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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    Après avoir cultivé ma terre Je n'ai rien eu d'autre à faire Que de penser, oui pense bergère A l'avenir et au passé Mon âme est en jachère Elle ne sait de quel côté De l'avenir regarder Du vivant ou de la mort Ah vivre, vivre encore! D'angoisse mon enfance Fut bercée sans pitié Et même la pensée De ceux qui dans leurs sens Et leurs corps ont souffert Ne m'a pas aidée "Sans amour et sans haine S'en aller sur la mer" Ô combien ce vers rend la peine D'une vérité acceptée S'en aller sur la mer Et peut-être plonger Sous la lame Que faire si de l'amour Je ne puis recevoir ni donner A hurler comme un sourd Je m'épuise et ne peux oublier La fin de mon corps Ni celle de mon âme Qui s'endort..

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    Ce n’est pas les gratifications extérieures qui me font lire en général un auteur. Ou peut-être, qui sait ? En tout cas, parler de la France comme le pays numéro un de la littérature mondiale, parce qu’elle a le plus de prix Nobel de littérature, quinze, alors que le deuxième, les États-Unis, en a seulement douze, est plutôt sympathique car c’est positif dans un pays tellement aveugle de ses propres talents, mais ce cocorico n’a rien à voir avec la littérature, car on oublie d’abord la question : en quoi l’attribution du prix Nobel de littérature est-elle significative d’une bonne littérature ? Car il y en a tellement, de bons écrivains, comment choisir ? C’est toujours un peu aléatoire. Et puis, ne faudrait-il pas classer les lauréats selon leur langue d’écriture plutôt que leur nationalité ? Bon, cela étant dit, ou plutôt, cela étant écrit, n’ayons pas peur des mots, je dois admettre que rien qu’à écouter Patrick Modiano s’exprimer au cours de sa conférence de presse impromptue chez son éditeur, jeudi 9 octobre 2014 dans l’après-midi, ça valait le coup de lui donner ce prix Nobel. Car cet écrivain, un peu comme Jean-Marie Le Clezio, lui aussi lauréat le 9 octobre 2008, comme aussi Michel Houellebecq quand il s’exprime, c’est un écrivain, c’est surtout un écrivain. Et un très piètre communicant. Aucun charisme, aucune capacité à présenter quoi que ce soit par oral. On pourrait imaginer les oraux devant des examinateurs, les entretiens de recrutement devant des employeurs, les présentations de business plan devant des investisseurs… bref, un véritable désastre verbal. Personne n’ose le lui dire parce que c’est joyeux, un Nobel, et il ne faut pas gâcher la fête. Mais c’est même plus que cela. C’est joyeux d’écouter un homme si humble, si seul, si solitaire, si amoureux des bons mots, qui bute sur tous les mots, qui veut pouvoir les effacer, qui fait du typex oral. C’est simple, il n’est jamais capable de finir une phrase. Il fait comme si l’auditeur devait la finir. Ses bras, ses mains gesticulent sans arrêt, comme s’il écrivait sur un grand tableau noir, d’ailleurs, souvent, les doigts prennent la position de l’écriture, comme s’il tenait un crayon, un peu à la manière des guillemets qu’on peut aisément mimer. J’en ai presque la larme aux yeux. Il est incrédule, est presque mécontent et veut se dire : mais pourquoi moi ? ils n’ont rien compris, ces académiciens. Il a bien reçu un appel du Président de la République lui-même et du coup, sa modestie doit en souffrir : il représente aussi la France, la littérature française, cela lui crée des obligations, il ne peut pas s’asseoir dessus comme un égocentrique. En clair, en terme d’orgueil, il est à l’opposé d’un Jean-Paul Sartre qui, par vanité, se sentait bien mérité un Nobel mais l’avait refusé pour marquer son dédain. Modiano, lui, n’a jamais pensé qu’il le mériterait un jour : « Ca me semble un peu irréel d’être confronté à des gens que j’admirais adolescent ». Et voici Raymond Queneau cité, son parrain en littérature, qu’il a rencontré en 1960, il lui donnait des leçons de géométrie pour son bac (et fut son témoin de mariage), ou encore Jacques Prévert, ou encore plein de monde car Patrick Modiano, petit père tranquille, ne veut exclure personne, est trop gentil, trop diplomate, trop bienveillant pour dire du mal. Il adore "La Chute" de Camus mais il met son Nobel sous les cieux de son petit-fils de deux ans, qui est suédois. Il réfléchit à voix haute. Eh oui, parfois, il a même dépassé en âge ses auteurs admirés (comme Camus). Ce n’est que maintenant qu’il a compris qu’il était de l’autre côté du rideau. Parmi les admirés et pas parmi les admirateurs. À son mariage, le 12 septembre 1970, il y avait donc Queneau, comme témoin de mariage, mais aussi Malraux, et ce fut abominable car la journée n’a été qu’une dispute entre les deux sur Dubuffet : « Et nous, on était là comme devant un match de tennis ! Cela dit, ça aurait été amusant d’avoir des photos, mais la seule personne qui avait un appareil a oublié de mettre de la pellicule. Alors, il ne nous reste qu’une seule photo, de dos et sous un parapluie » (6 octobre 2003, interviewé dans "Elle"). Quand il parle du métier d’écrivain, même si l’histoire se passe au Moyen-Âge, par exemple, il explique qu’on ne peut pas échapper à son époque. Forcément. Le Nobel, il le doit très officiellement à son « art de la mémoire avec lequel il a évoqué les destinées humaines les plus insaisissables et dévoilé le monde de l’Occupation ». Il n’aura aucune appréhension à prononcer son discours de réception en décembre : il sera protégé, derrière son texte. Soixante-neuf ans. Petit artisan pépère, tranquille dans son coin, pratiquant son art modestement malgré les sirènes du succès dès 1967 : vingt-huit livres dont onze qui ont reçu un prix, en particulier le grand prix du roman de l’Académie française (1972 : "Les Boulevards de ceinture") et le Goncourt (1978 : "Rue des boutiques obscures"). Il est méticuleux dans son expression, on sent son insatisfaction permanente de ses mots qu’il voudrait changer, modifier, échanger, on comprend qu’il a reçu la nouvelle comme une douche froide. Comme si c’était un mauvais sort. Quelle fraîcheur, quelle spontanéité (on l’a l’impression que l’académie Nobel l’a réveillé au saut du lit), quelle authenticité, quelle humilité ! Voilà l’humain comme j’aime, si rare dans les espaces médiatiques où tant de médiocres cherchent à vanter la moindre savonnette odorante. Bien fait pour lui. Patrick Modiano va devoir se forcer pour être la star. Et franchement, je préfère un cerveau un peu gauche et maladroit lorsqu’il est éclairé, qu’un misérable à paillettes agaçantes de vacuité qui martèle son autopromotion. NB. « Je ne m'y attendais pas du tout ! », c'était (bien sûr) la première réaction publique de Patrick Modiano. Je ferai un com' plus tard sur un documentaire tourné en 2007.

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    Cette comédie sentimentale d’Ernst Lubitsch sortit aux Etats Unis en 1940. Alors que les personnages des comédies Hollywoodiennes étaient généralement « issus de la haute bourgeoisie », ceux de Lubitsch dans ce film sont médiocres, voire mesquins, bien que ce grand cinéaste les ait traités ici avec "humanité". L’histoire de "the shop around the corner" se passe à Budapest dans la maroquinerie de Monsieur Matusckek. La rivalité entre Alfred Kralik et Klara Novak, qui se détestent, ne cessent de se quereller, et qui tous deux répondent à des petites annonces, constitue l’action principale du film qui respecte la règle des trois unités : temps, lieu, action, ce qui fait de ce film un chef d’œuvre. Le film sortit en France en 1945 sous le titre « Rendez-vous », mais il eut peu de succès. Il fut redécouvert dans les années 80, quand il ressortit au cinéma «Action Christine » sous son titre original « the shop around the corner ». Il attira alors 130000 spectateurs, un record pour une reprise.( wikipedia) C’est là que je le vis moi-même un sombre jour d’hiver, alors que la vie m’apparaissait sous ses dehors les plus noirs…! Une heure et demie plus tard, je quittai la salle réconciliée avec l’existence et avec moi-même, après ce moment de pur bonheur. Allez le voir, si d’aventure il croise votre chemin, en cinémathèque, médiathèque, ou autre médias.. ( je l’ai vu à 3€ sur amazon) Ce sera comme un souffle d’air frais ! :D (voir aussi l'adaptation cinématographique, en 1998 : "vous avez un message", dans laquelle les personnages correspondent sur Internet. La librairie tenue par le personnage féminin s'appelle "the shop round the corner".

