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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    Vous n’avez pas dit : « ça vase » ? Pardon, c’est moi qui ai dit « vase » ! Comme ce mot vase est charmant ; Je puis en faire un mot soupirant. Que vient à votre pensée quand le « vase » est extra ? Plutôt, à quoi pensez-vous quand je dis le mot « vase » ? Plutôt encore, que vient-il dans votre pensée quand le mot « vase » est prononcé ? Quand il est prononcé par Moi, c’est une chose, mais imaginons que je ne sois pas concerné par le mot « vase ». Si j’étais animateur de jeu sur une chaîne d’un gros promoteur « d’immobilité » ; pour lequel le mobile s’allie au immobilier dans le meilleur mobile du monde : jouer au play-mobil ! Donc, si j’étais animateur loquace et populacier, je ferais se rencontrer des familles pour le meilleur et pour le jeu. ( et je ne sais pas pourquoi, j’ai pensé à « jeun » ) ; par exemple, la famille « Martel » de Coupvray contre la Famille « Soussi » de Poitiers. « à quoi pensez-vous quand le mot « vase » est prononcé ? » poserais-je comme question de jeun pour le représentant de deux familles. le plus rapide des deux appuierait sur un buzzer qui fait « crr tuuuit » et donnerait sa réponse en si peu de mot, il gagnerait alors le droit de poursuivre le jeun avec sa famille, et dans le cas ou sa réponse serait celle qui se donnerait en plus grand nombre dans un panel constitué d’une centaine de personnes tirées au hasard ; ( pris en train de bricoler ou de faire la vaisselle, et en l’abstinence de ceux qui seraient à la pêche ou alités de nuit, au lit, avec une envie pressante ; pour lesquels cas, la réponse pourrait être fortement induite par leur activité respective ) de la communication téléphonique communicante. Parce qu’il faut tout de même sonder la partie active de la population ; avec un téléphone ou quoi d’autre ? Mais bon, comme je viens d’inventer ce jeu ! Aussi bien, je ne peux pas savoir s’il existe quelque part, ce jeu d'induction, dans un pays ouvert au jeu comme les cuisses sont ouvertes à la grenouille ou comme les billards sont ouverts au jeu de queue. N’étant pas cet animateur sagace dans un jeu des familles, Je ne puis pas savoir quelle serait la meilleure occurrence de réponse, quand je poserais cette question qui ferait buzzer « A quoi pensez-vous quand le mot « vase » est prononcé. et je sens bien que le faux animateur « foutraque » dont j’imagine là -par votre pensée rationnelle- ce que je serais supposé être, sans même une espèce de cœur qui palpite - en posant cette question « fêlée »dans un commentaire fait exprès et, par conséquent, qu’il courait de lui même à sa perte. Mais j’assume et revendique un cœur " des reins " dans une pochette surprise. Voulez-vous une définition du Cœur qui n’engage à rien : « Le cœur est un moqueur de recherche ». Bien entendu je ne pourrais savoir la meilleur réponse ; que d’aucun qui a le coeur ( de rockeur ou de pierre ) de se la poser, pour se poser quelque part, sa pompe, et qui pourrait y penser quand le mot « vase » est prononcé haut et fort avec sentiment pas vraiment distingué. Et puis non, une pompe n’est pas un coeur ! Et bien sûr j’interdirais à tous les dictionnaires à portée de main de venir faire poids dans la pensée de la réponse à donner. Ce n’est pas pour autant que je veuille élever le débat pour en aboutir au culte de ma pompe ; loin de là l’idée de culte à ma bassesse, quand bien même je ne suis qu’un pseudo qui passe par là, et se fend la pomme, et questionne le miroir dans lequel il voit le reflet par derrière son épaule, et l’autre, qu’il subodore en flouté et en réponse appropriée :« zyva » : « zyva comment tu t’la racontes, zyva péteux de ptain s’ race, zyva ! » Vazy l’autre, qui peut très bien être à même de se poser la question quand bien même, pour le fun quoi ! ya pas casse dans la baraque ! « à quoi fait penser le mot »vase » quand il est prononcé ; quand bien même la France serait en danger ! Mais restons prosaïque dans la forme… caïque, car je ne veux pas vous emmener sur un terrain glissant, bien entendu, quand je me la pose à moi-même, la question, et je suis bien en droit de me la poser, puisqu’elle me pose problème ! Et la Birkin…oh, dans le gars doux ! Aussi, une fois la question pour moi, posée, il m’est venue une réponse, tellement évidente, la réponse que je serais tenté de répondre pour cent gens « tapés » du panel ; même, je serais prêt à parier pour la majorité des réponses, là où je supposerais que la mémoire collective sait, et que celle-ci aurait la « bonne réponse » . Cette mémoire collective façonnée par ce que l’on apprend dans la communion des pensées. Où croyez –vous que l’on ait appris des tas de choses dans un endroit ou les jeune épis sont là pour se faire enfoncer des « nards » dans le crâne et les biceps… …souviens-toi grand enfant de se qu’on te donnait à apprendre, souviens-toi pêle-mêle: Charlemagne et sa barbe fleurie, Henri 4 et son panache, sa poule et son cheval, Sully son ministre, ses mamelles, Louis 14 et son sommeil, Du Guesclin et son pont, Roland et son corps, De Gaulle et son appel, et Yvonne alors, Apelle et ses raisins, les fainéants et leur char, Dom Rémi et ses moutons, Woody et son Haleine, Colomb et son œuf, Delon et son Eclipse, Foch et son Képi, Joffre et son Képi, Gallieni et son képi, le militaire et son calot, Charlot et son melon, Foucault et son crâne à zéro, Toto et Hugo, la rose et le réséda, Toto se rase pour la première fois, Poulidor toujours second, le vase ….. Maintenant je pense que, dès le début je vous ai induit en réponse, je n’aurais jamais du dire "extra». Mais admettez tout de même que, le mot « vase » reste toujours entier, plein de possibilités, tandis que si le mot vase était « cassé » il ne serait plus un « vase », mais qui sait, peut-être un « objet » pour voter. Imaginons maintenant que je pose la question dans un Pays autre que la France, en Belgique francophone par exemple : « à quoi penser vous, une fois, quand le mot « vase » est prononcé « ; D’ailleurs l’on pourrait dire « entendu » à la place de « prononcé ». Cette fois je serais tenté de croire que le sceptre des réponses serait long. Et la réponse ne serait pas une réponse « française » étant donné que la France n’est pas la Belgique, où un petit chouïa à Bruxelles… Imaginons que je sois Belge, que répondrais-je ? Mais ça y est, je sais et je le dis, je le dis ? Je penserais que je répondrais « bleu » parce que « le vase chinois», il l’est bien, bleu, et pourquoi pas ! Mais ce me semble évident, à cause de …les deux là dedans, un homme et un chien, comme de bien entendu. En deuxième réponse dans le panel, je pense que « lotus » serait une réponse ; comme de bien entendu. Et je pense que, un belge un peu farceur et pratiquant l’humour belge dirait « une voiture de course c’est sûr». Maintenant je ne suis pas bruxellois, je ne peux répondre pour un Chou de Bruxelles. Aussi quand le sujet est épuisé et qu’il s’enlise, peu à peu, le sujet, ne vaut il pas mieux de finir en poésie : J’ai vu je ne sais où, le vase d’une chambre ; la fleur n’en était membre, et la nuit était au trou . PS : et finalement, pourquoi cette question toute bête « à quoi penser vous quand le mot « vase » est prononcé » ; et parce que vous seriez incapable de répondre à cette autre question, et de connaître MA pensée ( en un seul mot): « Quelle est MA pensée quand j’écris « plumes de corbeaux » ? » Réponse à voir …prix à recevoir...estime à la lettre...accolade...sincère salutation... Un jour, loin de ce jour ci, parce que les mots auraient dit ceci ou cela; à celui là il est arrivé qu’on lui dise ce qu'il pense...

