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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    Promenades automnales, La brume matinale laisse choir son manteau Sur les ramures éprises de douce quiétude, D’extase la campagne s’enivre à nouveau De cette langueur aux vertus de béatitude… La terre dégage ses derniers frissons Faits de cette exhalaison légère Des ultimes dahlias, rosiers et buissons Parures éphémères de bergères… Le vent doux ride l’humble étang L’ombre des chênes centenaires, Flotte silencieuse de tout temps, Des matines aux lucernaires… A pas lents, insensibles aux courbatures, Tels des fantômes aux habits clairs, Leurs voix douces sans fioritures, Enlacent les silences de Vauclair….. Abbaye_De_Vauclair_2014_12_17 Remarque : quoi de plus précieux que ces élans empreints d'une pointe de mysticisme, celle qui nous fait entrevoir loin des euphories d'un quotidien morose, les vraies subtilités de l'humain, celles qui sont sérénité, calme, et se cultivent dans la sobriété des mots... Vauclair a su développer cette aura pour ces pèlerins tels Yves Gibeau, René Courtois sj. , sur leurs pas, il me reste l'inaltérable souvenance de ces échos résonnants encore au chapiteau s'élançant vers cet au -delà telles ces flèches ardentes...

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    Que sont mes amis devenus Que j'avais de si près tenus Et tant aimés Ils ont été trop clairsemés Je crois le vent les a ôtés L'amour est morte Ce sont amis que vent me porte Et il ventait devant ma porte Les emporta Avec le temps qu'arbre défeuille Quand il ne reste en branche feuille Qui n'aille à terre Avec pauvreté qui m'atterre Qui de partout me fait la guerre Au temps d'hiver Ne convient pas que vous raconte Comment je me suis mis à honte En quelle manière Hier j'ai perdu une amie. Je l'avais rencontrée dans une maison de convalescence. C'était une femme sensible, fine et originale. Après que nous eûmes quitté l'une et l'autre cet établissement et regagné notre home, elle se mit à organiser des petites échappées, des weekends, autant de moments joyeux pour nous qui l'avions échappée belle. Et puis la maladie l'a rattrapée...Des kystes lui donnaient des airs de femme enceinte et sa soixantaine lui attiraient des quolibets. Je vis un jour un homme s'approcher d'elle et lui demander :"c'est pour quand?". J'eus envie de lui sauter à la gorge, de lui renfoncer ces mots dans la gorge. Tu es morte, T. et je chante la plainte de Rutebeuf, le coeur serré. Aujourd'hui en fin d'après-midi, les riches et les moins riches faisaient leurs emplettes de Noël et il y avait des airs de fête dans la nuit naissante. Il ne restait "en branche feuille qui n'aille à terre", et devant les vitrines éclairées, des pauvres "atterrés". Ce soir je pense à tous ceux qui sont morts ou vont mourir, ou tout simplement qui dorment dehors dans le froid et sous la pluie. Adieu mon amie

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    Il est possible que tout soit passé, que l'enfer de vivre prenne la place du paradis d'avoir été. Quand les yeux tournent à vide dans leurs orbites, que les mots qui viennent à la bouche n'ont que peu d'intérêt, que les mains se tendent sans toucher quelque chose, que rien ne vient dans l'esprit pour indiquer la direction, alors l'envie de vivre disparaît. On essaye alors encore une révolte, comme une de ces belles, qu'on a créé dans le temps, mais si les mots sont encore forts , on ne les hurle plus avec la force et la conviction nécessaires. Il faut alors reprendre le chemin vers ailleurs, mais Est-ce que la force est suffisante encore pour l'emprunter ? Ce supplément d'âme, que l'on appelle de nos vœux ne revient à nous que si l'énergie de notre corps veut bien encore renaître. Ce corps je l'ai haï quand il a faibli en ne me donnant plus la force d’antan, il me l'a bien rendu en me rendant , un jour, faible, presque à l'agonie ; jusqu'à ce que ma compassion envers lui revienne, là il a décidé de repartir à son rythme, doucement , presque à pas feutré, prenant de plus en plus d'assurance avec le temps, il est devenu moins puissant mais plus résistant, comme si l'énergie restait la même mais moins vite et plus massive. Alors j'ai abandonné mes illusions d'avant pour ménager ce corps, il était content, esquissant des pas de danse sur la musique que j'aime, soufflant quelques notes dans l'instrument préféré, apaisant mes désirs les plus violents, et surtout en me faisant des nuits d'aventures oniriques incroyables, des rêves inouïs, où je rencontre le monde à pied, en vélo, en voiture sans frein, en avion qui frôle les montagnes , les collines et les routes. Depuis je me couche avec envie, juste pour savoir ce qui va se passer cette nuit et au matin j'ai du mal à sortir de ces voyages nocturnes. De temps en temps, je pousse une gueulante, à la maison, au boulot , sur Pcc, mais pas de souci, le système est bien organisé, tout est pensé pour éliminer les traces de la révolte, pour remettre dans le droit chemin. Cette révolte qui s'apaise, pour permettre de vivre des jours tranquilles, c'est comme le caillou plat lancé sur la surface de l'eau, après plusieurs ricochets à la surface, il s'enfonce dans l'onde, toujours et encore, à peine un gloup pour l'avaler. Quand c'est pas ton caillou, tu regardes à peine l'autre qui vient de le lancer, quand c'est le tien, tu espères encore et toujours qu'il survivra au delà de tes espérances.