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  • 10/17/14--06:05: Varsovie par Slavia
  • Dédié à ma mère Varsovie l’héroïque s’élance en son chant triste. Puis soudain tout s’efface et la cité renaît D’une musique nostalgique aux onduleuses bouffées. Surgissent du mystère les doigts fous du pianiste. En moi il y a un vide qui voudrait se combler. La Pologne s’enfièvre du sang de mon grand-père, Fleurissant dans mon rêve, majestueuse terre. Ô mère ! Jamais tu n’as connu cette vérité. J’ai mille fois prié qu’apparaisse un visage Sur la photo sépia noyée par le ravage. Brume obscure des secrets, déchirure et brûlure. La vie parfois piétine les âmes et les corps. L’Histoire garde en mémoire la violence des blessures. Cœurs meurtris par l’absurde, souffrance jusqu’à la mort. 17 octobre 2014 Slavia

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    …a commencé en 1967 quand il avait trente-trois ans et moi dix-sept. J’ai entendu un jour sur mon petit transistor sa belle voix grave chanter une ballade nostalgique, c’était Suzanne que je connais par cœur et qu’il m’arrive encore souvent de fredonner. Un choc, comme lorsque j’avais entendu quatre ans plus tôt Bob Dylan chanter « Don’t think twice ». Depuis j’ai toujours écouté Leonard Cohen et suivi ce qui transpirait de sa vie. Ce doit être ça être fan, mais fan à distance puisque je ne l’ai jamais vu sur scène. Je l’ai aimé jeune, ténébreux et mélancolique chantant les belles rencontres qui finissent mal en général. Je ne l’ai pas lâché lorsqu’il a viré mystique et j’ai même entonné avec lui l’alléluia. J’ai attendu patiemment de 1994 à 2001 qu’il sorte de son monastère bouddhiste, où il était devenu Jikan le silencieux, espérant qu’après avoir trouvé sa voie il retrouve sa voix. Je me souviens de l’avoir vu dans un reportage, paisible et heureux, occupé à émincer des petits légumes pour son vieux maître zen, à le soigner, à lui servir de chauffeur. Il disait son bonheur de s’être enfin réconcilié avec lui-même. Et puis il a recommencé à écrire, à chanter. J’ai guetté chaque nouvel album et, si certains m’ont déçue, j’y ai toujours trouvé des pépites. Voici qu’il nous revient , fraîchement promu octogénaire, avec un album intitulé « Popular problems » qu’il a dédié à son maître zen. Sur l’album sa silhouette frêle appuyée sur une canne a toujours la même élégance. Sa voix a vieilli elle aussi, elle est devenue rocailleuse, brisée. Sur certains morceaux il parle plus qu’il ne chante et ce ne sont pas ceux que je préfère. J’aime dans cet album la chanson « Slow », très bluesy, où il revendique sa nonchalance et sa lenteur (It’s not because I’m old, It’s not the life I led, I always liked it slow, that’s what my momma said). J’aime aussi le swing de “My o my”. J’adore “Samson in New Orleans”, du bon, du très bon, du meilleur Cohen, hermétique et spirituel à souhait avec son violon qui déchire… ainsi que “You got me singing”, un peu dans la même veine . Pour l’anecdote, lorsque je me suis inscrite sur PCC en juin 2010, le premier commentaire que j’ai publié évoquait Leonard Cohen. Je n’en menais pas large, croyez-moi, de balancer mes lignes à de parfaits inconnus surtout que je m’étais lancée dans une petite création à base de dix titres de chansons de mon Canadien favori, ça s’intitulait “Je m’appellerais Marianne” et ça donnait ça: Je m'appellerais Marianne, je vous rencontrerais dans le hall du Chelsea Hotel. Vous seriez un étranger, un Canadien perdu avec l'air fragile et pensif d'un oiseau sur un fil. Vous me souririez, je vous dirais je suis Marianne, vous répondriez I'm Leonard. Vous me parleriez de Bouddha et moi j'attendrais que vous me disiez « I'm your man » ou « Dance me to the end of love »... Soudain vous regarderiez votre montre et me diriez "so long Marianne". Je répondrais "hey that's no way to say goodbye" mais déjà vous vous hâteriez vers dieu sait quelle Lady Midnight et me laisseriez seule dans ma vie secrète. Fan, je vous dis…

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    On chuchote dans les salles d'exposition du Musée d'Orsay. Les oeuvres érotiques exposées sont osées! En 2014, les visiteurs sont choqués! A l'entrée de l'exposition "Sade, attaquer le soleil", un avis informe le visiteur que "le caractère violent de' certains documents est capable de heurter la sensibilité". Il peut nous paraître sidérant, rétrospectivement que l'éditeur Jean-Jacques Pauvert qui entreprit en 1949 la réédition des oeuvres de Sade, fut traîné en justice et suspendu de ses droits civiques... Voici un extrait du "Nouvel observateur": A l’inverse, on ne s’étonnera pas de l’omniprésence des surréalistes (Max Ernst, Hans Bellmer, André Masson, Picabia, Man Ray) qui se jetèrent à corps perdu dans cette grande machine où le désir est mis à nu, prétexte aux délires les plus insensés et les plus novateurs. Alors que leurs prédécesseurs étaient surtout des illustrateurs de thèmes empruntés à l’antiquité (un grand classique : Judith décapitant Holopherne) ou à des épisodes religieux (autre grand classique : le martyre de saint Sebastien), les amis d’André Breton ont pulvérisé les dogmes, alliant l’invention plastique (ainsi : les corps chamboulés de Bellmer) à des explorations érotiques sans frontière. Au passage, on s’étonnera de la faible représentation dans l’expo de Salvador Dali (un dessin et une gravure seulement) alors qu’une quinzaine d’œuvres de l’architecte et dessinateur Jean-Jacques Lequeu sont montrées. Sade, un "inventeur" Quoi qu’il en soit, au sein de ce tohu-bohu visuel et graphique on finit par admettre l’idée que Sade, au fond, n’est qu’un accompagnateur de cette exposition. On sait qu’il n’a rien inventé (le théâtre de la cruauté le précède dans l’histoire de l’humanité). Mais, et c’est là que sa démarche est commune avec celle des artistes, il est un "inventeur" au sens où ses écrits visent à exprimer, à révéler, ce qui ne saurait être montré ou dit. Les peintres, les sculpteurs, les photographes ont suivi le même chemin, entre érotisme et cruauté. Le dernier mot revient ici à l’écrivain. Dans ses "Notes pour la vérité", il affirme : "On évalue à plus de 50 millions d’individus les pertes occasionnées par les guerres ou les massacres de religion. En est-il une seule d’entre elles qui vaille seulement le sang d’un oiseau ?" Ces lignes ont été rédigées en 1787. Sade serait étonné s’il revenait sur terre : les guerres se poursuivent. Et les oiseaux disparaissent. Bernard Géniès - Le Nouvel Observateur J'ai bien l'intention d'aller voir cette expo... pour m'instruire! :D PS : J.J. Lequeu le bien nommé :)

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    On ne réagit plus sur PPC... Les commentaires pourtant ne manquent pas. Pourquoi alors ce manque de réactions, ce manque d'intérêt, cette absence du ressentir et de l'expression? Peut-on parler de "crise de parole", due à la Crise? Comme il est bon pourtant de partager et de "dire"... Les sujets ne manquent pas: cinéma, politique, littérature, économie, problèmes de société, racisme, consommation-technologie... On pourrait trouver du réconfort, face à une société en plein désarroi, à "dire". Mais non, de plus en plus, le silence s'établit.. Je dis qu'il est dommage de ne pas profiter plus de ce site gratuit, qui a été enrichissant et pourrait continuer à l'être. A vos claviers! :)

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    Aujourd'hui, il fait beau, on respire le bon air (même quand c'est une illusion), on sourit au soleil, on est heureux, sauf quelques malheureux, assis ça et là sur les trottoirs... Ce n'est pas un jour, bien sûr, où l'on pense aux 3, 2 millions d'enfants de moins de 5 ans qui meurent de faim dans le monde chaque année. Moi la première.... je ne pense pas. Je voudrais que dure cet état heureux de fin d'automne, quand le soleil caresse nos visages et notre corps. Et même quand la crise sévit et que nombre de gens ne savent comment joindre les deux bouts, on pense encore à "notre" misère, et à celle de "notre" pays.. Non pas que cette crise n'existe pas, au contraire, et elle exacerbe en nous un sentiment de Crainte. On évoque la possibilité d'un 3° conflit mondial, on ne voit plus que "faire". Le héros du livre d'Hamsun, qui a tout le temps faim, nous fait vivre ce leitmotiv ,ce fléau, comme si nous apprenions, enfin, ce qu'est la faim.. "La seule chose qui me gênât un peu, c'était, malgré mon dégoût de la nourriture, la faim quand même. Je commençais à me sentir de nouveau un appétit scandaleux, une profonde et féroce envie de manger qui croissait et croissait sans cesse. Elle me rongeait impitoyablement la poitrine ; un travail silencieux, étrange, se faisait là-dedans." Knut Hamsun. "On turne les feuillets de ce livre étrange. Au bout de peu de temps on a des larmes et du sang plein des doigts, plein le cœur. La faim est le sujet même du livre avec tous les troubles intellectuels qu'entraîne une inanition prolongée. C'est moins un héros de roman qu'un cas de clinique." André Gide.

