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Les commentaires de Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.

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    Je reparle du LHC, c’est le plus grand accélérateur de particules (des hadrons) au monde, sous Genève, à cent mètres du sol et vingt-sept kilomètres de circonférence. J’avais déjà évoqué son redémarrage le 5 avril 2015 après deux ans de maintenance et de restauration (à l’arrêt depuis le 14 février 2013). Redémarrage du LHC : http://www.pointscommuns.com/c-commentaire-medias-112783.html Il fallait une petite période de rodage avant de recommencer les collisions. Ce sont les collisions entre deux particules à forte énergie qui permettent d’engendrer de nouvelles particules et de mieux comprendre les secrets de la matière et les lois de la nature (à la fois l’infiniment grand et l’infiniment petit). Eh bien, finalement, cette période a été plus courte que prévu. En effet, dans la nuit du 20 au 21 mai 2015, les premières collisions ont eu lieu avec l’énergie record de treize téraélectronvolts. Ce sont donc des records qui viennent déjà d’être atteints par le LHC (jamais on n’avait obtenu des énergies aussi élevées). Normalement, cette étape avait été prévue au début de l’été. Deux faisceaux de protons à six téraélectronvolts et demi ont circulé en sens contraire dans l’anneau. Tout n’est pas encore en parfaites conditions d’utilisation. Les faisceaux doivent être encore mieux stabilisés. Le risque, en effet, c’est que ces faisceaux se manquent et ne se heurtent pas, ou pas complètement, parce qu’ils sont très fins, autour de vingt micromètres de diamètre (beaucoup plus fins qu’avec des basses énergies). Il faut donc tout faire pour bien viser et s’atteindre mutuellement. C’est donc des problèmes très minutieux de réglages, d’ajustements de l’orbite des faisceaux et il faut obtenir un taux de collision suffisamment élevé pour considérer que le joujou est nickel pour son utilisation optimale. Mais ces ajustements doivent en permanence être faits en raison des évolutions géologiques du terrain qui, même infimes, ont une incidence sur l’accélérateur. Et pour augmenter la fiabilité des analyses statistiques (ce ne sont pas des sondages d’intention de vote, on n’est pas à des échantillons de mille individus), il faut aussi augmenter le nombre de protons par faisceaux. Pour l’instant, ces faisceaux ne sont composés que de quelques milliers de protons alors que l’objectif, c’est de mettre près de trois millions de protons par faisceau. La science, c’est la discipline la plus transparente du monde : il existe un lien où l’on peut voir en temps réel l’occupation de l’accélérateur avec les faisceaux. C’est redoutable pour les chercheurs, c’est comme si quelqu’un vous épiait dans le dos pendant que vous bossez. Résultat, la Terre entière est capable de savoir ce qu’il se passe dans le LHC. La Terre, mais si ça se trouve, les extraterrestres aussi, s’ils sont assez malin pour savoir surfer sur Internet ! Le lien est ici : http://op-webtools.web.cern.ch/op-webtools/Vistar/vistars.php?usr=LHC1 Celui qui manipule les faisceaux n’aura pas le droit de faire une bêtise ou plutôt, il sera obligé de l’assumer (après tout, les pilotes d’avion sont à peu près dans le même cadre), mais surtout, cela peut donner de fausses nouvelles pour les personnes qui ne savent pas interpréter correctement les données brut. De plus, ce n’est que l’état d’énergie de l’accélérateur, cela ne donne évidemment pas les résultantes sur les éventuelles particules qui auraient été émises ou absorbées lors des collisions. L’idée étant d’avoir des millions de collisions par heure ou par minute, cela donne aussi une idée du traitement statistique et informatique à développer pour comprendre un peu ce qu’il se passe réellement dans cet accélérateur. De quoi donner beaucoup de boulot pendant de longs mois. Et un été bien chargé (électriquement). Et rien ne dit qu’on trouvera quelque chose d’intéressant à ces énergies-là ! Mais le LHC a déjà justifié son existence en 2012 avec la détection du boson de Higgs (en quelques mois). Donc, toute nouvelle découverte n’est que du bonus… qui sera peut-être à l’origine de nouvelles théories du monde et de nouvelles technologies. NB. Le 7 avril 2015, l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet a dû une nouvelle fois rassurer les médias sur l’impossibilité du LHC à créer des trous noirs qui engloutirait la planète entière comme l’affirment quelques plaisantins repris par des médias très sérieux mais qui sont un peu nul en matière scientifique… Sur le redémarrage du LHC : http://www.pointscommuns.com/c-commentaire-medias-112783.html État de l’accélérateur en temps réel : http://op-webtools.web.cern.ch/op-webtools/Vistar/vistars.php?usr=LHC1

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    Jeudi sur le coup de dix-sept heures quinze, dans le flux de l’actualité qui, sans cesse, noie le moindre consommateur, deux heures après l’annonce pour Christopher Lee, un autre grand artiste, une légende même, Ornette Coleman (quel drôle de prénom !). Quatre-vingt-cinq ans depuis le 9 mars dernier. Saxophoniste de la légende du jazz comme Miles Davis (1926-1991) et John Coltrane (1926-1967), je croyais qu’il n’était plus de ce monde depuis longtemps (Sonny Rollins, du même âge, est lui toujours bien vivant). Il a enregistré son premier disque en 1958 et n’a pas cessé alors de jouer et de composer (il jouait aussi de la trompette et du violon). Il était un féru de l’improvisation. « Avant d’être très connu comme musicien, lorsque je travaillais dans un grand magasin, un jour, pendant ma pause déjeuner, je suis tombé sur une exposition où quelqu’un avait peint une très riche femme blanche qui avait absolument tout ce que vous pouvez désirer dans la vie, et elle avait l’expression la plus solitaire du monde. Je ne m’étais jamais confronté à une telle solitude, et quand je suis rentré chez moi, j’ai écrit un morceau que j’ai appelé : "Lonely Woman" (la femme seule) » (23 juin 1997). Ce témoignage est issu d’un entretien avec Jacques Derrida publié dans Les Inrockuptibles du 20 août 1997, sous réserve de son exactitude car je n’ai eu que la version anglaise (voir lien ci-dessous) qui était une traduction du français ! Ce morceau ("Lonely Woman") fut la première partie de son album "The Shape of Jazz to Come" enregistré le 22 mai 1959 qui fut considéré comme un disque historique car avant-gardiste avec un style très libre. Mais pas de blabla, voici quelques morceaux choisis… NB1. "Naked Lunch" ("Le Festin nu") est un film de David Cronenberg de 1991 où Ornette Coleman a prêté sa musique. NB2. Des Coleman musiciens de jazz, il y en a pas mal : Coleman Hawkings (1904-1969), Bill Coleman (1904-1981), George Coleman (né en 1935), Ira Coleman (née en 1956) et Steve Coleman (né en 1956) ; et il y a même Jaz Coleman, musicien de rock ! "Invisible" de l'album "Something Else" (1958) : http://www.youtube.com/watch?v=gZ-FpOLF5sw Album complet de "Live at The Hillecrest Club" (octobre 1958) : http://www.youtube.com/watch?v=su1cDihBbWg "When wil the Blues leave" de l'album "Live at The Hillcrest Clubt" (1958) : http://www.youtube.com/watch?v=d1vGmzMDC_8 "Turnaround" de l'album "Tomorrow is the Question" (1959) : http://www.youtube.com/watch?v=OG3AJSpb-fE "The Legend of Bebop" de l'album "The Art of Improviser" (1959) : http://www.youtube.com/watch?v=z9EcmS_tD5k Album complet "The Shape of Jazz to Come" (1959) : http://www.youtube.com/watch?v=Lbt9DDolcag "Lonely Woman" de l'album "The Shape of Jazz to Come" (1959) : http://www.youtube.com/watch?v=GTkMUQDGgVU "Ramblin" de l'album "Change of the Century" (1959) : http://www.youtube.com/watch?v=kHIvGMIUUrk "Blues Connotation" de l'album "This is Our Music" (1960) : http://www.youtube.com/watch?v=gIhca6mZuAk "Kaleidoscope" de l'album "This is Our Music" (1960) : http://www.youtube.com/watch?v=2Qd9s3Hf1B8 "Beauty is a Rare Thing" de l'album "This is Our Music" (1960) : http://www.youtube.com/watch?v=XCLKhZmIaXw "Embraceable You" de l'album "This is Our Music" (1960) : http://www.youtube.com/watch?v=gNMYLWl8pYk "Humpty Dumpty" de l'album "This is Our Musik" (1960) : http://www.youtube.com/watch?v=5Zthe_ruiwk Album complet "Free Jazz" (1961) : http://www.youtube.com/watch?v=8bRTFr0ytA8 "Architecture in Motion" de l'album "Free Jazz" (1961) : http://www.youtube.com/watch?v=FutdXQkBvKo Album complte "First Take" (1961) : http://www.youtube.com/watch?v=PpZkXrcRcAk "Sadness" de l'album "Town Hall" (1962) : http://www.youtube.com/watch?v=7TJmk-2huoI Concert à Londres (1965) : http://www.youtube.com/watch?v=t8-lxB44_YY "Morning sounds" de l'album live "At the Golden Circle in Stockholm vol. 1" (1965) : http://www.youtube.com/watch?v=JCkqWtnFPBc "European Echoes" de l'album live "At the Golden Circle in Stockholm vol. 1" (1965) : http://www.youtube.com/watch?v=NJSdaPcP2jk "Doughnuts" de l'album live "At the Golden Circle in Stockholm vol. 1" (1965) : http://www.youtube.com/watch?v=qsOKnPuE6_Y "The Riddle" de l'album live "At the Golden Circle in Stockholm vol. 1" (1965) : http://www.youtube.com/watch?v=EZbUvKWk6mY "Antiques" de l'album live "At the Golden Circle in Stockholm vol. 1" (1965) : http://www.youtube.com/watch?v=J6refqcoUFw "Dawn" de l'album live "At the Golden Circle in Stockholm vol. 1" (1965) : http://www.youtube.com/watch?v=oxd_tOVFVMw "Snowflakes and Sunshine" de l'album live "At the Golden Circle in Stockholm vol. 1" (1965) : http://www.youtube.com/watch?v=y09k4zyIfO8 "Faces and Places" de l'album live "At the Golden Circle in Stockholm vol. 1" (1965) : http://www.youtube.com/watch?v=R80tqUE4ZfI "Dee Dee" de l'album live "At the Golden Circle in Stockholm vol. 1" (1965) : http://www.youtube.com/watch?v=RSquVkJ96ec Album complet "Performing the Soundtrack" (1966) : http://www.youtube.com/watch?v=s0sAuMPhFt8 "Good Old Days" de l'album "The Empty Foxhole" (1966) : http://www.youtube.com/watch?v=uQLm9MF0zoQ "Love Call" (1968) : http://www.youtube.com/watch?v=SxeCiyzwfUo "Buddha Blues" de l'album "The Love Revolution" (1968) : http://www.youtube.com/watch?v=BJePdnU_bwc "Law Years" de l'album "Science-fiction" (1971) : http://www.youtube.com/watch?v=ZGPFNGTTdTs "The Jungle is a Skyscraper" de l'album "Science-fiction" (1971) : http://www.youtube.com/watch?v=RqGWBmTP7jc "What Reason Could I Gave" de l'album "Science-fiction" (1971) : http://www.youtube.com/watch?v=LHv0VWPAIjU "Happy House" de l'album "Science-fiction" (1971) : http://www.youtube.com/watch?v=4Ra4WHpZhtU Concert à Paris (1er novembre 1971) : http://www.youtube.com/watch?v=N6n4a5v2ako "Dedication to Poets and Writers" de l'album "Town Hall" (1972) : http://www.youtube.com/watch?v=5V7hOss9rFE Album complet "Dancing in Your Head" (1976) : http://www.youtube.com/watch?v=PHacXpUis1U Album complet "Soapsuds" (30 janvier 1977) : http://www.youtube.com/watch?v=OFb5Z6asx28 Album complet "Dancing in Your Head" (1977) : http://www.youtube.com/watch?v=23QVY94tAj0 Album complet "Of Human Feelings" (25 avril 1979) : http://www.youtube.com/watch?v=dM5WPCsWA3M "City LIving" de l'album "Opening The Caravan of Dreams" (1985) : http://www.youtube.com/watch?v=35y95CDTN9c Concert à Cologne (26 mars 1987) : http://www.youtube.com/watch?v=53gpIvX_xj0 http://www.youtube.com/watch?v=tW0IGlqxtNg Album complet "In All Languages" (1987) : http://www.youtube.com/watch?v=OFb5Z6asx28 http://www.youtube.com/watch?v=u0HtKn1G520 "Mothers of the Veil" de l'album "In All Languages" (1987) : http://www.youtube.com/watch?v=jBhysx1BXXA Concert à Zurich (30 octobre 1987) : http://www.youtube.com/watch?v=WrDUBCtgG9o "Intersong" du film "Naked Lunch" (1991) : http://www.youtube.com/watch?v=EEh-haqgd_k Concert à Bonnaroo (2007) : http://www.youtube.com/watch?v=lZaqryVbDVM Concert avec Sonny Rollins "Sonnymoon For Two" de l'album "Road Shows" (2010) : http://www.youtube.com/watch?v=WhXlwdkcLc4 Entretien avec Jacques Derrida (23 Juin 1997) : http://www.ubu.com/papers/Derrida-Interviews-Coleman_1997.pdf Interview : http://www.youtube.com/watch?v=8CoPGDfMWFc L'aventure du Free Jazz : http://www.youtube.com/watch?v=Y8V6gW6_RLQ http://www.youtube.com/watch?v=swJ-BZyCIh8 Autres liens : http://www.ornettecoleman.com/ http://www.ejn.it/mus/coleman.htm http://www.harmolodic.com/ornette/frameset_recordings.html

