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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    Devrai -je lui dire ? Je rêve ces retrouvailles. Chaque fois je me sens revivre. Quand s’agite la vie animale autour de moi alors je sais qu’il n’est pas loin. Je porte mes yeux à la fenêtre avant même d’éclairer la lumière extérieure. Sa silhouette se transforme alors . De fantôme de mes nuits il devient mon Homme. Ma peau frissonne ; j’ai envie de l’étreindre. Bientôt de doux baisers laisseront mon corps s’envahir d’un frisson de désir, de désir fou trop longtemps refoulé. Avec lui je suis libre ; plus rien ne m’arrête. S’en douterait-il à ce point ce coquin, que pour attiser mes faiblesses point pour monter l’escalier il ne se presse* ? Il faut que je le rejoigne ; je n’y tiens plus. Une vague déferle en moi, parfum de l’ivresse. C’est déjà comme si en moi je sentais le soupçon de ses doigts alors qu’ils ne se posent que délicatement sur mes hanches et que son doux visage effleure le mien. Ses doigts ! Ses doigts dont j’ai refait le trajet sur moi ; sur moi maintes fois mais ce ne sont pas ses doigts. Le ciel de mon corps se charge de nuages ; nuages aux contours mouvants, changeant le galbe de mes seins qui font des leurs. Non ! Pas « qui ne sont des leurres »; impossible de les maîtriser. L’orage gronde en moi alors qu’il remonte ses mains et devine sous mon chemisier, nues, les deux collines aux pentes sûres désormais, d’un drapeau au sommet hissé. Serait -il temps de battre la retraite pour rejoindre la vallée. L’orage gronde ici bas qui n’attend que ses pas pour inonder la cave de mes souvenirs. Nul besoin de lumière pour suivre le chemin. La chambre brille des éclairs du festin. Enfoui plus en moi, douceur d’un doigt de soie, je m’abandonne le corps en émoi pour lui…..encore…..toujours…. une fois. Cypou le 14/08/14

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  • 08/15/14--15:05: Peau de banane par Lbambou
  • (Pour qui reconnaitra, c'est migration de com d'un profil à l'autre) Des peaux de banane, on en glisse sous nos pas. Je ne sais pas vous mais moi, je les vois et les biffe d’un trait de plume, heu … non, les écrase à coups de talon, et mon poing dans leurs gueules. Ou ne les vois pas, et les contourne innocemment. Jamais je ne me vautre. Maléfique propriété mais pas que, et je la laisserai aux malicieux leur conseillant toutefois d’autres usages comme celui de cirer les pompes, au sens littéral des mots. Plutôt que les semer au risque (calculé) de faire trébucher, mieux vaut les conserver et jouir de leurs nombreux bienfaits. Ce n’est pas Juanita Banana mais Milena Boniolo, brésilienne, et chimiste, qui a découvert qu’avec 5 milligrammes de poudre de peaux de bananes séchées on pouvait assainir 100 millilitres d’eau polluée. La banane et sa peau participeraient donc au développement durable. Et ce n’est pas Mlle Rose, au nom prédestiné, qui le contredira puisqu’elle conseille de les mettre aux pieds de nos rosiers friands du potassium qu’elles contiennent. Les siens le lui rendent bien, parait-il, en offrande de fleurs nombreuses et d’éclatantes couleurs. Ce n’est pas tout, si la peau de banane est écolo, elle a aussi quelques petites vertus thérapeutiques et soulage ainsi piqûres d’insectes, éraflures et brûlures légères. Bonne pour le corps, donc, et pour les peaux (à problème), car à l’inverse des chaussures qu’elle lustre, elle en absorbe l’excès de sébum et peut éviter à certains de sembler exsuder l’huile (trop dégueulasse !). Mais j’ai gardé le meilleur pour la fin, et ça devra rester entre nous. On pourra trouver dans le Anarchist Cookbook, pour un usage récréatif, la recette originale du Banana Spliff. Un truc dans le genre (ça c’est la recette de Maître Luigi) : ‘’-vous prenez une peau de banane et avec le couteau vous grattez les restes de peau blanche dans la partie interne de la peau (d'où viennent les fils) mais surtout pas la peau (couleur jaune :D). -regrouper ce que vous avez coupé et former une pâte qui devrait tenir dans la main. -passez un léger fil d'eau sur la pâte. - bien l'étaler sur une poile (le plus possible limite comme une crêpe) - mettre la poile sur une plaque de cuisson et chauffer (thermostat max)-votre crêpe doit maintenant avoir une couleur orangée et brulée à ses extremités -la retourner si vous y arrivez ou sinon déchiqueter la en la retournant. -quand les cotés sont bien orangés ou noircis la poser sur une feuille ou n'importe où’’. (fidèlement retranscrite, avec les fautes d'orthographes) Bon, allez, je me moque. La bananadine, c’est un mythe qui s’était répandu dans la communauté hippie et qui perdure depuis les années 60. Le gouvernement américain et le FDA ont dit que ça n’existait pas. De mon côté, vous pensez bien que j’ai essayé, j’avais 11, 12 ans environ et je n’ai pas plané. Rien ne vaut une bonne Marie Jeanne ! *Un peu de produit et deux feuilles de papier Je fume un baboulin et dans les draps je vais plonger ! A la sieste ! *Massilia Sound System (Frit Confit) http://www.youtube.com/watch?v=mzHbr3M-c78

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    Voilà, c’est l’heure où plus rien n'a d'importance... L’heure moite et sombre pour se barrer en bonne compagnie ! Y’a pétole sur Marseille lorsque le soir dégringole dans les rues étriquées du Panier. A peine, un petit vent de liberté effleure nos joues... C’est le début de l’été, trois gamins courent en dévalant la Montée des Accoules et disparaissent plus vite que leurs cris de joie qui perdurent encore un instant... Cap sur le Vieux Port, il y a des bateaux bien rangés dans la mer qui s’arrête là et des habitations en enfilades tapissent la colline. Tout en haut la Bonne Mère veille sur ce bord du monde. Le ciel est bleu orange et tombe par-dessus nous. Ça sent le poisson et l’essence emmêlés. Il y a des odeurs comme ça, allez savoir pourquoi qui vous réconfortent... Nous entamons la montée vers la Plaine par la Canebière que nous quittons avec empressement pour nous immerger quelques minutes parmi les senteurs d’orient des échoppes débordantes et colorées du quartier Noailles, encore ouvertes à cette heure. Tout contre la bouche du métro autour de laquelle gisent des cagettes vides éventrées, toujours cette odeur de pisse froide tiédie par le bitume encore chaud et qui soulève le coeur... Nos pas s’accélèrent ! Nous prenons vite de la hauteur et arrivons assoiffés à bon port, notre point de chute habituel : au bar des Maraichers, le quartier général de nos nuits estudiantines. Hassan, le patron nous accueille toujours d’un haussement de sourcil qui anime son regard noir pétillant. Un regard très tendre à défaut de découvrir un large sourire planqué sous une barbe buissonneuse gris brun. Chez Hassan on écoute de longue Brassens, Brel ou Léo plus rarement Barbara ou Nougaro. Parfois c’est carrément du jazz ! C’est Hassan qui décide. Et ça nous va bien ! Et ça lui va très bien ! Hassan ne parle pas beaucoup ou seulement avec les accoudés du comptoir. Il est comme ça Hassan, il faut aller vers lui, il n’aime pas déranger. Nous, nous aimons être attablés. Nous préférons arriver lorsque le bar n’est pas encore plein à craquer. Hassan nous sert notre boisson fétiche, le demi bien frais que nous happons très goulument. Les suivants seront mieux appréciés... Oui les suivants, parce qu’ils vont être relativement nombreux, nous ne comptons jamais mais Hassan si, il tient un carnet détaillé. Je crois... Non je suis sûre que c’est le lieu public où j’ai le plus pissé ! Des wc à la turc, ces passages obligés sont de plus en plus risqués... Le cuir de mes chaussures s’en souvient... Enfin ça n’est pas important ! Rien n’est important... Et c’est ça qui est bien. La bar se remplit, les verres aussi et les discussions vont bon train. Les tables se rapprochent, les êtres aussi par conséquence et nous travaillons à refaire le monde dans le brouhaha des idées. La belle affaire ! C’est de notre âge... Quelque soit celui que l’on a puisqu’aux Maraichers nous n’en avons pas. Jeunes ou vieux, étudiants ou travailleurs, tout ce petit monde discute de concert et rit aux éclats dans une atmosphère... Quelque peu enfumée. Et puis C’est Hassan qui sonnera le glas, il est très tard, la sono est éteinte mais nous ne ne sommes pas décidés à l’entendre, alors il nous jette un regard noir, et nous capitulons. Demain nous reviendrons ! Nous rebroussons chemin cahin-caha, dans Marseille endormie, les détritus à moitié embarqués par les camions poubelles, un lampadaire s’éteint... Demain sera un autre jour, sa nuit ressemblera à celle-ci comme deux gouttes d'eau.

