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    Toujours sur la plage, midi passé Mes souvenirs de la nuit se sont estompés. A coté de moi, une jolie femme dans la belle quarantaine allume une cigarette sous le vent venu du large. Elle est jolie dans le sens qu'elle n'est pas parfaite mais dégage une harmonie ; elle est ronde de partout , comme un bonbon acidulé. Ça me donne envie et je plonge ma main dans la poche de mon short, mes klops sont là et pas mon briquet , merde je l'ai paumé. Elle , de son coté, en allume une, alors je me lève et lui demande si elle est peut me dépanner. Elle me répond avec un accent anglais « pah dou problem » , je lui demande d’où vient ce délicieux accent ? « Je suis Anglaise, en visite à Capbreton, j'étais en Espagne avant » La conversation s'engage alors en anglais, langue que je maîtrise à peu près bien. Des banalités au début, histoire de relier nos deux vies, sur un signe d'elle, mais l'a t elle fait, je m'assoie à ses cotés. Elle est brune aux yeux bleus, avec un corps plein, son haut de maillot oscille tranquillement, j'aime ce balancement tranquille d'un poitrine qui commence à peine à être généreuse. Elle se lève un instant pour ôter de sa serviette les grains de sable inopportuns , ce qui me permet de voir le plus beau postérieur de la plage, à la fois ferme et ample. Elle se rassoit , mais vu sa posture, je sais qu'elle attend que je me dévoile, Je lui prends la main, le regard troublé comme je sais si bien le faire. « Do you think that we could... » « Yes i want it, come on » Bon, c'est un sacré coup de bol, elle a la peau douce, souple, des yeux ravageurs et je sens dans mon slip de bain que la bagarre contre la décence a commencé. On se lève, elle me dit « I'm living in an appartment just over there » « Lets go, babe » On traverse comme des fous la plage, main dans la main, souffle court, portés par le désir , on monte les quelques marches qui séparent de la route, elle me précède et me guide vers son lieu de séjour. On entre dans une petite maison en bordure de plage, elle ouvre la porte et me lâche la main pour aller fermer les volets qui donnent sur une petite cour avec vue sur la jetée. Elle se retourne et se colle à moi, mon maillot de bain est raide et plein de désir, elle y pose ses mains et dit « oh my Good, you seem so big » Là je me dis que je me suis laissé trop guider dans cet affaire et je lui plaque un baiser (french kiss) à fond dans la gorge pour lui montrer que mon désir n'a plus de barrière, elle gémit sous la contrainte qui envahit sa bouche, et mes mains qui viennent de passer sous les bonnets de son haut de maillot. En deux secondes, ses tétines sont à l'air et ma bouche quitte la sienne pour venir honorer les aréoles, bien larges mais avec une tétine rétractile qui s'allonge incroyablement sous le désir, je n'ai jamais vu ça, ses tétons font 3 cms maintenant. Le baiser se prolonge désormais, les salives se mélangent, les goûts se forment, se plaisent, mon sexe devient dur comme l’ébène des galions anglais de l'Amiral Nelson, je murmure un « mon Dieu  que tu es belle » auquel elle répond en sortant mon engin de mon slip « Oh my God you'r so Big » Mes doigts plongent dans le sien (de slip) , elle est déjà inondée de désir, je me dis que je n'ai pas besoin de préliminaires avec cette Anglaise qui sait ce qu'elle veut, je la pousse vers le canapé ou elle s'allonge volontiers et elle m'aide à ôter son maillot de bain , partie inférieure, pour ouvrir ses jambes potelées, là j'aperçois à peine sa toison noire fournie qui laisse entrevoir le trait de la porte sur son sexe qui est d'un rouge profond. Je me glisse entre ses jambes , en jaugeant son bassin large de bon augure, et je l'embrasse à pleine bouche, pendant qu'elle glisse ses mains entre nos deux corps et guide l'objet vers la porte de son paradis, je recule ma bouche et elle me dit « now come ». J'appuie à peine, la porte s'ouvre et je la regarde droit dans les yeux en poussant doucement dans le fuseau de délice, à mesure que je progresse doucement son regard se révulse , elle attend la suite qui vient doucement, elle est chaude et luisante , je me retiens de toutes les forces de la pénétrer violemment, mais je sais que ce moment est important, celui ou je m'installe dans le corps d'une femme. Elle a un sexe étroit qui me presse de tout coté, la sensation est exquise, je sens sa chaleur qui monte le long de ma hampe et enfin j'arrive au bout , nos monts de Vénus sont accolés, je relève mon corps et lui prend les seins dans ma bouche pour les téter avidement, elle me supplie « now go ». Cela déclenche mes pulsions, au Diable les conventions les corps doivent s'exprimer , alors je commence la valse de mes reins dans le sexe de cette inconnue, et plus j'accélère plus son bassin se met en mouvement pour m'accompagner, elle se met à gémir en cadence ce qui fait monter ma sève que j'essaye de contrôler comme je peux, je réussis à résister quelques dizaines de secondes, mais visiblement cela lui suffit , elle se met à trembler de tous ses membres avec des convulsions violentes de son vagin qui pulse en séquence autour de mon sexe, et je ne contrôle plus rien, le flux de mon sperme jaillit , je le sens monter de mes bourses , écarté mon canal lacrymal de l'amour, et jaillir en elle. Elle accompagne délicieusement les éjaculation d'un mouvement sensuel de son bassin , comme me tirer la sève comme on tire le lait. Mon cri sort de mes lèvres, comme une plainte tandis que je me vide en elle, par saccade, et en écho elle répond par des cris aigus, cela dure au moins 30 secondes. Nous sommes trempés de sueur, dégoulinant de fluides corporels , à bout de souffle, elle me dit « thanks a lot no leave quickly mu husband will come soon » Quelques minutes après je reprends ma place sous mon parasol, épuisé, ébahi, je regarde à coté sa serviette vide et son briquet posé dessus. Je me lève et je vais allumer une cigarette à ce briquet dont la flamme a fait naître cette histoire.

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  • 07/28/14--08:18: Mamour par Pechnologie
  • Sur le promontoire qui plonge dans la mer, je regarde dans l’obscurité les étoiles entre les pins et leurs reflets scintillants sur l’eau calmée à cette heure. Le bruit résiduel des vagues qui se posent sur le sable où se heurtent doucement aux rochers escarpés, atteint ma solitude et la renforce. Que faire, que dire sans elle. Son absence creuse mon épaule d’un volume qui manque à ma structure, paralyse mes mains désormais inutiles, vide ma poitrine de ses chants d’oiseau, ôte ma force en me laissant inachevé. Debout devant l’onde attirante, je songe à m’y laisser choir, peut-être que le bruit de mon corps claquant la surface qui m’engloutira lui viendra comme un signal qui la ramènera à moi. Peut-être m’attend-t-elle là sous l’étendue liquide pour mieux me reprendre. Comme un mirage entre deux eaux, je discerne sa forme, corps fin et lumineux qui ondule et serpente, ses yeux tel un fanal qui montre la voie à mon bateau désormais sans cap. Me retiens le souvenir qui passe en boucle dans mon esprit, à chaque fois le même, à chaque fois nécessaire, prenant le parcours que ma nostalgie aime qu’il emprunte. Elle y sème sa douceur et ses mots de velours, qui s’estompent doucement jusqu’à ce qu’une nouvelle boucle les fasse revivre à nouveau. Je ne suis plus que pur esprit qui l’appelle à mon secours. Je sais qu’au matin, les yeux noyés de larmes, le soleil m’apportera un nouvel espoir de retour

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    Les Pluriels méconnus... + Un rat ? Des goûts + Un cas ? Des colles + Un pont ? Des râbles + Un flagrant ? Des lits + Une voiture ? Des mares + Un évier ? Des bouchers + Un scout ? Des brouillards + Un bond ? Des buts + Une dent ? Des chaussées + Un air ? Des confits + Un beau ? Des cors + Un mur ? Des crépis + Un vrai ? Des dalles + Un valet ? Des curies + Une passagère ? Des faïences + Un drogué ? Des foncés + Une jolie ? Des gaines + Un crâne ? Des garnis + Un frigo ? Des givrés + Une moue ? Des goûters + Un brusque ? Des luges + Un ministre ? Des missionnaires + Une grosse ? Des panses + Un propos ? Des placés + Une cinglante ? Des routes + Un fâcheux ? Des agréments + Un patron ? Des spots + Un délicieux ? Des cerfs + Une bande ? Des cinés + Un sirop ? Des râbles + Un argent ? Des tournées Et ne pas oublier !!!! Une bière ? Des haltères

