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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    Quand j’avais 20 ans, je n’avais pas de compte en banque. Je mettais l’argent que je gagnais péniblement à Monoprix dans des livres. Les bas de laine, très peu pour moi. J’avais donc choisi « L’argent » de Zola et « Le propriétaire » de Galsworthy, comme établissement. Harpagon n’était pas assez épais et avait une consonance déplaisante. Et pourtant c’est bien Harpagon que j’aurais dû choisir, comme vous le verrez vous même. Grâce à cette ruse le cambrioleur qui me faucha vingt francs ne trouva pas mon pécule. J’ouvre ici une parenthèse pour dire que je fus renvoyée de Monoprix comme une malpropre pour m’être assise pendant mes heures de travail au rayon tissu, quand j’avais les jambes qui me rentraient dans le corps. La cruauté de certains chefs de rayon est une honte… Il est à noter que certains facteurs de la vie adulte viennent aggraver des symptômes qui sont nés dans l’enfance, et qui autrement ne prêteraient pas à conséquence. Le peu d’argent que je gagnais devait durer longtemps. C’est ainsi que l’avarice gangréna mon système et bientôt je ne fus plus capable de dépenser un sou. Naturellement je compris vite que les petits ruisseaux font les grandes rivières. Et bientôt ma ladrerie ne connut plus de limite. Au lieu de mettre des lettres à la poste je les portais moi-même. Je m’arrangeais pour ne pas payer dans les transports publics, et j’économisais sur la nourriture. Une de mes amies, furieuse d’avoir été traitée de « panier percé » me dit un jour : « pour économiser rien de plus facile, il suffit de ne pas respirer trop fort ». J’admirai la métaphore, un peu perplexe toutefois car on venait de m’enlever la moitié du poumon. C’était somme toute un beau lapsus. Les années passant, je compris que j’allais droit à l’asphyxie. Je décidai donc de transporter ma petite âme chez un psychiatre afin qu’il m’explique pourquoi je ne pouvais pas dépenser mon argent. Au bout de cinq ans, ayant dépensé plus qu’il n’était raisonnable, j’en étais au même point, consciente de thésauriser, sachant pourquoi, mais incapable de dépasser ce « encore et toujours » qui avançait devant moi avec autorité. Tout cela appartient dieu merci au passé. Je garde toujours un plafond respectable au-dessus de ma tête au propre comme au figuré, mais je sacrifie maintenant à l’inutile et à l’agréable. J’aurais même tendance à jeter l’argent par les fenêtres et les soldes sont pour moi une période faste : j’achète à bras raccourcis. Un cercueil en or, très peu pour moi. Ce qu’il m’a fallu des années pour comprendre c’est que ce genre de maladie, car l’avarice est une forme de névrose, est liée à ce qu’on appelle les « affects ». D’autres réagiront au même manque affectif par le symptôme contraire, en dépensant sans compter, mais il y a « tout compte fait » peu de différence. De même on s'aperçoit en observant des personnes âgées qu’elles deviennent incapables de dépenser, et que le mot « argent » les rend sourdes et muettes. J’ai vu des gens dépensiers devenir avare en vieillissant comme si l’argent était le symbole de la mort. On dirait qu'ils dressent un rempart contre le néant qui va les absorber. Signé : picsou 

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    L’Association de consommateurs CLCV, basée à Paris, remet en cause le développement des alicaments, ces aliments aux vertus soi-disant thérapeutiques et qui sont nettement plus chers que les produits de base équivalents. Rappel : je continue ici le compte-rendu du film« Poudres et potions de l'industrie alimentaire » de Eberhard Rühle (Durée : 01h00mn – 2011). Les alicaments Charles Pernin, CLCV explique que Danone laissait entendre au consommateur qu’avec Actimel, on avait finalement affaire à une sorte de vaccin qui pouvait protéger de tout un tas d’infections d’origine digestive, les rhumes en hiver, bref une palette finalement très large qui faisait de Danone, en tout cas d’Actimel, un aliment miracle et aux vertus pratiquement magiques. Donc ça allait beaucoup plus loin que les preuves scientifiques réelles sur ce produit. Pendant des semaines, l’équipe d’Eberhard Rühle a tenté d’obtenir une autorisation de tournage aux Laboratoires Danone (à Saclay). La direction a fini par leur donner une réponse négative. La mention « O information » lui a donc été attribuée… (je me permets de relever ici l'absence de transparence de ce groupe !) Aux Etats-Unis, fin 2010, la filiale américaine de Danone a fait l’objet d’un litige concernant une campagne publicitaire vantant les bénéfices pour la santé du yaourt Activia. Le groupe a été condamné à verser la somme de 21 millions de dollars de dédommagement à plusieurs états américains, pour publicité mensongère ; une amende record dans le domaine agro-alimentaire. En Europe, par contre, Danone continue à vanter les soi-disant bienfaits d’Activia contre les troubles digestifs. Selon le fabricant une consommation de plusieurs yaourts par jour permettrait de réduire la durée du transit intestinal et de lutter contre les ballonnements (« Activia : actif à l’intérieur, et ça se voit à l’extérieur » « … améliore le confort digestif en réduisant les ballonnements »). Les industriels en ont aussi profité pour gonfler les prix... Ils promettent au consommateur des effets bénéfiques sur le bien-être, mais ces allégations ne reposent sur aucun fondement scientifique. Autre dérive, un produit Candia qui « vous aide à manger moins sans sensation de faim… » et selon Charles Pernin (CLCV), en fait ce produit illustre bien les dérives qui ont eu lieu pendant des années, à savoir que les professionnels ont mis sur le marché des produits en revendiquant des effets santé sans avoir les preuves et sans être soumis à un contrôle systématique des effets qu’ils annonçaient auprès des consommateurs. Donc aujourd’hui les choses ont évolué très progressivement puisqu’on est en train de demander aux professionnels de l’agro alimentaire de justifier leurs allégations avant de commercialiser le produit. (à suivre)

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    Il a l'air si sincère. Quelle est son apparence à ce rêveur qui ne trouve son chemin qu'au clair de lune, et aperçoit l'aurore avant les autres hommes? Il est la peau de lumière vêtant ce monde sans épaisseur. Il est l'auteur de nos silences, le penseur du mal être et sa splendeur. Du parfait miroir de la nuit, il évoque la mère de la poésie, ses mots sont autant de trous dans le silence sidéral. La mort pâle l'habite. Loup-garou par la lune, il défèque ses vices, si pleins d'horreurs, qui contiennent la preuve de son goût pour l'infini. Tel un rêve de rustre, sur l'horreur qui ne va pas sans l'imagination, il a essayé de dénoyauter la lune et de l'exhiber pour éclairer la noirceur des affres de son évasion. Avec sa colère humaine il s'agenouille sur l'autel de son anxiété morbide et dans sa soif d'absolu fera pousser un troisième œil pour ressembler à l'anti-héros monstruosus. Pourquoi a-t-il l'air si vertueux alors que son visage est bouleversé? A-t-il peur de la boîte crânienne dans laquelle le monstre tragique est gardé? Son cerveau est abîmé, il doit partir pour oublier son mental orné de desseins fous. L'âme libre il éclaire son esprit d'une pluie de lumière. Le ciel ainsi se replie sous lui. Il connaît la désillusion, il détruit ce qu'il devient, il tue ce qu'il aime. Il est le père de la mort. Triste poète.