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  • 10/17/14--15:33: Chercheur par Pechnologie
  • J'ai été confronté en 2013 avec une autorité de l’État en charge de vérifier si mes travaux étaient éligibles au crédit d'impôt et recherche, mécanisme installé par l’État pour aider les entreprises qui faisaient des efforts dans le domaine. Ça faisait presque 10 ans, qu'on me concédait cette éligibilité et sur mes travaux en 2013, l’État en situation difficile sur le plan budgétaire m'a retiré cette éligibilité. Probablement que je suis devenu trop vieux pour prétendre chercher. L'intéressant là dedans est la question qui m'a été posée, suis je encore un chercheur ? Suis je un chercheur dans des domaines adoubés par l’État, par la Société ? C'est quoi être chercheur ? Le manuel de Frascati, édité par l'OCDE, le définit ainsi : « Spécialiste travaillant à la conception ou à la création de connaissances, de produits, de procédés, de méthodes et de systèmes nouveaux et à la gestion des projets concernés ». Cette définition est suffisamment large pour inclure mes travaux dans le domaine de la recherche. Le problème étant de savoir si ce que je fais, n'a pas déjà été fait , sachant que j'aurais pu m'en inspirer. J'ai cherché partout- lol - , si je ce que je disais avait pu être dit ou même évoqué, et je n'ai pas trouvé, Peut-être suis je un piètre chercheur de chercheurs ? Pour moi la recherche c'est de faire un point sur ce que l'on connaît et d'essayer d'agrandir cette espace de connaissance. Bien sûr je ne méconnais pas ce que les autres ont pu élaborer dans le domaine à condition d'en avoir été informé. Mais justement comment savoir ? Des chercheurs se regroupent entre eux dans des instances nationales et internationales, mais du fait même de ce regroupement , ils sont sous l'influence des autres. Un vrai chercheur est seul, dans la mesure où de par son histoire , son parcours, il a pris des chemins que les autres n'ont pas pris , sinon il ne serait pas chercheur mais suiveur. Souvent je suis pris en défaut par les gens que je côtoie, ils ne comprennent pas ce que je dis ou que j'avance. Comme je ne veux pas les perdre, je les attends, la vraie définition du chercheur est qu'il passe son temps à attendre les autres, Perdu dans ses idées pour le monde qui l'entoure, il ne peut que passer son temps, donc le perdre, à rameuter les gens autour de lui. Le pire est d'être chercheur en sciences cognitives, parce l'objet de la recherche est la manière dont on pense. Alors les connaissances dans ce domaine sont des clés pour résoudre des problèmes autres. Même dans les sciences fondamentales, par exemple la dualité quantique – gravitation, c'est à dire la manière de penser le monde physique. Sommes nous entourés d'objets dans l'espace ou de probabilités d'objets dans cet espace probabilité qui les empêche toutefois de prendre des états impossible d'énergie ? Pour cela il faut considérer la manière dont nous envisageons les probabilités, c'est à dire la chance que quelque chose existe sous une forme en fonction d'une analyse quantitative des phénomènes. Plus on descend dans l’infiniment petit, plus le nombre d'entités augmentent, on peut dire aussi que l'inverse est vrai, plus on monte dans l'infiniment grand plus l’occurrence des choses augmente. Le science des statistiques indique que plus la population augmente , plus la chance que les phénomènes observés soient vrais. C'est la probabilité que l'observation soit correcte. Quand j'observe qu'un phénomène a un certain comportement , soit de particule , soit de probabilité de particules, je ne fais qu'observer ma manière de concevoir le monde. Le chercheur véritable ne fait que se chercher en train de chercher. Et ce qu'il trouve parfois, ce n'est que l'expression d'un progrès qu'il a accompli dans sa révolution interne entamé pou accroître ce qu'il sait de lui. Et quand il a progressé lui même , alors il est à même de faire progresser les autres, sur le plan de la pensée et de la technologie et peut – être du confort social qui ne consiste qu'à donner des moyens de gagner du temps et d'économiser l'énergie pour obtenir le même résultat. Mais le penseur , qui pense pour penser plus facilement, ne procure qu'un confort du même type, gagner du temps et économiser de l'énergie pour penser la suite. Mais Est-ce que ça intéresse quelqu'un dans ce monde ?

