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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    Après avoir cultivé ma terre Je n'ai rien eu d'autre à faire Que de penser, oui pense bergère A l'avenir et au passé Mon âme est en jachère Elle ne sait de quel côté De l'avenir regarder Du vivant ou de la mort Ah vivre, vivre encore! D'angoisse mon enfance Fut bercée sans pitié Et même la pensée De ceux qui dans leurs sens Et leurs corps ont souffert Ne m'a pas aidée "Sans amour et sans haine S'en aller sur la mer" Ô combien ce vers rend la peine D'une vérité acceptée S'en aller sur la mer Et peut-être plonger Sous la lame Que faire si de l'amour Je ne puis recevoir ni donner A hurler comme un sourd Je m'épuise et ne peux oublier La fin de mon corps Ni celle de mon âme Qui s'endort..

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    "La Ballade du Café Triste" paraît en 1951. C'est un recueil de 7 nouvelles. Carson McCullers est une contemporaine de Flannery O'Connor et ses récitont ont aussi pour cadre le sud des Etats Unis. On sort de cette lecture le souffle coupé par un coup de poing annoncé par un climat bizarre fait de violence menaçante et contenue. Trois personnages: Miss Amélia, Cousin Lymon (un bossu qui arrive avec sa valise à la main et se prétend apparenté) et Marvin Macy, mari de "Miss" Amélia, personnage cruel qu'elle a rejeté au bout de 10 jours.. Cette relation triangulaire aura une fin tragique et spectaculaire. Je ne vous en dis pas plus.. C'est l'histoire d'un amour non conventionnel qui pose le problème de la solitude. Elle a été adaptée à l'écran en 1991.

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    et puis je ne peux pas, je n'ai pas le courage alors je continue a vivre, enfin disons plutôt a souffrir. Je ne sais pas comment me sortir du piège ou je me suis enfermé, d'ailleurs me connaissant, j'ai du m"enfoncer bien dans la merde sans espoir d'en sortir. Depuis le début ma vie n'a été que souffrance. Je ne sais pas ce que c'est d’être aimé, je ne sais pas ce que c'est de recevoir de la tendresse, je ne sais pas ce que c'est de vivre. je sais ce que c'est d'attendre, attendre le lendemain, attendre rien, attendre ma mort voila, j'attends le jour de ma mort pour enfin que la souffrance s’arrête, mais je ne peux pas en parler, a personne sinon plus personne ne voudra me parler et de souffrance je passerai à torture. vie de merde mais pourquoi vivre ?

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    L’intervention de Lambert auprès de l’organisme HLM avait porté les fruits rapidement. La famille de Magnana obtint, dès le début mars, un HLM moderne et spacieux : un F4 qui permit à Magnana d’avoir sa propre chambre où il s’empressa de faire mettre des rayonnages qui commencèrent à se remplir de livres toujours plus nombreux. Les pourboires juteux de Juliette filaient dans les meilleures librairies de la ville, Magnana suivant, dans ses achats frénétiques, les conseils de son prof en matière d’ordre de lecture. Quatre livres dévorés par semaine, ce qui faisait dire à la mère de Magnana « Tu finiras par t’abimer les yeux, mon fils ! ». Il souriait devant les peurs imaginaires de sa mère et il continuait à dévores ses livres chaque nuit. A part cela la famille était contente de se retrouver dans un appartement si moderne, si aéré, si vaste - On est comme des princes-disait encore la mère de Magnana-. Ils avaient le sentiment d’avoir sauté un siècle en un seul jour. Des champs arides de leur pays à cette ville moderne, des chars à bœufs aux avions ! Mais on ne fait pas un saut si énorme sans payer de prix ! Pauvre Magnana ! Par cet amour et cette passion qu’il vouait à la France de par sa culture et son histoire ( il fallait l’écouter quand il commençait son panégyrique jacobin, républicain, laïque) il s’imaginait que la France allait lui offrir un terrain de conquête où il aurait pu se réaliser et s’épanouir, un champ de bataille où il aurait pu remporter mille victoires et se couvrir de gloire, surtout littéraire, tel Bonaparte au pont d’Arcole. En attendant de se réaliser, il commence par se donner, mains et poings lié, au puissant amour de la nymphomane Juliette. Il ne se rend pas compte qu’il perd son âme, que dans cette passion il perd des plumes plutôt que de gagner des atouts pour sa future gloire. Grâce à Juliette, certes, il fait des études. Mais il ne pourra jamais accéder à l’enseignement, un des ses rêves, à cause de cet handicap que lui procure son maudit accent ; « Je n’aurais jamais supporté qu’une classe de troisième me rigole au nez, parce que je prononce de la même façon PEU et PAIX et PET » Ainsi il ne fera que renforcer la paranoïa qui le caractérisait et le desservira tout le long de sa vie. Il aurait mieux fait d’aimer une femme psychanalyste qui, sans lui donner de l’argent, l’aurait débarrassé de tous ces blocages qui feront de sa vie un enfer. Au lieu de quoi il va sacrifier quatre ans de sa jeunesse à une nymphomane. Ces quatre ans correspondent à ceux de ses études, six si on compte les années précédentes. Il m’a affirmé que pour être fidèle à Juliette, craignant de perdre son aide économique, il refusa de coucher avec les filles de sa promo qui ne demandaient que ça. Je ne le crois pas, car il aimait trop les femmes pour avoir pu résister, en revanche je crois que cette passion envers Juliette le marquera profondément. Et je vais jusqu’ à penser que son retour en Italie en 1975 a été déclenché par sa culpabilité de s’être « prostitué » et non pas, comme il me l’affirmait, de n’avoir pas eu le courage d’affronter une classe de collège à cause de son accent. Si je me laisse influencer par la thématique de ses deux romans publiés en Italie, dont j’aurais occasion d’en parler, je me dis qu’en Italie Magnana eut le courage d’affronter des dangers bien plus graves, et qu’en France il fit dans son froc, moralement, devant une classe de collégiens, je ne peux pas le croire. Le portrait que Magnana me fit, dans son récit, de Juliette, fut un portrait tout en hyperbole pour mieux en souligner la sensualité. Certes elle devait être une belle femme avenante, encore dans la force de l’âge, disposant de temps et d’argent pour prendre soin de son corps. Elle était blonde, les yeux bleus, « ce que j’aimais le plus en elle –disait Magnana- c’était la blancheur de sa peau. Son visage nacré laissait entrevoir sous la peau fine du visage des veines bleutées qui m’ont toujours excité. Même chose à l’intérieur de ses cuisses, si bien que quand elle entourait mon dos de ses cuisses j’avais peur que sa peau si délicate se déchire et ses veinules se mettent à saigner. » Je voyais bien que sous les adjectifs hyperboliques se cachait la tentative, faite par Magnana, pour jeter un voile pudique sur cette relation que, après tant d’années, Magnana commençait à vivre en coupable. On se rappellera de la gène qui fut la sienne, de l’embarras, ou de la lâcheté, comme on voudra, lorsque Magnana dut annoncer à ses parents qu’il restait travailler à l’hôtel, qu’il allait s’inscrire à l’Université –avec quel argent ? lui demanda son père. Et à cette seconde précise Magnana aurait voulu s’enterrer vivant, se laisser engloutir par la terre, plutôt que de devoir chercher des explications qui puissent justifier son choix sans susciter des suspicions chez ses parents sur la vraie nature de cet acte qu’il allait accomplir. C’est peut-être dans ces épreuves si douloureuses que Magnana apprit à si bien manier le mensonge. En même temps, le rôle économique tenu par Juliette, en offrant à Magnana de faire des études, permettait à cette femme de remplir un rôle parental qu’elle n’avait pas eu avec son propre fils. Quoi de plus appréciable qu’une seconde maman qui remplit tant de rôles à la fois ? En même temps Juliette, non seulement était mère nourricière, mais elle devenait mère justicière : car elle réparait l’injustice économique en sortant Magnana de l’exploitation à laquelle était soumise toute sa famille. Sans oublier qu’elle était une excellente maîtresse. Or tout cela n’avait rien à voir avec la lutte des classes et les sentiments de révolte qui commençaient à animer Magnana. Et pourtant ! On peut être sûrs qu’à partir de ce jour, où il accepta sa nouvelle condition, la culpabilité d’avoir trahi la morale de ses parents, et la culpabilité d’avoir trahi sa foi révolutionnaire commencèrent à travailler Magnana en profondeur. Pour ma part je pense que ces sentiments de culpabilité ont laissé des traces profondes dans le caractère de Magnana. Je pense tout simplement que les hyperboles érotiques employées par Magnana à propos de Juliette, servaient aussi à cacher le statut de petite bourgeoise et d’ennemie de classe dont il fallait se défendre, Magnana trouvant, sous la splendeur des ses rodomontades concernant le corps de Juliette, la possibilité d’oublier sa trahison.