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    Une longue semaine que nous attendions l’autorisation de descendre dans ce « Grand Canyon ». patienter ! on nous volait mon temps, elle étais là pour visiter le gouffre… N’étant pas du genre à se satisfaire d’u n petit tour à bord d’un petit train de touristes bruyants et trop fainéants pour aller plus loin que le bord du plateau. Etait-elle prête à payer n’importe quel prix pour s’envoyer en l’air dans ce gouffre ? Oui, de l’aventure, du risque pour garder le souvenir héroïque d’un exploit. Le regard égaré dans cet univers minéral, elle mesurait la faiblesse de son enthousiasme. Après sept jours d’attente impatiente, elle commençait à lâcher la pression, la volonté d’en démordre tombait avec le couchant, il ne fallait pourtant pas revenir sur ce désir-là ! mais quel était-il ce désir ? Celui de ne pas flancher avant de commencer ou celui d’être à la hauteur ? A la hauteur de qui ? De quoi ? Et c’est l’âme grave qu’elle s’engagea avec eux, oui elle avait besoin d’eux pour avancer. Entraînée par leur virile volonté, elle s’engageait sur le chemin. Un chemin qui ne payait pas de mine, somme toute assez banal : étonnée, elle constatait avec satisfaction qu’elle préférait poursuivre seule. Elle avait besoin de méditer sur son désespoir , d’être là, femme seule sans compagnon attitré, témoin de leur bonheur. Qu’en était-il du sien ? Elle progressait sur le chemin en errant dans les méandres de ses pensées, encombrées d’obstacles qu’elle évitait ou découvrait avec ravissement. Ici un tas informe, dans lequel elle préférait shooter, là elle se prenait les pieds dans les racines de l’existant ou encore faisait place nette sur son passage et lavant du même coup le trouble qui l’oppressait. Dans ce désordre, elle gardait un œil sur le terrain et abandonna bientôt ses pensées, laissant ses jambes avançaient mécaniquement, guidée par la simple envie de flâner à son rythme, les bras ballants, entraînée vers la douce pente de la facilité dans un silence douillet. De temps à autre, l’esprit reprenait l’emprise sur le laisser-aller : elle s’assignait à une certaine vigilance. Elle s’aperçut alors que le silence qui survenait après le fourmillement bruissant de la nature, devenait incommodant, presque une menace. Plus aucun écho des conversations de ceux qui la précédaient. Dans l’épaisseur de la végétation, le ciel s’offrait par trouées, alourdi de nuages de plus en plus épais. On était en plein mois d’août. La brise du matin avait faibli et l’immobilité lourde de ces derniers jours explosa soudain dans une gerbe d’éclairs et de coups de tonnerre qui imposait de trouver un abri. La terreur la rattrapa : ce monstre pouvait se refermer sur elle, elle s’interrogea : un arbre ? Non bien sûr. Eperdue elle fouillait le sentier, avisa l’aplomb d’une roche qui offrait un antre confortable d’où l’on pouvait apprécier le déluge de grêle qui ne tarda pas à s’abattre sur une terre crevassée par la fournaise de l’été. Maintenant qu’elle avait retrouvé un peu le calme, elle était sûre d’être seule. Longtemps elle avait compté sur les autres, mais cette fois c’était fini. Cette fois elle était seule, orgueilleusement seule.

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    Yeux clos... Lumière d'été. Avant la sieste. Par les ouvertures, sans portes, sans fenêtres. Ombres et lumières. Clairs obscurs. Maison en pierre. Sol en terre battue par les pieds du village. Fraîcheur bonheur. Murs blanchis à la chaux. Poutres centenaires. Bruits de la campagne. Debout et droite. Pieds joints. Nue. Bassine en cuivre. Eau jusqu'au mollets. Eponge véritable. Immobile jusqu'au bout. Sensations à l'envie. Paralysie volontaire. Jeux à deux. Respiration lente. Tes yeux sur mon corps. Sculpture. Tienne. Cordes de poutres à poutres. Draps blancs en lin dessus. Intimité. Douce brise. Flottement du temps. Odeurs sèches de l'amour lent. Clapotis de la main dans le bassin. Contact entre peaux. Eponge gorgée. Face à face. Eau ruisselante du cou. Filets sur la poitrine. Brise légère. Mamelons rebelles. Frissons. Peau fripée. Rose pastel. Douceur du savon. Dos caressé. Chute de reins. Naissance du séant. Excitation acidulée. Immobile. Yeux clos. Sourire. Souffle profond et long. Ta main entre mes cuisses. Concentration. Immobile jusqu'au bout. Sensation à l'envie. Brise légère. Pudeur. Pouce sur la lèvre pulpeuse. Rouge Cerise. Pause. Souffle à souffle. Menton. Tête en arrière. Effleure de la gorge. Un sur dix en moi. Puis deux. Puis. Chaleur. Frissons sur mon envie. Fontaine humaine. Appendice érectile doucement honoré. Morsure délicate du feu nourricier. Bruyant silence. Bras levé. Eponge du coude à la hanche. Encore. De bas en haut. Caresse de la main mouillée. Dessin de la silhouette. Chair source de plaisir. Poils dressés. Hors de l'eau. Draps de lin sur la terre battue. Au sol. Corps à corps. Immobile encore un peu. Souffle court. Cris de l'envie. Chaleur de l'été. Diables dans la sieste. Jeux à deux. Eponge entre les dents. Corde de main à main. Ressac. Fin de l'immobilité. Joie impudique. Expressions explosives. Dans les têtes. En les corps. Attente l'un de l'autre. Soleil éclatant. Sursis de l'agitation. Sons des grillons. Brise légère. Yeux ouverts. Sourires et prunelles. Toi et moi. Goût du vrai silence. Sieste. Bonheur au complet. Aiment, essaient, Eux. http://youtu.be/SS5_ShsvGGA et http://youtu.be/V4ywD41TC3Q Envie de vacances simples, moments à deux, au coeur de l'été, en toute intimité, au naturel, loin de la foule, loin du virtuel, loin des noeuds de la vie, loin des silences inutiles. Se rencontrer. Oser se découvrir. Se redécouvrir. S'explorer. S'aimer. Oser rêver qu'il me dise un soir : "Viens, on part tout de suite", et nous irions là. Comme ça. Parce que. Parce qu'on en aurait envie, juste comme ça et que les barrières c'est fait pour réprimer les foules, et que nous, nous sommes libertés, ensemble. Le vrai plaisir du silence.