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  • 08/15/14--15:05: metamorphose par Vallere
  • Dans le songe d’une nuit d’été, entre ciel et terre, les mots longs ne l'intéressent pas vraiment, que faire de bel ami ou de l’avare. L’amour au temps du cholera donnerait bien des ailes à cent ans de solitude, toute passion abolie loin de la société du spectacle, cela filerait de la joie à l’issue de la lutte pour la reconnaissance. Comme une boule de suif, tourner sur soi-même mais résister à un vertige sous la cyme des arbres, seule dans la splendeur, à pleine voix, ou bien en silence pensant à l’amour de la neige, être en refuge, apatride, la vie dans les bois dans les forêts de sibérie, ailleurs, égrenant la parole de la nuit sauvage, jouissant du paradis retrouvé dans un monde ouvert, pourquoi pas vendredi ou la vie sauvage, une île à apprivoiser en chacun de ses cailloux et aspérités, y construire une maison pour mister biswas et la cuirasser contre les aléas de la vie pas facile ? Courir sur les routes neuves à la recherche du temps perdu, mordre dans les fruits défendus ne plus pourrir de l’intérieur ce qui ne naquit point, quand, la nuit juste avant les forêts, copulent des cacophonies d’oiseaux, le diable au corps, acquiescer : mes nuits sont plus belles que vos jours ; puisque d’autres n’ont pas su écouter, puisqu’ils n’ont pas vu, pérégriner alors puis, après avoir évité la mare au diable, exécuter la traversée des apparences, douter peut-être, connaître la limite médiane sûrement, voyager sur le tour du cadran, vouloir les affinités électives (avec une boussole). Le blé en herbe, gravissant la montagne de l’âme avec un sextant. De retour de cette iliade, écoutez, si on allume les étoiles et contemplez la métamorphose, le chef d’œuvre inconnu.

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    L’esprit de Rameau Il y a en France des contrées aussi belles que les Ardennes, il n’y en a pas d’aussi sauvages, peut –être plus belles et plus sauvages, il y a tout simplement en France des contrées belles, celles que l’on voit avec le regard de son âme… et alors, elles sont toutes belles, et nous font vibrer comme autant d’airs de symphonies ou de suites d’auteurs tels les airs de Jean – Philippe Rameau, qui provoquent des chocs, des rencontres, des énigmes… des destins… (…) Le printemps se défaisait péniblement de ses habits transparents, qui tardaient à prendre ses couleurs chaudes estivales, celles qui font que l’ombre de leur duvet tapisse toujours et encore ces atmosphères bucoliques et vagabondes ; après ce périple au travers de cette France profonde si douce, si calme, et si enracinée dans ses terres, soudain, à l’orée de ces bois sans fin, se dressa comme sortie d’un temps jadis, sur un socle cette imposante abbaye bénédictine caressée depuis plus de huit siècles par le souffle de la vie, le souffle des hommes , où le style classique de la façade se marie si bien avec le style gothique du transept et du chœur de l’église …. (…) L’imposante abbaye me rappela cette Chartreuse, où mes pas résonnent encore, au détour du Cloître, enfermant dans son enceinte des croix en bois noires de vie, noires du sel du temps , mais belles de beauté indicible, laissées là à l’abandon de la fraîcheur du jour pareille à celle que l’on perçoit quand on rentre dans cet édifice séculaire… ces dates sur ces croix scellaient cette métamorphose d’un réel qui s’enivrait du silence de leurs paroles… (…) La porte d’entrée est lourde, depuis des siècles combien de fois elle ne fut ouverte puis refermée, ses gonds respirent encore la fébrilité lancinante et sournoise des moines de passage, brusquement une lumière incomparable inonde l’espace intérieur, elle est le fruit d’une alchimie. Les fenêtres hautes et basses de chaque travée, les grandes baies du chœur contribuent à l’essor du jour, qui, à lui tout seul, serait bien démuni s’il ne trouvait en la pierre un chaleureux réceptacle, le creuset d’une étonnante réverbération de la lumière. Tout est à l’origine de cette réflexion, dont bénéficient les colonnes et les arches… Combien de calculs et de soins méticuleux ont été nécessaires pour dispenser cette impression lumineuse, cette clarté jaillissante en ce lieu de culte, de prières, et en ce jour, Rameau place l’homme en face des dieux, dans ce lieu où la présence d’un Dieu fut vénéré, en face de ses idéaux, en face de lui-même, et la musique commente… (…) La musique, elle a tout pouvoir de changer les hommes, Rameau y croyait, lui qui nous a laissé tant de pages d’une musique si joyeuse, si légère, si belle, et presque aussi toujours un peu fêlée, un peu triste. Les extraits , ces airs d’amour et de bataille, des deux grands Opéras que sont Hippolyte et Aricie, et Castor et Pollux , remplirent la nef de cette atmosphère de concentration profonde, de laquelle l’âme n’en sort qu’à demi éveillée, telle l’emprise des lieux est tenace, forte, c’est l’Art dans toute sa splendeur qui décline cette musique à un rôle premier pour y donner de son excellence.. Les airs se conjuguent à cette clé de voûte, cet Arche sous lequel tout un chacun s’inclinera le jour dernier, et fusionne si bien ces formes curieusement lâches, irrégulières, incohérentes en apparence et comme décousues, puisque leur seul lien, leur seul ferment de cohésion, et ce qui tient tout ensemble, et la musique et elle seule. Le génie de Rameau au travers de cet ensemble de chambre donne du relief à son intimité, à toute sa profondeur, à cette forme ouverte, qui passe d’un opéra à l’autre, dans ce programme construit et choisi d’agencements musicaux, ce qui donne une netteté à l’ensemble autrement qu’interprété par un orchestre figé et conservateur. (…) L’esprit des lieux a été empli de cette chevauchée lyrique, amplifiée par les touches cristallines du clavecin, par l’archer du violon se mariant au basson, à la flûte et aux trémolos de voix portés à un niveau d’élaboration et d’expression unique, fruits d’une sensibilité et d’une science dédiées à cet esthétisme de la musique baroque se conjuguant définitivement aux chants graves de la pierre érigée en monument pour la foi. L’esprit de Rameau s’éprit de ces voûtes séculaires, s’empara des moindres interstices de lumière, et fit jaillir ses timbres, ses formes, son concept…. Une musique délicate, poignante, douce et poétique, sa musique n’est - elle point à l’image de la poésie absente en cette époque, et qui, ce jour embaume de son atmosphère ces espaces caressé par le bruissement du temps qui passe tout en se prélassant d’infimes bénédictions pastorales. (…) Saint_Michel_En_Thiérache_2014_06_14