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    J'ai retrouvé chez mes parents, sous le lit de ma chambre d'ado, un gros carton rouge poussiéreux et un peu écrasé. Une vieille boîte couverte d'autocollants sur sa face et bariolée de mille tâches de peinture. Je me souviens que ma table à dessin d'alors était multiusage et que ce carton devait y être entreposé à demeure (d'où la peinture). J'ouvrais cette boite aux trésor, espérant y retrouver enfin LE billet de 100 000 Mark de 1923 que m'avait offert mon grand-père. Une sorte d'icone de la relativité des valeurs monnétaires, qui m'avait fait bien réfléchir alors (à 12 ans, j'ai été riche 10 minutes !), et dont la perte avait entraîné, en moi, d'inextinguibles regrets. (my psy is rich !) Et non ! Pas de billet... à la place, six pièces oxydées de 1 et 5 centimes (il y en a souvent dans les vieilles boîtes...), des cassettes démontées, des résistances et des condensateurs électriques, une profusion de petits outils à main, un fer à souder en Bakélite, un petit lecteur de cassette en boîtier à couvercle pivotant, des câblages faits "maison", un "écouteur" (sorte de casque du pauvre d'avant le Walkman) et enfin un poste de radio-transistor à poignée mobile et face entoilée. Un trésor en a chassé un autre, je venais de retrouver les éléments de ma toute première installation audio d'écoute et d'enregistrement ! Les bases primitives de l'édification de mon goût musical ! (Olé !) À l'époque, j'enregistrait les morceaux qui passaient à la radio. Fallait régler l'antenne à l'azimut près, brancher le tout et rester concentré sur les annonces du présentateur puis lancer à la volée la lecture en maintenant le bouton "enregistrement"... et bien sûr arrêter avant la première parole de désannonce du morceau, le tout en bougeant le moins possible pour éviter les interférences... un coup de main à prendre. Le contrôle se faisait via l'écouteur (mono oblige !) couleur chair à fil torsadé (de 25 cm de long maxi !), et que l'on devait nettoyer avant de le maintenir fermement dans l'oreille. Alors, penché de coté dans l'obscurité, immobile, j'écoutais Patrice Blanc-Francard et Bernard Lenoir sur France Inter (à l'époque, leurs émissions se succédaient en soirée). Et c'est avec cette installation très très "amateur", avec aussi le sentiment un peu ridicule d'être un résistant du son face aux copains et leur Disco déjà ultra commercial que je goûtais aux joies des musiques "alternatives" de l'époque... Ma première grande claque musicale me fût donnée, sans nul doute, par les Talking Heads et leur album "Remain In Light" ! ("Tout ce verbiage pour ça ?!!" me direz-vous, et je vous répondrais... oui !!!) Les Talking Heads, un groupe américain dont la musique énergique n'était plus vraiment rock, funk ou punk mais plutôt le mélange des trois. Je m'en rappelle comme d'un Ovni (turbo-propulsé !) dans la musique d'alors. Et puis quelle facilité d'enregistrement pour moi ! Deux, trois percussions en préambule, un cri puis le rythme... trop simple ! ("Born Under Punches", vérifiez !) Les Talking Heads ont été, avec Peter Gabriel, les révélateurs, pour les producteurs, d'une musique métissée, moderne et... rentable. La World Music est née, pour moi, avec eux (et d'autres évidemment). Cette musique, très originale, n'a pas trop vieilli... mais mes cassettes, l'écouteur et ma radio... si !!! (les disques des Talking Heads font toujours partie de la "Discothèque idéale en 300 albums" de nombreux critiques et magazines musicaux) Et voilà la bête ! http://www.youtube.com/watch?v=xxcuaLkIpmo ("Born Under Punches" est le premier titre) Sinon il existe en tranches aussi... mais c'est à détailler soi-même ! (sur Youtube en Playlist de 12 tranches)

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    Constance et Inconstance Constance et Inconstance, sœurs jumelles antithèses s’accommodaient peu de leur devoir de réverbération conforme qui datait déjà depuis une vingtaine d’années. Elles auraient voulues se départir de ce physique doublon quand leurs esprits revendiquaient de sonner le glas aux identiques, et proclamer au monde leurs indépendances respectives. Bien sûr elles avaient passé l’âge des tenues vestimentaires synonymes que leur avaient octroyé les adultes pendant leur enfance. Mais elles avaient encore l’impression parfois, d’être deux balles lancées à vive allure se cognant entre quatre murs, sans que la vitesse tapageuse ne régresse, ne calme ni ne résolve leur étourdissante révolte face à cette destinée de copié collé génétique. Après de longues années de quête parallèle, la maturité venant, elles trouvèrent un statu quo qui somme toute leur laissa un répit salvateur. Constance, prit soin de se formater dans une personnalité sereine et rectiligne. Elle représenta alors la force tranquille des choses immuables, des pensées pragmatiques, des sentiments vrais et durables, et des émotions retenues, qui anesthésient les inévitables montagnes russes de l’existence. Elle se maquilla de moralité, et de perpétuels repères inébranlables. Elle était fière et rassurée de suivre la trajectoire des éléments au gré des saisons, et des cycles naturels. Inconstance, choisit un tout autre chemin. Elle s’adonna à de multiples expériences dites superficielles par les âmes vertueuses, mais dont la dépendance vite acquise, lui livra un sentiment d’ivresse quasi extatique. Elle souscrit avec une certaine aisance aux amours sans lendemain, aux opinions à l’emporte-pièce, aux revendications avortées, aux amitiés simulées. Après tout, elle se fondait dans un environnement qui avait fait ses preuves et était significatif de l’évolution de la société. Son caractère volcanique n’eut jamais à se mettre en sommeil ni à subir une quelconque frustration. Tout était si facile dans le règne du tout à l'égout après usage. Ainsi les deux jumelles, avaient trouvé liberté, identité, et réelle fraternité. Leurs retrouvailles quand les occupations de l’une ou de l’autre le permettait, se déroulaient sans animosité aucune. Leur affection mutuelle en fut exponentielle. Leurs parents quant à eux, qui étaient des gens simples et aimants, au delà d'une approche quelque peu manichéenne ne purent jamais dire laquelle fut la plus heureuse.

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  • 08/10/14--09:19: M'entends tu ? par Cypou
  • M’entends tu ? Je suis d’un autre temps. Comme le brouillard sillonnant la vallée, mes pensées traversent de mots, de mots qui pourtant ne franchirons pas les cols parce que les cols sont toujours plus hauts. Toujours plus haut parce que je te trouve parfois con ou parce que je t’aime trop. Remplacer « ou » par « et » et le crier serait m’enfermer dans la cage aux lions des humains de ce temps. Humains de ce temps que j’aime tant, temps d’Humains que j’aime tant qui ne sait pas quand. Qui ne sait pas quand, quand je pleure en me taisant tellement je vous aime par delà vos niaiseries. Les miennes sont dans mon silence. Ce silence qui n’arrive pas à briser la montagne. Par delà le glacier les corneilles dévalent la pente et crachent des mots funestes. Funeste n’est pas tant que le noir accroché à la paroi de la vie. S’y lover pour douceur retrouver avant de reprendre son envol, apaisé. Ne point tant dire de mots ou les écrire sinon pour affuter tes ailes tellement nous semblons différent. Nous sommes d’un autre temps, un temps ou écrire c’est trop souvent vomir le sang. D’ailleurs parfois de nous voir la neige laisse tomber son manteau blanc pour entacher votre sein de rose; ce sein que j’aime tant, ce sein qui est le mien autant que vous me dites y être bien. Ne serions nous donc pas si différent ? Le temps nous rapproche ; quiétude dans la vallée. Sous le brouillard la rosée s’est posé sur ton corps. Chaque goutte d’eau perle sur ta peau couleur d’albâtre. Je vais attendre encore un peu. Le soleil ne va pas tarder à poindre pour sécher ta peau et faire s’évaporer ce qui demain redeviendra brouillard. Je n’attendrai pas demain ; je n’ai pas le temps. Attends moi un instant. Mes mots sont partis dans le vent ; j’ai envie de poser ma main doucement ; tu n’as rien a craindre elle n’est pas chargé de sang. Jamais pour toi je n’aurai assez de temps pour te dire que je t’aime, tellement l’orage devient menaçant. Ô rage du temps ! Tant d’années qui n’auront apaisé nos tourments. Dût il y avoir seulement un instant ou ta peau devint moite comme avant ? Prenons le ensemble tant que la brise souffle, plaquant les nuages aux versants …..de nos déchirements Cypou le 10/08/2014

