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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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  • 07/02/13--03:53: nuits fauves par Lola lola
  • Elle lui filait la gaule, indéniablement. Il ne s'en servait pas comme d'un kleenex, non, plutôt comme d'un chic mouchoir de Cholet, une fois sa précieuse sécrétion évacuée à l'intérieur il attendait patiemment qu'elle se lave, se repasse pour l'utiliser de nouveau. Il espérait d'elle qu'elle lève le voile sur ses inhibitions, ses peurs. Plus il se libérait sexuellement plus il la maintenait à distance et les moments partagés se rétrécissaient comme peau de chagrin. Jouir mais garder le contrôle, il y parvenait fort bien. Il avait choisi une épouse autonome financièrement, un peu dépressive, intellectuellement fort présentable dans les dîners et l'autre non pas comme la deuxième roue de son vélo ; cet objet étant presque un prolongement de lui-même ; mais comme une béquille voire une roue de secours pour les temps difficiles. Il faut dire que celle ci en plus d'être un vagin tout à fait complaisant possédait une oreille quasi absolue ! Parfois il se servait de l'oreille pour déverser ses angoisses, parfois du vagin pour épandre sa semence. Néanmoins il se réservait quelques fantaisies en comparant ses seins à de gros gâteaux dont il dévorait les tétons comme des cerises turgescentes. Mais ce qu'il préférait c'était se fabriquer des images obscènes, pornographiques pour se les projeter seul dans le noir et se provoquer des érections dantesques, se faire bander l'ego en cachette c'était ça sa préférence. Pour parvenir à ne garder que ces images et ne pas être parasité par l'affectif, il gommait tout ce qui ne la reliait pas à la sexualité, tout ce qui avait servi à l'approcher et la séduire, les films qu'elle aimait, ses conversations, ses cicatrices, sa date d'anniversaire, tout petit à petit était consciencieusement, méthodiquement effacé. Ses écrits avaient été pour son esprit ce que Photoshop était pour la photo, une possibilité de retoucher ses défauts, remodeler sa personnalité, une vraie chance d'avoir une plume empathique pensait-il. Bien entendu, depuis leur première rencontre, il s'était interdit tous gestes tendres, toutes manifestations d'affection, aucun sentimentalisme écoeurant, aucune offrande autre que ses coups de boutoir qu’il croyait fabuleux et ses éjaculations somp"tueuses". Il la croyait satisfaite et heureuse. Aussi lorsque le juge prononça la sentence et laissa la parole à la victime qui s'écria : " Tu ne m'auras jamais rien offert d'autre que la possibilité d'un cancer pas d’une île ", il trouva que cette fille là était bien ingrate et décevante finalement. A la jolie Marion. http://www.youtube.com/watch?v=cwaAppsy5yo

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    Un moment inoubliable au festival "Alors chante" à Montauban avec Pierre Lapointe, seul sur scène, au piano, dans un chapiteau mal insonorisé... Au loin, on entendait "Alors on danse! na na nanananana" : Stromaë était programmé dans la grande salle, terrible concurrence!! Mais Pierre Lapointe a réussi, sous les bâches humides, et avec Nanana en fond sonore, à nous emmener très très loin, dans un monde plein de poésie, d'amour, de vie et de mort. Depuis, j'écoute en boucle "Le bal des suicidés" ou "Ces étranges lueurs". Un petit bout de Québec à Draveil. Bon euh par contre... Pierre... je suis désolée mais je dois vous dire... je suis un tout petit peu déçue par votre dernier album... Punkt. Un peu trop branché? un peu trop disco-pop-électro? Pas grave, j'attends le suivant :-)

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    M a l a i s i e Sensation amère pesante Impression atroce navrante J'ai comme un malaise en Malaisie... Et j'ai une peur éperdue en pays trop connu De n'être qu'un étranger Je me sens mal engagé Même dans ma maison y a quelqu'un qui me défie Qui se met mon blouson quelqu'un dont je me méfie C'est un peu comme ici à l'instant où j'écris Noirs sentiments figés Emotions de nuit abrégée Sous quelle étoile... m'a - t - on fait naître ! Pourquoi ce grand voile pour mon bien-être... De toute façon où que ce soit - c'est tout le temps la Malaisie J'ai comme un malaise en Malaisie... Et si pour ultime performance... œuvre... Dans le passage juste avant la nuit je mettais à jour l'os comme un verdict ! http://www.youtube.com/watch?v=8h3mxmGRUe4&feature=youtu.be M .

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  • 06/24/13--04:02: l'Ennui ou... par JANUS72
  • " The Very Englishman " Soit la vie rêvée de Paul Raymond, qui termina celle-ci à la tête de la plus grosse fortune de Grande-Bretagne.... Mais alors quelle histoire ! Finir le plus riche du cimetière en ayant vendu de la sous-merde, la plus grande partie de son existence ! Biopic tout ce qu'il y a de plus conventionnel, long et souvent glauque. Aucune imagination dans la mise en boîte, la narration et ce fameux glamour pourtant revendiqué. Un acteur (Steve Coogan) qui a certainement souffert en passant plus de temps chez son coiffeur que sur le plateau de tournage. Sinon des seins, des fesses, du champagne et de la coke par wagon (mot d'origine anglaise) largement saupoudrés de mauvais goût, de voyeurisme.... de "Beaufisme" ( ça se dit ? ) Bref, une Daube de plus que j'ai déjà pour ainsi dire oublié mais qui vous barbouille tout de même les quelques heures de la digestion :-( Passez vite votre chemin.

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  • 06/21/13--10:49: P a y s a g e par Persone_sz
  • P a y s a g e L'horizon penche Les jours sont plus longs Paysage Un cœur s'élance dans une cage Une femme chante Sans lui Elle va mourir Sans demander grâce Une autre porte s'ouvre Au fond de la nuit Où s'allument les étoiles Voyage Il passe ici un vent léger Le temps à contre courant remonte le fleuve jaune Le temps naît dans le futur et meurt aux origines du passé Le cœur las sent qu'on lui parle en secret de ce qui est loin Et l'imagination docile dessine des yeux gris Elle n'est pas morte ! Elle ne faisait que dormir. . . Fruit de la passion Figue de Barbarie Ou grenade. . . ! http://www.youtube.com/watch?v=ZIjt8zyp5i0 M .

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    S i l e n c e s Je m'en allais les poings calés dans mes poches La tempête s'était calmée et le silence avait chanté toute la nuit... Celle dont j'avais seulement l'idée s'est marié à ce silence... Dès le premier secret du cœur et l'avertissement de l'âme le monde d'ici est devenu mon lot et celui du démon ! Apparaît L'Eve de mon rêve gravé La première dans ce miroir qui est en moi... A l'horizon pâle la clarté du levant... En corps et en esprit commence l'éveil... Labyrinthe ! Vague confusion jusqu'à l'horizon Claire confusion et simple oraison Rimant au coeur des ombres étranges comme des luths ! J'irai là où l'on fabrique des rêves Il n'y a plus pour moi de choix J'en ai vu qu'un mais sa sève est comme l'arrivée d'un printemps... __ Silence  Ecoute... Ecoute encore... Dans le silence de la nuit Il y a comme un battement damné qui te met le cœur à l'heure ! Le vent est calme pourtant et tout est immobile... http://www.youtube.com/watch?v=kdW7CSnNjgk http://www.youtube.com/watch?v=LfdvTGIGXKw M .