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    Vous êtes fauché ! Votre site de rencontres préféré vous a donné l'opportunité d'un dîner avec la créature de vos rêves... vous y êtes enfin arrivé, que de difficultés, de parades et de mytho-âneries pour y parvenir ; vous en êtes encore tout étonné... mais pas un radis en poche depuis le 8 du mois, z'êtes fauché et l'évènement tant attendu est là ! Vous n'avez plus de quoi lui offrir un vrai bon restaurant et le pizzaiolo en bas, un ami de voisinage (vous avez une ardoise chez lui, ça crée des liens), ne fait plus que des livraisons à domicile ; de plus vous avez de sérieux doutes sur la fraîcheur de ses produits depuis la dernière Coupe du Monde de football (deux potes ont fini sur une civière à la 72e minute quand même). Pas de panique, on peut toujours arranger les choses : faisons le point... Bon, vous êtes fauché.  Mais vous n'êtes pas seul, et puis vous êtes malin ! Empruntez, contre le ferme engagement du paiement tantôt de votre ardoise, trois tables de la terrasse du café du coin (Il ferme à 20h, ça ne devrait pas lui manquer). Une fois ces tables dans votre salon (qui fait salle de jeu et chambre à coucher aussi), disposez les en triangle, vous ne mettrez vos chaises qu'autour de la plus accessible. découpez les draps du lit et faites-en des nappes et des serviettes, des tentures et caches misère, réservez les chutes.  Vous devriez pouvoir trouver des couverts pour deux ! Sortez les bougies (tout le monde en a dans une boîte quelque part, cherchez !).  Ok, vous êtes fauché, mais vous êtes créatif ! Dans la cuisine, les deux boîtes de thon, les conserves de quenelles "goût brochet" et de macédoine de légumes devraient faire l'affaire. Dressez le thon en bouchées et couronnez-le d'une demi olive par assiette (un mangeur de pizza retrouve toujours une olive oubliée !) rectifiez l'assaisonnement (pas de sauce pimentée pour pizza !)… Vous ferez le "Brochet en quenelles et sa farandole de légumes" plus tard ; faire la cuisine peut être un atout aux yeux d'une belle, mais par pitié, cachez les boîtes… Fauché comme les blés, mais tenace ! Vous vous habillez comme pour un entretien d'embauche ; si vous avez une tenue de soirée, c'est mieux ! N'oubliez pas les chaussures de ville, cirées ! Un morceau du drap réservé, plié proprement sera votre pochette. Vous êtes fauché mais déjà plus détendu… Tout en préparant votre laïus d'homme idéal, vérifiez les détails de votre salle de restaurant privatisée, puis éteignez le plafonnier (la télé aussi, pas d'impairs !). Allumez les bougies et mettez de la musique. Attention, le choix du disque est primordial… quand on est fauché, c'est 80 à 85 % de l'ambiance (et de la note globale)… Ne vous trompez pas, prenez une valeur sûre comme par exemple l'album "Lady in Satin" de Billy Holiday. Voilà, la Belle peut paraître ! "Lady Satin" est un merveilleux enregistrement de 1958, généreusement orchestré et dirigé par Ray Ellis, un écrin pour la voix grandiose et si émouvante d'une Billy déjà affaiblie... Lady Day signe là son ultime chef d'œuvre (elle disparaîtra un an plus tard à 44 ans). La musique d'une femme à la vie difficile et qui dût arranger un peu sa biographie pour cacher la misère de ses souffrances... elle fût d'ailleurs souvent amoureuse... et régulièrement fauchée.   (Copiez les adresses dans votre navigateur web favori) http://www.youtube.com/watch?v=UCsxqDq6B04&index=1&list=PLA60E79E252E052B0 http://www.youtube.com/watch?v=rSS96jD5UpI&list=PLA60E79E252E052B0&index=3 http://www.youtube.com/watch?v=3ecE4m4tNrc&index=4&list=PLA60E79E252E052B0 http://www.youtube.com/watch?v=XK4tmKtpw54&list=PLA60E79E252E052B0&index=5 http://www.youtube.com/watch?v=6IKRo9Nli2w&list=PLA60E79E252E052B0&index=7 http://www.youtube.com/watch?v=PI3t48fqr5E&index=8&list=PLA60E79E252E052B0 http://www.youtube.com/watch?v=PI3t48fqr5E&index=8&list=PLA60E79E252E052B0

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    J'ai grandement apprécié les commentaires de Serenity et Ripley31 sur le film et je voudrais apporter à mon tour ma petite contribution. Plutôt sous la forme d'un hommage à une époque depuis longtemps révolue : L'aventure de Mme Muir 1947 : une rencontre intemporelle Mme Muir, jeune veuve mélancolique, décide un jour de tout plaquer pour se retirer dans un cottage au bord de la mer et y mener une existence paisible loin des agitations de la ville et des souvenirs de sa vie passée. Elle n’attend plus rien des autres et de la vie, et s’abandonne le jour aux promenades solitaires et le soir près du feu aux lectures silencieuses. Cet abandon est aspiration à la paix d’un être marqué par la vie et un appel à une douce et impénétrable rêverie. Mais des phénomènes étranges et surnaturels commencent à se produire, Mme Muir va alors comprendre que la maison qu’elle occupe est hantée par le fantôme de l'ancien propriétaire des lieux le capitaine Gregg, vieux loup de mer bougon et misogyne qui n'apprécie pas du tout cette intrusion dans sa demeure. Les deux personnages devront alors faire face à une surprenante et inattendue cohabitation. Le film aurait pu être une comédie fantastique comme Hollywood les produisait par dizaine dans les années 40 mais il va plus loin…pourtant on ne le remarque pas tout de suite. Sans en dévoiler l’histoire et après de multiples rebondissements, je dirais seulement que Mme Muir et son fantôme sauront tisser des liens improbables à travers leurs deux mondes, se nourrissant l’un de l’autre, s’entraidant même au-delà de toute espérance. Sur l’affiche du film, Rex Harrison qui incarne le fantôme du Capitaine, apparaît en noir et blanc comme s’il surgissait d’un songe de Mme Muir, la sensible Gene Tierney . Est ce parce qu'ils furent habités par leur rôle et qu'ils s'identifièrent à leur personnage qu'ils furent tous les deux frappés par le destin : La fiancée de Rex Harrison se suicida dans de mystérieuses circonstances et Gene Tierney après un houleux divorce sombra dans la dépression, mais la vie d'acteur on le sait n'est pas de tout repos. On remarquera également dans le rôle du séducteur sans scrupules le flegmatique George Sanders qui par un jour d’avril 1972 mettra fin à ses jours dans une chambre d’hôtel près de Barcelone laissant ces quelques mots : « Je m’en vais parce que je m’ennuie. Je sens que j’ai vécu suffisamment longtemps. Je vous abandonne à vos soucis dans cette charmante fosse d’aisance. Bon courage. » Sans nul doute il est parti rejoindre le fantôme de Mme Muir.

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  • 09/03/14--04:12: Loup..... par Warikaduna
  • Ton coeur a cessé de battre avant le mien...fatigué! ce fut dur autant pour toi que pour moi : long combat contre ton corps qui n'en voulait plus mais....j'espère que j'ai su t'accompagner, en tous cas j'ai fait tout ce que je pouvais. De samedi à dimanche, on a passé la nuit dehors; tu étais tellement propre que tu ne pouvais souiller la maison et tu voulais sortir coûte que coûte alors que ...rien ne fonctionnait! Ecoute, ça fait rien, je t'ai aimé tout plein et tu es mon dernier chien. Moi non plus, ce soir, j'en peux plus et je ne t'ai pas pris dans mes bras quand je t'ai amené là bas...je voulais juste dormir parce que ça faisait quand même un bail que tu m'en empêchais.... J'aurais dû te récupérer demain matin mais tu as déclaré forfait.... Ca fait pas rien, finalement, tu me manques déjà, tes yeux tendres , ton air idiot et ta présence toujours au milieu du chemin.....

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    La France suspend, jusqu’à novembre 2014, en raison de la situation en Ukraine, la livraison du porte-hélicoptère Mistral à la Russie, ce à quoi l’un des ministres de ce pays souverain réplique que cette décision n’affectera pas le réarmement de cet empire que l’occident tente vainement d’humilier, par tous les moyens, depuis la chute du communisme. Parallèlement à cette nouvelle démonstration d’une brillante incompétence de la part de l’Elysée (dans la nullité on va parfois tellement loin qu’il est possible de s’y voir décerner palmes et couronnes) paraît le livre « choc » de Valérie la courtisane. Fanfan le bibendum y est, semble-t-il, renvoyé dans la fosse d’aisance qui lui sied bien mieux que le costume de ventripotent présidentiel qu’il porte lors de chaque commémoration d’une date historique (la seule chose qu’il soit capable de faire sans se couvrir de ridicule et encore…). En cas d’annulation de la commande, la Russie, outre de ne pas payer le solde de 400 millions d’euros encore dus, sera en droit d’exiger le remboursement des 800 millions d’euros déjà réglés et le versement de dommages et intérêts extrêmement élevés (jusqu’à un milliard d’euros). A cela s’ajoutent des centaines d’emplois risquant d’être supprimés. Il est vrai qu’avec la traque aux chômeurs souhaitée par le ministre du travail, nos énarques parviendront bien à en faire radier quelques dizaines de milliers pour inverser la courbe. Quand à l’Ukraine laissez-moi sourire. Depuis son accession au pouvoir Porochencko, l’oligarque chocolatier, n’a de cesse (obéissant comme un chien bien dressé à la coalition atlantiste) d’obtenir la reddition de l’est et du sud du pays, majoritairement russophones, en bombardant, à Donetsk par exemple, des bâtiments remplis de civils. Il aura suffi au Tsar rouge de dépêcher mille parachutistes et une colonne de cent blindés en Ukraine pour que l’armée de Kiev batte, abandonnant armes et munitions, en retraite et que le président fraichement élu ne quémande à Vladimir Poutine l’octroi d’un cessez-le-feu. Chez-nous, en Occident, merdias et journalopes crient à l’invasion. Mais quelle invasion ? Un millier d’hommes et une centaines de blindés ne sont, dans la puissance militaire soviétique, qu’une goutte d’eau dans l’océan et les citoyens européens faisant l’effort de ne pas faire aveuglément confiance aux informations erronées, fournies par la presse et la télévision, ont depuis des mois admis que la partition de l’Ukraine est inévitable. Si la Russie avait voulu la totalité de ce territoire, Poutine, qui n’en est plus à une sanction près, soutenu par plus de quatre-vingt cinq pour cent des russes qui attendent de lui qu’il ne se couche pas devant les Etats-Unis déliquescents et leur catin flétrie ; l’Europe, aurait mis en œuvre les moyens adéquats et réglé le problème en moins de dix jours. Concernant Valérie la courtisane, dont le ramassis d’ordures va devenir le best-seller de la rentrée (personnellement je ne me détournerai pas de François Mauriac dont les romans, oscillant entre le très bon et le chef d’œuvre, me captivent depuis des semaines pour lire ce torchon aussi infect que celle qui l’a chié) et à Fanfan la grosse panse, dont la cote d’impopularité va battre de nouveaux records, je m’en remets à Dieu tel que je le conçois, constat d’impuissance à l’appui, pour qu’il m’aide à assister à ce désastre avec l’ironie du détachement et ma confiance renouvelée en quelque chose de plus grand que la bassesse humaine.