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    Quand le fond de ta bouteille te semblera trop proche. Quand les happy hours t'amuseront plus du tout. Quand tu te demanderas plus si tu rejoins ta télé Pour baiser avec elle le temps qu'elle t'amortisse. Quand t'en auras fini avec les faux semblants, que t'auras envie d'voir de l'autre côté du mur. La où ça pue l'humain comme tu l'as jamais vu parce qu'on l'a fabriqué en se foutant à nu. Quand tu seras fatigué de danser la bourrée en cercle, en attitude, sans ne rien exiger. Quand tu verras le fond de ta vie qui s'étire, intensément futile mais très utilitaire. Quand t'en auras assez de jouer les chimpanzés comme un objet d'étude qui rêve de sa banane. Quand t'aurais fait le tour, d'un système qui s'effondre et qui n'hésitera pas à nous descendre en flamme. Nous... on sera là. On te mentira pas, on veut vivre avec toi, partager un instant, qui ne rapporte rien. Se mettre en équilibre sur un mot, sur un sens, sur le pourquoi des choses, sur ce qui nous rassemble. Je suis pas ton ami, encore moins ton ennemi. J'suis un paumé comme toi qui partage ta planète. On la regarde ensemble cette sphère démesurée qui pleure bien trop souvent ne nous voir nous tromper. Il n'est de perfection que dans les sentiments, dans la valeur d'un geste sans contrepartie. Quelle que soit sa couleur, ou bien sa religion on aspire tous un peu à chasser le nuages. Et moi,j'ai pas menti, enfin, j'ai essayé. De ma première galoche à mon dernier baiser, dans les larmes ou l'ivresse , j'ai voulu être un homme sur ça, j'ai pas triché. J'ai mis l'pied sur une scène, j'ai été dire mon texte j'ai eu la prétention d'être celui qui parle, mais avec le respect de celui qui écoute Je n'ai pas d'vérité à imposer aux autres. J'ai aligné des pages sans croire aux droits d'auteur, j'ai aimé sans réduire l'objet de mon envie, j'ai croisé des salauds et quelques troubadours, des gens parfois honnêtes et quelques mercenaires. Mais dans chacun d'entre eux j'ai trouvé une raison, de les aimer un peu malgré leurs défaillances. Je ne suis pas un saint et je me plante souvent mais c'est au pied du mur qu'on voit la perspective. Alors je rêve un peu, et c'est facile à dire, qu'on voudrait voir des fleurs recouvrir les charniers, et que l'unique objet vers lequel on doit tendre c'est l'espoir du meilleur qu'il y a au fond de nous. Je projette un regard vers un avenir possible, D'un monde fier de lui même s'il est utopique. Ou personne ne jugerait, parce que ça ne sert à rien. Et même si c'est un rêve qu'on ne me réveille pas. Alors quand tu voudras, enfin, briser quelques murailles Nous on sera là. ... Enfin, moi j'y serai.

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  • 07/29/14--15:09: Avec des si par Lomdacoté
  • Si tu peux voir partir tes règles avec pour seul regret un dernier trait tiré dessus, Si tes dessous me torpillent par surprise en arme d’émotion massive, Si ton rire perce la nuit telle le coffre de mon cœur par toi violé, Si le pantalon tu bannis quand nous allons à l’opéra Mais le mojito me choisis quand nous allons à l’apéro, Si tu sais qu'une vérité réputée laide sera toujours plus belle que le mensonge présumé le plus beau, Si d’un de mes baisers dans ton cou tu frissonnes des cheveux aux ongles faits de tes pieds, Si d’une musique tu parviens à être émue aux larmes et d’une toile ressentir en toi la vibration, Si tu sais me parler quand je bois tes paroles et étancher ma soif de toi, Si l’air entre nos yeux quand nous nous regardons est plus électrisé qu’un condamné texan, Alors Tu seras ma nana, veinarde

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  • 08/11/14--14:36: Odyssée par Christensem
  • Un grondement presque imperceptible s'élève au dessus du labyrinthe. Les ruelles encore prisonnières des ténèbres agonisantes se taisent. Comme dans un rituel, je me hisse prudemment dans la vieille loggia de bois, m’assure de la robustesse des montants et m’accoude prudemment au rebord vermoulu. C’est l'instant. Mon instant... celui où je dévore le spectacle à pleines dents. Un enchevêtrement d’antennes tordues, de cheminées bancales. Je me perds dans les reflets de ce bazar immense qui funambule entre jour et nuit. Jusqu'au bout de l'horizon. L'instant magique où la capitale s'ébroue sous sa carapace de zinc. J'en raffole. La vigueur renaissante de la cité me fait flotter au dessus des toits. Le brouhaha grandissant me submerge. Remontant de l'enfer des caves enfumées, un saxo s'épanche quelques instants sur le trottoir d'en face. Quelques notes d'amertume aussitôt noyée par l'arroseuse municipale. Le charme est presque rompu, le bus de la ligne 107 disperse dans son sillage les dernières effilochures de la nuit. Comme je m’apprête à refermer la croisée, une vibration lumineuse attire mon attention ; à l’autre bout de la rue, juste à la hauteur du contour brumeux d'un bouquet de sycomores, des éclairs teintés de rose et de blanc zèbrent le contre-jour des façades et se rapprochent lentement. Je reconnais les trois cygnes du quartier. Les volatiles fréquentent régulièrement une petite pièce d’eau au fond d'un square. Pour le plus grand bonheur des gosses de la rue, on peut les voir de temps en temps remonter les boulevards pour rejoindre la Seine un peu plus bas vers le faubourg du Maine. Les couleurs de l’aube s’accrochent à la silhouette des grands oiseaux. L’alternance d’ombres et de lumière ponctue leur progression d’un long frémissement. Un peu comme les images tremblotantes d’un film muet. L’étrange apparition traverse l’espace à ma hauteur. Quelques sifflements dans l'air, offerts du bout des ailes, et puis plus rien. Rien que la rumeur qui reprend sa lente invasion. A regret je me retire dans ma tanière. Quelques décennies de sommeil à rattraper. Trop de nuits passées à me torturer dans l'ombre de cette pianiste issue de l'enfer... Une fille aux cheveux noirs comme le diable. Un diable qui m'a fait danser sur son clavier pendant trois semaines. J'ai encore son sourire tatoué sur les rétines. Un sourire où se sont englués tout mes désirs. Maudit piège. Sa fragilité anguleuse s'était peu à peu coulée en moi. La virtuose rayonnait d'une folie merveilleuse... Pendant ces quelques semaines ma tanière avait pris des allures de donjon. J'avais relevé le pont-levis sur les talons de la belle et m'étais consacré à faire le siège de ses nuits. Jusqu'à ce qu'elle me jette aux oubliettes... Dans la semi-obscurité je s'engage sur l'une des fragiles passerelles qui déservent un chapelet de mezzanines. Des balcons agrippés aux flèches de la charpente. Comme des radeaux de survie. Survivre au désespoir. Dégoulinant d'un ciel de lucarnes, des faisceaux brumeux zèbrent les coins obscurs de la salle immense. Des cordes en cascade dégringolent de partout en caressant les corniches. Des poulies s'agrippent aux lambourdes, des poutres s'arcboutent contre le vertige. Un décor grandiose à la hauteur de ma peine. Dans les airs une nuée de pigeons effarouchés entretient une brume de poussière rose . Atmosphère irréelle. Solitude douloureuse. Quelque part derrière les brouillards se trouve mon alcôve... au bout d'un dédale de coursives aux poutres sournoises, quelques mètres plus bas.... Je décide de me soustraire à cette corvée en me laissant glisser le long des cordages et me penche sur le vide. Mauvaise idée. Trop de vin dans le sang. Trop de monde sous mon crane... La corde m'échappe et je m'écrase sur le plancher, jurant et pestant contre les voilages qui m'entravent, je rampe vers un matelas tapi dans l'ombre.... M'arrachant à la douleur, je m'y recroqueville enfin dans un moelleux abandon. Autour de moi le silence des murailles et la moiteur de l'air... Partir à la recherche de quelques ilots de fraicheur dans l'immensité de ce lit. Et puis voilà qu'au détour d'un repli, la tiédeur de la couette trahit une douce présence ; La diablesse est de retour ! La bourrasque me défroisse l'humeur et nargue ma déprime quelque part entre mes oreilles. La belle s'est assoupie en m'attendant ! Je glisse la main dans l'empreinte de son sommeil et déniche son corps perdu dans les méandres du duvet. Délicieuse odyssée dans ses vallons abandonnés. Je me cramponne au contour d'une hanche pour hisser mon désir au soleil. Juste dans le creuset de son ventre. Mon cœur cogne tant que je crains de la réveiller. Trop tard . Elle s'enroule pour m'offrir ses profondeurs, se cabre pour m'emprisonner. Ne rien perdre, ne rien lâcher. Je répand mon souffle dans ses cheveux, me gave de ses parfums. Elle m'entraine dans ses remous fiévreux, m'engloutit dans son plaisir animal. Dans un sursaut je rejoins la surface... quelques goulées d'air et je replonge vers sa nuque. Y planter les crocs pour ne pas désarçonner. Maitriser la danse de ses hanches étroites. Ses coups de reins se désunissent . Elle se déchire en long frissons muets. C'est fini. A l'autre bout du lit je l'entends râler, le souffle court. Un délicieux silence veloute autour de nous... Depuis quelques heures un pigeon roucoule sous la charpente. Une immense banquise me cerne. Un désert où subsistent quelques crevasses peuplées de cauchemars brulants. Rien d'autre.... Juste au dessus de moi, un couple de gargouilles en plâtre ricane de me voir si minable...