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    -"-Cavanna. Jusqu'à l'ultime seconde j'écrirai", par Denis et Nina Robert est sorti en salles le 17 Juin. On y accourra afin de connaître le parcours d'un intellectuel autodidacte (dans le plus noble sens du terme), humaniste, et avec ceci joyeux, libertaire (et non libertarien) et irréductible. Si ce n'est sous la houlette du Val tragique (où Cavanna selon quelques témoins fut malheureux, les ailes rongées par le hiérarchique et ses affidés), Charlie-Hebdo signifia, tout autant que Hara-Kiri, un appel d'air, un vent de fronde, dans une France Gaulliste ou bien Giscardienne avec tant de curés de choc idéologues compassés d'obédiences diverses. Le duo Choron-Cavanna épaulés par quelques grands dessinateurs (Reiser, Willem, Gébé, etc) quelques grands écrivains (Manchette, etc) apportèrent aux deux titres un souffle ô combien puissant. -On relira les écrits parus aux Editions du Square jadis -Les Aventures du Petit Jésus, -Les Aventures de Dieu et -Et le singe devint con. Mais pas seulement -Les Ritals, -Les Russkoffs, etc. -On exigera les Oeuvres complètes du même Cavanna chez La Pléiade ou mieux encore, chez Quarto Gallimard. Desproges en dit de fort belles choses : http://www.youtube.com/watch?v=qzE15r_BayI

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    Qui vient ? Qui m'appelle ? Est-ce toi ? Ô ma muse. Divine muse. Ô mon amorale muse ! Mon âme poète prend la lyre Et emplit l'immortelle nature de notes Melody qui frémit dans les veines de Dieu Rimes et poésie astrale J'écris pour toi, ma muse mâle Cet Amour, mon Amour anal Qui manque à ton Amour buccal Ma muse d'argent contemple la lune de lait Sur la scène majestueuse de mon rêve imagé Mon âme est inquiète de désespoir oppressé Ô muse ! fidèle maîtresse de plume et de cœur Dans ma nuit ta splendeur inonde mes pleurs L'amour emprunte tes ailes, ma muse surréelle Pour m'envoler jusques aux Cieux éternels J'écoute ton écho de silence étoilé Les yeux rivés sur tes ténèbres violées Par quelque pan de Ciel avorté D'où je suis, je vois la Lune.

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  • 06/18/15--14:53: Ébène par Jules Félix
  • Tout s’est passé le lundi de Pentecôte. À la Sainte-Sophie. Ils avaient un peu plus d’un mois de retard mais c’était le prix à payer de la présence de tout le monde. De toute la famille. De toute la descendance. Cinq générations. Une fille et un fils, deux petits-fils et deux petites-filles, huit arrière-petits-enfants qui ont entre sept et vingt-cinq ans et deux arrière-arrière-petits-enfants qui ont l’un quatre mois et l’autre deux ans. Germaine et Ernest sont devenus maintenant des stars pour le canard local. Ils ont droit aux honneurs de la ville, des médias, de la planète même. Ils n’ont pas encore de page facebook et ça risque de durer, car ils n’ont pas d’ordinateur et leur fils Adrien, qui les aide beaucoup, a encore beaucoup de mal à s’y mettre. Quatre-vingts ans en arrière. Ernest adore le raconter. Elle habitait en face de chez lui, dans l’avenue principale, dans une commune pas très loin de leur lieu de vie actuel. Il a osé un jour venir prendre rendez-vous avec elle. Cela s’est conclu deux ans plus tard par un mariage. J’ai déjà raconté cette histoire. Celle qui est racontée par le journal régional est cependant un petit peu différente de la réalité. L’idée est aussi d’embellir. Disparu le premier prétendant. Oubliés les parents un peu radins (mais ils n’avaient pas beaucoup d’argent, il fallait bien le compter) qui leur ont fait attendre un an leur mariage. Un peu exagérés aussi les exercices de jardinage qui ont disparu depuis quelques mois, par fatigue. Qu’importe les oublis de vérité. Soixante-dix-huit ans plus tard, ils sont toujours là, l’un et l’autre, aimant même si, aujourd’hui, ils sont séparés pour des raisons médicales. Ernest ne peut plus vivre tout seul et Germaine est trop fragile pour l’aider à vivre chez eux. Il est donc dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes et s’y plaît assez bien, y mange bien, et comme il ne manque pas d’humour, de séduction et de malice, il est évidemment très aimé du personnel. Soixante-dix-huit ans de mariage, cela s’appelle les noces d’ébène. Deux ans avant le chêne. Le chêne, la chaîne ? Cela n’a pas l’air de leur peser. Ernest aime taquiner sa femme avec quelques mots crûs et elle réagit par son rouge de confusion, redressant son buste les yeux au ciel. Shocking ! Un jeu qui dure depuis quatre-vingts ans ! Le jour de leur mariage, ils avaient eu une heure de retard à cause d’une tante. La coupure de presse, qui est assez détaillée ne précise pas l’âge d’Ernest qui a atteint cent deux ans il y a plus de trois mois. Quand il avait atteint le siècle, il m’avait dit qu’il se donnait maintenant deux siècles comme objectif. Il faut toujours avoir des objectifs dans la vie, m’avait-il lancé hilare. En revanche, l’âge de Germaine y est indiqué, et pour sûr, car elle va l’atteindre aussi, le siècle, au milieu de l’été. Deux cent deux ans à eux deux. Ils n’ont pas vu le temps passer. Germaine sait qu’on ne la croira pas, mais leur vie s’est déroulée si vite. Ils n’ont pas eu le temps de s’ennuyer. À la retraite depuis trente-sept ans, elle n’a pas chômé dans ses nombreuses activités, musique, potager, famille, etc. Elle a l’ADN de la femme active quelle que soit la forme et depuis qu’elle est trop fatiguée pour cueillir ses légumes, elle a un sentiment de culpabilité. Elle a peur de perdre ses récoltes car le fiston, qui travaille encore, n’a pas le temps, lui, de l’aider comme elle le voudrait (c’est-à-dire en esclave agricole). Ernest, lui, il réussissait à faire des étirements jusqu’à l’an dernier. Tous les matins, malgré la rudesse du mouvement et la raideur du corps, il maintenait une souplesse que les chats lui enviaient. Maintenant, il a un peu lâché prise, depuis un an. Il est dans son fauteuil, l’air un peu fatigué, maigre lui qui était très imposant par sa corpulence (il est grand), avec encore des cheveux nombreux (il n’est pas chauve du tout), des dents impeccables (un plaisir de dentiste), des yeux toujours bien vivants et brillants, et de hautes oreilles prêtes à écouter toutes les blagues du monde. Ernest s’est bien gardé de donner son véritable secret de longévité au correspondant journaliste. Pourtant, il n’est pas très difficile à le deviner. Son optimisme, sa foi en l’avenir et un sens très affirmé de l’humour lui ont permis de traverser le siècle et ses nombreux malheurs. Sa foi, oui, leur foi, car cela fait très longtemps, peut-être une trentaine d’années, qu’ils se sont détachés de leur vie, qu’ils savent que l’inéluctable se produira un jour à court terme, que tout est matériellement prêt depuis bien longtemps et qu’ils partiront l’esprit en paix, les affaires rangées, le cœur bien au chaud dans le cocon familial qu’il ont su cultiver comme un arbuste devenu un grand chêne. Germaine le sait : on n’emporte rien dans la tombe, sinon de beaux et délicats souvenirs de son petit passage ici-bas.