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    J'aime bien cette émission je l'avoue, je la suis depuis le début, c'est mon côté fleur bleue, coeur d'artichaut, harlequin et compagnie, à l'antipode de mon alter sombre et penché sans cesse sur la souffrance des autres, il n'y a pas vraiment de milieu au milieu, juste un regard qui s'éclaircit et un rire plus cristallin. Mon métier c'est de voir s'ouvrir le champ des impossibles qui barrent le chemin au reste, lorsque se déroule la vie d'un autre dans ses mots et ceux de sa famille, tout est à découvert, les secrets s'éventent et se disent, et bien souvent on ne peut que relever l'extrême pouvoir de l'humain et de son environnement la capacité d'en rendre un autre presque cinglé, je m'en étonne toujours même au bout de tant d'années, des histoires extraordinaires pour des gens ordinaires qui n'en demandait pas tant. Alors j'aime les belles histoires d'amour, ou d'amitié, ces histoires d'improbables rencontres, ces renaissances quelquefois, j'aime quand ça se termine bien parce que dans mon quotidien ça ne fait souvent que s'empirer, le désir se retire d'arides terres où l'on boit jusqu'à plus soif ses souffrances d'avant. Le concept d'aller chercher des agriculteurs et autre avait un côté novateur, tant bien d'autres émissions où les gens se racontent et se rencontrent existaient déjà, j'ai regardé au début par curiosité et puis je me suis attachée à ces gens de partout, d'un monde assez lointain du mien. Pourtant, au fil des saisons, une chose m'a vraiment frappé, c'est à la fois l'extrême solitude et des personnalités très en retrait de la vie et de soi qu'il y avait parfois, glissées au milieu d'agriculteurs lambda avec le même genre de parcours que qui quiquonque. Je restais assez interdite devant ces gens s'exprimant très difficilement et avec un vocabulaire d'où l'affect semblait s'être tarie comme une source restée trop longtemps sous l'aride soleil d'un désert affectif prolongé. La solitude est une pierre angulaire de ma vie, enfant je tournoyais sur moi même dans le silence des pensions où ma mère nous abandonnait jusqu'à ne plus rien sentir ni entendre, je m'arrachais la peau des lèvres jusqu'au sang plutôt que d'étirer hors de moi cette solitude qui broyait mon coeur, je n'ai jamais oublié ça et j'ai grandi avec comme une amie discrète et prévenante, toujours disponible pour receuillir mes émotions et mes pensées, je suis devenue cette solitude, elle s'est mélangée à ma peau, mon sang et mes os, tel un silence à la fois doux mais aux pointes parfois acérées qui transperçaient mes jours d'interminables vaines attentes. J'écoutais ces agriculteurs attentivement comme j'écoute aussi mes patients, je les comprenais mais c'était comme un miroir difficile à retourner sur soi, ces gens avaient passé parfois le plus clair de leurs vies seuls, est ce que cela pouvait exister encore aujourd'hui, à l'heure où nous sommes censés ne pas ignorer qui est à côté de nous ? je savais que oui parce que chaque jour des gens arrivent à l'hôpital et souvent le fil rouge de leurs histoires est cette solitude extrême qui les amène parfois à finir par se parler à eux même ou à un autre, enfin c'est ce que pense, j'ai souvent eu peur dans mes grands moments de solitude de passer de l'autre côté à force de rester entièrement seule pendant mes jours de repos, mais il paraît que je ne suis pas faite pour cette terre. Je me souviens de Pascal, agriculteur qui ne décrochait pas un mot à la jeune fille qu'il avait invité, à ses courses faites de boîte de conserve, à sa maison impersonnelle et vide, seule son goût pour la musique heavy métal venait donner une touche de vie à tous ces angles morts, traverser sa vie et ne pas en dire un mot ou avoir rencontré des mains avides de votre corps et un coeur prompt à vous aimer c'est terrible. Ce ma me rappelle ce temps de la canicule où tous ces corps se retrouvaient parqués sur le marché de rungis, que personne ne réclamait, une absurdité qui me faisait presque rire tant c'en était désolant, le désert affectif a un prix qu'on le veuille ou non. J'ai remarqué aussi que souvent ces agriculteurs seuls avaient de grandes maisons, bien rangées où rien ne dépassait, un espace vide et sans chaleur qui ne donnait pas envie de s'y poser, comme la rudesse imposée à leurs coeurs déteignait sur ce qui les entourait. Ne pas pratiquer la vie finit par faire s'amenuiser notre capacité à l'accepter et la sentir, l'année dernière c'était Edouard qui se retranchait d'un coup sans raison derrière un mutisme implacable qui avait fait fuir ses deux invitées. Oui il y a des vies qui se déroulent dans l'ombre des autres, plus radieuses, sans un mot ou presque pas, l'onde mélodieuse des mots tendre et amoureux ne sait pas alors se frayer un chemin dans l'instant qui le réclame, ça me touche toujours cette solitude, moi le plus long ç'a a été quatre ans sans rien, le corps se ferme alors pour moins souffrir de l'absence de ce qui fait un sens au toucher, le coeur se mûre dans son chagrin et le temps s'égrène lentement. Certains trouvent ces émissions voyeuristes ou débiles comme toutes les autres où les gens viennent à la télé exposer leurs vies et leurs problèmes, il y a des psy pour cela me direz vous mais en arriver là n'est pas toujours facile alors c'est une passerelle entre soi et l'autre, pour comprendre que d'autres vivent ou ont vécus de similaires histoires et que pour une fois on n'est pas seul, alors la voix se délie, les choses se disent, une graine d'espoir et de vie tombe au fond de soi même et ricoche sur notre envie de revenir à la lumière, je suis sûr que dans le fond cela aide beaucoup de personnes de commencer par ce petit pas là. L'amour est dans le pré nous offre aussi un écran sur ce qu'ils deviennent, un an après retrouvailles avec les heureux ou moins heureux qui se sont un peu ouverts, délicatement et timidement, comme une fleur s'offrant à un soleil de printemps, j'aime savoir qu'ils continuent ce retour vers eux même débuté avant, et puis plus que tout j'aime ces belles histoires qui sont nées et les bébés avec, comme Pierre et Frédérique l'année dernière, il n'y a pas que les échecs et les illusions perdues dans la vie, il y a un bonheur, là, peut-être pour chacun de nous...dans le pré ou ailleurs.