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    Un cycle litanie d'une vague titanesque, qui frappe les fondements d'un espoir déplacé. Naissance et extension, apogée et descente, comme une structure dernière d'un regard prospectif. Toute civilisation est fruit de la violence, d'un cycle terminée dans une révolution. Le sang est renouveau d'un titan balayé par les forces insatiables de la contestation. Le fort contre le faible, le faible pour le fort, les penseurs attitrés complices du guignol. Valeurs et structures d'une trahison logique, et d'un contrat social qui n'est qu'un placebo. Le regard au futur, d'une chronique bien réelle, qui dit que tout est rien, et certainement souhaitable. Le présent n'est qu'un lieu entre deux évènements, l'un qui l'a fabriqué, l'autre qui le balayera. Il n'y a pas de possibles il n'y a que des instants, succédant incessants, la chute et la montée, les fondements et les actes s'étendant prétentieux entre la naissance et la mort, des mondes chaotiques. Nous n'avons fait que fuir tout c'qui nous faisait peur, rechercher la candeur, d'un foyer apaisé. Quand les canons se taisent. Vivre dans l'équilibre d'une histoire qui avance dans un flot d'évènements qui nous dépassent souvent. Et tenter de bâtir un havre de bonheur sur des mondes en ruine et la mémoire des morts. Doit on s'en réjouir ? Certainement pas. Mais entendre les cris d'une civilisation, dont l'histoire s'est écrit avec un stylo rouge. En espérant un jour y mettre un point final, mais dans l'humilité des êtres minuscules, Car nous n'sommes que des grains d'un sable si léger, qu'il ne grippe que rarement, la machine qui avance. Mais qui sait...

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    JEAN JACQUES CHANTEUR DE MES 20 ANS DE PAR CES TRES BEAUX TEXTES BIEN RYTHMES ENTRE BLUES SOUL ET POP ROCK... A RYTHME MA VIE CONSOLE MES PEINES DE COEUR AIDE A NE JAMAIS BAISSER LES BRAS ET DANS CETTE DROLE DE SOCIETE DEVENUE DE PLUS EN PLUS VIRTUELLE SUPERFICIELLE INDIVIDUALISTE...A CRIER ENSEMBLE TOUJOURS... IL EST PASSE DANS L OMBRE POUR UNE AUTRE HISTOIRE VOIR GRANDIR SA NOUVELLE FAMILLE CE QUI A UN SENS MAIS CONTINUE LES ENFOIRES CHAPEAU!!! IL A INSUFFLE UN NOUVEAU SOUFFLE DE CHANSONS POPULAIRES A CONTRE SENS DE LA MODE RNB ELECTROACOUSTIQUE AVEC UNE NOUVELLE GENERATION DROLE CHALEUREUSE VRAIE QUE J ADORE CAR JE M Y RETROUVE ET JE VIBRE AVEC EUX... ZAZ FIORI GREGOIRE...

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    POLARS HISTORIQUES LA SUR L EPOQUE VICTORIENNE A LONDRES A TRAVERS UN COUPLE D ENQUETEURS LES PITT OU LA FEMME SE DECORSETTE S EMANCIPE AVEC BRIO ET NOUS DONNE D INENARABLES FRISSONS... TRES BIEN DOCUMENTE VERITABLE PLONGEON DANS LE PASSE EMPORTE DANS UN TOURBILLON DE CRINOLINES ET DE SOMBRES FRAYEURS DANS LES RUES SOMBRES DE WHITECHAPEL.. CETTE COLLECTION DE POLARS HISTORIQUES 10/18 EST PASSIONNANTE A DECOUVRIR AUSSI SUR LE MOYEN AGE AVEC FRERE CAFDAEL D ELIS PETERS OU SUR LA CHINE ANCIENNE DU TEMPS DES EMPEREURS AVEC LE JUGE TI DE ROBERT VAN GULLICK

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    Je refermai la quatrième de couverture de son dernier ouvrage et relus comme machinalement le résumé de présentation d’Hugo Marchinville, auteur contemporain. Je connaissais le parcours de cet homme et j’avais lu toute sa production avec une avidité démesurée sans jamais m’en lasser. Au fil des lectures et surtout des relectures, il me semblait avoir reconstitué un personnage qui n’apparaissait qu’en filigranes entre les lignes de ses histoires et mon imagination avait fabriqué une sorte de pygmalion harmonieux au sourire facile, sans doute une élucubration qui devait beaucoup aux descriptions des personnages de ses multiples romans. Cette histoire remonte à plusieurs décennies, la notion de moteur de recherche n’était pas encore née, seuls quelques rares visages passaient la barre de l’anonymat. Sur les trois chaînes de télévision, une seule émission littéraire permettait de découvrir le visage et la voix d’un auteur. Aussi quand Jacqueline, la libraire des Trois-Soeurs, m’annonça la venue de Hugo Marchinville à l’occasion d’une soirée signature, incrédule, je lui fis répéter plusieurs fois le nom de l’invité, comme on se pince pour être sûr de ne pas rêver. Il n’était pas courant qu’un auteur vienne vendre son travail directement du producteur au consommateur. Les départements marketing des maisons d’édition relevaient plus de la comptabilité et de la statistique que du merchandising et de la gestion de portefeuille VIP. Les librairies ne sentaient que l’odeur de la colle et du papier, ignoraient ce qu’était une gondole encore moins un micro à faire passer de main en main. Jacqueline s’emmêla avec le fil de son micro et faillit faire tomber Hugo Marchinville. À force de lui tourner autour, elle l’avait ligoté comme un vulgaire rôti. Géraldine, la seconde sœur confinée aux tâches de l’ombre et sortie pour l’évènement de son bocal, lui vint en aide et détortilla l’auteur, qui peinait à contrôler son agacement. Il ne ressemblait en rien à l’être parfait imaginé : petit, rondouillard, il avait le teint d’un rougeaud sans sa bonhommie, ses lèvres longues et fines, semblaient tirer ses pommettes vers le bas, lui donnant un air de vieux chien fatigué. On aurait dit que Droopy avait mis une cravate et endossé le costume trois pièces. Jacqueline fit une présentation sympathique de son invité. Assis en arc de cercle, la chaise destinée à Hugo Marchinville était au centre d’un aréopage de femmes, dont la présence visait à enjoliver et animer la soirée pour ne pas dire glorifier la présence d’un être hors pair. L’une, comédienne, assurerait la lecture d’extraits soigneusement choisis par Jacqueline, l’autre était anglo-saxonne, traductrice de plusieurs ouvrages du maître et la dernière, une poupée au teint de lait, les lèvres dessinées au pinceau rouge feu, était l’éditrice. L’auteur se décida enfin à rejoindre sa place, mais il semblait mal à son aise, son corps remuait sans cesse comme si aucune position n’arrivait à le satisfaire, le fond de chaise couvert de braises. Le public n’était guère fourni et les chaises vides donnaient l’impression d’assister à un prêche trop vespéral. Ce type d’animation n’était pas encore en vogue, l’heure du dîner n’était pas la meilleure, de Funès était programmé sur la Une. Bref, si nous n’étions qu’une petite douzaine, nous étions tous des inconditionnels. Hugo Marchinville garda le silence durant les interventions des dames ou se contentait d’opiner du chef, le regard planté dans l’enchevêtrement des lattes du parquet de chêne. Pourtant, tout son corps semblait exprimer un bouillonnement qu’il n’arriva plus à contenir quand la comédienne entama sa troisième intervention. Les propos des unes et des autres étaient ponctués de ses lectures. D’un élan brutal, Hugo Marchinville tendit le bras jusqu’au livre posé sur les genoux de la comédienne, il le déroba et dans la foulée poursuivit debout la lecture d’un flot rocailleux. Tout son énervement était palpable et les mots devenaient des jets de pierre qui semblaient nous atteindre en pleine poitrine tandis que ses yeux roulaient comme des agates. Il éructait, cherchait son souffle et pourtant ne lâchait rien, son ton racontait une autre histoire que celle qu’il lisait. Enfin, Jacqueline prit son courage à deux mains, tenta de l’interrompre dans sa course folle, après qu’il ait lu plus de vingt-six pages à la file, négligeant toute ponctuation, happant l’air plus que le respirant. Elle y parvint et l’homme arbora alors une grimace qui devait être un sourire, ses bas-joues se relevèrent mollement et ses yeux s’enfoncèrent dans ses orbites, deux fentes ombragées de gros sourcils accompagnèrent un gros rire acide « Voilà comment il faut me lire ! ». On passa directement à la séance de signature, aucun des admirateurs présents n’osa poser une seule question à cet ogre des temps modernes. Bien-sûr je ne renoncerai à remplir ma bibliothèque de ses parutions, mais je pris le parti de ne plus jamais assister à une rencontre avec un auteur.