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    HAHAHAHAHAHAHHA ah quand la pédale n’ a pas lieu d’être joyeuse en Russie ! C’est d’abord Télérama (beh voui je suis toujours abonnée ça fait trente cinq ans et je ne me résouds pas à les abandonner) Télérama donc qui l’annonçait dans son dernier numéro de janvier. Sur le moment je me suis dit « je rêve ». Puis je me suis pincée. Pour être sûre. Je me disais in petto que Télérama n’est pas un journal marrant d’ordinaire, qu’ils sont tout de même plutôt dans les clous en général et que leurs témoignages ne sont pas toujours inventés ni farfelus. Bref j’ai vérifié la couverture pour être certaine que je n’étais pas en train de lire sans le savoir une édition du Canard ou même un vieux Charlie Hebdo du temps d’ Hara Kiri. Mais Kiri jaune.. car c’était bien réel. J’ai même pris la peine d’aller vérifier sur le net, qui comme vous le savez remplace dieu en personne quand on est taraudé par des questions métaphysiques, existentielles ou même des interrogations plus pragmatiques genre comment déboucher son évier ou ses chiottes. Le net a confirmé la véracité de l’article. Ou alors c’est que tout le monde est de mèche ! Alors voilà, je vous le donne comme je l’ai reçu. La Russie qui est désormais un pays d’avant-garde comme on le constate avec satisfaction tous les jours en écoutant les infos, s’est penchée à son tour sur le phénomène des accidents de la route. Elle a bigrement raison : réduire le nombre de décès causés par les accidents de la route est une priorité. Personne n’en disconvient. Et voici ce que les responsables et les faiseurs de loi ont décidé là-bas en Russie, comme parade. (Et quand je parle de Parade, ce n’est pas vain, ni très gay.) Une véritable médication. On se demande qui en sortira vivant. « Début janvier, les autorités russes ont promulgué une loi visant à interdire la conduite automobile à toute personne présentant "des troubles mentaux" bon jusque là tout va bien, on peut dire que cela se justifie, là où cela se corse, c’est que ces troubles dits mentaux sont répertoriés dans ce cas précis, et notamment ceux liés à "l'identité de genre et aux préférences sexuelles". Je récapitule pour ceux d’entre vous qui ont du mal. Le texte promulgué en début d'année entend en fait priver de volant toutes les personnes affectées de "troubles mentaux et troubles du comportement", dont ceux liés à "l'identité de genre et aux préférences sexuelles". Objectif affiché: réduire le nombre de décès causés par les accidents de la route. Vous suivez ? En bref : « si l’ homosexualité n'est peut-être plus un crime depuis une vingtaine d'année en Russie les gays sont encore loin d'être des citoyens comme les autres. » et la liste ne s’en tient pas qu' à eux. Alors dans les faits cela donne « une liste officielle de ces "interdits de voiture" et là tenez-vous bien, la liste officielle mêle les travestis, les transexuels, les fétichistes, les exhibitionnistes, les voyeurs, les sadomasochistes, les pédophiles et... les kleptomanes. Entre autres. Oui vous avez bien lu et c’est bien là qu’on commence par rire... jaune. Et à s’interroger. Grââââââve ! Ce que ne précise pas l’article c’est COMMENT évaluer ces « interdits de conduite » ? Comment déterminer les goûts et les couleurs en matière de sexualité de ces dangereux « déviants » ? En voilà une question pourtant qui mériterait une réponse ! Comme conclut très élégamment Télérama : « Quant aux cons, pas de panique, ils ont apparemment toujours le droit de conduire la nation ». Rions ! :( Télérama N° 3394 page 15 par Nicolas Delesalle http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/les-travestis-et-les-transsexuels-n-ont-plus-le-droit-de-conduire-en-russie_1639805.html Mylène en musique !!! http://www.dailymotion.com/video/x9b3h0_pedale-douce-timsit-extrait-film_fun

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    Ce mercredi matin, l’information n’a même pas mis deux heures pour passer de l’hôpital Pompidou aux rédactions des grands médias. Il fallait bien que ça arrive. Plus de quatre-vingt-neuf ans. Ce qui était moins connu, c’est que depuis cinq ans, il vivait un petit enfer, à la suite d’un AVC, très diminué au point d’avoir été placé sous curatelle et de ne plus quitter son appartement du seizième, sans pouvoir marcher, presque sourd... Avec sa tête de bonne humeur, il avait l’air sympa. Mais était-il un bon acteur ? C’est une question assez délicate. Il avait fait beaucoup de théâtre, dès 1951 : Aymé, Mérimée, Dard, Malraux, Shakespeare (Othello et Macbeth), Claudel, Francis Veber, Victor Hugo, Beckett, et même quelques-unes de ses propres pièces (il a écrit aussi onze romans). Il a aussi commencé assez tôt dans le cinéma, dès 1952, énormément de films et téléfilms, mais toujours avec des petits rôles, ou, du moins, des seconds rôles. Néanmoins, il a pu montrer tout son talent de pied-noir dans "Le coup du sirocco" en 1978 et "Le grand pardon" en 1982. Est-ce grâce à sa très grande proximité avec Mitterrand dont il était le beau-frère ? Pas forcément, le coup du sirocco date de 1978, Tonton n’a pris l’Élysée qu’en 1981. Parmi les téléfilms, un que j’ai beaucoup remarqué bien qu’il fût un peu décevant, comme Lucien Maublanc, le cousin noceur, dans "Les grandes familles" réalisé par Édouard Molinaro en 1989 avec Michel Piccoli et Pierre Arditi à partir du roman de Maurice Druon qui lui donna le prix Goncourt en 1948. Il faut dire que l’adaptation cinématographique avait déjà été réalisée de manière magistrale en 1958 par Denys de La Patellière et Michel Audiard avec Jean Gabin, Bernard Blier …et Pierre Brasseur dont Roger Hanin avait repris le rôle. Bien sûr, l’approche du pouvoir a dû cependant bien l’aider pour faire "sa" série à lui, comme maintenant pas mal d’acteurs au placard le font. Lui, pour beaucoup de téléspectateurs, il est devenu le commissaire Navarro lors de la première diffusion le 26 octobre 1989 sur TF1. Le dernier tournage a eu lieu le 31 octobre 2008. Vingt ans dans la police. Cent neuf épisodes. Une belle rente de situation. Alors, oui, il faut bien le dire, tous ceux qui ont regardé un épisode de cette série comprendront, il n’était pas du tout crédible. Un commissaire qui commence son job à l’âge de soixante-trois ans, ça peut encore se concevoir, mais à quatre-vingt-trois ans, franchement ? Aucun rythme, sentiment mêlé d’antihéros, avec pas mal de défauts humains (sans doute par modestie), le pas lent, récurrences peu rigolotes, chamailleries avec son supérieur hiérarchique qui fait cocu le préfet et s’en vante, nunucheries avec sa "fille" Emmanuelle Boidron qui aura l’occasion de faire un début de carrière au théâtre avec "La Leçon" d’Ionesco, "Le Tartuffe", "Les Monologues du vagin", une prestation au cinéma dans "La Baule-les-pins" en 1990 et une dizaine de téléfilms dont " Bébé à bord" en 2008 (je parle de la fille dans la série, pas à l’état-civil). Et la plupart des épisodes ont vraiment beaucoup vieilli, la couleur presque délavée, il suffit de faire parfois un tour sur la chaîne Direct 8 pour s’en apercevoir. Le seul personnage qui tient à peu près la route est l’inspectrice Carole qui est jouée par Marie Fugain. Et puis, un petit clin d’œil à un autre inspecteur, Blomet (le puceau !), joué par Daniel Rialet qui tenait le rôle du curé dans "Père et maire" (le maire était son collègue inspecteur de chez Navarro). Daniel Rialet : http://www.pointscommuns.com/lire_commentaire.php?flag=L&id=43514 Bref, je me demande bien comment une telle série a pu durer vingt ans avec un public toujours fidèle et même l’attribution de trois Sept d’or dont deux pour Roger Hanin lui-même (1990 et 1997). Politiquement, Hanin était bien sûr mitterrandiste, fils de communiste et petit-fils de rabbin. Mais il est redevenu communiste après la mort de Tonton, par rancœur contre les éléphants du parti. Mais un communisme très particulier : en 1995, il a voté Chichi et en 2007, il a voté Nico ! Parmi les anecdotes familiales, il a raconté dans son livre "L'Ours en lambeaux" en 1983 que son père était un "militant nudiste" et qu'il emmenait sur la plage algérienne ses filles nues, ce qui créait inévitablement un scandale (dans les années 1940). Le 1er novembre 2008 sur RTL, il avait annoncé sa retraite avec cette phrase : « J’ai terminé ». Pour expliquer : « J’ai un grand projet : je vais vivre ! Sortir dans les grands restaurants, faire des voyages, lire, écrire, profiter du pognon que j’ai amassé sans avoir le temps de le dépenser jusqu’à maintenant. J’entre dans l’antichambre du paradis ». Cela n’aura duré qu’une petite année…