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    Attention danger particulier ! Cette nuit je vagabonde dans la clairière de l’amour. De bâtons en points ne devrai-je point m’exclamer pour vous mettre les points sur les « i » ? Vous allez vite comprendre qu’entre les deux il n’y a qu’un demi-tour. Tour de farce où tour de force, c’est facile….. Citadins habitués aux transports en communs, oubliez ce moyen de transport ; embarquez avec moi en voiture juste pour une petite révision de la signalisation routière. Sujet qu’aurait pu me donner cet illustre, professeur de philo à la barbe hirsute au doux nom de Thibord : vous avez tous vu sur les routes ce panneau orange d’indication de danger : dissertez ! Vous n’allez plus du tout regarder ce panneau comme d’ordinaire. Si si , je vous le jure, surtout si j’ose vous avouer l’origine de ce commentaire. Ce matin, en enfilant un slip orange (chut !) m’est venu une idée étrange. J’ai eu envie de tordre le cou à cette idée reçu qui dit que l’amour n’est qu’une histoire de lit. J’ai trouvé que l’amour valait bien plus que cela quand, apercevant votre silhouette de muse au détour d’un virage, je senti le danger monter ici bas ; nul doute que ce n’était pas un mirage. Pourquoi cette exclamation ? Je pense à Devos qui sans nul doute aurait dit que ce n’aurait aucun sens que de poser cette question à Héros si sous ce bâton tendu il n’y avait le point du bon sens. Bon sens ! Je n’y comprends plus rien. Un panneau orange m’avait indiqué le danger ; votre démarche déhanchée froissant ce triangle coquin m’indiquait le délice pointé vers l’opposé. Nul doute que je perdais mes sens. Seul dans mon slip orange je devais faire le point. De sens à sensualité c’est une histoire de résonance qui à coup sûr va vous en boucher un coin. Je vouvoie avec votre sourire en coin. La route s’était soudain rétrécie à la largeur de vos hanches devant moi. Heureusement que j’eus de bons freins et que je ne perdis pas les pédales dans cet et moi . Tant d’autre que moi vous auraient mis leur point G..auche…. Je préfère imaginer que c’est le votre, lui, qui pour le coup arrivait à brule pourpoint comme flamme sur chandelle est point sur le « i ». J’en rougis et m’avisais de faire demi-tour mais tellement étroite était la route, comme un poussin dans l’œuf, je n’eus le temps avant que vous me disiez qu’en amour d’un point d’exclamation à un point sur le « i » il n’y avait…. qu’un soixante neuf. De la sensualité à la sexualité n’y aurait-il qu’un point ? Je me plais a ne jamais dissocier les deux c’est ainsi, pensant qu’amour vaut bien mieux pour le moins cette douce association qu’une simple histoire ….. de lit Cypou le 18/06/2015

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    Une Muse au masculin Une Muse au masculin c est rare Les Muses au masculin sont un peuple discret et un peuple ténébreux Ils habitent de l autre côté de la Lune Une Muse au masculin est un garçon source de la création d une œuvre Si on en voit un c est parce que c est lui qui l a voulu Il aime inspirer Il aime inspirer mais pas dans le bruit Il aime inspirer et choisit son accord Il est toujours heureux quand il se livre alors Il sait où va le vent Il entend le souffle désiré Il offre un horizon de transparence et de silence Sa clarté est comme un écho les idées poussent vers le soleil Il regarde et observe il sait que quand sa créatrice ou son créateur lui sourira il disparaîtra sans bruit il rejoindra l autre côté de la Lune et il saura maintenant quand sa présence redeviendra utile Le 20 juin 2015 sulyvan ⚫️

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    Un sourire, un sourire... me rappeler d'un sourire... difficile ça, il sourit tout le temps ! Ou presque. Oui bon d'accord il sourit moins quand il me voit songeuse, ou quand j'arrive tard. Tiens un sourire, là tout de suite, à l'écriture de ces mots... Le mien de sourire... d'apprendre qu'il demande après moi quand je ne suis pas là, pas arrivée ou partie sans lui... oui parce que maintenant on aime bien, enfin moi j'aime repartir avec lui. On se quitte invariablement de la même manière, mais j'aime ce temps de flottement entre nos frottements et nos au-revoir. Ben, je t'assure que le jour où Copine et Kopine m'ont dit ça, toutes deux, à des moments différents, ben j'ai souri, dedans, dehors, toute voile dehors et l'amour sur l'océan. Sourire confiant Ah oui et puisque l'on évoque les trajets... j'en ai un autre de sourire ! Celui qui m'a probablement le plus bouleversé, et où j'ai compris que je ne rêvais pas, qu'il y avait bien un fil entre nous. C'était la première fois que nous prenions les transports ensemble après agitation. Nous avions passé une soirée magique, collés l'un à l'autre, insatiables de tournis, d'odeurs, de rires, de confidences, de se découvrir, d'envies de se découvrir, de se rapprocher, d'imaginer tout au fond là-bas, un "et si". Mais moi, je suis lente, ô combien je suis lente, et je ne savais pas surtout, enfin pas trop, que sa compétence olympique était le départ rapide, limite fuyant, juste limite. Et donc de me préparer, de lever le nez, et d'être seule... Il avait disparu. Nous avions passé la soirée ensemble, corps à corps et il avait disparu ! C'en était trop ! Les larmes sont montées, la rage aussi, et j'ai pensé, pas possible, je le rattraperai... j'ai marché vite avec mes ptites jambes, très vite. Arrivée dans le métropolitain, j'ai dit tant pis ! c'est que des métros il en passe souvent, je l'avais loupé, un point c'est tout. Arrivée sur le quai, deux copains me rejoignent et me disent : "Oh tiens, y'en a d'autres là !" Et il était là ! Avec son rire fort et si joyeux. Je n'ai pas osé m'approcher. Il m'avait vu, puisqu'il s'est positionné face à moi, avec son groupe d'ami, et on se surveillait. Mais je ne voulais pas les rejoindre. Il m'avait laissé là, toute seule, il m'avait abandonné, il devait revenir me chercher. Nous sommes montés dans le train, chacun à une porte différente, mais dans le même wagon. Nous nous sommes fait face encore. Nous nous sommes souris, aussi. Mais nous n'osions pas. Et puis le moment où je dois descendre. J'esquisse un "au revoir", un petit signe de main... Et de me répondre, un signe de main comme un adieu, et un sourire en coin, façon "pas envie"... Ce sourire là, ce n'était pas son plus lumineux, mais c'était l'un de ses plus sincères. Celui qui faisait tomber pour la première fois un petit bout du masque. Sourire frustration Mais celui-ci de sourire par contre était un chouette retour... Souvent en retard, il m'a donc souvent attendu, meme au delà de l'attente décente et du quart d'heure parisien. Peut-être m'aurait-il fusillé si c'etait possible mais toujours il m'a souri, gentiment, en se forçant tres fort à y mettre de la patience et de la compréhension. Ptit Amour, je ne le fais pas exprès, c'est une tare dont j'ai du mal à guérir. A chaque fois, j'essaye de survivre à la culpabilité et je fais la Pitre. Le bus se casse le jambe, le métro a un rhume des foins, mes pieds ne veulent pas aller du meme Côté, bref, c'est pas de ma faute. Et hier, je le squatte, il me file un rancard... Il me file un rancard !!!! Youhouuuuuu !!! Pas question d'arriver en retard... Mouais... Ben j'ai ramé mais... Je suis arrivée à l'heure et meme 2 minutes en avance, j'etais vraiment fière de moi. Pour n'importe qui, c'eut été normal, pour moi Ca tient presque de l'exploit. Je croyais faire une blague en arrivent comme cela, mais non l'animal etait aussi en avance... Bref tant pis, parce que le sourire que j'ai lu quand nous nous sommes découverts dans la rue, m'a remplie de joie, m'a amusée et j'etais fière de moi et heureuse de le surprendre ! Je n'avais pas failli !! Et lui d'etre si amusé aussi... Je crois que je recommencerais ! Sourire Pitre Allez, et puis un dernier de sourire... encore le sien, sûrement le mien aussi. C'était avant tout ça. C'était dans les débuts. Nous ne nous parlions pas. Ca c'est drôle vraiment drôle, parce qu'on se frottait, on se collait, on se mélangeait, on aspirait nos essences, on se dévorait des iris, on se souriait aux anges planqués mais l'on ne se parlait pas. Niet, quedalle, nicht, peau d'balle ! Ah si... "Salut !", "Salut !" ; "A bientôt", "A bientôt"... De vrais timides !! Enfin appelons ça comme ça, sinon on peut aussi dire de vrais non verbaux... tout de suite, ça pèse un peu plus lourd. Mais enfin, Dame et Bonhomme ne parlait pas beaucoup. Je me rappelle que je lui avais écrit un peu comme je le fais là, mais que pour lui, entre nous, par écrans qui se frottent. Je lui avais écrit mes sensations, dans lesquelles on pouvait ptêt bien y lire mes sentiments. Il avait tout rejeté en bloc. Et donc, régnait un silence, mais pas du tout agréable. Sauf que moi, je ne pouvais valider le crime que l'on m'opposait ! Non ce n'est pas un crime de dire ce que l'on ressent ! On ne le fait jamais assez. Et nous étions donc emmurés. Un soir, n'y tenant plus, après notre bise de départ, je lui ai glissé un "Tu sais, on peut aussi se parler... ou pas, c'est comme on veut, mais au moins, il est bon de savoir que c'est possible". Sa réponse a été un sourire, joli, surpris. Pas forcé du tout, pas euphorique, pas malin. Non juste un sourire qui respire Sourire apaisement Et mon sourire du jour pour ce premier jour de l'été... Il est pour lui, évidemment. Mon cher Soleil. De lui dire que j'ai failli baisser les bras, tout abandonner là, en l'état sur le chemin, dans les alcôves, sur les quais de gare, et partir loin, qu'on me laisse tranquille, quelque soit l'amour inconditionnel que je porte. Mais me souvenir avec tendresse de sa palette de sourires, je dois l'avouer, ranime un peu, beaucoup, toujours, les couleurs du sourire que mon coeur affiche quand je pense à lui, je veux dire, à "nous" et tous ces instants qui nous ont accompagnés. Mon plus coloré. Mon plus joyeux. Mon plus fou. Mon plus beau sourire. Sourire Amour http://youtu.be/ygxE4eCYDUM