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    une tendance ô non, elle n'est pas d'aujourd'hui, ell'est éternelle, l'temps d'une vie, une vie qui se perpétue en se reproduisant, jusqu'à devenir une civilisation... et l'intrigue, Obama, aux bas mots, est dans la Maison-Blanche ! Dans le centre des cités et dans les quartiers vous vivez dans vos trous à rats, _et, un rat n'est qu'un rat, après tout ! De... à... comment est-ce possible... Dans ma cité, j'en ai même vu un jeter la mort en grains à manger aux pigeons, un conquistador de son Amérique. Le nettoyeur, squale des pa- radis ne sait-il pas que son art le conduira, lui et sa race, à la finissure d'un livre achevé que personne ne lira, jamais ! Et pourtant, pousse dans les rues d'Antibes une"petite fleur" pour l'Amé- rique et quelques indiens, depuis le temps de Sidney. Quelques "indiens" d'Amérique et quelques autres importés, pour la cause ! Dans le centre des cités et dans les quartiers... En file indienne tu te dandines, où va-tu pigeon ? En troupeau autour d'un bout de pain tu te résignes, Dans le ciel vide tu tourne en rond, En face, avec ton regard de côté, ton oeil orange unique est beau, _Qu'a-t-on fait de toi ? Quel est ce pays... Quelle est cette démocratie... Et cette urbanité qui organise le vide, au gré des vents dominants. Je me souviens en 1970 au bout du Cap de Bonne-Espé- rance, la ville Le Cap, et au nord sur l'Océan Indien, Durban. En 1970, je n'avais pas quinze ans, et, l'urbanité sans en nuance Blanc et Noir, alors que La Réunion était déjà arc-en-ciel depuis, depuis... En file indienne tu te dandines, tu cherches à becter, En troupeau tu joues des ailes pour quelques miettes, Méfie-toi de la mouette _divine prêtresse, elle plane au-dessus de toi, Attention aux corbeaux qui font la loi, ils prennent avec le droit, Pigeon vole, vingt-deux ! les chasseurs sont au coin de la rue, Réveille tes instincts ancestraux, vestige du temps où ces chasseurs là, n'existaient pas ! Pourquoi doit-il si souvent changer, _et, toujours la même loi... Civilisés contre sauvages... Croyants contre infidèles... "jadis et naguère se sont fait la guerre", et, aujourd'hui, encore _le chaos pour plus de pouvoir. Une civilisation n'existe-t-elle pas _avant d'exporter ce qu'elle prétend être, n'est-ce pas assez bien, si c'est bien on y passe, si c'est pas bien, on peut passer, si on veut, à l'envers, de l'ouest à l'est... Regarde le corbeau, comme il est ridicule, dans sa robe noire codifiée, N'écoute plus le chant de la mouette, elle se rit de toi, Vole et vole ce qui te reviens, ce qui est à toi ! Ose ta mue intérieure, devient faucon, Croise la colombe, vis ta vie avec énergie, Matte le piaf efficace et agile, il ne fait pas le poids, mais il est vif, Et maintenant vole au-dessus du pays où "La Liberté" éclaire le Monde ! Pigeon redevient nomade et voyage avec le vent, L'orientation est innée pour toi, garde simplement cette naïveté mathématique, Ouvre tes ailes, caresse l'air, choisi le cap, ne soit plus dupe, lisse tes plumes, Soit fier de vivre ! Je suis né à Lomé dans un nids de rats blancs ; j'ai réussi ma mue_et suis blanc dehors ! Demain j'arrive dans le port de Vancouver, chez un oncle, "the sun pours down like honey". sulyvan Le 22 Juillet 2014 ) . ( et Le 03 @Out 2014 … … … … … , LAST Ed. Avant L export… … … … … . Edition : première Novembre 2008 - de MieLDeLLo http://a397.idata.over-blog.com/1/01/82/90/tableaux/clair-de-lune.jpg http://www.youtube.con/watch?v+xHJoY0oSD_Y on s retrouve sur le port d st. Raphaël DacOd@c… … … … …  , ps. NoN j déc^ne… , post scriptum : cpr. j pars demander L@sile politique in UruguaY… … … … … , Leur drapeau l est plus joLi. 🌑 . .

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  • 08/03/14--03:41: Africa par Sulyvan
  • Africa Tes tam-tams résonnaient déjà Africa... Et ton continent si riche en matières premières, vivait calme et fier, avant l'invasion pâle des colons et des missionnaires... Ô, Africa, comme ils étaient arrogants et, téméraires, comme ils sont encore propriétaires de tes terres... Ô, Africa, toujours tu es colonisée, aujourd'hui, c'est au monde de la finance que tu appartiens... Ô, Africa, tes joyaux sont ta perte, ton avenir est programmé à Londres, Paris, New-York et Tokyo... Les flux boursiers sont trop puissant, ô Africa... ! Ô, Africa, retrouve tes racines de guerrière, et, retourne au combat... ! Apprend à déjouer leurs prévisions, fausse les pistes, procède par abus de confiance en légitime défense... ! Ô, Africa, cette terre est à toi, et, si tu ne peux avec ton droit, danse et contourne toutes ces fausses lois... ! Ô, Africa, danse des déserts à la savane, tu en connais tous les chemins, tu es sultane, et, maintenant en toute liberté, va, et, mène ta caravane ! http://www.dailymotion.com/video/x13agf3_tiken-jah-fakoly-plus-rien-ne-m-etonne_music sulyvan Le 28 Juillet 2013 _ — Partager sur Facebook ( j chais pas c que tu ƒais là j aime pas trop vous tu tu tu… … … … … . Ed. spéciale Anniv. plus ou moins… , ( ƒaut rigoler… … … … … . ) ou ( … … … … … ' De Lomé à l île de Vancouver '. M .