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  • 02/11/15--02:43: Calluna par Jules Félix
  • De longues minutes d’absence. D’un frêle et dynamique élan. Sur sa lancée rate son tour. Râleuse jusqu’au dernier râle. Pourfendeuse des âmes. Aristo de la literie. Cracher pas dans la soupe. Le pauvre dogue inoffensif. Sniffant pour un coup de patte. Sans piqûre. Sans armure. Avec une faim dévorante. Derniers spasmes. Derniers miasmes. Elle se pâme. Bien installée. Bien enroulée. Tout est prêt. En route pour le voyage. Captivant une foule aux pieds. Empoisonnée par sa soif. Tous à son sillage. Le cœur en émoi. Depuis trois mois. Au pied de mon arbre.

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    Le chien de F.R. se prend pour un cube. Il est beau comme un cube,fin, racé, élégant. Il est vif, il démarre au quart de tour, il comprend tout, il ne parle que de ce qu'il connaît. S'il était un vrai cube il serait tout aussi rapide, il réfléchirait plus, il irait droit au but. Il vivrait une vie de cube, lisse, agrémentée, sans penser au qu'en dira-t-on. Il tendrait vers un absolu tout à fait respectable : devenir le chien de F.R. Le cube de F.R. n'est pas n'importe quel cube. Il est le cube de F.R. Il le sait. Il assume. Il tient son rang. Sa fidélité n'a d'égale que sa discrétion. Il se manifeste exclusivement par sa présence. Il est là. Toujours prêt. Un regard: il change de côté. Un signe: il s'éloigne. Un clignement: il revient. Ses postures sont bien des postures de cube. Il a un côté carré qui ne trompe personne. Le cube de F.R. a de nouveaux amis. L'un d'eux est venu ce matin. Leur relation est fusionnelle autant que tourmentée. Ils se sont regardés en chiens de faïence, à distance respectable, puis ils se sont ignorés férocement. Entre eux l'air était chargé d'électricité, les mouches s'écartaient prudemment, le temps était présent, suspendu. Nous nous tenions prêts à intervenir. Le cube de F.R. s'est résolu à se résoudre. Cette résolution, inéluctable, est forcément soluble, le solvant étant tout trouvé. Entre le cube du chien et le chien du cube la ligne de fuite est directe. Aucun préambule n'est envisageable, le moindre retournement de situation rentre dans les ordres. L'arrière train veille. Quand les lignes de fuite se rejoindront en leur apogée, il en sera fini du cube qui avait un compte à régler avec son chien.

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    (Texte réversible selon la règle du jeu lancé par Etenelle : écrire un texte de 10 lignes minimum qui puisse tenir la route en étant lu dans les deux sens)....bien modeste, mais j'aurai au moins participé :-) Tu as une autre vie devant toi Fais le plein de belles choses Après il sera trop tard Apprécie encore et toujours Les petits et les grand plaisirs Goûte, déguste, savoure Ouvre-toi aux autres Il ne faut point que tu t’oublies Car au crépuscule de ta vie Tu regretteras

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    - pourquoi tu dis que tu t'appelles Ahmed ? - je dis pas que je m'appelle Ahmed - tu t'appelles comment alors ? - je m'appelle Charlie - alors c'est qui Amhed ? - Ahmed c'est Mehdi - alors pourquoi il dit ''je suis Charlie'' - qui dit je suis Charlie ? - c'est Ahmed qui dit je suis Charlie - ah oui ? Et alors ? - ben …. j'y comprends rien - cherches pas, tu t'appelles comment toi ? - moi, je te dis pas si tu me dis pas - tu te fous de moi ou quoi ? - ben paraît qu'il fait pas bon s'appeler Mehdi - ça c'est vrai, c'est un cas de décapitation - tu vois ? Même si je m'appelais Ali je te le dirais pas - Ali c'est pas pareil sauf que toi tu t'appelles pas Ali - …. - …. - de toutes façons moi quand je serai grand je serai pilote de drône - ben moi je serai para de parachute doré - en Suisse ? - non en Syrie, ma grande sœur est déjà partie - c'est un peu chaud là-bas, va y avoir une loi - une loi ? - une loi qui sera un projet de loi - ah bon, un projet de loi pour les lieux de culte ? - tu l'as toi ton lieu de culte ? - justement je peux pas en avoir - ça m'étonnerait, on est en République, tout le monde est obligé d'avoir un lieu de culte - ben moi je fais mes ablations en plein air, c'est mieux - c'est pas une raison - si, par dérogation tant que je mange carcher et hypercarcher - toi faut toujours que tu te distingues à faire pas comme les autres - et toi tu crois que je sais pas ce qu'il fait ton père ? - .... - .... - bon, je me casse - c'est ça casse-toi pauvre con