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    Jours pluvieux, premiers microbes à l’affût, l’automne s’installe ces derniers jours pour de vrai. D’humeur paresseuse, les jours de pluie sont souvent le prétexte pour regarder des films. La pluie m’inspire …je me souviens de cette affiche de film, une jeune femme vêtue d’une robe rouge, très sensuelle, un jeune homme roux assez « ordinaire » au premier regard (Il faut des fois se méfier de ses premières impressions, elles nous leurrent bien souvent). Pourtant ce qui attire mon attention, c’est le rire qui rayonne de leurs deux visages. Ils rient, mais pourquoi ? Ah ! Oui ! J’ai oublié de vous décrire le contexte de cette photographie : il pleut. Il pleut même à verse !! En regardant ces deux êtres rire et rayonner sous cette pluie, je me demandais à quoi correspondait cette scène du film. Alors, par ce Week-end de pluie, je choisis de voir ce film uniquement inspirer par la beauté de cette affiche. Et en fait, elle ne m’a pas trompé, elle symbolise très justement l’esprit du film. « Il était temps » n’est pas une comédie romantique mais une comédie fantastique sur l’ordinaire de la vie et sur ces petits riens qui nous rendent joyeux. Je pourrai vous en dire plus mais je ne le ferai pas. Pourquoi ? Pour vous permettre comme moi d’être surpris par la simplicité et la profondeur de ce film. Je vous dirai juste que le réalisateur est Richard Curtis à qui l’on doit Quatre mariages et un enterrement, Love Actually, Good morning England…et il y en a d’autres. Je vous joins juste un lien pour observer cette affiche, peut-être qu’elle vous donnera aussi le goût de ce film un peu à part… Il était temps de Richard Curtis novembre 2013 http://www.allocine.fr/film/fichefilm-201760/photos/detail/?cmediafile=21023225

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    "Norma Jean Baker Qui sait maintenant où elle est Peut-être plus à L.A." serge Gainsbourg "Dis moi, tu veux pas que je devienne " Elle " que je leur montre… ? Tu veux pas la voir toi aussi la vraie, la Marilyn comme ils disent ? Oui pour toi, je vais le faire…….. Viens ma petite Norma Jean, viens je vais te la montrer… Regarde bien, regarde-les me dévisager, me dévorer des yeux… N’aie pas peur fillette ! Souviens-toi de ce que disait maman… Mais reste encore un peu je t’en prie… Tu le sais ce qu’ils veulent tous ces hommes avides n’est-ce pas ? Tu es innocente mais tu peux le sentir, je le sais, je te connais… Ne me laisse pas…pas encore. Tu es là ? Dis-moi, reste s’il te plait… Si tu pars qu’est ce que je vais devenir ? Qu’est ce qui va m’arriver ? Je le sais va, des tournages inachevés et des barbituriques pour commencer… Ça c’est facile… Et ensuite... tu le sais toi ce qui vient après… Ah Mon Dieu je suis épuisée de tant d'incompréhension, J’en peux plus de ce manque...de tout, de toi… J’ai 36 ans et je suis déjà morte."