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    Nous étions quatre poissons rouges dans une cuvette de jardin. Il y avait une gamine qui nous avait appelé de surnoms bizarres : Miles (pour moi), Sydney pour mon pote « bloug » orange comme moi, Georges ( alias Benson) pour Red dont la rougeur faisait tâche, Marcus pour le poisson blanc de son vrai nom white lemon. C'était la fille de notre maître. On était bien dans notre cuvette, à l'abri des fleurs et branchages qui baignaient dans l'eau, avec des insectes nombreux qui venaient se laisser gober. Bon le seul problème est que nous étions tous des mâles. On avait beau éprendre notre semence , on arrivait pas à nous accroître en nombre dans notre bassin. Avec Sydney on se foutait de la gueule de Georges et de Marcus, nous étions tous les deux des joueurs de trompette, comme le sont tous les poissons rouges, il fallait nous entendre tous les deux en duo à la tombée de la nuit, « bloug bloug bloug » ça sonnait fort dans le quartier, faut dire que la trompette, fusse-t-elle aquatique, a un timbre étonnant, ça te pète dans la nuque, ça fait trembler les nageoires, et t'élève au dessus de ta condition de poisson rouge. De temps à autre on interprétait « Do Boop » avec un accent si doux et si fou qu'on se prenait pour des poissons d'or en train de charmer tout l'univers. Puis quand la nuit tombait , on changeait de registre, on faisait « king of blue » im mémoriam de tous les amants qui ont perdu le sens de la vie. Vers le matin, quand le soleil se levait, Sydney prenait le relais pour nous montrer qu'on pouvait faire plus simple , avec des bons sentiments, on avait alors droit à son fameux « Georgia » avec des mélopées dérisoires qui donnent envie de pleurer tellement ça évoque des sentiments de tristesse. Sydney était plus dans le piano dont il tirait des notes en claquant la surface de l'eau avec ses nageoires, alors qu'avec Georges, on faisait la trompette-guitare avec nos gueules et les bulles. Bon on se foutait de la gueule de Sydney , mais on l'aimait bien, de temps en temps on répandait notre semence sur lui pour le faire bisquer et , vous n'allez pas le croire, il avalait. J'avais surpris une conversation de notre maître , un homme, un soir ou il disait « elle est bonne , elle avale après », ça m'avait troublé, imaginant que Sydney pouvait être une femelle. Dix ans après notre installation dans la cuvette, nous avons senti que le poisson blanc Marcus, allait mal, Marcus on l'aimait bien mais pas trop, il essayait de nous copier, le pire c'est qu'il réussissait aussi bien que nous, il n'était pas prétentieux : la preuve il avait repris mon Tutu, et je dois dire qu'il était même meilleur que moi dans l'interprétation, mais Marcus avait toujours eu un sentiment d'infériorité vis à vis de nous , il ne savait pas inventer de nouveaux airs ou de nouveaux tempos. Pourtant quand Marcus, toujours en fin d'après midi , jouait de sa basse en se cognant sur les bords de la cuvette, y a pas un oiseau qui n’arrêtait pas de pépier dans la cour. Marcus c'était le rythme de la vie, nous les autres poissons on se mettait à lui tourner autour en rythme, ça provoquait des ondes sur le dessus de l'eau. L'année dernière Marcus est mort, c'est notre maître qui l'a découvert, flottant le ventre en l'air à la surface, il lui a fait une sépulture dans le jardin à coté du bassin, avec une petite croix avec deux bouts de bois du noisetier qui pousse pas loin. Le nuit où il a rendu l'âme , on a fait un dernier hommage à notre pote Marcus, avec Georges et Sydney, on s'est défoncé , trompette , piano, guitare pour inventer un nouveau morceau extraordinaire car dans la nuit les étoiles , on le voyait bien, s'allumaient et s'éteignaient en rythme alors que lune faisait éclipse sur éclipse. Le lendemain à la radio, qu'on entend tous les matins , par la fenêtre de la cuisine qui donne sur la cour, on a entendu que les scientifiques du monde entier s'interrogeaient sur la cause de ce phénomène paranormal. Y a juste notre maître qui est sorti en râlant « Vous avez encore foutu le bordel ! Je vais finir par vous foutre dans l'Oise » Dans ce cas on plonge dans le fond et on attend que ça se passe, ceci dit on a la trouille maintenant de savoir qui va suivre Marcus.

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  • 08/14/14--06:05: Sylvain Tesson par Lo_la
  • En décembre 2013, après les conseils réitérés d'une copine et l'achat du dernier Mc Cann, Transatlantic au prix dangereusement prohibitif de 22 euros pour une déception à la hauteur de l'enthousiasme qu'il m’avait jusqu'à lors provoqué, je finis par vaincre ma résistance farouche et allais m'inscrire à la bibliothèque. Malgré la joie d'avoir fait remonter des archives de la médiathèque d'Orléans il y a environ 25 ans un exemplaire de Requiem des innocents de Calaferte (je me souviens encore de la couverture reliée verte foncée et de mon exaltation presque enfantine à découvrir l’ouvrage), je n’étais pas restée longtemps inscrite, paradoxalement je ne suis pas très à l’aise dans le lieu bibliothèque et j’aime posséder les livres autant qu’ils me possèdent ! Mais crise oblige, en route pour l’emprunt ! Je ne le regrette pas j’y ai découvert deux bons auteurs Richard Ford et Sylvain Tesson et je suis particulièrement contente d’avoir eu enfin une émotion forte en découvrant un auteur français, ça faisait longtemps. Je n’ai lu pour le moment que S’abandonner à vivre, un recueil de nouvelles et Dans les forêts de Sibérie un récit de voyage qui m’a littéralement enchantée ! Pas pour le décor glacé, les paysages neigeux ont tendance à me foutre un bourdon colossal et pas non plus pour le dépaysement lointain, je suis autant aventurière que ma sœur est sobre dans ses tenues vestimentaires et la notion même de voyage se pose parfois à mon esprit dès que j'ai parcouru 5 km. Je pourrais d’ailleurs digresser sur la notion de ce concept de vacances à l’étranger qui m’a toujours paru suspect : arriver appareil photo au poing pour mitrailler la pauvreté des autochtones ….entre autres mais non. Je garde mon enthousiasme pour vous faire partager le voyage intérieur de Sylvain Tesson, car ce sont ses réflexions sur le monde et la modernité qui m’ont séduite et donné envie de lire tous ses autres livres. Le cheminement personnel d’un homme avec un style sobre au travers de personnages ou pas d’ailleurs me sera toujours bien plus passionnant que des documentaires naturalistes. Dans ce récit, la nature et la solitude sont les personnages centraux et chaque page m’a apporté son lot de résonances, comme quoi on peut être une sédentaire forcenée et une lectrice mimétique. Je vous livre quelques phrases pour vous donner la vodka à la bouche et vous fournir une bonne et belle raison de vous précipiter chez votre libraire , un vrai en chair et en os pour ma part ce fut une souriante en chair, heureuse de pouvoir échanger quelques mots sur cet auteur qu’elle avait reçu et qui lui avait laissé autant de beaux souvenirs de lecture que de bons moments d’écoute. - Les sociétés n’aiment pas les ermites. Elles ne leur pardonnent pas de fuir. Elles réprouvent la désinvolture du solitaire qui jette son « continuez sans moi » à la face des autres. Se retirer c’est prendre congé de ses semblables. L’ermite nie la vocation de la civilisation, en constitue la critique vivante. Il souille le contrat social. Comment accepter cet homme qui passe la ligne et s’accroche au premier vent ? - Se sentir familier d’un lieu, c’est le début de la mort. - « Moins on parle et plus on vivra vieux » dit Youri. Je ne sais pas pourquoi je pense soudain à Jean François Copé. Lui dire qu’il est en danger. - La bière ou l’assommoir, l’alcool des pauvres gens. La bière est un sédatif qui anesthésie la pensée et dissout tout esprit de révolte. Avec la lance à bière, les Etats totalitaires éteignent les incendies sociaux. Nietzsche haïssait ce jus pisseux parce qu’il alimentait "l’esprit de lourdeur". ( en italique dans le texte) - Dans la vie, il faut trois ingrédients : du soleil, un belvédère, et dans les jambes le souvenir lactique de l’effort. Et aussi des petits Montecristo. Le bonheur est fugace comme une bouffée de cigare. - En ville, la foule humaine ne peut survivre que si la loi met bon ordre à ses débordements et régule ses besoins. Quand les hommes se concentrent, l’administration naît. Equation vieille comme le premier hameau néolithique ; elle s’illustre dans chaque parc humain. Pour l’ermite, la régence administrative commence lorsqu’on est deux. Elle porte le nom de mariage. Les hommes des bois sont très sceptiques à l’égard des projets de « villes citoyennes », auto gérées sans prison, ni police, où la liberté triomphante régnerait soudain parmi des foules devenues responsables. Ils voient dans ces utopies une antinomie grotesque. La ville est une inscription dans l’espace de la culture, de l’ordre et de leur fille, la coercition. Seul le recours aux étendues infinies et dépeuplées autorise une anarchie pacifiste dont la viabilité est fondée sur un principe très simple : contrairement à ce qui arrive en ville, le danger de la vie dans les bois provient de la Nature et non de l’Homme. La loi du Centre chargée de réglementer les relations entre les êtres humains peut donc s’affranchir de pénétrer jusqu’en ces lointains parages. Rêvons un peu. On pourrait imaginer dans nos sociétés occidentales urbaines, comme à Pokoïniki ou à Zavarotnoe, des petits groupes de gens désireux de fuir la marche du siècle. Lassés de ces villes surpeuplées dont la gouvernance implique la promulgation toujours plus abondante de règlements, haïssant l’hydre administrative, excédés par l’impatronisation des nouvelles technologies dans tous les champs de la vie quotidienne, pressentant les chaos sociaux et ethniques liés à l’accroissement des mégapoles, ils décideraient de quitter les zones urbaines pour regagner les bois. Ils recréeraient des villages dans des clairières, ouvertes au milieu des nefs. Ils s’inventeraient une nouvelle vie. Ce mouvement s’apparenterait aux expériences hippies mais se nourrirait de motifs différents. Les hippies fuyaient un ordre qui les oppressait. Les néo-forestiers fuiront un désordre qui les démoralise. Les bois, eux, sont prêts à accueillir les hommes ; ils ont l’habitude des éternels retours. Pour parvenir au sentiment de liberté intérieure, il faut de l’espace à profusion et de la solitude. Il faut ajouter la maîtrise du temps, le silence total, l’âpreté de la vie et le côtoiement de la splendeur géographique. L’ équation de ces conquêtes mène en cabane. Je vous renvoie aux deux précédents commentaires complémentaires écrits par Anais9 et alioth, certaine de déclencher l’envie de vous faire ce plaisir d’acheter un bon livre ! ( il existe en poche.) http://www.pointscommuns.com/sylvain-tesson-commentaire-lecture-98986.html http://www.pointscommuns.com/sylvain-tesson-commentaire-lecture-100704.html Sylvain Tesson qui parle de l’écriture ( c’est cet extrait qui m’a fait emprunter ses livres puis acheter après lecture Dans les forêts de Sibérie. J'ai été curieuse de savoir s'il écrivait aussi bien qu'il parlait) « Il y a une névrose dans l’écriture compulsive, le fait d’essayer absolument de précipiter toutes choses que l’ont voit, toutes formules, toutes méditations qui vous traverse péniblement la pensée, tous spectacles qui est devant vos yeux, toutes rencontres, tous visages, tous spectacles observés, tous paysages croisés, d’essayer de précipiter en quelques mots, de le piéger au fond et d’essayer de ralentir cette énorme entreprise de désagrégation de toutes choses, qui est le flux du temps qui passe, y ‘a quand même une sorte d’angoisse en tout cas et de volonté de retenir qui peut s’apparenter à la névrose. »