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    Mis aux arrêts, au bord de l'étouffure l'esprit reste encore et toujours tête chercheuse. Seul interstice de lumière et de vie par la fenêtre ridicule, cet arbre en face de moi. Il paraît si détaché au-delà de mon enfermement et pourtant prisonnier lui aussi, enraciné dans son ici et maintenant. Je le hais cet arbre. Je le hais comme mes chaînes et mon carcan. Pourtant il reste le seul objet sur lequel projeter ce qui me reste de conscience, où exercer une pensée têtue qui se désire combattante. Il y a ses feuilles, innombrables (il faudra pourtant les dénombrer), ses couleurs (teintes capricieuses et changeantes, aubaine de la lumière qui rythme les heures), ses petits fruits ronds à peine formés (pour bientôt attendre, soupirer, les voir se détacher et chuter lourdement vers un ailleurs inaccessible). Faudra-t-il apprendre à l'aimer, ou pourrai-je me contenter d'y pianoter mes dérives mentales de bagnard ? Devrai-je en faire un ami, lui qui seul sera témoin de mes tour à tour furibonds, démons, attendris, suspicieux, fous déments, insomniaques, à l'affût ? J'ignore le nom du plus simple de mes voisins et ne reconnais plus le mien qui sonne faux à force d'être martelé. Tare indélébile. Verrai-je son aspect encore si innocent et tendre, se modifier et raidir à mesure que mes mots l'useront sans vergogne, s'acharneront à y chercher une vérité qui s'échappe ? Car elle s'échappe bel et bien, de jour en jour, d'heure en heure, de seconde en seconde même. Et s'il devenait le miroir de mes embardées, s'il se tordait tel un vieillard grimaçant, si j'en faisais un décharné battu par les vents ? S'il devenait reflet féroce, qu'en ferais-je, qu'en saurais-je finalement... Pour ne pas sombrer dans la folie il faut m'y accrocher, voilà mon grand tout désormais. J'aspire à la plus intense des sobriétés. Je clouerai un poème imaginaire à son écorce généreuse et l'apprendrai encore et encore dans le seul but de le réciter à qui voudra bien l'entendre. J'imaginerai l'Autre. Un doute me traverse parfois. Il trahit ma volonté qui menace de s'effondrer : "alors c'est vrai, c'est placé là exprès ?" Peut-être...à dessein... Dans l'ombre de leurs ricanements ils auraient prémédité juste ce qu'il faut de surnage à nos pensées, nous autres murés là à courte ou infinie échelle, à la mesure insensée de nos peines et de nos chagrins ! Non. Ne pas penser à cela, ne pas chuter ni faiblir. Lever le regard et l'exiger renouvelé autant qu'il sera nécessaire, avant l'après qui tarde déjà.

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    ** merci :) -- tu sais, ça fait pour moi ... comme un pays inconnu ... un pays d'aventure ! joyeux ! ** par contre moi je suis pas fan de brunooz, ça fait un peu ~ débile ~ et puis ça vient d'où ton truc ? -- du pays d'oz, non. ça te plait pas ? ya des nanas elles trouvent ça super ! ** pauvres filles ! ton magicien d'oz c'est un faux magicien. et puis surtout c'est une histoire ! -- ouin ! ouin ! tu m'aimes pas ** ooh calmoos, même si j'aime pas ton prénom, toi je t'aime bien -- ah oui, merci !!! ** et puis c'est une blague, même brunooz j'aime bien -- ah oui, merci !!! ** et ça c'est un comm ? -- ben oui, c'est pour parler : - des techniques de drague, de la drague en général, ** et là tu dragues ? et ça marche ? tu essaies la technique shadoks ? -- ben oui, à force de rater, ça finira bien par réussir ! et puis ça parle - de ce que c'est qu'aimer, - de la sincérité et des gentils mensonges - du rapport entre une personne et son prénom, entre une chose et le mot correspondant, genre nominalisme, référé/référent, - de la véritable histoire de l'imposteur d'oz que j'ai lu il y a peu, - de l'importance de dire merci ,,, ** ah oui, merci pour tes incompréhensibles éclaircissements -- tu sais, je dois m'expliquer maintenant, j'ai un rencard, je pourrai pas réagir. ** bon, ben alors bonne journée -- merci. toi aussi. et à toi, là, derrière l'écran. ** ah oui, coucou

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    J’ai perdu mon commentaire (c'était encore une histoire d'eau) Il est possible que je l’aie oublié quelque part. J’étais venue pour l’installer et le fixer ici, remplie d’énergie, et au moment de le décalquer sur mon screen-bloc-note, il avait disparu ! il n’était plus dans son cartable. Comment ça ? Tu n’as qu’à refaire ton parcours en sens inverse. Et peut-être. Ok … je suis donc arrivée en puce. D’habitude je préfère prendre un nuage mais ces derniers jours austères je les voyais trop humides et trop gris. Chaque soir on savait qu’il faudrait beaucoup y creuser pour trouver l’aurore. Tu sais lorsque les nuages sont comme maculés, ça me fait peur. Je parle de ceux qui ont par moments les larges taches mauves qui leur donnent l’allure d’un drôle de poisson genre plie ou carrelet. Ceux-là, ils semblent chargés du stress des hommes d’en bas. Les nuages pleins d’angoisses moi je préfère les éviter. Ceci dit, en temps normal j’aime bien culbuter sur un nuage pour le transport. Surtout lorsqu’ils sont plusieurs bien blancs dans un azur bleu de bleu : tout cela donnant un ciel Magritte exactement comme je les affectionne. Mais si, tu sais bien. Les petits nuages qui s’entrechoquent comme au gré d’une brise audacieuse et qui soudain explosent en un cortège moutonneux, à vous rendre mélancolique et perclus de désirs séraphiques. Cette fois j’ai donc préféré attraper la première puce du matin. Et c’est peut-être à ce moment-là que j’ai perdu mon commentaire. En sautant dans la puce qui démarrait juste au moment où j’arrivais. Pour peu que ma musette soit un tant soit peu restée entrouverte … A moins que je ne l’aie tout simplement oublié à la maison. Attends, je réfléchis. Le matin Doulou et moi on est parti ensemble, ce qui est très rare car il part toujours le premier. Oui, Doulou c’est mon fiancé, tu n’avais pas percuté ? Je ne suis pas autorisée à divulguer son identité c’est pourquoi je l’appelle Doulou. Il ne sait pas que je l’appelle Doulou car je ne l’appelle ainsi que lorsqu’il n’est pas là. (et aussi parce que ça lui va bien). Donc, ce matin-là disais-je. Mais au fait. Aurais-je eu la tête suffisamment en l’air pour oublier mon comm sur l’oreiller ? Bon sang ! Mais c’est possible … bien sûr ! Tu ne sais pas toi, mais j’avais viré la couette, histoire d’anticiper le retour des nuits chaudes de juillet et j'avais mis les draps de lit noirs, enfin mes noirs et gris. Et lorsque je mets ces draps-là - ils sont si soyeux - j’aime bien aussi revêtir ma nuisette coquelicot et alors, ça ne loupe pas, j’ai aussitôt envie d’écrire. N’oublions pas que Doulou était là avec son ukulélé in the first flush … J’adore lorsque le lendemain n’est pas dans la continuité d’hier, je veux dire selon l’organisation du temps telle qu’on la connaît. Et ce matin-là j’ai pensé aujourd’hui va être inattendu, magnifique, décoiffant … et voilà ! j’en ai perdu mon commentaire, ce qui malheureusement m’a radicalement plongée depuis, dans mes atermoiements atrabilaires.