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    Le Dakota tremble Gëorg : « Bersonnel non nafigant brébarez vous à l'atterrizage, nous nous Bosons à Marignane » dans la cabine de pilotage, barbie vérifie que les tablettes sont relevées et les ceintures attachées, et rejoint son siège atterrissage Orange : je le sens pas ce Geörg,il va nous envoyer ad patres Rosa : c'est comme la disparition pure et simple du Capes de lettres classiques, Ad patres Orange : Malraux disait «  le fond fraternel de la mort » et selon Epicure la crainte de la mort est inutile et infondée : la mort n’existe pas tant que nous vivons et nous n’existons plus quand elle est là Rosa : Moi je veux pas mourir avant d'avoir, une dernière fois, avoir fait l'amour Le dakota tremble en touchant terre Gëorg : Il est 20 h30 , nous fenons d'adderir à Marignane » Bob : Ce que je comprends pas c'est que tu n'as pas d'accent en disant Marignane ! Gëorg : Z'est Normal, y a pas de mot en Bologne, alorche je dis le mot en Franzais La porte s'ouvre Soistoi entre dans la carlingue Soistoi : « Bonjour à tous et félicitations de la part du Gouvernement » Orange en aparté : « le gouvernement ? C'est qui ça ? » Rosa : «Ben le président de la république » Orange : la république en philosophie , Socrate disait «  l'homme politique, qui a le pouvoir, travaille à l'encontre des citoyens. » Soistoi : Calmez vous le gouvernement , donc les politiques veut savoir pourquoi vous avez un comportement étrange dans cette période de crise, c'est à dire pourquoi vous n'avez plus besoin d'eux Orange : et si vous nous foutiez la paix ! moi je suis là parce que je suis mon futur homme qui a décidé de partir au Sénégal avec une bande de tarés. Rosa : moi je suis là , je sais pas bien pourquoi mais dans mon karma il est marqué que le but de l'évolution est d'atteindre la perfection, or jusqu'à présent il y a loin de la coupe aux lèvres. Orange : La principale différence entre le drame et la tragédie est l'absence ou la présence du destin. C'est pour ça que moi je préfère l'amour, physique si possible, si on croit pouvoir agir sur son destin alors qu'on est une femme en désir d'amour, on se goure. Soistoi dont on sent qu'elle transpire devant le cas de figure : Mais n'avez vous jamais pensé que la société pouvait avoir besoin de vous ? Bob qui vient de les rejoindre : « La société c'est de la merde en boite, heureusement que j'ai paumé l'ouvre boite en 1962 à Caborra Bassa, dans une tribut Massaï. Gëorg qui arrive aussi : « Pobe, du éxachères doujours, nous les scandinaves nous afons rézolu le bloblème depuis longtemps ! » Sois-toi : « ah bon et comment cher monsieur Gëorg, dont au passage j'apprécie la prestance et l'allure ? » Gëorg interloqué  au point d'en oublier son accent : "La mythologie nordique est l'ensemble des mythes provenant d'Europe du Nord (plus particulièrement de la Scandinavie et de l'Islande) à la base du système religieux polythéiste pratiqué dans ces régions au haut Moyen Âge avant leur christianisation", on aimait Thor le Dieu des Dieux, le dieu du Tonnerre dans la mythologie nordique. Thor est un dieu guerrier, le plus fort de tous. Il possède un char tiré par deux boucs qui lui permet de traverser les mondes. Il a une force colossale , un peu comme moi Bob : j'aurais aimé te voir en 66 entouré par les tutsies au Rwanda, eux même entourés par les Hutus, y avait pas de Thor, pas de Christ , pas de puissances divines, y avait que la machette mon pote. Barbie intervient : moi aussi je m'achète des trucs, beaucoup trop d'ailleurs, alors je suis à découvert tous les mois. Orange : tous les mois ? Après tu es à découvert à chaque fois qu'un homme passe pas loin de toi.. Barbie : Pour Platon l'homme c'est celui qui aspire à apprendre, alors je leur apprends l'amour avec mes moyens. Soistoi : je commence à comprendre la différence entre la normalité et l'étrange, c'est qu'un affaire de sexe !!!

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    Nous nous sommes rencontrés par hasard , rue du faubourg St Martin, vers 18 h à la sortie des bureaux, comme Mistinguett et Maurice Chevallier, elle était en jupe étroite et collant noir avec une bouche cerise, moi j'avais mon canotier de cent ans d'âge, mais faut bien protéger son outil de travail. Elle m'a lancé , d'un air gouailleur, « Max, Ah c'que t'es rigolo avec ton chapeau », j'étais en train de réfléchir à la vie , à l'amour et à la mort, et ça m'a fait du bien qu'elle détourne mon attention. Que faire quand une jolie femme (surtout comme elle) vous aborde de manière assez crue, alors je lui suis lâché d'un « A Ménilmontant » tonitruant qui l'a fait rigoler jusqu'aux larmes aux yeux. Puis elle m'a dit je m'appelle Mme Sois. Je lui ai demandé son prénom elle m'a répondu du tac au tac Akie, c'est d'origine bulgare, mon papa était de là bas , mais ma maman de basse Normandie. Je lui ai répondu, les Normandes sont de braves femmes qui savent donner du bonheur au monde entier. Elle s'est à rire et à chanter « Des vaches rouges blanches et noires sur lesquelles tombent la pluie » Que pouvais je faire sinon d’enchaîner « et le bon lait made in Normandie » c'est là qu'elle a vu que je regardais du coté de son corsage pas très sage d'ailleurs. Elle s'en est rendu compte , a esquissé un geste vers l’échancrure et s'est arrêtée d'un coup l'air sérieuse « je te plais, comme je suis ? » « Sois toi et rien ne pourra t’arrêter dans la vie » Elle m'a regardé avec des yeux qui m'ont transpercé de bonheur , de joie, de confusion, de désir le tout mélangé comme les poissons dans une bouillabaisse. Elle m'avait vaincu sans qu'il y ait combat. Elle m'a pris la main, elle savait qu'elle m'avait touché au Cœur. « Viens j'habite pas loin » On a enfilé quelques rues passantes les doigts crochetés dans les mains, sans un mot , elle s'est un peu énervé sur le digicode au pied d'un immeuble un peu 19 ème en attente d'un ravalement, je sentais son odeur de plus en plus, une sorte de musc genre celui lolita lempicka « la pomme », j'adore les créations de lolita, j'ai bandé très dur sous les effluves pendant qu'elle s'énervait sur le code. « Ah ça y est je l'ai retrouvé, tu me troubles euh... comment c'est ton nom » « C'est Georges, comme les rois d'Angleterre mais avec un S » « Comme ? » « Comme Sexe bien sûr », alors après ma réplique moyenne dans l’ascenseur , elle m'a collé un patin comme il y avait longtemps que je n'en avais pas eu, avec la langue profonde, les amygdales, la bave luisante et le corps qui vient s'encastrer pubis contre pubis » J'allais réagir quand la porte de l'élévateur s'est ouverte , elle m'a extirpé de la cage , nous a précité vers une porte ou j'ai entrevu à peine le nom Akie Sois, elle a claqué la porte derrière nous d'un talon rageur et s'est remise à m'embrasser à pleine bouche. Puis elle m'a entrainé dans le couloir en y lâchant successivement son sac à main, ses talons aiguilles, sa veste en laine de cachemire, on est arrivé devant la porte de sa chambre, la jupe tombait à terre, c'est là que j'ai vu qu'elle m'avait déjà dégrafé la ceinture et la moitié des boutons de ma chemise. Elle a attaqué les boutons de ma braguette sur les 2 m qui nous séparaient du lit , bien fait avec une couette aux motifs fleuris qui faisaient écho à une collection de plantes en pot , dont un certain nombre d'orchidées dont les corolles me faisaient penser de manière insistante à un sexe de femme, vous me direz que c'étaient peut-être les circonstances, ben non ces fleurs m'ont toujours fait penser au sexe féminin. Pas le temps de continuer dans mes pensées intimes, elle m'avait fait basculer sur la couette tandis que je n'avais pas vu, comment son collant et son slip gisaient déjà à terre. « Georges prends moi par pitié » Je me suis remémoré, mais rapidement , qu'il faillait des préliminaires dans l'amour, mais visiblement Aki Sois voulait être à Moi. Alors , Quand d'une seule poussée dans un fourreau luisant, je l'ai pénétrée, je n'ai pu m’empêcher de dire « Sois à moi et tais toi même si tu es toi »