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  • 08/14/14--13:57: Faith par Jeepee
  • 1981,82, peu de souvenirs de l'époque... transitoire... Un mal-être d'adolescence... Le corps qui veut signifier par ses apparats vestimentaires... un désir fou, physique, d'exister ! Une faculté incroyable de repérer dans une foule grouillante, compacte, son alter ego... et une empathie mutuelle instantanée ! Être spontanément le maillon d'un petit cercle d'amis, choisis enfin ! Puis le choix des possibles, embryonnaires mais discutés, et conditionnés politiquement, pour une vie d'adulte acceptable... mais si lointaine ! Une parole esthétisée et une musique... Je tente aujourd'hui de me regarder avec recul, j'ai beau y voir du vain, je ne renierai rien !!! De ce mélange inextricable de rêveries, d'angoisses cauchemardesques, d'amour absolu et fantasmé, de confrontation au groupe, aux "substances" ou à la violence perverse et cynique des adultes, il ressort un fonds sonore, sombre et envahissant... la musique de The Cure et notamment "The Holy Hour", premier morceau de l'album "Faith". Un album à écouter (ressentir plutôt) de préférence en intégralité, il y a peu d'effet de respiration, c'est un long poème musical. http://www.youtube.com/watch?v=ed6m8qF4lWQ

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  • 08/16/14--03:17: tango vertigo par Leonis
  • Si d’aventures En impostures, Nous avancions Force d’un tangage rythmé Aux airs lascifs D’un crépuscule indécis D’une contrée à inventer. Comme un bateau libre de ses entraves A ses entrailles insoumis, Sur un fleuve profond et inachevé L’inertie foudroyée, désemparée Le soleil couchant incendié du soubresaut des possibles. Noyer les cupidités, Aimanter les impulsions et les regards magnétiques de fièvre embués Jusqu’à muer les anémies En soifs assouvies. Puisque rien ne persiste, Rien ne s’immobilise, Dans la moiteur d'un pays saccadé tous consentent… http://youtu.be/tR5rW638DrU