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    Un dogme, c’est lorsqu’on simplifie systématiquement les causes d’une situation. C’est une petite définition personnelle loin d’être exhaustive et largement discutable mais elle me plaît assez bien. C’est une sorte de tarte à la crème, un dogme. Moi, je crois plus au chaos qu’à l’ordre. Il suffit d’étudier un peu les sciences pour s’en apercevoir. Le mouvement brownien, toutes ces molécules qui se balancent, qui gigotent, qui dansent, …et puis, c’est simple, si l’on n’est pas à la température du zéro absolu, zéro kelvin, c’est-à-dire un peu en dessous de l’hélium liquide, eh bien, cela veut dire qu’il n’y a aucun ordre. L’ordre, c’est quand tout est rangé, quand rien ne bouge, quand tout est mort. Le frémissement d’un simple cil d’une bête particule élémentaire suffit à réchauffer l’univers, et les cœurs aussi, et la température grimpe. La température est donc un bon critère de chaos : plus il faut chaud, plus c’est le bordel ! Tiens, moi-même, je commence déjà à suer. Et je ne cause pas de physique quantique, incapable d’avoir une équation sans jouer au loto. Quel foutoir ! Bon, cela pour dire que les explications du monde sont forcément complexes, entremêlées, subtiles, nuancées voire cachées, indiscernables. Qu’il n’y a pas de modèle du monde, encore moins de modèle de société ou d’être humain. Chacun est différent, compliqué, parfois tordu, mystérieux, étrange, et en tout cas, répond de manière parfois incohérente à des stimuli particuliers, pour des raisons très différentes, comme un matou mal luné. Du coup, il est assez facile de déceler ceux qui croient au contraire comprendre tout avec une baguette magique, avec un dada obsessionnel, avec leur clef de décryptable. Depuis quelques décennies, il y a sur la sellette un véritable accusé, qui semble être maintenant la cible de quasiment tout le monde car c’est bien facile : l’immigration. L’immigration engendre le chômage, l’immigration engendre l’insécurité, l’immigration engendre l’immense déficit public (plus de deux mille milliards d’euros de dette, quand même, je ne sais pas si ce nombre dit quelque chose à ceux qui paient quelques milliers d’euros d’impôts), l’immigration engendre le mauvais temps, l’immigration engendre les guerres, l’immigration engendre la pauvreté, l’immigration engendre les révolutions urbaines, l’immigration envahit, occupe, détruit, déstructure, démantèle tout sur son passage. Pfff ! Et là, la raison a été reléguée loin dans une succursale obscure du cerveau : les études démontrent pourtant que l’immigration est rentable (les étrangers en France paient plus de contributions qu’ils n’en profitent), de l’ordre de la dizaine de milliards d’euros, que l’immigration permet justement à des petits génies de s’épanouir en France et d’épanouir la France, le nombre de médailles Fields ou de prix Nobel en physique, chimie, aussi en littérature serait nettement plus faible sans cet apport essentiel, et puis, évidemment, dans le domaine des arts, peinture, musique, cinéma, mode, etc. Les statistiques démontrent aussi qu’il n’y a pas plus d’étrangers qu’il y a trente ou quarante ans, proportionnellement à la population nationale. Enfin, les dogmatiques parlent de flux mais ne comptent que les entrants (dans les deux cent mille) en oubliant les sortants et les "disparaissants", ce qui ne fait qu’un solde d’environ quatre-vingt-dix mille et pas deux cent mille, petite différence (ben oui, les des soixante mille étudiants et chercheurs, à terme, la plupart rentrent dans leur pays). Je suis tombé (toujours par hasard) à un "décryptage" ou un "décodage" de l’actualité (c’est très à la mode) par quelques éditorialistes sur i-Télé le 14 décembre 2014. Il était question de la suppression des notes dans les écoles (v’là un autre sujet, tiens !). C’était la confrontation un peu bestiale droite/gauche. Les téléspectateurs, paraît-il, aiment les confrontations manichéennes. Cela permet de faire le match. À gauche, Nicolas Domenach, d’accord avec la suppression des notes qui a terrorisé des générations de petits têtes (lui aussi ?) et à droite, le vieux réac, Éric Zemmour, qui était contre. Moi, sur ce coup-là, j’étais plutôt d’accord avec Zemmour. La suppression des notes est plébiscitée par les mauvais élèves et désavantage les bons. Et puis, comment savoir si l’on progresse ou pas sans indicateur, même mal étalonné ? Il faut bien une référence, un repère de progression personnelle. C’est un peu stupide de casser le thermomètre chez un patient, même quand il est en bonne santé. Mais je me suis un peu éloigné de la pensée zemmourienne quand il a mis ce projet sur le dos d’une sorte de grand complot pour casser la France et son génie, voulu expressément par tous ces méchants sociologues et autres chercheurs en science de l’éducation (de l’anti-France, c’était presque ça). Déjà qu’on ne sait pas comment améliorer l’éducation, alors pour qu’elle aille plus mal, à mon avis, ce n’est pas plus facile. Et puis, Zemmour a sorti un truc de vrai vieux réac (que j’essaie d’éviter d’être même si parfois, la phrase avant-c’était-mieux me coule parfois derrière les lèvres) : il a expliqué que les gamins ont déjà perdu le sens de la langue à cause de la télévision… oui, bon, la télévision, je veux bien de mon temps, il y a… mais aujourd’hui ? il va sûrement rajouter l’ordinateur, Internet, le téléphone portable, les laconiques textos et autres trucideurs de belle langue… eh bien non, après la télévision, il a rajouté …l’immigration (car on ne parle plus français dans les salles de classe). Réussir à intégrer l’immigration dans un débat sur la suppression des notes en classe, moi, je dis bravo, c’est très fort, l’est doué, le Zemmour ! Tout s’explique ! NB. La polémique appelant à s'effacer derrière la suivante, voici la nouvelle affaire : Zemmour a été viré de i-Télé le 19 décembre 2014 pour avoir déclaré sur Canal+ le 16 décembre 2014 vouloir un exode massif des musulmans hors de France. Le débat s'installe donc, très intellectuellement, sur un clivage entre les gens qui défendent la liberté d'expression et ceux qui condamnent le dérapage islamophobe.

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    Ecoute ma prière, Mon évidence de tous les diables La ville est un drôle d'endroit selon Lou, quelque chose comme un cirque, comme un drôle d'égout Le diable au cœur, mon âme de démone voit ta liberté sombrer sur le fumier de la ville Je kiffe tes cheveux rat, mon kéké rockeux Ecoute ma prière, Mon évidence de tous les diables Tu aimes le noir, You are a morbid person selon Johnny, Offrons-nous à-corps-que-veux-tu, béqués et miaous magiques Nos deux bouches l'une sur l'autre, deux langues ourlées de désir épais et simple Ecoute ma prière, Mon évidence de tous les diables Les gens aiment voir souffrir leurs héros selon David, Les veines en vrac sur la vague blanche, je te regarde mourir sur la plaine de la solitude hémorragique My mister héroïno-man Ecoute ma prière, Mon évidence de tous les diables Tu es ma prière.

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    Ah, c’est terrible, la curiosité. Et le pire, c’est que je n’ai jamais cru que c’était un vilain défaut. Voilà. Je pensais tout d’un coup à Stockhausen. Le compositeur Stockhausen. Et que savais-je de lui ? Quasiment rien. Surtout son nom, allemand. Darmstadt. C’est comme cela, la culture. Il y a les choses qu’on connaît, plus ou moins correctement, dont on peut parler. Il y a les choses qu’on ne connaît absolument pas, pas même les noms, dont on peut bien sûr parler (qui n’a jamais parlé que des choses qu’il connaît ?). Mais le monde n’est pas binaire. Il y a toute une frange un peu floue, une zone floue des choses qu’on pourrait peut-être connaître mais qu’on ne connaît pas vraiment. Dont on a entendu parler, vaguement, dont on sait que c’est important sans pour autant dire l’importance. Karlheinz Stockhausen fait partie de cette zone mal délimitée. Zone personnelle, bien sûr. À chacun la sienne. Pour moi, c’est un grand musicien. Connu, réputé. Mais surtout, ancien. Je l’imaginais mort dans les années 1950. Quelle erreur ! Heureusement, la technologie me permet d’avoir accès immédiatement aux informations les plus basiques. Et là, stupeur et tremblement ! Stockhausen est un contemporain. Contemporain de contemporain ! Il est mort le 5 décembre 2007. Pas il y a vingt ans ni dix ans. Mais en 2007. C’était hier. Et j’ai loupé l’info, ou alors, les médias ont oublié d’en parler, que sais-je ? Pire : il est né le 22 août 1928. Cela veut dire qu’il était trois ans plus jeune que Boulez. En fait, ce n’est pas étonnant de savoir qu’ils sont de la même génération, mais je me suis aperçu que je n’avais que mythifié le nom de Stockhausen sans jamais m’être avancé plus loin dans le marais mouvant de la connaissance. Sa mère avait été euthanasiée par les nazis parce qu’elle avait été internée dans un hôpital psychiatrique, ce qui donna l’acte 1 de son opéra "Donnerstag aus Licht" (écrit de 1978 à 1980). Inspiré de Messiaen, il a cherché de nouvelles sonorités comme Boulez, et a travaillé dans les années 1950 avec Pierre Schaeffer dans la musique concrète (comme Pierre Henry). Il en est ressorti ses premières œuvres de musique électronique dite aléatoire, comme le Klavierstück IX (écrit en 1961) où l’interprète choisit au hasard le premier mouvement à jouer. En tout, près de quatre cents œuvres ont été composées par Stockhausen, parfois avec des idées complètement loufoques et mégalomaniaques, comme ce "Helikopter-Streichquartett", le quatuor pour hélicoptère écrit en 1992-1993 et créé en 1995 : l’idée est de faire jouer chacun des musiciens du quatuor dans un hélicoptère (trois micros chacun), et le tout est mixé au sol par le chef d’orchestre. Un truc évidemment qui doit se passer dans les airs, car ce n’est pas facile de faire rentrer quatre hélicoptères virevoltants dans une salle de concert, même très vaste. En écoutant un extrait, j’ai trouvé cela pas mal et original. Me serais-je stokhausénisé ? J’ai peur. http://www.dailymotion.com/video/x449do_stockhaus-helicopter-string-quart_music Et c’est amusant car dans le com’ au second degré de Paul Tergeist (que je salue), sur le même compositeur (cliquer tout en haut à droite), il cite aussi cette œuvre avec ce lien dans les réactions, que je remets ici : http://www.youtube.com/watch?v=g2qQ6UWbRVc Quant à la liste des œuvres de Stockhausen, elle est dans ce catalogue : http://www.karlheinzstockhausen.org/pdf/STOCKHAUSEN-VERLAG_Catalogue_English.pdf