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    Janvier 2001- Océan Atlantique Nous sommes a encore 100 nautiques de Freetown quand Hans se cale sur la fréquence de 1'aéroport, un charabia air-speak incompréhensible nous revient et John prend le relais: -Vol cargo "South Air" de ouest-nord-ouest, demandons autorisation atterrissage. -Identifiez vous -Hercules C130 "South Air" immatriculation ZS 4447 -Désolé mais l'aéroport est ferme aux vols non réguliers, il faut vous dérouter sur Conakry ou Monrovia. -Désolé c'est impossible. -Problèmes? -Nous faisons route sur Johannesburg, notre appareil est difficile a voler et nous comptons sur l'assistance de la Navy pour poursuivre vers le sud. -C'est quoi ce bordel? -Passez moi l'officier de permanence ça fera gagner du temps a tout le monde..... ....... -Ne quittez pas ! Quelques instants plus tard : -Capitaine Fred Niklin, Royal Navy, SAS, a 1'écoute, parlez ! -Bonjour lieutenant, je suis le commandant John B, nous demandons autorisation atterrissage, nous avons un gros problème sur le zinc. -Quel type de problème? -Nous avons une déchirure de deux mètres de diamètre sous le ventre juste a 1'arrière du train d'atterrissage, la cellule est tordue comme une banane et tous les automatismes sont déglingues et ça nous plairait bien que vos techniciens y jettent un œil avant de faire du pétrole et de repartir. -Vous me dites que vous avez un trou de 2 m sous le ventre du zinc ? -Plus ou moins deux mètres... -Vous vous foutez de ma gueule ? -Sûrement pas lieutenant, personne ne s'est jamais moqué des SAS, et nous encore moins que les autres. En plus de ce trou dans la carlingue nous avons aussi un petit papier signé par un amiral de 1'US Navy priant les marines de 1'OTAN de nous prêter assistance si nécessaire. Je prends le micro : -Mon lieutenant, si vous pouvez appelez le contre amiral Y P dites lui que jellyfish a besoin d'aide il vous dira ce qu'il convient de faire. -Je vais certainement pas appeler 1'amirauté pour rien, je fais décoller un Harrier dans la minute, si vous me racontez des conneries je vous arrache les couilles sur le tarmac, ça vous va ? -Merci capitaine. Plus que 50 nautiques et nous sommes a 20 000 pieds quand John pousse le manche en avant et notre gros avion pique légèrement du nez en entament un large virage a droite............... Une dizaine de minute plus tard un Harrier pointe son nez a même pas 5 mètres de notre aile gauche, style Royal Navy . -Bloody Hell, vous êtes drôlement arrange, ça vole encore un truc comme ca?? -Ca vole pas très bien, mais on fait de la publicité pour Chiquita ! - Compris, je vais demander qu'on fasse de la place pour vous et une assistance incendie. -Pas la peine on a plus de pétrole......... Nous 1'entendons a la radio demander un atterrissage en urgence absolue, assistance incendie, médicale et tout et tout ............... Nous sommes a moins de 20 nautiques quand j'aperçois les montagnes de la péninsule de Freetown, je frissonne, l'Afrique, je suis chez moi ou presque. Alain: surchauffe importante moteur extérieur droit. John: un moteur neuf............... coupe le on est arrivé. Et mon grand con d'américain que j'ai vu sourire la veille pour la première fois en 20 ans nous pose en douceur, normal: il y a des spectateurs: des tas. Un peu de roulage et stop a 1'endroit indiqué, un peu à 1'écart de 4 C130 et de quelques Chinook. Le comité d'accueil est impressionnant et nous rappelle que le pays est encore en guerre, une centaine de marines anglais à la mine patibulaire armés de MP5, quatre fusils mitrailleurs en batterie et deux 12,7 montes sur des Land Rover. Chacun de nous a remis en douce les insignes et badges de son arme respective……………. Je descend le premier et je fais face a un "commander" des SAS, les meilleurs soldats du monde après nos légionnaires........ Son œil effleure le sous marin qui brille sur ma poitrine, il me tend la main et me la secoue vigoureusement. -Bienvenue a Freetown . -Merci commandant -Lequel d'entre vous est Jellyfish ? -C'est moi commandant. -Le commandant en chef de l'Atlantique nord vous transmet ses salutations et vous prie de nous pardonner l'inconfort de notre base. J'éclate de rire et 100 marines rient avec moi. Je lui tend le laisser passer de la Navy qu'il ne lit pas et jette un coup d œil sur les hommes: insignes hétéroclites, forces especiales de Panama, Luttwaffe allemande, cavalerie polonaise, US navy, armée de 1'air, marine nationale, south africa air force, ca fait beaucoup, il a compris et il a raison. Il sourit: -Nous sommes loin de nos bases mais je vous promets que vous repartirez bientôt chez vous avec un appareil en meilleur état qu'aujourd'hui. II me donne une claque sur l'épaule et me la démonte... Les MP5 s'abaissent et un flot de troupes de marine anglaise nous entourent, des mains se tendent, claquent sur nos épaules ou caressent nos nuques, nous félicitent. Nous voyons briller sur leurs poitrines des insignes qui en disent long: Falkland, Liban, Koweït, Bosnie............ Personne ne sait d’où nous venons mais tous savent en regardant l'état de notre zinc que nous revenons de loin. Aucun d'entre eux ne sait qui nous sommes mais il y a en cet instant précis une fraternité de frères d'armes, tous ont compris que nous avons affronté des vents contraires et que nous partons plus loin au delà de l'horizon. Un major s'avance: - Lequel d'entre vous est le pilote? - C'est moi. - Je suis le responsable de la maintenance des C130, est ce que je peux vous aider? - Ça se pourrait bien major... Nous avons passé une nuit d'enfer avec les marines, les pilotes de C 130, de Harrier, de Seaking et de Chinnook, évidemment Chavez est tombe amoureux d’une "marine" qui faisait bien 15 cm et 30 kgs de plus que lui ! Trois jours plus tard une longue diagonale nous emmenait en Afrique du Sud. Ha Long février 2001