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    Les gares ,j'aime pas trop ,mais les trains ,j'adore les prendre ,quand ils me conduisent vers les gens que j'aime ...de préférence ! A l'heure du virtuel , la rencontre est la cerise sur le gateau des relations d'affaires ,amoureuses et amicales ,indispensable meme ... Je voyais ce beau visage ,je lisais ces textes et depuis longtemps déja ,je désirais connaitre cette femme qui de "coups de gueule" en textes authentiques donnait l'image d'une battante que la malchance avait immobilisée ,mais qui ne comptait pas s'y résigner . Bousculer son corps pour la bonne cause : celle de guérir .rappeler à l'ordre les instances administratives qui "oublient " de considérer la différence et mettre l'accent sur une certaine bétise humaine qui vous cloue au pilori de l'indifférence quand ce n'est pas à celui de l'exploitation et de la méchanceté gratuite ... Valise à la main ,je suis arrivée chez elle ,un peu interrogative mais poussée par mon envie de la connaitre en vrai Pas de surprise ,de doutes ,j'ai senti en moi passer le courant !un adorable petit chien sur les genoux ,un chat sur les talons ,une évidence venait de naitre ... Vive et jolie comme sur la photo ,elle allait et venait attentive à son role d'hotesse ,une amie qui m'avait accueillie à la gare, présente, et nous voila à papoter comme si nous nous connaissions depuis longtemps ! Pas de familiarité ,non,mais une sympathie de bon aloi s'est installèe . Les intervenants médicaux et auxiliaire de vie ne la laissait pas inactive ,elle vaquait à ses occupations à un rythme personnel et sans requérir d'aide ,habituée qu'elle est à vivre sa vie de femme autonome ; Nous sommes allées "faire les soldes " et déguster un gateau au salon de thé ,on a bien un peu exagéré dans les deux domaines ,mais rien à regretter ! Nous avons aussi rencontré des bénévoles affables et motivés qui se battaient pour une autre cause et le dialogue s'est engagé. Super journée ,et le repas pris ,nous avons parlé ,je me devais de la laisser se reposer mais nous avons prolongé notre soirée Entre promenade du chien et conversations de femmes ,une autre journèe s'est envolèe ! Puis ,il a bien fallut repartir ,avant ,récupérer les courses au drive ,visite au supermarché de bricolage ...et j'ai loupé mon premier train sans état d'ame ,un autre m'attendait ... Sauter dans le bus pour la gare ,un dernier geste de la main ,pas de temps à perdre ,mais vous savez quoi ,le second train m'a attendu ;-) Si,si ,j'en suis sure ! A bientot mon amie !! Capucine à Salons de Provence . .

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    Sur ton museau soyeux deux lampes opalines Jettent de longs rayons, sémaphores blottis Au creux d’un masque noir, ils nichent confettis, Boutons de nacre et d’or aux ombres cristallines. On dirait l’océan bercé de clapotis. Ton regard, un bijou aux teintes avelines, Des paniers pleins de fleurs, de gerbes patelines Ornés de fins anneaux d’émeraudes, sertis. Deux gouttes de soleil, l’amande et la noisette Se pendent et l’on sent sur les branches, des nids, Des mousses sur la pierre et sur les prés jaunis Quelques herbes des champs que frôle l’épuisette. Ta pupille au milieu du flot sombre et poudreux, Semble comme un caillou sur un trait filandreux.

