et une bleu....les couleurs primaires...Cela fera l'affaire :) Gilberte : -Bon, avant qu'on fasse la crèche...J't'en vais mettre sur ton sapin quelques guirlandes maison... ( le dit sapin ressemble maintenant à un séquoia de belle dimension...) Gilberte se saisit de la bombe à crème chantilly et entreprend de décorer le sapinou de son Bernard de serpentins délicats et sucrés :) Lui : ( un peu inquiet de la tournure que prennent les évènements...) -T'es sûre mon amour, que tu ne veux pas que l'on fasse la crèche maintenant...? Elle : -Ne sois pas si pressé, mon Bouchki....Tu sais, avant je dois m'assurer que ton sapin tient la route...Ensuite on lui fera faire la tournée des Grands Ducs : crèche, cheminée et tout le tralala ! Aussitôt, Gilberte se penche vers Bernard et se met à chanter : -Comme les rois mages, en Galilée, suivaient des yeux l'étoile du berger.... Chéri ! J'te rajoute l'étoile now.....:) ( Bernard sent alors un trou noir l'envahir de partout....il perd pied....et un sapin sans pied.....il perd tout....ses guirlandes.....ses boules.....enfin seules deux font de la résistance...) Elle : -Chéri....On attend un peu pour la tournée des Grands Ducs, non ?

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  • 12/21/12--08:49: Etat des lieux par Annaconte
  • Fin de partie Terre et Ciel en avaient-ils fini de leur merveilleuse entente ? Avaient-ils vraiment renoncé à leurs dialogues tendres et subtils ? Pas plus elle que lui n’envisageaient, on aurait dit, de continuer à mettre dans le pot commun. Chacun semblait vouloir récupérer ses billes et ranger ses pinceaux. Elle avait enroulé à son cou fragile une écharpe de deuil, et lui, d’ordinaire d’azur ou de feu, prenait des airs sinistres et des teintes lugubres. Visiblement ils n’avaient plus de projets pour eux deux. Ils ne tenaient plus à mêler leurs couleurs. Palette, godets, tubes en désordre, tout était desséché. Le pittoresque atelier sous les toits manquait soudain de luminosité et le petit poêle à bois et même le chat ne ronronnaient plus. Derrière la vitre, poudrée de larmes, une branche du cerisier tremblait un peu. Un rameau bien frêle que le froid de la nuit ne tarderait pas à recouvrir de gelée. Pour l’instant, il se balançait, en grinçant, et souffrait sous les coups du vent mauvais. Cette fois, ils ne feraient plus route ensemble. Rien n’avait annoncé cette mort imminente. Bientôt, plus de second soi-même. Plus jamais ce sourire, ce regard bienveillant..... A cette seule pensée, soudain, la glace les saisit. « J’ai un peu froid » pleurnicha t’elle, en resserrant son manteau. Alors lui, de sa belle main d’artiste, écarta les nuages, balaya les champs, et d'un geste fiévreux, redressa le soleil. Le Vingt et un décembre de l'an deux mille douze Ce vendredi soir sur la terre Il y aura bal à la porte du ciel ! et un merci à René Char pour son souffle, dont nous -je manquons terriblement

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    Ma Coryphée,mon enfant aimée, sur la scène tu vas monter Ma principiante, stricto sensu dans l'Insenso, tu vas t'exposer Ma débutante,je vais pour toi, intensément trembler Ma néophyte, mon coeur défaillant ,va flageoler Ma théatreuse, mon corps fébrile, va frissonner Ma comédienne, mon cerveau en feu va trépider Ma tragédienne , dithyrambe, mon âme va vibrer Mon Actrice ,je vais déraisonnablement, pleurer Mon étoile d'amour , en te regardant jouer « Le théâtre était une force qui réunissait à elle seule tous les arts et les acteurs étaient des missionnaires. Aucun art ni aucune science, pris séparément n’étaient à même d’agir si fortement et sûrement sur l’âme humaine et ce n’est donc pas sans raison qu’un acteur de moyenne grandeur jouissait dans le pays d’une bien plus grande popularité que le plus grand savant ou le plus grand artiste. Aucune activité publique ne pouvait apporter autant de jouissance et de satisfaction que celle de la scène" Anton Tchekhov

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