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  • 09/04/14--02:23: Etre Femme par Cypou
  • Être Femme Te l’ai-je déjà dis avant de m’endormir dans tes bras ? Je ne m’en souviens plus ; trop épuisée ……sublime. Sublime de me sentir redevenir femme et pas que pour cela mon coco, mais tout le reste je ne te le dirai qu’après sale gosse ! J’ai envie que tu devines encore. J’ai envie que tu me devines. J’aime quand tu cherches et que tu découvres ; j’aime quand tu m’aides a me redécouvrir. Suis-je bête a ce point que d’avoir pensé …. Je ne soupçonnais plus de pouvoir.... Il m'arrivait même de penser ne plus pouvoir... Nanh!....pas de ne plus pouvoir te supporter, tu en as de la patience.... J’aime m’abandonner à toi. Je ne sais pas pourquoi ; pourquoi toi ? Pourquoi encore toi ? Pourquoi toi encore ! Dis le moi ! Peut être est ce parce que je sais que tu appartiens au vent, ce vent qui avec toi ne me fait pas froid dans le dos, ce vent qui m’apporte le frisson du bonheur. Non ! Pas éphémère du tout, qui te rend toujours aussi beau même quand tu me parles de tes amours jamais perdus. De tes amours dont j’ai parfois été jalouse parce que je n’avais pas compris, Parce que je ne t’avais pas compris. Je ne me souviens plus si je te l’ai dis ; j’aime marcher avec toi d’un même pas et danser sous la pluie alors …...réveille moi dans la nuit......si tu ne dors pas Cypou le 04/09/2014

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    C' est comme une plaie. Une béance. C' est une forfaiture. Je sais que tu m'en veux. J' ai rebroussé chemin. Je t'ai tourné le dos. J' ai effacé de nous la chaude intimité. Et ton visage enfui et même aussi tes yeux. J'ai éteint le soleil au midi de sa course et dire qu'autrefois, et jusqu'à ce que les arbres drus à l'horizon m' empêchent de te voir, je te suivais de loin. Les herbes hautes découpent en silence de leurs dents carnivores le crépuscule pourpre, c'est du sang c'est de l'eau ce sont des larmes du bel astre ce sont des cendres et un murmure. J'avais pris de l'avance en signant mon départ Une affaire d'aiguilles embrouillées au cadran de l'horloge de boussole affolée de confusion des temps de vent froid soufflant sur les étoiles dans le ciel déserté Aux marches du palais de granit je n'en peux plus de recueillir du sable dans ma robe gonflée Comme une voile et qui frissonne à chaque nouvelle aurore et mes doigts de rosée par-delà les frontières sur ton front endormi Et nos têtes se penchent et nos têtes se touchent et mon coeur se souvient...

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    Angel shocking pink est une petite fée, doucement et librement, elle vient se poser sur mon lit. De sa baguette magique, elle effleure mes sentiments étouffés. A la régie de mes nuits, ma fée-câline illumine le royaume de mes rêves. Elle me murmure des mots d' amour, me fait la cour, me fait rire, me séduit... Mais rien n'y fait. Epuisée my guardian Angel tombe à genoux . Je vais mal, c'est certain. Je l'appelle, je n'appelle qu'Il , je n'implore qu'Il... "-Viens mon autre, parle-moi schizophrénie. Deviens mon corps, sa mélancholy et dans la déprime de ma nuit, deviens moi, deviens toi, sois en moi quoi..." Angel panique : "-Qu'y s'passe quèque chose, j'sé pas moi... " Je le vois enfin et je le dévisage, il rôde dans le labyrinthe du néant, le noir qu'il porte lui va si bien, de belles courbes impossible à toucher. "-Il est beau, hein c'est vrai? Je voudrais le dessiner du bout des doigts, son profil, ses yeux, sa bouche... mais ma main tremble, l'esquive, comment veux-tu que je le croque? Puis il est grand et je suis si petite. Il a l'air d'être en hiver toujours. Dis-lui de ne pas bouger, j'ai peur de la flamme, qu' il reste donc là, tout contre moi. Je ne me sens bien que dans ce froid." Je l'entends qu'il me parle, tous ses mots qu'il déclame, sa voix résonne à l'infini. "-Viens, fais monter en moi ta langue qui glisse... " "- De ta bouche rien n'est impur !" a-t-Il dit... Sa langue gourmande aspire mes frissons les plus exquis, Elle papille dans mes zestes acidulés, Et glisse sur leurs douceurs amères, Comme un joyau solitaire au coeur de ma plaie, Elle me torture en cadence, Frénétiquement elle déglutine mes chairs mouillées, Mes soupirs rythment son ballet incessant... Léchée, dévorée, sucée jusqu' à la lie, les démons du plaisir ont brisé la voix fragile de mon Angel gardien le plus dévoué. Le Silence et le Vide m' enveloppent déjà. Il a disparu dans la pénombre, redevenu un rien, une absence, une ombre, Dieu, le diable etcetera... pourquoi existe-t-il quand je meurs promise pour toujours à l' enténèbrement ? L'aiguille lente du temps passe sur les vapeurs de ma folie qui donnerait à tous nos baisers ce goût acide de tension nerveuse... embrasse-moi une dernière fois... la bouche en éclair, à présent je peux me taire. Ainsi sois-je , Ainsi sois-tu .... Ainsi est nous .... Ainsi soit-il .

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    Nous sommes en Allemagne, quelque part dans le temps. Ce temps qu’on dit entre chiens et loups, entre deux guerres… Berlin est en proie à tous les démons, dans un cabaret obscur et embrumé, un soir avant la dernière représentation, un meurtre va être commis ! Elle est seule dans sa loge, son habilleuse vient de sortir, elle n’a que quelques minutes avant que le régisseur frappe à la porte, il faut faire vite. Elle s’assoit face au miroir et le fixe intensément, les pensées se bousculent dans sa tête…. Je peux le faire, je peux le faire, je le veux je le veux…. Le miroir, la chaise tout se met à tourner, vite très vite… et le calme revient enfin. Voilà c’est fait ! Ce soir, dans le bouge sordide d’un Berlin famélique, Marlène vient de tuer en elle Marie Magdalene la jeune fille pauvre qui rêvait d’une vie meilleure. Ce soir et pour toujours elle sera Marlène, la femme fatale, la déesse de l’amour. L’Ange bleu, Von Sternberg, Hollywood, Hitchcock, Las Vegas...La carrière, la gloire sans pareille et les hommes, oui tous les hommes….tous. Le temps a passé et l’étoile ne brille plus ou à peine, juste de quoi fuir à Paris, oui fuir : « Il faut que je me cache, vite, qu’on m’oublie, n’importe-où pourvu qu’on m’oublie, qu’on m’oublie !» De son appartement de la rue Montaigne, elle ne sort plus, se refusant pour toujours aux autres et à la vie. Elle s’éteindra drapée du silence et de l’oubli qu’elle désirait tant. Ces voisins prétendirent après sa mort qu’ils entendaient des éclats de voix et surtout la nuit des sanglots... Les journaux parlèrent d’amours perdus et de gloire passée… Comment auraient-ils pu savoir qu’elle essayait désespérément une dernière fois avant de mourir de ressusciter la petite berlinoise un peu naïve qu’autrefois on appelait : Marie Magdalene ? (Ne cherchez pas à savoir si tout ceci est véridique, il arrive parfois que le mythe et la réalité se confondent.)