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  • 07/05/13--09:38: Les beaux draps par Cherenko
  • Je ne me souviens plus qui m’a appelée ce matin là, il devait être six heures, le jour était presque plein, on vivait les plus longues journées de l’année, et qui m’a dit d’aller au bord du plateau. «Tu ne reverras jamais quelque chose d'aussi spectaculaire » Le bord du plateau surplombe une vaste plaine tout au bout de laquelle on peut voir, par beau temps, émergeant d’un horizon flou et indéfini, la face Nord du Mont Blanc. On raconte aux enfants que c’est l’Annapurna. Les temps modernes nous obligent à situer l'extraordinaire beaucoup plus loin qu'avant. On ne peut plus dire aux enfants et même à tous les autres : « regarde comme on voit loin, là bas c’est le Mont Blanc, tu te rends compte ? » Alors on dit l'Annapurna, car c'est encore un peu très loin. On voyait si loin, depuis le bord du plateau, qu’au bout du compte on ne voyait rien, car lorsqu’on tout est si dégagé devant vous que vous n’avez plus aucune limite visuelle, vous n'apercevez rien d'autre qu'un fond de couleur, alors qu'en réalité là où se situe la ligne d'horizon, il y a autant de choses que chez vous, dans votre vie, dans votre rue, dans votre chambre. Voir très loin est donc assez inutile et il est préférable de privilégier la vision de près dans tous les cas. A cause des crues, la plaine avait été épargnée par l’évolution des cultures de toutes sortes. Maïs, pylônes, expérimentation innovante, habitat nouveau n’avaient ici jamais vu le jour. Cernée de toutes parts par des rivières qui allaient mourir un peu plus au Sud, à l’embouchure du Rhône, elle était sans cesse couverte de pluies et de débordements. "En lamentation constante" avait écrit je ne sais plus quel poète. Mes parents avaient vécu là bas toute leur vie. Mon père y était enterré. Chaque enterrement prenait des jours, car à peine creusées, les fosses étaient aussitôt inondées par les pluies et il fallait toujours attendre une éclaircie, d'abord pour écluser, ensuite pour enterrer. Lorsqu’enfin quelques heures de soleil permettaient les inhumations, alors on enterrait tous les morts du mois en même temps. Il y en avait eu beaucoup, et puis de moins en moins. Les enfants de ma génération avaient rapidement compris que leur avenir ne passait pas par l’ascension sociale seulement au figuré. Ce qu’il fallait, c’est quitter la plaine et ensuite monter au plateau. Là haut la vie moderne battait son plein. Tout y était foisonnant, les fruits, les légumes, les entreprises, les universités, les naissances, les start up et les téléphones portables. On pouvait s’y épanouir sans rencontrer trop d’obstacles, trouver des épouses et des maris, fonder des familles et faire de la politique locale si bon nous en prenait. On pouvait s'inscrire dans les chorales, prendre des cours de danse, apprendre le chinois. La plaine avait été habitée longtemps par des paysans, bien avant les crues. Ils y avaient construit des fermes si solides qu’elles étaient toujours là aujourd’hui. Elles avaient été peu à peu rachetées par des suisses qui avaient tenté durant quelques années d’en faire des lieux d’exposition de géraniums et des concours du village fleuri et plein d’autres conneries de ce genre dont les suisses sont friands. Lassés par les inondations qui chaque année foutaient tous leurs concours à l’eau, ils délaissèrent la plaine et les fermes furent abandonnées. Une nouvelle population arriva, pauvre et analphabète. Elle était composée de gens de tous âges, avec néanmoins une majorité de jeunes de moins de quarante ans. Il n’y avait plus de travail, tout était cher, il fallait réapprendre à cultiver son jardin. Une poignée de vieillards robustes, dont ma mère, assistaient à ces différentes migrations et avaient vu d'un oeil heureux les premiers vergers redonner des fruits et les jardins s'agrandir. Le jour dont je veux vous parler était ainsi : il avait plu longtemps, comme dans toutes mes dernières petites histoires, et un matin, comme cela arrive encore souvent, il fit très beau. La terre était inondée, mais on pouvait encore utiliser les routes, on pouvait encore sortir devant la maison, on pouvait facilement se tenir debout devant sa porte les pieds au sec en regardant le ciel. Toutes les femmes de la plaine en profitèrent pour étendre leur linge sur les grands étendoirs. Chaque maison possédait son étendoir. La plupart étaient d’origine, ils étaient rouillés mais la rouille patinée brillait comme du cuivre assombri et ne tachait plus rien depuis longtemps Tout fut sorti, secoué, déplié, défroissé, draps, torchons, chemises, robes, culottes et soutien gorge, bleu de travail et marcels, tabliers de cuisine. Un collectionneur de drapeaux en profita pour nettoyer tous ses pays. Un collectionneur de sous vêtements affriolants fit pareil avec ses fantasmes à dentelles, Une obsédée du mouchoir en tissu aligna une cinquantaine de mouchoirs à carreaux, à lignes, à petits pois, à fleurs, tous brodés avec ses initiales. Chacune étendit son nécessaire, et le nécessaire de chacune était différent. Le plus impressionnant restant les draps, par la place qu’ils tenaient dans l’espace, par la blancheur de ces voiles déployés le long des fils qui ondulaient dans l’air en claquant lorsqu’un pli venait comme un obstacle chahuter l’étoffe dans le lit du vent. La journée passa, et la femme du bout de la plaine attendit de voir ce que décidait sa voisine avant de rentrer le linge encore humide. « Parce qu’on pourrait quand même attendre demain » s’essaya t elle à songer. De manière très rationnelle, c’est une question qu’aucune femme n’aurait du se poser. La probabilité qu’il fasse encore beau le lendemain matin était d’une puissance si infinie dans le registre du presque rien que toute autre décision hormis celle de rentrer le linge était non seulement irrationnelle, mais provoquait quelque chose qui était de l’ordre de l’anormalité, d’une certaine forme de dérive du raisonnement, comme si penser juste finissant par être lassant, il fallait parfois non seulement penser faux, mais agir en conséquence. Lorsque la femme du bout de la plaine vit que sa voisine ne rentrait pas son linge, elle décida donc d’attendre le lendemain. La voisine ayant raisonné pareil avec sa propre voisine, toutes les femmes s’endormirent le soir en abandonnant le sort de leur linge à la nuit. Et bien entendu, il se mit à pleuvoir à nouveau comme jamais. Lorsque nous arrivâmes sur le bord du plateau, la pluie s’était à peine calmée. La plaine était devenue un lac large de soixante kilomètres carré, les maisons semblaient flotter comme des navires avec les cuisines dans les cales, on ne voyait personne, juste des kilomètres de linge étendu au dessus de l’eau qui continuaient à danser sous la pluie, qui continuaient à danser, à danser, à danser, formant une vaste ronde, ronde comme un iris autour des draps noirs que ma mère avait déployés, et qui me regardaient sombrement d'une pupille de charbon, exigeant que je revienne dans la plaine remplacer l'enfant dont j'avais fui depuis longtemps la présence fantomatique dans la vie de ma mère, et dont je portais, lourd et rempli de larmes comme les fosses du cimetière de la plaine, le prénom endeuillé.

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    Vendredi 5 juillet, Montreux Jazz Festival Enfin ! Pour la première fois de ma vie, je vais pouvoir entendre en live cette voix chaude, grave, sensuelle à souhait. 20h15 Accompagné de ses musiciens et de trois choristes, il apparaît, grand monsieur élégant, mince, belle allure, la classe quoi ! Seuls quelques projecteurs, pas de grands jeux de lumières, il est proche de nous. Je ne citerai pas ici la liste incroyable de titres chantés ce soir-là. Juste une émotion particulière lorsqu'il chante "Hallelujah", j ai de la pluie dans les yeux. Je peux juste essayer de vous communiquer la joie que j'ai éprouvée à le "rencontrer". Il émane de ce grand Monsieur une sérénité qui est contagieuse, un sourire très doux, quelques notes d'humour, et ce geste plusieurs fois effectué : une main sur le coeur, il soulève son chapeau, laissant apparaître ses cheveux blancs. Après sept ou huit rappels, en guise d'adieu, surprise, il interpréte "Save the last dance for me". Mais cher Leonard, très volontiers, c'est un honneur. et c'est avec un plaisir non dissimulé que j'accepte votre invitation :-) Trois heures de spectacle intimiste sans aucun artifice, un pur bijou. http://www.youtube.com/watch?v=GOJBGjLQKSE http://www.youtube.com/watch?v=ov58GnVREvo http://www.youtube.com/watch?v=E55Rvz518is

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    . Le sperme est bon pour le moral des femmes. Des chercheurs de l’université d’Albany auraient démontré que les femmes ayant des rapports sexuels non protégés réguliers avec leur partenaire de longue date affichaient un meilleur moral que les autres, qui ont des relations protégées par des préservatifs avec des partenaires non sûrs ou bien sont abstinentes. Selon ces « spécialistes », le sperme aurait des vertus favorisant le « bien-être mental et le sentiment d’affection ». Et ça s’explique scientifiquement : le liquide séminal, absorbé par voie vaginale ou orale, contiendrait des substances antidépressives, comme la mélatonine, la prolactine et la sérotonine, cette dernière régulant entre autre l’anxiété. Autant dire que pratiquer le 69 virtuel sur ces ondes me paraît soudainement un vain gâchis !

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    Je me révolte Je croyais à la lune blanche J'allais dans le droit chemin Je désirais le rayon de soleil J'suis tombé ma douce J'suis tombé Tombé Aujourd'hui je me révolte... ! Je me révolte contre la lune menteuse... je me révolte contre le parlement du ciel... je me révolte contre les royautés de la mer perfide... je me révolte contre l'autocratie du jour et de la nuit... je me révolte contre la dictature du soleil ! Comme un collage du réel vécu et de rêves oubliés... Cette terre sauvage n'autorise pas les rêves... Son humanité sans nuance ne contient que cauchemars imprégnés ! ( La lune ne sera plus seule à caresser la dune... ) Et la nuit noire servira toujours la lune Le ciel appliquera toujours ses lois La mer parlera toujours d'une voix de roi Lumière et ténèbres ne sont pas ennemies Mais ne font qu'un... ! Avant que les mots ne deviennent silence Avant que la mort vous emporte... je ne retire rien... ! M Le 30 Juin 2013 .