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    Elle en était très fière. Le beau Y lui donnait une allure de noblesse. Ces deux branches qui allaient vers le ciel, un pic bien ancré dans la terre, une sorte de drapeau, d’étendard qui montrait au monde son existence, établie, nette, sans discussion possible, et puis, c’était aussi le symbole du sourcier, elle qui raffolait d’eau, assoiffée de cette mer qui allait et allait. Lettre compte triple au scrabble. Y comme son prénom, Yolande, un prénom pas très courant néanmoins classique, qui ne se démoderait jamais. Elle savait que depuis onze ans, la consonance pouvait faire penser à un ancien Président mais elle s’en moquait, elle n’était pas contre, elle en était là encore fière, fière malgré sa colère, car elle était en colère contre le pouvoir, contre les gouvernants, contre ces corps constitués qui démembraient tant le peuple, sans le vouloir certes, sans le faire exprès, par une espèce d’inconséquence propre aux élites qui ne comprenaient rien de la base. Aujourd’hui, Yolande Pluka était une femme comblée. Elle a dû pourtant attendre longtemps avant de voir son talent renaître, de voir son talent reconnu, avant d’imaginer qu’elle ferait, elle aussi, un jour, partie de cette élite dont elle ne voyait que l’indifférence et la distance. Pluka, c’était le nom de jeune fille de sa mère. Elle avait préféré se préserver d’un père dont elle ne savait pas grand-chose. Elle avait adopté ce patronyme comme on adoptait un pseudonyme sur un site de rencontres. Et justement, c’était bien ce processus qui lui avait finalement fait atteindre cette gloire, cette heure de gloire qu’elle allait connaître dans quelques instants. Elle en tremblait, elle en frissonnait. Elle n’aimait pas être du côté de la lumière mais son esprit n’avait pas voulu bouder cette victoire tardive. Elle s’était habillée de la plus belle robe. Encore élancée, "tenant bien", comme disait un de ses amis familiers à la limite de la goujaterie câline, enfin, de la goujaterie taquine plutôt, car le "tenant bien" s’accompagnait toujours de ce couperet du temps qui passait, qui étrillait, qui massacrait les moindres espoirs dans les recoins de l’espérance, le "tenant bien" était toujours associé à ce cinglant "pour ton âge"… « Quoi, qu’est-ce qu’il a, mon âge ? Il ne te plaît pas, mon âge ? » avait-elle l’habitude de lui répondre tandis que quelques rides faisaient leur discrète apparition au détour d’un pli du visage. Elle pouvait raisonnablement compter sur une apparence de jeune quadragénaire. Robe noire laissant apparaître ses épaules et une gorge nues, sans bijou, des jambes à en couper le souffle, et des petites chaussures sans talon, "à la Carla", juste pour rester en accord avec sa modestie. Elle savait qu’elle serait la star de la soirée. Quand elle avait appris la nouvelle, la semaine précédente, elle n’en était pas revenue. Elle pensait à une plaisanterie, à un canular. Elle avait complètement oublié qu’elle s’était inscrite sur un site de rencontres par affinités culturelles. Elle y avait cru, au début, elle s’était trouvée tout un tas d’amis, de correspondants, d’individus assez prévenants, assez intéressants, assez exaltants même, qui lui avaient permis de passer d’agréables moments de détente, les soirées, mais aussi dans des journées creuses. Elle s’était même prêtée au jeu du commentaire. Un mot qui désignait mal la réalité. Mais elle avait compris qu’en adoptant un site, on devait adopter son vocabulaire. Un commentaire, dans ce vocabulaire, c’était un texte dont on était l’auteur, censé à l’origine commenter un "objet culturel", l’expression "objet culturel" étant elle-même un autre mot du vocabulaire, mais qui avait pris, chez certains internautes, l’esprit de textes plus personnels, plus créatifs, plus mélodieux. Elle en a écrit ainsi quelques-uns, dont elle n’état pas forcément très contente. En cette fin de l’été 2023, Yolande n’avait plus beaucoup d’attente dans la vie. Elle était déjà en vie et finalement, c’était déjà en lui-même un exploit. Le site qui lui avait fait sortir de ses préoccupations quelques textes bien sentis avait beaucoup évolué, et malgré quelques débuts chaotiques, il avait enfin percé dans les milieux culturels du pays il y avait quelques années en devenant le média de référence de la culture populaire, primé régulièrement par les hautes instances académiques comme le lieu d’expression qui permettait à la fois une diffusion de toute sorte de culture et des échanges et interactions culturels entre les différents citoyens. Pour son vingtième anniversaire, le site redéfini comme "site de référence des rencontres culturelles" avait souhaité organiser une action nationale retransmise par la télévision publique. L’idée était assez facile, c’était de faire comme pour les Césars, les Molière, les Sept d’or et autres gratifications. Il suffisait de faire beaucoup de publicité sur la manifestation. Grâce à quelques généreux mécènes à l’identité restée secrète, le site avait pu louer pour la soirée la Salle Pleyel, plus de cinquante mille euros, à rajouter au budget publicitaire, matraquage à la télévision, à la radio et sur les panneaux en ville. La soirée elle-même était payante pour ceux qui avaient la chance d’obtenir une invitation. Le tout Paris était convié. Plus qu’octogénaire, Jack Lang était encore au premier rang. Le site tablait sur cette soirée de prestige pour multiplier par trois son chiffre d’affaires en un an et présenter l’année suivante une plateforme internationale (qui lui faisait tant défaut) avec des versions en anglais, en allemand, en espagnol, en portugais, en flamand, en russe, en arabe, en italien, en grec, en hindi, et même en mandarin (le principe d’un filtre apolitique avait été vu d’un bon œil par les autorités chinoises). Un académicien assez pointilleux sur l’orthotypographie, le professeur Vertigo, avait même proposé ses services pour en faire une version latine. Le concept était donc simple. Après la constitution d’un jury dont la composition était inattaquable, le site avait présélectionné une trentaine de commentaires depuis le début de son existence et le jury devait choisir le meilleur d’entre eux, puis remettrait à son heureux auteur le "Com d’or" au cours de cette cérémonie de faste et de paillettes. Yolande avait ainsi appris qu’elle serait la star de cette soirée. Celle qui avait écrit le meilleur commentaire de toute l’histoire du site. Elle n’en revenait pas, d’autant plus qu’elle avait hésité et avait regretté de l’avoir sorti. C’était parce qu’il avait été publié seulement au milieu de la nuit qu’elle n’avait pas pu le supprimer et au petit matin, la série de réactions, plutôt élogieuses, l’avait finalement dissuadée de le supprimer. Datant du 29 septembre 2006, l’âge d’or du site, une époque mythique pour de rares personnes survivantes (appelées "protohistoriques"), le commentaire avait reçu à ce jour cent trente réactions, ce qui était assez faible par rapport à d’autres textes. Le nombre de lectures n’était pas non plus un élément très pertinent ni très exceptionnel (moins de mille cinq cents). En revanche, le nombre de votes, à une époque où il fallait déjà être abonné pour voter, était très significatif de l’intérêt de la lecture : cinquante-six personnes abonnées avaient déjà apporté leur quitus à ce texte extraordinaire. Le commentaire évoquait l’un des problèmes majeurs de la société depuis une quarantaine d’années, qui a engendré des désastres sociaux et psychologiques sans commune mesure avec la grippe espagnole. Le texte, d’un pessimisme assez marqué, avait réussi, mieux qu’un autre, à exprimer ce que toute une génération avait ressenti face à l’effondrement des repères dans le monde. Les vingt et une heures ont sonné dans l’horloge de la petite salle qui faisait office de loge. Un agent de la sécurité entra dans la pièce et lui dit que c’était le moment. Un peu intimidée, elle s’avança sur l’estrade. Un tonnerre d’applaudissements ébranla jusqu’aux fondations de l’édifice. Émue, rouge de confusion, les larmes coulaient le long du nez. Elle resta immobile, éblouie par les projecteurs sans pitié. Le sourire se faisait hésitant. Les mains ne savaient où aller. "Sous la mer, ça risque d'être sans fond" : http://www.pointscommuns.com/c-commentaire-medias-50974.html