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    Vous êtes fauché ! Votre site de rencontres préféré vous a donné l'opportunité d'un dîner avec la créature de vos rêves... vous y êtes enfin arrivé, que de difficultés, de parades et de mytho-âneries pour y parvenir ; vous en êtes encore tout étonné... mais pas un radis en poche depuis le 8 du mois, z'êtes fauché et l'évènement tant attendu est là ! Vous n'avez plus de quoi lui offrir un vrai bon restaurant et le pizzaiolo en bas, un ami de voisinage (vous avez une ardoise chez lui, ça crée des liens), ne fait plus que des livraisons à domicile ; de plus vous avez de sérieux doutes sur la fraîcheur de ses produits depuis la dernière Coupe du Monde de football (deux potes ont fini sur une civière à la 72e minute quand même). Pas de panique, on peut toujours arranger les choses : faisons le point... Bon, vous êtes fauché.  Mais vous n'êtes pas seul, et puis vous êtes malin ! Empruntez, contre le ferme engagement du paiement tantôt de votre ardoise, trois tables de la terrasse du café du coin (Il ferme à 20h, ça ne devrait pas lui manquer). Une fois ces tables dans votre salon (qui fait salle de jeu et chambre à coucher aussi), disposez les en triangle, vous ne mettrez vos chaises qu'autour de la plus accessible. découpez les draps du lit et faites-en des nappes et des serviettes, des tentures et caches misère, réservez les chutes.  Vous devriez pouvoir trouver des couverts pour deux ! Sortez les bougies (tout le monde en a dans une boîte quelque part, cherchez !).  Ok, vous êtes fauché, mais vous êtes créatif ! Dans la cuisine, les deux boîtes de thon, les conserves de quenelles "goût brochet" et de macédoine de légumes devraient faire l'affaire. Dressez le thon en bouchées et couronnez-le d'une demi olive par assiette (un mangeur de pizza retrouve toujours une olive oubliée !) rectifiez l'assaisonnement (pas de sauce pimentée pour pizza !)… Vous ferez le "Brochet en quenelles et sa farandole de légumes" plus tard ; faire la cuisine peut être un atout aux yeux d'une belle, mais par pitié, cachez les boîtes… Fauché comme les blés, mais tenace ! Vous vous habillez comme pour un entretien d'embauche ; si vous avez une tenue de soirée, c'est mieux ! N'oubliez pas les chaussures de ville, cirées ! Un morceau du drap réservé, plié proprement sera votre pochette. Vous êtes fauché mais déjà plus détendu… Tout en préparant votre laïus d'homme idéal, vérifiez les détails de votre salle de restaurant privatisée, puis éteignez le plafonnier (la télé aussi, pas d'impairs !). Allumez les bougies et mettez de la musique. Attention, le choix du disque est primordial… quand on est fauché, c'est 80 à 85 % de l'ambiance (et de la note globale)… Ne vous trompez pas, prenez une valeur sûre comme par exemple l'album "Lady in Satin" de Billy Holiday. Voilà, la Belle peut paraître ! "Lady Satin" est un merveilleux enregistrement de 1958, généreusement orchestré et dirigé par Ray Ellis, un écrin pour la voix grandiose et si émouvante d'une Billy déjà affaiblie... Lady Day signe là son ultime chef d'œuvre (elle disparaîtra un an plus tard à 44 ans). La musique d'une femme à la vie difficile et qui dût arranger un peu sa biographie pour cacher la misère de ses souffrances... elle fût d'ailleurs souvent amoureuse... et régulièrement fauchée.   (Copiez les adresses dans votre navigateur web favori) http://www.youtube.com/watch?v=UCsxqDq6B04&index=1&list=PLA60E79E252E052B0 http://www.youtube.com/watch?v=rSS96jD5UpI&list=PLA60E79E252E052B0&index=3 http://www.youtube.com/watch?v=3ecE4m4tNrc&index=4&list=PLA60E79E252E052B0 http://www.youtube.com/watch?v=XK4tmKtpw54&list=PLA60E79E252E052B0&index=5 http://www.youtube.com/watch?v=6IKRo9Nli2w&list=PLA60E79E252E052B0&index=7 http://www.youtube.com/watch?v=PI3t48fqr5E&index=8&list=PLA60E79E252E052B0 http://www.youtube.com/watch?v=PI3t48fqr5E&index=8&list=PLA60E79E252E052B0

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    Je ne suis pas d'humeur badine. J'ai passé un sale été. Problèmes d'intendance, contingences, paperasses, et autres médiocres réalités. Egarements fâcheux, broutilles, quiproquos, embrouilles, et maladresses, furent mon lot. De malentendus en fourvoiements, de reculades en sauts périlleux, de coups bas en grosses bourdes, ce fut l'été du cauchemar. Et pour tout vous dire, l'automne qui arrive n'annonce rien de mieux. Je vous rassure tout de suite : je ne vais pas m'apitoyer. Mais trop c'est trop en effet, ce matin j'ai décidé qu'il était temps de faire quelque chose. Que je m'en mêle quoi, après tout c'est de moi qu'il s'agit, et il suffit d'être prise en otage par la vie et par les autres tout autour. Pouvez-vous imaginer la vie, toutes ces journées, et ces années, ces heures et ces minutes précieuses gâchées par des questions sans réponse, des tensions peu supportables, des avis intolérables, des problèmes insolubles, des pensées contradictoires et des raisonnements qui ne tiennent pas droit ! Pouvez-vous imaginer cette marche à vue et sur des oeufs, qu'est votre vie ? et les chemins tortueux qu'elle vous force d'emprunter ! Bien sûr que vous l'imaginez ! Bien sûr que vous savez ! et le poids des doutes et des incertitudes vous font ployer et courber l'échine...On avance au hasard, on tourne en rond. L' errance est pénible. A la fin, à l'heure du bercail, on cherche son chemin, on ne le trouve plus. Chaque jour est terrible. Il suffit de se lever. C'est comme le film "Un jour sans fin" , avec Bill Murray qui n'en finit jamais de recommencer la même journée, Sisyphe moderne et éreinté. Alors qu'il est si simple de trouver le bon levier. Pour changer de direction. L'ordre et le désordre des choses ne tiennent qu'à soi ! enfin il faut y croire. Non, je ne picole pas ni au rhum ni aux barbituriques. Ni à Ken je précise. J'essaie de m'en tirer seule. Orgueilleusement je sais. Pas de psy non plus. Leur incurie me désespère, ceux que je connais sont eux-mêmes en disgrâce. La religion trop peu pour moi. Je laisse leurs dieux semeurs de querelles, à qui en veut. Pas de coaches non plus. Pas de salle de gym. Pas de jogging le matin à l'aube. Non, je ne suis pas Rocky. Pas de botox. Pas de clopes non plus. Rien. Pas si costaude en vérité. Mais pas si seule. Pour m'en tirer. Il y a les pinceaux, du papier, des crayons, et puis les livres. Les livres qui consolent. Cela aussi vous le savez. Mais tout a été dit et écrit. Personne qui ait une solution, pour soulager nos malheurs. Pas de Panacée. Juste débrouillez-vous. Quelques aphorismes et sentences bien sentis et vous voilà mieux. Si vous rajoutez Bach ou Le Pink Floyd en fonds sonore, vous voici planant, les yeux clos, en pleine élévation. Toutefois, parfois, souvent même, cela ne suffit pas. Le livre vient de tomber de vos mains et le Floyd a pris des couleurs hallucinantes. Rien ne va plus. C'est la débâcle. Le naufrage. Le trou noir. Alors là, je le dis tout de suite, attention ! sortez l'artillerie lourde. Pour ma part, c'est ce qu'aujourd'hui, je viens de faire. Je me suis bien appliquée. J'ai avancé un pied. Puis l'autre. Extirpé un peu la tête, mais pas trop pour éviter de me cogner. Ouvert un oeil puis un second. Consciencieusement j'ai évalué les risques. Avant de me lancer. C'est dans la cuisine que j'ai débarqué ce matin. Bienveillante, elle a toujours raison de mes terreurs. Il n'y a qu'elle pour prendre soin de ma mélancolie. Il n'y a que le bruit des casseroles qui s'entrechoquent pour me tirer de mon sommeil mortel, et le cri du couteau qu'on aiguise pour trancher dans le vif de ma douleur. Il n'y a que le frémissement de l' eau qui bout pour briser le silence. L'odeur de l'oignon saisi dans l'huile ou des petits légumes sautés dans la cocotte pour remédier à l'absence.... Et les oeufs que l'on sépare. Et l'aubergine en lamelles. Le basilic et l'ail dans le mortier. Le poivron grillé au four. Ces gestes qui viennent naturellement, comme des rites...de nos mères. Cuisiner me replonge en enfance. Le nez coincé dans le tablier de grand mère. De mère en fille, et en fils pourquoi pas, les secrets se transmettent et aussi se partagent. Comme le pain. Prendre bien soin de soi. C'est essentiel. Il ne s'agit pas de rivaliser avec les grands chefs ! un petit frichti de rien du tout, avec une tomate et un oignon, qui frissonnent dans une poêle minuscule, deux abricots pilés dans de la crème pour un sorbet, un potage inventé avec trois brins de persil et du gingembre, tout est possible ..du riz, une pomme, des raisins ! La senteur d' une aventureuse épice qui traverse la cuisine, le goût du miel et de la rose en confiture, c'est un voyage à peu de frais ! Prendre bien soin de moi. C'est ma réponse. Ma solution à moi. Pour me sauver du vide. L' Absurde alors peut aller se rhabiller. J'échappe à tout néant. Voir se lever la brioche dans le four, patienter encore un peu avant d'ouvrir la porte .....c'est la vie recommencée. Ah, Rocky, tu peux toujours courir ! moi je reste aux fourneaux ! http://youtu.be/WTvH4LJRcP8