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  • 12/25/14--04:29: Angoulême par Repassera
  • J'aime les bancs. J'aime m'y étendre au soleil. Je ne me suis jamais posé la question de cette prédilection, mais c'est peut-être justement qu'ils appartiennent à tous. Je suis stupéfaite et dégoûtée de l'affaire des neuf bancs encagés d'Angoulême. C'est pourquoi je me permets de replacer ici un texte que j'ai écrit il n'y a pas si longtemps. "Je perçus bientôt un mouvement à quelque distance : un homme agitait le bras comme s’il voulait chasser quelque chose d’opportun. Il venait vers moi et je compris que c’était à moi qu’il en avait, tant ses gestes devenaient clairs au fur et à mesure qu’il s’approchait. Finalement il s’arrêta devant moi. « C’est mon banc », dit-il dans un grondement. Cela était exprimé avec un tel naturel, une telle conviction, comme s’il énonçait une vérité que rien ne saurait contredire, un droit reconnu par la loi, que je faillis me lever. Mais l’affaire m’intéressait et je n’en fis rien. Nous pouvions partager ce banc et même échanger quelques paroles s’il le souhaitait. La solitude pouvait s’avérer dangereuse si l’on n’y prenait garde. « Je ne partage mon banc avec personne ! Allez-vous en et laissez-moi tranquille avec vos bonnes paroles. Ils n’ont que ces mots à la bouche, partageons ! Est-ce trop demander d’avoir un banc pour seule demeure, sans qu’on vienne vous le chiper à votre nez et à votre barbe ? Eh bien si vous restez là, tenez votre langue, vous m’entendez ? » Sur ces mots il s’assit, laissant entre nous le plus d’espace possible. Je compris alors que moi qui venais de savourer une tranquillité absolue à l’abri de mes semblables, je franchissais par ma présence obstinée à ses côtés la limite que je refusais à autrui. Je le saluai d’un geste et partis. 25 déc

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  • 12/24/14--02:13: Bye bye par Chamallowette4
  • Bras et mains battant l’air En gestes saccadés Scandant les rythmes De vos blues Soul, rock Garder tout, en bloc Voix rauque, éraillée Forte et sensible A jamais gravée Vous faites partie de ces grands "Messieurs" Mister Cocker, you are so beautiful for me

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    Jamais chez nous de crime contre Nature, de sapin nous n’eûmes ni peu ni prou. De cadeaux non plus, à part quelques objets miteux du comité d'entreprise : rien de personnel, nous étions trop nombreux. Et pourtant, par un beau jour d'hiver glacé, l'idée nous vint de nous faire à chacun un cadeau. Excellente idée quand d'argent on est muni mais quand il faut trouver parmi ses possessions neuf objets de choix, c'est une toute autre affaire. Je pense que vous l'aurez compris, la pile devait être bien haute pour 90 cadeaux. Enveloppez le tout dans du papier journal et vous aurez l'image de ce Noël fatal. Très vite ce ne furent que cris et glapissements, des "j'te raye de ma liste", "continue et tu verras c'que j'en fais d'ton cadeau", "j'te donne pas mon livre"... Le mépris régnait en maître. La pile de boules de papier journal froissé diminuait à vue d’œil. C'était d'ailleurs un triste spectacle, car il n'y avait ni guirlandes ni sapin. Quand chacun reçut son obole, au lieu de l'explosion de joie qu'on était en droit d'attendre, ce ne fut que désolation et il ne resta bientôt que du papier journal sur le champ de bataille. Pas de sapin, pas de cadeau! :) 23 dec

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    Au regard des relations plutôt courtoises mais sans plus, qu'entretenaient Marie-Conception et son époux Joseph, je pencherais pour dire que la naissance du petit Jésus n'a rien eu de bien calculé et qu'il est né sans doute d'une étreinte furtive sous les figuiers lors d' un doux printemps que passèrent ses parents au bord du lac Tibériade. [Et quand l'enfant naquit, conscient qu'il n'avait guère été prémédité par son père, ni vraiment souhaité par sa mère prise un peu de court, il sut très précisément, comme le savent tous les nouveaux-nés, ce que l'on attendait de lui. Il allait s'atteler à sa tâche avec bonne volonté : il était là pour réconcilier Marie-Conception sa mère et Joseph son père et leur montrer le chemin de l'amour. Il y mit réellement du sien. Il gazouilla et souria à qui mieux-mieux, devint le bébé le plus docile et charmant de tout Nazareth, ne commit jamais de bêtises, prenant à coeur son rôle de réconciliateur avec une telle joie que tout le monde venait pour voir ce bébé si rayonnant et si parfait. ] C'était un enfant apaisant. La notoriété du petit comblait ses parents d'une satisfaction légitime. Ils finirent par le trouver vraiment exquis. Décidément béni du ciel leur enfant chéri. Au commencement charmeur, il devint charismatique... Il grandit ainsi harmonieusement et en sagesse et en beauté. En modestie aussi. Quand il eut seize ans, l'air de sa belle adolescence se remplit sournoisement d'un parfum de subversion, tandis que menaçaient des guerres indignes dans tout le pays, Jésus hermétique jusqu' alors aux mouvements contestataires du reste du monde, soudain découvrit les riches. Et les malheurs qu'ils infligeaient aux autres, les plus pauvres d'entre tous. Puisqu'il avait su amener amour et pacification dans le foyer de ses parents, il en conclut qu'il saurait faire de même et réussir aussi à transformer le monde. Il décida donc de quitter Nazareth son petit village, pour rejoindre les grandes villes et leurs banlieues hallucinées. Son père prit ce départ comme une trahison. Sa mère ne cessa de répéter qu'elle n'y était pour rien. Jésus partit cependant, sans se retourner. Sans pleurs ni culpabilité. Il traversa le pays à pied, parfois en stop. Considérant que ce pays n'était pas de tout repos, voire même dangereux surtout le soir, il s'enquit auprès d'un type nommé Dieu, croisé dans le désert, de la meilleure façon de s'aventurer ainsi sur la route, sans trop risquer. Et de mener à bien son projet de révolution. Pourvu de ce simple viatique, il poursuivit son chemin , et commença de prêcher la bonne parole. Il soignait même les gens. Il faisait des miracles disait-on. Il devint si populaire, que de toutes parts, on venait l'écouter. On venait pour le toucher. Et surtout pour être touché. Les médias s'enflammèrent et l'affaire eut un retentissement considérable. Les télévisions du monde entier le montrèrent glorieux ou exténué. Il fut porté en triomphe. Contraint de répondre à des dizaines d'interviews , à d'innombrables questions, il s'exécutait avec patience et gentillesse. Jusqu'à ce qu'un jour, il croisât une journaliste au profil de médaille. Si belle, si fine, si aimable qu'il en fût subjugué. Il dut choisir. Vous connaissez les hommes. Entre sa mission de réconciliation universelle et Madeleine, il n'hésita pas longtemps... (Je ne vais pas pour la faire ! D'abord je n'ai plus trop de temps. Je dois filer. D' ailleurs, vous connaissez déjà l'histoire.) Jésus que l'on traitait volontiers de prosélyte, cessa tout militantisme. Il aurait pu d'ailleurs finir en effet en donneur de leçons. Il délégua la tâche aux autres, à des potes, qui firent comme ils purent. Pas facile pour eux de remplacer le Maître au pied levé. Même à douze, même avec la foi, même avec l'amour, on ne parvient pas toujours aisément à déplacer les montagnes. (bon, ce coup-ci je dois vraiment filer. Joyeuses fêtes de Noël malgré tout !) Allez, sans rancune ! Jésus fera mieux la prochaine fois. Quand il reviendra. librement inspiré du petit livre de Veronique Ovaldé chez Initiales La Véridique et Bienheureuse Histoire de Georgia Lapoussette qui n'a absolument mais absolument rien à voir avec ce petit conte pas très orthodoxe