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    Enterrez moi de mon vivant si vous le voulez! mais de grâce laissez-moi vivre quand je serai mort ! Quand je serai mort, enfin je serai moi, enfin je penserai à toi , crois-moi il n’y aura plus d’émoi sur ma voie, point de croix ni broderie, seules les étoiles dessineront les mélodies de notre folie passée. Du simple passé aux futurs antérieurs nous revivrons dans un monde plus que parfait, un sur-monde sans révolution, ni circonvolution. Les dieux y garderont les moutons et nous, nous surveillerons le lait sur le feu. Ici, feu un rêveur qui se brûla les doigts d’une chandelle allumée au bout de sa plume, marchand de biens en mal de construire du bonheur à la lueur d’éphémères lucioles, m’a conté le voyage d’une gazelle aux sabots d’argent. Il faut gravir la montagne et garder la tête sur les épaules, nul sacrifice odieux ne pourra nourrir la gloriole des fantoches, les étoles drapées et les turbans enrubannés suintent le sang et les larmes des terres arides à venir. Ne me jetez plus les pierres que j’avais jadis préparées pour la cérémonie, je n’étais ni le premier ni même une ombre funeste, je n’ai voulu que suivre l’oiseau dans les airs, et me suis projeté au-delà de tous les horizons. Agenouillé j’entends le chant d’Eole, je compte les grains de sable du temps qui passe, je me souviens des jours heureux. Lcm

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  • 10/14/14--12:00: L'étourdie par Slavia
  • L’étourdie Étourdie je le suis, mon père ne pardonnait Mes erreurs et oublis qui le rendaient mauvais. Car, maître des belles lettres, exigeant il était. Alors, quand son courroux si vite explosait, En ma chambre je restais, et longuement je pleurais. Puis, soudain, j’entendais sa voix qui m’appelait. Bon et tendre il était, et déjà oubliait Ce que sa fille avait commis comme forfait. Moi, l’étourdie j’étais, si loin en mon esprit, Au bord d’un rêve étrange où tanguait l’infini. Sur un grand cheval bleu je partais loin d’ici, Vers des îles où les sables sont finement polis. Mes yeux s’écarquillaient de visions éblouies Où je voyais des mers aux reflets de rubis. Je me laissais glisser sous l’écume de la vie. J’attendais qu’elle me donne, de l’amour, l’alchimie. Car en moi, l’étourdie se révoltait sans cesse. Au diable l’orthographe, les règles et la maîtresse ! Et quand la petite fille bien sage avec ses tresses Se rendait à l’école, mais jamais à confesse, Elle était contrariée, posant pourtant ses fesses Sur le banc de la classe. Ô jours glacés sans liesse ! Le songe était trahi, on aurait dit une messe, Et les heures me semblaient, à ce moment, traîtresses. Las! Mon tempérament, plus vif qu’un météore Me fait danser trop vite, trop fort, aux quais des ports. Soudain le feu m’enlace, me portant vers l’aurore. La nuit est vagabonde, me dirigeant vers l’or Que personne ne voit. Et mon âme se tord, Ne cherchant que l’ivresse qui délivre et me mord. La nostalgie m’enchaîne, j’oublie tout et le tort De n’être pas assez attentive, c’est mon sort. L’étourdie est ailleurs, sans cesse fée vagabonde, Elle voyage vers Saturne. Las ! Toujours on la gronde, Mais ne peut s’empêcher de traverser les ondes, Effaçant, oubliant les contraintes qui abondent. Les étoiles l’appellent. S’envolant dans une ronde, L’étourdie vibre et plonge sur les traces du monde. Son cœur est prisonnier d’une comète blonde, Où la ferveur cosmique, de sa beauté, l’inonde. Maintenant que mon père a quitté cette terre, Que ma mère l’a rejoint, il y a peu, dans les airs, Je sais que cette langue magnifique de Molière Doit être respectée, évitant la misère De toute étourderie, que mes deux êtres chers Ne pouvaient supporter, surtout toi, ô mon père ! Il ne faut écorcher les beaux mots du mystère. Mais l’étourdie, rêveuse, s'étourdit de lumière. Slavia 14 octobre 2014

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    D'où je viens, il n'y a pas de colline Le pays est plat L'autoroute droite et large, Mon visage est pâle comme de la neige sale, Cet homme est sur cette route sans destination dans le labyrinthe de mon imagination, Mon cœur, telle une fleur, émerge d'un sol de pierres, Mais je ne vois pas de chambre, pas d'emplacement à louer dans cette ville, C'est une belle journée le ciel s'effondre, Pourtant, c'est une belle journée ne la laissons pas s'échapper, Cet homme est comme la mer, Un jour il est immobile celui d'après, il s'anime, Il m'a dit: "L'infini est un bon endroit pour commencer", Puis il m'a raconté des histoires depuis sa langue natale, Ses chansons résonnent toujours dans mon esprit, Je devine sa voix depuis l'utérus, du premier cri vient un bruit joyeux, Les doigts recroquevillés je mets sur stop, Je rembobine et remets lecture, C'est une belle journée le ciel s'effondre, Pourtant, c'est une belle journée ne la laissons pas s'échapper, J'attends, Et j'attends seule, Avec, ou sans lui, Dans sa tempête, j'atteindrai le rivage pour me donner entièrement, mais il en voudra toujours plus, Quand il se révèle, Mes poings et mains sont liés, Il m'a piégée Ce que je n'ai pas je n'en ai pas besoin maintenant, Ce que je ne connais pas je peux quand même le ressentir, je n'en ai pas besoin maintenant, C'est une belle journée le ciel s'effondre, C'était une belle journée.

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    Je suis allée chez les philosophes ,voir ce qu'ils racontent sur la liberté . Je vous dirai tout à l'heure . J'ai des jolies baskets ! En février 2015 j'aurai 90 ans . Je suis robuste ! pas encore garée dans la chambre de déshabillage pour prendre la douche à cyanure d'hydrogène . Et j'enseigne des anciennes langues mortes du IV e et IIIe millénaire avant J.C : akkadienne ,cananéenne , amorrite , moabite ,le moyen orient de haut en bas . L'écriture cunéiforme aussi. Oui,parce que j'ai perdu ma mémoire de courte durée ,par contre j'ai retrouvé ma mémoire ancestrale . Mon arrière ,arrière petit fils est le seul qui me rend toujours visite . Un drôle de garçon , timide, il s'assoit près de moi et regarde nos baskets tranquillement .Il ne lève pas le regard . - Veux tu que nous allions ramasser les mauvaises herbes dans le potager ? et nous marchons tous les deux dans la boue ,moi avec ma plus jolie robe , usée, à petites fleurs bleues décolorées par le soleil. Le plus simplement possible. Mon fils, il ne vient plus , il a dit à sa femme qu'il préférait se souvenir de moi quand j'étais jeune et belle . Oh mon Dieu , j'ai jamais aimé quelqu'un comme je l'ai aimé ,lui . Quand il est né , je suis devenue une autre personne ... je suis née le même temps que lui ; cela veut dire que je suis née en lui donnant naissance ..... Quoi? pourquoi pas ? Y'a 2 formes de liberté : spontanée et réfléchie . La spontanée est le plus bas dégrée de la liberté . Au contraire, la liberté réfléchie est exaltante ,noble , parce que responsable . Il est interdit de se comporter de façon irresponsable . La liberté spontanée abrutit et descend l'homme . ...... Voilà ce que j'ai trouvé chez les philosophes . Et puis , Kipling ....l'échec de la domestication du" chat qui s'en va tout seul et tous les endroits se valent pour lui" ...... - comme toi et moi ......à moitié sauvage . Te laisse pas attraper à l'aide d'un piège , mon petit garçon