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    La polygamie est la science du compromis. Elle s'appelle Marita, elle vit dans une auberge de basse saxe dans les années 770 pas loin de Cuxhaven. A cette époque elle est paganiste mais elle ne le sait pas, elle croit à différents Dieux Balder, le Dieu de l'immortalité, Esotre celui de la naissance, Frigg celui de l'amour, surtout lui car Marita a le sang chaud et une volonté incroyable pour sortir de sa condition de fille de gueuse. Sa mère traînait souvent dans les auberges pour y réchauffer les marins de la mer du Nord qui venaient débarquer leurs prises pour les expédier à Hambourg. Marita ne sait ni lire ni écrire, mais elle sait compter, elle s'est mise tout de suite à l'adolescence comme intermédiaire entre les pécheurs et les commerçants en gros de Hambourg, en arrondissant les angles entre des genres d'homme assez incompatibles, les marins violents et frustes , les commerçants roublards et lettrés. Elle avait compris que le commerce , s'il est organisé « intelligemment » permet aux deux parties de s'enrichir, et que l'intermédiaire en bénéficie rapidement. Au bout de 5 ans, à l'âge de sa vingtième année, elle avait déjà de quoi s'acheter une auberge, elle choisir de négocier celle où sa mère avait exercé ses talents de consolatrice. Coup de chance, mais ce n'était pas la seule fois, qu'elle en avait eu dans sa vie, le patron venait de mourir d'une maladie qu'on appelait à l'époque la maladie du charbon. Sa femme avait accepté rapidement de céder l'établissement à Marita à un bon prix, enfin pour elle, car Marita aurait accepté de payer le double en mémoire de sa mère qui elle aussi avait péri de cette maladie 2 ans avant son « patron ». Marita entre en possession des lieux, et regarde , atterrée, les tâches qui l'attendent : d'abord la cuisine, grande et surchargée en ustensile de toutes sortes, grosses marmites à cuire le poisson, ou les choux verts de la campagne proche, le fourneau avec trois plaques alimentées par du bois de hêtre qu'il faut aller chercher à quelques lieux dans la forêt du Hüning, ensuite le bar où il faut rouler les tonneaux de bière ou d'aquavit dont sont friands les hommes de passage, puis encore les écuries où les clients de passage mettent leurs chevaux, qu'il faut bouchonner , nourrir. Une journée d'entretien d'un cheval se paye le prix que son maître paye pour sa chambre et son repas. Marita n'a pas fait d'étude, mais elle sait compter : un cuisinier, un bûcheron, un tavernier, un palefrenier, plus , et elle en rougis sous sa coiffe en y pensant , un bel amant pour calmer ses ardeurs de jeune femme. Cinq hommes , que ses Dieux lui inspirent, à chacun, elle sait quelles fonctions elle lui donnerait. Mais elle ne pourrait pas les payer tous pour l'immensité de la tâche qui l'attend. Marita pense à sa mère. Elle savait donner ce qu'il fallait aux hommes pour avoir en retour la pièce qui lui permettait de survivre. Quelques années après, la journée de Marita se résumait le matin à accueillir le Cuisinier avec les marchandises qu'il allait chercher au port ou dans les fermes aux alentours, ce dernier recevait alors l'offrande de ses baisers, puis vers midi pendant que le cuisinier était aux fourneaux, elle allait assister le bûcheron pour remplir le hangar des bûches qu'il avait ramenées de la forêt, là encore elle savait lui donner la détente nécessaire à l'exercice difficile de son métier. Ce n'est que vers la fin de l'après-midi qu'elle allait vérifier à l'écurie que tout se passait bien , elle aimait cet odeur de fourrage lorsque le palefrenier la couchait dans les foins pour lui faire sentir son désir de continuer à faire son travail. Puis lorsque la nuit venait et que l'aubergiste s'épuisait à ouvrir les tonneaux de bière pour servir les marins assoiffés, elle l'attendait dans la cave et se réjouissait de son ardeur à la mettre en gerbe. Vers minuit passé, elle montait dans sa chambre, prenait un bain chaud avec l'eau que le cuisinier lui avait fait chauffé sur un coin de l'âtre avec le bois du bûcheron, puis se couchait dans son lit à la paillasse odorante fournie par son palefrenier. Marita ferme les yeux dans sa chemise de nuit blanche et elle s'endort. Dans la nuit ses bras se tendent dans le vide et ses jambes se ferment sur une absence, de sa bouche sortent des soupirs. Marita est polygame mais il lui manque un seul homme, celui qui saurait la faire vivre la nuit jusqu'au petit matin. PAGANISME Nom donné par les chrétiens des premiers siècles au polythéisme, auquel les habitants des campagnes restèrent longtemps fidèles.