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    Il en agace plus d'un mais il séduit les autres. Controversé. Paradoxal. C'est la dure loi du Génie. En général. Aujourd'hui justement, je vous en propose un, en particulier, MAIS SI CE N'EST PAS BILAL ce pourrait donc être son frère mais de l'autre côté, une autre face en somme : un peu dandy, un peu rustique, un peu bohème, et rock-and-roll, futuriste et exigeant, son ambition, son seul propos, son unique souci est de produire un objet aussi original que fonctionnel qui pourrait être posé dans votre cuisine aussi bien que dans un jardin parisien ou brésilien qu'importe - mais surtout pas dans un musée- pas forcément très stable ni forcément pratique, un objet spécial qui vous en boucherait un coin. "- Mais pas du tout ! il n'a jamais dit ça !" Bon, disons plutôt, un objet ...décapant qui vous déboucherait un coin , -voilà ce qu'il aurait pu dire, cet optimiste lumineux, le contraire absolu en effet du sombre Bilal. Mais pas tant que cela. Alors que, -malgré tous les crépitements de flashes qu'il provoque, malgré sa logorrhée cacophonique et ses effets de manche publics sur toutes les scènes de la planète,( il a le don d'ubiquité qu'on se le dise,) - alors que jusqu'ici -disais-je- il n'ait jamais vraiment consenti à s'épancher sérieusement sur sa situation d'artiste, ni sur le sens décalé de son oeuvre, ni sur son moi, ni sur les autres, pas davantage sur son adaptation ou son inadéquation au monde, ni sur sa propension à chosifier tout et n'importe quelle pensée qui lui vient, ou à s'inspirer de ses rêves pour approfondir le réel signifiant, il a voulu cette fois* affirmer qu 'il utilisait la moindre image délivrée par son cerveau débordant comme un outil, à la fois pour créer et déconstruire dans le même mouvement, comme des forces tectoniques font surgir des montagnes à l'instant même où elles rayent de la carte et du territoire des villes entières avec leurs habitants ! Il croit vraiment pouvoir débarrasser le vieux monde de tous ses carcans inhibiteurs, et secouer tous ses poids morts. Il pointe sans cesse le normatif de la pensée unique et étriquée et rêve de le troquer contre une stimulation permanente de nos neurones , et de rétablir des connexions entre nos synapses anesthésiés, enfin, de traquer jusqu'à l'os la "substantifique moelle" . D'où lui vient cette nécessité de créer de façon presque compulsive toute cette batterie d'objets consuméristes qu'il dénonce opportunément par ailleurs comme il est de bon ton de faire en ces temps de nouvelle conscience écologique ? Pour sûr on l'aurait plutôt imaginé en "pop-star, magicien, compositeur, astrophysicien, voire gourou", ou même toréador dans une arène. C'est qu'il est "né de biais". Il a grandi fantasque. De sa pensée magma, émergent depuis lors toute une "cosmogonie, un bestiaire de symboles, un érotisme végétal, de là vient son «chamanisme» spontanéiste , son civisme bio-écolo". (Evidemment tout cela n'est pas de moi) :( Ni intello ni politique, ce tribun fécond qui parle comme personne " le WIP CLIP CRAP BANG VLOP ZIP SHEBAM POW " des bandes dessinées, se réjouit enfin, il vient de trouver comment décrire son inconscient, il dessine une énorme cacahuète.....oui oui " l'image la plus proche du pré-foetus"... Une sorte de Zeppelin voyageur. Une astronef peut-être ? Tout est dit. C'est l'homme qui vient d'Ailleurs.............. Mais non, il ne vient pas vraiment d'Ailleurs. Il n'y va pas non plus. Il est Ailleurs. Loin de la vraie vie. Mais on ne saura rien de cet Ailleurs, excepté ce qu'il en rapporte, comme un mineur laborieux remonte de l' or du profond de la terre, des créations protéiformes et multiples, venues tout droit -ou par convulsions- de son inconscient inventif et fulgurant ....avec son goût enthousiaste pour l' accumulation, la saturation, l'automatisation, l' innovation, la dérision aussi sans doute, de tous nos objets du quotidien et du futur. C'est un prototype qu'il façonne librement depuis les méandres et les ombres de son cerveau habité. Pour Demain. (Ou pour Aujourd'hui. C'est pareil. Nous y sommes.) C'est pour l'Homme bionique qu'il travaille avec passion. Le Bilal du Design finira bien par inventer un engin parfaitement inédit, biscornu, jubilatoire, paradoxal, cocasse, extravagant, démocratique et pour finir, coopératif ! Humaniste donc Starcky avec de si généreux projets ! "Inventeur, créateur, architecte, designer, directeur artistique, Philippe Starck est tout cela, mais surtout un honnête homme dans la pure lignée des artistes de la Renaissance". (Cela non plus, ce n'est pas moi qui le dis). C'est bien là le paradoxe. Et voici que sur son passage "claquent des noms étranges : Dr Sonderbar, Dr Glob, Bubble, Slick Slick, Ploof, Zbork, Dédé, Lalala... Et bla, bla, bla. jouet Toto, chaise Boom. et des meubles encore, Alfie Funghie, Anton Ho, Diki Lessi, Ema Sao, Joa Sekoya, Jono Pek, Light Rock, Misa Joy, Oka Chic, San Jon, et puis et puis côté technologie , en abondance ! par celui qui revendique la fin du consumérisme oui oui !!! Vous n'êtes vraiment pas obligés de tout lire !!! M.A.S.S. BY S+ARCKBIKE with moustache, Vélos à assistance électrique (2012) Ideas Box, Médiathèques en kit, Bibliothèques Sans Frontières (2011) Thermostat, Netatmo (2011) Blade Runner, hard drive, Lacie (2011) Carte Navigo, STIF (2011) Casque ZIK, Parrot (2010) Net, Flos (2009) FreeBox Revolution (2008) Tic & Tac, horloges, Kartell (2008) Zikmu colors, enceintes sans fil, Parrot (2008) Eoliennes, Pramac (2008) Disques dur, La Cie (2007) Zikmu, enceintes sans fil, Parrot (2007) Montre, Fossil (2005) Montre, Fossil (2004) Optical Mouse by Starck, souris optique, Microsoft (2002) Montre bracelet, Fossil (2002) Station météo, Oregon Scientific (2001) Montre bague, Fossil (2001) Montre pendentif, Fossil (2001) Montre, Fossil (2001) Radio pour salle de bain, Princess (2000) Rasoir électrique, Princess (2000) Brosse à dents électrique, Princess (2000) Brosse interdentaire électrique, Princess (2000) Balance, Target (2000) Fer à friser, Princess (2000) Sèche cheveux, Princess (2000) Chauffe biberons, Target (2000) 900 MHZ babyphone, Target (2000) Montre, Fossil (1999) Fontaine à eau, Paris (1997) RT201, radio réveil, Thompson (1997) Low cost watch, montre, Seven Eleven (1996) Low cost clock, réveil, Seven Eleven (1996) Euroconvertisseur (1996) Boa, stéréo FM radio, Saba (1994) Krazy Jacket, blouson en nylon sonore, Saba / Adidas (1994) TV Bicolonne, téléviseur (1994) Vertigo, vidéoprojecteur, Saba (1994) To Yoo, téléphone, Thomson / Alessi (1994) La la la, radio, Thomson (1994) Toccata, lecteur CD, Telefunken (1994) Street Master, radio FM, Saba (1994) Rock’n’Rock, micro chaine hi-fi, Telefunken (1994) Poe, radio, Thomson / Alessi (1994) Pala Pala, répondeur téléphonique digital, Thomson (1994) Perso, visiophone portable, Telefunken / Hermes (1994) Partoo, téléviseur portable, Saba (1994) Ola, téléphone monobloc, Thomson (1994) Moosk, radio Thomson / Alessi (1994) Lux Lux, 16 :9 Pal Plus téléviseur, Telefunken (1994) Hook, téléphone, Thomson / Alessi (1994) Ego, lecteur vidéo DVD, Telefunken (1994) Cube, projecteur LCD, rétroprojecteur, Thomson (1994) Coo Coo, radio réveil, Alessi (1994) Babel, tour multimédia video, Thomson (1994) Alo, téléphone à commande vocale, Thomson (1994) Plasmaa, téléviseur ultra plat, Nordmende (1993) Ici Paris, réveil radio avec trois mémoires et tuner digital, Telefunken (1993) Don’O, radio, lecteur de cassette audio, Thomson (1993) Aloo Telephone, téléphone à commande vocale, Thomson (1993) Haut parleur, Thomson (1993) Lecteur vidéo, Saba (1993) Lecteur vidéo, Thomson (1993) Lecteur vidéo, Telefunken (1993) Téléviseur, Telefunken (1993) Téléviseur, Saba (1993) Téléviseur, Thomson (1993) Télécommande, Telefunken (1993) Comboo, téléviseur et lecteur CD combiné, Nordmende (1993) TV Bicolonne M5116F Screen, écran, Saba (1993) Radio, Thomson (1993) Oye Oye, radio FM portable, Saba (1992) Zéo TV, téléviseur portable, Thomson (1992) TV Bicolonne T7049 SLT, téléviseur, Saba (1992) Téléviseur 14’’, Thomson (1992) Haut-parleur, Thomson (1992) Télécommande, Nordmende (1992) Oz, téléviseur, Telefunken (1992) Moa Moa, radio, Saba (1992) Jim Nature, téléviseur portable, Saba (1992) M 5107, télécommande, Saba (1992) K1, disque dur, D2 (1989) Machine à espresso (1988) Walter Wayle II, horloge murale, Alessi (1987) Walter Wayle I, horloge murale (1985) Don Quichotte, horloge murale, Spirale (1983) et pour partir en astronef !!!!!!! Samsonite (1998 – 2000) * "Dans « Impression d’ailleurs », (Editions de l'Aube, 2013) pas encore dans la base pcc bien que suggéré il y a 48 heures au moins, (et que j'ai donné après lecture à mon fils chéri, pour qu'il devise un peu pendant ses trajets en train,) Philippe Starck (qui dessine les intérieurs des wagons du TGV lui, mais ne le prend jamais) nous entraîne, au gré des mots et sous la forme d’un abécédaire déstructuré, dans son univers mental, imaginatif, créatif et fertile. Réflexions personnelles, expériences vécues et analyses étayées s’entremêlent et révèlent une pensée complexe, subversive et novatrice. Derrière l’image du personnage public ancré dans la matérialité par la richesse de sa production, se révèle l’homme Philippe. Celui qui, en domptant la matière, la nie. Écologie et politique, jeunesse et culture, art et science… Philippe Starck nous livre un regard décalé et acéré sur les enjeux du monde et propose, en humaniste, des voies pour le changer."(copie collé de critiques ) http://www.numero-magazine.com/ Le Paradoxal http://www.e-marketing.fr/Marketing-Magazine/Article/1664-et-Starck-un-partenariat-paradoxal-13900-1.htm Le "looseur" mais de génie http://lejpp.mediacoaching.com/philippe-starck-looseur-de-genie/ L' Ubiquité http://rue89.nouvelobs.com/2010/12/12/design-au-secours-philippe-starck-est-partout-180161 « Cet homme remplit en partie le cahier des charges de Dieu, il a le don d’ubiquité. Est-ce qu’il sera éternel ? Ça je ne sais pas... », lance Christine Bauer, auteure de « Le cas Philippe Starck ou de la construction de la notoriété ». Maître de conférence en sciences de l’information et de la communication, elle a écrit le seul livre d’analyse un peu critique du phénomène. (Elle y mentionne la stratégie de Starck qui s'apparenterait dit-elle au Jeu de Go .........allez donc y voir de plus près, c'est la stratégie des entreprises japonaises il parait !!!!) Starck en fin stratège n'a pas répondu.... Ah je vous vois venir, vous allez me dire "mais alors, pourquoi BILAL ? " Parce que. http://www.lesechos.fr/week-end/culture/0203814877442-enki-bilal-loptimiste-sombre-1049553.php

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    ce poème que j'ai beaucoup aimé. Le commentaire date de 2008, mais qu'importe le temps et qu'importe si ce que l'on rattache à une oeuvre n'a aucun rapport avec elle. C'est là l'intérêt d'internet, qui ouvre les liens du "tout se tient". Va, transc’enfant danse, va Au soleil des mots noyés Que l'écueil a brisé, Animé de ton souffle d’immanence Où le vent de la liberté Porte les plumes de vérité Va, transc’enfant danse, va, Ne reste pas inachevé, Traverse ton apparence Et peins sur le velours de ta peau où ton cœur chavire, De ta palette de mots, des camaïeux d’amour et de désirs. A la croisée des mondes, pulsent les cœurs sibyllins, Chante la liberté aux rives de ton destin ! J'ai relu récemment "La Métamorphose", que j'avais dévoré dans mon enfance, les yeux écarquillés, tenant le roman de façon à ne pas toucher le "monstrueux insecte" sur la couverture rouge et noire du livre de poche.. Dans mon souvenir, la soeur de Grégoire l'avait aidé jusqu'au bout, envers et contre tout. Hélas, c'était faux... Sa vie était alourdie par ce fardeau, et sa tolérance ne dura qu'un temps. Elle finit par épouser le point de vue de ses parents, ou tout du moins du père. La Métamorphose exprime la haine de la différence, et la peur des "exclus" de ce monde. Il y a d'ailleurs 130 interprétations différentes de cette nouvelle fantastique.. (voir wikipedia).. A mon sens, personne n'est allé aussi loin dans l'allégorie. La métamorphose n'est pas un "conte", et elle va d'autant plus loin. Nous nous identifions à Grégoire Samsa, nous souffrons avec lui, nous voudrions que le patron comprenne qu'il ne peut pas se dépêcher, ni parler de façon audible, ni sortir de sa chambre, nous sommes horrifiés quand son corps se trouve coincé entre les montants de sa porte, et quand il meurt d'une infection causée par la pomme jetée violemment dans son dos par son père. Aussi "marquants ont été pour moi "Freaks" de David Lynch, et "La Chambre des Officiers", dont le support est aussi l'inacceptable différence". Ce dernier film se termine sur une note optimiste, mais comme il est dur! Je crois n'avoir jamais rien vu d'aussi dur..