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    Samedi dernier, après une semaine de travail qui s’était avérée particulièrement harassante. Je suis allée faire mes courses dans une enseigne parisienne et dans un créneau horaire qu’à l’évidence je n’étais pas la seule à avoir choisi, à croire que les promos annoncées nous avaient tous fait courir en fin de matinée dans ce magasin , pourtant passé l’entrée du magasin, dans les rayons, la densité n’était ni plus ni moins intense que d’habitude à cette heure-ci , mon jugement sur cette affluence inhabituelle s’est renforcé lorsque j’ai gagné les caisses ,les files étaient immenses, digne d’un week end prolongé ou d’une alarme nous incitant à faire des provisions , mais rien de cela. La raison de cette affluence en caisse était des plus banal, la moitié des caisses étaient fermées, six nouvelles caisses automatiques prônaient à la place des deux caisses habituelles à cet emplacement du magasin… Ces nouvelles caisses étaient destinées aux détenteurs de paniers, pour nous gourmands avec nos caddies, nous n’avions plus qu’à prendre patience dans une des files .J’ai fait comme tout le monde, j’ai pris mon mal en patience et j’ai mis à profit ce temps d’attente pour lire un tract d’attac remis sur le marché une heure plus tôt sur le tatfa (grand marché transatlantique). Comme quoi faire preuve de patience a des avantages, d’autant qu’il y avait un bout de temps que je n’avais plus de nouvelle de cet organisme à qui je dois la connaissance de certains fonctionnement économique sur cette terre à l’économie globalisé .cela dit être contre, contre, contre, ne suffit pas à me convaincre mais du moins en savais-je un peu plus sur le grand marché transatlantique. Mon tour arriva enfin, avant que vienne ce moment si attendu j’avais eu le temps d’observer la caissière, précise concentrée égale dans son rythme comme moi dans mes taches et pensant à elle autant qu’à moi, dans de telle circonstance je m’aventurais lorsque que je lui fis face à a lui témoigner ma solidarité " ça va ce n’est pas trop difficile aujourd’hui " fièrement elle me répondit " je suis une professionnelle" je n’en doutais pas, moi aussi, n’empêche en fin de journée la fatigue le vide est là, nous étions sœurs dans cette fatigue pensais-je, mais quoique j’ai pu dire je n’ai pas été comprise, ce n’était pas le moment, sans doute . J’étais dans ces circonstances la cliente elle était la caissière pourtant dans ce qu’elle vivait à cette heure, j’y voyais une certaine similitude avec mes propres taches de la semaine passée. Dans des conditions presque similaires des collègues passant me voir ou ayant besoin de mes services, y vont eux aussi, d’un « ça va pas trop débordée » où plutôt « ah je sais tu es débordée » en aucun cas je prends ces propos pour de la condescendance .mais plutôt pour une marque de sympathie Comme quoi le goût des autres, c’est bien beau mais ce n’est pas si simple

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    Tant que le vent soufflera Les souvenirs en moi gravés n’assouviront, pour toi d’amour, jamais ma faim. Devrai-je ne plus avoir de place pour les engranger à l’aube d’une nouvelle vie ou flammèches de laves incandescentes ne me brûlent point ! Eux ne se doutent de ce que sera demain qui ne devinent de ta chambre, à l’autre bout du couloir, la virevoltante lueur promise câlin alors que se ferment pour certains les portes sur la nuit noire du désespoir. Je vais attendre le silence de doux ronflements avant de quitter mon lit à grand peine pour m’assoir dans ce fauteuil roulant, seule étoile filante de nos déveines. Ouvrir la porte sans bruit, n’éveiller personne pour ce rendez vous que j’aime tant comme, de l’arbre tombé, inanimé, le fruit n’attend de l’abeille que le doux bourdonnement. Alors , après avoir poussé la porte de ta nouvelle résidence, à côté de ce lit par trop étroit, prés de ta tête je reculerai ma nouvelle voiture avec prudence. Le doux ronronnement de ton corps figé s’est tu. Aurais tu deviné encore une fois ma présence avant que je n’abaisse cette maudite barrière que tu ne supportes plus ? Avant de frôler ton visage aux douces ondulations de la vie je caresserai tes longs cheveux pour chaque nuit teints à la couleur des souvenirs éblouis des moments perdus où dans les miens s’accrochaient tes mains. Je te laisserai alors prendre, devenue timide, ma main, et , sous le drap, la guider comme il te plait. Complicité retrouvée de ces moments câlins par ta tête, sur l’oreiller vers moi penchée, pour acquiescer. Esseulés dans le désert de la vieillesse rien ni personne ne pourra nous séparer. Pour toi jusqu’au bout je resterai tendresse. Dehors l’orage gronde, qui ne trouble guère la nuit de silence de ceux qui n’entendent. Avant que n’arrive l’heure de la ronde je vais rejoindre ma chambre et le lit qui m’attend. Je laisse la porte entrouverte. Ne t’inquiète pas. Des amants réunis pour une nuit encore offerte je veillerai la flamme sur la trace de tes pas ….tant que le vent soufflera. Cypou le 11/10/2014 https://www.youtube.com/watch?v=eoxFYBH5xFU

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    Dead man, c'est un voyage, d'Est en Ouest, dans ce qui s'appelait déjà les Etats Unis, mais n'était pas encore domestiqué.... C'est un voyage dans les profondeurs crasses de l'humanité dans ce qu'elle abrite de plus noir et de plus obscur. Mais c'est aussi un voyage de rêve, d'une intelligence et d'une beauté remarquables, un voyage spirituel aux confins du monde, à un autre étage... C'est un voyage entre la vie et la mort, jusque là où commence un autre temps... C'est aussi l'histoire d'une méprise, née d'une homonymie, Williams Blake, c'est le nom que porte Johnny Depp dans cette aventure, mais c'est aussi le nom d'un grand poète anglais, qu'admire un indien qui croise le chemin de Depp. Alors l'aventure se partage, les rencontres, mauvaises rencontres, se multiplient, parce que c'est l'Ouest, parce qu'ici la Nature bat son plein, et que la nature de l'homme, elle, reste proche de la bête...