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    Vers la Maîtrise ( de la poignée de main, j’espère, dit le petit pépère) On peut recevoir un point (.) dans la figure (JUSCAQ (ouille)) et ça ne fait rien. ou alors : JUS .CAQ, mais là encore ça ne fait rien ( à moins d’avoir de l’imagination jusqu’à une certaine exclamation :CAQuetage ! ). Je peux et je veux repartir sur de bonne base ; comme après le point, le commun des mortels se regagne et s’avance jusqu’à la virgule du point, soit le point virgule. Démonstration : Je suis mortel comme Socrate ; or je suis un pseudo ; Tous les pseudos sont des faux ; donc, la grotte aux miracles. Hélas, je ne suis ni Philosophe, ni Nini peau de Fien ( j’ai pas les nichons). Seulement Je suis, j’existe, disait Quelqu’un qui regardait dans des cartes… Je me trouve en ma demeure ( ça commence à faire beaucoup de « je »)- et trouve dans une étagère chargée de pieds plats… pardon, de papiers ; trouve un livre de seconde main, « vers la maîtrise de Tex… » ( wouah wouah !!) ( Zut, j’aurais bien voulu du Pierre Etaix. Wiki, viens à moi ! Oh l’ éléphant !) Aussi, j’ai plongé dedans, mon index, à l’index des auteurs cités. Et j’ai cherché, cherché, Ah, mais en vain, n’ai pas trouvé de Sully Prudhomme. Non mais, Quel affront à cet homme ! Prix Noble de lit…de Suède. Et des ratures… ( Ah, ce vase brisé ! L’est bel et bien brisé, Ah je jette un gant ! Que je n’ai au doigt, le gant de Suède, par contre J’ai bien « Un château en Suède », mais pas en pierres le château de Suède, mais il dot bien y avoir quelques vieille Pierres en Suède ; quel beau pays la Suède) Bernique ! Pas de Sully, me dis-je, et reber nique ! Stendhal oui, Stravinski oui, Supervielles Oui, Sully prudhomme non ! Je vais donc voir le « Jules » à la page 198 ( il n’y a pas que Caesar qui s’appelle Jules ) Car il faut bien se rabattre, et sur quelque chose, comme le rapace. Et le rat passe passe, passe…et la zibeline pisse pisse, et se fait rare…rare. Et les Serres, Michel les a récupérés ! à moins que, chaudes, ... ( enfin, quelque chose pourra toujours nourrir des rats, comme une collection de statistiques…comme dans ce Pilote qui s’auto-analyse le sex…, les années soixante.) Un tiret rouge, je vois, et par la droite je lis: a) Faites le plan détaillé de l’introduction et de la conclusion. b) Rédigez le commentaire composé de ce texte. Et je lis le TEXTE qui suit, bien sûr ( je ne suis pas un rat tiboiseur de bibliothèque pour rien) « Quand le… … …en courant » ( il y en a une tartine-dont je vous dispense la lecture- dans les trois trois petits points, et pour cause de fabrique personnelle.) J.S.L.C.T.G ,1959 ( là, je fais un peu d’hermétisme genre L.H.O.O.Q.) Sujet : Vous ferez de ce texte un ( ce que j’en ferais, oui, et je peux le faire, un peu je peux, si Péchéché l’autorise ) Vous pouvez ( un peux, je peux, je veux comme le pou veut son poil ), Entr’autres, y étudier ( d’un point de vue culturel : ça parle aussi d’ « étude » dans un roman de Flaubert, à l’incipit ) la façon dont le poète tente de donner une forme ( attention, la forme écrase les formes) Et un sens à son … devant la ….d’… ( là, il faut deviner dans les vides ; par exemple, je poserais dans les vides : air perplexe, grille, égout et des couleurs) TEXTE : …Quand le chou-pleur-hélas-pour …S’instruire des cageots où, fou, ...Le fruit -sans goût- se transporte, …Quand le chou-pleur fleure, 5..Et que la vie vaut l’asti…quage, …Dévot, de pis de vache au pot ; …Quand l’échappement peut ment …Jusqu’à devenir auto-man-drill ; …Que nos « sans amours » velus, 10.grandiloquents sous les tic et les toc, …Hauts les toc doctes d’être voulues ; …Et que « de votre moi à mon autre moi » …Chemin Faisan, oui mais lequel faisan, …Ô Bestiaires, fait de « Jacadi pan pan » 15.qui nous dit « j’abuse, j’en ai buses » …Des abus de l’Amour si volatile ; …Que le temps d’y voir des acrobaties, …Nous n’en sommes qu’à la basse-cour. …Qui nous invite de palais à palet froid 20.autour de l’A- ce vautour- cette tourelle, …Qu’Ainsi va le vent en cases de marelle …Qui ne trouvera pas de « notre émoi » ?. Juscaq Verperte. Le Clan des Commodes, Gatrimard, 2014. Sujet : Vous ferez de ce texte, un commentaire dévot, vous pourrez- entre les notes- y stipuler la façon dont le pourri ( pseudo) tente de donner une forme et un sens à son …devant la ...d’… ( avec des points, l’on enfonce des portes closes, et quelles closes portes ?!)

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  • 08/18/14--05:25: Autrefois par Coeur_lumiere
  • Âme sensible, détournez votre regard, les mots suivants ne sont que haine et douleur. Il y a des nuits où je suis un roi, et d'autres ou la vie est facile, mais il y en a une qui me terrifie d'effroi à chaque fois que je me sens glisser dans les limbes. Nous sommes dans une ville, certaines personnes fuient la police parce qu'ils n'appartiennent pas à la bonne ethnie. Je fais partie de ceux-là, je me cache. La peur est ma respiration, ma sueur, le battement sourd de mon cœur dans ma poitrine. Une porte vole en éclats, je suis arrêté, emmené, battu. Je reprends conscience dans un camp, mon uniforme est rayé. Particularité, nous sommes dans un immeuble dont les murs sont de verre. Les gens passent devant nous, nous regardent et continuent leur chemin comme si de rien n'était. Un sentiment de résignation devient mon quotidien, survivre est la meilleure résistance. Pourtant la colère est en moi, je ne serai jamais du bétail. Je vais vers une vitre et je hurle ma colère et mon mépris. J'entends et je reçois un choc à la jambe. Je m'effondre. Un officier s'approche de moi. Me prends par les cheveux, me tire la tête un coup sec en arrière et ... Se réveiller dans la nuit avec la sensation qu'une lame d'acier vous cisaille la carotide. Continuer à ressentir le grincement du métal sur la chair, assis sur son lit. Lumière allumée et oreiller sur le cœur. Et pourquoi vouloir continuer à dormir seul ?