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  • 10/20/14--02:56: Intime par Cypou
  • Intime Intime comme le serait une soirée en amoureux, croisant un verre de cristal vide, pour entendre son timbre, avant de le remplir d’un délicieux breuvage fruité bien frais. Fruité aux saveurs de l’artiste: lui. Lui dont on se demande si la seule recette pour ce timbre est cet élixir nommé whisky dont il s’abreuvera a petites touches durant tout le spectacle. Deux heures quinze Deux heures quinze avec vous ; une soirée entre amis ; une « répétition » dira t’il pour « que le prochain concert soit mieux ». Qui seul au piano ou à la guitare pour nous bercer de ces anciens succès et de quelques autres de son dernier album: « intime » Un concert pas comme les autres ; un concert a son image ; pas de rappel ! Pas de rappel parce qu’il le voulait ainsi et parce que le respect ça existe. Oui Messieurs : respect ! Quelques fausses notes ; la marque de ceux qui se trompent et recommencent en s’excusant. Une voix cristalline ; celle que je ne connaissais pas ; celle qui m’a fait trembler mais n’a jamais failli tel un verre de cristal qui vous apporte au bout des lèvres ce nectar. Voila ! C’est ainsi que je vous résumerai ce qui restera, c’est certain, le délicieux souvenir d’une soirée très particulière…. pas en amoureux….mais presque… en tous cas que j’aurai bien voulu, pour telle, agrémentée….. Image alerte d’un bonhomme de qui n’a pas «souhaité » avoir soixante dix printemps, qui essaie de cacher de sa veste de costume son petit ventre pour seul témoin et qui a fait chanter la douceur d’une salle comme autant de ces belles chansons nous ont transportées en slows langoureux …. « Ne raccroche pas » ! C’est ce que l’on a envie de lui chuchoter tellement on a peur que sa voix de cristal ne se brise contre une bulle ; fragilité et sensibilité d’un être …à part. Bravo Monsieur CHRISTOPHE Cypou le 20/10/2014

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    La scène se déroule dans un pièce de l'aéroport, on voit le mot Police écrit à l'envers sur une vitre Orange : Je savais bien qu'on finirait en Taule avec cette bande de Naze, trois pelées deux tondus ! Rosa : Rabelais qui était de mon coin disait au XVIe siècle, utilisait "trois teigneux et un pelé" Orange : Ben aujourd’hui il devrait dire « trois teigneuses et deux pelés » et encore je compte pas la secrétaire du ministre qui , elle , n'est pas dans le coup évidemment. Barbie : Oh moi je m'en fiche , j'ai des papiers en règle... Orange : Tes papiers tu sais où tu peux te les mettre ! Rosa : Orange là tu exagères, Barbie, tu ne peux pas lui reprocher de vouloir se défendre avec ses moyens ! Orange : mais qu'est ce qu'ils foutent nos mecs, Bob et Gëorg ? Pourquoi on nous a séparé ? Nous dans cette cellule pour femmes et eux dans une cellule de mecs ? Rosa : ça me semble normal , cette rupture, les hommes ne savent pas rompre, alors on nous sépare pour que nous rompions avec eux Barbie dans un style un peu ampoulé : Tu veux dire quoi Rosaaa ? Rosa : Je veux dire qu'il ne suffit pas de dire qu'on est un homme pour que l'on en soit un. Or, pour ces raisons, le moi est insaisissable selon Pascal. Dans les Pensées en prenant il prend l'exemple de l'expérience amoureuse. Si l'on aime quelqu'un c'est uniquement pour ses qualités, physiques ou morales, car le jour où ses qualités disparaissent, l'amour s'étiole également. L'autre n'est jamais saisi dans sa totalité mais seulement à travers certaines de ses caractéristiques. Orange : Moi j'aime Bob parce qu'il est celui qu'il a été et je me demande maintenant si je ne vais pas l'aimer pour celui qui deviendra ! C'est en parfait opposition avec ce que dit ton Pascal ! Barbie dans un style un peu énamouré : J'ai déjà eu un Pascal entre les mains, 500 Francs, vous vous rendez compte à l'époque c'était presque la moitié de mon salaire de secrétaire débutante. Orange : Il y avait aussi le Pasteur billet de 5 francs et avant lui le 5 francs Victor Hugo . Le nouveau franc fut souvent évoqué sous le surnom de « cent balles » (cent anciens francs). À la longue, le terme balle évolua lui aussi vers le nouveau franc lui-même ; ainsi « 100 balles » devint le billet de cent francs (nouveaux) ; ce dernier avait été connu comme « dix sacs » (1 sac = 1 000 anciens francs). Un million d'anciens francs était « une brique », une « patate » ou « un bâton ». Rosa : A cette époque on aimait nos sous, on les personnalisait , maintenant avec les zeuros on a perdu l'amour des sous. On ne les appelle plus avec un petit nom, comme dans le temps. Barbie dans un style un peu nouvelle vamp : Je me souviens de l'achat de mon premier soutien-georges à 16 ans, je l'avais payé avec un billet de dix balles. Bon j'avais eu du mal à y loger ma nature déjà généreuse, mais on m'avait rendu dix centimes de monnaie, parce qu'il était à 9 Francs quatre vingt dix. Orange : Bon c'est sûr qu'à nos âges, au niveau sous-tifs, il faut qu'on mette le compte en Euros pour contenir la marchandise, mais moi j'ai toujours aimé mes nibards, une forme de pénétration de l'espace entre moi et les autres qui me permet de montrer que j'existe. Rosa : Moi je n'ai pas eu cette change, j'ai toujours été défavorisée de ce coté là. Mais le coté sympathique, c'est j'ai toujours été sensible du mamelon. La moindre succion et je pars au ciel. Orange : « Couvrez ce sein que je ne saurais voir. Par de pareils objets les âmes sont blessées , et cela fait venir de coupables pensées. (Tartuffe) Rosa un peu oppressée : Orange tu veux les voir ? Barbie à bout de souffle : Oh Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii Rosa un peu oppressée : Orange ? Orange : Puisque nous sommes au bord du précipice de nos sens et que nos hommes ne peuvent rien faire pour nous, Rosa laisse moi les admirer, moi qui ait toujours cru que nos seins étaient nos Saints.