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    (Texte réversible selon la règle du jeu lancé par Etenelle : écrire un texte de 10 lignes minimum qui puisse tenir la route en étant lu dans les deux sens) N’empêche tu fignoles trop, a-t-on vraiment besoin de cinquante nuances de grès ? Quand on aime on ne compte pas. Tu pourrais tout de même supprimer quelques détails ! Tu ne comprends rien, c’est du raku. Dur à cuire ? Qu’est-ce que je t’ai dit quand tu t’es lancé dans la poterie, que c’était tout sauf facile ! J’ai dit du ra-ku !!! Oui ras-le cul de te voir passer tout ton temps dans cet atelier dimanches compris ! C’est long à apprendre la technique du raku. Ah ce qu’on rigole ici depuis que tu t’es fait potier, quand je pense que tu avais un bon salaire et les vacances scolaires ! Ah ce qu’on rigole ici depuis que tu t’es fait potier, quand je pense que tu avais un bon salaire et les vacances scolaires ! C’est long à apprendre la technique du raku. Oui ras-le-cul de te voir passer tout ton temps dans cet atelier dimanches compris ! J’ai dit du ra-ku !!! Dur à cuire ? Qu’est-ce que je t’ai dit quand tu t’es lancé dans la poterie, que c’était tout sauf facile ! Tu ne comprends rien, c’est du raku. Tu pourrais tout de même supprimer quelques détails ! Quand on aime on ne compte pas. N’empêche tu fignoles trop, a-t-on vraiment besoin de cinquante nuances de grès ? (Pour ceux qui l’ignoreraient le raku est un procédé de cuisson à basse température du grès inventé en 1580 à Kyoto. Les poteries ainsi réalisées se caractérisent par des glaçures très plombeuses, épaisses et criblées de petites dépressions)

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    Le « Vocabulaire de la psychanalyse » (J. Laplanche et J.B. Pontalis), bible de cette discipline, donne pour le mot « amour » la définition suivante : « » Oui vous avez bien lu !... Il n’y a absolument aucune entrée dans ce dictionnaire pour le mot « amour »... Étonnant, non ? On pourrait ne pas en tenir rigueur aux auteurs, puisque ce manuel est essentiellement conçu pour clarifier les concepts cliniques de cette discipline... mais personnellement, je trouve que ça en dit (très) long, sur un des - nombreux, diraient certains - « bugs » de la psychanalyse... d’autant qu’Erich Fromm, un psychanalyste humaniste qui ne compte pas pour des prunes dans les apports théoriques (parmi tant d’autres), s’est lui beaucoup penché sur ce mot à travers plusieurs ouvrages : « Psychanalyse de l'amour », « L'Amour de la vie », « L'Art d'aimer », « Avoir ou être »... Donc, pourquoi ce choix et ce silence, signifiants en soi, sur un état qui occupe et agite le monde entier depuis toujours ? Qui a produit tant de littératures, de films, de musiques, de chansons, de tableaux, de sculptures, ... bref, d’histoires, d’émotions, de passions et de créations... Bien sûr on pourrait regrouper cet état et/ou ressenti sous les mots « libido » (*) et/ou « éros » (*) et/ou « pulsion sexuelle » (*), et/ou « désir » (*), et cetera, mais ça n’expliquerait pas pour autant que le mot « amour » semble presque « tabou » (sauf accompagné d’un adjectif ou en mot composé, jamais pour en faire un concept en soi) dans la littérature freudienne, du moins à ma connaissance forcément limitée... En fait, à ce que j’en comprends et ce ne sont que mes hypothèses, cela semble provenir d’une « vision du monde et de la psyché » qui empêcherait de nommer un état qui n’aurait aucun sens, si on ne le relit pas à son origine et/ou si on ne le qualifie pas et/ou si on ne fait pas référence aux lois qui le régiraient... 1 - La nosographie psychanalytique ne connaît que cinq grandes structures de personnalités : - les névrosés (*) (en principe environ 90 % de la population), - les psychotiques (*) (environ 2 % de la population tandis qu’au moins un symptôme psychotique a déjà affecté au moins 40 % de la population), - les pervers (*) (environ 3 % de la population), - les narcissiques (*) (environ 1 % de la population), - et depuis relativement peu de temps, les « astructurés » (*) (environ 4 % de la population, mais d’après certains en forte augmentation, qui incluent les borderline ou états limites, les asociaux et autres). En excluant de cette classification les problèmes issus des pathologies organiques (démence dégénérative et autres)... Bien évidemment, les structures « pures » n’existent pas et il y a de nombreux débats sur les domaines de recouvrement et de classification, ainsi que de très nombreuses sous-catégories pour chaque structure... Certains psys classent par exemple certains types de névroses dans les psychoses et vice versa ; tandis que certains symptômes et étiologies peuvent être communs à plusieurs types de structures différents... On comprend bien donc que compte tenu de la diversité des structures et problématiques psychiques, l’amour ressenti par quelqu’un ne peut en aucune manière être de même type, ni avoir pour origine les mêmes présupposés que pour quelqu’un d’autre... Ce serait donc un non-sens pour les psychanalystes freudiens de parler de l’amour de façon globalisante et générale, puisque ça ne peut recouvrir aucune réalité identique entre les différentes structures et leurs déclinaisons. 2 - Par ailleurs, la « culture de la loi » empêche de concevoir et de penser qu’il pourrait y avoir des actes, des ressentis qui ne soient pas des conséquences de règles intériorisées qui proviendraient de notre histoire passée, culturelle, familiale, sociale... Ou autrement dit, il n’y aurait pas d’amour qui ne serait pas la conséquence actualisée et contextuelle de nos vécus passés, ainsi que de la façon dont nous les avons digérés, bien, mal, ou pas du tout. Enfer et damnation ! Contrairement à ce que nous pensons communément, nous n’aurions donc aucune possibilité de ressentir un amour qui sublimerait et ne serait pas la résultante de notre passé ? Là, je commence à me sentir pas bien... C’est pourtant le message du « Nouveau Testament », première incitation à la sexualité libre et universelle : « aimez-vous les uns les autres », « aime ton prochain comme toi-même », « croissez et multipliez-vous » (N.-B. du Pape : mais pas comme des lapins ! :-) ), ... Le message des Évangiles, c’est que l’amour pourrait tout dépasser, tout transcender, tout sublimer, ... y inclus les lois que nous subissons et/ou suivons, qui nous rendent prisonniers, entre autres, de notre passé. Mais c’est tout également aussi le message de tellement de créations littéraires et artistiques sur l’amour, que c’est à croire que depuis plus de 2 000 ans, on nous aurait donc menti à l’insu de notre plein gré ? En ce sens, la psychanalyse freudienne est en totale rupture en ne reconnaissant pas qu’il pourrait exister un amour qui pourrait coexister avec nos « problèmes », sans être autre chose qu’une émanation singulière de nos structures personnelles et des prédéterminations qui les régissent. Et voilà succinctement pourquoi le « Vocabulaire de la psychanalyse » n’a pas d’entrée au mot « amour ». CQFD ? Il est à noter que Freud n’a pas toujours pris ses distances avec « l’amour »... Au début il était courant qu’il touche ses patients, leur tienne la main, et cetera... mais ses expériences cliniques, notamment avec les hystériques qui partaient « en vrille », l’ont dissuadé de poursuivre cette approche affective. Il est à noter que d’autres écoles psychologiques (bioénergie, psychosynthèse, gestalt, psychanalyse intégrative, et cetera) non seulement non pas une vision aussi restrictive de notre liberté à choisir nos vies, mais mettent en pratique que l’amour et les implications affectives du psy sont des « outils » de changement. Inutile de vous dire où vont mes préférences, puisque j’ai éprouvé, et constaté chez beaucoup d'autres, qu’ils ont raison de penser que, dans certains et nombreux cas, l’amour et les approches affectives peuvent soigner et guérir, pour peu qu’ils soient adaptés aux blessures douloureuses et trous béants que nous ont parfois laissé nos histoires... Mais chacun se fera sa propre idée et reste libre de penser et croire ce qu’il croit sur l’amour, d’autant plus que jamais nous n’arriverons à nous mettre d’accord sur ce que serait un « véritable » amour... Ce qui est sûr (et c’est tant mieux, ou pas, ça dépend des points de vue), c’est qu’on peut très bien vivre toute sa vie sans ressentir que les problèmes amoureux, mais aussi émotionnels, psychologiques, affectifs, sociaux, relationnels, et cetera - qu’on a tous, plus ou moins - sont susceptibles de faire partie d’un « traitement » ou d’une aide, et qu’on peut changer... On n’a pas cette culture, c’est ainsi... Pire dans la population courante, les psys continuent envers et contre tout à faire peur ; d’ailleurs, tous ceux et celles qui font le choix de faire des démarches personnelles de connaissance d’eux-mêmes, sont au mieux considérés comme des faibles, et au pire comme des barjots en puissance... La réciproque n’est pourtant pas vraie ; je n’ai jamais entendu une personne en démarche psy qui se permettrait de penser que ceux et celles qui refusent de reconnaître et d’affronter leurs problèmes (et y en a des palanquées...) sont au mieux des lâches et au pire des inconscients, dangereux et maltraitants pour eux-mêmes et trop souvent aussi pour les autres... Et pour finir plus légèrement, je vous livre ce que je pense être « mon » véritable amour. Il est exprimé en italien par le « ti voglio bene ». Littéralement, ça veut dire « Je te veux bien » (en français c’est devenu le mot « bienveillance », mais qui n’a pas tout à fait la même signification) ; en fait, « je te veux du bien » et « je veux que tu sois bien », avec une dimension de dépassement de soi, où ton bonheur amplifie et est le mien également ; sans que ça n’implique aucunement de se perdre. Je pense que cette expression correspond vraiment à l’amour que décrit Rilke : http://0z.fr/5dYPU . Mais bon, c’est toujours plus facile à dire qu’à faire vraiment, et chacun fait ce qu’il peut avec ce qu’il est... (*) : que des mots dont on explorera peut-être un jour les définitions et qu’il faut bien entendu comprendre au sens psychanalytique des termes.... Des préférences, des suggestions ou des aversions ? :-)