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    Puisque j'ai gagné l'oeil du photographe, un petit jeu qu'on fait entre blogueurs, il faut que j'organise la prochaine manifestation. Ce sera l'odp15 début septembre. Pour organiser un "oeil du photographe" j'ai besoin d'une photographie "ratée". De ça je ne manque pas - encore que je fais le tri de plus en plus, et me discipline sur la nostalgie du flou, de l'à-peu-prés qui serait plus exact pour représenter une somme d'instants qui constitue un moment que la précision du cliché (ho j'te cause là, je te fais "coucou" )(c'est marrant parce que cette adresse concerne 2 personnes dans des directions totalement diffèrentes )( marrant surtout pour moi, un peu déroutant pour tout le monde je dois l'avouer, et, probablement pour moi aussi à la fin...). Alors j'écume mon disque dur. Cette corvée lancinante - des disparues, et un disparu, de mes écrans peuplent un peu les pixels de ces fichiers, pour ne rien vous cacher - m'épargne de me consacrer à d'autres, corvées ce qui me donne une disponibilité, excessive - ma disponibilité à une époque a joué des tours à plus d'une personne, ce qui comme au scrabble fait mot compte double quant à la pénibilité du brassage nostalgique. Et donc je tombe sur une photo d'une personne de dos sur un bord de rivière gonflée par l'hiver. Evidemment cette photo est environnée d'autres photos où cette personne n'est pas de dos mais de face, elle sourit trop gentiment, elle ne sourit pas mais ses yeux cachés derrière des lunettes 3D apparaissent tout de mème sur la photo...enfin bref, cette personne ...cette personne. Un jour faudra qu'on m'explique. "Ou pas" diraient les bovaristes, "le mystère..." Pas pour moi ça, je suis une Sherlok, le mystère c'est sauce vinaigrette ou croque au sel, mijoté à la rigueur. Et pas de reste on sauce son assiette. Alors je me demande, parce que la photo correspond à ce que je cherche, si je dois demander la permission à la personne de dos, loin. Et cette question me renvoie aux doutes en abyme, infinis de mes névroses, des conneries sucrées dont on nous gave depuis l'enfance, les princes et princesses, les bottes de 7 lieues, et des conneries amères qui sont sensées nous purger des 1ères par la suite. Quel rapport avec Alien ? Quel rapport avec vol au dessus d'un nid de coucou ? Il est évident et cette personne l'aurait surement vu comme moi. Quel rapport entre "Vol au dessus d"un nid de coucou" et "Alien" ? Je serais brève. Dans Vol au dessus d'un nid de coucou le héros est confronté à un univers qu'il ne connait pas les codes, dont il cherche à briser les codes. Dans Alien le 8ème passager est aussi confronté à un univers étranger dont il brise les codes. Dans les 2 fims on a un univers social clos, forclos mème, aux règles à la fois idéologiques et comportementales relativement rigides. Et le héros pour survivre authentiquement s'efforce de rallier à sa cause les personnages secondaires, avec succès dans un 1er temps. Pareillement les personnages secondaires vont sous l'influence du héros exploser, et se trouver plus ou moins détruits par une force qui leur vient des tripes. Moi ça me pose un léger problème, parce que je connais des gens qui ont explosé sous l'effet de forces internes. Avant les fous, les malades mentaux, on les appelait des aliènés - aujourd'hui on dit de certains qu'ils sont sujets à des addictions, menés par un manque. Sans être trés compètente en "folie", il me semble qu'on souffre pas mal dans les CHS, et pas seulement à cause des institutions. ( là je réponds à un message privé )(au fait laisse tomber p'tit gars, je dis pas que tu s'rais déçu, mème si tu le serais, je ne suis pas disponible, du tout ) On objectera la valeur opposée, moralement, : un héros négatif pour Alien, un héros "genre" positif pour le coucou. Je regrette mais depuis qu'on appelle les indiens des "native american" et les terroristes "résistant" on sait que l'histoire n'est pas avare d'ambivalence morale. Nicholson dans les Coucous c'est le 8ème passager d'Alien. Symboliquement trés proches. J'aurais pu parler de Shrek aussi. Dans Shrek... et sinon tu connais le Loup et les 7 chevreaux ? (à l'usage de mes fans éplorés - j'ai écrit une page qui commence à prendre forme. La suite, existera donc, faudra être patient, comme moi je suis patiente )

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    Bien sur pas énormément mais il a gagné ! Bon une rentrée d'argent soudaine, que faire . Être raisonnable, mettre de coté pour prévoir les coups durs ou s'offrir un rêve, s'offrir plus loin que l'horizon . Il va s'offrir un baptême de l'air. Pas celui du quidam, un vrai, un beau, un acrobatique. Il fait recherche des agences spécialisées dans ce type d'événement et trouve à quelque 50 Km de chez lui, un aérodrome avec une compagnie de transport qui fait aussi cette prestation. Après renseignement pris, inscription effectuée et rencontre du pilote, voici notre héros assis à l'arrière d'un petit avion avec un très gros moteur capable de faire moult manœuvres dans les cieux azuréens. Le pilote s'installe aux commandes et avant que le moteur remplisse l'habitacle de son assourdissent vrombissement, le passager insiste bien auprès du Guynemer de l'Indre et Loire profond sur le caractère unique et de l'importance que cela a dans sa vie de privation et d'ennui. Le moteur ronronne au début et puis l'avion s'élance, le bruit est infernal entre le moteur et le vent, mais il ne décolle pas. Il roule sur la piste, droit vers le rideau d'arbres et juste au dernier moment il s'élève et passe à ras au-dessus du sommet des plantations. Le pilote est fier de son effet et pense avoir bien impressionné son client quand il entend une voix venant de l'arrière :"ah ça je m'y attendais !" Le pilote est surpris de l'attitude du passager et décide donc dans lui faire gouter à la manœuvre de la "feuille". Presque tout le monde connaît cette capacité qu'ont les avions à tomber en imitant une feuille morte. Le pilote qui s'y connaît en zinc, décide de présenter à sont hôtes l'étendue de ses connaissances. Il lance son engin à la verticale et grimpe, grimpe, grimpe et puis le moteur se coupe et l'aéronef chu. C'est la panique à bord, le passager croît sa dernière heure arrivée quand le pilote rallume le moteur et reprend comme de rien était un vol horizontal. Le pilote totalement satisfait de lui et pense avoir bien impressionné son client quand il entend une voix venant de l'arrière :"ah ça je m'y attendais !" "Ah bon, comme cela il s'y attendait, comme cela il s'y attendait, il s'y attendait et bien on va voir s'il s'attendait à cela !" Le pilote fort de toutes ces heures de colles décide de faire un rodéo pour expliquer les principes de la voltige à son passager. Tout y passe, le vol sur le dos, le côté, l'autre côté, sur le ventre, avec une spirale, en montant, en descendant, en chutant. Le passager est secoué dans tous les sens et au bout d'un moment on l'entend dire : "ah ça je ne m'y attendais pas!" Le pilote alors décide de poser l'appareil et ensuite une fois à l'arrêt demande à l'heureux "gagnant" s'il est satisfait du coté acrobatique de la sortie. Le passager se dit totalement satisfait bien qu'un peu malade et il s’expliqua au pilote la situation. Quand vous avez roulé sur la piste sans décoller et qu'au dernier moment vous avez tiré sur le manche pour passer à ras du bosquet d'arbres j'ai eu si peur que je me suis uriné dessus et j'ai dit alors: "ah ça je m'y attendais ! " Quand vous avez fait grimper l'avion à la verticale et qu'ensuite vous l'avez laissé ne tomber pour rallumer le moteur juste avant de s'écraser que j'ai eu si peur que je me suis déféquer dessus et j'ai dit alors: ah ça je m'y attendais ! Mais quand vous m'avez remué dans tous les sens, en haut en bas, a l'envers au point que je ne savais plus qui j'étais, mon urine et le reste est ressortie par le col de ma combinaison de vol ... j'ai dit alors;"ah ça je ne m'y attendais pas!"