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  • 10/08/14--11:05: Gare au gorille ! par Lo_la
  • Un après- midi de septembre 1990, je rencontrais pour la première fois Monsieur Regardailleurs, il m'avait convoqué le matin même pour un entretien d'embauche. Je venais de mettre au monde un mois auparavant une adorable petite fille joufflue aux yeux bridés et si je voulais que ses joues restent rondes comme la lune, je devais faire fissa pour gagner son lait quotidien. Aussi à 14 h pétantes, je garais ma vieille 102 Peugeot au pied du grand immeuble de la rue St Marceau, avançais à grandes enjambées dans les couloirs du bureau du Grand Chef, le sourire aux lèvres bien décidée à obtenir ce boulot. M. Regardailleurs me fixa ce jour là droit dans les yeux en me donnant une poignée de main ferme, il voulait me faire sentir par ce contact musclé son pouvoir de Grand Chef de la ville de Portnéant. Il entama son discours, la bouche emplie de fiers éloges à son encontre puis me détailla le poste et le lieu : un groupe de jeunes délinquants, des animations à proposer dans un vieux préfabriqué voué à la démolition dans un quartier dit "sensible", des habitants à rassurer. Une ancienne équipe dissoute et recasée dans d'autres quartiers de la ville pour d'obscures raisons de trop grande proximité, je sus plus tard que les animateurs sous prétexte de tâches "éducatives" faisaient retaper leur maison à moindre frais avec cette formidable main d'oeuvre gratuite. Quoiqu'il en soit je devrais rouvrir seule cet espace et ce pour un temps indéterminé. Ma jeunesse, mes convictions et ma belle affamée ne me firent pas hésiter une seconde, j'avais un taf, le luxe ! Les jeunes étaient au rdv tous les soirs, la confiance s'étaitt installée rapidement, yeux dans les yeux, les mains serrées par poignées, les projets fusaient. Ceux que Monsieur Regardailleurs nommaient délinquants étaient surtout des adolescents coincés entre deux tours qui avaient besoin d'exprimer leur rage de vivre et forcément la rage de vivre ça fait un p'tit peu de bruit. 6 mois plus tard, un directeur de structure fut nommé, Lucien un jeune homme déjà vieux qui malheureusement n'osait ni regarder dans les yeux, ni affirmer son autorité, et comble de l'horreur serrait la main mollement. Ertam, leader charismatique du groupe, intelligent et parfois violent eut très vite envie de jouer au chat et à la souris avec Lucien. Il aiguisait ses griffes. Un jour que j'étais seule, il se mis à formuler des revendications rocambolesques : du matériel hors de prix, des voyages en Turquie, il commença à balancer des chaises, foutre des grands coups de pieds dans les portes, ce n’était pas la première fois, il réussissait même souvent à entrainer les autres à participer à ses bagarres contre « l’institution » Mais ce jour là je décidais qu’il avait atteint les limites, enfin les miennes, je le forçais à sortir, fermais la maison de quartier, enfourchais ma vieille 102 pour trouver une cabine téléphonique et appelais Monsieur Regardailleurs à qui je signifiais que j’avais décidé de fermer la salle pour ne pas céder aux provocations d’Ertam qui devenaient de plus en plus fréquentes. Il monta sur ses grands chevaux ; certes ceux de sa Béééhem étaient vraiment plus puissants que ceux de ma 102, aparté débile mais qui me fait marrer, faut savoir se faire plaisir ! me hurla que c’était un abandon de poste et que je devais réintégrer immédiatement la maison de quartier ! Ma petite fille s’étant habituée à boire son lait tous les jours, je me dis que je ne pouvais absolument pas la faire manger un jour sur deux juste pour tenir tête à Monsieur Regardailleurs. Je ravalais mes principes éducatifs et retournais, écoeurée ouvrir ce vieux bâtiment délabré. Les jeunes étaient partis squatter dans un autre lieu, une cave ou un centre commercial. Mais la colère d’Ertam ne s’était pas calmée ; il me confia la nuit de mon départ qu’il voulait tomber très bas pour pouvoir mieux remonter et prouver à son père qu’il était un homme, je le revis quelques années plus tard, devenu père et proxénète à la fois, il me serra la main en fuyant mon regard, il savait qu’il avait échoué à ce que son père soit fier de lui ; il avait convaincu les autres que la colère, la violence, la destruction, sont source de résultats tangibles, la suite lui prouva que oui. Monsieur Regardailleurs se dit qu’il était temps d’intervenir puisque son équipe était débordée, il allait prendre les choses en main. Il arriva au volant de sa grosse voiture, pris possession des lieux en imposant sa forte stature et commença à tenir un grand discours avec de très jolis mots compliqués. Ertam je l’ai dit précédemment était intelligent et ne s’en laissa pas compter. Petit à petit, je vis Monsieur Regardailleurs rétrécir, se ratatiner, perdre de son éloquence, de sa superbe et finir par accepter toutes les revendications absurdes des jeunes. Il fut même décidé que ce vieux préfabriqué destiné à être démoli quelques mois plus tard, serait remis à neuf papier peint, peinture et lino. J’observais Monsieur Regardailleurs se décomposer sous l’effet de la peur, il reparti la poignée de main moite et bcp moins ferme. Quant à moi dès le lendemain, je déposais ma lettre de démission sur son bureau, et décidais que plus jamais je ne me laisserais impressionner par un statut, ou une grosse verve ; je sais c’est pas super beau à l’oreille mais les garçons qui jouent à qui a la plus grosse, ça me fatigue. Aucun discours ne suffirait jamais à me convaincre de rien, encore moins du courage. Et qu’est devenue Miss joufflue me direz – vous ? est –elle morte de faim ? Que nenni ! sa mère a retrouvé un poste de directrice de maison de quartier la semaine d’après et lui a transmis le goût du travail social et de l’engagement, elle est aujourd’hui éducatrice spécialisée, militante, active et maigre comme un clou !

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    Dali, Buñuel et Lorca, réunis dans une résidence d’étudiants à Madrid durant les années 1923 et 1924, y formaient une bande d’inséparables avec José « Pepin » Bello, que deux journalistes ont eu la bonne idée d’interviewer peu avant sa mort, en 2007. La mauvaise nouvelle c’est que le livre « Conversaciones con Pepin Bello » de David Castillo et Marc Sarda n’a pas été traduit de l’espagnol, la bonne nouvelle c’est que je l’ai lu et peux partager avec vous quelques anecdotes. Bello est étudiant en médecine. Il vit dès 1915 dans cette résidence qui accueille des étudiants de tous milieux et se veut un lieu de brassage d’idées, visité par l’élite intellectuelle du monde entier. En 1917 arrive Buñuel qui vient étudier la philosophie, en 1919 arrive Lorca qui n’étudie rien mais que l’on accueille pour lui permettre d’écrire, en 1922 arrive Dali qui vient étudier les beaux arts. Lorsque Dali arrive les trois autres sont déjà « un pour tous, tous pour un » et le nouveau venu, maniéré et bizarre, ne les attire guère jusqu’au jour où Bello entre à l’improviste dans sa chambre et voit ses dessins. Il convainc alors le groupe d’admettre un quatrième mousquetaire. Animée par Bello, la bande des quatre ne se quittera plus un instant pendant deux longues années avant que les aléas de la vie n’entraînent chacun vers sa destinée. Buñuel change sans arrêt d’études : agronomie, philosophie, sciences naturelles. Il est décrit comme le plus machiste, le plus fanfaron et le plus brutal des quatre. Il s’essaie aux combats de boxe mais appelle ses amis à cris stridents lorsqu’il trouve une araignée dans sa chambre. Il est capable aussi de farces plutôt lourdes comme on le verra plus loin. Lorca est censé étudier le droit mais il n’en fait rien. Avec la complicité du doyen de droit qui l’a pris sous sa protection il se consacre à l’écriture et reçoit quand même chaque année le diplôme qui lui permet de rester dans la résidence. Bello parle d’un homme « extraordinaire, lumineux, brillant de vérité, sympathique à tous, exubérant, une étoile au firmament », souvent frappé par des accès de mélancolie. Il s’en souvient comme d’un grand cœur adorable avec ses amis et doté de tous les talents puisqu’il écrit, dessine et joue du piano. Il possède une incroyable mémoire et sa culture est aussi profonde que l’ignorance de Dali. Dali est beau, élégant, extravagant. Il plaît beaucoup aux femmes mais elles le laissent froid car il est « asexué comme une table ». Il est ignorant au point de ne savoir ni lire l’heure ni compter sa monnaie et timide à l’extrême. « Pour les choses quotidiennes, je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi nul » dit Bello qui se dévouait pour l’accompagner chaque fois qu’il avait une démarche ou un achat à faire. Très dissemblables mais exceptionnels chacun à leur façon les quatre ne se quittent plus. Dès qu’ils rentrent de leurs cours ils se retrouvent pour une réunion que Lorca a curieusement baptisée « la desesperación del té », le désespoir du thé. Le thé, ils en boivent des litres et des litres car ils ont peu d’argent et interdiction d’introduire de l’alcool dans la résidence. Ils fument beaucoup. La réunion dure le plus souvent jusqu’à l’aube, ils y font toutes sortes de choses. Parfois Lorca lit intégralement une pièce de théâtre en jouant tous les personnages avec des voix différentes. Des jeux de lettres sont lancés, par exemple il ne faut plus parler qu’en casant le mot « gallina », poule, au milieu de chaque phrase. Et surtout ils parlent, ils parlent à n’en plus finir. Et le week-end que font-ils ? Ils déclenchent une bagarre dans un bar, Buñuel et Bello restent en découdre tandis que Lorca et Dali s’enfuient et se disputent fièrement le titre du plus lâche. Le plus souvent ils vont à Tolède en train et se paient une auberge bon marché où ils peuvent enfin boire du vin. La journée, ils la passent en haut du clocher de la cathédrale d’où ils contemplent la ville en refaisant le monde. C’est à Tolède que Buñuel leur joue un tour à sa façon. Il leur demande de lui confier leur argent en promettant de le rendre aussitôt. Tous font confiance mais Buñuel part à Madrid avec le magot. Grâce à un prêt du serveur de l’auberge les trois autres arriveront finalement à envoyer un télégramme et à regagner Madrid après réception d’un mandat. Et puis, les uns après les autres, les mousquetaires quittent la résidence et se séparent. Buñuel part à Paris. Lorca démarre sa carrière littéraire avec la génération de 27. Dali cesse d’être étudiant lorsqu’il se fait expulser des Beaux Arts pour avoir refusé de répondre à ses examinateurs et les avoir traités d’ignorants, non qualifiés pour juger de son immense connaissance du sujet (le peintre Raphaël). Bello restera en relation avec chacun des trois autres le restant de leur vie. Jusqu’à sa mort en 2008, à l’âge de cent trois ans, il dit avoir repensé chaque jour à cette période bénie partagée avec trois génies du XXème siècle. Il était l’âme du groupe mais aussi son photographe et l’ouvrage est illustré de nombreux clichés. On y trouve en annexe quelques lettres des uns et des autres où l’on peut constater l’orthographe catastrophique de Dali. (On peut se procurer facilement ce livre sur internet mais en espagnol comme je l’ai dit plus haut. L'histoire des quatre mousquetaires forme la première partie, le reste concerne la vie ultérieure de Bello qui a écrit et fréquenté nombre d’intellectuels espagnols parmi les plus connus) (Trois photos des mousquetaires dans ma galerie)

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    Ooooohhhh....j'le peindrais, ton film....ces galettes sont succulentes, servies avec brio par un Marielle au top de sa forme. J'aime à me replonger dans les tournées de ce représentant représentatif, dans un décor seventies, aux piquantes aventures parfois pluvieuses. Et je m'amuse à retrouver ce même JP Marielle quelques décennies plus tard, rencontrant Sophie Marceau dans "Tu veux ou tu veux pas", assagi, contemplant avec son élégante nonchalance, la jeunesse encore bouillante de la séduisante actrice, dans une mise en abîme baroque (dans le sens théâtre dans le théâtre).