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  • 02/13/15--02:29: EMMA par Minos36
  • Pendant les après-midi d’été ma cousine Emma et moi nous aimions rester à l’ombre du figuier. Le figuier avait été planté par notre grand-père. Planté dans les années 40 il avait maintenant une grande ombrelle, si bien que son ombre pouvait accueillir plusieurs personnes. Sous le figuier grand-père avait aménagés des bancs et une table : la famille y dînait les soirs d’été. Notre grand-père avait construit la maison à trois étages, sur un terrain vaste dont une partie fut aménagé en potager, avec des orangers, des citronniers au bord, puis d’un autre côté une grande pergola de raisin « minna di vacca » et une autre de raisin « zibibbo ». C’est dire la taille de la cour et du potager qui entourait la maison, sans compter la grande baraque en bois où le grand-père rangeait son outillage ainsi que les tonneaux pour le vin ; on y trouvait également un vieux fusil de notre arrière grand-père, un poignard américain, et un colt style far- west. Grand-père avait tout fait à son retour d’Amérique, où il était allé à l’âge de six ans avec son frère. Les gens du village étaient jaloux de cette belle maison et propriété, et ne se privaient pas d’accuser mon grand père d’avoir volé dans les banques des States, d’où son retour précipité en Italie. Mon grand-père parlait, lui, d’expropriation. Souvent il aimait nous nous raconter de Sacco e Vanzetti, ses amis, mais ce qu’il aimait le plus c’était nous donner force détails de sa rencontre avec Emma Goldmann dans un quartier de la Little Italy. Alors ses yeux se remplissaient de larmes. C’est en souvenir de l’anarchiste que grand-père avait demandé à son fils de nommer sa fille Emma. Depuis notre enfance, ma cousine Emma et moi nous étions amoureux. C'est-à-dire que nous jouions au docteur sous le lit de grand-mère. Un jour elle nous a surpris, toujours fourrés sous le lit, en train de se toucher. Le médecin avait envie d’explorer le corps d’Emma pour faire un bon diagnostic. Depuis lors grand-mère nous surveillait comme le lait sur le feu. A plus forte raison maintenant que nous avions 14 ans, en cet été 1964. Ma cousine et moi, nous nous ressemblions aussi physiquement, si je puis dire. Nous avions les mêmes cheveux noirs bouclés, et ma grand-mère disait que nous les tenions des ses ancêtres marranes venus d’Espagne. Emma passait avec nous toutes les vacances d’été, c'est-à-dire du 15 juin au 30 septembre, son père, officier des carabiniers, vivait avec la famille en Sicile où il exerçait. A 14 ans Emma était devenue une belle jeune fille, une jolie poitrine, des hanches qui prenaient forme, et ses yeux verts, quant à moi, malgré mon physique de gringalet, je me masturbais depuis 2 ans et mes yeux étaient aussi verts que ceux d’Emma. (suite et fin la semaine prochaine)

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    Un texte réversible mais vous n’y pensez pas ! Ne voyez-vous donc pas déjà comme la vie est dure Ce serait funestement signer ma mort que de me jeter là Comme enfiler mon gant à l’envers Sans rien savoir du dedans ni du fond Ma transmutation en piteuse pâtée Est-ce donc cela que vous voulez ? Soit par un ver peu reluisant Mi gale mi démon Soit par une araignée Sans égards ni pitié Qui ferait de mes doigts Une seule bouchée Evitons un carnage Pas de texte ni de tête inversés Pas de sang dessus dessous Avec une ancre qui ne coule pas C’est d’un texte insubmersible Ce dont je rêve moi ..................... Ce dont je rêve moi C'est d'un texte insubmersible Avec une ancre qui ne coule pas Pas de sang dessus dessous Pas de texte ni de tête inversés Evitons un carnage Une seule bouchée Qui ferait de mes doigts Sans égards ni pitié Soit par une araignée Mi gale mi démon Soit par un ver peu reluisant Est-ce donc ce que vous voulez ? Ma transmutation en piteuse pâtée Sans rien savoir du dedans ni du fond Comme enfiler mon gant à l'envers Ce serait funestement signer ma mort que de me jeter là Ne voyez-vous donc pas comme la vie est dure Un texte réversible mais vous n'y pensez pas ! Modeste participation au jeu d' Etenelle