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    Mis aux arrêts, au bord de l'étouffure l'esprit reste encore et toujours tête chercheuse. Seul interstice de lumière et de vie par la fenêtre ridicule, cet arbre en face de moi. Il paraît si détaché au-delà de mon enfermement et pourtant prisonnier lui aussi, enraciné dans son ici et maintenant. Je le hais cet arbre. Je le hais comme mes chaînes et mon carcan. Pourtant il reste le seul objet sur lequel projeter ce qui me reste de conscience, où exercer une pensée têtue qui se désire combattante. Il y a ses feuilles, innombrables (il faudra pourtant les dénombrer), ses couleurs (teintes capricieuses et changeantes, aubaine de la lumière qui rythme les heures), ses petits fruits ronds à peine formés (pour bientôt attendre, soupirer, les voir se détacher et chuter lourdement vers un ailleurs inaccessible). Faudra-t-il apprendre à l'aimer, ou pourrai-je me contenter d'y pianoter mes dérives mentales de bagnard ? Devrai-je en faire un ami, lui qui seul sera témoin de mes tour à tour furibonds, démons, attendris, suspicieux, fous déments, insomniaques, à l'affût ? J'ignore le nom du plus simple de mes voisins et ne reconnais plus le mien qui sonne faux à force d'être martelé. Tare indélébile. Verrai-je son aspect encore si innocent et tendre, se modifier et raidir à mesure que mes mots l'useront sans vergogne, s'acharneront à y chercher une vérité qui s'échappe ? Car elle s'échappe bel et bien, de jour en jour, d'heure en heure, de seconde en seconde même. Et s'il devenait le miroir de mes embardées, s'il se tordait tel un vieillard grimaçant, si j'en faisais un décharné battu par les vents ? S'il devenait reflet féroce, qu'en ferais-je, qu'en saurais-je finalement... Pour ne pas sombrer dans la folie il faut m'y accrocher, voilà mon grand tout désormais. J'aspire à la plus intense des sobriétés. Je clouerai un poème imaginaire à son écorce généreuse et l'apprendrai encore et encore dans le seul but de le réciter à qui voudra bien l'entendre. J'imaginerai l'Autre. Un doute me traverse parfois. Il trahit ma volonté qui menace de s'effondrer : "alors c'est vrai, c'est placé là exprès ?" Peut-être...à dessein... Dans l'ombre de leurs ricanements ils auraient prémédité juste ce qu'il faut de surnage à nos pensées, nous autres murés là à courte ou infinie échelle, à la mesure insensée de nos peines et de nos chagrins ! Non. Ne pas penser à cela, ne pas chuter ni faiblir. Lever le regard et l'exiger renouvelé autant qu'il sera nécessaire, avant l'après qui tarde déjà.

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    «  Carte postale » A la recherche du temps des origines... A la recherche du temps retrouvé... ! Je vous écris depuis le paradis de mon adolescence, La Réunion où nous sommes arrivés le 3 Juillet après un vol de douze heures très confortable. La Réunion est l'ile ' principale ' des Mascaraignes avec l'ile Maurice et Rodrigues au milieu de l'Océan Indien à une heure de vol et à l'est de Madagascar. A l'arrivée à Roland Garros nous attendait mon meilleur ami créole ( de l'époque du club de natation ) et sa com- pagne, chez qui nous allons séjourner dans une maison créole traditionnelle ( en bois blanc avec véranda en façade principale ainsi que sur les pignons, ces maisons présentent aussi en modénature des frises ajourées en ' dentelles ' de bois au niveau de la sablière ). Cette maison est située sur un terrain à l'Hermitage au sud de St. Gilles-les-Bains, elle est dans une pinède de filaos avec accès direct à la plage blanche et une vue imprenable sur le lagon, la barrière de corail et l'Océan... ! Hier soir nous sommes aller diner au restaurant ' Le Beau Rivage ' ( Cap Homard à Boucan Canot juste au nord de St.-Gilles-les-Bains ) où le chef Vincent Lagrange adapte une carte gastronomique métropo- litaine privilégiant les produits frais locaux. Le résultat est une cuisi- ne créative et raffinée – cuisine extérieure en bord de piscine sur une terrasse exceptionnelle au bord de l'Océan. ( Personnellement j'ai choisit en entrée : Médaillon de foie gras de canard confit pruneaux et mistelle goyavier, brioche à la vanille, et en plat : Langoustes rôties à la citronnelle, risotto à l'encre de seiche, et en dessert : Fondant au chocolat noir, cœur coulant mangue tuile au grué de cacao, glace basilic gingembre. ) Vers vingt et une heure un orchestre local a commencé à distiller de la musique et des chants réunionnais : Maloya et Séga... tous nos sens étaient alors bien en éveil... ! Durant ce séjour de deux semaines dans ce monde en miniature... ! Métissages ethniques culturels et cultuels, La Réunion est aussi un monde unique au plan géographique et géologique... Et l'ile présen- te des paysages très diversifiés dus à sa variété de micro-climat... ! Nous ferons un circuit ' Grande diagonale ' ( Trekking ). Au rythme du trail nous visiterons l'ile, ses richesses, ses paysages grandioses où le volcanisme a créé des reliefs incroyables. Nous traverserons des sites impressionnants tel que le cirque de Cilaos et les incontour- nables pitons des Neiges ( 3070 m ) et de la Fournaise. Ce dernier est un volcan actif les plus surveillés de la Terre. Avec un paysage extra- ordinaire... C'est un haut plateau avec son cratère qui donne à voir un décor Lunaire ! Et le parcours s'achèvera sur les rives du lagon de St.- Gilles-les-Bains. Pour la troisième semaine nous reprendrons l'avion à destination de l'ile Maurice ( un quart-d'heure de vol ). Maurice est une ile beaucoup plus ancienne – géologiquement. Son relief est plat en comparaison de La Réunion. C'est aussi une ile d'origine volcanique et les monta- gnes du centre sont peut-être les parois d'un ancien cratère. Mais le grand avantage est qu'elle offre de superbes lagons bien plus profonds ( de 10 à 15 m ) permettant de superbes plongées en apnée ou en bouteille ! Nous avons réservé à l'Hôtel St. Régis Mauritius Ressort à la pointe sud/ouest de l'ile avec une plage étincelante entourée d'un superbe lagon aux eaux turquoise. Nous terminerons ainsi ce séjour dans la détente complète avec comme seules activités plage et pèche en apnée. Bien à vous... ! Et à très vite pour de nouvelles aventures... :) !! persone_sz .