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    Elle & elle. Elle avait ouvert la porte-fenêtre et avait senti comme une bouffée de printemps. Elle se dit que le moment était venu. Elle tira une chaise près de la vieille table rouillée et attendit que les maigres rayons du soleil réchauffent sa plume. Elle pensait à elle sans cesse. Cette nuit elle en avait rêvé pour la première fois depuis deux mois. Des images de corde et de corps désarticulé, de visage tuméfié et de viande d'ours sous vide, noire et nauséabonde. Des reproches indicibles. Elle s'était réveillée, le visage enfoncé dans l'oreiller, terrorisée, le corps comme déstructuré et la conscience en lambeaux. Des heures sombres à vivre, de l'infâme à l'innommable, traversées de souvenirs fulgurants et lumineux : son sac rouge, son rire exhalé dans un souffle enfumé, son putain de sourire éclatant. Et les confidences ; l'horreur de l'enfance bafouée, les amants lâches et fragiles, les combats ordinaires ; corps las et douloureux, esprits analytiques. Des heures exaltées et réconfortantes à se dénuder sans risque et sans ennui, la rage au ventre et l'âme empathique. Oh bien sûr, chaque matin elle enfilerait le corset qui lui servait de colonne vertébrale, armature nécessaire pour tenir debout, et elle se mettrait en marche. Bien sûr elle rirait et baiserait encore mais elle savait que malgré les nombreux antalgiques, cette douleur là serait un gouffre dans lequel elle n'en finirait plus de tomber. Une absence impardonnée. Cela fait presque 3 ans que tu as décidé de quitter ta grande maison lumineuse pour ce meublé sombre, étroit et humide. Et même si j’ai fortement désapprouvé ta décision, l’année dernière je suis allée te rendre visite dans ton nouveau lieu d’habitation. J’ai arpenté le quartier en long et en large, sillonné les allées, demandé mon chemin, ça m’a pris la journée pour te trouver. Ta mère avait préféré que tu dormes chez ta grand –mère au village d’à côté, le temps de finir la construction. Ce n’était pas une si mauvaise idée pour une fois, tu adorais ta grand-mère. Je crois qu’il est temps que j’aille te rendre visite dans ta dernière demeure. J’suis bien sûre qu’elle ne sera pas aussi colorée que la précédente, exit la déco africaine, et les peintres abstraits place au granit rose ! J’aime pas le granit, même rose ou alors à Ploumanac'h quand les rochers racontent des histoires. Ici je connais la chanson, déjà écoutée maintes fois et ce granit familial reste trop poli pour être honnête... Les cimetières bretons sont sinistres, dépouillés et exigus qu’est ce que tu fous là dis moi ? ! Le 24 tu aurais eu 45 ans, nous aurions pu aller manger un plat de poisson au Nord-Sud, boire des coups sur la plage, rigoler jusqu’à plus soif, refaire notre monde. Tu aurais même pu aller pisser derrière l’église pendant la messe et leur laisser une offrande sanglante, histoire de bien leur faire comprendre ce que t’inspirait leur croyance, je t’aurais laissé faire sans rien dire. Il fait beau ici tu vois, enfin pas ce matin où la brume de mer offre un paysage de Toussaint mais le soleil éclaire la campagne depuis quelques semaines déjà. Nous aurions pu réchauffer nos vieux os de concert sur un transat confortable en chantant Hôtel California. Enfin surtout toi, l'anglais et moi... mais je t'aurais écoutée avec admiration en fredonnant la fin des phrases. Et puis tu aurais pu rencontrer un homme aux épaules larges et à l’esprit ouvert, un généreux, un attentionné, un vrai gentil. Ou pas. C'est le ou pas qui t'est resté en travers de la gorge. Tu crois que ta mère sera furax si je laisse un kir mûre sur ta tombe ? m’enfin ce qu'elle pense maintenant, tu t’en tapes, pas vrai ? Tu m’as manquée.

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    Ce soir-là, il y avait un « feu d'artifice »… comme ces mots disent bien ce qu'ils désignent : une imitation, un artefact de splendeurs et de merveilles qui, malgré toutes les lumières déployées et les claquements de tonnerre, a eu pour seul effet, vers 23 heures, de me réveiller complètement, alors que j'étais doucement en train de m'assoupir devant une connerie à la télé. Après un tour en ville jusqu'à la fête foraine - comme pour me persuader que je ne manquais rien - je suis monté au Truc du Midi. Là étaient les vraies merveilles. Depuis combien de temps je n'avais pas vu ça, depuis combien de temps je ne m'étais pas senti - malgré mes 7 millions d'années d’évolution - tout petit petit Luigi, face à l'insondable mystère de la vie et ses splendeurs indescriptibles. Une vue panoramique à 360° sur les montagnes sombres, très loin les lumières pâlottes de quelques villages, de rares phares d'auto qui cherchent leur chemin en se frayant un tunnel de lumière dans la nuit noire ; mais surtout la voûte céleste remplie d'étoiles qui scintillent à l’infini ; tout un monde différent pour chaque point lumineux… quand je pense qu'en ville il faut payer son entrée au planétarium pour voir une imitation de ciel, quand je pense qu’il y en a qui préfère les lumières des fêtes foraines, quelle misère… Je me suis allongé dans l'herbe, les yeux dans le ciel scintillant ; j’ai mis le casque audio et j’ai lancé « Spiritus » (pas celui de Beethoven, Brahms, Fauré, Gounod et sûrement d’autres, mais une compilation des « Chants de l’âme ») sur le lecteur de CD. Un concert grandiose dans ce cadre, dont aucune salle de spectacle ne pourra jamais restituer les émotions. Béatitude mystique, sentiment de plénitude, émotions qui emportent tout... Quel tableau peut révéler autant de formes, d’images, de jeux de lumière, de couleurs et d’émotions qu’un ciel étoilé ? Extase... J'ai fait des vœux à chaque étoile filante qui pleuvait par dizaine ; mais je sais bien que certains ne se réaliseront jamais. Je voudrais que mon frère revienne, Papa, Grazia, zio Carlo, Yves, mon parrain Jean-Pierre, André, Mémé, Oneglia, Lina, Edina, Liglia, Guglielmino, … Une liste mortuaire d’êtres aimés qui s’allonge toujours plus avec les ans qui passent ; contre laquelle je ne peux rien ; et qui parfois laisse, bien malgré moi, si peu de place aux vivants... Depuis quelques années, je suis souvent absent aux tables de fêtes familiales, au point que je pourrais passer pour un ingrat aux yeux de ceux et celles qui sont toujours là avec et pour moi... mais jamais ils ne m’en feront le reproche, ils savent pourquoi... pourquoi à ces tables-là, je n’ai pas d’appétit et j’ai toujours le sentiment qu’il manque quelqu’un... Quand le morceau de Goran Bregović, Ederlezi, se fit entendre dans le casque, je ne retins plus ma peine, toujours les yeux dans les étoiles... et le tableau céleste changea de forme à travers le prisme déformant de mes larmes, pour scintiller encore plus fort en multipliant les points lumineux... Tous ces êtres qui ont marqué ma vie, que j'ai aimés, parfois mal, mais jamais avec indifférence. Où sont-ils ? Sur quelle planète d’étoile résident-ils ? À quelle table jouent-ils une partie de cartes enflammée, sans moi ? Quel bordel de vie et d’amour êtes-vous en train de mettre dans une autre galaxie ? Est-il possible qu'ils aient été comme ces étoiles filantes ? Poussière, tu redeviendras poussière ; sans rien laisser d'autre à ceux qui les ont aimés que des souvenirs de bonheur et cette peine au cœur... Oui, vous me manquez. La pensée peut vous faire revivre, mais le réel s'y oppose ; la réalité est un désespoir sans fin quand je pense à vous. Et quand je disparaîtrai à mon tour, quand je vous rejoindrai, qu'est-ce que je laisserai et à qui ?... La pensée ne peut pas admettre qu'elle s’arrêtera un jour, comme si elle n'avait jamais existé. Alors, il faut bien se raconter des fables, parce que je sais bien qu’il n’y a aucun endroit où nous nous retrouverons ; ou encore se donner l'illusion que nous continuerons à vivre à travers nos enfants… mais je n'ai pas d'enfants… Puis, il y a eu les « vœux » du jour : des deuils, toujours des deuils, cette femme aimée qui me consume toujours le cœur, cet enfant que nous désirions ensemble ; toutes mes errances que je voudrais cesser… et ceux de l'espoir ; ceux-là je les garde pour moi. Puis le concert s'est terminé et j'ai enlevé le casque audio. En sortant de mon rêve éveillé, et alors que je me croyais seul, il y avait dans le lointain, un groupe de jeunes gens, garçons et filles, qui riait à gorge déployée. Je les ai enviés de tant d'insouciance. On aurait pu croire qu'ils se moquaient de moi, de mes états d'âme et de mes interrogations existentielles sans réponses. Mais au fond ils avaient bien raison de rire, nous avons si peu de temps... Puissent-ils échapper au chagrin ; mais seraient-ils encore humains, si c’était possible... -------------------------------------------------------- « Il n'y a pas de manque dans l'absence. L'absence est une présence en soi. » (Le Club Laborde)... et nous n’y pouvons rien. Depuis que pour moi toutes les fêtes familiales sont devenues des éternels 2 novembre, je les fuis comme la peste et je l’assume totalement. Bonnes fêtes néanmoins à tous les vivants.