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  • 06/23/15--17:48: jusqu'à 13. par Zeromariage
  • 11. Je l'aimais. Profondément, durablement. Mais j'avais l'impression que nous n'étions pas au même niveau dans notre sexualité. Comme s'il était encore adolescent, alors que j'étais adulte. Un jour, je pris sa main pour la mettre sur mon sein : il en fut traumatisé, comme si je l'accusais de mal faire. Il me fallut 5 ans pour accepter que nous n'aurions pas été heureux ensembles. 12. C'était un étranger, nous ne parlions pas la même langue. Il avait un petit sexe de forme parfaite. Il ne m'embrassa pas pendant plusieurs semaines, mais jouait avec mon clitoris pendant des heures ​ - ​sans ​pour autant y mettre la langue - ce qui me transportait. Coucher avec moi ​lui ​fut une révélation. Je lui léchais les couilles avec intérêt et très longuement, il gémissait et semblait à la limite de l'évanouissement. Nous tombâmes rapidement amoureux l'un de l'autre. Ce fut une histoire simple et sincère. 13. ​ Il fut mon prince des dingues, mon charmeur absolu, mon sans-limites, mon fascinant menteur. Nous couchions sans arrêt ensemble. Très rapidement, cependant, je me méfiai de lui. Je ne voulais pas me laisser aller à cette histoire, et déclarai ne pas l'aimer. J'étais en revanche incapable de lui résister. Nous nous baladions sur son scooter, sa bite dans ma main; je le léchai dans tous les recoins son corps; nous sortîmes de plusieurs séances de cinéma sans même avoir vu le film; nous fîmes l’amour dans une grange où dormaient 15 autres personnes, en croyant que personne n’entendrait (faux); il me sodomisa dans sa voiture, sur un chemin de campagne; je le pénétrai de mes doigts avec crainte et émerveillement; une semaine, nous calculâmes que nous nous étions embrassés pendant 5h30; nous nous fîmes chasser d’un bar après 3h de tripotages indécents, mi-gênés, mi-hilares. Il voulait vivre avec moi, se battit comme un lion pour me garder, et y parvint presque. Mais​, au moment de la rupture, ​j'appris qu'il avait ​depuis 6 mois ​une relation avec une autre femme, qui avait comme double atout de l'aimer et de se droguer. Il fit sa vie avec elle, et je restai traumatisée.

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    Bon, allez les petits, venez, que je vous raconte. Cela ne va pas forcément passionner tout le monde alors je préviens , ce ne sera nullement passionnant. Mais ce matin, j’ai l’ adrénaline à bord, faut bien que j’exulte un peu ! (c’est une idée de Brel ça d’exulter de temps à autre ! Il n’avait pas tort.) Cela va bien aussi avec mon caractère exalté d’exulter. Cela peut même avoir un rapport qui sait. Je préviens aussi qu’au fil de mon « dire » et comme l’heure avance je cours le risque de tomber en hypoglycémie avant midi, il se peut que mon enthousiasme défaille et que mon récit s’enraye. Et je vous fais par là courir le risque de mourir d'ennui de votre côté. Navrée. Donc vous pardonnerez l’inclinaison mineure que va prendre ma page tôt ou tard, prémisses d’une sieste prochaine et méritée car je me suis levée tôt. Et comme je ne me couche jamais de bonne heure ......moi. Allons rapprochez vous encore, que je vous dise. N’allez pas répéter ça à tous les vents, car il en va de ma réputation. Je suis un peu une impostrice, ou une imposteuse comme vous voudrez. Bref, je suis dans l’imposture permanente. Et il ne s’agit pas d’une posture, non non c’est inné. Vous comprendrez plus tard. Je vais vous parler "d'un temps".........(musique) J’ étais comme on dit, « bonne » en littérature, en classe, enfin bonne en rédaction, c'est-à-dire que j’écrivais comme le voulait le professeur, selon les normes de l’ éducation nationale. Sujet, verbe, complément, un petit adjectif pour caractériser, un gros adverbe en "ment" pour étoffer et une locution avec des que des qui pour structurer. Bref que du bonheur. Et de la chance. Cela coulait naturellement sans à coups et ma foi je m’en sortais plutôt bien. Du coup tout le monde en concluait que cette enfant était forcément une grande lectrice. Je pouvais, en effet, parler avec brio et un enthousiasme pas feint du tout, des romans « obligatoires » : ceux du Programme –vous savez ce que cela signifie- et en tirer une analyse remarquable qui me valait de bonnes notes. En vérité je ne lisais pas. Enfin pas tout. Mais tout de même. Un sacré boulot. Sacrilège ! Pas orthodoxe pour un sou. Quelques lignes ici, quelques pages là. Déchiffrer, défricher, trier ... Le début, la fin, les bords....Je humais le style, comme une intuition. Je savourais l’humour. Je goûtais l’air du temps. Je lisais à la becquée, au petit hasard, suivant en sautillant d’une page à une autre, cent paragraphes plus loin, un fil invisible, pour repartir dans l’autre sens, à l’envers et découvrir un autre paysage que j’avais manqué à l’aller. Au bout du compte je tenais la narration et le style et l’époque et les mots, et les images, je tenais les personnages comme si j’avais moi-même été une protagoniste de l’ histoire ! Et par-dessus tout cela, un petit coup de ces bons vieux Lagarde et Michard qui font tant rigoler de nos jours, et le tour était joué ! J’emportais presque toujours l’excellence, et me voyais étonnamment gratifiée par le maître de félicitations des plus académiques. Et des regards admiratifs ou complices de mes camarades de cours. Comme par ailleurs j’étais pratiquement nulle en tout le reste, je n’avais pas d’ennemies dans les rangs, et je craignais dégun !! (pardonnez-moi si j’aime aujourd’hui par défi sans doute, à user de ce ton un tantinet populaire si peu conventionnel autrefois dans nos écoles de la République). Ne me jugez pas les enfants. Cette mamie là aujourd’hui devant vous n’était pas si déloyale. Simplement elle rusait là où la chasse était gardée et où elle n’avait pas les codes pour chasser. Cela s’apprend la marche à vue. On y invente ses propres techniques. Et cela fonctionne. Pas pour tous, hélas. Beaucoup se noieront dans cette navigation suspecte. Déjà midi. Je vois bien que tout ce petit monde a faim et qu’il faut mettre table ! La suite sera pour une autre fois. Je tiens un sujet ! "Littéraire." pour une fois. et sans prétention :) Pour vous servir. Chanson bête comme chou http://youtu.be/QkmXwVF0wD4

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    C’est vrai quoi, il a raison et fichtrement, Sylvain Tesson à la gueule cassée pour cause d’escalade d’un chalet la nuit de Noël, -faut être fou-, n’empêche qu’il sait de quoi il parle, il a failli y rester, et du coup tout doit lui sembler très relatif ! Mais ça, il le savait déjà. Et bien avant sa chute. En 2012, alors qu’il trainait ses savates de par le vaste monde, sur ses « semelles de vent » comme autrefois le poète, il ricanait devant la vanité de l’homme toujours prêt à partir en guerre pour de piètres raisons. Et voilà qu' il remettait mine de rien et en une simple petite phrase, les choses à leur juste place : « Il y a cent milliards de galaxies dans l’univers et chacune d’entre elles compte des milliards d’étoiles. Et il y a des gens qui continuent à se rendre malades du recul de la francophonie dans les territoires de l’ancien empire français. »* C’est pareil pour tout. Tenez, prenez ...le réchauffement climatique, la montée des océans, voyez les réactions, devant les flux migratoires, forcément inhérents......c'est un exemple, juste pour dire.... Bon, pour ma part, j'ai d'autres soucis ! Ce matin en plein été sans prévenir, mon frigo vient de rompre son contrat du froid et la plaquette de beurre est en passe de se transformer en huile, et sur les tartines du petit déjeuner, vous en conviendrez, ce n’est pas terrible ! Un véritable drame domestique. * Certes, Sylvain Tesson ne nous apprend rien que nous ne sachions déjà, dans son petit livre Geographie de l' Instant (chez Pocket ) mais une piqûre de rappel cela ne fait jamais de mal !

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    Que vous me faites rire Vous et votre âme d'enfant. Que je vous aime vous Et votre douce peau. Un baiser déposé En effleure sur votre main Gauche, contre votre coeur. Que vous êtes taquin avec Vos broderies de mots fins. Que je vous aime dans nos Corps à corps, de toujours Vous trouver pour moi tendre. Qu'il est indécent de vous Aimer autant. Vous êtes, Mon obsession et je vous Aime de cette infinie passion, Qui pour vous, encore cette nuit Viendra border vos lèvres De silences que je chéris.