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    Tout le monde connaît le titre de cet essai qui est passé dans le langage courant, comme une expression pour signifier à peu près tout et n’importe quoi sur ce que nous ressentons - pour faire simple - comme « faux »... Mais combien ont lu ce livret ? Combien savent que c’est un essai prophétique, écrit en 1967, à une époque où Guy Debord ne pouvait pas imaginer l’incroyable expansion que prendraient les réseaux de communication, l’omniprésence médiatique, et tous les effets de la mondialisation... sans oublier que nos modes de vie seraient bouleversés par toutes les possibilités de vivre dans des mondes virtuels, sans plus aucun contact direct avec les réalités humaines. Quand on fait une recherche en tapant « politique » sur Google, pour les seules pages francophones, il est impossible, sauf à y passer deux vies, d’aller au bout des pages proposées : plus de 34 700 000 entrées, sans les pages ignorées !!! Rien que pour les afficher à raison d'une page toutes les 2 secondes, sans même les lire, il faudrait 803 jours sans interruption… Si on comptabilise en plus le nombre d'écrits de la plupart des personnalités politiques, pour nous exposer « leurs idées » (Sic !!!), si en plus on y rajoute les livres, essais, articles, publications et thèses des sociologues, des économistes, des journalistes et autres analystes de la vie politique, ce ne sont plus 2 vies qu'il faudrait, mais une vingtaine pour en venir à bout… Je vous laisse chercher combien d’occurrences donnent le mot « sexe » ou « amour » par ailleurs... tout aussi significatif... mais de quoi au fait ? Et toutes ces « pensées », pour quoi faire ? Ce déferlement (le mot est faible) « d'informations » me laisse songeur et interrogatif. Non pas que cette recherche de sens, de raisons, d'idées, d'émotions et autres activités cérébrales, ne seraient pas « normales » ; bien au contraire, on ne peut que se réjouir qu'il y ait de plus en plus de gens qui pensent, qui le font savoir et qui le partagent (même si trop souvent, on est en droit de se demander si certains ne feraient pas mieux de le garder pour eux :-( ) ; non pas que ce déchaînement de pensées ne serait pas un bienfait… mais parce que je me demande dans quelle mesure, plus ces expressions se multiplient et moins il se passe de choses en accord avec toutes ces « fortes pensées », dans nos vies réelles... Face à ce phénomène, chaque fois je pense à ces trois paragraphes prophétiques - parmi tant d'autres - de Guy Debord : ● « 1 » - Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation. ● « 28 » - Le système économique fondé sur l'isolement est une production circulaire de l'isolement. L'isolement fonde la technique, et le processus technique isole en retour. De l'automobile à la télévision, tous les biens sélectionnés par le système spectaculaire sont aussi ses armes pour le renforcement constant des conditions d'isolement des « foules solitaires ». Le spectacle retrouve toujours plus concrètement ses propres présuppositions. ● « 33 » - L'homme séparé de son produit, de plus en plus puissamment produit lui-même tous les détails de son monde, et ainsi se trouve de plus en plus séparé de son monde. D'autant plus sa vie est maintenant son produit, d'autant plus il est séparé se sa vie. Si on ne s'arrête pas au style alambiqué et souvent obscur de Guy Debord, tout empêtré dans la terminologie politique de l’époque, si on essaye de comprendre ce qu'il ne cessait de nous ressasser sous diverses formes dans son œuvre phare, si on prend conscience que ce qu'il nous annonçait est déjà là, on peut vraiment craindre que tout ce déferlement de pensées ne reste à jamais qu'à l'état de « spectacle »… que ce tsunami de cogitations soit inversement proportionnel à l'immobilisme de la vie politique française (et probablement de tout le Monde occidental également), mais aussi de nos vies tout court… Si depuis 47 ans, en regard de cette explosion de pensées, d'informations et de représentations de soi, on compare ce qui a évolué dans notre société, ou autrement dit quels sont les actes concrets qui ont vraiment changé nos vies et comment cela s'est traduit dans notre quotidien, alors les constats deviennent désespérants... aussi désespérant que ce chef-d'œuvre qu'il faut digérer lentement, sous peine de finir suicidé comme Debord (1994), tellement la lucidité de ses thèses est d’un pessimisme absolu sur un devenir collectif autre que celui de nos additions de solitudes - elles-mêmes dissoutes dans des représentations - sans plus aucun espoir de redevenir maîtres de nos destins et de nos réalités... Tout se passe comme si, plus nous « pensons » et moins nous avons de prise et de pouvoir sur la réalité. Cette hypothèse n’est pas scientifique, car dans les faits, bien sûr, ces constats ne sont pas corrélés. Cependant, même si on sait bien que la pensée devrait précéder l'action, il semble bien qu’en réalité plus on pense à l'action qu'on devrait faire, moins on agit et plus c'est difficile d'agir. Comme disait mon ami Jean-Paul (qui ne savait pas lui-même où il avait piqué cette phrase) : « Il n'y a rien qu'on fasse avec autant de détermination, d'abnégation, de courage, de plaisir que ce qu'on ne sait pas qu'on fait. » ; et ça reste vrai en toutes circonstances. La « conscience augmentée » que nous semblons tous avoir (ou presque) est un acquis, mais dans quelle mesure n’est-elle pas devenue paralysante ?... Par exemple, tout le monde trouve « que tout va mal », tout le monde souhaite que tout le monde soit riche, en bonne santé, éduqué et heureux ; pour autant il n'existe aucun consensus sur les moyens à mettre en œuvre pour sortir de la merde politique actuelle ; et pourtant, tout le monde s'accorde à penser que « trop, c'est trop ». Quand je dis aucun consensus, les mots sont faibles, en fait, ça part dans tous les sens : 29 listes aux dernières européennes... Vingt-neuf !!! Cet éparpillement, ce morcellement de la pensée est proprement stupéfiant ; d’autant plus que pour avoir lu la plupart des programmes, absolument rien au niveau des idées proposées ne le justifiait... Deux listes auraient largement suffi : - celle de ceux qui proposent toujours plus de la même chose, à droite comme à gauche, - celle de ceux qui nous proposent de faire une régression spatio-temporelle pour revenir au Monde d’il y a 50 ans, à l’extrême droite comme à l’extrême gauche... Il semble bien que les actes soient inversement proportionnels au nombre de gens qui émettent des idées, au nombre de gens qui croient qu'ils ont raison et, au final, aux nombres de gens qui vivent dans leur « bulle ». La pensée remplace l'action… pire, penser exonérerait de passer à l'action… Demandez-vous simplement qu'est-ce qui empêche les gens de gauche de créer des entreprises coopératives et de gérer celles-ci en autogestion ? Absolument rien ne s'oppose dans notre système « libéral » à ce qu'ils mettent en application leurs idéaux sur le partage des richesses et la cogestion. Comment ces gens, qui ne vivent pas en accord avec leurs convictions, peuvent-ils se permettre de continuer, envers et contre tout, à réclamer des autres qu'ils le fassent à leur place ? Les années 80-90 nous ont obligés à faire le deuil des « utopies » sociales, « qu’on » nous a enfoncé dans le crâne à coups de pragmatisme et de principes de réalité, mal compris et mal digérés... Depuis les années 2000 à l’évidence c’est le deuil de la démocratie que nous faisons. Et si crise il y a, personnellement je ne vois que celle-là qui soit susceptible de vraiment nous dépasser. Je ne sais pas où ça va nous conduire, ni même si ça nous conduira quelque part, mais je sais que l’impuissance et les désespérances politiques que nous partageons, pour la plupart, sont le plus sûr moyen pour que le système se perpétue... Vous croyez que vous êtes seuls, mais vous ne l’êtes pas... nous sommes des millions dans ce cas, plus de 50 % de la population pour être exact... La succincte et sibylline solution que Guy Debord nous proposait, était de « s’émanciper des bases matérielles de la vérité inversée » seule réponse susceptible de nous redonner du pouvoir sur le réel et de nous sortir de nos aliénations. Sauf que je crains, que dans l’état de « confort » tout relatif qui est le nôtre, cette émancipation ne puisse jamais atteindre les consciences, ni même apparaître comme une nécessité vitale, non pas à notre survie (ça, on sait déjà plus ou moins bien le faire), mais à notre vie... Bref, je ne vois aucun futur collectif qui pourrait être différent de celui que nous vivons aujourd’hui qui ne nous en donne aucun. Pourtant, il ne tient qu’à nous de reconstruire un destin commun que nous choisirions plutôt que de le subir. Que celui ou celle qui sait, quelle nouvelle forme de lutte il faut inventer, qui sait comment nous désengluer de cette passivité mortifère me le dise ; il est plus qu'urgent d'agir, avant que nous ne devenions tous des spectateurs de nous-mêmes et des malheurs du Monde ; des légumes qui se contenteront de leur désapprobation, pour se rassurer sur leur bonne conscience politique, en fauteuil et devant leur écran... tous des bobos, quoi... Ce sont mes sentiments du moment, mais vous n'êtes nullement obligés de les partager…