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    Du vent, il y en a eu beaucoup cette nuit et ce matin. Mais je pensais que c’était habituel. J’entendais normalement les deux ou trois tuiles qui, en haut, gigotaient régulièrement. Parfois, c’étaient même des corbeaux posés sur le toit et qui, avec leur bec, cassaient une noix qu’ils avaient volée de l’unique arbre du jardin, derrière la maison. Ce matin, je me suis réveillé avec de la sueur sur le front. Dressé immédiatement le temps de revenir sur terre, j’entendais toujours ces foutues tuiles. Ce n’était plus un concerto. C’était une symphonie. Tous les instruments cherchaient la finale. Cela fouettait. Ma poitrine était comprimée. Mon optimisme basé sur la preuve terrienne s’en trouva soulevé. La fin du monde, se pouvait-il ? Moi qui avais déjà vécu les pires orages ? Je me suis alors levé comme un dératé et j’ai foncé sur la fenêtre. L’arbre. L’arbre ! Le noyer qui avait plus de cent ans sans doute, il existait déjà au début du siècle, du siècle dernier, mais nous n’avions pas encore changé de siècle à ce moment-là, le noyer, le noyer ! Il y a eu comme un long silence de cimetière, pourtant, le vent continuait à siffler rageusement. Là, en plein milieu de la pelouse verte, excitée par un vent continu, gisait l’arbre, deux de ses trois grosses racines avaient été arrachées. Ce noyer, que j’avais côtoyé pendant tant d’années. Qui était mon ami transparent, mon ami normal. Je ne lui parlais pas, mais il était là, il faisait partie des meubles. Quand j’avais pioché pour arracher les carottes sauvages. Quand j’avais trimballé de la terre par brouettes entières. Sorte de travaux de forçat aussi inutiles, finalement, que rentables. Il était là, toujours là, silencieux, debout quel que soit le temps, l’humeur, les joies, les peines. Il était là même pendant temps durs. Il était là même pendant les grands changements politiques. Les Présidents de la République passaient, et lui, il était là, toujours debout, comme le Général, face aux défis du monde et du temps, invariant, invariable, stoïque face à la colère du destin. Détrôné. Il était détrôné. Il avait l’air ridicule, comme ça, couché. Il était en mauvaise posture. Il faudrait sans doute tronçonner la troisième racine. Personne n’en voudrait. Il y aurait pléthore de bois, cet hiver. Quel drôle de lendemain de Noël. Quelle catastrophe ! Je me suis surpris à laisser dégouliner une fine larme à l’œil, un soupçon d’émotion pour quelque chose qui n’était même pas un animal. Juste du roc, du végétal, du tronc. C’était le tronc qui me fit pleurer. Comme une grosse statue d‘acier déboulonnée. Celle de Lénine par exemple. Changement d’époque. Le vent a fait sa révolution, a gagné face à l’immuable des temps. Et puis, j’ai regardé à côté, fenêtre fermée. J’ai vu l’indicible. Des habitants sur leur toit cherchant à sauver quelques tuiles. Les imbéciles ! Mais savaient-ils qu’ils mettaient leur vie en danger ? Tout devenait guillotine avec une telle météo. Il fallait rester cloîtré chez soi et attendre que ça se passât. Mon positivisme l’emporta. Il n’y avait pas eu beaucoup de dégât. Juste ces deux racines et cet arbre à terre. Rien d’autre. Pas de cheminée. Pas de mur. Pas de voiture. Et surtout, pas de proche, pas d’humain à côté. La réalité dépasserait parfois la fiction. Le jardinier avait proposé de tenter une opération de la dernière chance : remonter le noyer, le recoller à ses deux racines sectionnées et le faire tenir par de gros câbles tendus en acier. Personne n’y croyait, pas même le jardinier. L’automne suivant, le noyer a donné une noix. Quelques années plus tard, il était de nouveau resplendissant de feuilles, de fruits. Il avait survécu. Le drame n’avait rien eu de tragique, sinon cette petite pincée au cœur durant mon réveil. Ce matin-là, j’avais décidé d’attendre un jour de plus avant de rentrer à Paris. Je devais partir le lendemain, je me suis laissé un délai d’un jour, j’ai laissé ce délai à la Nature. J’ai perdu ainsi une journée mais ce n’était pas grave. Il n’y avait rien de grave. Les éléments étaient déchaînés, mais si peu, avec si peu d’effets. C’était comme un étourdissement. Comme l’éclipse totale d’il y avait quatre mois. Juste un peu sonné, juste un peu étonné, juste observateur du ciel en furie. C’était un sentiment étrange. Lorsque je suis parti le surlendemain matin, toute la route avait été déjà dégagée des problèmes de l’avant-veille. Aucun poteau électrique, aucun arbre, aucune barrière ne bloquait la route. J’étais étonné et heureux. Presque fier de vivre dans un pays si rapide, si parfait et en même temps, un peu amer de savoir, d’imaginer que les autres allaient râler, allaient trouver trente-six raisons de râler et qu’on ne récompenserait jamais à leur juste valeur les milliers d’agents techniques des directions de l’équipement qui s’étaient aventurés si rapidement à rendre la route praticable, peut-être parfois au péril de leur confort sinon de leur vie. Le temps avait cependant changé et je suis resté quatre ou cinq heures bloqué le matin sur la route. Elle venait d’être enneigée, il neigeait encore beaucoup. La seule file n’était pas assez dégagée. Une longue queue automobile se profila. La neige d’un blanc éclatant qui poursuivait sa lente progression me réjouissait le cœur. Seule la vessie avait quelque mal à se satisfaire dans la discrétion de mes congénères. Je suis arrivé à mon bureau seulement en début d’après-midi. Qu’importait. J’aimais bien travailler en cette période des fêtes. Peu de monde et peu de pression. Le papotage sur l’actualité était tout trouvé. Cinq ans plus tard, cinq ans exactement après ce pipi de chat, deux cent vingt mille morts et des vagues de trente-cinq mètres. Trente-cinq mètres ! C’était peu imaginable. Le planète montrait à la face du monde que ses éternuements pourraient être cruels. Digérant du premier réveillon pour se préparer au suivant, l’écoute distraite laissait comprendre que dans les pays lointains, il pouvait y avoir des morts, mais quand même, le ventre était trop préoccupé, trop préoccupant. En fait, non, dès le lendemain, j’en ai eu la nausée…