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    Il pleuvait un peu malgré l’été qui arrivait. J’avais hésité à prendre mon imperméable et je me rassurais de l’avoir mis à l’arrière de la voiture, à tout hasard. J’étais arrivé avec douze bonnes minutes de retard. Ce n’était pas que j’étais parti en retard, au contraire, j’avais même pris beaucoup de marge à cause des bouchons matinaux, mais je m’étais perdu sur les petites routes à la mauvaise sortie d’un village. J’aurais dû prendre la route qui passait devant l’église du patelin d’à-côté, pas celle de gauche. Il était parti paisiblement, dans son sommeil, sur son lit d’hôpital, le soir de la Saint-Guy. Il était vingt-trois heures trente environ. Sa fille et sa petite famille était allé le visiter quelques heures auparavant. La paix serait donc aussi pour elle. Il était un peu dans les vapeurs et son fort accent le rendait peu compréhensible. Mais elle avait réussi à l’entendre lui dire qu’elle était belle et que c’était fini, maintenant. La petite famille était rentrée à la maison le soir, un peu préoccupée par la problématique de la dépendance. Il ne pourrait plus habiter seul chez lui. Il faudrait faire des dossiers, attendre que des places se "libérassent". Il était à l’hôpital depuis huit jours parce qu’il était tombé, chez lui. Une jambe ne le tenait plus. De l’arthrose. Heureusement, une vieille voisine s’en était aperçu assez rapidement pour alerter les secours. L’affaire n’était pas bien grave mais l’infection pulmonaire, si. Lorsque six jours plus tard, jeudi matin, il était dans la petite église sans identité, avec des bancs en bois datant d’au moins un siècle et demi, les premiers bancs avaient un petite porte pour entrer et sortir, réservés sans doute aux notables du village, j’avais été étonné par le beau drapeau bleu blanc rouge posé sur le cercueil. Deux vieux uniformés arborant quelques décorations à la poitrine se tenaient debout, stoïquement, pas loin de la famille. L’un d’eux portait en permanence un lourd étendard, avec un gant blanc mais son corps si faible, si vieux, montrait à quel point c’était pénible. On pouvait raisonnablement penser que son tour viendrait assez rapidement. Pourquoi ancien combattant ? Parce qu’à quatre-vingt-trois ans, il était étonnant de se retrouver ainsi salué par un lointain passé de guerre, d’autant plus qu’il n’en parlait jamais. Et laquelle ? Trop jeune pour la mondiale, trop vieux pour l’Algérie. Il était pourtant bavard, adorant la conversation, sans diplôme mais curieux de l’humain, et cette vie sociale l’avait caractérisé. Son petit chien serait dans de bonnes mains, une sœur sans doute. Sa petite-fille de dix-sept ans y veillerait, assurément. Il n’y a pas eu d’eucharistie pendant la courte cérémonie. C’était normal, car il n’y avait pas de prêtre. C’était juste un diacre, qui était marié, qui officiait. Il l’avait bien connu et a pu apporter son propre témoignage. Tout le village le connaissait, de toute façon. Je me suis toujours demandé pourquoi les prêtres ne célébraient plus les enterrements. C’est vrai, il n’y avait plus beaucoup de prêtres, et toujours autant d’enterrements. Ils se réservaient pour les mariages et les baptêmes, m’avait-on expliqué. Parce qu’il y a un sacrement. Encore qu’un simple baptisé pouvait faire l’affaire pour le baptême. Pour dire adieu, pas de sacrement, donc pas besoin de prêtre. Mais pourtant, bordel, oui, je suis un peu grossier, s’il y a bien un moment où le prêtre doit être là auprès de la famille, à la réconforter, c’est bien lors d’un enterrement. C’est le lien fondamental de cette religion, la base originelle de cette foi, celle de la résurrection. Pâques est plus important que Noël. Le Vendredi Saint que l’Épiphanie. Le diacre parlait de la possibilité de n’être qu’une nouvelle naissance mais moi, je me demandais si au juste, tout cela n’était qu’illumination. Ces corps qui pourrissaient, qui se décomposaient, qu’on pouvait même voir, parfois, exposés sans décence dans des vitrines au Caire ou à Louxor, comment pouvait-il être en même temps ailleurs ? Mais a contrario, comment était-ce possible que toute une vie, toutes ces expériences, ces connaissances accumulées, cette richesse humaine bâtie avec tant de labeur, et puis, disons-le car c’est l’essentiel, tout cet amour donné et reçu, comment tout cela pouvait-il disparaître comme un coup de baguette magique parce qu’il n’y avait plus de métabolisme. Dans ces moments-là, l’homme présent se pose quelques questions avant de repartir dans le brouhaha de la superficialité d’une vie qu’il croit exaltante et trépidante. Il lui arrive même d’esquisser quelques larmes. Je resongeais aux quelques moments passés avec lui. Je ne l’imaginais pas couché, lui, un colosse, un peu hésitant mais un colosse, sourire en coin caché derrière une moustache bienveillante, yeux souriants dont le silence valait discussion. Ce beau drap tricolore qui ornait la boîte en bois. Je m’imaginais avec un beau drapeau européen, d’un bleu étincelant, celui que j’aurais voulu au ciel pour ce genre d’événement, avec des gardes suisses qui m’auraient veillé en costume d’apparat. Non ! Juste de la sobriété. Tu es poussière et tu retourneras poussière. Au pluriel ou au singulier, qu’importe. Et puis, je me retournais et me disais que tout cela n’était pas important, que c’était au survivant, s’il en restait, de s’occuper de ces choses, que moi, là où je serais, je m’en moquerais pas mal et que j’aurais sans doute d’autre chose à faire, commencer à m’habituer à la vie éternelle, ça ne devait pas être facile au début. Même respirer, pour un bébé, c’est difficile. Trente-cinq minutes ont passé. J’ai déjà fait le geste de la croix avec le bâton d’eau bénite. J’ai essayé de me tenir le mieux possible car la gestuelle était très exposée aux regards. J’ai rejoint le petit monde au fond de l’église. J’ai salué quelques têtes, souri à d’autres. J’ai griffonné une écriture illisible sur le registre. L’oral était sans doute plus indiqué. Je me rattraperais. L’affaire se poursuivait sans attendre jusqu’à l’inhumation. Les tombes entouraient la petite église. Pas même besoin de sortir du cadre. Juste quelques pas. Les hommes balèzes des pompes funèbres emportaient le cercueil jusque devant la pierre tombale, déposée. Il allait rejoindre dans quelques minutes son épouse partie onze ans auparavant. Une forte odeur de décomposition se faisait sentir. C’était presque infernal mais le vent balayait ou ramenait ce fumet insupportable. Le cadavre remplaçait l’âme vivante. Je n’en fis rien, pas même une moue malgré la grande sensibilité de mon odorat. Je me disais régulièrement qu’on mourrait seul et que c’était triste. Mais à cet instant précis où le diacre salua une dernière fois l’invité des dieux, je me suis dit que c’était triste d’être rangé seul dans sa boîte, séparé par les parois de sa femme tant aimée, à quelques centimètres près. Des cercueils communs, c’était ce que j’aimerais bien. Pourquoi s’obliger au célibat éternel ? Je voyais la petite famille debout devant la tombe. La fille unique, bien que grande, s’était recourbée, les yeux enfoncée d’une tristesse qu’elle tentait de brider. Elle avait provisoirement vieilli de dix ans. Son mari la tenait stable, d’une apparence robuste malgré un corps plutôt petit, et les deux enfants se tenaient à côté d’eux, l’adolescente en jupette courte, dégageant des jambes qu’elle utiliserait certainement les années à venir dans son manuel de séduction, et son petit frère, toujours dans la lune mais pourtant bien présent, l’air un peu perdu, le regard vague, entre ennui et tristesse. Les forçats des pompes, à l’aide de lanières très étudiées, descendirent très lentement le cercueil dans le trou. J’ai ressenti à ce moment un ange qui passait et me confortais dans l’idée que, de toute la gestuelle de la cérémonie, c’était bien cet instant-là qui était le plus douloureux, celui qui faisait remonter les larmes en cascade. Car peut-être que c’était à cet instant-là que l’espérance était définitivement bouclée. Qu’on allait recouvrir d’une pierre, de terre, que c’était fini, définitivement fini, qu’il ne reviendrait pas. Peut-être qu’avant, même dans l’église, on pourrait croire qu’il se réveillerait, qu’il irait taper de l’intérieur, dire qu’il serait encore là. Alors que sous terre, même si c’était le cas, ce serait trop tard. Plus personne ne l’entendrait, à part quelques mulots et quelques matous. Le sommet émotionnel avait été atteint. Je me suis recueilli quelques secondes devant le fond. Comme les autres. Quelques minutes avant, le beau-père m’avait salué et avait cherché à faire la conversation, avec une attention soutenue d’ailleurs puisqu’il m’avait demandé des nouvelles de ma santé que sa belle-fille avait dû lui racontée. Au lieu d’être touché, je fus agacé. Le moment se prêtait au silence et au recueillement. Le tac n’est pas universel. Mais il avait raison, il valait prêter attention aux vivants qu’aux morts. Dix minutes plus tard, lorsque la tension fut redescendue, je me suis intégré à la petite famille, ai discuté un peu de choses et d’autres. L’adolescente était déjà en vacances trois semaines à l’avance. Parc d’Astérix. Permission de vingt-deux heures. Dernière fin d’année tranquille, pensais-je avec une pointe d’affection. Le frangin n’avait plus beaucoup d’effort non plus à fournir, le dernier conseil de classe était déjà passé. J’ai retrouvé la maison de l’hôte pour prendre une infusion et accompagner les plus endoloris, avant de repartir vers ma petite vie stupide et trépidante…