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    PCC, mon cher PCC, par écran rétro éclairé tu m'a réchauffée tout l'hiver... oui tout l'hiver, et ce printemps, (pourri), aussi. Avec ton bandeau bleu ciel et tes photos -de bandeau - qui font marrer les comms. Avec tes photomatons de cowboys, de rouquine qui tourne la tête, de mec au ski, de mec quasi de profil sportif à 2 roues, de mec qui se rase, de fille avec/sans chapeau, de Joconde qui pose son menton dans sa main, de celle qui a un doigt sur le bout du nez .... Et des sans photos, au profil "slim", qu'on imagine volontiers ... Vous me faites marrer et je dis "Sunrise for everybody" !!! PCC en juin je t'ai délaissé au profit d'un soleil zellige voyageur - j'ai tout coupé - et depuis... je me suis rappelé : le ciel, la chaleur, les rayons.... bref, l'été. Oui, c'est lui. Enfin plutôt elle, "LA SAISON d'été"'. Elle est là, la saison, on ne l'a pas vu venir, mais elle démarre enfin et ça y'est : les badauds badent, les bonimenteurs mentent, les maillots mailles hot (je sais pas ce que ça veut dire j'ai dû prendre un coup de chaud, pourtant c'était sans maillot alors ben comme d'hab quand ça m'arrive je fais semblant de rien je dis que c'est une expression de chez moi puis je continue ), les rouleaux roulent et la mousse... mousse (Ouf ça se finit pas trop mal). Moi j'y suis au 1e loge. J'ai la chance de pouvoir facilement quitter la ville et nicher dans ton coeur, ma saison. Alors j'assaison-ne je bulle-haut et je vais très bien merci. Je vous entend mes tout blanc (ou roses) allemand, anglais, français puis des chaispaskoi, ont remplacé les tamalou qui reviendront en septembre. Mon P'titCouCounet (ça y'est je me permet) au rétro éclairé, je te privilégie le soleil, l'ambre solaire, la fraîcheur atlantique et le sourire des surfeurs. Je te trouve toujours aussi coquet sympa drôle bô intelligent cultivé et je te garde là au chaud. N'y voit que du feu et garde-le pour mon prochain hiver, Et "comment ça va depuis le temps ?", je suis en mode cool hisse et je te jette un oeil souvent tardif. Les journées sont longues, les apéros joyeux, les églades de saison avec tous ces vacanciers et ceux qu'on voit qu'une fois l'année. Je raterai certainement des épisodes épiques - et des 69 et des 96 - mais je t'en garde des bronzées pour la rentrée... si t'es sage ! :p Bizzzzzzzzz Rhaaaaa tiens je vous met la Lisa : http://minilien.fr/a0mfm5 Le cado de Lola (hihihi FR3 pays de la loire) : http://www.youtube.com/watch?v=xEbcK0KyXfo