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    Dans beaucoup de foyers, elle a enfin son jour de libre car c'est l'homme de la maison qui s'occupe de l'oie farcie et des marrons, mais c'est elle qui a cherché, trouvé et emballé les cadeaux, c'est elle qui a décoré le sapin et la maison et qui a fait les courses. Alors le 24 elle surfe sur pcc ou elle appelle les siens et les voisins pour leur souhaiter plein de bonnes choses. À part la vaisselle qui va dans le lave-vaisselle, elle se tape les 3 verres par personne fois 10 ou 15, ça fait une bonne quarantaine de verres à essuyer, puis les restes à manger et prévoir les occupations des jours à venir, avec ou bout d'une semaine une autre fête qui va encore déclancher une autre frénésie de plats et de feux d'artifice. Tous les personnages qui sortent de l'ordinaire sont des hommes, à commencer par le bon dieu, en passant par le Père Noel, même le diable en personne est un mâle. Je pense que c'est toujours parce que nos sociétés veulent nous sortir de notre origine animale de petits d'humain, sortis du ventre de leur mère et aspirant à s'élever vers le ciel. Amusant que beaucoup de religions l'obligent á se remettre à terre à chaque prière. Déjà le Pére Noel se révèle bientôt un mensonge assez peu logique dèjà pour un môme de 5 ans à qui la Mère Noel apprend en plein été que le Pére_noel se rase tous les matins dans la salle de bain et boit sa bière le soir devant la télé en supporter du club de foot de la région... Quelle évolution pour un petit d'humains! Vive Les Mères hors Noel!

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    Ecoute ma prière, Mon évidence de tous les diables La ville est un drôle d'endroit selon Lou, quelque chose comme un cirque, comme un drôle d'égout Le diable au cœur, mon âme de démone voit ta liberté sombrer sur le fumier de la ville Je kiffe tes cheveux rat, mon kéké rockeux Ecoute ma prière, Mon évidence de tous les diables Tu aimes le noir, You are a morbid person selon Johnny, Offrons-nous à-corps-que-veux-tu, béqués et miaous magiques Nos deux bouches l'une sur l'autre, deux langues ourlées de désir épais et simple Ecoute ma prière, Mon évidence de tous les diables Les gens aiment voir souffrir leurs héros selon David, Les veines en vrac sur la vague blanche, je te regarde mourir sur la plaine d'une solitude hémorragique My mister héroïno-man Ecoute ma prière, Mon évidence de tous les diables Tu es ma prière.

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    Quelques nouvelles avant de vous laisser lire une belle illustration du titre. Après la chimio, la radiothérapie, du 6 au 9 janvier 2015. Elle consiste à irradier l’ensemble de mon corps pour détruire toute ma moelle osseuse, là où peut encore se cacher l’alien qui s’est manifesté il y a six mois. Quatre séances d’une heure par jour, sur quatre jours, complétées d’une chimio d’intensification. Puis, le 13, auto-greffe de moelle osseuse, c’est à dire réinjection du greffon prélevé dans mon sang courant novembre dernier. Je serai en chambre stérile 4 à 5 semaines, assez fatigué aux dires des soignants. Mais à la sortie, et comme je me plais à le répéter, je serai un homme tout neuf ! Puis mise en place d’une surveillance durant 5 ans, car le risque de rechute est de 50 %. J’en déduis que j’ai une chance sur deux d’être en rémission totale au bout de ces 5 années … Bon, assez ri, passons aux choses sérieuses ! Le texte qui suit doit circuler sur la toile depuis quelques années. Pour ma part, je ne l’ai lu que deux fois : la première, il y a 8 ans, la seconde, il y quelques jours. J’aime beaucoup, alors j’ai décidé de partager. Have fun ! - NOTE DE SERVICE - De : Sophie CARRIERISTE - Direction des Ressources Humaines A : Tous les salariés Date : 01 / 12 Sujet : Fête de Noël Chers Tous, Je suis heureuse de vous informer que la Fête de Noël de notre entreprise aura lieu le 23 Décembre, à partir de midi, dans les salons privés de notre Espace. Il y aura un bar payant avec tout un choix de boissons ! Nous aurons aussi un petit groupe musical amateur qui chantera des cantiques, alors n’hésitez pas à chanter avec lui. Et ne soyez pas surpris de voir arriver notre P. DG déguisé en Père Noël !!! Le sapin sera illuminé à partir de 13H00. Les échanges de cadeaux entre les membres du personnel pourront se faire à partir de ce moment-là. Cependant, pour ne gêner personne financièrement, aucun présent ne devra dépasser une valeur de 10 Euros. Joyeux Noël à vous tous et à vos familles. Cordialement, Sophie *** - NOTE DE SERVICE - De : Sophie CARRIERISTE - Direction des Ressources Humaines A : Tous les salariés Date : 02 / 12 Sujet : Fête de Fin d’Année Chers Tous, La note d’hier n’avait bien sûr pas pour but d’exclure nos employés de confession juive. Nous savons que Hannoukah est une fête importante qui coïncide souvent avec Noël, même si cela n’est pas le cas cette année. La même optique s’applique à tous ceux de nos employés qui ne sont ni chrétiens ni juifs. Pour calmer les esprits et ne vexer personne, toutes nos Fêtes de Noël s’appelleront désormais Fêtes de Fin d’Année. Nous n’aurons par conséquent ni sapin ni cantiques, mais d’autres musiques pour votre plus grand plaisir. Tous contents, maintenant ? Cordialement, Sophie *** - NOTE DE SERVICE - De : Sophie CARRIERISTE - Direction des Ressources Humaines A : Tous les salariés Date : 03 / 12 Sujet : Fête de Fin d’Année Je m’adresse à la personne membre des Alcooliques Anonymes qui souhaitait qu’il y ait une table pour les non-buveurs et qui n’a pas donné son nom. Je suis heureuse de pouvoir répondre favorablement à sa demande, mais si je mets sur la table une pancarte « Réservé aux Alcooliques Anonymes », vous n’aurez plus du tout d’anonymat !!! Comment puis-je résoudre le problème ? Une idée, quelqu’un ? De plus, sachez qu’on laisse tomber les échanges de cadeaux : aucune remise de présents ne sera autorisée, suite aux préavis de grève déposé par la CGT et FO qui estiment que 10 Euros pour un cadeau c’est trop cher, et suite à la pétition signée par tous les cadres qui estiment que 10 Euros pour un cadeau, c’est minable et mesquin. On va y arriver, Sophie. *** - NOTE DE SERVICE - De : Sophie CARRIERISTE - Direction des Ressources Humaines A : Tous les salariés Date : 04 / 12 Sujet : Fin d’Année Quelle diversité de cultures dans notre entreprise !!! Je ne savais pas qu’exceptionnellement cette année le Saint Mois du Ramadan commençait le 20 Décembre, avec son interdiction formelle de consommer toute boisson ou nourriture de toute la journée. Nous pouvons bien sûr comprendre qu’une réception festive à cette époque de l’année ne cadre pas avec les croyances et les pratiques de nos amis salariés musulmans. Devant la Fatwa prononcée à son encontre par l’Imam de notre ville à leur demande, notre P. DG propose que les repas destinés à nos salariés musulmans soient congelés jusqu’à la fin du Ramadan ou gardés au chaud pour qu’ils puissent les emporter chez eux le soir. Notre P. DG certifie en outre qu’ils ne contiendront pas de porc, même si l’entreprise dirigée par son frère s’appelle « Tout est bon dans le cochon ». Par ailleurs, je me suis arrangée pour que les femmes enceintes aient une table au plus proche des WC et les abonnés aux Weight Watchers le plus loin du buffet des desserts. Je confirme aussi que les gays et les lesbiennes pourront se regrouper et que chaque groupe aura sa table pour ne pas avoir à se mélanger. En revanche, non, aucun travestissement en Drag Queen ne sera toléré, avec ou sans play back de Dalida. Oui, les diabétiques auront des sièges surélevés et des fruits frais en dessert, sachant que le restaurant ne pourra confectionner de dessert sans sucre. Ai-je encore oublié quelque chose ? Sophie *** - NOTE DE SERVICE - De : Sophie CARRIERISTE - Martyr des Ressources Humaines A : A vous tous, salariés de MERDE !!!!! Date : 10 / 12 Sujet : SALOPERIE de Fin d’Année Les végétariens, maintenant !! Il ne manquait plus que ça !!! J’en ai plus que marre, nous maintenons cette réception dans notre entreprise, que cela vous plaise ou non. Vous n’aurez qu’à vous asseoir le plus loin possible du grill à viande pour brouter vos salades à la con et téter vos putains de tomates Bio. Vous avez pensé à la douleur des salades et des tomates quand on les coupe ? Hein ??? Elles ont des sentiments et sont vivantes, elles aussi. Elles sont comme moi, elles HUUURLENT !!! Maintenant, le premier qui me demande du pinard sans alcool, je le transforme en pompe à merde et je vous souhaite une fête archi pourrie, bande d’abrutis congénitaux !!! Allez vous faire foutre, Sophie *** - NOTE DE SERVICE - De : Catherine TAVENIER - Directrice intérimaire des Ressources Humaines A : A tous les employés Date : 14 / 12 Sujet : Sophie CARRIERISTE et les Fêtes de Fin d’Année Je pense pouvoir parler au nom de tout le monde pour souhaiter un prompt rétablissement à Sophie CARRIERISTE, à qui je continuerai de transmettre vos cartes. En attendant son retour, je la remplace et vous annonce que notre P. DG a décidé d’annuler notre Fête de Fin d’Année et d’offrir à tous la journée du 23 Décembre sans perte de salaire. Cordialement. *** 25/12/2014