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    Je prends une grande respiration, et je me concentre sur elle. Je n'ai pas de dessin d'elle, pas de photo, pas de portrait quelconque dans un vieux cahier d'école, gribouillé. Je la perds parfois, ou bien elle se cache, et je la sens, souvent. Mais jamais ne la voit. Mon âme... Qui es-tu ? Je t'invente ici. Je ferme les yeux, et je te convoque, je te consulte. Je voudrais te voir, te mettre en couleurs, en mouvements, connaître tes actes majeurs pour mes méfaits mineurs. Je voudrais te traquer pour mieux te maîtriser. Te dompter pour enfin m'appartenir. T'offrir pour toujours à qui de mon coeur, au moment de mourir. Mon âme... Qui es-tu ? Je te vois, un peu, dans la buée de mon esprit qui ne veut lâcher prise. Mon âme est perdue. Elle erre seule, vêtue d'une robe blanche, longue, en lambeaux. Salie par endroits. Les bras nus. Les pieds nus. Cheveux aux vents. Elle danse sur les petits cailloux des longs chemins de bord de côte. Elle ne craint pas le vent, les tempêtes, et les bourrasques. Elle se laisse emporter dans ce cas, et accepte de se fracasser contre les murs de granit, contre les monuments érigés dans les temps anciens, contre les parois de moi en équilibre. Mon âme... Qui es-tu ? Je suis apaisée de penser à elle, et pourtant... Parfois, elle se fâche, elle se violente, et se torture. Elle se jette volontairement du haut des falaises, et se brise dans les rochers, en attendant la prochaine marée montante, pour mieux s'y noyer. Il arrive qu'un pêcheur, l'ayant aperçu, rame pour la secourir. Mais quand il arrive dans cette crique qui lui sert de lieu de cercueil, et cherche ce corps étendu en vrac, il se trouve seul, amer d'avoir vogué jusqu'à cette mélodie qui dorénavant l'entêtera. Elle refuse de se faire secourir. Elle est suicidaire, et torture la mort avec délice. Sur sa peau claire, des cicatrices, ses scarifications, du sang qui jamais ne coulera. La colère en couverture solide. Mon âme... Qui es-tu ? Je suis amusée aussi de temps en temps, et je sens dans ce cas, qu'elle est colorée. Elle se pare d'une auréole arc-en-ciel. J'ai beau fermer les yeux, elle est à ce moment là invisible. Elle m'enlace et se plaît à me tourner autour, elle me va-pore, et me rend espiègle, taquine, souriante, et heureuse. Mon âme chatouille les humains, quand elle cycle la vie. Petit reste d'une enfance heureuse dont j'en avais oublié jusqu'à la réalité. "Mon âme, mon âme a bien mal à la tête." Elle chante à tue-tête parfois, et me réveille la nuit, quand elle s'ennuie, ou qu'elle joue avec sa moitié. De quelques marelles qu'elles ont fabriquées, je sais que les âmes liées s'amusent la nuit et rejoignent l'arc-en-ciel de leurs folies insaisissables. La mienne est liée. Je l'ai toujours su, sans mettre de mots. Depuis que je suis née, je connais ma différence, mais n'en saisissais pas la profondeur. Et puis un jour, dans un éclat de rire, elle me réveilla et me montra sa chaîne. Au bout une étoile. Elle s'était mise à pétiller et à vibrer. Mon âme... Qui es-tu ? Je continue ce portrait, et je te vois assise, genoux serrés, bras qui les retiennent et tu te balances. Mon âme, qu'as-tu ? Le spleen, mon amie. Le spleen. Tu te balances, mon spleen, mon âme et les mots. Tu psalmodies et tu te mures. Plus rien ne sort que les larmes qui m'originent souvent ces quelques lignes de torture. En cascade, tu te répands, tu me laisses saigner la plume et les écrans. Tu me laisses souffrir de ce que tu ne contrôles plus. Tu te décharges sur ce corps comme dernier rempart, ce coussin, avant le vide, l'anéantissement, l'effondrement, la perdition dans les limbes de la mélancolie. Quand ton lien ne peut plus rien pour toi. Quand tu as tout lâché et que, rien. Plus rien. Mon âme... Qui es-tu ? Je sais que tu es positive. Oui je le sens. En dépit des colères, en dépit du chagrin inconsolable, de la mélancolie, de l'abandon, de tout ce qui ne s'écrit pas avec des mots, mais se vibre en halo. Tout ce qui nous connecte à l'éternel sans mysticité, en spiritualité, en au-delà, de ce que l'on ne connaît pas. Mon âme... tu es l'amoureux et le monde, l'hermite et l'étoile, la maison dieu et l'arcane sans nom. Tu es le Tarot de mon invisible. Tu es ce qu'il ressent dans le silence et qu'il transcrit dans ses vers, la nuit. Tu es ces larmes de mon coeur qui nous brisent sur le temps. Tu es mon impuissance, et mon incapacité face à cette vie qui ne te reconnaît pas, singulière. Tu es tout et partie de moi. Tu es ce qui se ressent de moi, ce qui façonne leur intuition pour mieux me juger. Ce qui unit quand les corps sont tétanisés. Tu es le meilleur de moi. Partout et nul part, tu es ce qu'il ressent, et que je lui offre. Tu es mon rayon, mon halo, mon invisible, mon imperceptible, mon clair et mon obscur, ma palette de couleur, la maîtresse absolue de mes émotions. Tu es le parfum de mon être. Mon âme, tu es ce que je perds et que j'offre au diable silencieux quand je suis dans ses bras. Je dédicace ce texte, à cette étoile cilée, qui me lie aux mots. Ame* vôtre. *Ame en esperanto signifie "Tendrement". "Ecrire, c'est mesurer la perte" La maladie de Sachs, Martin Winckler

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    Eternelle vénus. Point d'auréole pour ma princesse noire avec sa paire de cornes. Ma diablesse est un ange d'une force diabolique. Divine démone qui taquine le paradis par la magie noire de la volupté. Son cœur tel un soleil noir de mélancolie parle au Diable et son âme est une continuité de points noirs et or. Après avoir séduit la mort, elle lui prêtera sa langue. Sa langue noire comme une erreur qui macule ses souvenirs. Souvenirs que son esprit grave en son être : son tableau noir. Elle porte un collier autour du cou. Ce collier noir est de ceux qui gardent leur solitude à l'intérieur. Elle ne le sent presque pas et il n'embarrasse ni ses gestes, ni ses cauchemars, ni ses rêves. Ses longs cheveux noirs répercutent l'ombre sourde comme un écho. Elle peint l'infini en noir. Souffle brûlant, nuages noirs, insupportable Beauté. Sa tristesse semble être un chat noir qui n'existe pas : sa misère noire. Le soleil éclaire la lune comme le diable éclaire la nuit de Dieu. Et l'Amour est ce Ciel d'enfer où le démon est le frère des anges ! La mort flotte comme une île noire dans un océan de lumière et reflète les mots noirs couchés sur le papier blanc ; voici l'âme mise à nu sur les trois mots les plus simples : « je t'aimais ». L'absence d'amour est une mort subite... Vous comprenez ? Ange déchu. L'Amour l'avait tuée.

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    Ce type là... y'a un truc qui m'échappe. Je n'arrive pas à assembler mes idées. Tout se brouille chaque fois que j'essaie de me concentrer. J'ai beau le lire, le relire ; m'arrêter, recommencer ; assise, ou allongée ; à toutes heures du jour ou de la nuit, il me bouleverse. Ses textes, presque tous... je n'y comprends rien ! J'ai l'impression qu'ils me sont destinés, que l'on se connaît, je veux dire intimement, et il vient me chatouiller, me caresser, m'interpeller, parfois même se moquer ou m'engueuler. Etrange. Bon sang, que je suis mal à l'aise. Faudrait qu'un jour j'arrive à lui dire autre chose que par des ptites réactions toutes plus creuses les unes que les autres. Pffffff, c'trop nul ça ! Mais je n'arrive pas à m'empêcher de continuer à le lire, je n'y arrive pas. Et j'fais pire ! Je dois être complètement folle ! Me prendre au jeu, de lui répondre. Surtout, pas à lui directement, hein, nan nan, mais à essayer de lui chuchoter aussi quelques mots dirigés. Bah quoi ! Y'a pas de raisons ! Ben non, ben voyons... y'a pas d'raison ma fille ! "A joueur, joueur et demi" lui ai-je dit un jour, à Lui... on sait où ça nous a mené... Alors allons-y gaiement ! Oh tiens un message... de mon auteur chatouillant ! Vite vite, arrête de ramer saloperie d'ordinateur !! (lecture yeux plissés, nez retroussé, gratouille sur le front) ... oui... ok... faire quoi ?!! Mais il est fou !!! M'inviter ?!! Mais on n's'connaît pas ! On n'a même jamais échangé... pis à une pièce de théâtre ?! La première ?! Ben heu... c'est que... oh la laaaaa... (se tortille les mains, mâche le bout de son crayon, prend une nouvelle page du carnet devant elle, se met à gribouiller un coin, tracer des traits, les relier, noircir les espaces, bruit du crayon agité sur le papier) Allez, respire un grand coup, c'n'est rien, juste une petite invitation, de rien du tout. Tu y vas, tu regardes la pièce, et tu t'en vas. Voilà... tu y vas, tu regardes la pièce et tu t'en vas... Et s''il m'invite, aïe ! Alors euh... réfléchis réfléchis réfléchis... ben heu s'il m'invite, déjà tout dépens à faire quoi... restons simple... un café ! je n'accepterais que l'invitation pour un café... Ouais voilà, c'est ça. J'accepte alors ? Des fois que j'en ressorte plus instruite, ça vaut ptêt le coup non ?! Allez vas-y, fais pas ta sucrée, réponds, va... (bruits de clavier, lampée d'un pisse-mémé refroidi, clic de souris). Bon bah... on verra bien maintenant ! Je suis complètement foldingue ! Si je racontais ça à Malou... j'l'entends déjà rire tiens ! (Bip de l'arrivée d'un message) "A ce soir, biz" Quoi ? Déjà 19h ? Vite vite vite ! Je suis en retard ! Un jour je comprendrais que partir à l'heure H de son rendez-vous induit inévitablement d'arriver en retard ! Il commencera sans moi tant pis, ça m'évitera de le chercher dans la foule, je déteste ça. Hiiiii que je suis pestouille, je m'adore. (bip de téléphone, un texto, fouille son sac, fouille son sac, fouille son sac...) "Ca va commencer, où es-tu ?" Comme prévu ! Ca va je suis présentable là ? Oh c'te tête ! (se recoiffe devant un rétro-viseur de camionnette garée devant le théâtre, pince les lèvres et essuie le rouge qui a débordé, battement de cil façon biche, rit). Gooooooo !!! (L'ouvreuse lui demande son nom) Oh mince... Qu'est-ce que je dis ? Je sais pas ce qu'il a dit moi ! - Maude Binocles Yeah ! J'ai tout bon ! Mon pseudo comme un mot de passe ! Il avait tout prévu. Ca c'est de l'attention qui me touche. Tsssss... Non non non, on a dit, juste regarder la pièce, et c'est tout ! Pas d'états d'âme, pas de sentiments, pas de ressentis, rien !! (Lampe de poche dans le noir de la salle, une pièce pour elle, traditions obligent, chuchotements, gens qui se lèvent) "Pardon, oui excusez-moi, pardon, voilà, merci, ça va aller, bougez pas, plus, rhooo ça va !"... Assieds toi vite tu gênes tout le monde. Une ptite bise, vite fait et tu te cales au fond du siège. Respire bien...ça va aller. - Salut - Salut (une petite bise, se déshabille, se démène avec ses pelures, les gens râlent, elle se ratatine au fond du siège) Oh purée ! J'arrive pas à me concentrer ! Cette présence là, après tous les mots que j'ai lu, toutes les poésies, les contes, les désirs, oh la laaaa... "Mademoiselle Julie" et Strindberg peuvent bien aller se rhabiller ensemble tiens ! Ah ah chui con ! Il l'a écrite pour faire jouer sa femme ! Ok faudra pas oublier de le replacer, ça f'ra bien. Mais pourquoi a-t-il choisi c'te pièce ! Rhooo pis ce huit clos si tragique là, pfffff, étouffant... J'vais pas pleurer, non j'vais pas pleurer... J'aurais l'air de quoi ! Je me calme... Tout va bien. Si si, tout va bien... Rappelle toi, se concentrer sur une sensation physique... ok, mes fesses sur le siège ; Penser à une couleur derrière l'arcade de mes sourcils... ok, du blanc... (Respiration lente, le temps s'écoule, fin de la pièce, applaudissements, saluts des artistes) Envie de fuir ! prends tes affaires, il te suivra ne t'en fais pas, bouscule les gens, on pensera que t'as besoin de vite retourner chez toi cause d'un nounou trop chère, ça ira, les gens s'inventent tellement d'histoires ! Ouais j'vais faire ça ! C'est un bon truc ça, de fuir ! (Il se lève aussi, et en la suivant) - On va boire un café ? (elle se retourne, sourit, fait un signe de tête, et à voix douce) - Oui, d'accord, si tu veux... (Ils s'installent) - J'aI beaucoup aimé la pièce et toi ? Ne panique pas ! Ne panique pas ! Surtout... ne panique pas ! (Elle lui sourit) http://youtu.be/RXnQPnHjJ_0