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    C’est le titre aussi beau qu’énigmatique du roman de l’auteur canadien d’origine indienne, Rohinton Mistry. Paru en 1995, il reçut le prix Giller. Le contexte est celui de l’Inde décolonisée et indépendante des années 1970 à 1980, déchirée par les conflits séparatistes du Cachemire, bâillonnée par l’état d’urgence, tandis que la population pauvre fait les frais des campagnes d’embellissement (destruction des bidonvilles, lutte contre les mendiants), et de la politique de stérilisation forcée menée par Indira Gandhi au nom de la lutte contre le nombre et pour la modernisation du pays. Cette immense fresque réussit le tour de force en plus de huit cent pages à nous rendre attachants tous les personnages quelque soit leur condition sociale. Si au début, se fait jour une certaine propension à les classer en exploiteurs et exploités, il apparaît vite que Dina, veuve d’une quarantaine d’années, la propriétaire de l’appartement de Bombay où vivent, deux intouchables, oncle et neveu et un étudiant venu du Nord , est aussi la victime d’un système absurde où la tyrannie des castes , pourtant légalement abolies depuis 1949 ,se rajoute à une misère partagée à des degrés qui diffèrent peu ou prou. Une volonté commune de dignité et de révolte va les révéler en leur humanité et les unir sur leur chemin de vie. Ainsi, Dina tente d’échapper à sa condition de veuve promue esclave domestique par décision familiale, en se lançant dans la confection à domicile. Elle brave le destin assigné aux « sati » qui naguères s’immolaient afin de suivre leur époux dans la mort. Déjà, R.Tagore, à travers le beau personnage de Binala, dans « La Maison et le Monde » avait posé avec acuité la situation faite aux femmes : recluses dans le « zenala », éternelles mineures livrées à leur époux et à leur belle-mère. Comme Binala, Dina veut s’ouvrir au monde extérieur et choisit de le faire entrer chez elle en accueillant des locataires. Ceux-ci ,simple moyen au départ de gagner sa vie, vont finalement l’enrichir de l’expérience d’autres misères. Les locataires, Ishwar Darji et son neveu Omprakash, illustrent quant à eux, la marche des intouchables qui revendiquent le droit de s’émanciper de leur condition ancestrale et honnie de tanneurs en devenant tailleurs. Ils conjuguent au handicap d’être intouchables, celui d’être musulmans dans un pays où les musulmans en 1947 eurent le choix entre l’exil vers le Pakistan ou le massacre. La partition des Indes et son cortège d’émeutes sanglantes resurgissent ainsi et viennent quelque peu gâter le beau et convenu tableau d’une décolonisation pacifique … Mais chacun trouve plus misérable que lui …Leur sort est cependant préférable à celui de Shankar, infirme régi par la terrible loi du Maître des mendiants au sein d’une contre société dont la férocité n’a rien à envier à l’officielle. Voleurs et saddhus, vendeurs de thé et autres personnages, les uns réjouissants, les autres, sordides et repoussants, se débattent sous nos yeux dans l’humaine comédie, le tout dans des relents d’aloo jeera et de pakora, que noie le parfum persistant du curry. Ils nous rivent à ce roman fleuve qui charrie inexorablement comme le Gange, fleurs et ordures, beauté et douleur. Le livre refermé, résonne plus intimement la métaphore de l’équilibre du monde indien. Mistry en nous découvrant progressivement les liens aussi ténus qu’inextricables entretenus par les personnages d’un quartier de Bombay : tous englués, dans ce monde, imbriqués comme les rouages d’un engrenage fragile, menacé d’explosion, nous fait toucher du doigt comment chacun concourt, à son niveau , à la survivance d’une tradition profondément inégalitaire et à la création de nouvelles barrières économiques et sociales , modernes cette fois, qui renforcent encore l’aspect dantesque de cette Babel indienne tendue vers le sommet. Références R.Mistry, l’Equilibre du monde, Albin Michel, 1995 R.Tagore, La Maison et le Monde, 1915, réed. Payot rivages, 2002 et aussi le film « La Maison et le Monde » de S.Ray, 1984. On peut savourer cette lecture au son de la musique de Ravi Shankar. J'aime particulièrement ce dialogue Shankar /Menuhin https://www.youtube.com/watch?v=JHxVjii2HYE

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    « Je jure par Apollon, médecin, par Asclépios, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin que je remplirai, suivant mes forces et ma capacité, le serment et l'engagement suivants : [...] Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m'abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si on m'en demande, ni ne prendrai l'initiative d'une pareille suggestion. [...] Je passerai ma vie et j'exercerai mon art dans l'innocence et la pureté. [...]" Tel est le contenu (très abrégé... Pour l'intégrale, voir Wikipedia) du serment d'Hippocrate que sont censés connaître tous les futurs médecins. "Hippocrate" c'est aussi le titre du dernier film de Thomas Lilti, sorti hier en salles, et qui mérite vraiment le détour. On ne peut pas dire que cette projection de 1h42 procure le bonheur d'un divertissement léger. Non au contraire, dès les premières images, le spectateur se trouve - comme le héros, formidable Vincent Lacoste - projeté dans le sous-sol sinistre et labyrinthique d'un hôpital qui annonce, de façon métaphorique, une visite des sombres coulisses de la médecine hospitalière. Le personnage principal, Benjamin commence en effet un stage d'internat dans l'hôpital où exerce son père, chef de service réputé, incarné par Jacques Gamblin. Je ne rentrerai pas dans le détail de l'intrigue : ce n'est pas mon objectif. Je veux simplement dire que tout en étant une fiction, une autofiction plus exactement, ce film éclaire à merveille le monde fascinant et angoissant de l'hôpital. Monde géré par l'ancien PDG d'Amazon dans le film, et qui ne songe qu'à la rentabilité de l'entreprise! Que l'agonie atroce d'une femme âgée soit trop lente, et la décision ne traîne pas : il faut l'expédier en rééducation puisque à l'origine, elle a eu une fracture du col du fémur. Tant pis pour le cancer qui est en train de la ravager. Ce qui compte, c'est qu'il faut libérer un lit. Et tout est à l'avenant ! C'est un film qui vous prend aux tripes et qui a valeur documentaire puisque Lilti a précisément été médecin hospitalier et qu'il raconte tout cela de l'intérieur. Il faudrait aussi parler d'un autre personnage important, Abdel, médecin algérien contraint de refaire son internat en France pour pouvoir y exercer. Un autre parcours, mille autres problèmes et tellement d'injustices ! Mais ce serait trop long ! Il vaut mieux aller voir le film.

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    Hôtel du Nord, une histoire de noyés. L’intrigue du film de Marcel Carné tourné en 1938 se déroule principalement dans un hôtel proche du Canal Saint Martin dans le Paris d’avant-guerre. Le Paris des ouvriers, des patrons de bistrot et des mauvais garçons, indignes héritiers des apaches, célèbres voyous de la Belle époque. Tout ce petit monde gravite autour de l’Hôtel du Nord, se croise le long du canal, se cherche, se trouve pour finir par se perdre dans les méandres de l’eau et de leur destin. « Et puis on vous a emmené, et puis vous êtes revenue...un jour où je devais partir, aller ailleurs...et je suis resté. » On y rencontre une galante qui frôle une jeune communiante, juste à peine pour ressentir le frisson de son virginal secret par elle perdu depuis longtemps… Et là deux amoureux qui s’aiment éperdument et qui tirent sur leur amour pour le tuer…avant qu’il ne meure… Voilà un faux mac mais un vrai mec qui s‘appelle Mr Edmond, qui n’est plus Mr Paulo et qui se souvient du Mr Robert qu’il fut …celui qui était tout propre. Certains sont les vivants, ceux qui tentent d’échapper à la noyade de leur existence en se jetant dans les bras des autres ou en faisant commerce de leur sang dans l’espoir d’une vie meilleure… Et puis il y a ceux qui doivent mourir et qui se baladent avec une pierre pendue à leur cou au bout d’une corde. Ceux-là ont tout raté, leur vie, leurs rêves et aussi pour certains d’entre eux leur mort. Ils prennent l’eau de toutes parts et tentent dans un élan désespéré de s’accrocher à l’autre déjà tellement noyé, happé par ses profondeurs, tout cet abîme de douleur en lui. « j’ veux changer d'air !! Ma vie n'est pas une existence... (Je reprends un article écrit par un vieux frère Petramelli que vous retrouverez plus haut dans les commentaires et qui m’a permis de compléter.)