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  • 08/19/14--14:44: terre et eau par Vallere
  • Face au bataillon fou des mainates, les oiseleurs n’ont plus droit à un seul mot, des enfants jouent sur des terrasses écaillées. Au fond de l’impasse fleurit une bignone au rouge fatal, mais, à cette heure naissante, d’autres pêcheurs ont mis des poissons en cage et des brumes naviguent sur les roches ; lacustres, les vies s’entendent dans des symboles ancêtres, les mots s’échangent dans des signes entendus et, au devant de nos pas brûlent encore dans leurs rituels d'autres papiers de couleurs portés par l’ air matiné doucereux ; c’est un jour neuf, les nouvelles se renouvellent pour que l'anguille file entre sa destinée.

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    Frères humains, qui après nous vivez, N'ayez les cœurs contre nous endurcis, Car, si pitié de nous pauvres avez, Dieu en aura plus tôt de vous mercis. Vous nous voyez ci attachés, cinq, six : Quant à la chair, que trop avons nourrie, Elle est piéça dévorée et pourrie, Et nous, les os, devenons cendre et poudre. De notre mal personne ne s'en rie ; Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre ! Notre mort vous est indifférente, même si vous compatissez à celle-ci. Se frères vous clamons, pas n'en devez Avoir dédain, quoique fûmes occis Par justice. Toutefois, vous savez Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis. Excusez-nous, puisque sommes transis, Envers le fils de la Vierge Marie, Que sa grâce ne soit pour nous tarie, Nous préservant de l'infernale foudre. Nous sommes morts, âme ne nous harie, Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre ! Pouvez-vous imaginer ce qu'il nous est fait comme sort, ne l'ignorez pas s'il vous plaît La pluie nous a débués et lavés, Et le soleil desséchés et noircis. Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés, Et arraché la barbe et les sourcils. Jamais nul temps nous ne sommes assis Puis çà, puis là, comme le vent varie, A son plaisir sans cesser nous charrie, Plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre. Ne soyez donc de notre confrérie ; Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre ! A chaque minute qui passe , nous devenons poussière, ne nous oubliez pas Prince Jésus, qui sur tous a maistrie, Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie : A lui n'ayons que faire ne que soudre. Hommes, ici n'a point de moquerie ; Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre ! Nous partons à jamais vers ce que la mort nous réserve, nous avons besoin juste que vous nous accompagnez dans ce voyage. Ce texte magnifique de François Villon nous rappelle simplement que nous sommes mortels et que ceux qui sont en train de passer se rappellent qu'ils font partie de notrecommunauté à laquelle ils demandent de les aider à franchir le pas. Nous avons tous pensé à la Mort, notre Mort, ou nous y penserons un jour. La mort comme la naissance est un acte individuel, nous sommes seuls face à cet événement. Notre vie s'est passée dans l'interaction avec les autres, rien ne s'est fait sans que cela pour tisser une relation aux autres, même ceux qui ont réussi dans la vie , ils l'ont fait en relation aux autres. La mort je la vois comme la fermeture d'un interrupteur d'électricité, allumé avant et éteint d'un seul coup. Bien sûr, je me dis qu'il faut préparer à cette extinction, pour que lors de la disparation de la lumière, elle brille encore pour ceux qui restent. Ma pensée ne me permet pas d'imaginer que , une fois dans le noir, une autre lumière jaillisse pour me montrer autre chose. Dans le noir , je ne suis plus, ni être pensant , ni animal vivant, je suis matière sans âme, qui délivre au reste du monde, les protéines, les restes, les poussières. Ma trace est uniquement dans l'esprit de ceux qui m'ont connu, dans les écrits que je laisse, et surtout dans tout ce que j'ai initié et qui a une chance de durer , d'être repris par les autres pour être poursuivi. Mais mon amour, toi que j'ai tant aimée Et qui reste en chemin où est partie avant Amour , que reste-t-il de nos sentiments Ceux qui nous ont portés dans les cieux Faut-il croire que l'amour n'est rien puisqu'il ne dure pas Après notre départ alors qu'il était plus haut que les nuages Plus violent que bien des tempêtes dans la haute mer Plus porteur d'espérances que bien des paris fous A l'instant de fermer les yeux, que va t il monter dans notre esprit comme dernière image ? L'image ultime de ce pourquoi nous avons été....

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    LES GLANEURS ET LA GLANEUSE Je la trouve joueuse Agnès Varda, elle pétille et partage. J’aime cette femme, sa sensibilité, sa poésie, sa curiosité et sa capacité à jouer justement. Jouer avec les mots, avec les images, avec le temps qui file. Dans sa voix, ce temps n’y fait rien d’ailleurs… la jeunesse perdure, l’enthousiasme de l’enfance reste présent. Avec en point de départ et toile de fond « Des Glaneuses » de Millet, dans son documentaire « Les Glaneurs et la Glaneuse », Agnès Varda parcours la France, entre villes et campagnes, champs et trottoirs, producteurs agricoles, glaneurs, marchands, artistes, cueilleurs, psychanalyste, baraquements de sans domiciles fixes ou grands domaines vinicoles. Elle fait le grand écart et tisse doucement des liens entre tous ces espaces. Au gré des régions et des rencontres la réalisatrice ouvre des fenêtres par lesquelles elle nous laisse voir des morceaux de vie. Ces glaneurs où qu’ils soient, se baissent et ramassent, d’un geste ancestral effectué vers la terre ou sur les trottoirs, ces surfaces naturelles ou citadines offrent chacune des richesses abandonnées par d’autres. Et si au contraire ils lèvent le regard et les bras dans le geste de cueillir on dit alors qu’ils grappillent. Nécessité, plaisir, posture politique, art de vivre, tradition familiale… ces récoltes s’inscrivent de moult manières chez ceux qui les pratiquent. Produire, produire et produire encore jusqu’à produire trop ! Récolte égale quotas. Après la « récolte officielle = vendable » les surplus sont à tout le monde. Pommes de terre jetées dans les champs, grappes de raisin encore accrochées aux pieds de vigne, tomates abandonnées sous serre, pommes ou amandes oubliées par les machines deviennent le bien de celui qui les glane ou les grappille. C’est même écrit dans le code pénal « autorisé du lever au coucher du soleil » dit l’avocat en robe, les pieds dans les champs, « sa bible » à la main. Parlons des pommes de terre et des cœurs d’Agnès. La pomme de terre de mauvais calibre, tachée, ou qui n’a pas la bonne forme est rejetée. Rebus ou gâchis, selon où l’on se place ! Parmi les anormalités, celle en forme de cœur trouve une seconde vie sous le regard de la petite dame aux cheveux maintenant bicolores. Son regard tendre et créatif transformera la pomme de terre en symbole et en acte artistique. Tout comme ses apartés où l’œil de la caméra scrute ses cheveux, ses mains et leurs signes de vieillesse. Autoportrait sur les traces du temps visibles sur le corps. Clin d’œil et main qui attrape, la réalisatrice joue caméra à la main. Autre glanage, celui des idées, des souvenirs, des images attrapées de ci de là. Sa voix accompagne et nous raconte. Elle parle et elle rape Agnès !