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    « Au début, on ne lit pas. Au lever de la vie, à l’aurore des yeux. On avale la vie par la bouche, par les mains, mais on ne tache pas encore ses yeux avec de l’encre. Aux principes de la vie, aux sources premières, aux ruisselets de l’enfance, on ne lit pas, on n’a pas l’idée de lire, de claquer derrière soi la page d’un livre, la porte d’une phrase. Non, c’est plus simple au début. Plus fou peut-être. On n’est séparé de rien, par rien. On est dans un continent sans vraies limites – et ce continent c’est vous, soi-même. Au début, il y a les terres immenses du jeu, les grandes prairies de l’invention, les fleuves des premiers pas, et partout à l’entour, l’océan de la mère, les vagues battantes de la voix maternelle. Pas de livre là-dedans. Pas de place pour une lecture, pour le deuil émerveillé de lire. » C’est très beau -seule l'idée de deuil peut surprendre mais la suite éclaire sur cette notion de Paradis perdu- et c’est de Christian BOBIN, qu’on l’aime ou pas, dans le texte liminaire à Une petite robe de fête, Gallimard, 1991 Plus tard, avec l’école, il y aura l’apprentissage, et puis les découvertes. Puis l’obligation, avec très vite l’ennui pour beaucoup. Pour ma part, chers petits, je ne m’ennuyais guère en vérité. J’avais trouvé mon école buissonnière et je lisais sur des chemins de traverse ! J’ai toujours eu un livre entre les mains, ou dans mon sac, c’est encore aujourd'hui ma marque de fabrique. Un sceau. Un livre à dévorer et des yeux et de l’âme. Que je ne lisais pas. Pas vraiment. Pas de la bonne façon en tout cas. Je ne suis pas un bon exemple, ne le suivez pas. Cependant c’ est ainsi, et paradoxalement, mes touts petits, que votre grand-mère est parvenue, néanmoins, à obtenir son baccalauréat honorablement, sans avoir jamais lu intégralement ni La Princesse de Clèves (Cet ouvrage délicat et précieux « à ne pas donner à lire aux guichetières » tant il serait dommage -et cruel pour elles, de donner de l’or aux pourceaux, dixit j'exagère à peine, Monsieur Sarkozy du temps de sa Présidence, quel mépris !), non plus Le Rouge..... ni le Noir !!!  Et par ma foi, j’ai réussi à survivre. Jusqu’ici. Ayant planché toutefois, à ma manière, sur l’œuvre très « morale » de Madame de La Fayette que j’ai haïe comme personne, je détestais tout autant cette Clèves glaciale qui résistait à l’amour et à Nemours, alors que moi-même tombais si aisément en pâmoison dès qu’un garçon de l’école d’à côté me glissait un billet doux dans la main à la sortie des cours. La Princesse coincée du duc, -de Nemours s'entend,- n’avait plus de secrets pour moi, mais je la tenais en grand mépris. Nous étions à deux enjambées de 68, plus question de frustration, on s'aventurerait bientôt jambes nues sous la mini-jupe, la pilule en poche , la liberté d'aimer et tutti quanti. Quant au Rouge et au Noir ( !) il ne fallait pas m’en parler ! J’avais bien compris ce qu’était le Rouge, ce qu’était le Noir, et franchement les deux me donnaient des boutons. Cette histoire d’amour entre un précepteur séminariste et sa « maîtresse » Madame de Rênal ne m’avait jamais convaincue. De malentendus en malentendus, de faux pas en faux pas, d’avancées en reculades, ce temps qu’il fallait aux deux jeunes gens pour devenir enfin amants (le devinrent-ils je n’en sais rien, tout était dit à mots couverts dans le plus pur style stendhalien !), les quiproquos, bref, tout ça pour finir si mal, non, décidément, ce n’était pas possible ! Cette année là et celles qui suivirent, pleine d'abnégation, j’ai ouvert cent fois mon petit Livre de Poche jauni et froissé, écrit serré à la typographie minuscule, trois cents fois je l’ai refermé. Et depuis lors je vouais une haine farouche à cet indéniable grand écrivain français qui disait tranquillement et sans que cela fasse même bondir la professeur-e militante pourtant au MLF à l’ époque, je le cite : « Madame de Rênal paraissait une femme de trente ans, MAIS encore jolie. » (Ce simple « MAIS » me mettait dans tous mes états déjà, je n’avais pas seize ans...) Stendhal un mufle ? Voyez la suite. Il enfonce le clou ! « C’était une femme grande, bien faite, QUI AVAIT ETE la beauté du pays..... » (Je vous rappelle que cette "ancienne" beauté n’a que trente ans !!!) Cela me défrise toujours ce genre de couperets ! (Ici aussi sur pcc, d’ailleurs. Mais c’est une autre histoire)  Dans un autre genre, vous me direz, on aura aussi Balzac et son magistral « La Femme de Trente ans » -rien que le titre- qu’il définit gentiment comme un « chaos poétique », c’est gentil...bon je reconnais « que l’apparente restriction du champ de séduction à la trentaine » dans ce roman n’est qu’apparente mais tout de même ! Cela fait du mal. Oups, je vous vois vous agiter sur votre siège, il est déjà seize heures, à la bonne heure, l’heure du goûter ! Tartines de pain beurrées et chocolat râpé , cela vous va ? Avec un verre de lait froid. Et un fruit. Ne touchez pas les livres avec les mains grasses ! Vous allez les tacher ! La suite pour plus tard mes enfants ! Et si vous insistez, je vous raconterais l’histoire de mes deux derniers coups de cœur : d’abord le Rouge Et puis le Noir ! Vous apprendrez ainsi, mes loupiots, qu'il n'y a pas d'âge pour la lecture, et les relectures surtout quand il s'agit de rattraper les lectures manquées ! :) Musique ! http://youtu.be/3ZwZTm_nctQ En Rouge et Noir avec Jeanne Mas Dédicace à Zaza curieuse de tout, qui parle comme un livre, qui dit qu'elle ne lit pas, bien qu'elle travaille dans une maison d'éditions ! (Dieu est grand !)

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    Chère inconnue, J'ai envie de lire ce livre grâce à toi. Quel joli texte petite funambule! Tu as du talent!!!!! bravo continue d'écrire de la poésie! C'est si rare d'en lire ailleurs que dans des livres ou sur des murs (souvent les graphitis sont poétiques). Tu es très inspirante. Bien que j'aime les hommes cela me donne envie d' être ton âme! Bien à toi Bretzelle

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