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    Enterrez moi de mon vivant si vous le voulez! mais de grâce laissez-moi vivre quand je serai mort ! Quand je serai mort, enfin je serai moi, enfin je penserai à toi , crois-moi il n’y aura plus d’émoi sur ma voie, point de croix ni broderie, seules les étoiles dessineront les mélodies de notre folie passée. Du simple passé aux futurs antérieurs nous revivrons dans un monde plus que parfait, un sur-monde sans révolution, ni circonvolution. Les dieux y garderont les moutons et nous, nous surveillerons le lait sur le feu. Ici, feu un rêveur qui se brûla les doigts d’une chandelle allumée au bout de sa plume, marchand de biens en mal de construire du bonheur à la lueur d’éphémères lucioles, m’a conté le voyage d’une gazelle aux sabots d’argent. Il faut gravir la montagne et garder la tête sur les épaules, nul sacrifice odieux ne pourra nourrir la gloriole des fantoches, les étoles drapées et les turbans enrubannés suintent le sang et les larmes des terres arides à venir. Ne me jetez plus les pierres que j’avais jadis préparées pour la cérémonie, je n’étais ni le premier ni même une ombre funeste, je n’ai voulu que suivre l’oiseau dans les airs, et me suis projeté au-delà de tous les horizons. Agenouillé j’entends le chant d’Eole, je compte les grains de sable du temps qui passe, je me souviens des jours heureux. Lcm

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  • 10/05/14--09:36: TURBULENCES par Ashaninka
  • Turbulences de la vie, une réalité sans couleur. D'être heureuse, elle n'y croyait plus, encore moins de l'amour. Emportée vers le fond, dans l'âme un grand vide Tel un quai, balayé par un vent d'hiver. De tant de tiédeur on en oublie de savoir aimer, dans la paix et l'émotion nul ne pense exister, A chaque coin de rue il est des surprises cruelles L'aveugle aux yeux ouverts, a besoin de courage. Devant tant d'expectatives, elle pleura comme l'enfant Percevant que l'ange ne fut que mirage renaissant un instant, par pur enchantement Elle s'était retrouvée, pour mieux se perdre Est morte cette femme qui oublia comment sourire, que voulait-elle vraiment? Elle songe, et dans son sommeil elle rêva... rien de bien mystérieux, rien de bien ambitieux. Qui sait par ironie, lors encore d'un chemin croisé Elle devra dire, que plus personne n'est attendu Aujourd'hui le coeur dans les mains, devant son carrefour Elle apprend que dans cette vie, rien n'est éternel. tout va et vient, le labyrinthe de l'avenir tourment de l'esprit, âme en putréfaction de mémoire heureuse? En a-t-elle le souvenir? Qui est elle qui déambule comme un spectre dans le cimetière de sa vie? Est morte cette femme qui oublia comment sourire,qui que voulait-elle vraiment? Elle songe, et dans son sommeil elle rêva... rien de bien mystérieux, rien de bien ambitieux. Juste être et donner sans retenue

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  • 10/07/14--02:08: Me r'voilà :) par Repassera
  • En recherchant les "nuits d'été", je me suis aperçue pour ma plus grande confusion que j'avais inventé le "sans haine".. Je suis coutumière du fait et l'ai toujours été. C'est un truc de famille, un problème d'association mêlée à de l'étourderie ou du j'm’en-foutisme, bref, on a l'esprit vague :) Par exemple, je dirais facilement "ma mère était dans ses p'tites bottes" ou bien encore "aller K.O K.O". Je m'en voudrais de faire du tort à Berlioz, d'où cette rectification. Quant à "Sur les lagunes", vous trouverez le lien dans mon com' Berlioz/ nuits d'été, sous anna conte. On peut tout demander à Anna, elle vous dénicherait une sœur ou un frère inconnu(e) ...enfin, sur le net :D C'est un chant merveilleux que "Sur les lagunes". Je vous le recommande...

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