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  • 10/19/14--06:51: les ongles par Felinexa
  • C'était en 1984, je faisais des études de germanistique à l'université de Kiel, dans le Nord de l'Allemagne. Nous étions en cours de littérature et comme j'étais l'étrangère du groupe j'étais assise seule à ma table, mais dans les premiers rangs. La classe était pleine et il n'y avait pratiquement plus de place assise. Nous lisions de Thomas mann "les Buddenbrook", un roman qu raconte la montée et la descente d'une famille de la hanse baltique, résidant à Lübeck, marchande de céréales et de café depuis des générations. Ces gens avaient une peur ancestrale des Français, ayant été dévalisés pendant les campagnes napoléoniennes de leurs couverts en argent de leurs vaisselles en porcelaine et cristal et de leurs tableaux de maîtres régionnaux certes, mais de qualité. Le tout, par ces soldats avides de ramener des souvenirs à revendre dans leur pays. Lui, arrivait toujours en retard, mais était sûr de trouver une place, notammant à côté de moi, car la place était toujours libre. La première fois, j'avais eu tout le temps de le regarder, de l'observer et j'avais été horrifiée par la longueur et la saleté de ses ongles. Il ne sentait pas mauvais , ni bon d'ailleurs mais ne cherchait pas à cacher cet ornement qui n'ajoutait rien à la grisaille de ses vêtements, de ses cheveux, de son teint et je mis quelques semaines à lui adresser la parole. Nous avions une communcation gestuelle, il m'aidait quand je ne trouvais pas rapidement la page et répondait au prof de manière intelligente et très précise. Il avait lu le roman, sans aucun doute, ce qui n'était pas le cas pour tous les participants. Son regard devenait en une seconde bienveillant quand en un éclair, il croisait le mien qui n'osait pas le détourner vers ses ongles. Un jour de grosse neige, il arriva trempé et je lui prêtai tout mon paquet de mouchoirs en papier pour se sêcher. Ses ongles en avaient profité pour se faire une petite toilette mais ses doigts étaient rouges virant presque au noir tellement il avait froid. Le prof lui proposa d'aller se sêcher dans son bureau ce qu'il fit mais à la pause seulement. Je le suivis car il avait omis d'emmener ses affaires et la salle devait laisser la place à d'autres étudiants. Le prof m'ouvrit la porte et je vis qu'il lui avait même prêté des vêtements pour se changer. Ils étaient un peu courts mais secs. Puis sur la table il disposa une trousse de manicure et me demanda si je pouvais aider mon camarade à se couper les ongles sans avoir oublier de demander à Ralph, c'était son prénom, la raison pour laquelle il se laissait pousser les ongles de la sorte. Heureusement il ne s'agissait que ceux des mains, ses pieds étaient propres, montrant ainsi que c'était vraiment un acte de provocation de sa part. Ralph raconta alors que ses parents, très riches, n'avaient eu que lui, comme enfant et ils étaient plus âgés que la moyenne. Sa mère avait une psychose de la propreté et se lavait les mains au moins 20 fois par jour. Elle l'obligeait aussi à se soigner les ongles en lui mettant un vernis amer afin qu'il ne se mît pas les doigts dans la bouche. De plus il n'aimait pas toutes les nanas qui lui couraient après parmi les enfants des amis de ses parents depuis qu'il était en âge de fonder une famille et avait trouvé LA méthode pour les garder éloignées de lui et ce, depuis au moins 3 ans. Je lui coupai les ongles et il garda les coupures dans une boîtes où il avait d'autres effets personels dont je me gardais bien de lui demander les origines. 5 ans plus tard, j'enseignais déjà dans une école de traducteurs et d'interprètes quand je vis enter dans mon cours de francais, cet ancien camarade de fac, toujours au chômage, malgré ses dons pour la littérature. Son apparence toujours aussi grise, l'empêchant de trouver un travail, où il aurait affaire à un public. Mon réflexe premeir fut de regarder ses ongles qui, oh horreur étaient non seulement noirs et sales mais en plus courbés comme des griffes. Les autres élèves me regardèrent d'un oeil interrogateur, mais ne lui firent aucune remontrance et moi, je l'invitai à venir prendre un café la semaine suivante. Je lui fis un cadeau que j'enveloppai dans du papier de soie de sorte qu'on aurait pu croire que ce fut un livre. Avant qu'il ne l'ouvrit, je lui fis promettre de s'en servir tout de suite. Ce fut ma deuxième session de manicure. Il était en effet incapable de pouvoir se couper les ongles seul, traumatisé par le sort que lui avait fait subir sa mère. Après quelques semaines, j'eus enfin l'idée qui me souva d'une vie de manicure. je lui fis couper mes ongles et au bout d'un certain temps, tout se remit en ordre. Mon ami est employé maintenant dans une station radio culturelle à Berlin et nous nous téléphonons régulièrement.

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    Non ce n'est pas "ta faute". Je le sais bien que tu ne l'as pas fait exprès. On cherchait la même chose. On s'y était mis tous les deux. On avait finalement trouvé. Enfin, je le croyais. J'avais même fini par croire qu'on était sur la même longueur d'ondes. Je n'avais pas vu tout de suite que ce serait un amour asymétrique. Il n'y a aucun mal à ça, l'amour asymétrique c'est de l' amour tout de même. Quoiqu'on en dise. De nous deux, il faut bien l'admettre, et sans prétention, c' était moi , qui aimais le plus. Qui avais le plus croyais-je, à donner. J ' étais amoureux de toi comme tu ne l'auras jamais été de moi. Je te désirais comme toi jamais tu ne m'auras désiré. J' étais patient, dévoué, attentif....à l'affut du moindre de tes désirs. Je buvais tes paroles tu le sais, et je rêvais de toi, à toi, chaque minute de mes journées, obsessionnellement. Ma peur de te perdre, ma jalousie, tout était excessif. Cela t'amusait. Tu te moquais de moi. J'en pris souvent ombrage. Je fus souvent blessé. Cependant je n'en finissais pas de t'adorer. Erreur fatale. Pendant ce temps en effet, toi, indifférente, tu gambadais légère à mes côtés, quasiment aveugle, et sourde. Tu me voyais à peine. Ne m ' écoutais que vaguement. Déjà, dès le commencement, tu commenças de t'ennuyer. Non, ce n'était pas "ta faute". L' amour asymétrique a pourtant du talent. De l'amour, l'un en possède plus que l'autre, et celui-là donne tout ce qu'il peut donner. Oui j'en étais convaincu, c'était moi. Toi, tu te contentais de recevoir. De prendre. De me voler parfois. J'étais comblé rien qu'à vouloir te satisfaire et ton ravissement d'enfant et tes caprices de gamine me rendaient fou. D' amour s'entend. Plus encore et jamais rassasié. Mon amour inépuisable, mon amour tendre comme un puits sans fond. Mon amour tout court. Je te le servais sur un plateau. Je me prenais pour Pygmalion. Peintre énamouré, je te prenais comme modèle. Et tu posais docile, les bras levés, cheveux dénoués, impudique et offerte, alors que ton regard pâle et las fuyait déjà par la fenêtre ...J'aurais du comprendre que tu étais presque partie. Après tout, je l'ai bien voulu cette comédie triste. Je l'ai bien voulu cette chanson d'automne. J'aurais tout donné pour que tu restes. Pour que tu m'aimes. Même un peu. Je sais que toi aussi, tu aurais tout donné. Pour m'aimer mieux. Non, ce n'était vraiment pas "ta faute". L' amour asymétrique ne sait donner que d'un côté. Il ne fait pas exprès non plus d'être bancal. On croit toujours qu'on va pouvoir. On croit toujours qu' on va gagner. J' avais tout, en arrivant, dans ma mallette. De l'amour, de la passion-de la patience, du désir, de l'attention. J' étais sûr que cela finirait par te toucher. J'avais répandu le contenu de ma mallette devant tes pieds choyés. Mais tu n' en as pas voulu de ma pauvre mallette. C'était trop lourd sans doute. Encombrant tout cet amour. Et ennuyeux. Je n'ai même pas remarqué que tu avais déjà renoncé. Epuisée d'avance. Chacun de mes cadeaux, de mes gestes, de mes mots était de trop. J'aurais du m'en douter. Chacune de mes paroles était comme un filet, un piège et tu avais beau te débattre, par trop d'amour, je te privais de tout. Coincée, tu as fini par me haïr. Et c'était bien fait. Tu n'as rien fait exprès. Tu n'as pas fait semblant. Non ce n'est pas "ta faute". Je n'ai rien vu venir. Moi je te voulais. Toi tu ne le voulais pas. Alors quoi, qu'ai-je donc fait de nous ? L'amour asymétrique boîte toujours un peu. Il suffit de le savoir. J'aurais pourtant pu m'en contenter. Je n'avais pas compté avec ta rage de vivre. Plus exigeante que mon envie de t' aimer. Plus forte encore que mon voeu d'être aimé... de toi. Vivre ensemble n'aura donc pas été possible. Les petits arrangements, toi, ne t'auraient pas suffit. http://youtu.be/VzyNTn6n7ME de M Comme un poison dans l'eau Une bouteille à la mer Qui n'date pas d'hier J'essaye de lire entre tes lignes J'interprète tes soupirs Tes sourires me font peur C'est pas ta faute Si c'est la tempête La marée haute Dans ta tête Ça tangue et tu t'en veux Amarrée comme tu peux Côte à côte à contre-courant J'ai envie d'aller vers Ton unique univers Effaré par ta lumière L'air de rien tu m'éclaires Alors je rame pour te plaire C'est pas ta faute Si c'est la tempête La marée haute Dans ta tête Ça tangue et tu t'en veux Amarrée comme tu peux Ça monte ça monte en toi C'est pas ta faute Si c'est la tempête La marée haute Dans ta tête Ça tangue et tu t'en veux Amarrée comme tu peux