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    L’avenir des deux éléphantes quadragénaires du Parc de la Tête d’Or, à Lyon, devient de plus en plus radieux. J’en ai déjà parlé abondamment dans des précédents com’ (cf plus bas). La nouveauté, c’est l’action. Dans quelques jours, elles vont enfin changer de vie. Mais quelle a été l’actualité entre temps ? Le vendredi 19 avril 2013, le patron du cirque propriétaire des éléphantes est venu parader avec ses artistes qui étaient alors en représentation à Lyon. Des policiers les encadraient pour maintenir l’ordre public. Le mardi 7 mai 2013, le tribunal administratif de Lyon s’est réuni pour se prononcer sur le fond de la décision préfectorale imposant l’euthanasie des deux éléphantes. Le rapporteur public a donné raison aux éléphantes en qualifiant l’arrêté du préfet d’excessif, en particulier les articles trois et quatre. Le jugement a finalement été rendu public le mercredi 22 mai 2013 : l’arrêté a été annulé par les juges administratifs et les éléphantes ont donc été définitivement innocentées (enfin, bon, leur culpabilité d’être tuberculeuses n’a pas été prouvée). Le tribunal a fustigé une « erreur manifeste d’appréciation » du préfet en dénonçant le fait qu’il n’était pas allé jusqu’au bout de tous les tests pour dépister l’éventuelle tuberculose. L’épée de Damoclès a été définitivement levée sur le destin de ces pauvres bestioles, cela a mis quand même beaucoup de temps. Le même jour, la princesse Stéphanie de Monaco a discrètement rendu visite aux deux éléphantes qu’elle va donc bientôt prendre sous sa protection (quelle chance ont ces bestioles !). Une convention était donc en cours d’élaboration entre le cirque, la ville de Lyon, le préfet, et la famille Grimaldi. Les éléphantes ne seront néanmoins pas signataires (pourtant les principales intéressées). Le vendredi 24 mai 2013, le propriétaire du cirque a fait du triomphalisme de pacotille en revendiquant sa victoire d’avoir « stoppé les braconniers d’éléphants de la mairie et de la préfecture de Lyon. La lutte sans merci entamée depuis six mois pour dénoncer le complot et sauver Baby et Népal du massacre programmé n’aura pas été vaine ! Les braconniers cherchent aujourd’hui à réécrire l’histoire en se présentant comme défenseurs des éléphants, ce qui ne trompera personne : sans l’intervention énergique du cirque Pinder pour saisir la justice, Baby et Népal seraient passées de vie à trépas depuis belle lurette ! »… Cependant, ce propriétaire du cirque, lui aussi, semble avoir réécrit l’histoire car en été 2010, lorsqu’il s’agissait de réagir pour faire soigner ses éléphantes, il a joué le mort en laissant le bébé (enfin, Baby et Népal) à la ville de Lyon qui a ainsi voulu réagir en tranchant dans le vif. On peut lire certaines réactions aux articles de la presse régionale pas très élogieuses pour le propriétaire du cirque : « [Il] a encore manqué une occasion de se taire, on n’est pas dupes, sa mauvaise foi nous fatigue et nous le rend de plus en plus antipathique, qu’il ait au moins la décence de ne pas changer de camp à chaque nouvel épisode de ce feuilleton dont il est à l’origine : il a lâchement laissé tomber ses éléphantes quand le Parc de la Tête d’Or lui a demandé de les reprendre au motif qu’elles étaient suspectées de tuberculose et maintenant, il ose endosser la victoire ! » et une autre réaction est encore beaucoup plus brutale à son égard : « [Il] devrait se faire tout petit, quand on maintient des animaux sauvages en cage ou en les faisant travailler dans des numéros qui sont ridicules. Comment peut-on tolérer ça actuellement en France ? Est-ce leur place à ces animaux dans un cirque ? J’ai honte », colère relayée aussi par cette réaction : « Effectivement, cet esclavagiste d’animaux devrait se faire tout petit ! Lui, qui détenait Baby et Népal en esclavage (et, hélas, bien d’autres animaux), sans vergogne, et qui a profité des deniers publics pour torturer ces pauvres êtres dans des jeux du cirque malsain, cautionné par un public abruti, lui, donc, ferait mieux de s’interroger sur le mal-être de ses innocents prisonniers qu’il détient en cage depuis trop longtemps ! »… L’élément clef qui a fait bouger les choses, c’est surtout la mobilisation des gens, et surtout, des médias, qui ont pu sensibiliser la population sur la pas terrible existence des deux éléphantes (qui déprimaient à en mourir dans ce zoo, j’ai pu le vérifier en février 2006 lorsque j’étais allé leur rendre visite). La dernière nouveauté concernant cette affaire a eu lieu le mardi 18 juin 2013 où il a été officiellement annoncé par le préfet que Baby et Népal seraient transférées le jeudi 11 juillet 2013 à Roc-Agel, à Peille, dans les Alpes-Maritimes, une propriété de la famille Grimaldi (une résidence du Prince Albert de Monaco), pour y vivre la fin de leur existence. Un enclos spécial a été construit à cette occasion, ainsi qu’un système de fosse septique pour retraiter les eaux usées. En fait, la mairie aurait préféré que le préfet n'eût pas annoncé la date du transfert pour éviter des manifestations et refuse obstinément de dévoiler l'heure du départ. Des journalistes plus curieux ont cependant réussi à connaître les conditions précises du départ. Il y a quinze jours, un dresseur allemand, celui qui avait dressé Java, morte à Lyon le 14 août 2012, Bangkok et Maouzi, deux autres éléphants de cirque, est venu à Lyon pour apprendre aux éléphantes à aller dans l'unique camion de transport des éléphants en Europe, qui, lui, arrivera le mercredi 10 juillet 2013 vers seize heures. Dès que les éléphantes auront accepté de rentrer dedans, le camion partira vers le sud (donc, pendant la nuit du 10 au 11 juillet). Quelques photos des éléphantes lyonnaises et des préparatifs de départ : http://www.lyonpremiere.com/photo/art/grande/5675950-8464985.jpg http://www.lyonpremiere.com/photo/art/grande/5675950-8464989.jpg http://www.lyonpremiere.com/photo/art/grande/5675950-8464994.jpg http://www.lyonpremiere.com/photo/art/grande/5675950-8464995.jpg Dans quelques heures, la polémique va ainsi s’achever de manière positive et optimiste, et Brigitte Bardot, qui avait proposé, elle aussi, de s’occuper des éléphantes en Seine-et-Marne, ne renoncera pas à sa nationalité française comme elle l’avait menacé pour faire bouger les choses (je pense qu’elle n’a eu aucune influence sur l’issue des événements, la princesse Stéphanie a été bien plus diplomate et habile). Même le maire de Lyon (qui veut se faire réélire en mars prochain) est finalement content car il voulait se débarrasser d'une manière ou d'une autre des éléphantes pour récupérer le terrain occupé par l'enclos et en faire une plaine asiatique, et la mobilisation pour sauver les deux éléphantes a terni terriblement son image... Cela dit, il va y avoir une nouvelle occasion de s'émouvoir dans le combat pour sauver des éléphants. En effet, un éléphant d’Asie (mâle) de dix-neuf ans semble lui aussi malade. Amaigri (quatre tonnes il y a un an), Ant-bwe-lay (c'est son nom) donnerait des signes de tuberculose dans son zoo de Pont-Scorff, pas loin de Lorient. La première sérologie a été positive le 6 juin 2013 (on a détecté la présence d'anticorps de la tuberculose, ce qui veut dire que l'éléphant a été au contact avec cette maladie d'une manière ou d'une autre) mais des analyses complémentaires vont être faites pour confirmer la maladie (savoir s'il est porteur sain ou pas), et les résultats ne seront pas connus avant plusieurs semaines (voire plusieurs mois). Cela consiste à trois lavages de trompe en l'espace d'une semaine et s'il s'avère que l'animal n'est pas malade, cet examen devra quand même se répéter régulièrement pendant plusieurs années. C'est le nouveau protocole adopté par l'État. Il faut déjà une quinzaine de jours pour l'entraînement médical de l'éléphant avant de commencer le lavage de la trompe. Le préfet du Morbihan a déjà pris des mesures d’isolement (avec lui dans le zoo, il y a trois autres éléphants, trois éléphantes en fait car son entourage est des femelles). En cas de tuberculose, l’éléphant aura le choix entre l’isolement (comme pour Baby et Népal) ou …l’euthanasie (ce qui était prévu pour les deux éléphantes lyonnaises), car les soins par antibiotique sont interdits pour éviter des mutations résistantes. Un éléphant en bonne santé peut espérer vivre une soixantaine d’années. Photos des éléphants de Lorient : http://bretagne.france3.fr/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2013/06/08/elephant_2013-06-08_a_19.06.32.jpg http://www.actus-france.fr/actuImage/big/pont-scorff-suspicion-de-tuberculose-chez-un-elephant_i129733.jpg http://mvistatic.com/photosmvi/2013/06/08/P1D2352319G_px_512_.jpg Pour terminer sur une note qui se voulait plus gaie, dans ce zoo de Pont-Scorff, il y a un peu plus d'un an, le 29 mai 2012 vers quatre heures dix-huit du matin, s'est déroulé un événement d'envergure européenne : un bébé (femelle) de soixante-dix kilogrammes est né d'Ant-bwe-lay et d'Omaline, une éléphante de trois tonnes qui a maintenant dix-huit ans, après six cent quarante et un jours de gestation. C'est seulement le cinquième éléphanteau né en Europe en un an, la première femelle, et le premier né en France depuis quatre ans. Son nom, Arwen, a été choisi par un vote du public présent dans le zoo. Omaline et son bébé : http://www.dailymotion.com/video/xrkcss_omaline-et-son-bebe_animals http://bretagne.france3.fr/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/image_74489489.jpg http://bretagne.france3.fr/sites/regions_france3/files/styles/asset_full/public/assets/images/image_74489683.jpg http://bretagne.france3.fr/sites/regions_france3/files/styles/asset_full/public/assets/images/image_74489793.jpg http://www.ouest-france.fr/photos/2013/06/26/130625195312121_3_000_apx_470_.jpg En fait, l'info n'est pas si gaie que cela, car l'éléphanteau vient de mourir il y a quelques jours (pas glop), le 24 juin 2013 vers minuit, victime d'un herpès foudroyant (un virus de maladie infantile capable de toucher un quart des éléphanteaux, avec une mortalité de 90% en quelques jours, et qui heureusement n'est pas transmissible à l'humain). Arwen, qui pesait déjà trois cents kilogrammes après un an, était encore en pleine forme le matin puis, a ressenti de grosses fatigues dans l'après-midi. Décidément, les cousins de Babar n'ont pas toujours eu de la chance ! Épisodes précédents : http://www.pointscommuns.com/c-commentaire-lecture-96003.html http://www.pointscommuns.com/c-commentaire-lecture-105555.html http://www.pointscommuns.com/c-commentaire-lecture-105768.html http://www.pointscommuns.com/c-commentaire-lecture-106142.html http://www.pointscommuns.com/c-commentaire-lecture-106596.html http://www.pointscommuns.com/c-commentaire-lecture-106974.html

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