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    C'est étrange cette similitude de sentiments et d'émotions entre les deuils dus à la mort des êtres aimés et ceux dus aux séparations amoureuses. Enfin, c'est idiot, il y a quand même une différence de taille. Longtemps après il m'arrive encore de pleurer en pensant à ceux et celles qui sont morts, alors que pour les femmes que j'ai aimées, j'arrive à me consoler en pensant qu'elles sont vivantes, et je peux même me réjouir en sachant qu'elles ont trouvé le bonheur sans moi. Évidemment avant d'en arriver là, j'aurai eu tout le temps de me torturer en vivant toutes les émotions et les sentiments qui accompagnent immanquablement le renoncement. Désespoir, colère, haine, rage, tristesse, mélancolie, regrets, … deviennent un quotidien à idées fixes qui semble ne devoir jamais se terminer, dont je crois ne jamais pouvoir sortir. Dans ces moments-là, tout m'échappe, même mes larmes qui surgissent aux moments les plus incongrus, me faisant passer pour un dépressif, alors que je suis simplement submergé par la douleur. J'ai mis longtemps à faire la différence entre « être mal » et « avoir mal », mais aujourd'hui, il me semble presque naturel de ressentir mes blessures comme autant de signes de ma véritable humanité. En fait, « avoir mal » est un état normal de nombreux moments de la vie, dont la place est trop souvent niée par notre société bouffie de paraître ; alors « qu'être mal » ou « aller mal » relève d'un problème qui nécessite le plus souvent l'aide d'un professionnel. La limite est fragile et perméable, mais chacun n’a pas les mêmes seuils de tolérance à l’acceptation de la douleur, et au « handicap » social qu’elle implique souvent... On devrait pouvoir se dire sans crainte d’être jugé, déconsidéré ou fui qu’on a mal ; mais voilà, dans notre société à la con, ça ne se fait pas... Beaucoup plus rarement, je dois avouer quand même que cela peut aussi être un soulagement d’être largué ; surtout pour quelqu’un comme moi qui ne sais pas « quitter », même quand tout indique que je vais continuer à morfler... et je me demande parfois combien de séparations, j’ai moi-même provoquées, en toute « inconscience »... Les causes apparentes des séparations m'ont toujours semblé si légères, si futiles (du moins pour celles que j’ai vécues), qu'il me paraît évident qu'elles ont toujours servi à masquer des vérités qui n'ont jamais pu se dire à deux, qui n’ont jamais pu franchir le seuil du dicible, à soi-même à l’autre. Je reste souvent avec un sentiment persistant que les mots nous ont manqué... que la violence n'a pas pu se dire, n’a pas pu trouver sa « ligne de fuite »… Et même que c'est la peur que cette violence ne devienne réalité qui nous fait renoncer à l'autre. De peur de ne le tuer réellement, je le tue symboliquement en le quittant. Dans le grand théâtre de nos fantasmes, il y a des actes qui peuvent paraître salvateurs ; en réalité leur logique demeure implacable et leur résultat symbolique totalement équivalent. J'en ressors chaque fois un peu plus blessé, un peu plus déçu, avec la certitude que l'amour avoué de l'autre n'avait pas de sens, qu'il n'était fait que pour obtenir quelque chose de moi que, soit je n'ai pas su donner, soit une fois acquise ne nécessitait plus qu'elle continue à aimer l'homme… Comme tous les romantiques indécrottables, j'ai souvent pensé que ce serait la dernière fois, et qu’à l'avenir c’est moi qui « tirerais les ficelles », sans plus jamais m'abandonner à l'amour. Je n'ai trouvé qu'une seule parade à ce possible abandon de moi-même et de la vie. Il y a déjà quelques années, j'ai décidé que je n'aurais plus jamais peur de laisser faire mon cœur ; que finalement en payer le prix en ayant parfois des « crises cardiaques » était plutôt un signe de bonne santé, par rapport à tous ceux qui auront des vraies crises cardiaques de n'avoir pas pu, pas su vivre leurs sentiments et faire confiance… Évidemment, pour pouvoir accepter de vivre ainsi, pour supporter cela, j'ai d'abord dû faire l'expérience que les émotions, aussi terribles soient-elles, ne peuvent pas me détruire, ni détruire l'autre, en descendant dans les zones les plus douloureuses, les plus obscures de moi-même, sans même savoir si je pourrais remonter un jour... mais c'est vrai, ce n'est jamais un combat gagné d'avance. Ce serait tellement plus simple, tellement plus rassurant, de penser que c'est à cause de l'autre… mais ça non plus je ne sais pas faire... alors je continue à me torturer moi-même en me demandant : « qu’est-ce qui ne va pas chez moi »... alors même que trop souvent, tout indique que c’est l’autre qui a un « pète au casque » et que je suis bien bête de persister à penser que c’est moi le problème... Je me suis souvent demandé ce qui me faisait le plus mal. Je fais partie de ces hommes qui préfèrent, comme Michel Jonasz, « avoir été quittés pour un autre », plutôt que pour ce qu'ils sont. Mon sentiment d'amour supporte très bien que l'autre puisse être heureuse parce qu'elle préfère quelqu'un d'autre. Je me sens en cohérence avec cet amour qui dépasse mon besoin. Je ne me suis jamais senti le droit d'insister quand des préférences se sont tournées vers un autre. C'est même, pour moi, un puissant accélérateur, une aide pour le deuil qui doit se faire. Mais être quitté pour ce que je suis est toujours une torture qui n'a pas encore trouvé son sens. Le mystère du pourquoi « elle ne m'aime pas pour ce que je suis », pourquoi elle préfère s'éloigner de moi qui l'aime, au lieu d'affronter avec moi ses sentiments, même négatifs, reste une épreuve qui m'anéantit… Le pire restant : « tu es quelqu'un de bien, … mais je te quitte ». Aucune femme n’a jamais réussi à m'expliquer la cohérence et le sens de ce paradoxe : quitter quelqu'un qu'on aime... Au point que je me demande parfois s'il ne faut pas être une ordure pour qu'une femme puisse aimer ; et j’ai tellement de parcours de vie autour de moi qui ont suivi ce chemin que la question reste ouverte... Certains de mes amis masculins en ont d'ailleurs fait un credo qui semble assez bien fonctionner, au prix bien sûr de ne jamais pouvoir s'abandonner eux-mêmes... Si on se disait un jour la violence, subie ou ressentie, où « l’amour » nous conduira presque inévitablement, je ne suis pas sûr que nous serions si enclins à espérer le rencontrer encore et encore... Toutes les séparations ne sont que violence et haine, jouées et rejouées pour exorciser les démons et les blessures du passé ; comme des catharsis mille fois répétées dans l'espoir d'un changement qui pour une fois arriverait à changer la fin. C’est ainsi... ou pas... Chacun fait comme il peut avec ce « qu’on » a fait de lui ou d’elle...