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    D' abord la voûte au-dessus De ciel parfois ou de pierre. Derrière à contre-jour cet espace éclairé entre les portes battantes c'est le vestibule. L' entrée. Tout à l'heure ce sera aussi la sortie. En face, une toile immense barre le mur du fond, sur toute la hauteur et la largeur. Comme un écran géant. La salle est comble : tous les sièges sont pris Les spectateurs portent peut-être des casques sur les oreilles Ils regardent tous dans la même direction. Ils fixent la toile. On a éteint les loupiotes. Il fait sombre. Cependant qu'à l'arrière, à l'abri, dans la coulisse, en hauteur, sur une sorte de passerelle, des projecteurs diffusent par la lucarne, une intense lumière blanche, si on se retourne et qu'on la regarde, cela fait mal aux yeux. On est littéralement aveuglé. D' ailleurs la coulisse est interdite. On n'y entre pas. Sous aucun prétexte. Derrière la porte blindée, tout un petit monde s'agite en silence : le montreur d'images, avec ses appareils sophistiqués, automatiques, électroniques, numériques, ses bandes-son, des silhouettes en carton, pour les ombres chinoises, des poupées, le marionnettiste qui tire les ficelles, des décors, des objets. Tout un bric-à-brac de choses, d 'animaux, de monstres, ou de gens, déguisés, maquillés, coiffés, de toute origine et de tout temps, de tout lieu, de toute époque, défilent à l'arrière et en coulisse, bougent et s'animent découpés en drôles d'ombres par la lumière que les projecteurs renvoient sur l' immense écran du fond. On envoie aussi la musique. Les bruitages et les paroles. On a fermé les portes. Ca commence. Tout le monde se tait. Dans ce parfait huis-clos, tous ont le regard rivé sur " les ombres projetées sur l’écran par le torrent des lumières" et dans leurs oreilles ils perçoivent le même son. Ils ne savent guère qui sont ces êtres de papier qu'ils sont en train de regarder. Ils les croient vrais. Ils oublient que ces images ne sont que des ombres grotesques, fruits d' une imagination folle ou d'un projet macabre. ... "Ils n’ont donc aucune autre perception du visible que la médiation des ombres, et nulle autre de ce qui est dit que celle des ondes.....Ils ne pourront jamais distinguer entre le nom d’une ombre, qu’ils voient, et celui de l’objet, qu’ils ne voient pas, dont cette ombre est l’ombre." "-Sans compter, ajoute quelqu'un, que l’objet sur la passerelle, robot ou marionnette, est déjà lui-même une copie.On pourrait dire qu’ils ne voient que l’ombre d’une ombre." - "Et, complète un autre, qu’ils n’entendent que la copie numérique d’une copie physique des voix humaines." "- Eh oui ! Ces spectateurs captifs n’ont aucun moyen de conclure que la matière du Vrai est autre chose que l’ombre d’un simulacre. Mais que se passerait-il si, chaînes brisées et aliénation guérie, leur situation changeait du tout au tout ? Attention ! Notre fable prend un tour très différent. Imaginons qu’on détache un spectateur, qu’on le force soudain à se lever, à tourner la tête à droite et à gauche, à marcher, à regarder la lumière qui jaillit des projecteurs. Bien sûr, il va souffrir de tous ces gestes inhabituels. Ebloui par les flots lumineux, il ne peut pas discerner tout ce dont, avant cette conversion forcée, il contemplait tranquillement les ombres. Supposons qu’on lui explique que sa situation ancienne ne lui permettait de voir que l’équivalent dans le monde du néant des bavardages, et que c’est maintenant qu’il est proche de ce qui est, qu’il peut faire face à ce qui est, en sorte que sa vision est enfin susceptible d’être exacte. Ne serait-il pas stupéfait et gêné ? Ce sera bien pire si on lui montre, sur la passerelle, le défilé des robots, des poupées, des pantins et des marionnettes, et que, à grand renfort de questions, on tente de lui faire dire ce que c’est. Car à coup sûr les ombres antérieures seront encore, pour lui, plus vraies que tout ce qu’on lui montre." -" Et, remarque un dernier, en un certain sens, elles le sont : une ombre que valide une expérience répétée n’est-elle pas plus « réelle » qu’une soudaine poupée dont on ignore la provenance ?" ...... ... Ainsi Alain Badiou le philosophe, expliquait à ses étudiants, par le truchement de la salle de Cinéma, l' Allégorie de la Caverne selon Platon* : " J’ai voulu rendre le texte de Platon contemporain de notre régime d’images. Les ombres éclairées à la chandelle sur les parois de sa caverne ont quelque chose de franchement néolithique. J’ai donc eu recours aux prestiges combinés du cinéma et – pour conserver l’énigme des montreurs invisibles – des ombres chinoises." Nous le savons tous : la sortie de la salle de cinéma quand le spectateur est rendu soudain à la lumière est un véritable arrachement et d'une violence inouïe. L'expérience des ombres portées semblait si réelle que le retour à la lumière nous meurtrit rudement. On en était venu à ignorer jusqu'au nom de ces ombres, et la provenance de ces objets qui bougent en coulisse, à l'arrière. Le mystère reste entier. Nous ne saurons jamais qui est le montreur invisible. Qui préside au spectacle de nos vies. *(Platon, La République, VII) Pensée à Janus

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  • 10/22/14--14:55: Pauses beauté par Seleucie
  • En premier, il y eut la sérénité tendre de Raphaël. La belle jardinière, repère d’entrée dans un musée du Louvre encore silencieux sous sa poussière. Avec elle arriva en vrac la Renaissance, la salamandre de François 1er au fronton de calcaire des cheminées de Chambord, les cariatides de la fontaine des Innocents, la galerie de Fontainebleau, premier espace où l’histoire, l’art et mon (tout) petit présent se télescopaient dans une symbiose lumineuse. Oh, la symétrie limpide de la sortie de l’âge des ténèbres ! Puis, il y eut la magie du mouvement. La suspension délibérée de l’incrédulité, le temps d’une rencontre entre musique et étoiles. L’éloquence inachevée d’un port de bras prolongé par les notes de Tchaïkovski. Rien ne me permettait de comprendre le cynisme de ces Parlementaires, habitués des visites protocolaires dans les « pays de l’est », fondant l’association pour l’assèchement du lac des cygnes. L’adolescence, ensuite, fenêtre grande ouverte sur tous les mages du monde, fussent-ce des sorciers. Prévert et ses Paroles, collages de mots aux couleurs de la nostalgie. Matisse et ses gouaches, dont l’infinie maîtrise de la simplicité répond par l’évidence de la couleur à tous les désastres du monde. La Divine comédie, l’exultation de ces deux noms répétés, Paolo Malatesta et Francesca da Rimini et la découverte splendide de leur appropriation par Rodin, enlacés et arrachés, arrêtés dans leur mouvement au centre de la porte de l’Enfer. Alfred Deller, de hasard en hasard, guidant l’oreille sur les chemins tortueux du baroque anglais jusqu’au délice extatique du Messie de Haendel ou de la mélopée de la mort de Didon. Et, contrepoint plus canaille, Freddy Mercury et ses reines, dévalant en cascade une rapsodie bohémienne. Plus tard, calme et érudite, la modestie rustique de l’art roman, sculptant discrètement ses pampres sur les tailloirs des églises. Et la découverte, toujours impromptue, de ses sources, dans les cryptes moussues d’édifices édifiés à la plus grande gloire de Dieu à des âges plus clinquants : Ste Bénigne de Dijon, St Germain d’Auxerre. Tiens, Beauvais même, dont la verticalité étourdissante du chœur écrase le trésor d’une nef carolingienne en petites pierres réticulées quasi gallo-romaines. De proche en plus loin, cette expérience du pouvoir créateur des hommes à partager par la beauté leur quête de la transcendance est un fil coloré d’Ariane dans la tapisserie de mes jours. Ô, s’il m’était donné un jour d’avoir tout vu, tout lu, tout découvert, me fondant dans la foule mondaine qui peuple les expositions parisiennes, je ne demande qu’une chose au sort : faites que jamais je ne devienne blasée !

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