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  • 09/01/14--15:25: Hell's angel par Genese
  • "Je roulais en tête de toute la bande, et je sentais qu'aucune puissance ne pourrait nous arrêter. C'était comme si j'étais devenu le chef Crazy Horse, menant la charge à la tête de centaines et de centaines de motos filant toutes à 130 à l'heure. Les gens, dans les petites villes, entendaient le grondement de nos bécanes longtemps avant de nous apercevoir [...]. Je ne possédais pas des millions de dollars, je n'étais pas non plus en couverture de Time Magazine. Mais ce que j'avais, c'était le respect. Le respect de ceux qui comptaient sur moi. Après tout, je me suis dit, j'étais Sonny Barger. J'étais un Hell's Angel" Cette longue tirade, mise en exergue dans l’édition française de “Hell’s angel”, l’autobiographie de Ralph « Sonny » Barger, en dit déjà beaucoup sur le personnage: Un type qui sait qu’il est devenu un mythe aux Etats-Unis. Schizophrènes les américains ? On peut se poser la question. Car son bouquin raconte une certaine Amérique, celle des années 50 et 60 surtout, évidemment son coté sombres, selon Sonny Barger. S’y intéresser aujourd’hui, c’est s’intéresser à un épiphénomène de la contre-culture américaine, son époque la plus foisonnante. A ce niveau, ce texte ne déçoit pas, même s’il y a des longueurs : Le leader charismatique des Hell’s angels prend un plaisir évident à raconter le harcèlement policier permanent dont fut victime le « Hell’s angels motorcycle club » et ses nombreux procès, racontés en détails, tout comme ses années de prisons – le bouquin se termine d’ailleurs par quatre pages complètes de condamnations- qui semblent faire jubiler son auteur. Un peu d’histoire pour situer tout çà : Hollister, Californie, 1947. Une bande de motards sème la panique dans cette petite ville. L’évènement serait oublié aujourd’hui si un film désormais célèbre ne s’en était inspiré en 1953 : « L’équipée sauvage » (The wild one), avec Marlon Brando. En 1948, le premier club des anges de l’enfer est crée en Californie par un ancien membre d’une escadrille de bombardier américains de la seconde guerre mondiale, du même nom, et qui était sans doute à Hollister. En 1957, Sonny Barger a 19 ans. Il a déjà un lourd passif : une mère qui l’abandonne très tôt, un père qui n’a qu’une passion, boire. Le jeune Barger, lui, aime se battre depuis ses 14 ans. Il crée la section des Hell’s angels de Oakland, près de San Francisco, là-même où le mouvement hippie prendra son essor. Il en établie les règles et les principes ; Faire de la moto, faire la fête, être libre. Rien d’autre ne compte. Les Hell’s angels vont se développer sous sa férule. Ensuite, ce que raconte Sonny Barger – à sa manière, c’est une autobiographie- est une aventure épique. Évidemment, très vite, les Hell’s dérangent. Et fatalement aussi, ils croisent les hippies, avec d’abord de la sympathie. La manière dont Barger raconte par exemple la participation des Hell’s à l’immense fête donnée par Ken Kesey (l’auteur de Vol au dessus d’un nid de coucou) est jubilatoire. Mais tout va basculer pour pas grand-chose, lors des révoltes étudiantes de Berkeley, ils vont tabasser les hippies qui manifestent: le pacifisme les énerve : Les Hell’s ont décidé d’être patriotes. Sonny Barger reviendra plus tard sur ses relations avec les étudiants de Berkeley avec cette phrase définitive : « Toute la différence entre un étudiant gauchiste et un Angel, c’est que l’étudiant se révolte contre le passé, tandis que l’Angel se révolte contre l’avenir qui l’attend. Et tout ce qu’ils peuvent partager, c’est leur mépris pour le présent et le statu quo ». Durant ces années 60, de plus en plus nombreux, les Hell’s angels s’amusent. Ils sont hirsutes, sales, excessifs dans la défonce, comme sur leur motos. Ils font peur aux bourgeois américains et adorent ça. Ce sont les pages les plus fortes de leur histoire. Puis arrive Altamont. Le concert gratuit des Rolling Stones marquera la fin des illusions du power flower en décembre 1969. Sonny Barger n’occulte pas cet épisode majeur pour la (mauvaise) réputation des Hell’s angels, au contraire. Il raconte en détails la préparation du concert et son déroulement, disculpant évidemment son club, avec des arguments pas tous dénués de sens cependant. Et avec un sommet dans le genre, la façon dont il raconte avoir mis son flingue sur la tête de Keith Richards qui voulait arrêter de jouer… Les années 70 seront celles de la répression policière encore plus forte, l’époque est de moins en moins drôle pour les anges, dont beaucoup meurent, presque toujours de mort violente. Les années 80 seront celles de la prison pour Barger, condamné à perpétuité, mais qui démontera tous ses procès. Mais alors, pourquoi les Hell’s angels, qui effrayaient la middle-class américaine dans les années 60, intéressent tant ces mêmes américains aujourd’hui? Cette autobiographie, sortie en 2001 aux États-Unis y fut le best seller de l’année. Lors de sa traduction française en 2004, Sonny Barger fut invité sur France Inter et chez Ardisson, entre-autres. Ici, en France, ce bouquin se revendait d’occasion 100 €, voire plus, jusqu’à sa réédition récente. Peut-être le fantasme de la liberté ? Selon Sonny Barger, : « La liberté n'est toujours qu'une illusion. Ça dépend de la manière dont on la perçoit. J'étais libre même en taule. Car ils ne pouvaient pas incarcérer mes pensées. C'est pourquoi j'ai été libre toute ma vie » Il reste aujourd’hui des témoignages forts de ces années 60 chez les anges. Parmi ceux-ci, le livre qui rendit célèbre Hunter S. Thompson, qui passa un an avec eux, vers 1965 et qui publia en 1967 l’acte fondateur du journalisme en immersion ; « Hell’s angels » On le trouve toujours en poche. Il y a aussi depuis peu un magnifique ouvrage de photos, par Bill Ray, grand reporter pour Life, en 1965 : Hell’s Angels of San Berdoo '65 Dans son introduction, Bill Ray écrit ceci : « Ils n’avaient pas de boulot, bien sûr. Ils avaient un profond mépris pour tout ce à quoi la société américaine aspirait – la stabilité, la sécurité. Ils chevauchaient leurs motos, traînaient les bars des jours entiers, se battaient contre n’importe qui essayait de se mettre en travers de leur route. Ils étaient indépendants, avec leurs propres règles, leur propre code de conduite. C’était extraordinaire de découvrir leur monde » Quelques photos de Bill Ray : http://www.konbini.com/fr/culture/photo-les-hells-angels-en-1965-par-bill-ray/