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    Voici 10 citations qui m'ont plu. Choisissez une de ces citations. Le test est gratuit... :) Attention : un seul choix est permis! 1) Jules Renard: Notre bonheur, c'est le silence du malheur. 2) Jules Renard: Il ne suffit pas d'être heureux, il faut encore que les autres ne le soient pas. 3)J.Joubert: Quand mes amis sont borgnes, je les regarde de profil. 4) Montaigne: On construit des maisons de fous pour faire croire à ceux qui n'y sont pas enfermés qu'ils ont toute leur raison. 5) proverbe: L'avare et le cochon ne sont bons qu'à leur mort. 6) Malraux : le Christ est un anarchiste qui a réussi, c'est le seul. 7) Napoléon: Quand j'ai besoin de quelqu'un je n'y regarde pas de si près, je le baiserais au cul. 8) Bossuet : J'aime beaucoup mieux être trompé que de vivre éternellement dans la défiance, fille de la lâcheté et mère de la dissension. 9) Jules Renard : Les hommes naissent égaux; dès le lendemain ils ne le sont plus. 10 Mme de Sévigné : Le coeur n'a pas de rides. Difficile pour certaines de choisir, mais c'est la règle du jeu :) Bon courage pour affronter le vent, et à vos claviers! 27 dec

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    Fritz Angst (en allemand : l’angoisse) a écrit sous le pseudonyme de Fritz Zorn (la colère) un roman autobiographique, « Mars », alors qu'il était mourant. C'est un récit presque clinique d’un cancer à la fois du corps et de l’esprit, tant l’analyse des névroses est au cœur de son œuvre. « Je suis jeune et riche et cultivé, et je suis névrosé, malheureux et seul ». Tels sont les premiers mots de ce roman écrit peu avant sa mort en 1976, à l’âge de 32 ans. « J’ai eu une éducation bourgeoise et j’ai été sage toute ma vie…Naturellement j’ai aussi le cancer, ce qui va de soi si l’on en juge par ce que je viens de dire. » L’humour (ou l’ironie) et la lucidité font de ce roman un chef d’œuvre. Fritz Angst passe de l’angoisse à la colère…Il ne faut pas être patient, comme Job, mais rebelle comme la femme de Job qui l’exhorte au blasphème. C’est contre la mort dans la vie que Zorn proteste et contre le fait qu’il ait été « éduqué à mort" et contre les tabous qui ont empoisonné sa vie. « L’éducation sexuelle que j’ai reçue –ou mieux : que je n’ai pas reçue – de mes parents ne constituent pas une exception dans les milieux bourgeois. Mais il est évident que mes parents devaient être profondément d’accord avec ce tabou frappant toute la sexualité, vu qu’un tabou consiste à ne pas parler de son objet, et ne pas parler de quelque chose, c’était justement cela qu’aimaient mes parents ». Même si l’on peut considérer que 1944 (date de sa naissance) et 1976 appartiennent déjà au passé, on ne peut qu’être ému par la vie d’un homme qui ne s’occupa pas à temps d’une grosseur au cou qu’il attribua à « des larmes non versées ». En lisant ce livre, des larmes, on peut en verser... 25 déc