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    Merci à Stéphane Bern de nous faire découvrir les merveilles qui se cachent dans les salons bourgeois interdits aux misérables gueux que nous sommes. Cet homme a du goût et de la constance, denrées rares de nos jours. Comtesse de Pompadour, impératrice Eugénie, courtisanes ayant le feu aux fesses , tous les grands personnage hauts en couleur des coulisses de l'Histoire défilent devant nos yeux ébahis. Ici tout n'est que dorure, luxe et voluptés. Merci a Stéphane et a sa mise en plie impeccable, à sa tête d'ampoule qui éclaire nos nuits sans lune.

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    Acteur protéiforme, aussi a l'aise dans la comédie de mœurs que dans le drame psychologique et les prétoires, le petit Samy suit son petit bonhomme de chemin sans faire de vague. Exigeant tant dans la vie que sur la scène, il postule en 2013 pour le prix Nobel de la paix, poussant le mimétisme avec Jésus jusqu'à distribuer des pains en public. Un homme un vrai, avec des burnes en kevlar et un cerveau réduit à sa plus simple expression.

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    Difficile d’apporter un nouveau commentaire sur ce film tellement il a fait l’unanimité depuis bientôt 40 ans. Nous avons tous admiré Jack Nicholson incarnant le fantasque Rp Mc Murphy, mais je voudrais qu’on s’arrête un instant sur le personnage de Chief Bromden (dans la version originale) le grand Chef indien dont le rôle est tenu par Will Sampson. « T’es bâti comme un chêne et costaud comme un roc » lui lance McMurphy Mais Grand chef ne répond pas. On dit de lui qu’il est sourd et muet de naissance… Pourtant jamais un être ne s’est autant exprimé sans qu’aucune parole ne sorte de sa bouche. Cette montagne de silence est comme un volcan endormi. Le livre de Ken Kesey lève un coin du voile sur cette figure hors du commun. Enfant déjà « Grand Chef » se savait un vestige de la conquête de l’Ouest. Vestige parqué pour l’éternité dans ces zoos humains que furent les réserves indiennes. C’est en famille que l’homme blanc s’amusait à les visiter durant les vacances pour montrer aux plus jeunes le chemin parcouru par le progrès et la civilisation. Et c’est à cette époque que Grand Chef prit conscience qu’il n’était qu’un élément du décor, déjà pétrifié aux yeux de l’homme blanc. « Si je ne parle pas, si je fais en sorte de ne pas les regarder et de ne pas les entendre, alors ils ne me verront pas. » Et c’est ainsi que sa personnalité va petit à petit s’effacer, s’amenuiser jusqu’à disparaître dans la montagne de chair qu’est devenu adulte Grand chef . A tel point débile aux yeux du monde qu’il ne pouvait finir autrement que derrière les murs d’un établissement psychiatrique, toujours plus soustrait à la vie et toujours plus enfoui en lui, à l’abri des autres. Mais voilà que le diable entre en scène… Le fripon, le trickster, littéralement celui qui joue des tours, en la personne de RP Mc Murphy. Cet homme venu de nulle part, va faire son apparition tel un « deus ex machina » des tragédies grecques d’antan et le microcosme clinique et psychiatrique n’y survivra pas. Tous seront traversés par cette force instinctuelle et primitive qui va s’emparer, et c’est là que réside le génie de l’auteur, non pas de la raison de chacun mais de la folie de tous. Cette folie qui va se muer en une véritable Dé-Raison, tirant Grand Chef de sa gangue de pierre et qui finalement le poussera à vivre et à témoigner. « Toi tu es plus grand que moi !»

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    Hermann Hesse était avant toute chose un fervent apôtre de la dualité des choses, et de leur unité. Alors qu’il était en cure à Baden, un homme qui lui était particulièrement antipathique, s’adressa à lui en ces termes : « Bonjour, vous m’avez l’air bien joyeux aujourd’hui ! » C’est vrai, je suis gai…j’ai découvert que la réalité avait encore une place à Baden ! » Inutile de préciser que mon interlocuteur me fit très mauvaise figure… « Vous avez donc cru que la réalité n’existait plus ! Mais puis-je vous demander ce que vous entendez par réalité ? » « Oh », dis-je, « c’est une question bien difficile à résoudre si on l’envisage d’un point de vue philosophique. Par le terme de réalité j’entends presque la même chose que ce qu’on désigne sous le nom de nature. La réalité est étrangère aux histoires de cure et de maladie, aux romans qui ne parlent que de rhumatismes et aux drames de la goutte. » « Comment cela ? Les curistes eux-mêmes n’ont pas de réalité pour vous ? Moi qui vous parle en ce moment, je ne suis pas réel ? » « Je suis désolé, je ne veux surtout pas vous blesser, mais les choses sont bien ainsi… Vous existez, monsieur, je ne peux le nier…Vous partagez en cela le même sort que vos proches et que vos chers parents ; je veux parler de la vertu, de la raison, de l’impératif catégorique et de tous les idéaux de l’humanité que vous chérissez tant ; nous sommes fiers de vous, mais vous n’avez malheureusement aucune existence réelle…Sous votre gilet se trouve bien le menu du repas de midi, mais pas un cœur. Votre crâne tellement bien imité qu’on le croirait authentique renferme bien un esprit mais pas une parcelle de nature. Jamais encore je n’ai rencontré un personnage comme vous, espèce de malade perclus de rhumatismes, espèce de curiste ! Vous êtes tellement inexistant que vous en devenez grotesque…Mon pauvre vieux, on ne trouve décidément rien en vous que des journaux et des feuilles d’impôts, des œuvres de Kant, de Marx, de Platon et des tables de calculs d’intérêt. Un souffle et vous disparaissez ! Vous n’êtes ni un objet, ni un être humain. Vous êtes une idée, une abstraction totalement vide. »

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    A écouter religieusement, seul ou en famille, voilà une radio qui, sans faire de bruit et a force d'humilité, a su gagner l'estime de ses auditeurs à grands coups d'anecdotes inédites sur Notre Seigneur. On retiendra que pendant 15 ans, l'abbé Rézina, au micro et tard le soir, trouva les mots pour soulager le pécheur nocturne et insomniaque, sans hypocrisie, sans avoir l'air d'y toucher, avec une ouverture d'esprit qui en remontrerait à la plupart de nos penseurs laïcs. Un homme dont la probité n'est plus a démontré et capable de sonner le tocsin sans les mains. Un tel courage politique manque cruellement de nos jours.

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    "Sois toi-même car les autres sont déjà pris." - Oscar Wilde ... Pas la peine vraiment de perdre son temps devant le miroir, pas la peine de faire semblant, de vouloir être autrement, autre chose, quelqu'un d'autre...blablagnagnagna vous connaissez la chanson, les magazines le disent bien mieux que je ne saurais, et toutes les théories de développement personnel le confirment, restez vous-même ! Ce sont mes deux cent mots pour annoncer ce court-métrage, sans prétention ! Elle a rendez-vous avec l'homme qu'elle a aimé, il ne va pas tarder. Elle ne sait comment s'habiller, et bien entendu, elle se trouve moche : poussons la porte de la salle de bains ! http://youtu.be/UpJFE8UcFcU Enjoy !

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