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    Dans le journal suédois Nerikes Allehanda, le 18 août 2007, fut publié un dessin de l’artiste suédois Lars Vilks (soixante-huit ans) qui représentait un corps de chien surmonté d’une tête qu’on pouvait identifier comme celle de Mahomet. Résultat, le 27 août 2007, l’Iran a vivement protesté contre la Suède, et le 15 septembre 2007, Abou Omar al Baghdadi, qui était l’émir de l’État islamique d’Irak du 15 octobre 2006 à sa mort le 18 avril 2010, a mis sa tête à prix. Le 11 mai 2010, Lars Vilks a été agressé d'un coup à la tête par deux frères suédois d'origine kosovare, au début d’une conférence à l’Université d’Uppsala, qui fut donc annulée. Seule vidéo complète de l'événement (aux commentaires douteux) : http://www.youtube.com/watch?v=lbpyk1uHNWY Le 15 mai 2010, d'autres ont tenté d'incendier le domicile de l'artiste suédois. Le 14 février 2015, un mois et une semaine après les attentats contre Charlie Hebdo (dix-sept morts dont cinq dessinateurs massacrés : Wolinski, Cabu, Charb, Honoré, Tignous), une fusillade a eu lieu dans un centre culturel de Copenhague, faisant au moins un mort et trois policiers blessés : c’était une réunion publique pour un débat sur le thème de la liberté d’expression, l'art et le blasphème, avec entre autres, l’ambassadeur de France qui a annoncé être "indemne" …et l’auteur du fameux dessin de 2007, Lars Vilks, lui aussi indemne. La Premier Ministre danoise Helle Thorning-Schmidt (dont le nom avait été cité pour devenir Présidente du Conseil européen) a parlé d'un acte terroriste : « Le Danemark a été touché aujourd'hui par un acte de violence cynique. Tout porte à croire que la fusillade était un attentat politique et de ce fait un acte terroriste ». Le métier de dessinateur devient de plus en plus dangereux, de nos jours… NB. J'avais écrit le texte ci-dessous le 14 au soir, mais dans la nuit du 14 au 15 février, une autre fusillade près d'une synagogue de Copenhague a fait un mort et deux blessés, commise par le même auteur, né il y a vingt-deux ans au Danemark, qui a été poursuivi puis tué lui aussi par la police qui lui servait de cible.

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  • 02/15/15--08:02: Cette blessure par Roisin
  • Avant hier soir, je tombe complètement par hasard sur « Le petit journal », l’un des journalistes fait l’interview de l’artiste japonaise Megumi Igarashi. Je ne la connais pas du tout mais, intriguée par les propos de la jeune femme, je décide d’écouter ce petit reportage et j’apprends alors qu’elle a été arrêtée pour avoir reproduit en 3D son vagin, et cela pour concevoir un canoë à l’image de son intimité. Inculpée le 24 décembre 2014 pour obscénité, elle risque 2 ans de prison et une amende conséquente. Rokudenashiko (« enfant bon à rien » ou « mauvaise fille » en japonais), est spécialisée dans l’art vaginal et l’objectif de ses œuvres est de démystifier le sexe féminin dans son pays. http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/12/24/la-plasticienne-japonaise-rokudenashiko-inculpee-d-obscenite_4546013_3246.html http://www.wat.tv/video/artiste-japonaise-arretee-6y5y7_2exyh_.html Le « bateau-chatte » de cette artiste et son désir de changer le regard de sa société m’amène à ce texte intense et sublime de Léo Ferré : Cette blessure Où meurt la mer comme un chagrin de chair Où va la vie germer dans le désert Qui fait de sang la blancheur des berceaux Qui se referme au marbre du tombeau Cette blessure d'où je viens Cette blessure Où va ma lèvre à l'aube de l'amour Où bat ta fièvre un peu comme un tambour D'où part ta vigne en y pressant des doigts D'où vient le cri le même chaque fois Cette blessure d'où tu viens Cette blessure Qui se referme à l'orée de l'ennui Comme une cicatrice de la nuit Et qui n'en finit pas de se rouvrir Sous des larmes qu'affile le désir Cette blessure Comme un soleil sur la mélancolie Comme un jardin qu'on n'ouvre que la nuit Comme un parfum qui traîne à la marée Comme un sourire sur ma destinée Cette blessure d'où je viens Cette blessure Drapée de soie sous son triangle noir Où vont des géomètres de hasard Bâtir de rien des chagrins assistés En y creusant parfois pour le péché Cette blessure d'où tu viens Cette blessure Qu'on voudrait coudre au milieu du désir Comme une couture sur le plaisir Qu'on voudrait voir se fermer à jamais Comme une porte ouverte sur la mort Cette blessure dont je meurs A lire…à écouter…à chanter… à célébrer… http://www.franceculture.fr/emission-poeme-du-jour-avec-la-comedie-francaise-cette-blessure-2013-06-13 http://www.youtube.com/watch?v=6chMjxZ3cHg

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    « C'est quoi ce plan, qu'est ce qui t'arrive ? T'es fauché ou quoi ? » Dire que l'an dernier, ils s'étaient retrouvés au Hilton de Budapest. Elle n'en croyait pas ses yeux... Quand elle était arrivée sur la petite place à deux pas du fleuve, c'est d'abord une jeune femme, jupe courte talons hauts malgré le froid, qui déambulait en pianotant sur son portable en compagnie d'un cochon noir, qui avait attiré son attention. Puis, elle avait remarqué le cirque à deux pas, « le piglet circus ». Elle avait souri, se rappelant un autre cirque, à Berlin, des années en arrière, plusieurs décennies même, à l'époque, elle s'était demandée s'il s'agissait de celui qui avait prêté son décor au fameux cirque « Alekan » tellement leurs retrouvailles en pleine nuit dans cette ville l'avait plongée dans l'ambiance noir et blanc du film « Les ailes du désir ». Elle ne savait quoi penser, comme chaque année en janvier, il lui avait simplement donné le nom d'une ville, « Arles » cette fois-ci, une petite ville française dont elle ignorait l'existence, et le nom de l'hôtel minable qu'elle avait devant les yeux. Quand elle avait pénétré dans le modeste établissement, elle avait noté le mot étrange PMU affiché sur un mur, une bourrasque violente s'était engouffrée avec elle et une vingtaine de paires d'yeux s'étaient figées sur elle, leurs propriétaires semblant se demander d'où sortait cette extra terrestre. Elle n'en avait fait aucun cas se contentant de leur jeter un regard de braise qui les avait paralysés sur place puis elle s'était dirigée comme si elle connaissait déjà les lieux vers le bonhomme bedonnant à la barbe blanche. « Alors, c'est quoi ce plan ? » avait-elle répété. Le bonhomme absorbé dans la lecture du journal avait relevé lentement la tête, prit le temps d'ôter ses lunettes puis lui souriant : « mais tu es toujours aussi splendide ma chérie ! ». La forme noire sculpturale devant lui avait semblé s'amollir au son de sa voix puis s'était laisser tomber sur la chaise qu'il lui indiquait de la main. « Je suis crevée, j'en ai plein le dos » « A qui le dis-tu ! » avait-il répondu. « Mais c'est terminé pour cette année, viens ! » continua-t-il. Ils avaient quitté la salle commune pour rejoindre les escaliers qui les conduisaient vers les chambres de l'hôtel sous les regards médusés des clients tellement leur couple était insolite, cette belle femme brune antipathique et ce papy jovial. « Tu sais, c'est à cause des rennes, l'année dernière, je les ai cherchés toute une journée dans la campagne hongroise, j'ai même failli me noyer dans le Danube. Cette année, je les ai cachés pas très loin en Camargue, pas question de récidiver. ». Elle s'était assise sur ses genoux et jouait avec sa barbe comme une petite fille. Il ajouta soudain anxieux « Je m'y suis pris trop tard pour la réservation de l'hôtel, tu m'en veux pas, dis ? » « je ne t'en veux jamais à toi » avait-elle répondu en repoussant avec le bout de son pied le manche du fouet qui dépassait de son bagage. Quand ils s'étaient quittés le lendemain, elle avait agité la main avec un grand sourire « le bonjour à la Mère Noël », « je n'y manquerai pas, à l'année prochaine ma chérie! ». et pour l'ambiance musicale https://www.youtube.com/watch?v=CXQek9XdMEQ