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    Quinze ans que je travaille en librairie, et tous les jours, l'humanité qui vient se cogner à moi, me surprend, me bouscule, m'interpelle m'attendrit ou m'épuise. Quoiqu'il en soit je rentre le soir plus riche de certaines rencontres, de nouvelles connaissances, de moments inattendus. Best-of de moments bizarres collectés dans mon petit carnet noir: Boulette du soir, bonsoir Un client arrive un peu avant la fermeture, chemise trempée. (Attention ça va vite) 
Moi compatissante:oh vous avez pris une saucée ? Je n'avais pas vu qu'il pleuvait. 
Lui: il ne pleut pas. Un papa (super gentil) appelle sa femme pour savoir dans quelle collection il doit récupérer l'Eneïde de Virgile pour son fils, et il dit à sa femme:" Tu peux regarder s'il y a l'info dans son cahier de sexe ? Euh de TEXTE !" Mes nièces viennent me rendre visite à la librairie. Après un temps d'observation intense A.7 ans vient me tirer sur le gilet et intimidée me dit "j'savais pas Tatie que tu travaillais au paradis" et V. 5 ans de surenchérir "ouais le paradis, et toi t'es un ange Tatie !" Une cliente téléphone a son fils car elle a perdu le papier sur lequel était noté le titre demandé par son rejeton, elle me glisse avant qu'il réponde "il y a Zeus dans le titre" je réponds que ça reste un peu flou je demande s'il peut préciser (pendant qu'on y est) la maison d'édition. Elle redemande donc à son fils et me dit candide et triomphante : J'avais raison c'est en Folio Junior et c'est "Tristan et Zeus" Aujourd'hui un monsieur: "Je cherche un livre de Chandernagor "Les mémoires d'Aurélien" ma collègue qui cherche ne tilte pas de suite (et moi non plus) évidemment on ne trouve rien dans la base de données et là il dit -"ah c'est ptet pas Aurélien en fait..." Doucement la réponse commence à me monter au cerveau: -"Ce serait pas Hadrien à tout hasard ?" -"Si !" -"Hmm, alors c'est Marguerite Yourcenar" -"J'sais pas je la connais pas, mais c'est fiable historiquement c'est pas genre Dan Brown ?" - ... (Chère Marguerite, paix à ton âme) 3h plus tard, une dame âgée: -Je cherche les mémoires d'Arnaud... -Ah je connais pas je vais chercher (oui en ce moment je suis vive comme un poisson pané) -d'une certaine Marguerite Yourcen... -Ok, je vois. Bonne fête Marguerite. Une dame: Depuis que vous avez réorganisé les rayons c'est la cata, vous n'avez plus rien, c'est dingue, et même plus LE Steinbeck en VO ! (le ton est évidemment délicieux) -Quel Steinbeck cherchiez-vous ? -(Avec un merveilleux french accent) "Ze graïte Gatsby" - ... Aujourd'hui, une dame me demande un album jeunesse intitulé "Où es-tu petit canard ?" Je commence à chercher frénétiquement ( ce rayon me rend nerveuse) et à voix haute je répète le titre pour ne pas l'oublier (j'ai un peu une mémoire de poisson rouge) jusqu'à ce que fatalement "Où es-tu petit canard ?" devienne "Où es-tu petit connard ?" Moment de solitude devant une cliente interloquée. Merci à la vieille dame très chic qui me demandant quelques ouvrages de textes grecs et latins en Belles Lettres m'informe qu'elle a déjà Pompée Hannibal et César. Elle me répète cette information 4 fois ajoutant à chaque fois un nouveau nom. Fou-rire de clients dans mon rayon (ça a commencé par quelques toussotements pour finir par une franche hilarité à laquelle j'ai eu le plus grand-mal à résister). Aujourd'hui on m'a demandé "Godzilla" de Lamartine, "Les febens (?) des sapins" de Molière et "Le médecin malgré lui" de Victor Hugo. On dirait bien que les vacances sont bientôt finies. Pas vraiment une perle: aujourd'hui un ado m'a jeté "je vous aime" avant de s'enfuir son précieux entre les mains sous les rires de ses camarades, un vieux monsieur est revenu avec un sachet de chocolats parce qu'en plaisantant j'ai répondu "qu'est-ce que vous m'offrez si je l'ai ?" à la question "Avez-vous les Beatles, la totale" ? Enfin une dame a quitté, en larmes le rayon jeunesse en serrant très fort les livres qu'elle va offrir à ses grandes filles et qui étaient selon elle "au delà de ce qu'elle pouvait espérer et imaginer". Putain, j'aime Noël. Une toute jeune fille: Vous avez "J'ai soif de souffrance" de Romain Gary ? (Viens mon lapin on va discuter un peu toutes les deux) Deux jeunes filles arrivent avec une liste, elles ont réussi à trouver toutes seules certains textes mais ont besoin d'aide pour 2 ou 3 titres: 
- Vous auriez "la métamorphose" de Kafka ? 
- Je pense, oui on va aller vérifier...
 Elles me voient me diriger dans la salle des romans étrangers, piocher la métamorphose dans le rayon "langue allemande" (situé à côté de la littérature africaine) Et royale l'une dit à sa copine:
 -On pouvait toujours le chercher en litté française, Kafka, il était africain !
 Un tout jeune homme "Vous pouvez me dire par où c'est la Quête du Graal ?" C'est con pour une fois je contrôle mon envie de rigoler et c'est un client derrière moi qui explose de rire. Et m'entraîne. Une cliente, d'un ton agressif : "votre collègue là, sur la litté espagnole en VO, elle est pas VRAIMENT hispanophone ?" - "Euh si madame, elle est d'Amérique du Sud" "Ca m'étonnerait...enfin bon je voudrais un livre, vous avez "Sin noticias de Gurb" de Mendoza ?" Et elle me prononce ça avec une espèce d'accent merdique finno-berrichon. Sérieusement madame, achète-toi des oreilles hein. L'audacieuse du jour: Une cliente (faisant référence aux propos tenus par E-E Schmitt dans la dernière émission de "La grande Librairie")me dit: "Il a raison "La jalousie" de Robbe-Grillet c'est illisible, c'est comme l'autre là, celui qui vend des millions de livres, Marc Levy, c'est pareil, incompréhensible !" Une dame très très âgée, équipée d'une canne, toute courbée mais très BCBG vient vers moi, elle me sort un article de journal consacré à certaines auteurs de la région et me dit "je suis surtout intéressée par ceux deux-là" (désignant les noms de Françoise Rey et Nicole Gonthier) je lui indique qu'elle trouvera la seconde au rayon policier et que la première et bien je peux la servir mais que le livre c'est (et je baisse d'un ton en le disant) de "la littérature érotique". Je pense qu'elle va s'offusquer, mais elle lève la tête et me regarde d'un oeil terriblement malicieux et me dit "Très chère c'est pour une dame de 90 ans, elle ne craint pas, donnez-moi donc cette "femme de papier" Pour un peu je l'aurais embrassée. 3 demoiselles pas plus de 13 ans, très BCBG. L'une d'entre elles désigne la pile de Fifty Shades et dit "Ma mère a lu toute la série..." Et l'une des deux autres de lui rétorquer "Et ben dis donc, c'est une sacrée cochonne ta mère..." -Je voudrais "le voyage au bout de la nuit de Céline" de Baudelaire, euh de Verlaine, non... de...
 -S'il vous plaît ne dites pas de Rimbaud...
 -Ben c'est de qui alors ?
-De Céline. 
-Le voyage au bout de la nuit de Céline, de Céline ? C'est bizarre.
 -C'est "le voyage au bout de la nuit" et Céline est l'auteur... 
-Mais alors il fait quoi dans l'histoire, Baudelaire ?
-Un jour, vous me tuerez. Une dame d'un âge canonique regarde dans le rayon jeunesse le mural consacré aux pop-ups, elle se tourne vers moi et demande d'un ton aigre "C'est tout ce que vous avez ?" "Oui ma collègue n'a pas de réserve, vous cherchiez ? " et elle impériale, de me répondre: "Sade". -Bonjour, je cherche un livre je ne sais plus le titre, mais c'est l'histoire d'un homme qui arrive sur une île...
 -Et ?
-Et c'est tout ce dont je me souviens.
 -Ah. Comme ça, je ne vois pas, mais on va regarder.
 -Bah sinon je vais appeler l'amie qui me l'a conseillé.
(Elle revient 2 minutes plus tard)
 -Ahah, c'est "La liste de mes envies"
- ...
 - ...
- Vous savez que c'est l'histoire d'une femme qui gagne au Loto, n'est-ce pas ?
- Oui. Je me souvenais plus très exactement.
 - En effet. Une dame me dit "je suis à la recherche d'un livre dont je connais le titre, enfin à peu près... "Et ce serait ?" "Toutes les filles sont vraiment de sales types" ou quelque chose dans ce genre... Comme ça ne me dit rien je lui demande si à tout hasard elle connait l'auteur, elle me répond qu'il lui semble que c'est un collectif "22 putes" me dit-elle timidement et sur un ton un peu confidentiel. Après recherches les 22 putes se sont transformées en Christine Van de Putte auteur donc de "Les filles c'est vraiment des pauvres types" C'était ça finalement. A peu près. Deux dames très bourgeoises, la soixantaine se plantent devant moi, l'une d'elle dit "Pourriez-vous me donner le titre du livre de Philippe Lemaire chez calmann-lévy ?" je réponds qu'il s'agit de la "rue de la Côte-chaude" et son amie s'exclame et lui donnant un coup de coude "Mais tu vois, j'étais sûre que c'était pas "Rue des grosses chaudes !" J'ai pas pu m'empêcher de rire. "Ma grand-mère s'est servie d'un dessin de cheminée, dans un album de Gédéon de Benjamin Rabier, pour faire construire celle de notre demeure familiale, vous pourriez me le retrouver ?" Mais bien sûr. Je rote des paillettes, je pète un arc-en-ciel et je vous fais ça tout de suite après, CAR JE SUIS UNE PUTAIN DE FÉE. Un père vient me demander les Fourberies de Scapin, je lui demande s'il y a une édition précise à servir, il me dit "Donnez ce que vous avez, dans son carnet mon fils avait noté "les funérailles du Scorpion" de Molière alors je doute qu'il ait seulement songé à l'éditeur. Ou alors que Dieu le protège." 24h après j'en rigole encore. La dernière celle qui me fait penser que je n'en ai pas encore fini avec ce métier, parce que rien que le souvenir me brûle encore les paupières: Cette semaine a été particulièrement difficile, équipe en sous effectif pour des raisons diverses et variées: J est mort, le temps est dégueulasse et un examen médical m'a mise à genou, bref il est temps d'arriver au dimanche. Je remplace comme je peux mes collègues de jeunesse toutes deux absentes, un ado me demande un livre de Charlie Highson, je ne connais pas super bien le rayon et je galère un peu, je finis par me rendre compte qu'il a merdouillé dans l'orthographe du nom, c'est Higson et c'est le T3 de Ennemis "La peur" Le stock en indique un, et le gamin est fou de joie il attend la sortie du livre depuis des mois. Sauf qu'en rayon rien. Je vois le visage du choupinou s'éteindre, je cherche dans les arrivages, les mises de côté, les retours des caisses, le gosse est de plus en plus triste, en désespoir de cause je vais fouiller dans la réserve y'a 6 caisses de jeunesse, je soulève tout (un âne mort) et dans la dernière, le dernier livre, le Higson ! Je remonte le livre au garçon qui me saute littéralement dans les bras en me disant que je suis trop chouette, que ça lui fait trop plaisir qu'il doit m'embrasser et se retourne en partant avec le visage illuminé comme un sapin de Noël en me disant merci merci merci, et je l'entends encore alors qu'il descend les escaliers. Mon métier ma passion. Et inversement.

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