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  • 12/26/14--06:54: Com Public par Clefdedix
  • Tartufe ou Tartuffe nom masculin [ et pourquoi donc ? ] (italien Tartufo, nom d'un personnage d'hypocrite dans la comédie italienne) Littéraire : Faux dévot. - Personne fourbe, hypocrite. http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/tartufe/76798 Depuis quelques heures, l'ensemble des Médias n'ont de cesse que d'informer (oui ça arrive...), certains de dénoncer (même pas peur), l'engrillagement - la confiscation de bancs public sur une place de la ville d'Angoulême, bien après les sièges (solo) de la RATP et les projets aussi débiles d'autres municipalités :-( Toujours et encore du grand n'importe quoi, vive le progrès merde ! ceci afin de gagner une soit-disant "tranquillité" et évidemment - surtout de chasser les SDF(s); en Charente les Fêtes de fin d'année sont carrément géniales. http://www.lexpress.fr/actualite/societe/les-bancs-anti-sdf-d-angouleme-et-le-design-defensif_1635746.html Mon propos ici sera bien plus léger, traitant du Commentaire "Ouvert" sur lequel les utilisateurs du site PCC sont autorisés à laisser leurs réactions, mais vous savez tous comment ça fonctionne, non ? C'est un peu comme partager un banc quoi. Alors ça ne sera pas forcément illogique de constater que certain(e)s de nos congénères ne supportent pas que l’on puisse aimer et ainsi parler ici de certaines choses : livres - musiques - peintures - films - cuisines & vins, que sais-je encore; même si ça fait tout bizarre à certains... Et le débat devient plutôt Chaud sur le banc :-p Avoir un avis divergent du leur, ne pas approuver toujours leurs réactions, messages acerbes, leur diktat, surtout lorsqu'ils sont privés de la plus élémentaire des corrections, dans l'incapacité d'ajouter une pointe d’humour, voire un judicieux sarcasme. Je ne sais pas pour vous, mais il m’arrive de recevoir des messages qui donnent ceci : "Pauvre Con... je ne vous permets pas de..." ou encore "Veillez cesser, sale Réac de..." que je ne ne saisis pas toujours bien ? Trop Sympa ce voisin de banc :-) Quel dommage, alors que je subodore une discussion courtoise ou quelques mots gentils, une réaction amicale, fleurie ou pleine de compréhension, parfois de compassion concernant mes fertiles idées . . . Ah quel bonheur que de prendre en pleine poire, la salutaire soufflée, la volée de bois vert, les épines sans la rose, bref toutes les diatribes endiablées du PCCiste courroucé, de ce pourfendeur des idées arriérées, voire rétrogrades ! Je vais donc de ce pas vous donner mon opinion sur la chose, puisque évidemment vous ne me la demandez pas. Je peux aussi me tromper, ça m’arrive aussi souvent, mais lorsqu'on tape un Com sur un site, ce sont les internautes qui réagissent, ou pas, soit en vous caressant dans le sens du poil : Ah ! que c’est doux pour l’Ego :-p Soit en décidant de se positionner différemment ou parfois de se poser carrément en faux sur ce que vous avez tenté d’exposer tant bien que mal sur le Site : oh ! là c'est pas terrible pour le moi profond :-( Mais c'est la règle du jeu et je l'approuve, il en va d'ailleurs souvent ainsi dans la vie courante de Mr & de Mme Toulemonde. Le but étant de faite un temps soit peu avancer le schmilblick, d'échanger, dialoguer, de pousser le débat plus loin, même en se prenant le chou, mais la civilité restant de mise... de Dieu ! Ici ce sont bien des bancs PUBLICS, Non ? Maintenant en ayant bien intégré que logiquement, personne ne se promène sur ce type de site, avec seulement de sales idées toutes belliqueuses en tête… Oh ! les vilains pas beaux :-) Et pourquoi donc vouloir taguer ou dégrader nos jolis bancs PCC ? Il faudra bien admettre une bonne fois pour toute que, pensées, avis et points de vue ne sortent pas forcément toujours du même chapeau, mais peuvent tout de même être énoncés correctement, sans devenir obligatoirement orduriers. Ce n'est pas non plus très très joli de censurer à tout va les Réactions qui ne vont pas dans le bon sens, enfin surtout celui du rédacteur... d'effacer untel ou celle-là parce que leurs idées ne correspondent pas à notre propre vision - nos opinions, parce qu'ils nous placent des conneries hors sujet, parce qu'ils ont une "sale gueule", ou tout bonnement que ce qu'ils écrivent scie la pauvre petite branche sur laquelle on fait le Jacques. Vous me suivez toujours ? Un peu fatigué(e)s . . . asseyez-vous donc, ici ce ne sont pas les bancs qui manquent :-) C'est à ces petites choses-là, le respect - la tolérance que l’on reconnaît encore un semblant de démocratie, et, si vous n'êtes vraiment pas d'accord - fâché tout rouge ou carrément rempli d'une inextinguible envie de meurtre : Vite-vite ! changez de banc ou mieux : restez dans votre fauteuil, bien au chaud, at Home. Morbleu, que la terre serait bien tristounette si nous étions tous d'accord, OK sur TOUT. Mais elle risque fort d'être encore bien plus moche lorsque la censure et l'inquisition régiront un lieu de soit-disant "Rencontre par Affinités Culturelles" :-p Ciao tutti et à bientôt pour de Nouvelles Aventures, et sur le même banc ! http://www.deezer.com/search/Gotainer%20trois%20vieux%20papis

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    "Whiplash" de Damien Chazelle vient de sortir le pitch: Andrew, 19 ans, rêve de devenir l?un des meilleurs batteurs de jazz de sa génération. Mais la concurrence est rude au conservatoire de Manhattan où il s?entraîne avec acharnement. Il a pour objectif d?intégrer le fleuron des orchestres dirigé par Terence Fletcher, professeur féroce et intraitable. Lorsque celui-ci le repère enfin, Andrew se lance, sous sa direction, dans la quête de l?excellence... Autant le dire tout de suite ce film oscille en permanence entre navet et caricature proche de la satire ce qui me fit espérer - avant de réellement désespérer - qu'il se fut agi de second degré. Ayant raflé quelques prix à Sundance et Deauville on ne peut qu'être déçu d'une nième resucée d'un genre que j'appelle " les films de dressage" . Mais oui vous connaissez ces films, non il ne s'agit pas de SM hélas, c'est moins fun, non parfois il s'agit de boxeur, de danseur, de footballeurs ou de commandos militaires, ce coup -ci on y retrouve: - Un entraineur tyran impitoyable, qui , pour le bien de l'élève et le pousser à repousser ses limites, se révèle d'une totale inhumanité style sympathisant Daesh mais sans Youtube - l'élève en question qui en chie comme un démonstrateur de laxatif pour se surpasser et être reconnu à la fin par son maître - Une romance avec une pauvre fille dont l'amourette avec l'élève passe au dernier plan et qui s'efface comme si elle était soluble dans le scénario. Bref, vous prenez ces ingrédients ultra-mâchés comme une préparation post-gastrectomie, vous les appliquez à l'entrainement pour devenir ...un batteur de Jazz ultra rapide (!!) et vous avez Whiplash Car, et c'est ça le côté affligeant du film, pour le metteur en scène plus le batteur joue vite et meilleur il est , d'ailleurs la référence à Budy Rich est suffisamment explicite pour prouver qu'il n'y connait rien. Notre pauvre gars jouant comme un parkinsonien en phase terminale se retrouve donc les mains ensanglantées en aspergeant sa caisse claire, puis se les trempant dans de la glace pour pouvoir recommencer, tente de jouer encore plus vite, toujours plus vite (donc de mieux en mieux) j'avoue ne pas avoir pu retenir quelques éclats de rire devant un ridicule aussi accompli.. Les cymbales quant à elles sont entièrement perlées de sueur (j'ai un ami physicien je lui demanderai de m'expliquer le miracle) Côté réalisation, c'est moyen, il y a une belle photo globalement et de beaux gros plans, il faut dire que l'entraineur nazi a une sacré gueule, le genre de chauve qui te fait moins regretter de voir tes cheveux partir lâchement avec le temps et te pousserait même à les raser si tu n'y étais pas quand même autant attaché. En fait c'est ça le problème de cheveux des mecs vieillissants c'est qu'ils sont moins attachés à toi que toi à eux, alors quand ils te quittent tu ne peux rien faire pour les retenir. Tu leur chanterais bien "Ne me quitte pas" mais cette chanson t'a toujours foutu la gerbe rien que de visualiser Brel dégoulinant de tous ses pores comme un porc ébouillanté. A la fin la version speedé de Caravan est le seul moment un peu musical du film. Les références débiles à Charlie Parker ont achevé de m'achever et je ne saurais trop conseiller à chacun de garder ses 10 euros pour aller plutôt acheter une paire de Vic Firth (celles de Christian Vander, les 7A) ou de Pro-Mark (Bill Bruford Signature) puis d'aller regarder sur le Net ce qu'arrivent à en tirer de vrais musiciens à la batterie. Amicalement Lomdacoté PS: Pour le titre il faut savoir que le "papa, maman" est une autre appellation du "roulé" à la batterie, à savoir le sticking suivant DD GG etc. (2 coups de la baguette droite et 2 de la gauche,etc.)

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