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    Nuit d'insomnie empreinte d'un climat surnaturel Emergence d'une sensibilité exacerbée Ambiance feutrée... Soleil matinal dans le ciel bleu picard Chant timide des oiseaux Annonce précoce de jours meilleurs... Les extrêmes s'attirent Et parfois, au milieu, Jaillissent des étincelles... Fêlures de l'existence, Vague déferlante, Petit bouchon ballotté... Balayée par la tempête... Point invisible sur l'horizon, Sentiments enfouis après le déluge... Toujours sauvage, rebelle, Savoir m'apprivoiser, encore, Besoin d'une main amie... Viens me cueillir dans une valse lente, Souffler délicatement sur les braises, Pour me réconcilier avec la vie... Alimenter de nouveau Cet embrasement mutuel Peut-être... Le 31/01/2015

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  • 02/15/15--17:21: La riviere par Cypou
  • La rivière. Le soleil se couche sur son corps dénudé. Dunes de sables aux contours que les jours ont voilé de rideaux de lin plissés comme autant de rides délicatement apportées par le vent. A flancs de volcans, entre deux coteaux, la vallée ou j’ai grandi. Par trop souvent sollicitée ou réglée comme un métronome, tantôt impudique de la sève du désir ou rythmée de la colère du ciel d’éclairs rougeoyants, la rivière coule. Je me suis allongé dans le lit au matelas douillet de cette impasse au col fermé. Il faisait bon jusqu'à ce que l’avalanche ne dévale en torrent tumultueux jusqu'à l’estuaire vers la mère. Aujourd’hui c’est à toi que je pense. Je voudrai que le nuage rouge au dessus de ta tête disparaisse ; que le torrent à jamais s’assèche pour attendre la douce pluie des jours verdoyants…. Comment imaginer que cet écrin qui nous a fait puisse t’emporter ? La mer serait elle à ce point injuste qu’a l’aube d’un au revoir elle n’écoute plus le chant du printemps ? Les oiseaux vont chanter le renouveau. Je leur ai dit que tu rentrerais bientôt à la maison. Ils t’attendent ……maman.

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    Avant le déferlement sur le marché des yaourts aux vertus magiques, les vitamines, telles des élixirs de longue vie, constituaient un argument de vente décisif. Les vitamines A, C et E sont aussi appelées antioxydants. Elles sont censées piéger les radicaux libres dans le corps, protéger contre le cancer et renforcer le système immunitaire. Cette allégation peut avoir de graves conséquences. En effet, une consommation excessive de vitamines peut avoir l’effet inverse et s’avérer dangereuse pour la santé. Le professeur Michael Ristow, nutritionniste de l’université d’Iéna a analysé les effets des vitamines sur les sportifs. Il déclare : « Nous savons depuis plusieurs décennies que l’activité sportive aide à métaboliser le sucre. Si un sujet pratique un sport et prend en même temps des antioxydants, l’effet est annulé. C’est à dire que les antioxydants bloquent les effets bénéfiques du sport. » Au cours de tests, les sportifs ayant pris des vitamines n’ont pas obtenu de très bons résultats pendant l’entrainement. Ceux qui ont absorbé des placebos, en revanche, ont vu leurs performances s’améliorer de façon significative. Une autre étude médicale réalisée sur près de 200 000 sujets conclut que la prise d’antioxydants peut même s’avérer extrêmement nocive pour la santé. Cette étude à grand échelle regroupe les données de 49 analyses isolées. Le Prof. Ristow indique qu’en 2009, un groupe de travail danois a décidé de centraliser toutes ces analyses et d’exploiter les résultats en créant des données groupées. Ils ont constaté que la prise d’anti-oxydants augmentait le risque associé à toute une série de pathologies, notamment les cancers. Le sujet qui prend des antioxydants sous forme de comprimés présente donc un risque plus élevé de cancers. Ce sont avant tout les vitamines A et E et le béta carotène qui augmentent le risque de cancers. Quant à la vitamine C, ses effets semblent neutres. Malgré toutes ces mises en garde, les vitamines de synthèse ont envahi les rayons des supermarchés. On les trouve sous forme de comprimés et de compléments alimentaires, mais aussi dans les boissons sucrées, les jus de fruits, les salades toute prêtes, les thés et même les aliments pour enfants ! Les industriels ignorent manifestement les dernières études médicales sur le sujet et continuent d’ajouter dans leurs produits des substances soi-disant bonnes pour la santé. Le groupe allemand BASF, un des trois plus grands producteurs de vitamines dans le monde ne semble pas non plus s’embarrasser de telles études et poursuit son commerce florissant. Là encore (comme chez Danone, cf précédents com sur « les alicaments »), la direction ne souhaite pas se prêter au jeu de l’interview… Elle bénéficiera donc du label « O information »… Le Prof Ristow : explique qu’on a commencé à diffuser les vitamines au 20è siècle mais que cela s’appuie d’avantage sur un précepte dogmatique que sur des faits scientifiques avérés. Bien sûr ce serait merveilleux s’il suffisait d’avaler 1 ou 2 comprimés de vitamines par jour pour équilibrer une alimentation carencée. Malheureusement, il a été prouvé que cette allégation était fausse. Il est important de dire clairement que ce sont les fruits et légumes qui sont bénéfiques pour la santé ! Certes une question se pose : comment les fruits et légumes peuvent-ils être bons pour la santé alors qu’ils contiennent aussi des antioxydants ? Le Professeur l’affirme : c’est attesté : même s’ils en contiennent, ils sont bénéfiques ! En Europe, un homme en bonne santé qui s’alimente de façon équilibrée n’a pas besoin de vitamines de synthèse. Mais alors pourquoi sont-elles autorisées dans les produits alimentaires ? Voici la réponse du ministère fédéral allemand de l’alimentation : Les autorisations sont accordées seulement si les substances en question sont absolument sans danger pour la santé des consommateurs… Dans le même temps le ministère reconnait qu’une absorption excessive de vitamines, particulièrement les liposolubles, peut être associée à des risques pour la santé. Mais comment contrôler la quantité de vitamines que l’on absorbe quand on sait qu’elles sont ajoutées aujourd’hui dans un nombre croissant d’aliments ?! A Bruxelles, on a commencé à se rendre compte de la nécessité de légiférer afin de définir, à l’échelle européenne, les quantités maximales de vitamines qui peuvent être ajoutées dans les aliments industriels... (À suivre) Rappel : je continue ici le compte-rendu du documentaire « Poudres et potions de l'industrie alimentaire » de Eberhard Rühle (Durée : 01h00mn – 2011). Précédents « épisodes » les additifs en général : http://www.pointscommuns.com/lcp-commentaire-medias-112028.html les alicaments : http://www.pointscommuns.com/lcp-commentaire-medias-112096.html

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