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    En novembre 2011, carte blanche était donnée par le Louvre à J.M .G. Le Clézio qui proposait aussitôt la perspective selon laquelle « les musées sont des mondes». Des rencontres avec des objets issus d’autres cultures et classés selon les qualifications occidentales d’ « artisanales », des voitures, des musiques et aussi des projections cinématographiques ouvrirent alors le Louvre aux horizons du monde. « Yeleen », »La lumière », film de Souleymane Cissé, grand prix du jury au festival de Cannes en 1987 fût alors présenté et c’est dans ce cadre que je le vis pour la première fois. Subjuguée, fascinée, autant par la plastique que par la narration qui suivait les mystérieux méandres d’une pensée marquée par la magie et la sorcellerie, j’ai eu l’impression pourtant de ne pas être en terre inconnue mais de plain-pied dans le théâtre classique. Car« Yeleen » a l’envergure d’une épopée et se déploie à la façon d’une tragédie antique. Il ne s’agit pas ici de « cinéma africain » selon une expression convenue et quelque peu réductrice qui suggère trop souvent une couleur locale , un exotisme qui se nourrit encore de l’imaginaire colonial, de condescendance, donc. Pas plus que d’un cinéma « social » engageant à la lutte des populations africaines pour améliorer leurs conditions de vie ou leurs droits politiques. Ce cinéma là existe et a pu produire des chefs-d’œuvre tels « Le vent » du même Souleymane Cissé, ou « Un homme qui crie » de Mahamat Saleh Haroun (1982). Et même si Souleymane Cissë est, en effet, d’abord un militant anticolonialiste et marxiste qui a été emprisonné et censuré du temps d’un Mali militarisé et non démocratique des années 1970, il est surtout un créateur qui revendique son identité culturelle africaine pour mieux atteindre à l’universel. « Yeleen » relève plutôt d’un cinéma inspiré par l’oralité et la tradition narrative des griots. Certains metteurs en scène africains descendent d’ailleurs de griots et affirment remplir de ce fait leur fonction de nos jours avec les moyens modernes que leur donne le cinéma. On peut citer par exemple le burkinabé Dani Kouyaté dont le film « Keita, l’enfance d’un griot » pose bien les problèmes du dualisme actuel tradition/modernité, trop souvent lu comme l’opposition tradition africaine/modernité occidentale. Non, « Yeleen s’adresse à tous ». Il touche à l’humain au-delà des frontières. Il rejoint la dimension des mythes antiques ou des légendes arthuriennes, des drames shakespeariens, si tant est que toute société compte au nombre de ses substrats culturels un système de croyances autour duquel elle s’est constituée avant de s’en éloigner ou détacher pour mieux justement l’analyser. Il fait vibrer en nous des ressorts universels. Comme dans les tragédies, l’action se déroule dans un espace géographique et temporel flous et mythiques : l’ancien royaume des Bambaras, au cœur de paysages somptueux et majestueux à une époque précédant la mise en place de la traite occidentale. Un des personnages verra d’ailleurs en un rêve prémonitoire, son pays réduit en esclavage L’introduction précise seulement le sens du vocabulaire sacré et symbolique usité dans le film sans s’attacher à situer précisément la période mais place le lieu de l’action au Mali : "Le Komo est, pour les Bambaras, l'incarnation du savoir divin. Son enseignement est basé sur la connaissance des signes, des temps et des mondes. Il embrasse tous les domaines de la vie et du savoir. Le Kôrê est la septième et dernière société d'initiation bambara. Il a pour symbole le vautour sacré "Mawla Duga" oiseau des grands espaces et de la chasse, de la guerre, du savoir, et de la mort. Son emblème est un cheval de bois, symbole de la diligence de l'esprit humain, son sceptre, une planche ajourée appelée Kôrê, "kaman " ou Aile du Kôrê. Le "Kolonkalanni" ou pilon magique, sert à retrouver ce qui est perdu, à découvrir et châtier les brigands, les voleurs, les criminels et les parjures. L'aile du kôre et le pilon magique sont en usage au Mali depuis des millénaires" L’histoire narrée est celle de Niakoro, fils du roi des Bambaras qui tente d’échapper d’abord avec sa mère, puis seul, à la haine de son père, Souma, qui veut le tuer en s’aidant du pilon magique, au nom de la défense de la tradition et du respect dû à ses pouvoirs sacrés, qu’il accuse son fils de mépriser. Ce projet de meurtre du fils est par excellence un acte contre nature et dont la cruauté retire au roi le soutien du Komo et de Mawla Duga -on pense à la tragédie grecque des Atrides-. Il rompt l’Harmonie cosmique : malheur et dévastation du pays s’en suivent alors. La famine s’abat tel un funeste présage. Le dérèglement de la nature comme chez les Grecs ou chez Shakespeare est la traduction de la violation de l’ordre des hommes et des dieux. Les pères n’ont pas su transmettre leurs pouvoirs à leurs fils : L’oncle de Niagoro, Djigui a été aveuglé à sa naissance pour qu’il ne puisse accéder à la connaissance mais a vu en rêve l’esclavage de son peuple. Souma fait pire quant à lui en voulant tuer son fils. Le périple de Niakoro le fugitif, porteur de l'aile du Kôrê, le mène chez les Peuls où après avoir sauvé le roi Rouma Boll de ses ennemis grâce à ses pouvoirs magiques , il le trahit en mettant enceinte sa jeune épouse qu’il lui avait confiée pour qu’il la guérisse de sa stérilité. Niakoro déçoit ainsi les espoirs placés en lui par le dieu de la chasse. Il devient une sorte de Perceval, faible devant les attraits féminins. Seul son fils pourra désormais se montrer digne du pouvoir et de la connaissance, comme Lancelot de la conquête du graal. Lenteur, théâtralité des mouvements de la caméra comme pour mieux épouser la dimension hors du temps du propos campent une fresque à la beauté époustouflante, propice à effacer toute frontière,toute catégorie. Non seulement géographique mais entre le réel et l’imaginaire : Il brouille même les pistes entre histoire et mythe en offrant au coeur d'un récit légendaire ,des thèmes d’analyse "historiques": conflit de générations, désunion permettant l’instauration de l’esclavage, etc… A propos de « Yeleen » , J.M. Le Clézio déclarait : « , Lorsque j’écoute le bambara dans « Yeleen » de Souleymane Cissé, est-ce que je suis toujours un étranger ? ». Et pourquoi ne pas, pour retrouver et prolonger cet univers, écouter Toumani Diabaté ou d’autres musiques et instruments mandingues , Kora, balafon, n´gomi ?C'est à cela que je vous enjoins...après avoir visionné ce film. .

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  • 09/08/14--16:44: Syzygie par Jules Félix
  • La dernière fois, ce fut merveilleux. C’était un dimanche d’août. Il pleuvait comme une vache à lait sauf que c’était de l’eau et pas une vache mais des nuages. Grosse pluie. Un temps de vache. Ou de chien. Le ciel était obscurci par tout un tas de méchants nuages ruinant le peu d’optimisme que je pouvais avoir au lever. Le matin était maussade. Je m’étais dit que je ne la verrai pas le soir. Et puis, en fin d’après-midi, tout s’est arrangé. Les nuages ont été balayés par le noble vent et l’horizon s’est nettoyé, s’est purifié, le ciel était enfin digne, tout propre, sans aucun nuage, prêt à accueillir l’hôte de marque, l’invitée qui jamais ne déçoit et jamais ne trahit. C’était ce 10 août 2014 au soir, sur le coup de vingt et une heures quarante, cela aurait dû être plus tôt mais les autorités m’avaient interdit de raser toutes les constructions qui se trouvaient dans ma zone d’observation. J’ai pu ainsi découvrir la pleine lune se levant, d’un jaune orange affirmé et surtout, d’une grosseur inouïe bien qu’elle fût déjà un peu trop haute pour en être vraiment impressionné. C’est que ce jour là, c’était la première fois depuis mars 2011 que la lune frôlait si près de la Terre, trois cent cinquante-sept mille kilomètres, soit vingt-sept mille kilomètres de moins que la distance moyenne. On parle alors de périgée (apogée pour un maximum), mais aussi de syzygie, du grec suzugia, qui signifie réunion, alignement parfait des astres dans la ligne de mire, le Soleil, la Terre, la Lune au-delà qui permet, quand elle est pleine, de refléter de toute sa face non cachée la lueur solaire de la nuit. (Maintenant, d’ailleurs, on peut dire que le mot vient aussi du pseudo d’un pccnaute qui ne vient plus très souvent dans cette campagne culturelle, j’ai mis donc un petit piège pour l’appâter dans la péchécécubinoosphère). http://www.pointscommuns.com/lire_commentaire.php?flag=L&id=24899 Ceux qui avaient leur ciel couvert ou qui ont raté cet événement parce qu’ils vaquaient à leurs occupations habituelles du dimanche soir pourront donc avoir une session de rattrapage. En effet, après le 12 juillet et le 10 août, il sera possible de voir ce phénomène de lune super-grande encore ce mardi 9 septembre 2014, et ensuite, il ne sera plus visible avant le 29 août 2015. Il y a donc eu cet été toute une surenchère sur le web pour montrer les plus belles photos avec une lune immense comme arrière-fond de jolis paysages. Comme je suis fainéant, je vous laisse trouver ces belles et très nombreuses photos sur Internet, et si vous l’êtes moins que moi, n’hésitez pas à en faire profiter les autres.

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    Mon bel amour, O mon mari qui inlassablement vient au secours, De mon àme quand les tourments de mon corps insatiable viennent Frapper Ses remparts friables. Par ta main qui doucement parcourt Ma peau de bronze. Sous ma tenue ajourée, derriere ces persiennes Par mes courbes à la volupté contournée comme ride l"eau le sable En mes vallées replièes, sur mes monts doux ou érigés, elles sentent Ma peau et ta main leur union sacrée. L’une "aime moi" susure aimable L’autre glisse et frotte, effleure, volte, presse inlasable elle dilue l’attente. Quand à mon soufle tu reconnais mes tourments venus à leur infini Quand dans tes pièges ils sont à ta merci, avant de les cueillir, impavide Tu arrêtes ta main. Là plus ne respire ton aimée. Tes lèvres tu finis Par appliquer sur les miennes en un doux baiser, long, trés avide. Puis de mes atours, mes colifichets, mes attraits de femme en joliée Tu fais fi. Tu écartes les coussins, tu poses tes armes, te mets à nu. Tel qu’en la nature nous sommes, mes tourments à fleur de peau, liés Je respire en ma poitrine gonflée, mon dos et mes cuisses grenues. Toi ta stature s’étend au dessus d’un glaive rougeoyant à l’ampleur déployée Il m’attire et me fascine, je n’ose le toucher. Tu me fixes le fixant et sourit Car vainqueur des vains désirs qui me tourmentent avec leur veule rouerie Toi fier paladin tu pars en guerre, des dragons de mon corps tu va festoyer. Tu dois d’abord la porte franchir, que de leurs humeurs ils ont souillée Ton glaive s’avance avec la prudence du voleur, il avance sa tète, la tourne A droite à gauche, avance encore plus loin, recule un peu, plus loin va fouiller En haut, en bas, non rien là, plus loin encore, puis soudain à l’ennemi il s’enfourne. Ha cette lutte ce glaive mène, de ses coups les démons sont abreuvés Des coup longs des coup brefs, des profond et des coup pour déjouer les revers Il se bat sans cesse, allant chercher profond ses ennemis, y reste longtemps Repartant, revenant à grand coup il les arraisonne, les chiffone, leur donne leur comptant. Dans un grand cri tu sonnes l’hallali, et je crie, aussi, tu laves le repaire des démons D’un long jet puissant saccadé. Au repos nous goutons un instant. Résumons Car il me semble sentir un piquant de démons dans l’autre carriere Mais oui mais oui c’est bien là qu’ont fui ces laches sans barriere… Je le re-publie par nostalgie, pour rappeler des souvenirs à qui voudra bien. A l'époque de sa publication initiale ( Octobre 2010 ) c'était une farce, une atrape, inspirée autant par "Histoire d'O" (ce genre) que par ces femmes qui adoptent des moeurs incompréhensibles, néolithiques. Mais le personnage, forgé, qui le présentait était plutot une go-between, asiatique de classe moyenne, musulmane, non-arabe. Une femme bien sympathique, de celles qui feront le monde de demain, à leurs places et que pcc, pas plus que la France républicaine ne pourra jamais attirer, il faut bien le reconnaitre et s'en réjouir pour elles.

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  • 09/10/14--14:11: Va mourir ! par Pepi pepo
  • Je me déplace souvent jusque vers le cinéma car je m’ennuie souvent... Mais souvent je m’ennuie au cinéma... C’est comme ça, je dois être formatée à l'ennui.... Ce qui ne m’ennuie pas forcément. C’est ennuyeux, du coup car je m’ennuie peut-être un peu, beaucoup... Trop ? Ma journée de labeur enfin term.../MAIS C’EST QUOI CES ABOIEMENTS INTEMPESTIFS ? Oh crotte, mes voisins ont encore acheté un chien !/ ... Je sors voir la gueule qu’il a... (entre temps je suis rentrée chez moi) Et observe entre les feuillages... Mais dis donc c'est que les arbres ont poussé pendant que je m'ennuyais ! Je me suis pas rendue compte ! Mais qu’est ce qu’il a à gueuler ouvertement !? Peut-être l’ennui...Va savoir ? Oh non n’y va pas, reste assis ! C’est pas très intéressant. D’ailleurs je vois rien, il fait trop d’ombre et trop de feuilles. Demain il fera un peu plus de la lumière... (Zyco, il s’appelle Zyco (je l’écris comme je l'entends)) le klebs. J’entends le garçon lui ordonner de s’assoir en chien de fayence. Une vie de chien en somme. Enfin vous vous vous en foutez, mais pas moi, croyez moi ! C'est une sacrée nouvelle que cet antépénultième chien de malheur ! Bref. Par principe, tout à l’heure, je suis allée m’enfoncer dans un fauteuil velours du cinéma de quartier juste après une journée de labeur pour le moins ennuyeuse (bis repetita) Pas de tout son long heureusement, mais de cet ennui qu’on a du mal à approuver tant il est obligatoire. J’arrive 6 minutes avant la projection (dixit le distributeur précis de ticket) et il rajoute : pour l’instant vous êtes seule ! (il a dit cette phrase comme s’il savait que je le resterai, il avait raison du reste) Comment ça je suis seule !? C’est bien la première fois et puis tout peut arriver encore ! Nous sommes jour de sortie tout de même ! ... En fait, c’était royal d’être seule au Royal ! Je me suis retrouvée toute seule avec Michel qui l'était tout autant... Certes il y avait Franz Schubert, les cailloux, le vent qui bruisse à travers les masses branchues des pins blancs, la terre, le paquet de cigarettes, le point de vue, l'absence de perspectives, les cyclistes grands et petits, la voiture, l'eau dans la piscine, le lapin... mort, les sacs de courses, la porte du garage.... qu’il ouvre aisément... (c’est ça le métier d’acteur, savoir ouvrir une porte de garage comme si ça faisait 20 ans qu’on l’ouvre) Film à voir seul(e)(s)(es) (i.e. seul(e) sans ami(e)s ou seul(e)(s)(es) dans la salle) Souvent il y a un film par an qui me marque parmi tous ceux que je me tape, voilà celui de 2014 ! Je ne me suis pas du tout ennuyée... C’est pour vous dire ! A l'écran en ce moment http://www.youtube.com/watch?v=TJ5qlNmv59M

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    Un Mercredi 10 Septembre de l'an 2014, de l'ère Hollande. (Elle n'est pas la vache et il n'est pas le prisonnier, c'est important de le mentionner) Elle : Je croyais que tu étais parti ! Lui : Non, j’étais là, le canapé me supporte. Elle : Allez, ne fais pas cette tête ; on dirait que tu as vu un requin « sans dent », hé hé ! Lui : C’est ça, rigole, moi je ne suis pas dans la navigation maritime… Elle : Hé ho, moi non plus, hey ! Lui : Je suis écoeuré !... é QUEU ré ! C’est la télé. Elle : Oui ben, tu devrais prendre l’air plus souvent… ou lire un livre, tient… plutôt que d’y regarder les idioties qui s’y passent dans cette lucarne….sans filet. Lui : C’est hier soir, j’étais pris entre deux choix de reportages très "intéressant", puis j’ai fait un choix crucial, viscéral … et ben à coté, les chercheurs d’amour dans le pré- les "Pipette" qui vont chez les "Pipo" ! – à coté, les « pipoleries pastorales », ce que j'ai vu de mes yeux, vu, c’était…c’était « symphonie dans un bocal », et je ne trouve pas les mots ! Elle : Je ne regarde pas ces « faussetés » bucoliques à la télé, je préfère un bon roman à lire, au moins là tu entres dans la fiction, pour la fiction ! Lui : Un bon roman qui te prend les tripes ? C’est ça, c’est qui ? C’est Olivier Adam « for » l’exemple ? Elle: ...hum lui: Ce week, j’ai lu 100 pages, de « lisière » , c’est d’un tristoune ! C’est tristounet, mais attention, je ne dis pas que c’est nul, hein, mais c’est tristounet. Oh et puis, lisière, liseré, lissier… ah lisier : pouah ! Elle : T’es pas allé jusqu’à la fin… Lui ! La faim : pouah pouah ! Elle : …jusqu'au bout du roman, et puis le plaisir se retrouve quand le déplaisir s’était installé… Lui : Tu deviens philosophe, toi... Elle : Je vois simplement ce qui traîne sur la tablette… lui : Ah là, c’est laborieux, cette lecture, c’est des nœuds à se faire dans la tête… Elle : Pourquoi tu nous ferais pas un bon repas ! Lui : Ah ça, on y vient. Elle : Allez, le voilà qui refait une tête de … de veau ! Lui : Ah non, ne dis pas ça, pas veau ! Pas ça, pas veau ! Elle : eh ben quoi, tu le vaux pas, pis tête, tu t’en mets dans un état ! lui : Ah oui, dans un état, un état proche de la Californie, tient c’est ça, hein… Elle : Qui dit Californie, dit Californi CAtion… Lui : Et je dirais même plus, qui dit CaliforniCAtion, dit caliFOURchon... Elle : Bon alors, tu nous le fait, ce bon petit repas, ou te veux que je te lèche ! Lui : beurk, avec ta langue pleine de muscles ! ( il pense à Swarzi…) Elle : Té, rien qui soye avec du lard chez moi, mais tout avec l’art de faire ; alors quoi, on mange quoi ? Lui : Je propose qu’on ne se mange pas entre nous… Elle : De toute façon, j’aime pas ton lait ! Lui : Ah non, pas lait, recommence pas ! Rien rien, je ne veux plus rien manger qui soit avec du lait … Elle : Ho lala, monsieur devrait aller voir un psychiatre. Du lait ou du laid ? Lui : les deux, Monseigneur Lacan ! Elle : Attend voir Bonhomme, je vais te remettre les idées en place, je vais te faire une petite lecture thérapeutique … ( elle cherche au hasard, un passage dans un livre posé sur la tablette et lit pour elle même : « Une résolution dangereuse, la résolution …de considérer le monde comme laid et mauvais a rendu le monde comme laid et mauvais »…ha non, se dit elle, il va me faire la grande crise au mot « laid », cherchons autre chose …) - Attends, reste bien zen et bien calé dans le canapé, je te cherche un bon mot… Lui : Oui je suis tout ouïe, et tout à toi, et sans défense comme l'éléphant, et bien entaché, comme …Oh oui requinque moi… ( elle va chercher un livre…) Elle : écoute ça : aaaah ! béééé… c’est des œufs ? Et feu, j’ai hachis gît… cas ?… elle aime pas le Elfe, haineux ! Lui: Ah bah ça alors...elle est au pé-cul ?...ou Au cul Pé ? Elle : Est-ce thé ? ….Que vous voulez, Monsieur ? Lui : Oui oui, je veux bien… Et ce thé, en infusion … mais je fais à manger avant, des graines ça te dis ? Elle : Ah non, pas des graines de star ! Lui ; Ah Ah, je rigole… et merci, tu m as bien requinqué. Elle : Pas de quoi mon bonhomme…on mange quoi ! Rhhaaa, j'ai envie d'un bon steak tartare ! ....dans une bonne cuisse de barbare... Lui: Au secours, au SE cours !

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